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Mon carnet Vin
25 septembre 2020

Héritage du Pic Saint Loup (Saint-Mathieu-de-Tréviers) *****

Les trois frères Ravaille sont solidement installés à la tête de ce domaine de 40 hectares (dont environ 30 de rouges), certifié bio. Le travail à la vigne à peu à peu porté ses fruits : depuis une dizaine de millésimes les vins ont acquis une fraîcheur, une énergie et une pureté rarement égalées dans la région. Loin des Pic St Loup trop souvent standardisés, les vins sont ici "sauvages", rappelant parfois les grandes syrah du Rhône nord par leur côté lardé, leurs arômes d'olives noires et leur profondeur minérale.

 

 

Ermitage du Pic Saint Loup - Pic Saint Loup "Tour de pierres" 2011

Couleur : grenat.

Nez : discret à l'ouverture de la bouteille, mais il se livre après 2h de carafe. Un tout petit peu d'alcool au départ, puis le fruit passe devant (cassis, mûre, fruits rouges). Je ne suis pas particulièrement sensible à la mine de crayon/carbone contrairement à ce que j'ai pu lire dans certains CR.

Bouche : assez puissante, mais on ne sent pas l'alcool, bel équilibre, beaucoup de fruits comme au nez, mais aussi un côté orange sanguine, un tout petit peu de réglisse, des tannins présents mais bien fondus, une belle acidité, de la fraîcheur et une très belle matière. A boire assez frais par contre, l'alcool remonte en même temps que la température.

Finale : longue, sur les fruits noirs (cassis surtout), un peu de cacao aussi.

Note : 16,5/20. Très bon vin, excellent rapport q/p (11€), déjà acessible après un léger carafage. Tout le bien qui en est dit sur LPV me semble justifié.

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Informations complémentaires (source : site internet du domaine) : Sols argilo-calcaire et argile rouge... Rendements 36 hL/ha. Cépages : 40% syrah, 40% grenache, 10% mourvèdre, 10% carignan. Elevage : foudre et barrique.

 

Tour de Pierres 2016 ? : assez sombre, nez sauvage, lardé, fumé, olive, garrigue, un peu Crozes dans l'esprit, bouche fraîche, beau volume et texture soyeuse, finale avec une belle acidité, une pointe de tannins, belle longueur. Top. TB+.

 

Tour de Pierre 2018 : fruité, frais, sauvage, déjà superbe.TB+.

 

Tour de Pierres 2020 : proche du 2018, déjà extrêmement buvable, sauvage. Le meilleur rapport q/p du Languedoc ? TB+.

 

Sainte Agnes 2021 : bien dans le style lardé, violette, pur, typé syrah grappe entière, très frais. TB+.

 

Héritage du Pic St Loup, Pic-Saint-Loup Sainte-Agnès 2021 : couleur sombre, très beau nez, sauvage, poivré, lardé, garrigue, fruits noirs. La bouche garde ce côté sauvage mais le combine à une certaine finesse, pas très haute en alcool, belle fraîcheur dans le fond. Encore une très belle bouteille pour ce domaine phare de l’appellation. TB+.

 

Héritage du Pic St Loup, Pic-Saint-Loup Sainte-Agnès 2020 : très proche du précédent, sauvage, éclatant, frais, fruité, noble. TB+.

 

Ermitage du Pic St loup – Pic St Loup Guilhem Gaucelm 2016 : (50% syrah, 50% grenache) couleur sombre, nez très typé syrah, lardé, fumé, violette, fruits noirs. Bouche d’une fraîcheur impressionnante, proche d’un Gonon, sauvage, expressive, pleine de fruits noirs, de poivre, de viande fumée, un peu garrigue aussi, finale tendue et très longue, avec quelques tannins de qualité. TB++.

 

Guilhem Gaucelm 2017 : goûté à l'ouverture de la bouteille, proche du 2016, très lardé, tapenade, sanguin, violette, marqué syrah donc, peut-être plus puissant et plus épais, déjà délicieux avec tout ce qu'il faut pour bien vieillir. TB++.

 

 Ermitage du Pic - Guilhem Gaucelm 2018 : toujours ce nez très syrah (à la Gonon) tapenade, olive, anchois, lardé, très sauvage. La bouche semble déjà en place, posée, plus élégante, tannins plus fins que le 2017 au même stade. Déjà excellent. TB++.

 

Héritage du Pic (wine paris)

Blanc 2024 IGP très aromatique mais pas trop haut en alcool. Ste Agnès bl 23 plus de gras moins aromatique, frais, bon. Tour de Pierres 2023 marqué syrah, noble, lardé, top. Ste Agnès 22 plus serré, plus mûr, moins bien en l’état. Gaucelm 21 toujours très typé syrah grappe entière, lardé, olive, grosse allonge saline. Top.

 

Héritage du Pic St Loup, Guilhem Gaucelm 2021 : (syrah + grenache) Couleur très sombre, nez très syrah, lardé, violette, typé Rhône nord. De même en bouche, très sauvage, typé syrah grappe entière à la Graillot/Gonon d'autant plus qu'il n'y a pas beaucoup d'alcool sur ce millésime, une très belle acidité dans le fond. Déjà excellente n l'état et beau potentiel de garde également. TB++.

 

Guilhem Gaucelm 2007 : encore jeune et fringuant, mais dans un style solaire sur ce millésime, plus marqué grenache que syrah, épicé, fruits rouges compotés voire un peu cuits, puissant. TB.

 

8 mars 2013

Marcel Deiss (Bergheim) *****

Jean-Michel Deiss est désormais épaulé par son fils Mathieu sur son vignoble de 32 hectares (dont 8 de rouge) en biodyamie. Célèbre pour sa philosophie de la complantation de cépages à l'intérieur d'une même parcelle qui srait la meilleure façon de mettre le terroir en avant, le domaine poursuit son chemin contre les modes et malgré certaines critiques. Leurs vins leur donnent raison : souvent sucrés mais toujours équlibrés, différents selon les terroirs, énergiques et vieillissant admirablement.

 

Schoenenbourg 2005

(CR de Julien) " La robe est bien dorée, c'est brillant.
Le nez semble plus évolué que tous les autres, c'est très complexe. A la fois sur les fruits exotiques, les fruits jaunes, l'abricot mais aussi le raisin de corinthe, du miel, un peu floral. J'ai beaucoup de mal à définir tout ce que je sens mais c'est vraiment envoutant.
La bouche est juste superbe. Au début il y a un très léger perlant qui va vite s'estomper. Il y a du sucre mais qu'est ce que c'est bien équilibré! C'est incroyable comment tout est intégré, le sucre, le gras, l'acidité, ça forme un "tout" harmonieux avec une texture de bouche de grande qualité, ca reste sur le palais, c'est presque huileux et pourtant jamais lourd avec une tension finale qui étire le vin qui reste un long moment en bouche. Un grand vin tout simplement. "

Superbe vin, plus ouvert que l'Altenberg 2005, plus confit aussi, un peu moins de SR. Beaucoup de fruits mûrs, miel, raisins secs, mais aussi de la prune et du pruneau en fin de bouche. Très grand vin. Note : 19/20.

Cépages : Riesling, Pinot Gris, Pinot Blanc, Muscat, Gewurztraminer. SR : 64gr.

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 Altenberg de Bergheim 2005

Après une mauvaise expérience due au bouchon sur un Schoenenbourg 1997, je tenais à (re)goûter un vin du domaine et un 20/20 dans le B&D

Couleur : or foncé

Nez : long à s'ouvrir (2 heures ?), et même là ce n'était pas très expressif.

Bouche : beaucoup mieux, très complexe, fruits jaunes, agrumes, un peu de litchi, miel, vanille... Par contre je ne l'ai pas trouvé si minéral que ce que j'avais pu lire dans le B&D. On est sur un vin très sucré mais frais et acidulé à la fois : bel équilibre.

Finale : longue, le côté minéral est un peu plus présent désormais.

Note : 18/20 dommage que le nez soit en retrait, il gagnera peut-être quelques points en vieillissant.

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Infos complémentaires : Le domaine est situé à Bergheim, juste à côté de Ribeauvillé, il exploite pas moins de 220 parcelles. L'altenberg de Bergheim est composé de calcaire et de marne. Elevage de 12 mois en foudre de châne sur lies. Cépages : riesling, pinot gris, gewurtzraminer...

 

 

Marcel Deiss - Grand cru Mambourg 2006 : (complantation de tous les pinots, sols marno-calcaires) Couleur ambrée, nez très original et très complexe, frangipane, nougatine, café, orange, coing, thé vert, épices orientales... Bouche bien plus sèche que ce que laissait penser le nez. A l'aveugle tout le monde pense à un vieux vin qui aurait "mangé" ses sucres. Déroutant au départ, puis finalement très bon, avec beaucoup d'ampleur, de la puissance, une belle acidité, de la longueur. Exceptionnel.

Deiss - Mambourg 2006 : très dorée/ambrée, toujours ce nez d'une complexité incroyable, coing, thé vert, nougatine, pralin, cannelle, un peu plus champignon que dans mon souvenir, bouche magnifiquement équilibrée, sèche ou quasi, qui garde fraîcheur et gourmandise. TB++.

 

Deiss - Schoenenbourg 2004 : nez dément plein de fruits frais et de fruits tropicaux, de miel... Bouche qui attaque bien finale qui manque un peu de peps et du coup tombe vite par rapport aux meilleurs millésimes. TB+.

 

Schoenenbourg 1997 Riesling VT : bouchon qui s'effrite (problème récurrent sur les 1997 de Deiss), quelques morceaux sont restés dans le vin même après filtrage. Difficile de goûter ce vin comme il  faut donc, il me semble assez perlant, pas forcément plus sucré que les précédents, moins complexe, moins confit. Une déception, probablement due au problème de bouchon.

 

Deiss - Gewurz SGN 2008 : Robe dorée, nez sur le miel, le coing, l'abricot, à l'aveugle on part plutôt sur du chenin, bouche bien équilibrée, juste un peu moins longue que le suivant, mais parfaitement digeste. TB+.

 

Deiss – Alsace 2014 : (13 cépages) robe claire, nez un peu floral, avec de l’abricot, bouche assez puissante, sèche, avec beaucoup d’amertume, léger perlant, on est plusieurs à partir sur roussanne/marsanne/viognier. Un vin qui manque clairement de gourmandise et trop amer. Mais il souffre de passer derrière le Moscato d’Asti. B-.

 

Deiss - Altenberg de Bergheim 2010 : plein de fruits exotiques, pétrole légèrement, sucre bien présent parfaitement équilibré, superbe longueur, la grande classe. Le vin de la soirée. TB++.

 

Deiss - Alsace GC Mambourg 1999 : couleur or profond/ambrée, beau nez complexe, évolué, fruits secs, pralin, végétal noble, caramel, torréfaction, léger beurré avec l’aération. La bouche manque par contre d’un peu de peps, semble un peu fatigué (lié au bouchon en mauvais état ?), pas mauvaise mais pas au niveau attendu d’un Mambourg, un peu courte. B+.

 

Joli reportage ici : http://www.wineterroirs.com/2010/05/marcel_deiss.html

 

Deiss (Renaissance des ap)

Engelgarten 2016 : servi trop chaud, il m’a semblé assez gras et lourd. B-.

Rotenberg 2014 : (calcaire) servi déjà un peu plus frais, notes de fruits exotiques, facile, charmeur, pointe de sucre, plus de fraîcheur que le précédent. TB.

Gruenspiel 2013 : (argiles) plus austère, plus sec, plus tendu et salin, belle longueur. TB.

Mambourg 2015 : (calcaire, le seul qui connait un petit passage en barriques) servi un peu trop chaud en tout début de salon, gras, beurré, encore un peu sur l’élevage, notes de cire et de fleurs, peu de fruits, finit un peu mou, manque d’acidité. A voir ce qu’il deviendra avec le temps, décevant en l’état, mais s’il devient comme le 2006 bu récemment… TB-.

Altenberg de Bergheim 2013 : (argiles froides, 60gr SR) Beau nez avec des fruits exotiques, sucres bien intégrés et bien équilibrés par une belle acidité dans le fond, manque juste une pointe de longueur. TB+.

 

Greniers 2022

Zellenberg 19 (marnes riesling auxerrois pinot blanc) sec, large, épicé, mais bonne acidité. Engelgarten 18 (8gr SR) plus typé riesling, attaque gourmande petite sucrosité, finale minérale top. Grasberg 16 (calcaire rouge, demi sec) bel équilibre sucre/acide. Gruenspiel 16 tendu, épicé, amers nobles, plus sec. Le jeu des verts 2020 ? (le même avec 10jours de macération, sans sulfites) légèrement orange, petits tannins qui donnent un supplément de fraîcheur, encore plus épicé. Mambourg 17, plus rond, presque un peu beurré, épicé. Très belle gamme où tout est bon, différent. Les vins semblent moins sucrés/baroques que par le passé.

 

Gruenspiel rouge 2018 : coloré pour un pinot noir (un peu de pinot gris aussi), nez framboise, mûre, ronce, avec l'ouverture il prend de plus en plus des notes de romarin, menthol, lavande, presque garrigue, fruits des bois. Bouche dense, mélange de fruits mûrs herbes du sud avec acidité nordiste, tannins encore un peu serrés qui donnent de l'allonge, joli fond, sérieux, complexe, taillé pour la garde, belle longueur. TB+.

Deiss, Gruenspiel rouge 2018 : (à Bergheim. pinot noir + beurot et gris. Grès granit et argile) Nez magnifique menthe poivrée, mûre, fruits des bois, très sauvage. Bouche avec un gros volume, de la puissance, aromatique très expressive, très sauvage, très poivrée, fruits noirs, mais beaucoup de fraîcheur aussi, tannins très serrés en finale par contre, à attendre absolument. TB.

 

Alsace rouge 2019 : très beau nez cerise rouge, pivoine, petite sucrosité, un peu de couleur, de la richesse (14%) pour un pinot mais acidité élevée, bel équilibre, tannins fins. Belle entrée de gamme. TB.

 

Deiss, Alsace Grand Cru Schoenenbourg 2007 : Couleur presque ambrée, nez déjà bien évolué pâte de coing, abricot, presque noisette/noix, fruits secs. La bouche reste digeste car peu sucrée, pas trop élevée en alcool mais manque un peu d’acidité par rapport aux meilleurs Deiss. TB. Une autre bouteille manquait aussi d'acidité. TB-.

Deiss, Altenberg de Bergheim 2010 : Couleur presque ambrée, nez pâte de coing, abricot, épices, bouche parfaitement équilibrée, pas mal de sucres, beaucoup d'acidité, pâte de fruit, fraîche, longue. TB++.

 Deiss, Alsace Grand Cru "Mambourg" 2002 : Couleur or profond, nez expressif, un peu beurré, abricot, léger caramel, pralin, fruits secs, pointe de sucres, complexe. Ca se confirme en bouche, un peu de sucres à l'attaque, puissant, ample, beaucoup de largeur, sur les arômes du nez, de jolis amers, pas construit sur l'acidité, beaucoup de longueur, sans être trop lourd non plus. TB+.

 

Deiss Altenberg de Berheim 2016 : superbe nez, fruits exotiques, bouche pas trop lourds en sucre mais qui manque un peu de tension par rapport aux meilleurs millésimes de cette cuvée. TB+.

 

15 juillet 2015

Jacques-Frédéric Mugnier (Chambolle-Musigny) *****

Ce domaine géré par Frédéric Mugnier depuis 1978 est passé de 4 à 14 hectares en 2004, lorsque les vignes du Clos de la Maréchale, louées à Faivelay pendant 53ans, ont été récupérées. Le style se veut tout en finesse (un peu moins sur le Clos de la Maréchale ou le Musigny bien sûr), égrappé, toujours très régulier, aux élevages parfaitement maîtrisés, accessible en jeunesse et capable de bien vieillir.

 

 

J.F. Mugnier - Chambolle-Musigny 2011 : (vignes issues de la Combe d'Orveau, du 1er cru Les Plantes et des jeunes vignes du Musigny) Couleur rubis foncé. Nez expressif sur la cerise griotte, la framboise, la mûre et des notes florales. Bouche fruitée, légèrement florale avec de la réglisse dans le fond, pas une grosse matière, peu tannique, bonne acidité, frais et gouleyant. Finale de longueur moyenne sur les fruits rouges et la réglisse. Un bon village, facile d'accès, souvent vendu trop cher malheureusement. Note : 16/20.

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Mugnier Chambolle 2013 : (FDGV15) nez sur la griotte, un peu d’épices et de ronces, frais mais pas une grosse matière.TB-.

Mugnier Chambolle 1er cru Les fuées 2013 : un bon niveau au-dessus du village, beaucoup plus de matière, un peu plus tendu, aromatique assez proche, très fin. TB+.

 

Mugnier Chambolle 1er Cru Les Fuées 2014 : (FDGV16) robe très claire, très léger voire un peu maigre au premier abord, sur la griotte, tendu, peu tannique, mais il s'étire longtemps, belle longueur. Le 2013 de l'an passé m'avait semblé un peu mieux. TB.

 

 

 

Domaines familiaux 2017

JF Mugnier - Chambolle-Musigny 1er cru Fuées 2015 : robe assez sombre par rapport aux Fuées 13 et 14, nez fermé en ce moment, bouche plus mûre, avec de beaux fruits noirs, toujours le toucher très fin des Chambolle de Mugnier et une belle fraîcheur. Prometteur. TB.

NsG blanc Clos de la maréchale 15 : vin puissant, très minéral, peu de gras, tendu, très long, un poil chaud en finale. TB.

Chambolle 15 : robe bien plus claire que Fuées 15, très croquant voire un peu sucré, gourmand, très immédiat, un délice, même s'il manque un peu de profondeur. TB.

NsG rouge clos de la maréchale 15 : comme toujours, plus puissant et plus tannique que le Chambolle, moins gourmand, un peu plus long. TB.

 

 

Domaines familiaux 2018

Chambolle « Trente deux » 2016 : (assemblage des Plantes et du Musigny, environ 1500bts) couleur sombre pour Mugnier, nez fruits noirs, à peine toasté. Beau volume en bouche, tannins fins, très belle finale minérale. Il faudra être patient pour cette cuvée collector. TB+.

NsG Clos de la Maréchale 2016 : couleur plus claire, nez fruité, floral. Bouche tendue, encore quelques petits tannins en finale, belle fraîcheur. TB+.

Bonnes-Mares 2016 : réduit, difficile à goûter ce jour-là…

Mugnier NsG Clos de la Maréchale blanc 2011 : nez de pomme granny assez simple, bouche vive, fruitée, simple aussi. B+. Regouté une autre bouteille plus tard, idem. B+.

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 Domaines familiaux 2019

Chambolle 2017 : des robes encore plus sombres dans l’ensemble. Aromatique fruits noirs. Le Chambolle fait léger, voire même un peu dilué, en tout cas loins des 3-4 millésimes précédents. B+.

NsG Clos de la Maréchale 2017 : bien plus de volume, de longueur mais très serré en l’état. TB+.

Musigny 2013 : couleur sombre, très fruits noirs, légère évolution déjà au nez, bouche épaisse, bien plus fraîche que ce que laissait penser le nez, gros volume et grosse longueur mais encore très serré en l’état, il va falloir être patient. TB++.

NsG blanc 2011 : B+.

 

 

Domaines familiaux 2021

Chambolle 19 : très clair en couleur, gourmand, un peu de sucrosité, très rond, très fin, un côté orangette, on sent le millésime chaleureux, plus que d’habitude. TB

Chambolle Fuées 19 : idem, mais avec plus de volume, plus concentré, on sent aussi un côté un peu confit dans l’aromatique, plus épicé. Un peu moins emballant que d’autres années. TB

NSG Maréchale : plus droit, plus frais, plus étriqué, mais grosse longueur, profondeur calcaire un peu plus présente, il s’en sort bien mieux que les Chambolle sur ce millésime chaud. TB++.

Musigny 2014 : très clair en couleur (contrairement au 2013 de la dernière édition), nez sur la rose, le pot-pourri, petits fruits rouges, bouche aérienne, pas un gros volume ni une grosse énergie mais beaucoup de délicatesse, rien ne dépasse, déjà très accessible. On se demande un peu du coup s’il tiendra aussi longtemps que les autres millésimes. TB++.

 

 

domaines familiaux 2022

Chambolle 20 : assez coloré, aromatique fruit noirs cassis, pointe de végétal derrière, reste frais en finale, pas très long. TB.

Chambolle Fuées 20 : plus clair en couleur, nez le plus floral, le plus évident du salon, avec une bouche qui combine fraîcheur, soyeux de texture, noblesse, longueur… Equilibre parfait. Déjà excellent en l’état. Exceptionnel.

NSG Maréchale 20 : très noir, très mûr, pas forcément très sucré, mais aromatique trop mûre, difficile ce jour-là alors que l’an dernier c’était presque le plus frais du domaine. B+.

Musigny 2015 : style sur la finesse pour un Musigny 2015, peu de tannins, pas un gros volume, pas simple à goûter au milieu des 2020, fruit plus cuit, plus évolué, surtout un peu fermé en l’état, pas très causant, semble assez long cependant et bien équilibré, à regoûter dans quelques années. TB++.

 

 

domaines familiaux 2023

Chambolle 21 : le village parfait, clair en couleur, bouche pleine de fruit (plutôt petits fruits rouges), tannins très fins, velours, sans être marqué par l’élevage, il y a quand même un beau volume et de la longueur. TB++.

Chambolle Amoureuses 21 : très proche mais un peu plus de tout, la finesse absolue, de la soie, sans manquer de concentration ni de longueur pour autant. Exceptionnel.

Bonnes Mares 21 : nez un peu poussiéreux, plus austère, pas causant ce jour-là, pas forcément un gros volume. B+.

NSG Maréchale 21 : très différent, plus sombre, avec des tannins un peu plus marqués, une acidité un peu plus élevée aussi, plus pointu, mais noble, avec une superbe longueur. TB++.

 

 

 

Domaine JF Mugnier, Nuits-St-Georges 1er cru « Clos de la Maréchale 2013 : (100% pinot noir sur sols argilo-calcaires. Elevage 18 mois en fûts dont 15% neufs) Couleur rubis, superbe nez d'une grande élégance, sur les fruits rouges, rose et pivoine. Bouche très fine aussi, pas très concentrée, mais beaucoup de fruit, de fraîcheur et de longueur. Finale encore à peine serrée, surtout à l'ouverture de la bouteille mais bien mieux après un long carafage. TB++.

 

Domaine JF Mugnier, Nuits-St-Georges 1er cru "Clos de la Maréchale" 2014 : Robe plus foncée que 2013, nez plus mûr, plus marqué cerise et moins petits fruits rouges, plus gourmand. Bouche pleine de finesse et d'élégance aussi, un peu moins tendue, la finale est à peine plus courte, un peu moins serrée. TB++.

 

Clos de la Maréchale 2005 : couleur rubis, pas d'évolution, nez très marqué viande fumée, fruits rouges. Bouche très fraiche, tendue, toujours fruits rouges un peu sucrés et viande fumée, très classe et très long. A priori il lui aura fallu beaucoup de temps pour s'affiner, mais c'est un grand vin désormais. TB++.

 

JF. Mugnier - Nuits-St-Georges 1er cru « Clos de la Maréchale » 2012 : Nez bien plus animal avec un côté un peu strict, presque ferreux, bien différent des Maréchales 2013 et 2014 par exemple. Bouche puissante, encore tannique et un peu trop animale, beaucoup de longueur par contre. Il lui manque l’élégance habituelle, très étonnant pour un vin du domaine Mugnier ! Loin d’être mauvais, mais on prend moins de plaisir qu’avec les cinq vins précédents, d’un haut niveau ce soir-là. TB-.

