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Mon carnet Vin
26 mars 2024

Soirées Espagne

 

Introduction - Viticulture 

- Surface : 955 000 ha en 2022, pour 35,7 millions d’hectolitres. Numéro 1 en surface viticole, environ 3e en quantité (proche de la France, l'Italie et la Chine).

- 1er exportateur mondial.  Numéro 1 du vin en vrac, même si l’Espagne se tourne de plus en plus vers du « qualitatif ».

- Peu de vignerons indépendants : on différencie souvent les viticulteurs (65% des exploitations font moins de 0,5ha. Moyenne totale 1,5ha de vignes par exploitation) des bodegas. 

- N°1 du bio.

- Plus de 600 cépages. Dans l’ordre : airen, tempranillo, bobal, grenache, mourvèdre, maccabeu-viura, cayetana blanca, cabernet sauvignon, palomino, syrah, alicante, verdejo, merlot, muscat d’alexandrie, warello, PX, mencia, parellada, chardonnay, mauzuelo-carignan, alvarinho…

- Elevages : Joven = 6mois, Crianza (24mois dont au mois 6en fût), Reserva = 36mois, Gran Reserva 60mois. Pour les blancs et rosés 18, 24 et 48mois.

- Le système d’appellation :

             - Vino (anciennement Vino de Mesa)

             - IGP (anciennement Vino De la Tierra)

             - DOP avec les alternatives possibles VCIG, DO, DOP, DOCa (Priorat et Rioja), Vino de Pago (grands crus)

- Latitude : Entre 43,5 et 36°. Une viticulture du sud donc, bien en-dessous du fameux 45e parallèle. Il va falloir compenser cette chaleur grâce à deux éléments :

- L’altitude : l’Espagne est le pays le plus montagneux d’Europe.

- L’eau : Océan Atlantique, mer Méditerranée et les fleuves Ebre, Taje, Duero...

A lire : La formidable affirmation des grands vins d’Espagne par Pierre Citerne (RVF n°649)

 

 

 

Les principales régions - Des paysages variés

 

- Galice : « L’Espagne verte », « la Bretagne espagnole ». Région fraîche, extrêmement pluvieuse (jusqu’à 1500mm/an). Sols de schistes et de granit le long des fleuves Miño et Sil. Des blancs très frais sur la Côte Ouest à base d’albariño. De plus en plus de chaleur lorsqu’on rentre dans les terres : des blancs un peu plus mûrs à base de godello et des rouges à base de mencia et de vieux cépages autochtones. Viticulture en pergola parfois, ou en terrasse sur les pentes vertigineuses.

 

- Catalogne : secteur qui bénéficie à la fois d’un climat méditerranéen à l’est et d’altitude. Quelques jolis vins effervescents (cava), des blancs secs (cépage xarello notamment) et les grands vins rouges du Priorat (grenache, carignan…)

 

- Rioja, Castille-et-Leon (Ribera del Duero, Toro, Rueda) : climat continental, très rude en hiver, très chaud en été. Compensé par l’altitude (surtout Ribera del Duero). Rouges puissants à base du cépage tempranillo avec des élevages longs en fût. Quelques jolis blancs aussi sur Rueda (verdejo) et Rioja (viura-maccabeu). La région historique, mais globalement en perte de vitesse.

 

- Sierra de Gredos : montagnes sur les hauteurs du nord-ouest de Madrid, où les vins peuvent sortir en DO Mentrida, Vinos de Madrid… Principalement des grenaches à près de 1000m d’altitude. Nouvelle génération.

 

- Andalousie : zone la plus chaude d’Espagne, spécialisée dans les VDN (le mutage n'est plus obligatoire depuis peu). On essaye de bénéficier des courants d’air frais marins venant du sud-ouest. Sols de craie : "albariza". Cépage palomino (parfois PX) pour les blancs secs, et Moscatel et PX pour les sucrés. Quelques vins non mutés blancs et rouges en progression.

 

- Les îles : quelques jolis vins volcaniques sur les Canaries avec de vieux cépages autochtones. En progression sur Majorque également.

 

 

 

Soirée n°1

 

1 Cantalapiedra (Castille-et-Leon), VT Castilla-y-Leon Majuelo del Chiviritero 2021 : (domaine qui vinifie depuis 2014 7ha sur les 20ha qu’il possède de longue date, à La Seca (Rueda). 700m d’altitude, 100% verdejo. Sols de galets, argile et calcaire, vignes d’environ 40ans sur cette parcelle. Elevage vieux fûts puis cuves. Vinif proche du nature.)       Couleur dorée, nez citron confit, petite volatile, levure, floral. La bouche est très propre, citronnée aussi, avec du volume, de plus en plus en se réchauffant, une bonne acidité qui lui permet de garder l’équilibre, une finale sur les amers, mais il reste assez simple. B+.

2 Suertes del Marques (Canaries), DO Tenerife Vidonia 2020 : (domaine de 11ha + 15ha négoce créé en 2006. Tendance nature. 100% listan blanco ou palomino, Vignes à Las Suertes, La Florida et La Mocana sur argiles. Elevage 11mois en foudres de 2500L et fûts de 500L.)    Nez très fumé, un peu soufré, réduit, volcanique, qui a tendance à s’accentuer avec l’aération. C’est mieux en bouche où ce côté fumé est moins dominant, jolies notes citronnées, salines, très énergique, très long et salivant. TB.

3 Nanclares y Prieto (Galice), DO Rias Baixas A Graña 2021 : (domaine de 5ha bio né en 1993, 100% albariño d’environ 30ans à Sanxenxo sur sols de granit et sables. Elevage de 9mois 75% fûts de châtaigniers non neufs et 25% cuves inox)     Nez un peu timide à l’ouverture, puis se développe sur des fruits exotiques et des agrumes. Très belle bouche avec du volume, presque un peu de gras pour cet alvarinho qui voit le fût, mais il garde une grosse acidité, fruits exotiques à l’attaque, la finale est plus zestée, avec de beaux amers, très longue. Très beau vin. TB+.

4 Envinate (Galice), Vino (Ribeira Sacra) Lousas Vinas de Aldea 2020 : (Créé par 4 amis œnologues en 2005, explorateurs de parcelles rares en Galice et aux Canaries. Vinif nature, grappe entière, vieux fûts, sols d’ardoise. Cépages mencia + brancellao, merenzao, mouraton, alicante…)     Pas si clair que ça pour un Envinate qui peuvent parfois être encore plus infusés, très beau nez très fleuri, éclatant, pleine de fraise et de poivre aussi. La bouche est un beau jus de fruit très frais, pivoine, poivre et fumé, nature très propre, pas très long, mais très élégant et facile à boire. TB+.

 

5 Comando G (Sierra de Gredos), DO Vinos de Madrid La Bruja de Rozas 2021 : (Comando G (pour Grenache et Gredos) a été créé en 2008 par 3 amis : Marcel Isart, Fernando Garcia Alonso de Marananos et Daniel Jimenez-Landi. Travail en biodynamie, parcellaires, moyenne de 1000m d'altitude, sur granite, avec des vinif peu interventionnistes, grenaches infusés, grappe entière, levures indigènes, foudres non neufs. Juste un peu de SO2 à la mise.)      Couleur très claire, nez très réduit à l’ouverture, bien mieux après 5h de carafe. Grenache infusé, très framboise, fraise, pivoine, aromatique élégante, mais fin de bouche encore très serrée, qui semble un peu jeune. B+.

6 Bodegas Frontonio (Aragon), Vino (Valdejalon) El Jardin de las Iguales 2020 : domaine de 60ha créé en 2008 par le MW Fernando Morra et Mario Lopez à Valdejalon, au nord de Catalayud. Viti régénérative. 96% grenache, 4% macabeu. Vignes de 100ans, 700m d’altitude. Sols d’ardoise et calcaire. Expo Nord. 100% grappe entière, 3mois de macération. Elevage fûts 465L.    Couleur ultra claire et limpide, brillante, nez de rose, de fraise, orangette, épices du souk, bouche en dentelle, pas très épaisse, toute en allonge et en subtilité, raffinée, qui gagnera en complexité avec le temps, mais elle est déjà excellente en l’état, très longue, fraîche, un grenache aérien. TB++.

7 Bodega Cerron (Murcie), DO Jumilla La Servil 2021 : domaine familial de 30ha, bio depuis 1989 et bioD 2021, 95% mourvèdre 5% vieux cépages locaux. vignes de 1954 non greffées, 960m d’altitude, sols calcaires. Egrappé à 80%, fermentation en cuve bois, élevage en foudres 14 mois. Non collé, non filtré, 40mg SO2 total.       Couleur sombre derrière les grenaches, nez de fruits noirs, réglisse, cuir, violette. Très belle bouche qui semble très fine pour un jeune mourvèdre, avec une acidité haute (ph 3,4) qui équilibre bien les 14,9% d’alcool, vraie sensation minérale et calcaire, pas beaucoup de rondeur, mais de l’allonge et de la fraîcheur, très beau style. TB+.

8 Alberto Orte Bodegas Poniente (Andalousie), DO Jerez Palo Cortado VORS : winemaker, explorateur et spécialiste des vieux cépages travaillant en Andalousie, Galice… 100% palomino fino du vignoble bio d’El Ajibe, solera de 30ans de moyenne. Elevage sous voile puis oxydatif ensuite.      Couleur ambre foncé, nez plus oxydatif, noix, fruits secs, café, bouche qui a gardé un peu de fruit, mélange subtil d’oxydatif et de fruits encore frais, c’est plutôt sur l’élégance pour un palo cortado. Mais il garde surtout une ampleur exceptionnelle avec ses 21% d’alcool et son acidité énorme, une longueur interminable. Exceptionnel.

Bonus

Baztango Xurie (Pays basque), Vino Kiribil 2022 (Txakoli) : (courbu, mansengs riesling).   Robe trouble, nez un peu typé nature, pomme blett, simple. C’est mieux en bouche, avec beaucoup d’énergie à l’attaque, vif, tonique, sur la pomme et le citron, pas un gros volume, mais une bonne maturité tout en gardant du peps. B+.

Remelluri -Telmo Rodriguez (Rioja), DOCa Rioja blanco 2017 : (Rioja alavesa, 9 cépages, plutôt rhône blend)    Changement complet de registre, robe dorée, nez très pêche, abricot, un peu de beurre, de caramel. Bouche avec du volume, du gras, puissante, moins acide, plus opulente que les précédents, sur les arômes du nez, bonne longueur mais il appelle la table. Un millésime moins tendu que 2019 ou 2016 de mémoire. B+.

Bodega Contador (Rioja), DOCa Rioja Predicador 2015 : (93% tempranillo, grenache, mazuelo, graciano)  Couleur sombre, nez boisé, fumé, fruits noirs, début d’évolution tabac, sous-bois. Bouche encore jeune, puissante, boisée, fruits noirs confits, bonne longueur. Un style plus traditionnel qui tranche avec les vins précédents. B-.

Sant Josep Cooperativa Clot d’Encis (Catalogne), DO Terra Alta Clot Ranci solera 1962-2023 : (grenache blanc) couleur claire et orangée, nez qui fait assez jeune, à peine oxydatif, beaucoup de fruit comme de l’abricot surtout, voire de la pêche, la bouche est étonnante aussi, facile d’accès, les 17% d’alcool ne se sentent pas, c’est frais, très fruité pour un vieux ranci, avec une belle allonge acidulée. TB+.

Guttierez de la vega (Valence), Vino Recondita armonia monastrell dulce 2018 : mourvèdre sucré, un peu typé Maury au sens où on croque dans la cerise, moins d’alcool ici (environ 14-15 tout de même), pas trop de sucre, simple, mais bien équilibré. B+.