 

Clos de la Maréchale Rouge 2017 : en 1/2 bt, s'il était serré l'an dernier, il semble désormais plus fin, plein de fruit, ouvert, très élégant. TB+.

Clos de la Maréchale rouge 2017 : en bouteille qqs années plus tard, nez réduit, bouche encore un peu serrée, fermée, joli fond. TB.

 

Maréchale 19 : style assez rond, gourmand, déjà très accessible, tannins fins, presque une petite pointe de sucrosité sans aller trop loin. TB+.

 

Maréchale 22 : un peu comme le 19, déjà très accessible, très rond, peu tanique, petite sucrosité, manque un poil d'acidité, mais déjà du plaisir. TB.

 

Mugnier NsG 1er cru Clos de la Maréchale 2010 : Ouvert juste avant service pour remplacer le Lecheneaut, grosse réduction, étrange chez Mugnier, bouche pas nette. On me dit à l'oreillette que le vin se présentait bien mieux le lendemain. Dommage, j'aurais aimé le goûter dans des conditions optimales. Mais qui aurait pu penser qu'un Mugnier 2010 serait aussi réduit ? A retenter...

 

Maréchale 2009 : un peu pareil qu'au-dessus, réduit, dur, souci de bouteille on dirait...

 

Mugnier - Chambolle 2013 : robe claire, nez de petits fruits rouges (framboise, fraise). Bouche toute en finesse, légère, tannins quasi imperceptibles, pleine de fruit, de fraîcheur, mais ne manquant pas de matière par rapport à la bouteille goûtée lors de la FDGV. Un vin évident, pas encore très complexe peut-être. TB+.

 

Mugnier - Chambolle 2014 : vin aérien, de la dentelle, évident comme le 2013, peut-être un peu moins de matière, mais ultra frais et digeste. TB+.

 

Mugnier - Chambolle 2015 : robe très claire, nez plein de petits fruits rouges, floral, aérien. Bouche en dentelle, pas de tannins, moins sucré que le vin bu sur salon il y a un an, belle acidité derrière, très frais pour 2015, de la soie. L'élégance à l'état pur. TB++.

Mugnier - Chambolle-Musigny 2015 : (assemblage Combe d’Orveau + 1er cru Les Plantes) Un vin beaucoup plus sombre, au nez plus discret, la bouche est concentrée, sur les fruits noirs et les épices, elle reste plutôt fermée aussi. Un gros potentiel, mais il faudra revenir plus tard. Le millésime l’emporte sur le style habituellement très fin du domaine. TB.

 

Mugnier - Fuées 2015 : semble un peu fermé et assez solaire, à attendre, beau potentiel. TB.

 

Mugnier - Bonnes Mares 2016 : très fin, jus de fruit, frais écrasée, pivoine, aérien, évident, manque un peu de relance en finale. TB++.

 

Mugnier - Chambolle-Musigny 2010 : étriqué, fermé, végétal, une mauvaise phase ou un souci de bouteille. B-.

Mugnier - Nuits St Georges 1er cru Clos de la Maréchale 2010 : bien mieux que le Chambolle de la veille, encore un peu jeune dans l'idéal. TB+. Idem sur une autre bouteille. TB+.

 

JF. Mugnier, 1er cru clos de la Maréchale blanc 2021 : chardonnay tendu, citronné, austère, très calcaire, pas un gros volume, un peu mieux en se réchauffant avec des notes briochées. Jolie finale assez longue et salivante, mais un plaisir limité en l'état. B+.

 

JF. Mugnier, 1er cru clos de la Maréchale blanc 2014 : on retrouve le côté frais et tendu du 2021, mais un peu plus fondu ici, le chardonnay bourguignon se sent déjà un peu plus, avec peut-être un peu plus de volume et moins d'austérité, encore tout jeune. TB.

 

Chambolle Amoureuses 2017 : très clair, infusé, en dentelle, très pivoine, un côté orange ?, framboise, lumineux, parfait. Exceptionnel.

 

Chambolle 2009 : fond de bouteille un peu fatigué, déjà beaucoup d'évolution, de la matière, tannins fins. A boire. TB.

 

Chambolle 2015 : très beau nez, un peu évolué, viande fumé, bouche soyeuse, à point, petite chaleur en finale où on sent qu'il manque un poil d'allonge, mais beaucoup de gourmandise. TB+.

 

Mugnier - Chambolle-Musigny Les Amoureuses 2015 : couleur très claire, nez très fruits rouges et pivoine, élégant, assez simple. Bouche toute en rondeur, ultra gourmande, rien ne dépasse, soyeuse, tannins ultra fins, facile à boire, presque une petite sucrosité, il manque un peu d'acidité par rapport aux 2015 DRC qui vont suivre. TB++.

 

Amoureuses 2014 : très beau volume pour 2014, beaucoup de fraîcheur, presque un peu austère pour Mugnier, mais noble, encore quelques tannins par rapport à 2015, à attendre encore un peu. TB+.

 

Amoureuses 2019 : jus de fruit ultra élégant, gourmand, évident, pas de tannins, pas forcément un gros volume, pas une grosse complexité en l'état, mais gros plaisir. TB++.

 

Mugnier - Musigny 2012 : couleur plus rouillée, mais claire aussi. Un nez très différent, plus kirsché, plus cuir, presque un peu olive, lardé-fumé, un côté syrah presque. La bouche n'a pas un gros volume, mais beaucoup de noblesse, en tension, avec beaucoup d'allonge, un brin austère mais très noble, à aller chercher par rapport aux Amoureuses. Le Musigny est moins immédiat mais plus complexe. Exceptionnel. Une autre bouteille semblait plus fine, fruitée dès l'ouverture, plus ouverte, plus facile. Exceptionnel.

 

 

Mugnier Musigny 2013 : pas un gros volume, encore sur un beau fruité frais, mais ne se livre pas totalement, clairement encore trop jeune pour être à son apogée. Mais aucune inquiétude non plus. TB.

 

 

 

Visite au domaine Mugnier

Chambolle 2017 (sur fût) : (Combe d'Orveau + 1er cru Les plantes) un vrai bonbon, assez mûr, à peine confituré, tannins soyeux, très élégant. On commence fort. TB++.

Chambolle 1er cru Fuées 2017 : un peu plus noir et concentré mais il garde lui aussi une texture de velours. TB++.

NsG Clos de la maréchale 2017 : comme toujours plus serré que les Chambolle mais on sent le millésime de fruit, gourmand qui se livrera vite. TB+.

Bonnes-Mares 2017 : pas en place, un peu de gaz, à revoir un autre jour

Chambolle 1er cru Les Amoureuses 2017 : la même élégance et la texture de velours des deux premiers Chambolle, beaucoup de gourmandise pour lui aussi, mais avec la longueur et la profondeur supplémentaire. Exceptionnel

Musigny 2017 : (Grand et Petit Musigny) un peu plus sombre, il se livre moins que les Amoureuses, texture de velours, un peu plus de minéralité dans le fond, il faut aller le chercher un peu, mais la longueur est superbe. Exceptionnel. Quelle série de 2017, le millésime s'annonce très gourmand et facile, moins profond qque 2016, il ira sûrement moins long dans le temps. A part chez Dujac qui a grêlé sur quelques parcelles, les volumes sont là.

NsG Clos de la maréchale 2016 (en bt) : plus serré que les 2017, plus d'acidité, superbe de fraîcheur et d'élégance mais à attendre un peu. Confirmation que les 2016 vont être grands, plein de fraîcheur, ils devraient aussi tenir dans le temps, peut-être plus que ce qu'on annonçait à leur sortie.

NsG clos de la maréchale blanc 2017 (sur fût) : léger, peu de gras, beaucoup de fruits du verger, facile, mais moins convaincant que les rouges.

 

28 mai 2013

Georges Roumier (Chambolle-Musigny) *****

Christophe Roumier est à la tête de ce domaine d'environ 12 hectares depuis 1981. Les vins peuvent parfois paraître sérieux pour Chambolle, avec de la concentration, du tannin, une bonne proportion de grappe entière : ils demandent du temps sous peine de passer à côté. Mais si on est suffisamment patient, ce sont probablement les plus nobles de toute la Bourgogne avec une parfaite définition de chaque terroir.

 

 

G. Roumier - Chambolle-Musigny 2006

Couleur : framboise, bourgogne classique assez pâle.

Nez : très fruité, fruits rouges assez classiques, pinote très légèrement. Un tout petit peu de cuir, et de notes toastées probablement dues à l'élevage.

Bouche : très douce, très fruitée, très peu tannique. Pleine de fruits rouges, légères notes florales/végétales. Pas beaucoup de matière, par contre la texture est très fine et très agréable, le vin glisse tout seul. C'est vraiment un vin très facile, du jus de fruits rouges, peu de complexité mais qui se boit tout seul.

Finale : assez courte, toujours sur le fruit.

Note : 17/20. Je m'attendais à plus de matière et de longueur chez Roumier, même sur un simple village. Mais en même temps j'ai rarement bu un vin aussi facilement, la bouteille descend toute seule. Un superbe petit vin donc (au prix d'un grand vin).

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G. Roumier Bonnes-Mares 2015 : (FDGV15) robe violette, nez sur les fruits noirs, floral, très belle matière en bouche, de la longueur, tannins peu perceptibles, très prometteur. TB+.

 

G. Roumier Chambolle 1er cru Les Cras 2014 : (FDGV16) robe sombre, nez encore un peu marqué boisé/vanillé, fruits noirs. Grosse concentration en bouche, tannins soyeux, belle trame minérale. Finale longue, épicée. S'annonce bien quand le bois sera parfaitement intégré. TB+.

 

 

G. Roumier - Morey Bussière 2012 : très beau  nez à peine évolué, fruits rouges avec un peu d'épices et un végétal noble (pivoine ?) bien intégré, plus décevant en bouche, un peu trop léger, peu de longueur, aromatique discrète, pas dans une bonne phase. B+. Regoûté un an après, bien plus en forme, beau volume, fruits noirs, notes florales, tannins soyeux, belle tension derrière, très classe. TB++. Une troisième bouteille confirme qu'il commence à vraiment se livrer. TB++.

 

Roumier, Morey Clos de la Bussière 2015 : pinot coloré, très dense, encore compact, fruité assez « noir », solaire, mais sans manquer d’acidité dans le fond, très gros volume et grosse longueur, mais semble encore trop jeune, à attendre sereinement une dizaine d’années. TB+

 

 

G. Roumier - Chambolle 2013 : couleur claire, nez de petits fruits rouges, pivoine, très élégant, bouche légère, de la dentelle, toute en finesse, un vrai jus de fruit, très pur et très facile à boire. TB+.

Chambolle 2013 : quelques années plus tard, style sérieux, semble plus mûr et sudiste que la précédente bouteille, tannins plus marqués, profond et racé, ceux qui sont à l'aveugle ne sont pas forcément sur un pinot, plus complexe mais moins de plaisir immédiat, moins que le Fourrier 17 bu en parallèle plus sexy dans le style. TB+.

 

Chambolle 2012 : plein de fruits rouges, plus de volume que 2013, très belle acidité, presque "tendu", très long pour un village. TB+

 

Christophe Roumier - Chambolle-Musigny 2012 : On revient sur une couleur plus claire, rubis. Le nez est sur la fraise, la framboise, la pivoine, petite impression de rafle. Bouche concentrée pour un village, encore toute jeune, très noble, il faut aller la chercher, beaucoup de fraîcheur et de longueur même si on sent qu’il n'est pas encore tout à fait à son apogée. TB+.

 

Roumier - Chambolle 1er cru les cras 2011 : belle aromatique, noyau de cerise, noble, beau volume et fraîcheur, encore jeune, finale un peu serrée, à attendre encore un peu. TB+.

 

Georges Roumier - Chambolle 2010 : encore très jeune, sur le fruit, très facile à boire, très rond, tannins insensibles, à l'aveugle on ne reconnait pas le style roumier, ça semble un peu lisse, avec une finale ronde, vanillée, l'ordre ne l'a pas aidé. Un bon village mais pas plus. TB.

 

Roumier - Bourgogne rouge 2017 : couleur sombre pour un bourgogne 17, nez qui met un peu de temps avant de pinoter, sérieux, fruité sombre, épicé, noble. Bouche avec de la concentration, de la puissance, un peu d'extraction, mais surtout beaucoup de fond, grosse allonge, noble, racé, quelques tannins de qualité, encore un gros potentiel de garde, du haut niveau, bien dans le style du domaine. TB+.

 

 

 

Domaines familiaux 2017

G. Roumier - Morey St Denis 1er cru Bussière 2009 : nez un peu chaud, on sent bien le millésime solaire, la bouche est un peu plus fraîche mais ça reste bien moins convaincant que les 2015. TB-.

Chambolle 15 : robe assez claire, nez peut-être un peu chaud, plus puissant et plus tannique que le Chambolle de Mugnier, à attendre (un peu de vendange entière ?) TB-.

Morey 1er cru Bussière 15 : plus tannique et plus sauvage que le Chambolle mais il reste très digeste grâce à une matière plus concentrée, plus de longueur, beaucoup de fraîcheur. Plus convaincant que le 2009. TB+.

Bonnes-Mares 15 : Matière énorme, puissant mais aussi plein de fruits, de fraîcheur, de tannins de grande qualité, probablement le vin avec la plus longue finale. Impressionnant. TB++.

 

 

Domaines familiaux 2018

Morey Clos de la Bussière 2016 : (40% VE) assez coloré, fruits rouges et noirs, violette, très frais, tendu, finit très long et encore serré n l’état. TB+.

Bonnes Mares 2016 : (60% VE) aromatique proche, encore plus de matière et de longueur, grande fraîcheur. Potentiel énorme. TB++.

Roumier Morey 1er cru Clos de la Bussière 2010 : Couleur à peine tuilée, nez de fraise écrasée, de noyau de cerise. Bouche très élégante, pleine de fraise, avec une belle acidité derrière. TB++.

 

 

Domaines familiaux 2019

Chambolle 2017 : robes plutôt claires sur les trois vins, aromatique fruits rouges, pivoine avec un peu de vendange entière très classe. Des vins tout en longueur, pas d’élevage ressenti, très nobles, sérieux, même le Chambolle, beaucoup de longueur et de pureté. TB++.

Morey 1er cru clos de la Bussière 2017 : un peu plus serré que le Chambolle. TB++.

Bonnes-Mares 2017 : plus de volume que les précédents, tannins moins serrés que Bussière. Plus accessible que sur les millésimes précédents, alors que le Morey était assez proche de 2016. Avec Dujac, le domaine qui a survolé la dégustation. Exc.

Morey 1er cru Clos de la Bussière 2011 : tannins fins, beaucoup de fruits rouges confiturés, manque un peu de fraîcheur. TB+.

 

 

Domaines familiaux 2021

Chambolle 2019 : couleur violette assez jeune, fruits noirs et violette, gourmand, facile, un peu de sucrosité, peu de tannins. Un peu trop confituré pour Roumier, on reconnait davantage le millésime. TB.

Morey Bussière 2019 : Un peu confituré aussi, mais déjà plus racé, on sent la patte Roumier, un peu plus de grappe entière, plus de longueur et de fraîcheur dans le fond. TB+.

Bonnes Mares 2019 : (70% VE ici) à peine toasté, sent un peu plus la rafle, encore jeune, et un peu serré, mais la fraîcheur est là. A voir dans 10ans désormais. TB+. A peine moins emballé au final par l’ensemble de la gamme qui d’habitude survole ce salon.

Morey Bussiere 2018 : très fruité, facile, assez rond bizarrement pour Roumier, dans une phase sur le fruit très accessible. TB+.

 

 

domaines familiaux 2022

Morey Bussière 20 : couleur assez claire pour un Roumier 2020, nez de fruits rouges à peine sucré, floral. Bouche avec un très beau fruité, pure, fraîche, pas de sucrosité cette année, la finale par contre est bien serrée en l’état, mais très noble. Je retrouve la classe et le sérieux que j’aime chez Roumier. TB+.

Chambolle 20 : très clair pour Roumier aussi, petits fruits rouges, moins de volume, plus d’allonge, tannins serrés aussi, pas de travail de texture ici, mais impression minérale. Comme tout Roumier, il faudra 10ans minimum mais très prometteur. TB+

Bonnes Mares 20 : même trame, un peu plus mûr, et un peu plus coloré, tannins un peu plus gras, texture plus enveloppante, moins serré, presque plus accessible. TB++.

Chambolle Les Cras 2019 : je retrouve la même impression que sur les 2019 l’an passé, contrairement aux 2020 le fruité est ici un peu trop confit, de la sucrosité. La texture est belle mais ça manque d’acidité à mon goût pour équilibrer le tout. B+.

 

 

Domaines familiaux 2023

Chambolle 21 : couleur clair, nez un peu toasté, à peine réduit, bouche ronde, facile, peu tannique pour les vins du domaine, facile à boire. TB.

Morey Bussière : très clair en couleur, fruité un peu plus noir au nez cependant, pas de boisé ressenti, la finale allonge plus, avec une trame épicée, noble, un peu plus de tannins que le précédent (mais beaucoup moins que les 2020). TB+.

Bonnes Mares 21 : très clair, très floral, pas forcément plus de volume mais plus de tension, finale un peu plus serrée et végétale, noble. TB+.

Roumier - Chambolle Les Cras 2018 : très sombre en couleur, très crème de cassis, confituré. B+.

 

1 juillet 2019

L'Avenir (Afrique du sud) **

L'Avenir - Chenin blanc Block 30 Stellenbosch 2012 bt 1146/3000 : couleur or pâle, nez moyennement expressif sur la pêche, l'ananas, la poire, le pamplemousse, et des notes mentholées. Bouche très grasse, toute en "largeur", manquant de tension et de fraîcheur, sur la pêche, les fruits blancs et des notes de fenouil. Longueur moyenne, la finale est un peu chaude. Ressemble plus à certains de nos vins sudistes qu'à nos chenins de Loire. Note : 14/20.

l'avenir block 30

 

 

MAN Family ** - Coastal Region "Free run steen" Chenin blanc 2016 :  couleur claire, nez expressif sur les fruits exotiques, assez mûr, melon aussi. Bouche avec un peu de vivacité à l'attaque et du fruit, qui finit très court. Entrée de gamme correcte. B.

MAN Family - Coastal Region "Padstal" Chardonnay 2016 : nez légèrement beurré/grillé, bien typé chardonnay du monde, bouche plus sur la vivacité, citronné, avec une acidité tartrique assez marquée. Pas mauvais, mais probablement pas très "naturel". B-.

MAN Family - Bosstok pinotage 2017 : couleur rubis foncé, nez de coulis de fruits rouges, pointe épicée, élevage bien intégré, fait un peu grenache. Bouche avec des fruits rouges confiturés, bonne acidité derrière, tannins fins, assez rond, finale un peu courte et chaude sur les épices. Bonne entrée de gamme. B+.

 

 

Beyerskloof *** - Pinotage Reserve 2016 : couleur rubis foncé, nez sur la cerise, la mûre, fruits un peu sucrés et gourmands, pointe vanillée, notes de viande fumée du cépage. Bouche assez fraîche, beau fruité gourmand, tannins bien lissés par le bois, longueur moyenne, sur les fruits, donne envie d'y revenir. Style un peu trop moderne peut-être mais très bien fait. TB.

 

 

Glenelly ** - Chardonnay unoaked glass collection 2016 : chardo un peu réduction/grillé, vif, pas de gras, citronné, tombe assez vite, fait le boulot pour le prix. B.

Glennelly syrah glass collection 2017 : très confit. B-.

 

 

Crystallum ** - Pinot Noir Peter Max 2018 : sucre, orangette, très vite écoeurant, manque d'acidité et de fraîcheur. Moyen+.

Crystallum :   Peter Max pinot noir 2023 fin et salin, petite touche orangette, clair en couleur, quand même de l’allonge, très bon.

 

 

Bouchard Finlayson ** - Pinot noir galpin peak 2017 Hemel-en-Aarde : sucre, orangette, caramel, élevage vanillé très marqué, vite écoeurant. Moyen.

Bouchard Finlayson (Af sud) – Sauvignon 2020 Walker bay : très variétal, bourgeon de cassis, vite écœurant, mais frais ceci-dit. B.

Bouchard Finlayson – Missionvale chardonnay 2011 : très dorée, nez beurre rance, champignon, évoluée, bouche sympa, beurrée, truffée, fait vieux bourgogne, manque un poil de peps sur la finale, mais joli vin de gastronomie. B+.

 

 

Hamilton Russell Vineyards ***, Chardonnay 2019 Hemel-en-Aarde : Couleur or pâle, nez qui sauvignonne légèrement, pas de beurré, ni vraiment d’élevage ressenti, bouche assez droite, en tension, pas de gras, sur les agrumes, sauvignonne un poil aussi sans excès, finale un peu sur le soufre. TB.

 

 

Gabrielskloof **, chenin blanc 2024 : chenin bien maitrisé, joli fruité, pas de lourdeur, très facile, déjà prêt. B+.

 

Springfontein **, pinotage 2022 terroir selection : très chocolat, tout rond, coconut et boisé. B-.

 

False Bay vineyards (Waterkloof) **, chenin blanc slow 2025 : chenin classique, acidité moyenne, en rondeur, mais pas de lourdeur, simple et facile, bonne entrée de gamme. B.

 

3 janvier 2013

Le Potazzine (Toscane) ****

 

Le Potazzine (les "mésanges charbonnières") est un petit domaine familial de 5hectares dirigé par Gigliola Giannetti et ses deux filles Viola et Sofia Gorelli, épaulées à la cave par Roberta Tiberi. Le domaine possède 3 hectares sur le secteur très frais de "Le Prata", lieu-dit à 500mètres d'altitude à 4km au sud-ouest de Montalcino et depuis 1996 2 hectares supplémentaires à Sant'Angelo in Colle, plus au sud. Le style est "traditonnel", avec des élevages en foudres de Slavonie de 30à50 HL, une culture bio non certifiée, une recherche constante de fraîcheur et de finesse, une excellente gestion des millésimes froids comme des millésimes chauds. C'est ici que l'on trouvera peut-être les vins les plus élégants de Montalcino.

 

 

Le Potazzine - Brunello di Montalcino 2013 : (100% sangiovese, taille guyot, élevage 42 mois en foudres. Densité 6000pieds/hectares. Rendements 28-30HL/ha. Macérations 30-35jours. Levures indigènes. Non filtré. 14%) Couleur rubis, proche d'un pinot, peu évoluée. Le nez est expressif dès l'ouverture, sur les fruits rouges légèrement confiturés, fraise, framboise, cerise, de subtiles notes de rose, puis avec l'aération une aromatique plus sauvage et plus sudiste de viande fumée, herbe grillée, réglisse, garrigue. La bouche est toute en finesse, avec des tannins soyeux, pas une grosse matière, elle reprend l'aromatique du nez avec un petit côté lacté surtout à l'ouverture (qui me rappelle les Barolo d'Elio Grasso ou G. Mascarello), puis un parfait équilibre entre fruits rouges confiturés et belle acidité. Finale assez longue, fraîche, fruitée, pointe saline (anchois). On y retourne facilement. Un très grand Brunello, tout en finesse, qui n'a pas spécialement besoin de plus de temps sur ce millésime frais. TB++.

le potazzine 2013

 

 Le Potazzine - Brunello di Montalcino 2013 : joli nez, bouche entre deux âges noble mais un peu austère, manquant un peu de fruits frais, très belle longueur par contre, à attendre désormais. TB+.