 

 

 

 

Soirée n°2

 

1 Enric Soler (Catalogne), DO Penedes Nun Vinya dels Taus 2020 : (domaine bio de 1,5ha créé en 2004 par ce professeur d’œnologie de Barcelone. 100% xarello, vignes de 70ans, sols argilo-calcaires. Elevage 8mois fûts dont 50% neufs)    Couleur or pâle, nez encore un peu marqué par son élevage, très bourguignon dans l'esprit, beurré, légèrement toasté et vanillé. La bouche est plus jolie et moins marquée, avec une belle tension, des agrumes, une finale longue et fraîche plus minérale sur des amers nobles. Un beau vin, encore un peu trop jeune, qui a eu besoin d'une longue ouverture. TB.

2 Veronica Ortega (Castille-et-Leon), DO Bierzo Cal 2020 : (domaine de 5ha bio créé en 2012. 100% godello. 650m d’altitude sur calcaire. Elevage 14mois vieux fûts et amphores)      Couleur or pâle, moins brillante que le précédent, nez qui fait penser à un chenin, sur la poire, la pomme au four, le citron. Bouche énergique, peu d'alcool (12,5°), en fraîcheur, travaillée plutôt en réduction, un peu nature mais parfaitement propre, pas un gros volume, mais une finale fraîche et minérale, citronnée, zestée. TB.

3 Palacio de Fefinanes (Galice), DO Rias Baixas Ano III 2016 : (grand domaine créé en 1928, achat de raisins. 100% albarino sur sols de granit, élevage long en cuve puis en bouteille)     Couleur dorée, nez plein de fruits exotiques très mûrs, miel, presque beurré, exubérant. La bouche reprend ces fruits très mûrs, avec du volume mais une belle acidité qui vient étirer l'ensemble et l'empêcher d'être lourd, belle longueur plutôt sur les agrumes. Joli vin, à son apogée, dans un style plus exubérant et moins en tension que Nanclares. TB.

4 Bodegas Ponce (Castille-La Manche), DO Manchuela Pino 2021 : (17ha + 18ha en fermage bio et bioD. Vieilles vignes. 100% bobal 900m d’altitude sur calcaires. Elevage 11 mois en demi-muids de 600L)      Couleur grenat, contours violets. Le nez évoque un gamay avec de la mûre, cerise, cassis, violette. La bouche est très fruitée, florale, élégante, fraîche avec ses 12,5% d’alcool, étirée par une belle acidité qui lui donne de la longueur et une sensation minérale, quelques petits tannins en fin de bouche accentue l’allonge du vin. Très joli bobal d’altitude. TB+.

 

5 Telmo Rodriguez (Galice), DO Valdeorras O Diviso 2018 : (flying winemaker et explorateur en Galice, Rioja… vieilles vignes 80% mencia + merenzao, souson, grenache… sur granit entre 700 et 800m, en partie exposé nord. Egrappé, Elevage en demi-muids 600L)    Couleur grenat, le nez évoque cette fois-ci la syrah avec du poivre, des fruits noirs, de la violette, des notes lardées. La bouche reprend cette aromatique avec une texture soyeuse, tannins fins, de la fraîcheur, pas très haut en alcool (13,5%), finale poivrée assez longue. Très beau vin. TB+.

6 Comando G (Madrid), DO Vinos de Madrid La Brena 1er cru 2020 : (Comando G (pour Grenache et Gredos) a été créé en 2008 par 3 amis. Travail en biodynamie, parcellaire, 1060m d'altitude, expo nord, sur granite, avec des vinif peu interventionnistes, 100% grenache de 60ans, grappe entière, levures indigènes, foudres non neufs. Juste un peu de SO2 à la mise)       Couleur ultra claire, de l’infusion extrême, superbe nez sur la rose, la fraise, la framboise, presque des fruits exotiques à la manière d’un blanc. La bouche attaque sur la finesse, le fruit, la fraîcheur, très peu de volume, elle s’étire longuement, sur des tannins serrés mais de qualité qui donnent de l’allonge, sensation minérale fortement présente pour ce vin d’esthète, qui peut être difficile à comprendre. TB++.

7 Frontonio (Aragon), Vino La Cerqueta 2021 : (domaine de 60ha créé en 2008 par le MW Fernando Morra et Mario Lopez à Valdejalon, au nord de Catalayud. Viti régénérative. 630m d’altitude sur ardoise, 100% grenache de 75ans, grappe entière. Elevage divers fûts)           Comparaison intéressante avec le Comando G, couleur rubis, très claire en soi mais beaucoup plus foncé que le précédent, nez très fraise, cerise rouge, un peu bonbon, pivoine aussi. La bouche est très fine aérienne, mais toute en rondeur, sans tannins, offrant déjà beaucoup de plaisir, un peu plus immédiat et gourmand mais un peu plus court en finale par rapport au Comando G. TB++.

8 La rioja alta (Rioja), DOCa Rioja Gran Reserva 904 2011 : (vieux domaine de 400ha + 300 en négoce, 90% tempranillo 10% graciano. Elevage 4ans en fûts de chêne américain)   Couleur sombre, nez très coconut, vanille et fruits noirs, aussi un début d’évolution tabac et sous-bois. En bouche aussi l’élevage domine, les tannins sont bien arrondis par le bois, c’est encore jeune, il y a un peu de fruit et une acidité quand même présente. La finale est longue mais sur la sucrosité de l’élevage. Il fait son effet au départ, mais peut devenir assez vite écœurant. B-.

9 Equipo Navazos (Andalousie), DO Jerez La bota de palo cortado n°121 : (Jeune embouteilleur indépendant et sélectionneur de fûts. 100% palomino fino. Vendange 2010. Sur Sanlucar. Elevage sous voile puis oxydatif)         Couleur ambre clair aux reflets oranges, un nez qui a gardé beaucoup de fruit sur ce jeune palo cortado, très abricot sec, orange, noisette. La bouche est élégante, peu élevée en alcool (18%) pour un palo cortado, tendue et acidulée, très longue et très saline, très umami. Superbe. Mais un petit cran en-dessous du Poniente en terme d'intensité et de longueur. TB++.      

 

7 février 2016

Vinidôme 2016 Vins du monde et autres

Barichet ** – Valais Fendant roux (ou chasselas) 2013 : vif, très fleurs blanches, un peu court. B-.

Barichet – Blonay Fleur de Lys 2012 : (riesling x sylvaner ou müller-thurgau) là aussi c’est vif, très floral, encore plus que le chasselas, sureau, un peu écoeurant. B-.

Barichet – Blonay St-Justin La cuvée du poète 2012 : (cépage kerner ou st-justin, issu du croisement du riesling et du trollinger) Plus vif que les précédents, plus puissant, très floral aussi, avec de l’abricot, fait un peu Condrieu, assez long. B+.

Barichet Solaris 2012 : (cuvée expérimentale, bio, cépage solaris) vin moelleux, probablement autour des 50gr de SR, texture sirupeuse, avec des fruits exotiques, du miel, des fleurs blanches, pas très tendu, un peu court. B.

barichet

 

 

Bodegas Muriel ** – Rioja Crianza 2012 (Espagne) : (100% tempranillo) fruits noirs assez gourmands, légèrement vanillé, tanins présents mais bien fondus, style moderne. B.

 

Hermanos Lurton *** – Toro 2013 (Espagne) : (100% tempranillo) très puissant, beaucoup de tannins mais de qualité, grosse matière, fruits rouges, pruneau, long. B+.

 

LA Cetto * – Petite Syrah 2013 (Mexique) : sucré, épais, fruits noirs très confiturés, vite écœurant. Moyen+.

 

Hacienda Araucano (Lurton) * – Carmenere reserva 2013 (Chili) : assez puissant, chaud, fruits noirs confiturés, poivre, réglisse, tannins bien lissés par le bois, moderne. B-.

 

Ravenswood ** – Zinfandel Lodi 2013 (USA) : léger et fruité, fruits rouges, épices, manque un peu d’acidité et de longueur. B.

 

Warwick * – 1st Lady Cabernet sauvignon 2013 (Afrique du sud) : nez de tabac, cèdre, balsamique, bouche verte, sur le poivron, un côté viniaigre ?, désagréable. Moyen.

 

Miolo-Seival Estate * – Alisios Tempranillo Touriga 2012 (Brésil) : (région campanha gaucha) vin assez épais, chaud, fruits noirs, tannins lisses, un côté végétal dans le fond. B-.

 

Allegrini – Amarone della Valpolicella Corte Giara 2012 (Italie) : très grosse matière, épais, un peu de sucre, beaucoup de fruits confiturés, tannins encore trop présents mais prometteurs, très long. Beau potentiel. TB.

 

Massandra – Nectar de Massandra 2011 (Ukraine) : (muscat) beaucoup de fruits secs, abricot, caramel, bouche épaisse, pas mal de sucre mais bon équilibre, très gourmand, assez long. TB.

 

Bonus :

Dionysos, La bodega de las estrillas ** - Tempranillo barrica 2006 : (bio, vino de la tierra de Castilla la Mancha) : nez au léger boisé bien intégré, un peu de kirsch, de cacao, bouche puissante, aux tannins bien intégrés, fruitée. B+.

 

Baturrica ** - Tarragona Gran Reserva 2010 : (tempranillo, cabernet sauvignon) assez fruité, peu tannique, léger, sur le fruit, simple, un peu court. Bon rapport q/p. B+.

 

Bodegas Ponce ** - Clos lojen DO Manchuela 2010 : (cépage bobal) un peu typé grenache sur le fruit, fraise sucré, prune, léger, facile, malheureusement pas mal de gaz le rend difficile à goûter. B-.

Bodegas Ponce - Manchuela « Reto » 2018 : (100% albilla) Couleur claire, nez très fumé/soufré, citronné, résineux. Bouche tendue, pierre-à-fusil, allumette, résine, citron, finale minérale, tendue, pas mal d’amertume. Très original. B+.

Bodegas Ponce (Castille-La Manche), DO Manchuela Pino 2021 : (17ha + 18ha en fermage bio et bioD. Vieilles vignes. 100% bobal 900m d’altitude sur calcaires. Elevage 11 mois en demi-muids de 600L)      Couleur grenat, contours violets. Le nez évoque un gamay avec de la mûre, cerise, cassis, violette. La bouche est très fruitée, florale, élégante, fraîche avec ses 12,5% d’alcool, étirée par une belle acidité qui lui donne de la longueur et une sensation minérale, quelques petits tannins en fin de bouche accentue l’allonge du vin. Très joli bobal d’altitude. TB+.

 

8 novembre 2013

Villa Matilde (Campanie) ***

Villa Matilde - Falanghina Rocca dei Leoni IGP Campania 2012 : (100% falanghina, 3 mois cuves) belle couleur or pâle, nez très fruité, beaucoup de pêche, fruits bien mûrs, banane ?, quelques notes de fleurs blanches. Bouche fruitée aussi, mais plus sur la pêche et l'abricot, un peu plus florale que le nez, légèrement grasse, manque un peu de tension. Finale un peu courte, avec de l'anis désormais. Note : 14,5/20.

falangh

 

 

 

Autres Campanie

 

Montevetrano **** - IGT Colli di Salerno "Montevetrano" 2009 : (GT 2013) 60% CS 30% Merlot 10% Aglianico, plein de fruits noirs, très cassis, à peine poivronné, très frais, tanins encore à peine trop durs mais très prometteurs, très long. TB(+- 17,5-18/20).

2006 : fait presque plus jeune que 2009, tanins plus durs, plus poivronné, frais et long, à attendre. B.

2003 : tuilé, fruits cuits, très bordelais (plus que 2009), prunes cuites, tabac, tanins un peu raides, long et frais.TB-.