 

Rosso di Montalcino 2019 : clair en couleur, assez fin, beau fruité, à peine serré sur la finale. B+.

Le Potazzine, Rosso di Montalcino 2019 : encore serré, le fruité manque un peu d’éclat, déjà évolué pour 2019, pas une bouteille en super forme.

 

4 avril 2014

Jean Foillard (Villié-Morgon) ***

 

Domaine dune vingtaine d'hectares aujourd'hui, créé en 1981 par Jean Foillard, désormais épaulé par son fils Alex Foillard (qui a son propre domaine en parallèle). Suivant les préceptes de Marcel Lapierre le domaine s'est fait connaitre pour le bio, les vinifications sans soufre, le travail grappes entières en macération carbonique. 

 

 

Jean Foillard - Morgon "Première" 2011 : robe claire et violacée, nez un peu réduit, assez vert, puis des fruits rouges classiques du gamay dans le fond. Bouche un peu fluette, tanins asséchants, beaucoup d'acidité, un peu de fruit dans le fon mais pas assez pour rattraper ces défauts. Un peu déçu par cette cuvée qui ne me permettra pas d'attendre mes Côtes du Py 2011. Note : 13,5/20.

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Jean Foillard - Morgon Côte du Py 2011 : robe rubis claire, nez sur le fruit, qui pourrait faire penser à du pinot, petits fruits rouges et notes florales, pivoine. Bouche très légère, un peu nature avec une pointe de volatile, assez pure, quand même un peu de tannins cependant sur la finale, fluide et facile à boire mais manquant un peu d'intensité, surtout le lendemain. B+.

 


Foillard, Morgon 3.14 2018 : Couleur assez sombre, nez plein de cassis, de fraise sucré, un peu bonbon mais gourmand, notes de violette aussi. Bouche ronde, sans tannins, petite sucrosité, toute en rondeur, les 14,4% sont bien intégrés, avec un beau volume, mais on sent que c'est mûr, un peu de sucrosité, très bon au départ, servi pas trop chaud, à voir à la longue il peut lasser assez vite. Finale précise, pas du tout de déviance ici. TB.
 

19 février 2014

Beaucastel (Courthézon) *****

Grand domaine d'une centaine d'hectares, en bio, le Château de Beaucastel appartient à la famille Perrin (qui possède aussi des vignes un peu partout dans le Rhône méridional). C'est aujourd'hui César et François qui sont à la tête du domaine avec Claude Gouan au chai. Les vignes sont principalement situés à Courthézon au Nord de l'appellation, en partie sur des sols de galets roulés, avec les 13 cépages. Les rouges sont plutôt travaillés sur la finesse même si les terroirs chauds leur apportent suffisamment de concentration. La cuvée Hommage à Perrin (mourvèdre majoritaire) est plus puissante et doit être attendue longtemps. Les blancs sont opulents, taillés pour la garde, ils retrouvent après quelques années une certaine fraîcheur et de beaux amers.

 

 

Chateauneuf du pape blanc VV 2008 (100% roussanne)

Très belle couleur or intense et brillante

Nez : sur l'abricot et surtout sur les zestes d'orange, on trouve aussi des amandes grillées et un côté floral.

Bouche : la texture est grasse mais moins que ce à quoi je m'attendais pour un CdP blanc. Le vin est très puissant sans que ce soit gênant. Avant de carafer la bouteille une bonne heure, il y avait un peu de poivre blanc qui a complètement disparu avec l'aération. Seul petit bémol : léger manque d'acidité (mais bon, on est dans le Rhône).

Finale : interminable, sur l'orange amère, une des plus longues que j'ai vues à ce jour sur des blancs secs.

Note : 18,5/20.

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Du même domaine, goûtés en salon les rouges (30% mourvèdre 30% grenache 10% syrah 10% counoise 5% cinsault et terret noir, vaccarèse, muscardin, picpoul, picardan, bourboulenc, roussanne :

- Châteauneuf du pape rouge 2009 : 17,5/20

- Châteauneuf du pape rouge 2003 : 17,5/20

 

Coudoulet de Beaucastel rouge 2010  (goûté lors de la soirée LPV sans thème)

CR de Julien : "Le robe change directement de ton, c'est très dense et profond.
Le nez est très fruits noirs avec beaucoup de mûre. Ca reste frais avec du menthol, de la réglisse et un coté poivré.
Pour la bouche, c'est puissant, épicé, assez tannique. Un légère amertume est présente en fin de bouche. A attendre un peu peut-être, mais c'est déjà très prometteur."

beaucastel

 

 

Soirée LPV Rhône 2 :

Beaucastel - CdP rouge 2001 : robe plus claire, plus évoluée aussi. Fruits un peu moins noirs, mais plus cuits, confiture de fraise, bonne fraîcheur mais les tannins sont trop raides en bouche. L'ordre ne l'a pas aidé en plus. Finale asséchante. Sans être mauvais, c'est un peu décevant vu l'étiquette.

Beaucastel - CdP rouge 2001 : très poussiéreux, problème de bouteille a priori. 

Beaucastel – CdP blanc 2005 : couleur or pâle, nez plus mûr que Rayas, plus sur la pêche et l’abricot. Bouche plus grasse, moins en finesse, mais elle a elle aussi une bonne fraîcheur, finale a peine moins longue et moins tendue. Il souffre un peu de la comparaison mais c’est pourtant un beau vin. TB-.

 

Beaucastel - CdP blanc Roussanne VV 2005 : Robe dorée, nez de liquoreux avec beaucoup de miel, de l’ananas, des fruits exotiques, moins bien en bouche où le vin semble lourd, avec pas mal d’alcool et d’amertume là aussi. Regoûté sur les fromages servi plus frais, l’aromatique part sur la poire, les fruits blancs, la bouche semble plus fraîche, bien mieux. Au final quand même une petite déception à la vue de l’étiquette. TB-.

 

Beaucastel - CdP Roussanne VV 2003 : couleur or profond, nez sur le miel, l'ananas, les fruits exotiques, superbe. Bouche épaisse, fruits exotiues, miel, pas une grosse acidité mais quand même juste ce qu'il faut pour ne pas être lourd, très long. TB++.

 

Beaucastel - CdP Roussanne VV 2007 : couleur or profond, nez miel et pointe sous-bois, déjà évolué, bouche opulente, grasse, pas trop lourde, assez longue, mais manque un peu de peps à mon goût. TB.

 

Roussanne VV 2010 : bien miellé et fruits jaunes, élégant, pas trop lourd sur ce millésime, commence à bien se goûter. TB+. Une autre bouteille avait un nez magnifique, mais la bouche manquait un peu d'acidité. TB. Une troisième très fruitée, bouche assez fine. TB+.

 

Roussanne  VV 2012 : manque un peu d'acidité, même si pas trop alcooleux. B+.

 

Famille Perrin - Vieille Ferme Ventoux 2017 rouge : robe rubis, nez sur les fruits rouges confiturés, gourmand, idem en bouche, fruitée, légère, elle finit malheureusement sur une pointe d'alcool et un peu de gaz. B-.

 

Famille Perrin - Rasteau 2018 : assez clair en couleur, fait grenache légèrement confituré, simple, pas très épais, reste frais, facile. B.

 

Famille Perrin - côtes du rhône blanc nature 2018 : clair en couleur, nez réglisse, peche, abricot, bouche avec un peu de vivacité à l'attaque (élevage court en cuves) puis finales très courte un peu lourde sur la réglisse. B-.

 

Château de Beaucastel - Châteauneuf-du-Pape blanc 2016 : (80% roussanne, 15% grenache blanc, + picardan, clairette et bourboulenc) Couleur or pâle, nez légèrement beurré, sur le miel, les fruits jaunes. Bouche grasse, opulente, plus florale que le nez, avec juste ce qu'il faut d'acidité pour ne pas tomber dans la lourdeur. Un grand classique au niveau attendu. TB.

 

4 avril 2014

Château Cheval Blanc (Saint-Emilion) *****

 

Domaine de 39ha, appartenant à LVMH. De nombreux investissements ont été faits depuis 2010 pour gagner encore en qualité. Possédant environ 50% de cabernet franc, Cheval Blanc fait toujours partie des Saint-Emilion les plus frais et distingués.

 

 

Château Cheval Blanc - Saint Emilion 2006 : robe entre rubis et grenat, on monte d'un cran au niveau de la couleur mais ça reste quand même assez clair. Le nez est très brioché, un peu vanillé, l'élevage domine encore, on sent du fruit rouge et des notes florales dans le fond. C'est bien mieux en bouche, elle est assez vive, avec une très bonne acidité, tanins très fins et texture de velours, très belle matière. Le côté brioché se sent moins, on a plus de fruits (rouges et noirs), légères notes florales. Finale longue mais pas exceptionnelle. Au final je suis déçu par le nez et plutôt convaincu par la bouche. Il faudra surement attendre quelques années pour que le bois se fonde bien, en l'état j'avais préféré Canon-la-Gaffelière 2006. Mais surtout je ne pensais pas que Cheval-Blanc faisait des vins dans un style aussi "moderne" avec un travail sur le bois et la texture. Encore une fois ce n'est qu'une impression sur une bouteille bue trop jeune. Note : 17,5/20.

 

1995 : marqué par le cabernet franc, pas trop en rondeur, pas spécialement boisé, mais pas un gros volume, une certaine noblesse, mais aussi un végétal à peine trop prononcé. TB-.

 

 

16 août 2018

Denis Mercier (Suisse) ****

Denis Mercier - AOC Valais Ermitage flétrie sur souche 2008 : (100% marsanne, 1/2bt) Couleur or profond, superbe nez sur le miel, le coing, des fruits exotiques bien mûrs comme de la goyave, de l'abricot, de la mandarine. Bouche épaisse, sirupeuse, assez puissante, encore très jeune mais déjà excellente, le sucre est bien équilibré par une acidité élevée, à peine moins exotique que le nez avec un peu plus d'abricot sec. Finale longue avec quelques amers, des agrumes. Très beau liquoreux, mon meilleur vin suisse pour le moment. Note : 18/20.

denis mercier ermitage fletrie

 

 

 

Mabillard-Fuchs Madeleine et Jean-Yves ** - Valais Humagne blanc 2015 : (100% humagne blanc) Couleur or pâle, beau nez, expressif, très marqué par les fleurs blanches, un peu de pêche et de miel. Bouche épaisse, grasse, où on retrouve bien les arômes du nez, surtout les fleurs blanches, un peu de poivre aussi, le vin semble puissant, il manque d'acidité, l'alcool ressort vite. Finale courte, vite écoeurante, alcooleuse. Le nez était très beau dommage que le bouche soit mal équilibrée. Note : 13/20.

 

 

Domaine de Beudon *** - Riesling x sylvaner 2016 AOC Valais : (müller-thurgau) que de l'alcool, pas de fruit, pas d'acidité, déjà trop vieux ou défaut de bouteille... Moyen.

 

 

Simon et Régis Bagnoud ** - Johannisberg Coteaux de Sierre 2022 : un sylvaner très fleuri, fruité, perlant, manque de tension en finale. B.

 

 

Patrick Chabrier ** vinifié par Frédéric Zufferey Syrah Valais 2022 et Petite Arvine 2022 : deux vins très simples sans défauts majeurs mais manquant clairement de fond. B.

 



JR Germanier **

(à Prowein) Fendant les terrasses 2021 variétal, floral, mou. Petie arvine 2021 gras fruité du cépage pas trop lourd garde une bonne fraîcheur derrière, très bon. Heida de Vex 2020 (savagnin, 15% fût) mou, rond, boisé, bof. Mitis 2016 amigne flétrie gras, mou, très boisée, bof.

(Mitis 2000, peu d'acidité mais boisé intégré. B.

 

27 septembre 2021

Soirée Corse

Comme de nombreuses régions, la Corse a connu une période faste au Moyen-Age (sous l'influence de Gênes) avant de souffrir du phylloxéra et des guerres mondiales. Dans les années 1960, à l'instar du Languedoc-Roussillon, on assiste au retour des pieds-noirs et à un production de masse, privilégiant la quantité. Ce n'est en fait que tout récemment (années 1990-2000) que la Corse a pris conscience de son potentiel, et cherche désormais à produire des vins de grande qualité, identitaires, et remettant en avant les vieux cépages autochtones. C'est pour cela que nombre de grands vins sortent en "Vin de France", ayant un temps d'avance sur la législation des AOP...

 

Les Blancs

1 - Antoine-Marie Arena, Vin de France San Giovanni 2020 : (Bioà Patrimonio. 100% vermentino. Elevage cuve) Couleur très claire, nez très aromatique, fruité et floral. Bouche simple, légère, variétale, facile. Bien pour commencer. B.

 

2 - Clos Venturi, Vin de France Chiesa Nera 2016 : (BioDà Ponte Leccia. vermentino, genovese et bianco gentile. Elevage œuf béton) Couleur dorée, nez bien plus complexe, miellé, légèrement beurré, fruits jaunes, noisette, déjà un peu évolué. Bouche très fraîche, plus jeune que le nez, fruitée, grasse, très dense, un côté Bourgogne légèrement évolué sans notes boisées, finale très longue. Un grand blanc Corse. TB+.

 

abbatucci vaccelli

  

Les Rouges

3 - Abbatucci, Vin de France Faustine 2020 : (BioDsud d’Ajaccio. sciaccarellu + niellucciu. Elevage cuve et foudre) Couleur très claire, nez de fraise et de framboise confiturées, un peu de poivre et d’épices. Bouche toute en fruit, légère, fraîche, pas de tannins, un vin de soif mais avec une belle longueur en plus. TB+.

 

4 - U Stiliccionu, Vin de France Kalliste 2017 : (BioDsud d’Ajaccio. sciaccarellu + niellucciu. Elevage cuve et demi-muid) Couleur un peu plus sombre et trouble, nez plus animal, plus sauvage, plus complexe mais peut-être moins précis, avec aussi du cuir, des fruits noirs, des épices. Bouche plus épaisse que le précédent, un vin proche du nature mais qui reste propre, finale très longue avec une impression de salinité. Très différent mais très joli aussi. TB.

(Kalliste 2019 : proche du 2017, un petit côté nebbiolo, belle allonge, bonne acidité, petite évolution, sauvage mais propre et précis. TB+.

Emy Lidia blanc 2022 : un côté "Bouzeron de villaine", brioché, lies, très frais, tendu, presque tannique, pas du tout de gras, belle allonge, pas du tout aromatique pour un vermentino, assez long et salivant

Sottu Scala 2021 rouge bu en 2026 : puissant, sur la grenadine, la fraise écrasée, avec une petite sucrosité, aux tannins soyeux, sans tomber dans la lourdeur. TB.)

 

5 - Vaccelli, AOP Ajaccio Granit 2018 : (Bio100% sciaccarellu. Elevage fût) On revient à une couleur extrêmement claire et brillante, nez de petits fruits rouges et de rose, très bourguignon. Bouche soyeuse, pleine de fruit, dans laquelle les 15% ne se sentent absolument pas, l’impression d’un pinot légèrement plus solaire et épicée, à la longueur et à l’élégance incroyable. Il a remporté tous les suffrages ! Du grand art. TB+.

 

6 - Yves Canarelli et Patrick Fioramonti, Vin de France Tarra di Sognu 2018 : (BioDà Bonifacio. Carcaghjolu nero, minustellu, sciaccarellu. Elevage foudre) Couleur un peu plus sombre, nez élégant avec un peu de violette, de la mûre, des fruits des bois. Bouche légère en alcool (13,5) par rapport au Vaccelli, toute en délicatesse, peu de tannins, là aussi un côté bourguignon même si le fruit est plus mât que dans le précédent. Beaucoup de rondeur et d’élégance. Très précis, tout est parfait mais presque trop. Certains lui reprochent d’être un peu trop lisse pour remporter cette série de 4 grands vins de la Corse du sud ayant chacun sa personnalité. TB++.

 

7 - Leccia, AOP Patrimonio Pettale 2017 : (Bio100% niellucciu. Elevage cuve) On change complètement de style avec les niellucciu du Nord. On passe sur une couleur plus foncée, un nez plus sauvage, cannelle, orangette, fruits noirs, cuir. Bouche encore serrée, les tannins sont encore bien présents. Belle complexité aromatique mais le vin est clairement trop jeune. B-.

 

8 - Mariotti Bindi, AOP Patrimonio Porcellese 2015 : (Bio100% niellucciu. Elevage cuve) Couleur foncée et trouble, nez très animal, un côté confit, de la prune, voire du pruneau. La bouche est plus fraîche que le nez, puissante, sauvage, complexe, encore des tannins mais bien mieux intégrés que dans le précédent. Il commence à être prêt à boire lui. B+.

 

 

VDN (Vin Doux Naturel)

9 - Leccia, AOP Muscat du Cap Corse 2019 : (Bio100% muscat à petits grains, VDN. Elevage cuve. 117gr SR) Couleur or pâle, nez bien évidemment très expressif avec l’impression de croquer du raisin blanc, ça reste assez fin et élégant pour un muscat, sans trop de notes de parfum de rose. L’équilibre sucre/acide en bouche est bon, les 16% bien intégrés. Un joli vin de dessert pour finir. B.

 

22 avril 2013

Château Simone (Meyreuil) ****

Château Simone - Palette blanc 2001

Couleur : or pâle.

Nez : très expressif quelques heures après l'ouverture (pas besoin de carafage), sur la noix, l'amande, le miel, la brioche, l'orange amère. Un côté vieux champagne. Pas de notes beurrées.

Bouche : le vin n'est pas particulièrement gras, toujours pas de notes beurrées, ni de truffes, mais beaucoup de noix, de brioche un peu toastée, miel, fruits mûrs (orange surtout, un peu de citron). Belle acidité et bonne fraîcheur même si ce n'est pas un vin qui joue sur la tension. Il manque un peu de matière à mon goût.

Finale : belle longueur, fraîche, quelques notes florales en plus désormais, toujours de la noix.

Note : 17/20. Un bon vin, assez différent de ce à quoi je m'attendais (il n'a rien d'un Chardonnay de Bourgogne contrairement à ce que j'ai pu lire parfois). Prêt à boire mais qui doit pouvoir tenir encore quelques années.

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Informations complémentaires : Cépages 80% clairette, 10% grenache blanc, et ugni, bourboulenc, muscat blanc. Sols d'éboulis calcaires.

 

 

Château Simone - Palette blanc 2015 : (clairette + grenache blanc, ugni, muscat) Couleur dorée, nez de fruits jaunes, voire quelques fruits secs, floral et un peu toasté. Bouche puissante, à la concentration impressionnante, quand même une bonne acidité dans le fond grâce à la clairette et l'exposition nord. Un peu d'alcool sur la finale pour chipoter. Un vin au grand potentiel, qui aurait besoin d'être attendu encore quelques années. B+.

 

Rouge 2008 : un côté bordelais, voire Rioja rouge, pas trop d'alcool (13,5%), élevage bien intégré, fruits rouges, viande fumé, tabac, entre fruité et tertiaire, tannins fondus, noble et gourmand, pile à point. TB+.

 

Blanc 2008 : cire, miellé, fruits jaunes, pinède, presque menthol, encore jeune, frais, 13,5%, pas une très grosse acidité, beaux petits amers, long, sans aucune lourdeur, super aromatique, encore quelques années pour que ça truffe. TB+.

 

Palette blanc 2019 : doré, miellé, fruits jaunes,  pas beaucoup d'élevage, pointe terpène qui apporte de la fraîcheur. Bouche avec du volume, pas une grosse acidité, mais reste digeste, pas trop élevée en alcool, petits amers qui étirent la finale, déjà bon et accessible. TB.

 

Palette blanc 2019 : phase encore sur le fruit, abricot, pêche, miellé, cire, déjà accessible, sans lourdeur.

Palette blanc 2012 : début d'évolution, plus sur les amers, les fruits secs, touche plus caramélisée, plus de cire aussi, pas encore truffé, mais peu encore tenir sans problèmes, belle bouteille. TB+.

2001 : début de beurre truffé, très noble, complexe, pas très haut en alcool, plus sur les amers que sur l'acidité, encore jeune et fringuant. TB++

 

Château Simone, blanc 1995 : suspicion de bouchon, en tout cas la bouche est plate, passée.

 

25 février 2014

Tempier (Le Plan du Castellet) *****

 

Domaine créé par Lucie et Lucien Peyraud dans les années 1940, dirigé aujourd'hui par Daniel Ravier, épaulé à la vigne par Jean-Philippe Fourney. Le domaine n°1 de Bandol ne se repose pas sur ses lauriers, le chai a été modernisé, le parc à foudre remplacé, des vignes ont été acquises pour produire plus de rosé... Si le blanc du domaine n'atteint pas le niveau des rouges, c'est avant tout parce que ces derniers sont exceptionnels par leur force de caractère, leur côté "sauvage", leur potentiel de vieillissement, leur puissance, mais gardant toujours la fraîcheur nécessaire. Les derniers millésimes semblent plus infusés, plus fins et accessibles en jeunesse sans avoir perdu leur profondeur.

 

 

Domaine Tempier - Bandol rouge 2007

Couleur : grenat.

Nez : très beau nez, bien ouvert sans être éxubérant non plus, sur les fruits noirs plutôt mûrs (cassis, mûres), légère touche mentholée, et quelques épices sudistes.

Bouche : puissante mais en même temps les tannins sont très très fins. Le vin est frais et très fruité (toujours des fruits noirs et un peu de griotte aussi). Les épices sont un peu plus présentes qu'au nez. Belle matière. Beaucoup de plaisir en l'état même si le vin tiendra surement quelques années sans problèmes.

Finale : très belle longueur, beaucoup de fruits là encore.

Note : 18/20 un vin excellent, et dire que c'est la cuvée "de base" du domaine.

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Informations complémentaires : Cuvée classique 70 à 75% Mourvèdre, 14 à 16% grenache, 8 à 9% cinsault, 2 à 3% carignan. Terroir argilo-calcaire, assemblage des différente parcelles du domaine, rendements 30 à 38 h/ha. La Migoua : 50% mourvedre, 20% grenache, 25% cinsault, 3% syrah, exposition 2/3 plein sud, en altitude. La Tourtine : 80% mourvedre, 10% grenache, 10% cinsault, vignes situés plein sud, vin plus minéral. Cabassaou : 95% mourvèdre, 4% syrah, 1% cinsault, petite parcelle située plein sud en bas du coteau de la Tourtine, abritée du mistral, vin de longue garde.

 

Tempier Bandol 2015 : beaucoup de réduction, mieux sur la fin du verre, beau fruité et fraîcheur derrière. à attendre ou à ouvrir très longtemps à l'avance.

 

Tempier Cabassaou 2008 : couleur sombre, beaux fruits noirs et épices, surtout une bouche très délicate, tanins soyeux, très fraîche et fine pour Cabassaou, pas très épaisse, on sent le millésime frais et élégant. TB+.

 

Cabassaou 2015 : encore jeune, puissant, à attendre.

Cabassaou 2013 : plus de fraîcheur dans le fond, beau fruité, déjà du plaisir et un beau potentiel de garde.

Cabassaou 2008 : fruité plus noir, plus cassis, chocolat, un peu truffe, pas forcément plus d'alcool, encore un peu tannique, accessible mais bon potentiel de garde là aussi.

 

Tempier Bandol rouge Lulu et Lucien 2020 : clair en couleur pour Bandol, très beau fruité cerise rouge, bouche avec fraîcheur, acidité, tension, à peine tannique sur la finale mais déjà ultra accessible, certains ont pensé pinot. Délicieux. TB+.