 

Mastroberardino *** - Fiano di Avellino 2011 : (100% fiano) couleur paille, nez de fleurs blanches et d'abricot, simple mais sympa. La bouche est un peu chaude, et manque de tension. Aromatique proche du nez. Ca manque de longueur aussi. Pas une grande réussite mais on sait désormais à quoi ressemble le Fiano. B-.

Mastroberardino - Taurasi radici 2017 : encore sur l'élevage, puissant, serré, quand même du fond, à attendre longtemps. B+.

fiano di avellino

 

 

Galardi *** - Terra di Rosso Piedirosso 2019 IGT Campanie : couleur sombre, nez déjà truffé, élevage marqué. Bouche fruits noirs, il y a de la fraîcheur, mais pas mal d'élevage, à voir avec le temps. Pas convaincu en l'état. B+.

 

Casa d'Ambra ** - IGT Campania Aglianico 2021 : un aglianico assez réduit au départ, puis ensuite un vin assez simple, souple pour un aglianico, mais sans le fond que peu avoir le cépage. B-.

 

20 juin 2017

Michel Bouzereau (Meursault) ****

C'est désormais Jean-Baptiste qui gère ce domaine familial d'une douzaine d'hectares. Si par le passé les vins étaient plutôt gras et beurrés, ils sont désormais tout en tension, en élégance et en pureté, très rarement marqués par des notes grillées. Attention que sur certains millésimes les vins fatiguent vite et ne semblent pas supporter une longue garde. Il faudra voir si ce sera aussi le cas des derniers millésimes.

 

Michel Bouzereau - Bourgogne blanc 2010 : couleur or, nez expressif, beurré, boisé bien intégré, un peu de citron et de noisette. Bouche très grasse, épaisse, beurrée, qui manque un peu de fruit et de tension à mon goût. Finale de longueur moyenne, légèrement citronnée. Un Bourgogne générique à son apogée, qui devait être bien marqué par le fût au départ, qui bénéficie aujourd'hui de cet élevage appuyé pour donner une très belle texture mais qui manque un peu de finesse et de profondeur par rapport aux Meursaults. Note : 15/20.

bouzereau bourgogne 2010

 

Michel Bouzereau -  Meursault Les Tessons 2014 : (25% fûts neufs, sols "argilo-calcaire, roche à fleur, terre rouge") Couleur or pâle, nez moyennement expressif mais élégant, au boisé léger et bien intégré, avec des notes beurrées, des agrumes, légèrement floral, quelques fruits jaunes en se réchauffant. Bouche vive, avec une belle tension, de la finesse, légèrement beurrée, citronnée, pas ultra complexe en l'état mais bien équilibrée et élégante, avec une finale assez longue sur les agrumes. Je serais probablement parti sur Puligny à l'aveugle. TB+.

 

Michel Bouzereau, Meursault Les grands charrons 2014 : Robe presque translucide, le nez est un peu fermé, très citronné, minéral. Bouche toute en tension, à l'opposée du vin précédent, dans le style de beaucoup de Meursault d'aujourd'hui, puissante, un peu austère, avec beaucoup de longueur, mais le vin manque d'un peu de gras et de gourmandise. B+. Une autre bouteille avait plus de gras, moins d'austérité. TB.

 

Michel Bouzereau - Meursault 1er cru Genevrieres 2012 : encore assez clair, nez de beurre frais, commece à partir sur l'ananas, bouche grasse, beurrée, mais pas très vanillée, manque un poil de tension sur la finale. TB. Une autre bouteille semblait assez solaire, épicée, sudiste. TB.

 

Domaine Michel Bouzereau, Puligny-Montrachet 1er cru « Champs Gains » 2015 : (100% chardonnay sur sols très calcaires. Elevage d’un an en fûts dont 25% neufs) Robe très claire, nez minéral, citronné, calcaire, léger beurré et légèrement floral, une pointe de noisette grillée, très élégant. Bouche tendue, très léger gras par dessus, beaucoup d'agrumes. Finale très longue, minérale, salivante. Déjà excellent. TB++.

 

Domaine Michel Bouzereau, Puligny-Montrachet 1er cru "Le Cailleret" 2015 : (parcelle dans le prolongement du Montrachet) Même couleur, nez assez proche, peut-être à peine plus beurré et un peu plus sur la retenue. Bouche qui a la même puissance, la même minéralité avec un petit supplément de gras et de matière, finale encore plus longue. Déjà excellent, et probablement très grand dans quelques années. TB++.

 

Meursault « Grands charrons » 2015, domaine Michel Bouzereau : couleur très claire, nez plein de fruits, agrumes et fruits du verger. Bouche toujours aussi fruitée, tendue par une belle acidité, peu de gras, belle longueur pour un village, beaucoup d’élégance, comme souvent chez Bouzereau. TB.

 

Meursault Charmes dessus 2011 : pointe d'évolution fruits exotiques et miel, noisette au nez, bouche tendue, très droite, léger beurré, finale assez longue, notes de noisette. TB+.

 

Bouzereau - Bourgogne pinot noir 2017 : semble vert et assez dur en l'état. B-.

 

Bourgogne Aligoté 2017 : couleur très pâle reflets gris, nez sur le beurre frais, la crème, fleurs blanches, pointe de sucre vanillé, peut-être fruits jaunes. Attaque grasse, beurrée, fleurs blanches, sureau, puis fin de bouche sur l'acidité, en longueur, plus d'agrumes. Finale assez longue avec une belle tension. Un aligoté de haute volée, avec probablement un élevage fût, mais bien absorbé qui pourrait faire penser à un chardonnay. TB-.

 

Bourgogne côte d'or chardonnay 2018 : nez un peu grillé, boisé, bouche à l'élevage bien intégré, gourmande, vanillée, beurrée, mais finale fraîche, minérale. TB-.

 

Jean-Baptiste Bouzereau, Meursault 1er cru Genevrières 2014 (Genevrières dessous) : Couleur légèrement évoluée, nez sur les fruits exotiques, très léger beurré, pas de notes grillées. Bouche fruitée, pas très grasse, ni très volumineuse, elle manque un peu de tension. B+.

 

Jean-Baptiste Bouzereau, Meursault Les Tessons 2016 : Couleur déjà bien évoluée, nez sur le miel, les fruits exotiques, le coing, qui ne fait pas du tout chardonnay, déjà bien évolué. La bouche le confirme, la bouteille semble avoir déjà bien vieilli, manque d’intensité, la finale semble un peu courte et fatiguée. Pas une belle bouteille. B-.

 

M. Bouzereau - Puligny-Montrachet 1er cru Champ gain 2016 : Couleur très claire, nez assez proche du Champ gain de Caillon, épuré, fruits blancs, floral, pas de beurre, pas de bois. Bouche minérale, pure, toute en tension, pas de grillé ni d'autolyse non plus, avec beaucoup de longueur. Excellent. TB++.

 

Bouzereau - Meursault 1er cru perrieres 2018 : Couleur claire, nez de chardo beaunois beurré, à peine vanillé, floral. Attaque gras beurré mais finit tendu minéral, salivant, calcaire et très long. Deja excellent en l'état. A ne pas servir trop chaud par contre. TB++.

 

M. Bouzereau - Puligny 1er cru champs gains 2009 : Nez assez riche, début d'évolution, fait un peu peur. La bouche est mieux, avec de la finesse, pas trop grasse, surtout une finale tendue, sur des amers et salivante. TB.

 

Bouzereau - Puligny 1er cru Le Cailleret 2018 : moins toasté, un peu plus beurré, fin, élégant, finale plus minérale et plus longue. TB+.

 

Bouzereau - Meursault 1er cru Genevrieres 2018 : le nez est très vanillé, très boisé, beurré. Ca se confirme en bouche, du gras, du beurre et de la vanille, finale lourde sur l’élevage. Bizarre, j’ai goûté des 2018 chez lui bien mieux que celui-ci. B-.

 

Michel Bouzereau

Bourgogne côte d’or 2022, MEURSAULT grands charrons Blanc2022 et MEURSAULT 1ER CRU charmes Blanc2022, trois blancs fleuris, élégant, pas beaucoup d’élevage mais manquant un peu de tension pour les trois.

 

21 septembre 2012

Salon RVF 2012 - Bourgogne

Château de Blagny *

- Meursault 1er cru 2009 : B-

 

Louis Latour **

- Corton Charlemagne 2009 : Très fruité, pas de gras, très ouvert, minéral, floral. TB+ (+- 18/20).

- Bâtard Montrachet 2008 : plus fermé que le précédent, beaucoup plus gras, plus de matière aussi. TB (+- 17,5/20).

- Beaune rouge 1er cru Vignes franches 2009 : B

- Chambolle-Musigny 1er cru Les chatelots 2009 : B

- Corton Grancey 2006 : B+

(Louis Latour

Romanée st vivant 2020 : pas un gros volume, fruitée, épicée, un peu d’élevage, plutôt bon et accessible, mais manque de fond et de longueur pour un grand cru. TB.)

latour

 

Jacques Prieur ***

- Beaune-Grèves rouge 1er cru 2009 : B

- Clos Vougeot 2009 : TB

jacques prieur

 Gds jours 2018

Clos vougeot 16 : un peu trop vanillé, grosse matière, tannins arrondis par le bois qui ressortent un peu en finale. Bon, dans un style moderne. B+.

Echezeaux 15 : Nez fruits noirs, gourmand, bouche très tannique, qui manque de fraîcheur, trop extraite. Moyen.

 MEURSAULTClos de MazerayBlanc2022, MEURSAULT 1ER CRULes Santenots BlancsBlanc2022, MEURSAULT 1ER CRUPerrièresBlanc2022 (les deux derniers sont prélevés sur fût) trois blancs plutôt bien fait, sur la tension grillé, avec un léger gras, pas d’émotion particulière pour moi, mais pas de gros défauts. Perrières un gros cran au-dessus en terme de longueur avec une finale épicée.

24 novembre 2013

Marc Roy (Gevrey-Chambertin) ***

Marc Roy - Marsannay blanc "Les Champs Perdrix" 2010 : couleur légèrement dorée, très beau nez sur le citron, les agrumes, la pomme, un peu de noisette, notes florales. Bouche assez grasse, légèrement beurrée, classique, boisé bien intégré, avec beaucoup de tension et de minéralité. Bonne longueur. TB (+- 17/20).

 

Gevrey-Chambertin VV 2011 : Couleur assez sombre pour un Gevrey 2011, nez sur les fruits rouges, la cerise, la ronce, pinote légèrement, bouche assez puissante, épicée, tannins très fins, ça reste frais, bonne longueur. TB (+- 17/20).

gevrey

 

 

Gevrey VV 2017 : couleur rubis, le nez pinote, plein de fruits rouges, pivoine, pointe sucrée, élevage bien intégré pour du 100% fût neuf, bouche gourmande, pleine de fruit, fruité mûr, belle acidité, texture soyeuse. TB+.

 

Gevrey Clos Prieur 2017 : proche du précédent, un poil plus de volume et de longueur. TB+.

 

Gevrey La Justice 2017 : nez cuit, chaud, pruneau, on problème de bouteille probablement.

 

 

Alexandrine Roy

Très beaux 2017, Gevrey VV tout en fruit, La Justice plus solaire, Clos Prieur plus frais et plus élégant, cuvée Alexandrine à attendre un peu plus longtemps, mais de belles concentrations, fruité gourmand, et surtout des vins moins confiturés et moins boisés que par le passé. Parfaite gestion du millésime.

 

Gevrey VV 2022 boisé toasté, Justice 2022 idem. Clos Prieur plus noble moins de bois, encore un peu serré prometteur. Cuvée Alexandrine 2022 semble moins confit encore serré mais prometteur aussi. Marsannay blanc 2022 sans malo, assez aromatique et peu d'acidité.

 

12 mars 2024

Visite au domaine Henri Chauvet à Boudes (partie 1) ****

 

Visite au domaine Henri Chauvet à Boudes

 

 

« Dès ton premier millésime, tu devras frapper un grand coup » avait dit Chave à Laurent Vaillé selon la légende. Les premiers vins d’Henri étaient encore dans les fûts que les collègues nous prévenaient déjà : « Allez voir ce qui se passe à Boudes, c’est extraordinaire, mais surtout ne trainez pas, il sera bientôt trop tard ! »

 

En effet, une nouvelle page des Côtes d’Auvergne était en train de s’écrire. Avec le départ à la retraite d’Annie Sauvat et d’Annie Charmensat à Boudes, l’ancienne génération laissait sa place à la nouvelle. Et avec tous les jeunes vignerons qui s’installent en 2022 et 2023 en « bio tendance nature » pour schématiser, Henri se retrouve, sans rien avoir demandé, comme chef de file et ambassadeur des nouveaux vins de la région.

 

Henri Chauvet a racheté le domaine Sauvat en 2021. Il a été formé chez Jérôme Bressy (Gourt de Mautens) et Thierry Allemand où en plus d’acquérir une grosse expérience à la vigne et en cave, il a pu construire son futur réseau de distribution. Henri est surtout un grand amateur de vin, qui a rendu visite à quasiment tous les bons vignerons dans toutes les régions de France.

 

Disons-le d'emblée : dès les 2021, les vins ont atteint un niveau que l'on n'avait encore jamais vu dans la région. Les 2022 et 2023 sont encore meilleurs, et nul doute qu'avec tout ce qui est mis en places les millésimes suivants vont encore progresser. Ils combinent pureté, fruité, gourmandise, précision, profondeur et surtout expression du terroir comme je l'ai rarement vu sur fût, toutes régions comprises.

 

C'est qu'Henri se donne les moyens de ses ambitions. A chaque étape, il choisit ce qu'il y a de mieux : meilleurs tonneliers, massales de chez Bérillon (6€ HT le plant !), bouchons Francisco Sagrera comme ceux de la Romanée-Conti par exemple, travail au cheval sur 7ha pour le moment avec 2 prestataires (6000€ / ha), greffe en place, 4 employés en hiver et 8 au printemps (10 en comptant le labour au cheval), nouveau chai, étiquettes de Jules Maillard, bio et levures indigènes bien sûr, etc... Il se pose aussi des questions sur ce qui pourrait lui permettre de progresser encore plus, demande conseils aux meilleurs (Valette, Ganevat, Allemand...) sur les questions de la biodynamie, des semis, du soufre volcanique, de l'inertage... Il n'est pas fermé sur ces questions mais tout sera minutieusement expérimenté avant d'être appliqué.

 

Le domaine est entièrement sur Boudes. Il fait environ 10 hectares (6 de gamay, 3 de pinot et 1 de chardo) auxquels il faudra ajouter les plantations de 2023 : 0,5ha de syrah sur échalas à haute densité et 1 ha de cabernets francs avec quelques cabernets sauvignons et quelques clairettes à 600m d’altitude sur une coulée de basalte. L’an prochain il faudra aussi ajouter deux belles parcelles en luzerne depuis plusieurs années qui viennent d’être défrichées afin de planter en tout 1,5ha de blanc en complantation (Savagnin, chenin, maccabeu, roussanne, vermentino, chardonnay et sauvignon sont réservés chez Lilian Bérillon). Et un projet encore plus ambitieux est en cours. L'idéal pour lui serait autour de 12ha.

 

Le domaine était autrefois en conventionnel, avec beaucoup de produits chimiques et de gros rendements, mais Annie Sauvat avait entrepris un début de conversion vers le bio depuis 5 ans environ. Il y avait donc du mieux ce qui permettra à Henri de gagner du temps. S'il faut retravailler les sols, la taille, etc... il a notamment pu récupérer une majorité de vieux gamays d'Auvergne sur de beaux terroirs.

 

 

 

Un tour dans les vignes

 

On commence par le coteau historique, à la sortie du village. Sélection massale de pinot noir de Pommard sur porte-greffes SO4. Entre les bâtons au premier plan, un porte-greffe américain (le 140) prêt à être greffé sur place. Ces pinots rentrent dans la cuvée Vie Ordinaire. Tout au fond à gauche les chardonnays de la cuvée A fleur de peau. Entre les deux la parcelle de gamay De cendre et d'âme. Les terrasses tout en haut appartiennent au domaine Pelissier. Tout est taillé en guyot-poussard désormais (sauf les syrahs sur échalas qui sont en gobelets) et non plus en guyot simple, avec une taille douce, de "bon sens".

 

 

Toujours le coteau historique, mais à l'entrée du village. A gauche les gamays de Tout là haut, à droite une autre parcelle de pinot noir.

 

Sur le coteau historique, au centre. Plantations de cabernet francs. Des massales de Trotanoy, Vieux certan, quelques Loire aussi, achetées chez Bérillon. Environ 600m d'altitude donc au-delà de la limite de l'AOC ! Là aussi sols volcaniques, exposition sud.

 

Plantation des syrahs sur échalas (pour une meilleure photosynthèse et donc une meilleure maturité), juste en dessous des cabernets francs. Ce sont des massales de chez Clape et Chave achetées chez Bérillon. Densité 8600 pieds/ha environ, 1,40m * 1m. Les porte-greffes sont variés sur les nouvelles plantations.

 

Toujours le coteau historique exposé sud, à peine à droite et sous les syrahs, le cœur de la parcelle de pinot noir qui rentre dans Vie ordinaire. Sur notre gauche il y a de nombreux genévriers et églantiers. Ont-ils une influence sur les aromatiques ? Ici 1,6ha sur basalte, un peu de marnes rouges à gauche, plus calcaire sur notre droite.

 

 

Cette fois-ci on passe de l'autre côté du village, sur le "plat", nous ne sommes donc plus sur le coteau volcanique, mais sur des argiles rouges reposant sur un bloc calcaire. Ici les gamays de la cuvée Rouge. Il y a environ 70% de vieux gamays d'Auvergne et 30% de gamays beaujolais, ce dernier est mûr quinze jours plus tôt ! Pour le moment juste un peu d'engrais organiques, les sols sont dans une phase de repos, de "remise à zéro" après laquelle Henri essayera divers semis et engrais verts.

 

A peine plus loin, la parcelle des chardonnays de Froussard, quelques pinots à gauche et quelques gamays à droite et sous la cabane, qui entrent dans la Huppe. Sols très différents, ici granit décomposé en sous-sol avec quartz, feldspath et mica et argiles rouges en surface.

 

 

 Les millésimes

2023 : Année marquée par une très forte sécheresse, à Boudes pire qu'ailleurs dans les Côtes d'Auvergne.... Au final de très petits rendements. Henri a eu peur de friser la catastrophe, il a du coup acheté un peu de raisin (même si le négoce ce n'est pas son truc, mais quand on n'a pas le choix...) Il s'en sort tout de même avec presque 30hL, "inespérés" juste avant les vendanges où il pensait avoisiner les 10hL. Par contre une bonne partie des nouvelles plantations de mai est morte de la sécheresse, il va falloir recommencer... Un gros tri a été fait : toute une parcelle de pinot noir a été laissée au sol ! Les vins s'annoncent cependant frais avec des ph qui sont restés étonnamment bas, un peu à mi-chemin entre 2022 et 2021 (un peu plus proche de 2022 tout de même) au sens où il y a encore plus de profondeur que dans les 2022, encore plus de tension, et légèrement moins de rondeur. 

2022 : un printemps très sec mais de l'eau est finalement tombée l'été. Un millésime "caviar", comme Henri a rarement vu même dans le Rhône, l'état sanitaire était parfait. Le millésime a donné des vins déjà très accessibles, avec de beaux volumes, plus en rondeur que les 2021. Un côté "sexy" sans manquer de fond pour autant sur les beaux terroirs. Les ph étaient paradoxalement plus bas que sur les 2021.

2021 : millésime très pluvieux, frais. Afin de bien comprendre tous ses terroirs Henri avait vinifié et commercialisé les vins parcelle par parcelle. Le millésime a donné des vins de garde, très marqués par la grappe entière, sur la tension, avec moins de volume et moins de rondeur que 2022, mais les vins ont beaucoup de profondeur. Un millésime pour amateurs avertis.

 

Henri chauvet

Les 2021 et 2022 on été vinifiés au domaine Sauvat (ci-dessus), les 2023 dans le nouveau chai (ci-dessous) : vinifications au rez-de-chaussée, élevages et stockage au sous-sol.

 

9 janvier 2014

Elena Fucci (Basilicate) ****

Elena Fucci - Aglianico del Vulture "Titolo" 2010 : (GT 2013) nez un peu fermé, fruits rouges, cerise, tanins présents mais déjà pas mal fondus, long, belle finesse au milieu des Barolo. TB-.

elena fucci titolo

 

 

Arteteke ** - DOP Aglianico del vulture Arteteke russe 2020 : pas très haut en alcool, frais et minéral pour un aglianico, les tannins du cépage serrent quand même la finale. B+.

 

5 décembre 2022

Repas d'anniversaire

La Rogerie - Champagne Héroïne Avize grand cru 2014 : style plutôt frais et sur la tension, élégant mais reste assez simple. TB-.

PY Colin-Morey - Saint-Aubin Le banc 2019 : classique du domaine réduction sur lies marquée au nez, bouche marquée par cet élevage mais qui garde une bonne fraîcheur derrière, assez long pour un village. TB.

Henri Chauvet - Côtes d'Auvergne Boudes De cendre et d'âme 2021 : Couleur encore un peu violine, assez sombre, nez expressif, élégant, à peine racine, violette, cuir, fumé, viandé, grappe entière, ronce, végétal noble, complexe. Bouche à la fois légère en alcool donc très digeste mais du volume, belle texture, sans être boisé, belle acidité, aromatique sauvage fruits noirs, lardé, violette, toute petite touche volatile qui donne du peps, finale longue, saline, on y retourne facilement. TB+.

rogerie

 

 

Robert Groffier - Chambolle 1er cru Les Amoureuses 2014 : Couleur assez claire, nez très élégant, complexe, fruits rouges, floral, rose, pointe fumée, élevage bien intégré. Bouche avec un gros volume, parfaite, tannins soyeux, élevage intégré, tout en finesse, beaucoup de fraîcheur, longueur, encore dans sa phase sur le fruit, éclatant, tout est à la bonne place. Exceptionnel.

Georges Roumier - Chambolle 2010 : encore très jeune, sur le fruit, très facile à boire, très rond, tannins insensibles, à l'aveugle on ne reconnait pas le style roumier, ça semble un peu lisse, avec une finale ronde, vanillée, l'ordre ne l'a pas aidé. Un bon village mais pas plus. TB.

Jacquesson - Champagne 741 : déjà bien évolué, un côté croute de fromage, très belle bouche à la fois crémeuse et vineuse, longue, bulle fine, joli fond. TB+.

Adrien Renoir - Champagne Le Terroir chardonnay-pinot noir : joli champagne assez facile d'accès et rond pour un extra brut, semble juste très simple par rapport au suivant. TB-.

Adrien Renoir - Champagne Le Cépage Pinot noir : (1,6gr. Vendange 2019 dégorg mai 2022) Très beau blanc de noirs dans un style minéral, tendu, crayeux, long, belle maturité des raisins, le peu de dosage passe facilement, pas d'austérité. TB+.

groffier amoureuses 14

 

14 septembre 2013

Cazes (Rivesaltes) ***

Cazes - Rivesaltes cuvée Aimé Cazes 1976 (embouteillé en 1998)

CR de Julien "Robe ambrée, acajou.
Le nez est ultra engageant sur des arômes d'orange confite, de moka, de safran et de pralin.
La bouche possède une jolie matière sucrée mais équilibrée par une tension bien présente.
Superbe accord sur le gâteau chocolat/praliné !"