 

Tempier Bandol blanc 2018 : couleur or pâle, nez un peu trop aromatique peut-être, abricot et floral, bouche fraîche, tendue, beau volume, de la longueur. TB.

 

Tempier, Bandol Migoua 2019 : nouveau style du domaine on dirait, un peu de réduction et de gae à l’ouverture, nez avec un joli floral. Bouche aux tannins fins, juteuse, florale, fruitée, élégante, bien plus en infusion que par le passé, mais toujours avec du fond. TB+.

 

Cabassaou 2011 : très noir, encore très serré, à attendre...

 

Goûtés à Vinisud :

Tempier - Bandol 2011 : beau fruité, tanins encore un peu trop raides, à attendre. B+.

Tourtine 2011 : un peu de réduction, beau fruité aussi, très puissant, plus long, à attendre aussi. TB-.

Cabassaou 2011 : plus mûr, plus tannique et encore plus long, c'est trop jeune pour lui aussi, gros potentiel. TB.

Bandol 2012 : (brut de cuves, emb en juillet), beau fruité. B+.

Migoua 2012 : plus frais et plus minéral que les autres cuvées. Jeune là aussi, mais millésime assez prometteur. TB-.

Tourtine 2012 : un peu plus chaud, plus puissant et épicé que Migoua. TB-.

Migoua 2006 (magnum) : (carafé 3h), là aussi on se dit que c'est trop jeune, les tanins sont encore raides, mais le nez est magnifique, à attendre encore. En dessous du 2007 bu il y a quelques temps cependant. TB-.

 

5 février 2024

Visite au domaine Lapilli (Authezat) ***

 

Domaine Lapilli (Elsa et Géraud)

 

Elsa et Géraud se sont installés en Auvergne en 2023. Après un BTS viti-oeno à Mâcon et de nombreuses expériences dans toute la France (Guillot-Broux, Guillemot-Michel, Gramenon, Pierre Frick, Garrelière et d’autres exploitations plus « quantitatives »), ils ont eu l’opportunité de revenir sur les terres de Géraud plutôt que sur le Cognaçais d’Elsa et de reprendre le domaine Marc Pradier.

 

 

Ils possèdent 5ha de vignes répartis en 5 parcelles :

- Sur le puy de Marmant (Veyre-Monton) : gamay, pinot noir, chardonnay sur sols argilo-calcaires riches en argiles avec quelques pierres volcaniques.

- Sur le Puy de Tobize (Martres-de-Veyre) : gamay, pinot noir, chardonnay, exposition sud-est, sols proches de ceux de Marmant.

- Sur Corent Nord : gamays d’Auvergne, le haut de la parcelle a été planté en 1964, le bas a été planté majoritairement en 1988. Les porte-greffes sont variés ici, c’était la parcelle test de Marc Pradier. Sols de marnes calcaires + quelques basaltes, pépérites, pouzzolane et lapilli (une petite pierre formée de cendres volcaniques).

- Sur Corent Sud, 2 parcelles, une de pinot noir en haut de coteau et une de gamay (gamays beaujolais et gamays d’auvergne de 30ans environ) en allant sur l’ouest.

 

A noter aussi 30ares de terre vierge sur Corent sud, où le domaine pourra planter à l’avenir. Le choix du/des cépages n’est pas fixé, mais ce sera du blanc, Elsa et Géraud en possédant très peu.

 

lapilli corent 

Haut de la parcelle à Corent-Nord. Le Puy de Marmant est à gauche (la parcelle de Lapilli juste à droite du Puy). Les vignes du Puy de Tobize sont à droite juste au-dessus des habitations.

 

 

 Les vignes du Puy de Marmant. Corent est donc en face cette fois-ci.

 

 

Les jeunes vignerons se considèrent comme chanceux d’avoir pu récupérer des vignes en Auvergne, et des vignes bio depuis 2010, bien entretenues. Ce qui ne veut pas dire qu’il y a rien à faire, loin de là. Seul l’intercep était travaillé, un labour au cheval a donc été réalisé pour éliminer le chiendent qui faisait concurrence. Des préparations à base de prêle, de la P500 et P501 ont été pulvérisées (pas de certif BioD à court terme mais pourquoi pas un jour), quelques bois de taille broyés et mis au sol, etc… Il y aura probablement des semis par la suite pour récupérer un peu plus d’azote notamment.

 

Les vignes sont toujours taillées en guyot simple mais désormais le bras change de côté tous les ans. On observe déjà plus de vigueur sur la plupart d'entre elles. Les jeunes plants peuvent être taillés en cordon ou en gobelet, greffés majoritairement sur porte-greffes 1103-paulsen. Les plants sont généralement des massales provenant d’un pépiniériste alsacien. Les vignes sont tressées.

 

lapilli bas de parcelle

 

 

 

La dégustation

Si à l’heure actuelle le chai est aux Martres-de-Veyre, un nouveau chai est en construction et devrait être opérationnel fin 2024 à Authezat.

 

 

Tous les 2023 sont prélevés du matin sur cuves ou sur fûts. Les trois premiers vins devraient être embouteillés au printemps 2024, les suivants l’été 2024. Lorsque ce sera possible le domaine travaillera sans intrants, sans collage ni filtration. Mais les vins doivent être propres avant tout, le domaine ne s’interdit pas une dose minime de SO2 si vraiment nécessaire. L’important est surtout pour eux de ne pas sulfiter au départ pour laisser travailler les levures indigènes. Des analyses en labo sont faites régulièrement ainsi que des observations au microscope.

 

- Les Gamays du bas Corent-Nord : (semi-carbo, 5jours de macération. Elevage cuve fibre. 12% parcelle la plus fraîche. 20mg de SO2 après malo ici car la volatile était trop haute) Couleur claire, jus infusé, plein de petits fruits rouges, bouche tendue, acidulée, peu épaisse, très fraîche et digeste. Regoûtée à la fin des notes poivrées sont apparues, plus complexe, impression « terroir », il y a quand même ce qu’il faut de matière pour passer en dernier. Un carton assuré cet été.

 

- Marmant : (70% gamay, 30% pinot noir, vignes de 25à35ans. Vendangées et élevées ensemble le 8 septembre. Macération de 9jours en grappe entière. Cuve inox. Encore 7gr de SR) porté sur les fruits noirs un peu sucrés, gourmand, aux tannins souples, assez rond et facile sur ce terroir très argileux.

 

- Sur La Ville : (parcelle au-dessus des Martres-Tobize. 70% pinot noir, 30% gamay, vendangés ensemble aussi, grappe entière, en cuve inox. Encore 10gr de SR. Sols proches du précédent, mais les petites baies des pinots ont un rapport jus/rafle différent des gamays. Là aussi à peine sulfité car danger de bretts)  Couleur sombre, bouche un peu plus tendue par une acidité volatile plus élevée que dans le précédent, finale plus serrée, pas en place, à revoir dans quelques mois.

 

- Corent Sud 100% pinot noir : (vignes de 30ans environ, parcelles haute sur le coteau qui étonnamment a bien résisté à la sécheresse, 13,5%, grappe entière, fermentation en cuve inox, 10jours macération puis élevage en fûts corréziens de 228L de 2à3 vins) Joli nez très bourguignon avec un beau fruité, floral. Bouche encore un peu serrée, phase dans laquelle la finale est un peu marquée par le fût, mais très belle allonge, tannins encore un peu présents, il y a du fond, sérieux, frais pour 2023.

 

- Corent Sud 100% gamay les plats : (là aussi la parcelle n’a pas trop souffert de la sécheresse, vendanges au 16 septembre, 14%, gamays du beaujolais et d’auvergne de 30ans environ. Grappe entière. 10jours macération cuves inox, élevage cuve inox) Pas en place en ce moment avec une petite souris en finale, à revoir dans quelques mois.

- Gamay blanc de Noirs Corent nord : (en fûts de 15ans environ de chez Denogent + une cuve pour l’ouillage. Pressurage direct grappe entière) couleur saumonée, nez légèrement frangipane, brioche. Bouche avec du volume, vineuse, petits amers. Intéressant.

 

- Chardonnay : (sur Marmant et sur la ville. Pressurage direct grappe entière. Fermentation et Elevage en fût. Ouillage avec le blanc de noirs. Encore un peu de SR) Beau volume, belle texture, pas une grosse tension millésime 2023 oblige, plutôt typé Rhône nord sans être pataud non plus.

 

 

Il n’est jamais simple de tirer des conclusions d’une première dégustation de vins non finis, prélevés sur cuve/fût et en février donc servis froids. Il y a cependant des signes qui ne trompent pas : des vignes qui étaient bien entretenues et qui sont en meilleur état encore après un an seulement, de beaux terroirs avec une variété de sols et d’exposition, beaucoup de sérieux et de rigueur à la vigne comme à la cave, une grosse expérience dans plusieurs régions avec une excellente culture vin et des contacts, la volonté de faire des vins de terroir, digestes, sur la fraîcheur, natures si possible mais sans dogmatisme. Ce qui m’a le plus impressionné avec Lapilli, c’est qu’après quelques mois d’installation seulement, on sait où l’on va. Le planning a été pensé minutieusement et il est respecté. Les vins ne sortiront pas trop tôt, le chai arrive, plus tard ce seront les fûts puis les nouvelles plantations etc… Tout ça avec beaucoup de recul dans l’analyse également, sans s’interdire des changements, des adaptations en fonction des millésimes, des situations. Un domaine à suivre de très près dans les années à venir…

 

 

 

Lapilli

Brume 2023 : (Sol : limoneux-sableux, colluvions volcaniques (pépérite, basalte)  Localisation : Puy de Corent  Vignes : 30 à 60 ans  Exposition : nord, 15% de pente  Cépages : Gamay d’Auvergne  Vinification : macération semi-carbonique 5 jours grappes entières, cuve fibre, levures indigènes, non collé, sulfitage SO2 20mg/l en fin de fermentation.)   Couleur claire, nez avec une toute petite volatile à l'ouverture de la bouteille, regoûté en fin de dégustation elle s'est complètement intégrée à l'ensemble, léger en alcool, frais, petits fruits rouges acidulés, bonne acidité, du peps, très facile à boire.


Lapilli Garden 2023 : (Sol : argilo-calcaire, colluvions volcaniques (pépérites, basalte, pouzzolane) Localisation : Puy de Corent  Vignes : 30 ans  Exposition : sud, 17% de pente  Cépages : Pinot Noir  Vinification : macération 10 jours grappes entières, cuve inox, levures indigènes, non collé, sulfitage SO2 2g/hl en fin de fermentation, élevage 9 mois en fûts de chêne 228L.) Pinot noir sérieux, coloré, encore un peu d'élevage au nez, la bouche présente un très beau volume, fruité mûr mais bien équilibré, tannins encore présents en finale, a besoin de quelques mois encore mais un superbe potentiel, avec du fond. 


Demain 2023 : (Sol : argilo-calcaire, colluvions volcaniques (pépérites, basalte, pouzzolane)  Localisation : Puy de Corent  Vignes : 30 ans   Exposition : sud-ouest, 20% de pente   Cépages : Gamay d’Auvergne et Gamay Beaujolais     Vinification : macération 10 jours grappes entières, cuve inox, levures indigènes, non collé, non filtré, sans SO2 ajouté.) Un gamay très foncé, sérieux, mûr, à attendre, petite souris de mise, à regoûter dans quelques mois.


Nord & Blanc 2023 : (Sol : limoneux-sableux, colluvions volcaniques (pépérite, basalte)  Localisation : Puy de Corent  Vignes : 50 à 60 ans   Exposition : nord, 15% de pente   Cépages : Gamay d’Auvergne   Vinification : pressurage direct, vinification en vieux fûts bourguignons de 228L, levures indigènes, non collé, sans SO2 ajouté.) Blanc légèrement saumoné, très beau nez très précis, élégant, propre, mêle agrumes, épices, fruits rouges, bouche tendue avec beaucoup de fraîcheur pour 2023, salivante, amers nobles. 

 

Meïzou 2023 : (échantillon. Vignes sur Veyre-Monton) un échantillon qui semble un peu oxydé, à regoûter.

Rêve mieux 2023 : (échantillon, chardonnay) un chardonnay à la fois mûr et énergique, légère volatile bien intégrée, beaucoup de peps derrière la richesse du jus, long, salivant, très prometteur.

 

Fleur de Pente 2023 : (pinot + 30% gamay sur Tobize) coloré, assez mûr, ne pinote pas vraiment, toute petite volatile au nez, jolie bouche, propre, fruitée, juteuse, pas trop d'alcool finalement, pas une grosse acidité, tannins fins, fruits croquants, facile et efficace. B+.
 

 

Les 2024 sur fûts et cuves : Un millésime plus frais et très prometteur : moins d'alcool, moins de couleur, plus d'acidité. Peu de rendements à cause du gel. Les vins ont gagné en précision, pas du tout de volatile sur ce millésime. Les blancs on gagné en tension, les rouges sont juteux et éclatants. Elsa et Géraud vont pouvoir prolonger les élevages. Le nouveau chai à Authezat devrait être prêt en 2026. Pas de gros changements au niveau des cuvées : Lapilli Garden et Demain devraient une nouvelle fois donner des grands vins de terroir, Meïzou et Fleur de Pente seront plus sur le fruit et à boire dans la jeunesse.

 

Fleur de pente (80% pinot noir-20% gamay) 2024 : une cuvée très expressive dès l’ouverture, très fruitée, légère en alcool sur ce millésime, aérienne, aux tannins fins, le pinot domine clairement avec une touche florale également. Très accessible et facile à boire.

 

Meïzou (60% gamay-40% pinot noir) 2024 : une cuvée très expressive aussi, très fruitée, un peu plus de corps et de puissance que le précédent, plus de caractère, tout en gardant la touche fraîche du millésime 2024, probablement un peu moins de plaisir immédiat mais plus de potentiel de garde.

 

Meïzou 2023 : profil très différent du précédent, on sent le millésime plus solaire, plus de puissance et de corps, fruité plus mûr, le tour en carafe lui a fait du bien, beaucoup de longueur, le vin a gardé ce qu’il faut d’acidité pour rester équilibré. Très joli vin, qui se goûte encore bien mieux qu’il y a un an. C’est aussi très prometteur de voir que les vins seront encore meilleurs avec un peu de bouteille ou avec des élevages prolongés à l’avenir.

 

Demain (gamay d’Auvergne) 2024 : un pur gamay au profil plus sérieux, avec beaucoup de tension et de profondeur, au fruité moins immédiat. Les tannins sont un peu plus présents mais sans être asséchants, la finale est très longue. Très beau vin, à attendre encore quelques années dans l'idéal.

 

Nord & blanc (gamay d’Auvergne-blanc de noirs) 2024 : un OVNI, dans un style différent du 2023, couleur plus saumonée, petite touche oxydative sur ce millésime (ouillage 1 fois par mois plutôt qu’1 fois par semaine à une certaine période), très complexe, il doit finir de se mettre en place, des notes de pomme verte, de noix, de fruits jaunes type abricot, de rose. La bouche est sur la tension, avec une sensation saline en finale, très salivant, très beau volume, tout en restant frais et avec peu d’alcool. Il devrait permettre d’excellents accords à table.

 

Nord & Blanc (gamay d’Auvergne-blanc de noirs) 2023 : profil un peu plus facile d’accès derrière le 2024, mais un an de plus en bouteille lui a permis de se poser, de gagner en complexité et en équilibre. C’est le seul vin du domaine (et d’Auvergne ?) qui n’est pas plus solaire en 2023 qu’en 2024, profil plus en réduction sur lies, noble, petite touche grillée, floral, brioché, aromatique proche d’un champagne blanc de noirs, avec une très belle longueur.

 

6 janvier 2013

Stella di Campalto (Toscane) *****

 

Stella Viola di Campalto est à la tête de ce petit domaine de 5,5 hectares, au sud de Montalcino, proche de l'abbaye de Sant'Antimo, depuis les années 1990 (premier millésime commercialisé en 2001). Rien ne prédestinait cette jeune romaine à la vigne, jusqu'à ce qu'elle reçoive des terres en cadeau de mariage. C'est alors le coup de foudre pour ce lieu unique où elle décide de s'installer avec ses enfants. Après quelques études et surtout des rencontres (Nicolas Joly, Piero Palmucci de Poggio di Sotto...) elle remet entièrement le vignoble en état et obtiendra la certification bio puis biodynamie Demeter en 2005. Les vins sont "vivants", identitaires, avec une forte personnalité, parfois comparés dans ce sens à ceux d'Elisabeta Foradori. Ils conjuguent à la chaleur du sud de la Toscane et à des notes confiturés, une certaine finesse, une élégance rare, avec souvent des notes de rose et de fraise (à la Reynaud ?). Une sorte de Bourgogne du sud...

 

Excellent reportage de P. Bottcher ici : http://www.vinslibres.net/archives/2013/05/12/27138904.html

 

 

Stella di Campalto - Rosso di Montalcino 2012 : Couleur rubis, nez de confiture de fraise, pétale de rose, ultra élégant, il rappelle un Monvigliero ou un Monprivato, mais surement pas un sangiovese ! La bouche est toute en fruit, finesse de tannins, pointe de sucrosité gourmande, fraîcheur et en plus assez long. Grand vin ! TB++.

 

Stella di Campalto - Brunello di Montalcino 2009 : couleur orangée, assez claire sinon. Nez avec une pointe d'évolution, beaucoup de fruits rouges confiturés, viande séchée, à peine balsamique, cuir, plus complexe que le Rosso. Bouche avec du fruit, plus chude que le Rosso, tannins très fins aussi, plus évoluée, reste toujours frais et très long. Plus complexe que le Rosso, mons éclatant et moins immédiat, à aller chercher un peu plus, un style de grande classe. TB++.

 

Stella di Campalto (Greniers st jean 2020)

Choltempo fiorello (2011, 12 et 13) très « Stella » fruits rouges confiturés avec une touche un peu oxydé/rouillé. Rosso di Montalcino 2014 très clair en couleur, fruit un peu trop cuit peut-être mais tannins élégants, Brunello di Montalcino 2008 MAG superbe de pureté et d’élégance, frais, long, proche d’un Rayas. Brunello Riserva 2011 rajoute un brin de fraîcheur dans le fond, grandiose, le vin du salon. Bravo Stella ! Rosso 2015 pas goûté dans le bon ordre semble encore un peu serré en l’état.

 

Stella di Campalto - Rosso di Montalcino 2015 : (100% sangiovese. 14,5%) Couleur rubis mais aux contours plus orangés. Nez plus solaire, plus éclatant, plus sur la brêche du nature comme souvent avec Stella sans jamais dériver trop loin, un peu volatile, beaucoup de fruit, herbes du sud, fait un peu grenache ou cinsault par rapport aux autres. La finale est encore un peu serrée, puissante, jeune. Le 2014 se goûtait mieux l’autre jour. A attendre un peu mais joli style. TB.

 

Stella di Campalto Podere San Giuseppe, Rosso di Montalcino 2014 : (5,5ha en biodynamie à Sant’Antimo, créé dans les années 1990. Domaine reçu comme cadeau de mariage, Stella est tombée amoureuse du lieu qui en plus l’aurait soigné de sa maladie. Rencontres avec Piero Palmucci et Nicolas Joly entre autres. Plusieurs parcelles toutes autour du domaine, sols variés galestro, argiles, sables, quartz... Elevage 19 mois foudres, assemblage + 34 mois en bouteille. Légèrement sulfité à la mise.)          Couleur rubis à peine rouillée, nez plein de fruits rouges sucrés, de rose, petite touche balsamique, garrigue. Bouche à la fois solaire, fruité gourmand, mais une belle fraîcheur, des tannins très fins, un peu plus solaire que Poggio, un peu plus évolué et peut-être un peu moins propre. Mais là aussi un Rosso au niveau des autres Brunello. TB+.

 

Stella di Campalto - Rosso di Stella choltempo : (assemblage de millésimes entre 11 et 14 ?) nez un peu trop marqué volatile, jolie bouche, légère évolution, tannins fins, frais, le fruité manque un peu d'éclat par rapport aux purs sangiovese. TB.

 

 

Greniers 2022

Rosso 2014 toujours ce style de Stella fruité confiture de fraise, tannins très fins, reste frais. Top. Rosso 2015 un peu plus solaire mais top aussi, à attendre un peu. Brunello 2012 encore plus de profondeur, tout en finesse, proche d’un Rayas, grandiose.

stella

 

8 mars 2022

Greniers St Jean et Dive Bouteille 2022

Prise de notes difficile avec les crachoirs individuels...

 

Greniers Saint Jean

salle greniers

 

Belargus

Bonnes blanches 2020 réduction sur lies, frais, tendu, citronné. Gardonne 2020 plus puissant, un peu alcooleux en finale. Ronceray 2018 un cran au-dessus, encore un poil d’élevage mais plus de volume que les précédents avec une finale tenue, amers nobles. Treilles 2018 un peu trop sur l’élevage. Gaudrets 2019 très réduction sur lies allumette à la Auvenay, bouche énergique, grosse tension, superbe.

 

Château de Bonnezeaux

Frimas 2020 chenin assez mûr, mais finale qui reste fraîche et tendue, sur la poire, nature, pointe de volatile mais assez propre quand même. La Montagne 2020 (6gr SR) un peu plus de sucrosité, attaque sur la poire, un peu large, mais bel équilibre grâce à la finale minérale. Mirée haute 2020 moins de sucre, plus droit, plus long, et en même temps plus de puissance et de volume, un cran au-dessus. Les coqueries 2020 plus solaire, miellé, coing, un peu moins tendu. Jolie gamme d’ensemble, propre, maîtrisée, surtout pour un domaine qui a commencé en 2016.

bonnezeaux

 

Sérol

Pourquoi faire sans blanc 2021 chenin frais et vif. Champ doisé chenin sur l’élevage en ce moment.  Cabochard 2021 joli rosé frais et fruité. Meltin potes vin de soif très gouleyant. Eclat de granite 2021 toujours aussi gourmand. Oudan 2021 manque un peu de structure. Millerands 2021 plus concnetré, plus salin. Perdriziere 2021 très beau, texture plus soyeuse, plus épais, salin aussi. Chez Coste 2020 zéro soufre, pur, propre, minéral. Turbullent rosé toujous aussi efficace, rafraîchissant. Très elle gamme.

 

Abatucci

Ministre impérial 2020 frais, énergique, long, jamais lourd. Très prometteur.

 

Tissot

Mailloche 2019 top bien dans le style du domaine un peu grillé sur lies mais très énergique. Bruyères 2019 un peu trop de réduction sur lies. Sursis 2019 moins d’élevage, grosse tension, top. Bruyères 2014 super vin jaune très élégant. Château Chalon 2014 plus d’intensité, d’une profondeur et longueur salivante inégalables. Enormissime.

 

Castellu di Baricci

Rosé bien. Blanc beaucoup trop aromatique. Rouge 2019 serré, boisé. Reserve perpetuelle 2015-2020 chaud, solaire, un peu oxydatif.

 

Arretxea

Hegoxuri 2020 classique du domaine, en tension amer nobles, fruité mûr bien équilibré. Très bon. Grès 2020 encore plus tendu, sensation tannique, sec, un peu trop austère. Schiste 2020 (exposé sud, 80% petit manseng) un peu plus exotique, ananas, mais bouche qui garde cette même droiture, énergique, salivant. Top.

 

Champagne Larmandier Bernier

Longitude base 2018 bien équilibré entre largeur du chardo de la côte des blancs et finale minérale, confortable et élégant. Terre de Vertus 2015 un peu plus marqué par son élevage, un peu toasté, le millésime ressort. Chemins d’Avize 2014 super blanc de blancs sur la tension et la minéralité, très fin et très long. Top.