La robe est magnifique, belle couleur ambrée, le nez est très agréable aussi sur le café, les fruits secs, l'orange amère, l'abricot. La bouche présente le même fruité, une bonne acidité, mais c'est un peu trop puissant à mon goût. J'ai du mal avec les Rivesaltes. L'accord était excellent en effet. Le lendemain il s'est encore amélioré, le nez a un peu plus de notes de noix et de noisettes, la bouche me plaît mieux, moins puissante, je le trouve mieux équilibré avec encore un peu plus d'acidité.17/20.

cazes

 

Goûtés au Vinidôme 2012 :

Domaine Cazes - Côtes du Roussillon ego 2010 : 14/20.

Domaine Cazes - Côtes du Roussillon alter 2003 : 14,5/20.

 

Cazes - Rivesaltes grenat 2011 :Couleur noire, nez sur la confiture de mûre et de cassis, bouche sucrée, puissante, très fruitée avec des notes de rose en finale, pas trop lourd pour un VDN. TB-.

 

 Cazes - Rivesaltes Rimage 1993 : encore plein de fruits confiturés, surement un peu moins de sucres qu'au départ, un côté feuilles mortes/champignon léger mais apportant complexité. TB.

 

Cuvée Aimé Cazes 1978 - emb en 2000 : beau Rivesaltes, 80% grenache blanc + grenache noir, fin, aérien, café, orange, cacao, reste frais, encore du fruit, semble assez léger en alcool, long, finale plus sèche sur la noisette. TB++.

 

Cazes, Rivesaltes 1964 : (muté 2 sep 1964, mis en foudre 30 mars 1965, mis en bt en 2022) Ayant déjà bu plusieurs Cazes des années 70 qui étaient tous bons mais pas exceptionnels, je ne l'attendais peut-être pas à ce niveau-là et Michel non plus. Superbe Rivesaltes qui rivalise en intensité et en longueur avec le Madère ou la Palo Cortado (même si ce dernier est plus sec donc assez différent) qui sont pourtant un peu plus hauts en alcool, la finale est immense, là aussi sur une sensation saline qui va très bien avec le chocolat, magnifique avec une petite touche caramel et fleur de sel. D'ailleurs je ne sais plus si c'était dans le vin, le dessert ou dans les deux !

13 juin 2024

Williams Selyem (Etats-Unis) *****

 

Williams Selyem, Westside road neighbors pinot noir 2013 AVA Russian River (Sonoma County)

 

La légende du pinot noir américain ! Créé en 1980 par Burt Williams et Ed Selyem, d’abord des vins de garage. Achat de raisins aux meilleurs « grape growers » Rochioli, Allen, Hirsch, … Domaine racheté par Dyson en 1998.  2001 une vingtaine d’hectares « domaines » sont plantés. 2013 Jeff Mangahas succède à Bob Cabral comme winemaker. Westside road neighbors = une partie de raisins achetés aux « voisins » Allen, Bacigalupi, Bucher, Flax, Rochioli Riverblock + des raisins « Williams Selyem Estate ». Elevage 14mois, 60% fûts neufs (François frères). 10-20% grappe entière en moyenne.

 

Robe plutôt sombre, un nez plus fermé que les autres, qu’il faut aller chercher, plutôt orienté fruits noirs, un peu de cuir, plus sérieux, moins éclatant, élevage parfaitement fondu. Ca se confirme en bouche : le vin fait plus sérieux et plus austère que les autres, taillé pour la garde, très grosse matière (probablement un gros tri sur ce millésime « généreux ») superbe acidité dans le fond. L’équilibre est parfait mais on sent que le vin ne veut pas se livrer complètement au niveau aromatique, beaucoup de longueur. Le vin qui a le plus gros potentiel dans le temps, mais pas le meilleur ce soir-là. Peut-être difficile pour lui de passer dans une série de jeunes pinots « éclatants » conçus pour être bus jeunes pour la plupart. TB+.

williams selyem westside road 2013

 

 

Williams Selyem (stand Faiveley pour la 1e fois sur Wine Paris)

Russian River pinot noir 2022 encore un peu sur l’élevage mais belle texture velours, pas trop d’alcool. Vista Verde 22 pinot noir un peu pareil. Westside road neighbors 2022 élevage mieux intégré, plus de fond, peut-être un peu plus de matière pour absorber aussi, top. Williams Selyem Estate plus confituré. Rochioli Riverblock 22 plus épicé, plus d’acidité en attaque mais petite sucrosité en finale, toujours toucher velours.  Zinfandel Santone 2022 un côté cassis et légèrement confituré mais sans aller trop loin, la finale reste fraîche, très joli. Cabernet 2021 Beckstoffer vineyard pas trop lourd mais manque de fruit, un peu serré, dur ans cet ordre.

 

3 février 2025

Soirées Vosne-Romanée

 

Avec ses 150 hectares (400 pour Gevrey) et ses 8 Grands crus, Vosne-Romanée peut être considérée comme la plus rare et la plus prestigieuse des appellations de la Côte de Nuits.

 

Si comme toujours la pente, la hauteur sur le coteau (plus argileux en bas-plus caillouteux en haut), une combe (celle de Concoeur en l’occurrence), etc… expliquent les différences entre les parcelles, ici plus qu’ailleurs il est difficile de généraliser par secteur tant deux parcelles voisines peuvent donner des vins opposés, La Tâche et la Romanée-Conti étant l’exemple le plus flagrant.

Pour approfondir le sujet : https://monocepage.com/vosne-romanee-mise-en-situtation/

 

 

 

Soirée Vosne-Romanée n°1

 

 

1 Sylvain Cathiard, Vosne-Romanée 2017 : (6 parcelles, égrappé) Couleur assez sombre pour un 2017 mais moins que les suivants. Un nez légèrement toasté à l’ouverture, puis sur les fruits rouges et noirs et les épices. Une bouche finalement parmi les plus fines de la soirée, en tension, peu d’élevage ressenti, les tannins sont fins, pas un gros volume mais beaucoup d’allonge et de longueur pour un village. Ça commence fort. TB+.

2 Mugneret-Gibourg, Vosne-Romanée La Colombière 2019 : (égrappé, 25% fûts neufs) Couleur très sombre, nez crème de cassis, confiture de mûre, un peu d’élevage vanillé. Bouche en rondeur et en gourmandise, beau volume et texture soyeuse travaillée par l’élevage, petite sucrosité, fruits noirs et vanille. Très joli dans son style, tout en largeur, à l’opposé du précédent qui était en longueur. TB.

3 T. Liger-Belair, Vosne-Romanée Aux Réas 2018 : (égrappé, 50% fûts neufs sur cette cuvée, dévers qui donne une expo quasi sud) Couleur légèrement plus claire que le précédent, mais ça reste foncé pour du pinot, légèrement trouble. Nez très élégant, sur la rose, le pot-pourri, les petits fruits rouges. En bouche, l’élevage semble complètement absorbé, pas d’excès de chaleur ou de maturité pour ce 2018, tout en élégance et en noblesse, plus floral que les autres, il semble un peu plus à point aussi. Coup de cœur unanime. TB++.

4 Amélie Berthaut, Vosne-Romanée 1er Cru Petits Monts 2020 : (petite proportion de grappes entières) Couleur très sombre aussi, un nez réduit, animal, fruits noirs. Bouche encore serrée, bonne acidité dans le fond, élevage déjà absorbé, mais clairement trop jeune et pas tout en fait en place. On ne reconnaît pas la finesse habituelle d’Amélie.

5 Hudelot-Noëllat, Vosne-Romanée 1er Cru Les Beaumonts 2018 : (égrappé) Couleur rubis, nez de fruits rouges type cerise croquante, élevage vanillé encore marqué. Bouche toute en rondeur, texturée, aux tannins soyeux, impression de sucrosité vanillée, gourmand mais pas beaucoup d’allonge. B+.

6 Jean Grivot, Vosne-Romanée 1er Cru Beaux Monts 2015 : (égrappé) Couleur grenat, un peu trouble, nez qui demande du temps, surtout derrière le Hudelot-Noëllat bien plus exubérant, plus sauvage ici, fruits noirs, épices, presque un côté olive, ronce. La bouche est fraîche, surtout pour 2015, pas un gros volume, mais noble avec de la fraîcheur et de l’allonge, un peu plus de tannins. Un joli style, mais une impression que le vin ne se livre pas encore totalement. TB+.

7 De Montille, Vosne-Romanée 1er Cru Aux Malconsorts 2008 : (100% grappes entières) Couleur très claire, légèrement tuilée, premier nez évolué, sur le sous-bois, l’humus, mais le fruit arrive vite, les notes florales aussi, avec l’ouverture il nous semblera presque jeune, très rose, pot-pourri, façon Romanée-Conti, ronce, petits fruits rouges. Bouche en dentelle, pas un gros volume, mais très subtile et très longue, le raffinement bourguignon à son paroxysme, sans le côté froid de certains 2008 ni de le côté serré de certains vieux De Montille, l’équilibre est parfait. Il a l’unanimité, il a surclassé tout le monde ce soir-là. Exceptionnel.

8 Arlaud, Echezeaux Grand Cru 2021 : (égrappé. Dans Les Treux) Couleur rubis, brillante, nez un peu réduit à l’ouverture, mais parfait après quelques minutes dans le verre, petits fruits rouges, floral, élégant, classique, encore simple bien sûr, surtout derrière le Malconsorts. La bouche est en dentelle, très fruitée, florale, déjà accessible, il y a quand même un beau volume pour 2021, du fond. Bref, très bien né. Il ne lui manque plus qu’à se complexifier avec le temps. TB+.

Et en bonus un joli champagne de Girard-Bonnet, A mi-chemin base 2021, tendu et crayeux.

 

 

Soirée Vosne-Romanée n°2

 

 

1 Edouard Confuron, Vosne-Romanée Hautes Maizières 2021 : couleur sombre pour 2021, un peu de réduction et de gaz au départ, bien mieux après carafage, fruits noirs, ronce, à peine animal. Bouche mûre pour 2021, beau fruité, il y a de l’acidité dans le fond, des tannins encore un peu présents. Il a mis beaucoup de temps à se détendre. Probablement encore un peu jeune. B+.

2 Arnoux-Lachaux, Vosne-Romanée Hautes Maizières 2014 : couleur tuilée, nez très tertiaire, sous-bois. La bouche fait bien plus jeune, encore serrée, austère, un peu façon nebbiolo, manque un peu de gourmandise. B.

3 Hudelot-Noellat, Vosne-Romanée 2016 (Bossières) : couleur claire, nez de fruits rouges et pivoine, bouche très fruitée, gourmande, tannins fins, l’élevage est bien intégré, gros plaisir immédiat. TB+.

4 Mugneret-Gibourg, Vosne-Romanée 2019 (chalandins, croix blanche, pré de la folie, champs goudin) : proche de la Colombière de la semaine précédente, couleur très sombre, nez crème de cassis, confiture de mûre, un peu d’élevage vanillé. Bouche en rondeur et en gourmandise, beau volume et texture soyeuse travaillée par l’élevage, petite sucrosité, fruits noirs et vanille. Très joli dans son style, tout en largeur. TB.

5 Jean Grivot, Vosne-Romanée 1er Cru Les Beaux Monts 2015 : (égrappé) Couleur grenat, un peu trouble, nez qui demande du temps, fruits noirs, épices, presque un côté olive, ronce. La bouche est fraîche, surtout pour 2015, pas un gros volume, mais noble avec de la fraîcheur et de l’allonge, des tannins fins. Surtout beaucoup de longueur et de profondeur. Impression que le vin se livre mieux que la semaine dernière, pourtant préparé de la même manière. TB++.

 

6 Sylvain Cathiard, Vosne-Romanée 1er Cru Aux Reignots 2017 : couleur grenat, nez encore sur un fruité primaire sans aucune trace d’évolution, beaucoup de pureté, pas beaucoup d’élevage par rapport aux Cathiard du passé. La bouche est du velours, beaucoup de fruit, de finesse, du fond, de longueur, il manque juste un peu de complexité aromatique qui viendra avec le temps. Un grand en devenir. TB++.

7 Bruno Clavelier, Vosne-Romanée 1er Cru Aux Brulées 2016 : couleur claire, nez pur et encore jeune, de fruits rouges acidulés, de ronce, de pivoine. La bouche est énergique, plus d’acidité que dans les autres vins, elle fait claquer la langue avec quelques tannins encore mais qui allongent beaucoup, une sensation de minéralité et de caillou plus forte que sur les autres vins, un très joli style, qui a divisé. TB++.

8 Arnaud Baillot, Echezeaux Grand Cru 2021 : couleur claire, un nez grillé, torréfié, avec de la réduction et encore pas mal d’élevage. C’est un peu mieux en bouche, mais elle semble assez mûre pour 2021, encore de l’élevage grillé, beau volume et tannins soyeux, mais clairement trop jeune et dans une phase compliquée. B-.

 

Et quelques jolis bonus, H. Boillot Puligny Clos de la Mouchère 2013 pile à point, Vacheron Sancerre rouge La Belle dame 1999 encore en pleine forme, et un Patrimonio banc Suspiri 2023 un peu trop aromatique mais avec une belle fraîcheur.

 

 

Au final, deux soirées lors desquelles les « villages » s’en sont très bien tirés, même sur des millésimes jeunes, donnant l’impression d’être de très bons rapport qualité/prix. Certains premiers crus étaient exceptionnels, d’autres tout proches de le devenir avec un peu plus de garde. Ce sont les Echezeaux qui ont un peu déçu. L’effet millésime a comme souvent paru prépondérant, probablement plus que le climat.

 

 

1 mai 2013

Giovanni Canonica (Piémont) ****

Gianni Canonica (le fils de Giovanni) possède un tout petit domaine sur la commune de Barolo, commencé en 1983. Le style est traditionnel, à l'ancienne, peu interventionniste, sans fioritures comme ses étiquettes au stylo, avec des élevages en foudres, comme chez Rinaldi ou Bartolo. Il produit aujourd'hui deux Barolo : le cru Paiagallo (sur Barolo), le communale Grinzane Cavour, un langhe nebbiolo et un barbera d'alba.

 

 

Giovanni Canonica - Langhe nebbiolo 2019 : (bouteille très légère avec un petit bouchon très "bas de gamme". 14%) Couleur rubis clair, nez très "nebbiolo", plein de fruits rouges légèrement sucrés, un peu de réglisse, poivre blanc, goudron. Bouche fruitée, épurée, beaucoup de poivre blanc pour un nebbiolo, assez haut en alcool et haut en acidité, ça s'équilibre bien. Finale encore un peu serrée, étirée, bonne fraîcheur. Belle entrée de gamme. TB.

canonica

 

13 octobre 2022

Chavy-Chouet (Meursault) **

Visite au domaine Chavy-Chouet

Bourgogne femelottes 2021 : (sur puligny) maigre, un peu réduit, pas de gras ni de bois, simple.

Meursault Narvaux (dessus) 2020 : un peu grillé, plutôt tendu, pas un gros volume pour 2020, frais, manque un peu de fond.

St Aubin dents de chien 2020 : semble plus tendu, plus calcaire, bon.

Meursault genevrieres dessous 2020 : équilibré entre gras et tension, plutôt bon pas trop boisé, mais reste assez simple pour un premier cru.

Meursault charmes 2020 : austère, dur, un peu plat, pas grand fond pour charmes.

Puligny folatieres 2020 : très léger gras, plutôt tendu ensuite, pas mal mais un peu juste pour folatières encore une fois.

Bourgogne rouge la taupe 2020 : (sur pommard) un peu dur, rustique.

Pommard chanlins 2018 : idem, dur, rustique, manque de fond.

CHAVY CHOUET

 

29 mai 2016

La Cabotte (Mondragon) ***

La Cabotte - Côtes-du-Rhône Colline 2014 : (grenache, syrah, carignan, cinsault, mourvèdre, élevage cuves) couleur grenat clair, nez expressif, sur la myrtille, la mûre, le cassis, un peu métallique (cuve inox ?) à l'ouverture seulement. Bouche assez légère, d'une grande fraîcheur, avec une belle acidité et un côté fruits des bois plus marqué qu'au nez surtout après ouverture, quelques tannins bien fondus. Finale courte, fruitée. Belle entrée de gamme, avec beaucoup de fruit et de fraîcheur. Note : 15/20.

La Cabotte Colline 2014

 

La Cabotte - Sauvageonne Côtes du Rhône villages 2014 en magnum : (clairette) Rhône très gras, mentholé, qui manque de tension à mon goût, il a souffert de la comparaison avec le suivant. B.

 

25 mai 2016

In Vin Bio Veritas 4

Benoît Lahaye

Champagne Violaine : (2011, 50% chardo 50% pinot noir, zéro dosage) champagne très frais, vif et acidulé, tendu, minéral, notes de pomme et de citron, longueur moyenne. TB.

Champagne Blanc de Noirs : (2012, extra brut 4,5gr) un cran au-dessus du précédent, très beau nez agrumes, légèrement brioché, fruits secs, bulles très fines, bouche tendue, mais avec la rondeur qu’il manquait au précédent, finale longue et salivante. Grand vin. La bouteille du salon pour moi. TB++.

benoit lahaye

 

Philippe Delesvaux

Anjou Feuille d’or 2014 : on retrouve l’esprit du 2012, beau fruité classique du chenin (poire, coing), de la matière et de la tension. TB.

Anjou Feuille d’or 2013 : style oxydatif (parfaitement assumé par le producteur), sur la noisette, un peu de caramel que je n’avais pas senti l’année dernière. Toujours pas mon style. B-.

 

Ansodelles

Etincelles : (effervescent rosé 100% cabernet franc) rosé clair, style sec, très vineux (trop ?), il fait penser à certains champagnes rosés qui recherchent la vinosité, bonne acidité. Très intéressant. B+.

Bourgueil Rencontre 2014 : (sols sables et graviers) un peu de réduction, tannins légers, on sent le côté un peu vert qui me gêne souvent dans les cabernets francs, même si c’est léger. B.

Bourgueil Rencontre 2015 : beaucoup plus mûr que le précédent, beaux fruits noirs, plus de matière, les tannins sont encore un peu trop présents mais le vin vient juste d’être mis en bouteille. Un gros cran au-dessus du 2014. Très prometteur. TB-.

Bourgueil Conversation 2014 : (sols argile et calcaire) Il a la maturité de Rencontre 2015 avec des notes florales en plus, encore plus de matière, tannins de qualité qui doivent se fondre encore un peu. Plus de longueur que le précédent. Cette cuvée en 2015 promet. TB. (Belle découverte que ce tout jeune domaine qui malheureusement a été gelé à 90% en 2016…)

ansodelles

 

David Large

Beaujolais blanc Dos argenté 2014 : (élevage cuve) chardonnay vif et sur le fruit (pomme granny, agrumes), simple, facile et sympa, finale courte. B.

Beaujolais Nelson 2015 : beaujolais très fruité, croquant, léger, aux tannins souples, on sent quand même une belle maturité due au millésime. TB.

Beaujolais Suprême Côte de brouillard 2015 : aromatique très étonnante pour un vin rouge de bonbon à la pêche au nez comme en bouche, bouche avec un peu plus de matière et d’acidité que Nelson, tannins souples là aussi. TB.

Beaujolais Nazareth 2014 : on passe sur une couleur plus toilée, des arômes kirschés, ni très frais ni gourmand, millésime plus compliqué. B-.

 

Machard de Gramont

Bourgogne blanc 2014 : chardonnay assez gras et fruité, léger beurré, manque un peu de tension. B.

Orange de Vergy 2015 : (100% aligoté, macération pelliculaire d’un mois) première expérience de ce vin orange, couleur plutôt rose pâle, le nez fait plutôt vin nature, avec des notes de pomme blette, cire, fruits secs, bouche assez différente, sur les agrumes avec des tannins bien présents. Assez long. Déroutant. B+.

Bourgogne rouge grands chaillots 2014 : plus de matière, un peu plus tannique que le 2013 goûté l’an dernier, moins d’acidité, plus marqué fruits rouges et moins groseille/grenadine, plus classique, ça reste un style assez fin. TB.

Nuits-saint-georges Vallerots 2013 : il s’est encore amélioré depuis l’an dernier, il donne l’impression d’avoir plus de matière et de longueur, toujours sur un style fin et léger, aromatique sur la cerise et la violette. TB+.

 

La Ramaye

Clos rayssac 2014 : (Vin de France, fait sur Gaillac, duras, prunelard, fer servadou) encore un peu trop de gaz, vin assez léger et fin, sur les fruits rouges. B-.

Vrille 2013 : (braucol, prunelard, duras) très réduit, tannins encore trop serrés. Moyen.

Combe d’Avès 2010 : (duras, fer servadou) un peu moins réduit que le précédent, grosse matière, tannins bien présents mais de qualité, à attendre encore. B.

Combe d’Avès 2009 : beaucoup de gaz, moins tannique que 2010, moins de matière. Moyen. Aucun vin du domaine (pourtant encensé par la RVF) ne m’a plu, la déception du salon pour moi.

 

Clos Lapeyre

Jurançon sec 2015 : beaucoup de fruits, agrumes et fruits exotiques, vif, frais, un peu simple mais efficace. TB-.

Jurançon vintage vieilh 2012 : plus de gras et de rondeur que le précédent, fruité moins immédiat, boisé bien intégré, un peu brioché et noisette, plus de tension et de longueur. TB-.

Jurançon mantoulan 2010 : encore un peu d'élevage mais ça commence à bien s'intégrer, beaucoup de matière, gras mais aussi très tendu, sur les agrumes,un peu brioche et noisette, épices, à attendre encore un peu. TB.

Jurançon moelleux 2015 : aromatique classique du manseng sur l'ananas surtout, avec une belle tension, finale salivante qui donne enviie d'y retourner. Proche du Costat Darrer 2012 de Camin Larredya bu récemment. TB.

Jurançon La Magendia 2013 : (88gr SR) un peu plus concentré que le précédent, beaucoup d'acidité et de fraîcheur là aussi, petit côté brioché. Très bon, mais je le vois pas aller aussi loin que 2001 et même 2004 de la même cuvée. TB+.

Jurançon Vent Balaguer 2009 : (160gr SR, raisins vendangés fin novembre-début décembre puis mis sur clayettes environ 3 semaines) belle couleur ambrée, très beau nez sur l'abricot sec, la figue, le miel, fruits exotiques, texture sirupeuse, long et frais. Grand liquoreux. TB++. Coup de chapeau au domaine dont toutes les cuvées sont très réussies.

lapeyre

 

La Colombière

Blanc Les Jacquaires 2015 : (loin de l'oeil, mauzac) expressif, fruits exotiques typés Côtes de Gascogne, simple, un peu court. B.

Fronton Vinum 2014 : léger, tannins souples, sur le fruit, simple, un peu court mais sympa là aussi. B.