 

Champagne Marie Courtin

Comte des tallant 2018 non dosé, généreux, large, mais bulle fine, facile. Efflorescence 2016 non dosé sans plus. Concordance 2016 sans soufre propre mais bulle un peu grosse. Présence 2016 sans soufre propre, plus fin que le précédent, très sympa.  Piollat Rosé 2019 Bien.

(Marie Courtin coteaux champ bl 2018 : (pinot noir vinifié en blanc) superbe énergie, un peu typé chenin, minéral, me rappelle Bernaudeau par exemple, grosse tension, terrible ! TB++.)

 

Champagne Marguet

Yuman 2019 un peu strict en l’état. Shaman 2018 idem un peu strict, austère, semble pas tout à fait en place. La version Shaman rosé se goute un peu mieux. Sapience 2011 (achat à Leclapart, Lahaye Laval) mieux, style très droit, mais joli fond minéral. Dans l’ensemble une gamme pas dans un bon jour…

 

Champagne Francis Boulard

Murgers meunier base 2019 + 2018 un peu riche, touche oxydative ménagée. Comme beaucoup de 2019 un peu trop mûr. Blanc de Blanc les VV 2018 plus en place, plus frais, tendu, minéral, très bon. Rachais chardonnay 2013 tout en tension mais volume aussi bulle extra fine. Top. Petreae 2012/13/14 evolution noble, très fin. Top aussi.

 

Hauvette

Fond de bouteille de Dolia 2015 réduit, compliqué.

 

Champagne Fleury

Fleur de l’Europe brut nature, belle maturité, bulle fine, très bon. Notes blanches pinot blanc 2015 plus floral, plus mou, moins bien. Sonate 2012 sans soufre un peu oxydatif, moins bien.  Cepages blancs 2011 très bien. Zolo ? 2010 très bon, bulle fine, largeur et longueur.

(Blanc de Noirs base 2019 dég 2023 dosae 3,2gr : bulle fine, attaque vineuse, finale minérale. TB.)

 

 

Chappaz

Grain arvine 2020 pas exotique pour une arvine, léger sans être très acide non plus, en finesse. B. Grain cinq blanc 2020 gras, puissant épicé, large mais finale avec une bonne acidité, joli vin de gastronomie. Grain Ermitage 2020 sur son élevage toasté trop marqué en l’état. Les darrhes pinot noir 2021 sur fût, pinot très aérien, infusé, un peu poivré, très pur, prometteur. Charrat 2020 plus puissant, plus solaire, un peu sur l’élevage en l’état. Grain Syrah 2020 (jeunes vignes) racé, lardé, beaucoup de finesse et de fraîcheur en bouche, superbe.

 

Podere Le Ripi

Amore e folia 2019 sangiovese et syrah juteux, fin, bon. Cielo d’Ulisse 2017 beau fruité, mais encore serré. Lupi e sirene riserva 2016 style oxydatif un peu, très serré.

 

Stella di Campalto

Rosso 2014 toujours ce style de Stella fruité confiture de fraise, tannins très fins, reste frais. Top. Rosso 2015 un peu plus solaire mais top aussi, à attendre un peu. Brunello 2012 encore plus de profondeur, tout en finesse, proche d’un Rayas, grandiose.

stella

 

Terre de Chardons

Clairette de Bellegarde JM 2019 avec un beau volume, un poil chaleureuse. Bien Luné Costières de Nîmes 2020 grenache syrah assez frais, à peine lardé, juteux, fin. Marginale 80% syrah plus noir, encore plus frais et lardé, top. Chandon marie 2015 syrah évoluée un peu plus chaleureuse. Top rapports q/p ici.

Terre des Chardons, Costières de Nîmes "Marginal" 2020 : (80% syrah, 20% grenache) Couleur noire, nez très syrah, lardé, fumé, tapenade, olive, violette, presque anchois, sauvage. Bouche en fait assez légère (13%), peu tannique, ronde, juteuse, très facile à boire. TB+.

Bien Luné 2021 : un peu de sucrosité, très souple, facile, pointe d'alcool en finale quand il se réchauffe. B+.

Marginal 2021 : proche du 2020, à peine moins lardé. TB.

chardon masqué 22 : un peu de gaz, mais belle aromatique autour du cinsault, léger, fruité, framboise, floral, infusé. B+.

Marginal 23 : après un 2022 plus chaud et tannique, 2023 très lardée, texture soyeuse, fait Rhône nord très fin, vraiment top.

Bien Luné 24 : après un 22 avec un peu de gaz, on retrouve la cuvée souple, légère, facile.

 

 

Albert Mann

Pinot gris albert 2019 frais, tendu, top. Riesling albert 2019 top aussi, frais, tendu. Schlossberg riesling 2020 exotique, litchite un peu, solaire. Gewurz VV furstentum 2018 un peu trop solaire/exotique. Pinot noir clos de la faille 2020 sur l’élevage en l’état.

 

Château de Béru

Terroir de Béru 2020 très tendu, sec, citronné, austère. Côte aux pretres 2019 brioche, fruits secs, bouche très sèche, tendue. Montserre 2019 idem, assez bizarre très tendu et austère. Orangerie 19 plus de volume, plus large, là aussi fait plus chenin que chardonnay, c’est très tendu, énergique, TB.  Clos Béru 2018 un peu plus sur l’oxydatif, moins bien. Moi qui aime la tension j’ai été servi même trop. Très différent des autres Chablis, intéressant pour ça.

 

Canailles

Merlot boulot dodo et vieille canaille 2020 gamay réduit, pas bien en place ce jour-là.

 

Deiss

Zellenberg 19 (marnes riesling auxerrois pinot blanc) sec, large, épicé, mais bonne acidité. Engelgarten 18 (8gr SR) plus typé riesling, attaque gourmande petite sucrosité, finale minérale top. Grasberg 16 (calcaire rouge, demi sec) bel équilibre sucre/acide. Gruenspiel 16 tendu, épicé, amers nobles, plus sec. Le jeu des verts 2020 ? (le même avec 10jours de macération, sans sulfites) légèrement orange, petits tannins qui donnent un supplément de fraîcheur, encore plus épicé. Mambourg 17, plus rond, presque un peu beurré, épicé. Très belle gamme où tout est bon, différent. Les vins semblent moins sucrés/baroques que par le passé.

 

Torremilanos

Ojo Gallo 19 joli claret avec du volume, rosé foncé. Porron 2020 beau fruité mais serré derrière. Crianza 2016 serré coconut. Crianza 2018 plus épuré, encore serré, beaux fruits noirs. Reserva 18 chaleureux serré. Cyclo 18 le plus intéressant, serré mais frais, moins boisé. Torremilanos collecion 16 café bois, moyen.

 

Mas des chimeres

Blanc 2020 un peu chaud, clin d’œil 2021 juteux sur le fruit avec un peu de cinsault, le plus intéressant de la gamme. Nuit grave 2019 syrah juteuse encore un peu serrée. Nuit grave 2020 plus chaude, café. Caminarem 20 serré. Heretique 19 (capeges bordelais) aïe…

 

Zind Humbrecht

Heimbourg riesling 2020 un peu trop mûr, Windsbuhl pinot gris 2020 mûr à l’attaque mais finit plus minéral et frais que le précédent. TB.

 

Padié

Fleur de caillou 2020 bien. Malvoisie 2021 réduit sur lies mais belle énergie en bouche, bien aussi. Dernière averse 21 nul, petit taureau 2020 très réduit, Gibraltar ? souris. Pacha 21 bien mieux, beau fruité, pur, frais.

 

Lafitte

Pet Nat funambule, finale légèrement souris. Argile 2020 (petit manseng) très tendu, agrumes, citrique, bon. Sec 2020 fruité plus mûr, volume, tension, grosse acidité, très bon et propre.

(sec 2021 très tendu, grosse acidité, un peu de volatile, tout en longueur, salivant, rappelle certains Jura type Labet, reste propre. TB+.)

Lafitte, Argile 2022 Jurançon sec : nez un peu réduit, compliqué à l’ouverture, a besoin d’u peu d’air. Très belle bouche, énergique, tendue, très salivante, petite autoyse sans excès, très citron confit, un peu mangue en se réchauffant. Finale précise. TB.

 

 

PJ Kuhn

Jacobus 2020 toujours ce style laser, très citronnée tendu top., Hallgarten alte reben 2020 aromatique un peu plus mûr mais aussi long et tendu, Oestrich Quarzit 2020 là encore excellent tout droit, très linéral avec un beau volume en plus, plus frais que le précédent, Hendelberg 2020 nez un peu réduction grillé, on attaque des vins plus larges, même si ça reste droit en finale, Klosterberg 2020 fait un peu bois toasté, belle longueur, à attendre. Comme toujours des entrées de gamme laser exceptionnelles ici.

pj kuhn

  

Clemens Busch

Vom roten schiefer 20 nez exotique, solaire, un peu mou pour du Clemens, Nonnengarten 19 bien plus tendu et frais, laser, juste un peu maigre. vom blauer schiefer 18 idem un peu maigre manque un peu de peps par rapport au précédent, rothenpfad GG 20 très tendu, citron caillou, pas très épas non plus mais belle allonge, très bon, Falkenlay 18 un pu plus mûr, plus large, belle finale minérale très bon aussi, Farhlay reserve 17 plus large, plus épas avec son élevage long mais un peu moins tendu, alter Native 2020 (nature) bof. Si la gamme est belle elle souffre de passer derrière PJ Kuhn, les vins mosellans apparaissent un peu trop maigres en comparaison, il aurait fallu faire l’ordre inverse, mais sur salon on ne fait pas toujours ce qu’on veut…

 

Gut Oggau

Mechtild 20 plutôt un bon vin orange. Winifred 20 rosé très réduit, fermier, frais en bouche. Timotheus 17 un peu réduction sur lies au nez bouche énergique bien. Emmeran 20 gewurz variétal. Atanosius 20 nature très réduit. Josephine 19 très noir, serré…

 

Camin Larredya

Part  Davan 2021 mûr mais garde une belle acidité. Virada 2020 monte d’un gros cran très énergique, plus frais,  Costa Blanca 2020 plus large sur les calcaires.  Capceu 2020 (80gr) très digeste, aérien. Très belle gamme.

 

 

 

Les offs

Terra Vita vinum gran vaut 2019 chenin très frais, tendu, minéral, très bon. Collier Ripaille rouge 2016 solaire, sur l’élevage vanille café, à attendre. Chevalerie 2014 Peu muleau ? très bon. Ganevat rouge négoce cuvée ? un peu trop réduit, Gramenon poignee de raisins un peu confituré mais tannins fins, juteux. Bourgeois diaz 3C ? bulle fine, beau champagne. F. Cotat monts damnés 2004 évolution noble à peine miellé, tendu très bon. Vignes du Mayne Macon cruzille manganite 2019 réduit à l’ouverture, a besoin d’air, puis joli fruit avec du fond, très pur. Donnhoff riesling dellchen GG 2015 (AP28) beau nez terpène, agrumes, pas si mûr que ça pour Dellchen et 15. Bouche tendue, droite, beau volume, sur les agrumes, encore jeune, pas de botrytis ici, très longue, mais manque un petit brin de folie pour être un grand vin. Peut-être ans 10ans, l’équilibre est là…

 

 

 

Dive Bouteille

salle dive

 

Hugues Godmé

Extra brut 17/16/15 assez large, on sent l’élevage bois, gourmand, bulle fine. Une cuvée bouchonnée. Fins Bois 10à13 là aussi étonnamment typé chardo côte des blancs pour des pinots de Reims mais très bon, belle patine de l’élevage, du fond, de la finesse. Les Romaines 2010 fait beurré, un peu truffé, évolution noble, beau champagne de gastronomie dans un style complètement opposé aux jus jeunes et tendus croisés ailleurs.

 

Laval

Cumières 2019 on sent le millésime solaire, un peu plus de largeur et moins d’austérité qu’habituellement tout en gardant du fond, ça lui convient très bien. Rosé de macération 1e mise dégorgée pour le salon (pas encore emb) combien gourmandise fruitée, fraîcheur, volume, salinité, s’annonce grandiose.

 

Vouette & Sorbé

Fidèle 2019 (deg fin 21) là aussi un peu moins austère que parfois sur ce millésime, vineux, belle largeur, garde sa tension. Top. Blanc d’argile 2018 (dég fin 20) blanc tendu, brioché, volume, bulle fine, frais, long. Top. Texture 18 pinot blanc, plus floral, moins de peps, moins intéressant.

 

Bourgeois Diaz

3C 2019+2018 typé pinot frangipane gourmand, un peu de rondeur. Medem 19 meunier avec un peu de largeur mais comme le précédent garde un joli fond. 3C collection 2015 plus oxydatif, évolué, moins bien. Meunier 17 parcellaire les justices et les bien aimés pinot noir 2017 deux beaux parcellaires, surtout le pinot noir, sans avoir en l’état un gros cran au-dessus du 3C 2019. Belle gamme d’ensemble.

 

Val Frison

Goustan 19 blanc de noirs facile avec une petite sucrosité en finale malgré l’absence de dosage. Lalore ? chardo 2018 fait plus vineux bizarrement, petite sucrosité aussi. Portlandia ? 17 un peu oxydatif, moins bien.

 

Mathieu Desiss Reveur

Pierre Sauvage 2020 (environ 10% en macération) fruité, épicé, petite touche tannique et amers nobles qui donnent du peps. Vibrations riesling 2020 (petite macération aussi) dans la même idée, top.  La Vigne en rose 2020 pas trop lourd mais garde une aromatique un peu trop portée sur la rose, moins bien. Singulier 2020 vin orange tendu, tannins fins, complexe, floral, épicé, tendu, top. Artisan 2020 vin orange avec un peu plus d’ampleur et de fruits exotiques top aussi. Un jour sur terre 2020 (6 mois de macération en amphore) couleur à peine rosée, très complexe, belle aromatique plus melon, pastèque, bouche tendue, aérienne pour un vin orange, tanins fins, finale étirée, très longue. Grand vin. Très belle gamme, intéressante, originale, parfaitement propre. 

Vignoble du Rêveur, Alsace « Singulier » 2020 :  (complantation majorité riesling, 10jours de macération) Vin légèrement orange, trouble, nez très expressif, pamplemousse rose, pastèque, melon, bouche qui semble assez punchy avec de petits amers, petits tannins, bonne acidité, très fraîche, très digeste, fruitée. TB.

Vignoble du Rêveur, Alsace "Un Instant sur terre" 2020 : (pinot gris, gewurz, 6 mois de macération) orange foncé, nez plus marqué rose, épices, toujours melon, pamplemousse... Bouche pas trop tannique pour du 6mois de macération, plus puissante (15% vol, bien intégrés), appelle plus la table, un peu moins digeste, plus intense et plus long, mais un peu plus lourd sur le second verre. TB.

 

Fabio Gea

Mushroom panda et onde gravitazionali 2020 noirs, vieux cépages rustiques, compliqués. DNA SS 2020 nebbiolo en œuf dans l’eau, très clair, nature, infusé, épicé, allonge saline caillouteuse intéressante. Culotte 2020 un peu de gaz moins précis. Pet Nat grignolino frais, rafraîchissant.

 

Foradori

Sgarzon 2019 (sur sables) tut en finesse, clair, fruit épuré, trame acide minérale dans le fond qui donne une belle allonge. Sgarzon 2016 début d’évolution petite touche vernis, moins bien que le précédent. Morei 2019 (galets roulés) plus solaire, encore un peu serré, beaux fruits noirs et trame graphite un peu serrée, beaucoup d’allonge et de fraicheur saline en finale. Morei 2016 moins serré que 2019 mais il faut bien ça, toujours cette même trame graphite/minérale qui ressort encore plus ici, finit très caillou. Très intéressant. Granato 2019 plus noir, serré, persque carbone ici, à attendre longtemps. Des vins racés, de caractère, faits par une grande dame.

 

Strohmeier

Rosé 21 lysRos 32 nature mais beau jus infusé, frais. Cat Silver n°3 2021 fait très muscaté vite lassant. Shine n°1 2021 sauvignon macéré pas très précis. Autre parcelle de sauvignon 2020 macéré plus lngtemps frais mais pas très net aussi. Karmin n°9 2018 le plus intéressant entre rouge clair et léger foncé, infusé, typé Riceys, frais, bon. Gratitude n°1 pue le litchi. Zweigelt 2018 pas propre. Indigo n°3 2017 blauer wildbacher frais, bonne aromatique mais tannins très serrés, compliqué.

 

Jean Maupertuis

Plage 21 (50% pinot, 50% gamay) léger, frais, juteux, pas encore embouteillé, mais prometteur. Pierres noires 21 lui aussi frais et juteux, dans ce millésime frais on sent des vins de fruit qui ont pas une grosse matière mais très accessibles en jeunesse. Pink bulles rosé pet nat sec, rafraichissant, bien fait.

 

Le Collier

Saumur ripaille rouge 2018 encore un peu réduit et sur l’élevage mais beau jus frais derrière, mieux que le 2016 de la veille. Blanc 2018 sur l’élevage vanillé, assez rond, va demander du temps pour patiner l’élevage. La Charpentrie 2018 ajoute un peu plus de fond et de tension. Les 2016 blancs de la dernière édition se goutaient mieux.

 

Fiona Leroy

Maranges au chêne bl 2018 simple, vif, peu de gras. Le 2019 proche, petite pointe oxydative et briochée. HC de Beaune rouge champs rigets 2019 serré, réduit, chaud. Maranges 19 noir, rustique, serré et chaleureux aussi.

 

Claus preisinger

Pinot noir 2020 très clair, et léger, bien nature, infusé, propre, juteux. Fruit loops 2020 nature bof. Kalkundkiesel 2020 nature bof aussi.

 

Yann Durieux Recrue des sens

Love n pif 18 blanc facile. Cannonique 2017 très vieux aligotés, vin encore marqué par son élevage grillé. Les ponts 17 rouge et PV 17 rouge très réduits, natures, pas très propres.

 

Combel la serre

Toujours une belle gamme, Pur fruit du causse très fin et juteux. Le Cerisier fin aussi avec un supplément de tension. Lac aux cochns et peyres levades, propres, précis, encore serré, beaux vins de garde, avec toujours de la fraîcheur.

 

Bornard

Ploussard pont barre 18 fait nature, léger, facile. Pinor noar 18 trop serré. Chardonnay gaudrettes 18 un peu réduction sur lies, vif, simple. Les chassagnes savagnin 2020/2019 très grillé/autolyse au nez, un peu trop, beau jus énergique en bouche.

 

Judith beck

Out 2019 un peu poivron, léger, facile en bouche. Zweigelt bubule 2019 un peu réduit, simple. Blaufrankisch 19, plus tendu, plus fruits noirs mais serré. Une gamme décevante.

(Judith Beck, blaufrankisch ried altenberg 2015 : peut-être le vin le plus intéressant du soir, fraîcheur de cabernet franc, léger pour un blaufrankisch 2015, belles notes lardées typées syrah, top.)

 

 

Gravner

Ribolla gialla 2013 vin orange toujours très propre, complexe, fruité, épicé, pas trop tannique, long, semble plus fin et aérien que les précédents millésimes.

 

Madeira Collection (emb indép en Belgique. Achats sur une gamme à Barbeito, l’autre gamme à Blandys, Cossart…)

Tinta negra dry 5ans attaque assez gourmand voire un peu sucrée, finit très sec, tendu, salin. Ca commence fort. Tinta negra medium dry 5ans, à peine plus sucré à l’attaque même finale, top aussi. N°4 14ans un peu sucré, à peine trop arrondi peut-être. N°2 plus intense, plus droit, finale saline interminable.  N°1 medium sweet un peu moins bien typé rivesaltes avec un peu plus d’alcool en finale. N°3 Malvazia plus sucré, bel équilibre. N°5 Boal et tinta negra très vieux intense, long, salin top aussi.  X 10ans   top aussi dans un style un peu plus sucré.  Une gamme éblouissante !

(xy reserva medium dry tinta negra, verdelho, sercial : très belle version, attaque un peu sucrée, mais fin de bouche saline, fraîche, orange, noisette.)

madeira collection

 

JY Péron

Cotillon des dames 20 et Vicini 20 deux blancs pas très propres….

 

Curtet

Terre de Gryphées blanc 2020 propre, floral, mais manque de tension.

 

Castéra

Tauzy 2020 aromatique un peu brioche, pas du tout d’ananas ou d’exotisme, très droit. B+.

 

Richaud

Ebrescade 2019 très mûr, confituré, trop chaleureux.

 

13 octobre 2022

Paul Pillot (Chassagne-Montrachet) *****

Domaine de 13 hectares (9 de blancs, 4 de rouges) géré désormais par le fils Thierry Pillot et sa femme Chrystelle Pllot-Mortet. Le style a bien changé en quelques années : les vins se sont affinés et nettement améliorés. Proche du bio sans être certifié, Thierry Pillot privilégie des élevages longs avec peu de bois neufs (10% maximum), sans bâtonnages. Les vins sont très tendus, énergiques, avec des notes de réduction bourguignonne (autolyse), d'une gande pureté, en blanc comme en rouge. L'avenir de Chassagne est ici.

 

 

Thierry Pillot (domaine Paul Pillot) - Visite au domaine

Vins vendangés tôt. Gros travail à la vigne, vignes tressées, hautes. Elevages en fûts de 350 et 500 L très peu de bois neuf (les quelques fûts neufs sont pour les « entrées de gamme » pour « faire » les fûts, jamais sur les belles cuvées. Pas de débourbage, pas de bâtonage, pas ou peu de soutirage. Tout est fait pour garder de l’énergie dans les vins.

Les 2021 seront emb vers mars-avril 2023.

Aligoté 2021 : très bel aligoté, tendu, avec des accents de chardo, léger gras. Ca commence fort.

Bourgogne chardonnay : (sur chassagne et remigny) goute un peu plus grillé, marqué par l’élevage à ce stade, ce sera le seul.

St Aubin Pitangerets : travaillé en réduction, tendu, énergique, salin, top.

St Aubin charmois 21 : plus en largeur que le précédent, mais garde cette belle tension finale.

Chassagne 21 : (2 parcelles côté Morgeot) là aussi léger gras, et toujours des finales longues et sapides.

Chassagne Mazures 21 : équilibre parfait pour un village, entre largeur et longueur.

Chassagne St Jean 21 : floral, experssif, un peu exubérant au nez, bouche florale, qui là aussi se retend sur la finale.

Chassagne champs gain : plus « chassagne », plus de confort, plus fruits jaunes et moins agrumes/citron, gourmand, sans jamais tomber dans la lourdeur non plus.

Chassagne caillerets 21 : plus fermé, à aller chercher en l’état, mais finale très longue, minérale, saline. Prometteur.

Chassagne rouge Clos st Jean 21 : (grappe entière) petits fruits rouges, acidulé, sans manquer de volume pour autant, pas de travail sur la texture, mais plutôt sur la profondeur, minéral, tendu, long, salivant. Superbe.

Très grand niveau des 2021 ici. On s’en doutait un peu mais la confirmation est là : les meilleurs Chassagnes sont probablement ici désormais !

 

 

Paul Pillot - Bourgogne rouge 2015 : Couleur rubis, beau nez sur la fraise, la cerise rouge, très fruité, encore un peu simple mais efficace. Bouche très fruitée, pas du tout de bois, belle texture soyeuse, peu de tannins, très jus de fruit, frais, pas sucrailleux du tout, seule la finale est un peu courte. Très bon vin, d'une grande buvabilité. Note : 16,5/20.

bourgogne pillot

 

 Paul Pillot - Bourgogne blanc 2014 : couleur claire, nez moyennement expressif, citronné, bouche tendue, petite pointe de gras en se réchauffant, sur les agrumes, manque un peu de longueur, mais un bon niveau pour un générique. B+.

 

Bourgogne rouge 2016 : couleur plus sombre que 2015, nez plus axé sur les fruits noirs, moins sexy, moins confituré, bouche plus droite, moins de sucre, plus d'acidité, plus de tension, peut-être plus de longueur et de profondeur, un peu moins d'épaisseur, un vrai 2016. TB.

 

Pillot - Chassagne blanc 1er cru champs gain 2015 : couleur clair, nez bien marqué réduction bourguignonne grillée, bouche florale, plutôt vive et tendue, très léger gras, finit citron et réduction grillée. TB.

 

Paul Pillot - Santenay rg VV 2017 : Couleur rubis très claire, nez de petits fruits rouges, pivoine, infusé, le lendemain il prend un peu de sucrosité, sur la confiture de fraise. Bouche pas très épaisse, peu tannique, mais très précise, digeste, avec une acidité élevée à l’ouverture, puis de plus en plus gourmand avec l’ouverture, presque un peu de sucrosité même, la finale reste fraîche et assez longue pour un village. La bouteille ne fait pas un pli. TB++.

 

Paul Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Clos St jean bl 2016 : (Soirée chassagne et puligny) Couleur très claire, nez plus proche du Carillon, à l'opposé du Ramonet, minérale, à peine grillé sur lies, citron, poire. Bouche très épurée, peu d'élevage, toute en longueur et en minéralité, finale très longue, acide, amers nobles. Dans un style très différent, une grande bouteille aussi. TB++.

 

Clos st jean rouge 2018 : à l'aveugle, clair en couleur, très fin, juteux, peu d'élevage mas un style quand même assez rond sans trop d'acidité en finale pour le domaine, on ne sent pas la grappe entière, très gourmand et facile à boire. TB+. Seconde bouteille un peu plus fermée austère. TB.

 

Pillot - Bourgogne chardonnay 2021 : couleur claire, nez sur le grillé des lies, citron. Bouche fraîche, citronnée, grillée, pas un gros volume ni une grosse longueur, facile et frais. B+.

 

Pillot - Chassagne rouge VV 2021 : pinot très clair, infusé, léger, mais évident, tout à la bonne place, jus de fruit mais avec du fond et une finale tendue, salivante, ultra digeste, déjà prêt. TB++.

 

Pillot - St Aubin Pitangerets 2020 : très belle bouteille, légèrement beurré et avec un peu d'élevage pour un Pillot, la finale rappelle bien le domaine par contre avec une belle tension pour le millésime, déjà accessible et gros potentiel. TB+.

 

Paul Pillot, Chassagne blanc Champs Gain 2020 : très frais pour 2020, belle tension, très léger gras, beaucoup de finesse et de pureté. Pour chipoter manque un brin de folie, mais c'est encore tout jeune. TB++.

 

Paul Pillot, Bourgogne aligoté 2020 : Couleur encore plus claire, nez qui semble plus austère, plus citronné, plus « minéral ». Bouche très tendue, pas de gras du tout ici, très énergique, encore plus longue et plus salivante, dans un style un peu plus austère. Très bel aligoté également. TB+.

 

 

Paul Pillot, Saint-Aubin 1er Cru Les Pitangerets 2021 : bouteille la plus marquée par la réduction sur lies (peu de débourbage, pas de bâtonnage, peu/pas de soutirage), allumette, sésame grillé, jolies notes de citron confit derrière, bouche très droite, salivante, un peu de lies, du fruit confit, très énergique, avec beaucoup de longueur. Peut-être le meilleur de la série, même si le style a été clivant. TB++


Paul Pillot, Saint-Aubin 1er Cru Les Charmois 2023 : vin moins marqué par l'autolyse que le précédent, profil plus classique, très léger gras, un peu de fruits jaunes, élégant, presque gourmand pour un Pillot, très floral, belle tension finale, déjà très accessible. TB+. Une autre bouteille était un peu plus marquée autolyse. TB+.


Paul Pillot, Saint-Aubin 1er Cru Les Charmois 2022 : peu d'autolyse aussi, différent du 2023, pas du tout de gras ici, peu de fruit, très floral, frais, épuré comme souvent avec les vins de Thierry, finale un peu moins tendue que le 2023. TB.

 

28 novembre 2017

Mugneret-Gibourg (Vosne-Romanée) ****

 

Le domaine de 7,5 hectares est géré par les deux sœurs Marie-Christine et Marie-Andrée depuis 1988, désormais épaulées par leurs filles. Les vins sont plutôt "modernes", généralement égrappés (un peu de vendange entière sur l'Echezeaux tout de même), assez ronds, gourmands, colorés, avec des textures travaillées, parfois légèrement marqués par un élevage vanille/caramel en jeunesse mais qui s'intègre au vieillissement grâce à des jus bien concentrés.

 

 

 

Visite au domaine pour une dégustation des 2016 sur fûts

 

Vosne-Romanée 2016 : (jeunes et vieilles vignes situées à côté du domaine, 25% fûts neufs. Le domaine ayant recours à 4 tonneliers différents, nous goûtons un pré-assemblage de plusieurs fûts) Robe rubis, nez marqué par un côté boisé/vanillé avec de beaux fruits rouges croquants, bouche, fraîche, fruitée, facile, pas un gros volume, tannins fins, assez gourmande avec son côté vanillé, finale un peu courte. B+.

 

NsG 1er cru Les Chaignots 2016 : (45% fûts neufs) Robe rubis, on retrouve ce côté gourmand un peu sucré/vanillé au nez, la bouche est plus tendue que dans le vin précédent avec une belle minéralité sous-jacente qui le rend plus long et plus intéressant. TB-.

 

Pas de Chambolle les Feusselottes en 2016 à cause du gel. Sur l'ensemble des cuvées le domaine a fait une demi récolte. Le millésime 2017 a enfin donné une quantité "normale" pour la première fois depuis 2009, il s'annonce plutôt qualitatif mais hétérogène pour le moment même s'il faudra attendre les malo pour avoir plus de certitudes.

mugneret caves

 

Ruchottes-Chambertin 2016 : (70% fûts neufs, vignes sur "Ruchottes du bas") Un peu plus coloré, quelques fruits noirs, toujours le côté vanillé, voire un peu caramélisé ici, bouche un peu plus concentrée, toujours des tannins très fins, c'est gourmand, facile, un peu sucré, pas spécialement plus long. TB-.

Clos-Vougeot 2016 : (vignes sur les "Montiotes hautes") nez encore un peu plus marqué par le caramel, bouche plus épaisse, toujours des tannins fins, suaves, ce qui semble être la signature du domaine, un peu moins sucrée et donc plus noble, avec un peu plus de longueur désormais. TB.

Echezeaux 2016 : (vignes sur "rouges du bas" et "quartiers de nuits") robe plus sombre, nez un peu fermé, l'élevage semble plus discret, mieux absorbé par une matière plus épaisse où on sent les faibles rendements, des tannins un peu plus marqués même si ça reste plutôt fin dans l'ensemble, probablement le plus long de la série. Pas le plus facile à goûter mais le meilleur potentiel. TB.

mugneret echezeaux

 

Au  final, si les vins étaient bons dans l'ensemble avec beaucoup de finesse, du fruit, de la fraîcheur, de la gourmandise, ils m'ont paru un cran en-dessous de ceux des "Grands" (Roumier, Rousseau,Dujac...) goûtés l'après-midi, notamment à cause d'élevages trop appuyés qui donnent un côté sucré voire très légèrement caramélisé aux vins. Il faudra bien sûr regoûter en bouteille, ce que nous n'avons pas pu faire, surtout quand on sait à quel point l'élevage peut ressortir ou s'estomper d'une semaine à l'autre tant que les vins sont en fûts.

 

 

 

 

FDGV 2015 : 

Mugneret-Gibourg Vosne 2013 : nez fruité et épicé, bouche tendue, fine, mais manque de matière et un peu courte. B+.

 

Vosne 2014 : couleur rubis foncé, nez clairement sur l'élevage vanillé, fruits rouges mûrs derrière, bouche vanillée, sucrée, gourmande, quand même un peu de puissance, tannins lissés par le bois, finale qui manque de profondeur du coup. A revoir dans quelques années si le bois s'intègre, il y a de la matière pour un village. B.

 

NsG Chaignots 2015 : plutôt fruits noirs, concentré, tannins fins, sur un registre solaire, mais avec du fond, belle acidité, commence à bien se goûter, beau potentiel. TB.

 

NSG Chaignots 2018 : assez sombre, nez expressif, très ouvert, fruit plutôt mûr, bouche un peu confiturée, acisité basse, tannins lisses, finale un peu sur la vanilline, au boisé un peu trop présent en l'état. TB-.

 

Echezeaux 2018 : sombre, fruits noirs, assez confit, tout en rondeur, texture soyeuse, finale lissée par le bois, vanillée, très moderne. B+.

 

Mugneret-Gibourg, Vosne-Romanée La Colombière 2019 : (égrappé, 25% fûts neufs) Couleur très sombre, nez crème de cassis, confiture de mûre, un peu d’élevage vanillé. Bouche en rondeur et en gourmandise, beau volume et texture soyeuse travaillée par l’élevage, petite sucrosité, fruits noirs et vanille. Très joli dans son style, tout en largeur, à l’opposé du précédent qui était en longueur. TB.

 

Vosne Colombiere 2022 : bien dans le style domaine, couleur foncée, bouche très ronde, mûre, sucrée, encore pas mal d'élevage. 

 

Vosne 2022 : (bu en 2026, bien après le précédent) Fruité gourmand cerise, sans excès d'élevage ni de maturité, bouche juteuse, déjà accessible, fin, gourmand, très bon.

 

Mugneret-Gibourg, Vosne-Romanée 2019 (chalandins, croix blanche, pré de la folie, champs goudin) : proche de la Colombière de la semaine précédente, couleur très sombre, nez crème de cassis, confiture de mûre, un peu d’élevage vanillé. Bouche en rondeur et en gourmandise, beau volume et texture soyeuse travaillée par l’élevage, petite sucrosité, fruits noirs et vanille. Très joli dans son style, tout en largeur. TB.

 

Echezeaux 2020 : très sombre, encore pas mal d'élevage, on commence à sentir du fond derrière, il y a quand même de l'acidité, un joli jus, finale bien boisée à ce stade, mais pas trop d'inquiétude pour l'avenir, il va falloir être patient par contre.

 

 

 

Domaines familiaux 2019

Vosne 2017 : des couleurs assez sombres, des vins plutôt orientés fruits noirs, assez mûrs, aux textures travaillées et soyeuses, acidités plutôt basses, boisés parfois un peu marqués, moins de profondeur que les précédents, un style sexy sans tomber dans le vulgaire non plus. TB-.

NsG 1er cru Chaignots 2017 : idem. TB-.

Ruchottes-Chambertin 2017 : un peu plus de fond ici, on sent que le grand terroir est prêt à repasser devant si on lui laisse le temps. TB+.

Clos Vougeot 2014 : comme les 2017, fruits noirs assez mûrs, bouche ronde, tannins lisses pour Clos Vougeot, très bien fait dans son style « polissé ». TB.

 

 

Domaines familiaux 2021

NSG Chaignots 2019 : fruits noirs, coloré, du sucre, un peu lourd.

Ruchottes 2019 : idem, chaud et sucré, très arrondi. Très moyen.

Clos Vougeot 2019 : là aussi très confituré, un peu plus resseré en finale.

 

 

domaines familiaux 2022

Vosne 20 : rond, gourmand, sucré, un peu d’élevage, fruits noirs, caramel, finale arrondie. B-.

NSG Chaignots 20 : là aussi semble très sucré, confit, tannins un peu plus fermes en finale qui font presque du bien.

Chambolle Feusselottes : très rond et très sucré, belle texture ceci-dit. B-.

Echezeaux : un peu d’élevage toasté, plus de fond et de longueur que les précédents, plus serré, à attendre, finale épicée, plus prometteur. B+.

Mugneret-Gibourg - NSG Chaignots 2018 MAG : un peu moins confit que les 2020 maison garde ce style assez rond, facile, légèrement sucré. B+.

 

 

domaines familiaux 2023

Vosne 21 : couleur plus violacée que la moyenne, beau fruité gourmand, sucré, finale un peu boisée vanillée. B+.

NSG Chaignots : beau fruité, violet, un peu sucré, Elevage mieux intégré, finale épicée plus longue. TB.

Chambolle Feusselottes : très boisé, vanillé, très arrondi, un peu sucré, manque d’acidité. B.

Echezeaux 21 : (15% grappe entière ici, les autres 0%) très différent, un peu plus austère, plus en tension, moins sucré, moins boisé, allonge intéressante en finale. TB+.

 

 

 

Mugneret-Gibourg (gds jours 2022)

ECHEZEAUXRouge2020 : assez sombre en couleur, fruits noirs, un peu caramel, pointe de sucrosité à l’attaque, mais la finale montre un joli fond et une jolie longueur. C’est déjà mieux qu’au domaine il y a quelques mois. Il faudra être patient. TB+.

 

 

 

Visite au domaine Mugneret-Gibourg : les 2020 prélevés sur fût

MUGNERET GIBOURG

Vosne-Romanée : noir, concentré, confituré, un peu caramel, chaleureux.

Nuits St Georges Chaignots : idem, très noir, confituré, élevage caramel, manque de fraîcheur sur ce millésime.

Chambolle Feusselottes : un peu plus de finesse et de profondeur dans celui-ci, même si le millésime 2020 ressort bien.

Echezeaux : (25% grappe entière sur celui-ci uniquement) la grappe entière se sent, elle apporte un peu d'énergie, ça reste très "2020" noir et confit.

 

19 février 2016

Huet (Vouvray) *****

Noël Pinguet, figure emblématique de la Loire et de la biodynamie, a élevé le domaine au firmament des grands blancs du monde. Bien que repris par la famille Hwang en 2003, le style n'a pas changé. Noël Pinguet a été remplacé avec brio par son bras droit Jean-Bernard Berthomé, lui-même parti à la retraite en 2019 et remplacé par Benjamin Joliveau. Ici les élevages sont très courts pour éviter les malo, les vins restent en vieux fûts ou en cuves pour éviter toute note boisé et rester fidèle au terroir. Les secs qui comportent généralement 4-5gr de SR sont gourmands, fruités, légèrement exotiques mais toujours équilibrés par une belle acidité. Les demi-secs, moelleux et moelleux reserve sont toujours digestes, exotiques, gourmands, faciles à boire jeunes, vieillissant avec brio. Seules les bulles pourraient gagner en tension et minéralité.

 

 

Passage au domaine pour goûter les 2014, millésime très réussi, malheureusement certaines cuvées sont déjà épuisées :

Haut-Lieu sec 2014 : beaucoup de fruits frais au nez, poire, agrumes, pêche. Belle matière en bouche pour le Haut-lieu, frais, avec une fine acidité, assez léger, finale sur une légère amertume. TB-.

Mont sec 2014 :  nez plus floral, plus citronné, moins de poire, plus de pamplemousse. Bouche plus vive, plus tendue comme toujours avec le Mont, à peu près autant de matière mais plus de longueur, finale sur le pamplemousse, mais moins d'amertume. TB.

Clos du Bourg demi-sec 2014 : beau nez sur les agrumes, un peu d'ananas et de miel, grosse concentration en bouche, avec de la puissance, de la tension et de la fraîcheur, on retrouve un peu de pamplemousse dans la finale, très longue. TB+.

Mont Moelleux 2003 : beau nez confit, d'abricot surtout, bouche pas trop sucrée, sur l'abricot, l'ananas, pointe de truffe, mais manque de tension, finale un peu chaude. B.

Bourg Moelleux 1e trie 2008 : très beau nez de miel, de coing, d'ananas bien mûr, bouche tendue, puissante, avec des épices, pointe de truffe mais légère pour 2008, très bonne longueur. TB+.

 

 

Visite au domaine Huet

huet facade

 

Le domaine a été créé en 1928 par Victor Huet et son fils Gaston, il était dirigé de 1976 à février 2012 par Noël Pinguet, gendre de Gaston, partisan de la biodynamie (voir la vidéo http://www.obiwine.com/Decouvrir-les-vins-de-Vouvray-avec-Noel-Pinguet-Domaine-HUET-Episode-17-25_v157.html), Le domaine a été repris en 2003 par le financier américain Anthony Hwang. Depuis le départ de Noël Pinguet, Sarah Hwang (fille d’Anthony Hwang) est la présidente du Domaine Huet.

 

Le domaine s'étend sur 35 hectares (sur les 2000 de Vouvray et ses 300 exploitants). Le domaine est réparti sur 3 propriétés :

Le haut-lieu (9 hectares) : sol profond, à dominante d'argile marron, produit des vins souples.

Le clos du bourg - en photo ci-dessous (6 hectares) : situé au-dessus de l'église de Vouvray, sol peu profond composé d'argile et de calcaire non actif. Produit des vins puissants, avec plus de matière que le Haut-Lieu.

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Le Mont (8 hectares) : sol d'argile verte et de silex, près de la Loire, produit un vin plus minéral et légèrement moins puissant que le Clos du Bourg.

Le reste du vignoble est réparti sur diverses parcelles situées à proximité des trois propriétés précédemment décrites.

 

Malgré une année difficile et une perte de récolte d'environ 50%, les 2012 sont excellents. Pour le moment la famille Hwang tient à ce que le domaine continue dans la même voie qu'à l'époque de Noël Pinguet. Le style des premiers vins goûtés est resté le même. 2013 a aussi vu une perte de 50% de la récolte, la vendange s'annonce tardive (10-12 octobre, contre mi-septembre les dernières années). Il est encore trop tôt pour parler de la qualité de ce millésime.

 

Lors de notre visite nous avons eu le droit à une "simple" dégustation, la visite des caves et des vignes se fait assez rarement, sur rendez-vous et par groupe. Nous avons toutefois aperçu la galerie des vins effervescents avant dégorgement, la salle des cuves Inox, et nous avons pu nous promener dans les vignes après la dégustation. Les vins à la dégustation étaient plus ou moins ceux à la vente sur le site Internet du domaine, mais les vieux millésimes n'étaient pas forcément ouverts (Le Mont sec 2001 ou Constance 2003), et il était possible d'acheter d'autres cuvées en magnum ou en demi-bouteilles (Haut-Lieu sec et demi-sec 2002, Le Mont 2009 moelleux pour les 1/2). Accueil chaleureux et compétent.

 

Les vins dégustés

Haut-Lieu sec 2012 : (4gr SR) assez ouvert, avec un très beau nez, très fruité (agrumes, pamplemousse), attaque assez vive, bouche très fraîche et fruitée. Léger manque de matière par rapport au suivant. TB.

Clos du Bourg sec 2012 : (4,5 gr SR) assez expressif aussi, nez proche du précédent, sur des agrumes assez mûres, poire, pêche blanche, quelques notes florales, c'est vif, minéral, avec une très belle acidité, beaucoup plus gras que le Haut-Lieu, belle matière, plus de longueur. Niveau proche du 2010. TB+.

Le Mont sec 2011 : (5,5 gr) le vin s'est aparemment refermé, beaucoup plus minéral que les 2 précédents, mais la finale laisse un peu d'amertume et un côté zeste de citron un peu gênant. B.

Le Mont demi-sec 2007 : (24gr) un peu fermé aussi, plus sur le citron que sur le pamplemousse (comme le Mont sec 2011), manque un peu d'acidité. B.

Clos du bourg moelleux 2007 : (46gr) les arômes changent assez nettement, on passe sur l'abricot et le miel désormais, avec un beau nez de liquoreux, belle matière et bonne acidité. Bien équilibré. Semble déjà prêt à boire TB.

Haut-Lieu moelleux 2009 : (53gr) un peu plus vif et minéral que le précédent, moins épais, mais je lui ai trouvé moins de longueur et moins de "liqueur". Peut-être à attendre encore un peu. TB-.

Clos du Bourg 1e Trie 2006 : (65gr) on retrouve le côté miel et abricot, mais c'est un peu léger, pas très épais ni très acide, manque un peu de longueur. Un millésime assez difficile on dirait. B.

Au final, quelques vins excellents, surtout le Clos du Bourg sec 2012 qui s'annonce grandiose dans quelques années, et des vins un peu en-dessous dans les années difficiles comme 2011 et 2006. Hâte de goûter quelques 2002.

 

 

Huet - Le Haut-Lieu Demi-sec 2002 1/2 bt

Couleur : or pâle, pas encore très évoluée.

Nez : très expressif, surtout sur le coing, un léger côté exotique (ananas, goyave), un peu de cire et de miel. Fait vraiment envie.

Bouche : le fruité du nez est au rendez-vous, encore du coing principalement, toujours légèrement exotique, très bonne acidité. Un vin en pleine forme. Bonne matière, sans être exceptionnelle non plus.

Finale : longueur moyenne, on voudrait que ça dure plus longtemps.

Note : 18/20. Très beau vin, très fruité, à son apogée, il lui manque un tout petit peu de matière et de longueur par rapport aux meilleurs Clos du bourg.

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Le Haut-Lieu sec 2002 1/2 bt : robe or claire, nez un peu plus évolué que le demi-sec, avec plus de noisette, toujours beaucoup de coing, un peu de fruits exotiques (ananas), bouche très fruitée avec une belle tension, toujours de la noisette, finale moyenne, un peu d'amertume. Toujours un délice, mais le demi-sec me semblait encore plus expressif et un peu plus acide peut-être. Note : 17,5/20.

 

Huet Vouvray Clos du bourg sec 2010

Couleur : or pâle

Nez : citronné et floral avec un côté thé vert, puis il devient de plus en plus fruité. Le verre vide laisse une odeur de mirabelle.

Bouche : attaque franche, sur l'acidité sans que ce soit gênant. Beaucoup de matière, beaucoup de puissance mais à aucun moment alcooleux. L'équilibre est parfait. On retrouve le côté citronné, des agrumes, de la poire.

Finale : immense, très fraîche, donne envie d'y retourner de suite. C'est à la fois un vin complexe et un vin de plaisir.

Note 19/20 La référence en chenin blanc sec.

huet

 

Huet, Vouvray Clos du Bourg Bourg Moelleux 1969 : superbe robe qui tire sur l'ambrée, nez de fruits secs, pralins, noix, un peu de fruits confits, très agréable. Bouche peu sucrée, qui fait encore jeune (à l'aveugle plusieurs d'entre nous mettaient ça dans les années 1990), sur les arômes du nez. Bonne longueur. Encore un joli vin, mais ça manque un peu de sucre à mon goût. (+- 17/20).

huet

 

Huet - Clos du Bourg moelleux 2007 : (46gr SR)  le nez fait assez peu sucré, sur l'abricot, l'ananas, le coing. Bouche sur la même aromatique, bonne acidité, assez frais. Manque un peu de longueur et de complexité peut-être par rapport à mon souvenir au domaine, mais après 13 vins les papilles sont fatiguées. TB.

 

Clos du Bourg moelleux 2009 : plein de fruits exotiques, ananas, abricot, superbe acidité derrière. TB+.

 

Huet - Le Mont moelleux 2009 (1/2 bt) : couleur or, le nez est assez discret, sur le coing, l'ananas, les fruits jaunes et le miel. C'est plus expressif en bouche, sur la même aromatique, avec une belle tension minérale, le vin est très digeste, la cinquantaine de grammes de résiduel passe toute seule. Ce n'est pas très concentré mais d'une fraîcheur remarquable. Bonne longueur, avec de l'acidité et des fruits frais. Très bon vin, encore un peu jeune peut-être. 17,5/20.