Fronton reserve 2014 : plus puissant, plus de matière, plus de fruits noirs, des épices, poivre, pointe végétale emmenée par le cabernet. B+.

 

Paul Barre

Leeloo 2015 : belle entrée dans la gamme, sur un fruité assez croquant, léger, quelques tannins quand même. B.

Fronsac Château La Grave 2013 : là aussi c'est frais, assez léger mais tannique, aromatique étonnante sur les agrumes, les fruits secs, un peu briochée. B+.

Fronsac Château La Grave 2014 : beaucoup de fraîcheur encore, des fruits croquants (cerise surtout, fruits rouges), les tannins doivent se fondre encore un peu mais ils sont de belle qualité. TB.

Canon-Fronsac La Fleur cailleau 2012 : style très différent des Fronsac, plus "bordelais", cèdre, cassis, poivron, tannins encore serrés. Il garde quand même la fraîcheur des précédents. Beau potentiel mais moins mon style. TB-.

Canon-Fronsac La fleur Cailleau 2011 : proche du précédent, un peu plus de fruit, moins concentré, les tannins ressortent un peu plus. B+.

paul barre

 

Mas Casalas

Côtes du Rhône Pirouette rosé 2013 : assez léger, fruité, frais. B.

Coup de pied à la lune 2014 : beaucoup de fruit, très gourmand, frais, assez léger, peut-être plus proche d'un beaujolais que d'un rhône sud. TB.

Coup de pied à la lune 2011 : un peu de gaz, vernis à ongle... Moyen.

Ma rêveuse 2011 : plus marqué fruit noir et grenache, belle matière, tannins bien présents qui doivent se fondre encore un peu, frais. Bon potentiel. TB-.

 

Alain Voge

Les bulles d’Alain Saint-Péray 2011 : peu aromatique, bulle un peu grosse, fraîcheur apportée par l’amertume plus que par l’acidité. B-.

 

Les Eminades

Montmajou 2014 St Chinian blanc : (grenache blanc, marsanne) blanc vif et tendu, belle fraîcheur, un peu de gras, sur la poire, les agrumes, notes florales au nez, légers amers en finale. TB.

 

Clos Signadore

Patrimonio A Mandria 2014 : (100% niellucciu) beaucoup de fruits (fruits rouges), un peu de cacao et d’épices, très frais, assez léger, avec des tannins quand même bien présents. TB-.

Clos Signadore 2012 : (100% niellucciu) on garde la fraîcheur du précédent, plus de matière, un petit côté brioché, tannins encore trop présents mais de qualité, plus de longueur, à attendre encore un peu. Beau potentiel. Peut-être un peu cher (45€) surtout par rapport au précédent. TB-.

signadore

 

Vincent Wallard

Malbec Mendoza 4 Manos 2011 : (vinifié par V. Wallard) encore beaucoup de gaz, arômes kirschés, impression d’un vin un peu sucré, léger, mais pas en place. Moyen.

Bodega Cecchin Mendoza Carignan 2012 : (vin de la famille Cecchin, importé par V. Wallard) vin gourmand, sur le cacao, les fruits noirs, tannins souples, un peu trop sucré et manquant un peu d’acidité à mon goût. B.

Bodega Cecchin Graciana 2011 : tannins plus présents que sur le carignan mais de qualité, plus puissant, sur des fruits rouges bien mûrs, des épices, plus de longueur. B+.

Sémillon Hulk Via revolucionaria 2014 : (produit par M. Micelini, importé par V. Wallard) fruité classique du sauvignon, un peu de miel, vin sec, manquant de tension. B-.

 

Cidredrie du Vulcain

Cidre Trois pépins sec 2014 : (pomme de fer, poire maude et coing vranja) cidre très sec, dans lequel aucun des trois fruitsne domine ce qui lui apporte de la complexité, amers nobles en bouche, sensation presque tannique, belle longueur. Un vrai cidre de gastronomie. TB+.

Cidre de Fer sec 2015 : (pomme de fer) mis en bouteille tout récemment, il semble presque demi-sec, bulle fine, sur la pomme acidulée. TB.

Transparente demi-sec 2014 : (pommes diverses dont la Transparente de Croncels) un côté plus fermier que le précédent, pomme un peu plus mûre et moins acidulée, pas trop sucré, bulle fine là aussi. B+.

Poiré sec 2009 : (dégorgé en 2016) moins sec que Trois Pépins, bulle encore plus fine que dans les précédents, notes de poire et aussi un côté "tertiaire" difficile à décrire, métallique ? minéral ?, belle longueur. TB+.

Poiré de glace Botsi 2013 : (10% vol. 80gr SR) belle texture sirupeuse, il fait un peu plus que 80gr SR, sur la pomme et la poire bien mûre, la fraise très mûre, mais ça manque d'acidité par rapport aux cidres. B. Très belle gamme, avec plusieurs cuvées largement au niveau de l'Argelette de Bordelet.

 

28 août 2015

RVF et B&D 2016

Guide vert RVF 2016

Toujours une excellente présentation, peu de surprises, pas de gros changements, les « grands » sont toujours en tête, mais il n’y a aucune raison de tout révolutionner non plus. On reste sur la ligne de conduite des années précédentes, avec une grande reconnaissance aux petits domaines bio et biodynamique. Petit bémol : pas beaucoup de nouveaux (quelques-uns quand même comme le Clos de l’Ecotard de Michel Chevré), mais le guide rouge des bonnes affaires permet de combler ce manque.

 

Les promus de l’année

RVF promus

 

Vignerons de l’année par région : Barmes-Buecher, Pichon baron, La Vougeraie, F. Bedel, Labet, Aupilhac, Collier, Pradeaux, S. Ogier, Bru-Baché.

 

Meilleures notes en blanc :

20/20 chez d’Auvenay, Coche-Dury, Yquem, Gauby.

19,5/20 chez Krug, Marc Colin, Comtes Lafon, Leroy, Coche-Dury.

19/20 chez Weinbach, Mann, Zind-Humbrecht, Fargues, Vougeraie, DRC, Sauzet, Leflaive, d’Auvenay, Salon, Jacquesson, Pol Roger, Gosset, Drappier, Peyre rose, Roc des anges, Domaine de Rancy (Rivesaltes 1955), Simone, Richard Leroy (Montbenault 2013), Huet (Mont 1e trie 2005), Rayas.

18,5/20 chez Chave, Huet, Pinard, Ganevat, Macle, Puffeney, Tissot, Agrapart, Larmandier Bernier, G. Laval et autres grands champagnes, grands crus bourguignons…

18/20 Vernay (Vernon 2013), Plageoles (Vin de voile 2000), Ardoisières, Larredya, Joliette, Ogereau (Bonnes blanches), Chidaine, F. Cotat, Roches neuves, Huet, Collier (Charpentrie), Soucherie (Clos Perrières 2010), Morgat (Fidès), Boudignon (Savennières Fougeraies 2013), Bernaudeau (Nourrissons 2013), Mélaric (Cerisaie moelleux), Clos Naudin, grands crus bourguignons…

 

Meilleures notes en rouge :

20/20 grands crus bourguignons seulement, chez d’Auvenay, Leroy, Duband (Chambertin GC).

19,5/20 grands crus bourguignons seulement, chez Dugat-Py, Rousseau, Trapet, Ponsot, DRC, Hudelot-Noëllat, Leroy, Vougeraie.

19/20 chez Petrus, Las Cases, Groffier, Rousseau, Mugnier, Rouget, Damoy, Perrot-Minot, Terres de Fagayra (Maury 1955).

18,5/20 chez Labet, Peyre Rose, Roches neuves, Gauby, Rayas, Jamet, grands crus bordelais et bourguignons dont T. Liger-Belair (Richebourg 2013), C. Dugat (Chapelle et Griotte 2013)…

18/20 chez Danjou-Bannessy, Clos du rouge-gorge, Vial Magneres, Ermitage du pic st loup, Les Soulanes, Tempier, Pinard, Rougeard, Vieux donjon, Bosquet des papes, Vieux telegraphe, Eddie Feraud, S. Ogier, Guigal (La turque), Chapoutier, grands crus bordelais et bourguignons…

 

 

B&D 2016

Malheureusement même présentation que l’an passé, pas très claire, trop colorée, des commentaires sur les vins « coups de cœur » uniquement mais aucun mot sur les autres vins, pas de sommaire avec les promus ou les meilleures notes de l’année, toujours une ligne de conduite qui privilégie des grosses maisons, des notes qui s’envolent une année pour lancer un domaine mais qui baissent beaucoup l’année suivante. Deux bons points quand même par rapport à la RVF : le système de code pour avoir accès aux notes des années précédentes, plus de (nouveaux) domaines.

Alsace : peu de surprises, meilleures notes chez L. Beyer SGN Pinot gris 2008, Deiss Altenberg 2012, Mann, Trimbach, Tempé Mambourg Gewurz S SGN 2003, Weinbach Altembourg PG Quintessence de grains nobles 2010.

Beaujolais : meilleures notes chez Desvignes, Desjourneys, Piron. Derrière Rottiers et Thillardon suivent de près. Entrée du domaine des Cadoles (Brouilly).

Bordeaux : progression de l’année pour Dufort Vivens, les « super bordeaux » (bordeaux non classés, de petites appellations excentrées, et bon marché) en tête d’affiche : domaine de l’A, clos Manou, Reignac, Fleur de Bouard, Clos des baies, les Eyrins….

Bourgogne Côtes de nuits : peu de changements, quelques vins bien notés chez Arnoux-Lachaux, B. Clair, Comte Liger-Belir, Leroy, Groffier, Faiveley, D. Laurent, Ponsot, Trapet mais aussi Eugénie, Taupenot Merme, JP et M. Guyon, Harmand Geoffroy, P. Leclerc.

Bourgogne côtes de beaune et côte chalonnaise : Blain-Gagnard, Bruno Colin, Dancer, domaine des Croix, La Maltroye, Thomas Morey, Remoissenet côtoient les habitués, d’Auvenay, JM Boillot, H. Boillot, Comtes Lafon, B. du Martray, Joblot, Dureuil-Janthial…

Champagne : parmi les grands on trouve aussi Gatinois, Didier Doué, Penet-Chardonnet.

Corse : apparitions du domaine San-Micheli et du clos d’Alzeto.

Jura : meilleures notes chez Ganevat, Tissot, Labet. Nouveaux : domaine des Miroirs, domaine du Pélican, caveau de Bacchus.

Languedoc-Roussillon : Mas Jullien, Peyre rose, Montcalmès, Gauby en tête, Les amants de la vigneronne, P. Vaïsse, et Berta-Maillol (Banyuls) progressent.

Provence : domaine des Trois Filles (Bandol 2013) aux côtés de Tempier, Trévallon…

Savoie : le Cellier des Cray et la Combe des Grand’vignes côtoient Belluard…

Sud-Ouest : apparition d’Ameztia (Irouléguy), Château Kalian (Monbazillac) et Clos Troteligotte (Cahors). Cahors vignoble de l’année.

Loire : les révélations de l’année, V. Delaporte (Sancerre), Florian Roblin (Giennoix), Gunter-Chéreau (Muscadet). Beaucoup de bonnes notes à Vouvray chez M. Cosme (cuvée les Promenards), F. Cosme (cuvée coup de fougue), domaine de la Fontainerie, domaine du Margalleau, Alexandre Moumousseau-Châteu Gaudrelle, Pinon, Alain Robert et sur Jasnières Domaine de la roche bleue.

Rhône : révélations de l’année, Levet (Côte-Rôtie), Amadieu (Gigondas), La Ligière (Beaumes et Vacqueyras). Passent à 4* apparemment : Santa duc, château des tours, la gardine, Raspail-Ay, Pallières, Montirius, St Préfert, Gourt de Mautens.