 

Huet - Clos du Bourg sec 2013 : robe claire, nez très fruité, poire, citron, pamplemousse, légèrement floral. Bouche citronnée, vive, un peu moins de matière et de puissance que 2010 et 2012, assez bonne longueur. En l'état un millésime peut-être un peu en-dessous des précédents. TB-.

 

Huet - Le Mont Moelleux 1973 : robe or, nez avec beaucoup de coing, de l’ananas beurré. Bouche sur le coing aussi, mais un côté champignon gênant. Quasiment plus de sucre en bouche. Manque de gourmandise. Ca me semble un peu trop tard pour le boire. Moyen.

 

Haut lieu moelleux 1e trie 1989 : TB+.

 

Huet - Le Mont demi-sec 2002 : robe dorée, nez exotique sur le coing, l'ananas, attaque en bouche légèrement sucré et exotique puis la fin de bouche est plutôt sur les agrumes avec une belle tension et une légère amertume, manque à peine de longueur par rapport aux toutes meilleures bouteilles du domaines. TB-.

 

Huet - Clos du bourg sec 1998 : couleur or, nez sur le miel, le coing, une pointe de cire, de cédrat, de fruits secs. Bouche encore fruitée, vive, fraîche, pas un gros volume, surtout portée par les amers, citron vert, zeste de pamplemousse, un petit côté miel et coing. Longueur moyenne, finale sur les zestes d'agrumes qui fait saliver. Un peu difficile à boire seul, très bien sur des plats à base de citron et gingembre. TB-.

 

Domaine Huet, Vouvray "Haut-Lieu" demi-sec 2003 (100% chenin) : Apport mystère de Fred, robe dorée, nez sur le coing, l'ananas, un peu de miel, très gourmand. Bouche avec un peu de sucre, mais très digeste, avec des fruits exotiques, pas trop chaud pour un 2003, bien équilibré. Voilà qui rattrape largement la déception sur le Chinon. TB.

 

Domaine Huet, Vouvray "Clos du bourg" Moelleux 1e Trie 2005(100% chenin) : Le hasard a fait qu'un Huet était déjà prévu dans la dégustation. Robe encore plus dorée, nez là aussi sur l'ananas, le coing, plus confit, plus de miel, une pointe de caillou. Bouche plus concentrée, mais là aussi un équilibre parfait grâce à une belle acidité, très digeste, un peu plus de longueur. TB+.

 

Clos du Bourg demi-sec 2014 : (bu en 2020) fruit très mûr, ananas, voire papaye, bouche assez opulente, ça garde juste ce qu'il faut de fraîcheur dans le fond, mais on sent plus l'opulence du Clos du Bourg que le millésime frais. Moins impressionnant qu'en jeunesse. TB.

 

Huet moelleux 1989 : (haut lieu) manque un peu de pep's, sur le déclin. B.

 

Huet - Vouvray Le mont moelleux première trie 2009 : Couleur or profond, nez ananas, fruits exotiques, miel, bouche qui fait plus moelleux que liquoreux, très tendue, très digeste, grosse acidité pour 2009, long. TB++.

 

Clos du Bourg sec 2005 : beaucoup de fruit, bonne acidité, d'but de notes de fruits à coque, manque un peu de longueur, à point. TB+.

 

 

Biodyvin 2019

Vouvray Brut 2014 : bulle fine, fruité, à peine trop riche pour moi. B.

Le Mont sec 2017 : toujours le style droit et tendu du Mont, mais certains millésimes m’ont semblé plus longs et encore plus tendus. TB.

Clos du Bourg demi-sec 2017 : comme le précédent, excellent, dans son style plus opulent, toujours un grand vin sans réel défaut, mais pas dans son meilleur millésime. TB.

Haut Lieu Moelleux 2005 : superbe nez d’ananas rôti et de miel, bouche fraîche et tendue. Superbe. TB++.

 

 

Liquoreux du monde 2019

Vouvray Clos du Bourg Moelleux 1e trie 2002 : (passerillage) Semble peu sucré dans la série, notes d’ananas, abricot, orange amer, très frais et digeste, belle longueur. TB+.

Constance 2015 : (botrytis, 142gr) Aromatique encore toute jeune, fruits frais, poire, c’est surtout en bouche qu’il impressionne, les 140gr passent tout seuls, grosse acidité dans le fond, tendu, frais, belle longueur, donne envie d’y retourner de suite. Très différent des Moelleux 1e trie du domaine, plus proche des liquoreux du Clos Naudin. Déjà sublime et bientôt Exceptionnel.

 

 

Huet - Vouvray clos du bourg sec 2010 : couleur dorée, nez très fruitée, exotique, d’ananas, de coing, de miel. Bouche légèrement sucrée (5gr environ), très gourmande, fruitée, bonne acidité dans le fond, encore jeune. Un vin excellent, mais qui tranche totalement avec les Saumur. TB++.

 

Huet - Vouvray Le Mont demi-sec 2018 : (remplace un 2015 bouchonné) Couleur dorée, nez sur l’ananas, fruits exotiques, miel. Bouche très facile, gourmande, peu sucrée, manque un tout petit peu d’acidité pour étirer le vin sur ce millésime solaire. TB.

 

Huet - Vouvray clos du bourg sec 2012 : couleur dorée, nez très mangue, coing, exotique, miellé, probablement 3-4gr de SR. Bouche très gourmande, fruitée, exotique, juste ce qu’il faut d’acidité pour pas être lourd, délicieux. Manque juste un peu de longueur par rapport aux toutes meilleures bouteilles du domaine. TB++.

 

Huet, clos du bourg moelleux 1e trie 1995 : encore en pleine forme, a mangé un peu de ses sucres, fruits exotiques, miel, et début d'évolution, manque juste un poil d'acidité par rapport aux meilleurs millésimes. TB+.

 

 Huet - Haut lieu moelleux 2020 : simple, fruité, digeste car peu de sucres mais pas une grosse allonge minérale sur ce millésime. B+.

 

 Huet - Vouvray sec le haut lieu 2012 : couleur or, nez très typique du domaine, agrumes, puis de plus en plus de fruits exotiques, ananas surtout. Bouche qui combine fruits exotiques, gourmandise, 4-5gr de SR probablement, encore jeune, avec une acidité très haute de l’attaque jusqu’à la finale, porte le vin très loin, très frais, salivant. TB++.

 

 Huet - Vouvray Le mont demi-sec 1999 : couleur bien dorée, nez très safran, épices, miel, coing, ananas... Comme toujours avec Huet la bouche combine gourmandise avec fruits exotiques, miel, un peu de sucre et grosse tension, finale sur les amers, orange confite. Exceptionnel !

 

 Huet - Vouvray Constance 2003 : Robe proche du précédent, le style aussi, encore tout jeune, combine pâte de coing et fruits très frais, même encore plus ici, avec de l'ananas frais, bouche encore plus aérienne, avec une finale très mandarine, un peu zestée, très longue, et très fraîche, incroyable pour 2003. Exceptionnel.

 

9 octobre 2012

Mas de Daumas Gassac (Aniane) ***

 

Domaine de 45 hectares (dont 25 de rouge) qui a produit de grands vins rouges de garde dans les années 1990, aidant le Languedoc à passer de vins de volume et des vins au haut potentiel qualitatif. Le domaine a ensuite grandi et baissé en qualité. Depuis quelques années la nouvelle génération se lance dans une nouvelle gamme de vins plus légers et sur le fruit.

 

 

Daumas Gassac blanc 2010 (Vdp de l'Hérault)

Couleur : or pâle

Nez : le vin s'ouvre d'abord sur des fruits, surtout de la pêche et de l'abricot. Il possède aussi un léger côté floral très agréable, puis dans le fond un peu de citron et de pomme.

Bouche : explosion de fruit, surtout abricot et pêche encore. Je sens un peu plus le viognier que les autres cépages, même si le chardonnay semble avoir donné un très léger gras, et le manseng une touche de fruits exotiques. C'est très frais, avec une belle acidité et beaucoup de matière.

Finale : très longue et très fraîche, sur la fleur et l'abricot.

Note : 18/20. Une grande réussite, soi-disant le meilleur millésime du domaine depuis bien longtemps d'après ceux qui ont eu la chance de le goûter presque chaque année.

daumas

 

 

Daumas Gassac rouge 2010 : un peu fermé, tannins assez raides pour l'instant, peu de plaisir, mais il a la matière pour durer. A revoir dans 5-10ans. Vendu bien plus cher au Vinidôme que dans toutes les GMS !

 

Moulin de Gassac - "Faune" IGP Hérault 2013 : (1/3 viognier, muscat, chardonnay) le muscat domine, mais assez frais. B.

 

Daumas-Gassac blanc 2012 : nez soufré, assez désagréable, bien mieux en bouche, bonne matière, beaucoup de fruits, agrumes, un tout petit peu de gras, bonne longueur. Le 2010 était plus convaincant. B+.

 

Cuvée Laurence Vin de Liqueur 2020 : (VDL 15%) Couleur or profond, nez sur le marc bien sûr, fruits secs. Bouche pas trop sucrée ni trop riche pour un VDL mais pas un gros volume, pas beaucoup d'acidité, assez simple finalement, un peu caramel, fruits secs, fruits jaunes. B.

 

Daumas Gassac 2000 rouge : encore jeune, évolution noble, joli vin, dans la bonne période du domaine.

 

Daumas-Gassac Emile Peynaud 2001 : couleur rouge brillante, nez de fraise confituré plutôt typé merlot, caramel, avec un peu de tabac, boisé vanillé assez fondu. Bouche avec une belle texture soyeuse, confiturée, mûre, mais avec très peu d'acidité, manque de profondeur, et finit assez court, peut-être trop travaillé. B+.

 

Atelier Guibert, Genesis 2024 ? : vin léger, clair en couleur, très simple, court.

 

 

Informations complémentaires : domaine créé au début des années 1970 par Aimé Guibert à Aniane, qui doit notamment sa réputation au film de Jonathan Nossiter, Mondovino (2004), qui le présente comme un petit producteur en proie aux grands groupes industriels. Daumas Gassac n'est pas si petit que ça... mais c'est une autre question.

Le blanc : 27% viognier, 19% chardonnay, 28% petit manseng, 11% chenin et petit courbu, muscats, petite arvine, voskeat, sercial, sémillon... Sols calcaires, rendements de 30 h/ha, élevage 2 à 4 mois en cuve inox...

 

24 décembre 2019

Selosse et Guillaume S. (Avize) *****

Anselme a repris le domaine familail de 8,4hectares en 1979 avant de laisser sa place à son fils Guillaume en 2018. Les vins du domaine sont principalement composés de chardonnay de la Côte des blancs sur Avize, Cramant, Oger et Le-Mesnil-sur-Oger, mais aussi de quelques pinots sur Aÿ, Ambonnay et Mareuil. Selosse c'est d'abord un gros travail à la vigne avec des raisins ramassés bien mûrs, puis un travail sur les fûts (entre autres en solera) à la cave. Ce sont des champagnes concentrés, larges, mais aussi profonds et salins, souvent marqués par le brioché et de légères notes oxydatives. Ils ne se dévoilent pleinement qu'après plusieurs années suplémentaires en cave et vieillissent admirablement.

 

 

Salon RVF

Selosse ***** - Les Carelles : (assemblage 2003 2004 et 2005) : très bon, très fruité et très frais avec un côté brioché bien marqué. Assez vineux. TB+.

Selosse ***** - Champagne 2002 : plus brioché, plus puissant, plus de matière, plus minéral aussi, excellent. TB++ (+- 18,5/20).

 

 

Selosse, Champagne Brut Initial : (100% chardonnay sur les grands crus Avize, Cramant et Oger. Dégorgé en novembre 2014)  Couleur or foncé, nez brioché, avec es notes oxydatives de noix et fruits secs bien marqués comme toujours chez Selosse. La bouche reprend ces arômes, avec une bulle très fine, une matière épaisse, presque grasse et une bonne acidité dans le fond. Longueur moyenne. TB.

 

Initial (dég 2016) : miellé, très umami, très long, TB++.

 

Selosse - VO Extra Brut Blanc de blancs : (dég 2014) proche du pécédent. TB.

 

Selosse - Champagne Côte Faron Aÿ (dég 2021) : superbe champagne, pas trop oxydatif pour un Selosse, plein de fruits secs, d'épices, de miel, déjà bien évolué et patiné pour un dég. 2021. Avec l'aération un côté crémeux, ne fait pas très pinot noir. Bulle ultra fine, matière bien mûre, pas besoin de dosage, finale umami. Superbe. Pas forcément besoin d'attendre des années supplémentaires en cave. TB++.

 

Selosse 2012 : très oxydatif, pas un gros plaisir.

 

Selosse Blanc de Blancs Brut : (dég en 2000. Date donc d'avant la création d'Initial et VO) Couleur or profond, nez typé bourgogne blanc, beurré, truffé, noisette. Bouche encore jeune, vive, pas si oxydative que ça, en tout cas guère plus que les jeunes Initial, longue, saline/umami. Merci Fred. TB++.

 

Selosse - Lubie coteaux champenois 2002 : ultra clair, tout en rose, framboise, à boire assez vite après ouverture de la bouteille, aérien, la finesse ultime. TB++.

 

 

Visite au domaine Selosse avec Guillaume

 

Guillaume est au domaine, à Avize, depuis 10ans, la transition se fait petit à petit de manière très intelligente avec son père Anselme. Le domaine fait aujourd'hui environ 9 hectares, sur près de 60 parcelles. Les méthodes sont ici "originales", inspirées de l'Espagne, différentes de ce qu'il se fait partout ailleurs, avec une impression de maîtrise totale et un côté visionnaire, toujours un temps en avance sur tous les voisins.

chai selosse

Les jus clairs sur fût, sans SO2, pour le moment les 2020 n'ont pas encore pris "le voile" ou "la flor" (Guillaume distingue les deux) mais ça ne devrait plus tarder, bien qu'ici on laisse toujours faire la nature. Guillaume ne sait pas du tout si les malos sont déjà faites ou non.

sur Avize "Mont de Cramant" 2020 (devrait finir dans Substance) : gros volume, très dense, concentré, beaucoup plus que les jus clairs que nous avons goûté ailleurs, probabblement plus mûrs et avec de faibles rendements. Il garde une grosse tension dans le fond. Ca commence très fort.

sur Oger "Pierre Vaudon" (pour Initial) : grosse matière aussi, avec beaucoup de tension. Très beau aussi. On a envie de le mettre en bouteille.

sur Avize "Pierre Vaudon" mais la partie exposée Est (probablement pour Initial) : plus aérien, grosse tension aussi.

Mesnil sur Oger "les carelles" chardo (il peut y en avoir dans le millésimé depuis 2007 s'il est sélectionné à la dégust à l'aveugle pour le faire, sinon le reste est pour le parcellaire "Les Carelles) sols de plaques de silex et craie. Petite réduction bourguignonne noble, léger gras beurré et grosse tension finale sline interminable. Le meilleur des jus clairs.

sur Avize "les chantereines" sur fût neuf : (chardo) en général 2 pièces sont gardées pour le parcellaire "Chantereines" et 2 pièces vont soit dans le millésimé soit dans Initial. Sur la prise de bois, moins bien en ce moment.

sur Ambonnay "Bout du clos" = clos de Bouzy : (80% pinot, 20% chardo assemblés au pressoir) sur fût neuf, gros volume, très rond, élevage un peu marqué en l'état.

sur Aÿ " Côte faron" pinot noir : sur fût neuf, couleur presque rosée, très vineux, très dense.

sur Mareuil "Sous le Mont" pinot noir 2020 : encore plus rosé foncé, très vineux et concentré aussi.

 

Champagne tranquille 2019 sur Ambonnay, rouge de pinot noir, en grappe entière, pas encore de SO2, donnera probablement la cuvée "Lubie", un seul fût. Très coloré, très marqué orange sanguine, mûr, garde de la fraîcheur, certains trouvent un petit côté Reynaud ou Anglore. S'annonce grandiose. Guillaume tient à ce qu'on parle de Champagne tranquille plutôt que de Coteaux Champenois. D'après lui dans une dizaine d'années les vins tranquilles seront très nombreux dans la région à cause du réchauffement climatique et de la difficulté que commencent à avoir les champagnes à faire leur seconde fermentation à cause des hauts degrés d'alcool.

 

 

Un mot sur les millésimes 

2018 : solaire, un peu lourd.

2019 : rendements très faibles (heureusement il y a des vins de reserve ici) très dense, un peu lourd aussi.

2020 : s'annonce comme un très beau millésime, solaire mais bons équilbres.

 

selosse degustation

 

En bouteille 

Initial base 2014 :(que des parcelles de bas de coteau avec de l'argile alors que les hauts de coteau vont dans V.O) on commence par une cuvée représentative du style domaine, légèrement oxydative, grosse matière, de la vinosité, un fond minéral. Très bon mais un cran en dessous des parcellaires ou des millésimés. TB+.

 

2006 : (chardonnay) chardonnay qui semble vineux, épais, grosse énergie et gros volume, encore jeune. TB++.

 

2008 : (sera commercialisé dans un an après 2009. Pas le millésime préféré du vigneron, ni de celui de Chartogne d'ailleurs) pas oxydatif, différent des auters cuvées du domaine, tout en tension, semble un poil fermé, avec moins de volume, mais une finale saline interminable, très prometteur, il lui faudra du temps. Guillaume dit qu'il faudra quand même qu'il se livre avant d'être trop vieux, ce qui a été le cas de certains "grands millésimes". TB++.

 

Bout du clos base 13 : (dégorgé en 2019) style vineux, à peine oxydatif, très bon mais moins de plaisir que sur les 100% chardonnay personnellement. TB+.

 

Carelles base 13 : comme sur fût, un petit côté bourguignon, à peine grillé, beurré, volume, tension minérale, proche de la perfection. Exceptionnel.

 

Substance : (solera, 4,8% de base 2010, le millésime le plus présent. Puis on descend jusqu'en 1986 environ) style plus oxydatif que les autres, semble plus évolué, épais, moins tendu. TB+.

 

2005 Mag : bouteille bonus, très bel équilibre, entre 2006 et 2008, semble à son apogée. Exceptionnel.

 

 

Un grand merci à Guillaume pour cette dégustation mémorable !

 

 

 

 

Guillaume Selosse produit (produisait ?) 2 cuvées sous son nom : Au-dessus du Gros Mont, une parcelle de chardonnay sur Cramant qui lui a été donnée par sa grand-mère pour ses 18ans en 2008 et une cuvée Lagillier commencé en 2012 avec des raisins achetés à Jérôme Coessens en Côte des Bar. La méthode y est un peu différente avec des élevages "de 3années en tonneau sur lies pour changer un peu de méthode".

 

Guillaume Selosse - Champagne Largillier : (pinot noir 2015, dégorgé sept 2019 raisins achetés à Jérome Coessens à Ville sur Arce) Couleur très foncée, entre or et ambre, nez très évolué, truffe, brioche, pointe oxydative, léger beurré. La bouche est large, opulente, évoluée, bulle ultra fine, rappelle les Tarlant Louis 2002/2003, clairement pour la table, manque un poil de tension pour relancer la finale, mais superbe de volume et de complexité. On est néanmoins surpris par autant d’évolution sur un 2015, mais difficile de savoir si elle est normale ou non ne connaissant pas cette cuvée. On a clairement l’impression d’un élevage sous voile, bien plus qu’avec les vins du père, alors que ce n’est peut-être pas le cas ici… Pas mal d’interrogations subsistent donc même si le plaisir était au rendez-vous. TB+.

 

11 juillet 2017

René Bouvier (Gevrey-Chambertin) *****

Domaine d'une trentaine d'hectares géré par Bernard Bouvier depuis 1986. Les vins étaient très extraits et boisés dans les années 1990 et 2000 mais le style a changé depuis 2010 environ, avec la conversion en bio (perdue en 2016 mais à nouveau en cours d'agrément), plus de grappe entière (50% sur la moyenne des cuvées), moins de bois neuf. Les vins sont désormais fins, plein de fruits, gourmands, jamais très sulfités, bien marqués par le côté sauvage de la grappe entière avec en même temps une pointe de sucrosité (proche de certains IPOB de Sonoma). Ils sont bien plus accessibles en jeunesse.

 

 

René Bouvier - Bourgogne "Le Chapitre" 2010 : couleur rubis, nez fruité, avec beaucoup de fruits rouges, la bouche manque un peu de fraîcheur, il y a maintenant un léger côté kirsché. Finale moyenne. Ca reste un générique correct, et un bon rapport q/p. 14/20.

bouvier

 

Goûtés lors du GT 2014 :

Marsannay clos du roy VV 2012 : sombre, beaucoup d’épices, manque un peu de fraîcheur. B.

Fixin Crais de chêne 2012 : plus clair, plus fin et plus tendu, manque un peu de matière. B+.

Gevrey Jeunes rois 2012 : léger boisé, plus de matière, plus long, tanins un peu raides en l’état. B+.

Charmes Chambertin 2012 : nez discret, bouche légèrement beurrée, assez long, à attendre. B+.

 

René Bouvier - Marsannay La Morisotte 2012 : fruits rouges et noirs, gourmand, de la finesse mais de la matière et une bonne longueur. B+.

 

Bouvier - bourgogne rouge chapitre suivant 2016 : pas ben en place avec un côté bonbon chimique au nez. A regoûter.

 

Bouvier - Gevrey-Chambertin Racines du temps 2016 : robe rubis, trouble. Nez de groseille, cerise, fraise, pointe de volatile, un peu typé nature. Bouche pure, belle densité, tannins fins, il y a du jus, toujours cette petite pointe volatile-cerise aigre. Belle longueur. TB.

 

Bouvier - Marsannay le clos blanc monopole 2017 : profil tendu, peu de gras, peu boisé, belle énergie. TB.

 

René Bouvier - Marsannay Le finage 2017 : assez sombre, semble un peu dur sur ce millésime, moins gourmand que les années précédentes. B+.

 

Bouvier - Marsannay Ouzeloy 2017 : très clair, très pivoine, ronce, petits fruits rouges très purs, un côté presque Jura comme dans les rouges des Marnes blanches, tout en fraîcheur et pureté. TB+.

 

Marsannay Le Finage 2018 : un peu de couleur pour du pinot, nez de fraise écrasée, pivoine, très gourmand, fait Ipob avec une impression de grappe entière. Bouche très gourmande aussi, belle pureté de fruit, floral, fin, presque infusé, ca n'a pas le fond des grosses cuvées, mais délicieux. TB+.

 

René Bouvier - Marsannay Le Finage 2015 : beau nez de fruits rouges croquants, à peine sucrés. Attaque en bouche plutôt légère, fruits rouges croquants, acidulés, très gourmand, finit juste un peu court sur un côté vanillé. B+.

Marsannay Le Finage 2016 : couleur foncée pour un 2016, beau nez fruits rouges, à peine viandé, beau fruité et belle acidité en bouche, moins rond et gourmand que le 2015, un peu plus tendu et plus long. TB-.

René Bouvier - Marsannay Ouzeloy 2015 : un peu plus mûr que le Finage, élevage un peu plus présent avec quelques notes grillées au nez, bouche gourmande, très belle matière, un peu plus long que Finage, un peu plus d'élevage. B+.

Clos du Roy VV 2016 : couleur claire, très beau nez de petits fruits rouges et pivoine, pas d'élevage ressenti, rien que du fruit. Bouche très fraîche et juteuse, pleine de fruit, très "2016", pas très concentrée, ni très longue mais délicieuse. Un vin évident, déjà très bon en ce moment. TB.