 

29 mars 2013

Strathearn **

Strathearn

Création : 2013                     Situation : Northern Highlands                 Propriétaire : Douglas Laing

strathearn distillery

 

 

Strathearn batch 1 46,6% : (3ans 2016-2019. European oak & ex sherry casks) Couleur ambre clair, nez très sherry noisette, chocolat, raisin sec, prune, cuir, frangipane, pointe viande fumée. La bouche est très ronde, fait très cognac, prune, raisin sec, chocolat, toffee, à peine sucrée, alcool parfaitement intégré, très gourmand, pas une grosse longueur. 85/100.

 

 

 

20 juillet 2017

Domaine Godefroy (Chouzé-sur-Loire) **

Domaine Jérôme Godefroy - St Nicolas de Bourgueil 2016 : Couleur rubis, nez expressif, très fruité, sur les fruits rouges légèrement sucrés, fraise, cerise. Bouche légère, quasiment pas de tannins, pleine de fruit, gouleyante. Pas beaucoup de longueur mais très facile à boire. Dans le style des "Cuisine de ma mère" de Grosbois. Note : 14,5/20.

godefroy nicolas de bourgueil

 

St Nicolas de Bourgueil 2017 : même esprit que 2016, mais avec un peu d'alcool en finale. Note : 14/20.

2018 : on revient sur la qualité du 2016, gourmand, facile.

 

1 février 2018

Domaine du Joncas (Montpeyroux) ***

Domaine du Joncas - Languedoc Terrasses du Larzac Obra 2014 : (obra = oeuvre en occitan. 70% syrah 29% grenache 1% mourvèdre, élevage 1/3 en oeuf béton et 2/3 en foudre) Couleur grenat aux contours violets, nez expressif bien marqué syrah, poivré, avec des notes de violette, de fruits noirs et de fruits des bois. Bouche puissante, fruitée, mentholée, fraîche grâce à une bonne acidité, des tannins présents mais de belle qualité. Finale assez longue, fruitée, "sauvage", épicée, notes de garrigue, avec de la fraîcheur. Belle bouteille maintenant, qui devrait être encore mieux dans 3-4ans. Note : 16/20.

obra 2015

 

Domaine du Joncas - Languedoc Terrasses du Larzac "Nebla" rouge 2016 : (nebla = brume. 60% syrah, 20% grenache, 11% mourvèdre, 9% cinsault) Couleur violine, nez très fruité, plein de fruits rouges, un peu de violette. Bouche fruitée, quasiment sans tannins, qui glisse toute seule, un côté "peu sulfité", avec beaucoup de fraîcheur. Pas très long. Un vrai jus de fruit, qui se boit tout seul. Note : 15,5/20.

 

Domaine du Joncas Nebla Rosé 2016 : robe assez foncé pour un rosé, nez très fruité, sur la framboise un peu de grenadine, bouche très légère, gourmande, fruitée et acidulée, finale très courte. Note : 14,5/20.

 

Domaine du Joncas - AOP Languedoc Montpeyroux « Joia » 2015 (70% grenache + syrah) : Robe assez claire signe d'un grenache peu extrait et élevé en cuves, nez étonnant, avec de la réglisse des herbes sudistes puis le côté fruits rouges confiturés du cépage. Bouche très fruitée, à peine sucrée, gourmande, avec une très belle fraîcheur derrière, pas très épaisse, mais une belle longueur. Très facile à boire. Note : 16/20.

 

Goûtés au Polydôme (21/10/2017)

Alba 2016 : (grenache gris en oeuf béton et cuve, sulfites uniquement à la mise en bouteille) Nez fruité, floral, avec une pointe de noisette, superbe en bouche sur les agrumes, très tendu, minéral, finale longue et salivante. TB.

Canta 2016 : (riesling !) Nez sur la pêche, l'abricot, quelques fruits exotiques, bouche très différente, sur les agrumes, tendue, belle fraîcheur comme toujours au Joncas. TB.

Joia 2016 : (majorité grenache) Robe assez claire, un peu plus léger mais aussi plus fruité et gouleyant que le 2015, plus frais,un peu moins épicé, très facile à boire, d'une fraîcheur remarquable, assez long quand même. TB.

Obra 2015 : (syrah majoritaire) Plus puissant que le précédent, plus fruits noirs, mais la même trame minérale dans le fond qui donne beaucoup de fraîcheur, il me semble un peu plus fruité et plus prêt à boire que le 2014. Finale longue, tendue, légèrement poivrée. Tout est bon au Joncas. TB.

 

Fév 2018

Simpla 2016 : (80% mourvèdre, 20% grenache) Beaucoup de fruits noirs, pas très puissant, tannins fins, soyeux même, un peu confit, manque un poil de tension et de longueur par rapport à Obra. TB-.

Alba 2017 : (grenache gris) très marqué poire, fruits blanc, sans le côté noisette du 2016 à  ce stade, un peu moins de tension et de longueur que 2016. TB-.

Canta 2017 : (riesling) un côté poire aussi, de la pêche, moins exotique que le 2016 à  ce stade, un peu plus minéral, mais surtout plus marqué par des notes de fenouil. TB. Regoûté en bouteille 2 ans plus tard, floral, manque de peps. B.

Trois petits points : (les grenaches de Joia en vendanges tardives, 25gr SR, sans malo) Beaucoup de fraîcheur, on retrouve au nez l'esprit Maury de fruits rouges confiturés, épices, un peu moins de sucre, mais surtout une finale mentholée très intéressante qui le rend très digeste. TB.

 

Jan 2019

Canta Bl 2018 : riesling qui tire cette année sur un muscat sec, très floral et fruité, mais manque vite d'acidité. B-.

Rosé 2018 : nouvelle version, plus claire, mais reste juteux et légèrement épicé, bonne acidité. TB.

 

5 juillet 2017

Lombard (Epernay) **

Lombard - Champagne brut nature grand cru : (50% chardonnay sur Mesnil-sur-Oger, Chouilly, Cramant, Avize. 50% pinot noir sur Ambonnay, Verzenay, Bouzy. Dégorgé le 28/09/2016) Couleur paille, nez moyennement expressif, floral, un peu de noisette, peu fruité. Bouche vive, tendue, austère, peu de fruit, assez vineuse, plus marquée pinot que chardonnay, avec l'impression que le gaz est un peu trop présent même sur la fin de bouteille. Bonne longueur grâce à une belle acidité. Note : 14,5/20

Champagne_lombard_gd_cru nature

 

4 décembre 2012

Giuseppe Quintarelli (Vénétie) *****

Giuseppe Quintarelli - Amabile del Cere IGT Veneto 2003 (en 1/2bt) : (garganega, sauvignon, trebbiano et chardonnay, raisins mis à sécher sur clayettes pendant 5 mois, élevage de presque 6ans en fûts. 2000bts produites. Cuvée non réalisée entre 1990 et 2003. 13% vol) Couleur ambrée, nez expressif, avec beaucoup d'abricot sec, d'orange confite, un peu de noix, de la figue, du sucre brun, de la cannelle... Tout aussi bon en bouche avec une belle épaisseur, beaucoup de fraîcheur grâce à une grosse acidité et des notes salines qui me rappellent un Sciacchetrà bu récemment (probablement plus de sucres résiduels ici). Superbe mélange de fruits secs, de confiture d'abricot et d'orange avec une pointe oxydative et des amers nobles. Finale très longue, saline, très fraîche, avec quelques épices, des herbes méditerranéennes. Très grand liquoreux, à la hauteur de sa réputation, avec concentration, fraîcheur et complexité. TB++.

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22 décembre 2016

Pierre Luneau-Papin (Le Landreau) ***

Pierre Luneau-Papin - Muscadet Sèvre-et-Maine sur lie Le L d'Or 2012 : couleur paille, nez expressif, sur le citron, les agrumes, un peu de pomme granny, des notes minérales. Bouche vive, tendue, avec une très belle matière et une texture un peu grasse, belle trame minérale et saline, sur le citron, et un côté floral. Longueur moyenne, finale citronnée, minérale et saline. Excellent Muscadet. Note : 16/20.

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 Luneau-Papin - Muscadet L d'or 2013 : très beau nez de liquoreux presque, fruits exotiques, miel, acacia, passion, goyave, pêche. Bouche bien plus sèche, plus minérale, avec de petits amers, légère saliité. TB.

 

20 février 2015

Domaine des Ouches (Ingrandes-de-Touraine) ***

Bourgueil Grande Reserve 2009 : (90% cabernet franc, 10% carnet sauvignon, en barriques) couleur grenat foncé, contours violets, nez sur les fruits noirs très mûrs (confiture de cassis), avec un boisé bien intégré. Bouche puissante, massive, toujours très mûre, mais avec une bonne fraîcheur, tannins bien présents et encore un peu raides en l'état. Finale assez longue, tannique. Un vin avec un très bon potentiel, à attendre encore un peu. Note : 15,5/20.

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Bourgueil 2010 : (goûté blind pour le Wine blog trophy, merci aux producteurs pour ces 2 bouteilles) robe grenat avec des contours violacés, le nez est expressif, fruité, sur la mûre, un peu de cassis et quelques notes de cerise, pas particulièrement animal. La bouche présente des tannins encore un peu raides et secs, le fruité assez mûr du nez, de très légères notes végétales qui lui donnent de la fraîcheur. Longueur moyenne. Pas un plaisir immense en l'état, un beau fruité mais des tanins trop durs à mon goût. Je partais sur Saumur 2013. Note : 14/20.

 

24 janvier 2013

Glentauchers **

Glentauchers

Création : 1898       Situation : Speyside      Propriétaire : Pernod-Ricard

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Glentauchers 1979 G&M mini 5cl 40% : Note 76/100. Whisky sec, malté, avec beaucoup d'herbe coupée, peu de fruits. finale assez brève.

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Glentauchers 1975-2010 TWA Still Lifes bourbon cask 47,3%

Couleur : or pâle.

Nez : floral, citronné, cire, pomme, vanille (un Chardonnay en fût de chêne !). Style un peu austère, même si c'est expressif.

Bouche : herbe coupée, vanille, un peu de bois maintenant, pommes et agrumes. Puis quelques épices.

Finale : reste assez fraîche, herbe et épices.

Note : 87/100. Une belle sélection de Whisky Agency, probablement ce que Glentauchers peut donner de meilleur. (Noté 90/100 par Serge)

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Glentauchers 2005-2013 Archives "fishes of Samoa" sherry butt n°900392 52,5%

Couleur : or profond.

Nez : très expressif, sur le sucre brun et les fruits secs, cake de noël, orange, je sens tout de suite que ce n'est pas un style qui va me plaire.

Bouche : sucre, orange, fruits secs, fruits exotiques (papayes ? bananes ?) mais chimiques (comme les petits cubes apéros), caramel, coco, bois. L'alcool est parfaitement intégré, c'est assez doux et très facile à boire avec le côté sucré.

Finale : longueur moyenne, sucre, un peu d'épices désormais.

Note : 82/100. Le genre de sherry sucré et chimique que je n'apprécie pas, mais très bonne intégration de l'alcool.

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Glentauchers 1990-2006 G&M 40% : nez discret, un peu de solvant, herbe coupée. Bouche végétale, herbacée, un peu de pomme, assez sèche, finale courte. Note : 80/100.

 

 

Glentauchers-Glenlivet Cadenhead 28ans 46,5% : (5cl mini, probablement 1990-2019 bourbon barrel)  Couleur or pâle, nez fruité élégant, assez noble, fruit qui tire sur l’exotique cire, à peine miel et vanille. Bouche qui attaque comme le nez mais finale sèche, épicée, moins fruitée, petite amertume. 88/100.