 

Vosne-Romanée 2017 de René Bouvier lors de la seconde soirée très élégant, floral et sur les petits fruits rouges, tout en finesse, infusé. TB+.

 

Gevrey La Justice 2019 : couleur très claire, nez très floral, rose, pot-pourri, fraise écrasée. Bouche en dentelle, infusée, florale, grappe entière, juste ce qu'il faut pour ne pas devenir sucrailleux, d'une pureté incroyable, déjà ultra accessible, évident. TB++.

 

René Bouvier - Chambolle-Musigny VV 2019 : toujours ce nouveau style Bouvier, fraise écrasée, pivione, grappe entière. Bouche avec un peu de sucrosité, peu tannique, tout en fruit confituré. TB+. Regoûté sur une autre bouteille quelques mois plus tard, un peu moins de sucrosité, plus de fraîcheur. TB++.

René Bouvier, Chambolle-Musigny VV 2019 fremières herbues et autres : (60% VE, 18mois 20% futs neufs) Couleur assez foncée pour bouvier 2019, nez de pinot grappe entière infusé, très pur, pot pourri, floral, éclatant. Bouche dans le nouveau style Bouvier, plein de fruit, de finesse, de pureté, très délicat, frais, végétal noble en finale. TB++.

René Bouvier, Chambolle-Musigny VV 2020 : couleur assez sombre pour le domaine, nez éclatant plein de fruits sauvages et de pivoine, marqué grappe entière, bouche avec de la finesse, fruité pur, belle acidité, très frais pour 2020, sans sucrosité, déjà délicieux, avec un beau potentiel de garde. TB++.

 

René Bouvier - Marsannay Ouzeloy 2019 : assez coloré, nez éclatant de cerise, pas trop marqué grappe entière, bouche fine, juteuse, très gourmande. TB+.

 

Longeroies 2020 : très grappe entière. TB+.

 

Aligoté VV 2022 : vif, classique, bien fait. B+.

 

Bouvier Gevrey Racines du temps 2018 : bien dans le nouveau style du domaine, un peu de couleur, très grappe entière, herbes, bouche avec de la rondeur, du fruit, pure, prête à boire, haut niveau pour un village. TB++.

René Bouvier, Gevrey Racines du Temps 2018 (Pince-Vin et Le Créot) : toujours dans le nouveau style du domaine, très grappe entière, un peu de couleur, tannins très fins, juteux, éclatant, épicé, ronce, infusé, long. TB++.

René Bouvier, Gevrey 1er cru Combe aux moines 2018 : aromatique proche, très grappe, ronce, épices, bouche avec plus de volume, plus de mache, plus de tension, moins de sucrosité aussi, à attendre un peu, mais quell classe déjà. TB++.

 

 

Bouvier (gds jours 2021)

MARSANNAYLe FinageRouge2020 : (changement de style complet depuis 2017) très clair, pinot infusé, très pivoine, grappe entière, floral, fruits rouges à peine sucrés, bouche fine en dentelle. TB+.

MARSANNAYLes LongeroiesRouge2020 ? cuvée sans soufre : aromatique un peu différente, très « herboriste », presque herbes de garrigue, bouche légère, fruitée, propre, qui manque d’un peu de volume et de longueur peut-être par rapport aux cuvées (légèrement) sulfitées. TB.

MARSANNAYClos du Roy - rouge2020 : proche du finage, mais un peu plus de volume et de longueur. TB++.

GEVREY-CHAMBERTINJeunes RoisRouge2020 : petite touche oxydative, semble un peu fatigué sur cette bouteille

GEVREY-CHAMBERTINRouge Racines du temps2020 : là aussi pinot infusé, très floral, fraise, tout en finesse, plus de longueur et de minéralité dans le fond que clos du Roy, ce style me fait vraiment penser aux Ipob californiens dans le côté infusé/grappe entière/peu sulfité, superbe. TB++.

Marsannay clos du roy blanc2020 : pas de gras ni de beurré, tout en tension, avec des amers nobles, presque une touche tannique, très salivant et minéral. TB+.

 

25 janvier 2013

Toscane (salons)

Tenuta di Valgiano **** - DOC Colline Lucchesi "palistorti di Valgiano" 2011 : (70% sangiovese) très noir, un côté "bordelais" dans l'aromatique (tabac ? poivron ?), assez frais, tanins secs en finale. B.

DOC Colline Lucchesi Tenuta di Valgiano 2011 : fruits noirs confiturés, long, frais, très tannique mais tanins moins secs que dans le vin précédent. Bon potentiel. TB-.

(Colline Lucchesi Palistorti 2017 : vin léger, fruité, simple. B.

Valgiano 2014 : un vin très végétal, clairement en sous-maturité dans ce millésime compliqué. B-.

Valgiano 2015 : (sangiovese, syrah, merlot) vin puissant, fruits noirs, tannins serrés, assez simple je trouve. B. J’ai encore eu l’impression, après un Grand Tasting il y a 3-4ans, de ne pas comprendre les vins de ce domaine.)

 

 

Montevertine **** - IGT Toscana Pian del Ciampolo 2012 : (sangiovese, canaiolo e colorino) très fruité, fruits rouges, facile, simple. B.

IGT Toscana Montevertine 2011 : un peu sucré, gourmand, fruits rouges confiturés, puissant, tanins présents mais de qualité. TB.

IGT Toscana Le pergole torte 2011 : plus sur la prune, balsamique, boisé bien intégré, tanique, très long. TB.

 

 

La Massa *** - IGT Toscana rosso "La Massa" 2011 : 60% Sangiovese 30% Cab Sauv. nez toasté, boisé, bouche sur les fruits noirs, trop boisé en l'état, et trop jeune. B-.

 

Le Macchiole **** - DOC Bolgheri, Bolgheri rosso 2011 : 50% merlot 30% Cab Franc 20% syrah, épicé, assez puissant, style bordelais, mais bonne fraîcheur et tanins fins. B+.

Le Macchiole IGT Toscana Paleo Rosso 2009 : 100% cab Fr., on reconnaît bien le cabernet franc, fruits rouges, épices, légèrement poivronné, tanins présents mais fins, frais. B+.

Le Macchiole IGT Toscana Messorio 2009 : 100% merlot, toujours la fraîcheur qui caractérise les vins du domaine, beaux fruits rouges, plus fin que les autres. TB(+- 17,5-18/20).

 

 

Podere Il Carnasciale **** - IGT Toscana Il Caberlot 2010 : 100% caberlot, seul domaine à cultiver ce cépage, couleur très noire, nez très fruité (mûre, cassis), à peine poivron, frais, tanins fins, très long. TB(+- 17,5-18/20).

Il Caberlot 2009 : plus bordelais que 2010, plus chaud que le précédent, mais bien aussi. TB-.

 

Castello del Terricio *** - IGT Toscana "Castello del Terricio" 2006 : syrah et un peu de petit verdot, très noir, beaucoup de bois/toasté. Moyen.

Castello del Terricio IGT Toscana "Lupicaia" 2008 : majorité CS et un peu de merlot et petit verdot, moins boisé, tannique, très Cab Sauv, (fruits noirs, poivron), frais, bonne longueur. B+.

(Castello del Terricio - Tassinaia 2017 : CS et merlot très frais, pas trop confit, graphite, pas beaucoup de bois, vrai fond minéral, assez long, encore un poil serré peut-être mais très beau potentiel. TB+.

 



Petrolo **** - Galatrona 2010 : (100% merlot) vin fermé, assez plat pour le moment, on sent surtout le bois.

 

Argentiera *** : Bolgheri Superiore 2009, encore fermé, fruits noirs, marqué par le bois, mais les tannins sont déjà soyeux. B

 

 

Le Lame ** - Chianti classico Riserva DOCG 2007 : Couleur : sombre. Nez : très ouvert, et assez élégant après 2h d'ouverture. Uniquement du fruit, plutôt noir (mûre, cassis). Bouche : attaque vive, puissante, et agréable. Par contre très peu tannique. Vin assez simple, seulement du fruit, plutôt noir. Pas du tout de bois ici. C'est assez gourmand, mais il manque un peu de tannins pour structurer le tout. La texture est agréable, pas du tout sèche. Finale : bonne longueur. Un bon Chianti, très fruité, peu tannique, un vin de plaisir. Je n'ai malheureusement trouvé aucune information sur ce domaine. Note : 15/20.

 

Roccamena * - Vernaccia di San Gimignano 201? : (100% vernaccia) vin vif, sur les agrumes, l'abricot, mais malheureusement un peu alcooleux au nez et en finale. Peu de longueur. Probabalement pas ce qu'il se fait de mieux sur la DOCG. 13/20.

 

 

Castello di Fonterutoli **** - IGT Toscana "Badiola" 2011 : (sangiovese et merlot, 9 mois fûts) couleur grenat, nez légèrement boisé et vanillé, puis fruits noirs, cerise. La bouche est fruitée aussi, les tanins très lissés par le bois, pas mal intégré. Malheureusement la finale est courte. Bien fait, mais trop moderne à mon goût. Note : 14/20.

fonterutoli

 

 

Fattorie Melini ** - Chianti Classico Riserva "La Selvanella" DOCG 2006 : (100% Sangiovese, 30 mois en fûts de chêne) Nez un peu boisé, marqué par les fruits mûrs, expressif. La bouche est expressive elle-aussi, un peu boisé (un peu trop c'est le seul défaut de ce vin), mais elle a en même temps de la rondeur, les tannins sont très souples, la texture n'est pas asséchante, le vin n'est pas trop puissant. On trouve quelques notes de violette et de réglisse. Bonne finale. 16,5/20.

chianti

 

 

Silvio Nardi ** - Rosso di Montalcino DOC 2007 : (100% sangiovese, 12 mois en barrique) Nez un peu boisé là aussi, sur des fruits rouges un peu acidulés. Là aussi les tannins sont très souples. On a le côté floral et réglissé du Chianti, c'est surtout le fruité qui les distingue. Un peu moins éxubérant, et moins de longueur pour le Rosso. 15,5/20.

nardi

 

 

Castello di Ama *** - Chianti classico "Vigneto La Casuccia" 2006 : entre rubis et grenat, contours tuilés assez évolués. Le nez est très étrange, un peu balsamique, mais plus vinaigre que balsamique, kirsché. En bouche les tanins sont fins, bonne fraîcheur mais toujours cette aromatique très désagréable. Un problème de bouteille très probablement. Dommage, j'étais emballé à l'idée de goûter une bonne cuvée du célèbre Castello di Ama. Non Noté.

ama

 

 

Tenuta La Novella ***

Chianti Classico Casa di Colombo 2010 : (85% sangiovese, 15% merlot) assez puissant, épicé, fruits noirs confiturés. TB-.

2011 : (100% sangiovese) nez réduit, un peu plus d’acidité que dans le 2010, plus frais peut-être, assez bonne longueur mais moins fruité et moins gourmand en l’état. B+.

Chianti Riserva 2009 : très grosse matière, tannins présents mais de bonne qualité, bon potentiel mais à attendre impérativement. TB-.

IGT Toscana Pian del Sarti 2011 : (90% syrah, 10% Cab.Sauvignon) là aussi très grosse matière, plus de poivre et de fraîcheur que dans le précédent, tannins encore très présents. Gros potentiel aussi mais à attendre impérativement. TB.

la novella

 

 

Pacina *** - Toscana bianco La Cerretina 2014 : (malvasia et trebbiano) couleur presque ambrée, nez de fruits mûrs, légèrement oxydatif, comme un vin de paille, la bouche est sèche, tendue, peut-être une légère macération pelliculaire, agrumes et notes oxydatives. Assez long. TB-.

Pacina - Toscana Il secondo 2014 : (jeunes vignes de sangiovese) sur les fruits rouges, tannins très présents et secs. B-.

Pacina - Toscana 2011 : (VV de sangiovese) plus puissant que le précédent, très tannique mais les tannins ne sont pas secs ici, plus confituré, assez mûr mais sans tomber dans la lourdeur, très long. Beau potentiel. TB-.

pacina toscana bianco

 

 

Tenuta di Sticciano ** - Rosso Toscano 2011 : (merlot, syrah) nez réduit, bouche boisée et tannique. Moyen.

Tenuta di Sticciano Chianti Riserva 2013 : (sangiovese) robe sombre, nez sur les fruits noirs, le bois précieux, bouche trop puissante et tannique en l'état, mais une bonne longueur. A revoir dans une diziane d'années. B.

Tenuta di Sticciano Rosso toscano canajuolo 2015 : le nez a un côté yaourt à la fraise, bouche légère, fruitée, un peu typée gamay, facile à boire, peu de longueur. B.

 

 

La Cerbaiona **** - Rosso di Montalcino 2013 : (foudres, domaine tradi 4ha, légèrement est de Montalcino. Racheté en 2015 par Gary Rieschel et Matthew Fioretti - Diego Molinari ayant pris sa retraite. Le domaine sera certifié bio.) Couleur claire et tuilée. Premier nez un peu poussiérieux, fruits rouges compotés, kirsch, tabac, réglisse. Bouche aux tannins fins, beaucoup de fruit, un peu entre deux âges, manque un peu d'éclat pas encore tertiaire. B+.

 

 

Tenuta Fertuna ** - "Lodai" IGT Maremma Toscana rosso 2013 : robe sombre, nez chaud avec un côté fumé, anchois, bouche puissante, épicée, un peu trop chaleureuse. B-.

Fertuna - "Pactio" 2015 : (sangiovese, cabernet sauvignon, merlot) pas de réel défaut mais léger boisé, assez mûr, lisse, manque un peu de caractère. B.

Fertuna - Maremma Vermentino di Toscana 2016 : léger, vif, citronné, simple, assez court. B-.

Fertuna - Droppello IGT Toscana 2017 : (sangiovese vinifié en blanc, + 10% sauvignon) Nez très abricot, floral, dans l'esprit d'un viognier. Bouche très aromatique aussi, mais simple, manque un peu de profondeur. Vin d'apéritif facile à boire au final. B+.

Tenuta Fertuna Droppello 2022 : sangiovese vinifié en blanc, assez mou

 

Ciacci Piccolomini d'Aragona ** - DOC Sant'Antimo "Ateo" Rosso 2014 : (merlot, cabernet sauvignon) Couleur tuilé, nez, prunes, confiture, chaud. Mais bouche juteuse, fraîche, tannins fins, gouleyante. B.

 

 

Monteraponi *** - IGT Toscana Baron'ugo 2013 : couleur brique, nez un peu chaud, fumé, prune, kirsch. Bouche tendue, tannins élégants, plus fraîche que le nez. B+.

Monteraponi - IGT Toscana Rosso Baron'Ugo 2016 : Couleur rubis foncé, nez qui met un peu de temps à s’ouvrir, pointe végétale au départ, puis fruits rouges de pus en plus présents, notes florales, cuir, on hésite entre nebbiolo et sangiovese tradi. La bouche a un gros volume, de la puissance mais aussi une grande fraîcheur derrière, beaucoup de fond, des tannins de qualité, une finale très longue, bien allongée par l’acidité et les petits tannins, encore un peu jeune, mais on sent le grand potentiel de 2016. Il offre déjà du plaisir tout de même. TB++.

 

 

Badia a Coltibuono *** - Chianti classico 2018 : clair en couleur, joli nez, tradi, fruits rouges, herbes, sauvage. Bouche avec du fruit, de l'élégance, quelques petits tannins, pas trop d'alcool, manque un poil d'acidité sur ce millésime, bonne longueur. TB.

Chianti classico 2021 : superbe nez beau fruité, noir, très pur, ouche qui serre encore un poil mais avec une vraie allonge minérale intéressante. TB+.

Chianti classico riserva 2018 : couleur claire, tradi fin, fruits rouges, floral, bouche avec fraîcheur finesse et finale bien allongée. TB++.

Occhio di Pernice Vin Santo 2008 : (sangiovese en blanc) un peu fatigué au nez, sur l'alcool, rhum raisin, un peu oxy, meux en bouche, sirupeux mais il y a de l'acidité, complexité moyenne. B+.

 

 

Le Fonti ** - Chianti classico "Meraviglie" 2014 : on descend en Toscane pour les deux bouteilles suivantes. Ce petit Chianti est plus sombre que les vins du Piémont, plus solaire, avec des notes de confiture de fraise. Simple mais efficace. B.

Le Fonti - IGT Toscana 2018 : pas mal de gaz à l'ouverture, compliqué. B-.

IGT Toscana 21 : typé grenacge, rond, fraise sucré, garrigue. B.

 

Montellori ** - Chianti 2017 Poggio alla luna  : chianti en cuve, couleur claire, fruits rouges, notes pierre-à-fusil, léger en bouche, peu tannique, facile. B.

 

La Fortuna *** - Brunello di Montalcino 2009 : une première bouteille paraissait très évoluée, comme un vieux Bordeaux, sur la prune, le kirsch, le sous-bois... Puis la seconde bouteille ouverte semblait plus en forme, plus fraîche, sur le cassis, le cèdre. Les mystères du vin ! B+ et TB+.

 

Sesti (castello di argiano) *** - Brunello di Montalcino Riserva Phenomena 2011 : encore très marqué par l'élevage, bouche concentré et soyeuse, à voir dans quelques années si le bois s'intègre. B-.

 

Cerreto Libri *** – IGT Toscana Liber 2014 : couleur qui pourrait faire penser à un vin évolué, orangée/tuilée, un peu de gaz et de réduction à l’ouverture, le vin a besoin d’un gros carafage. Nez sur la prune, le kirsch. Bouche avec de la puissance, acidité élevée, assez tannique, fruits cuits comme au nez, belle fraîcheur dans le fond, finale tendue, sur des tannins bien présents sans être trop secs. TB-.

 

I Balzini *** - white label cabernet sauvignon e sangiovese Colli della Toscana centrale 2011 : très truffé, sous-bois, évolué, boisé, bien fait dans un style moderne. B+.

 

Fattoria di Lamole (Paolo Socci) *** - Le Stinche chianti classico riserva 2008 : couleur évoluée, nez sous-bois, un peu pruneau, manque de fraîchur, bouche élégante, tradi, avec de l'évolution, tannins fins, bonne longueur. B+.

 

 

Montesecondo *** - IGT Toscane 2021 : clair en couleur, fin, peu de tannins, beau fruité, facile à boire. TB.

 

Le Bèrne ** - Rosso di Montepulciano 2022 facile, fruité. B. Vino Nobile 2021 très confit, un peu réduit, pas en place. B-.

 

I Fabbri *** - Chianti Classico Terra di Lamole 2021 : ultra clair en couleur, léger, infusé, épicé, un peu maigre et simple, mais très digeste et très frais. B+.

 

 

Isole e Olena *** - Chianti classico 2011 : robe claire et rouillée, boisé encore un peu présent, fruits rouges et prunes. Bouche gourmande, fruits rouges un peu sucrés, tannnis fins, assez frais, longueur moyenne. TB-.

 

Cecchi *** - Brunello di Montalcino 2011 : couleur claire, nez de fruits rouges confiturés, presque pinot, mais bouche plus puissante, encore quelques tannins, beaux fruits rouges confiturés, de la fraîcheur derrière, belle longueur. TB.

 

La Rasina ** - Brunello di Montalcino 2017 : encore trop marqué par son élevage coconut, à attendre impérativement. B-.

 

Decastello vini Piccarda donati * - Brunello di Montalcno Saggezza III 2018 : couleur rouille, nez évolué, sous-bois, fruits rouges confits, bouche avec un beau fruit, tendue, tannins qui allongent, bonne surprise, pas mal du tout. TB-.

 

Magliano ** - Vermentino pagliatura Maremma et Ansonica Maremma brissaia, B.

 

Ficomontanino *** - La Mondeuse 2021 : (à Chiusi) Couleur assez claire pour mondeuse, nez réduit animal, bouche assez légère, pas très tannique et assez fraîche mais aromatique un peu animale, assez court. B.

 

 

 Podere Le Ripi ***, Brunello di Montalcino Cielo d’Ulisse 2016 : (30ha en biodynamie + jardin, chai écologique…, créé en 1998 par Francesco Illy, vinification parcellaire. Domaine au sud-est mais parcelle à l’Ouest vers Camigliano. Elevage 33mois foudres + 12mois cuves ciment. Sol schiste et calcaire avec alluvions et sables.)      Couleur rubis foncé, nez sur la cerise, fruits un peu plus noirs, violette. Bouche puissante (15°), très dense, reste bien équilibrée grâce à une acidité élevée, intense, tannins encore présents, grosse longueur, beau potentiel mais encore jeune en l’état. Il a permis de voir le style de 2016 qui s’annonce un grand millésime de garde avec du fruit, de la matière, alcool et acidité élevés. TB-.

Podere Le ripi -  Amore e folia 2019 sangiovese et syrah juteux, fin, bon. Cielo d’Ulisse 2017 beau fruité, mais encore serré. Lupi e sirene riserva 2016 style oxydatif un peu, très serré.

 

 

Montepeloso *** - Eneo 2019 : (IGT Toscana, à Suvereto. 65% sangiovese, montepulciano, malvoisie noire, alicante, cabernet sauvignon. Elevage futs de 2 et 3 vins) Couleur noire, nez sur la mûre, cassis, tabac, fruité confituré, élevage vanillé encore légèrement présen. Bouche puissante en alcool (15%) mais avec une bonne acidité, du corps, tannins fins enrobés par l'alcool, aromatique fruits noirs confiturés, bonne longueur et bon potentiel de garde. Mais un style solaire et un peu trop moderne à mon goût. B+.

 

 

Eredi Fuligni (intermédiaire) **** à Prowein

Rosso Villa Ginestrino 2020 très beau jus, pas trop solaire, tannins fins, très sangiovese, très bon. Brunello 2017 fruits rouges mûrs, un peu solaire/chaleureux, encore à peine serré mais plutôt bon et prometteur. Riserva 2016 brunello grosse matière, un peu oxydatif, très tannique, à attendre longtemps, un peu boisé ? (côté coco ?)  + Brunello 2020, tannins fins mais fruité qui manque d'éclat, mieux à l'ouverture aparemment.

 

 

Varramista ** - IGT Toscane 2005 : (syrah) style moderne, nez bordelais, boisé, tabac, etc... Bouche assez légère en alcool (13%), boisée moderne, avec un grain de tannins très fin et aucune lourdeur. Bien fait dans son style. B+.

Varramista 2008 : encore un peu plus lisse et boisé. B.

Varramista 2001 : boisé mieux intégré, nez un peu bordelais, la bouche a un côté lardé néanmoins, tannins fins, pile à point. TB.

 

9 octobre 2012

Suavia (Vénétie) ****

Suavia - Soave classico "Monte Carbonare" DOC 2011 (100% garganega)

Couleur : paille.

Nez : il a besoin de quelques heures d'ouverture pour s'exprimer, très fruité, citron, pamplemousse, abricot, légèrement minéral, assez classique.

Bouche : attaque vive, très belle tension, plus que dans les autres Soave que j'ai goûtés (Pieropan, Bertani, Sant'Antonio), un côté minéral plus marqué, toujours beaucoup d'agrumes, avec une légère amertume qui renforce l'impression de pamplemousse. Bonne matière, un peu de gras.

Finale : bonne longueur, fraîche, fruitée, beaucoup d'acidité.

Note : 16,5/20. Très bon Soave, qui pour une fois me donne l'impression de pouvoir vieillir pas mal d'années. Il mérite bien ses "3 Bicchieri". Bon rapport q/p

suavia

 

 

Massifitti 2021 : (trebbiano veronese) frais, tendu, minéral, peu aromatique par rapport au Soave, sans être austère non plus, manque un poil de fruit pour l'apéritif, mais bon pour les fruits de mer par exemple. B+.

 

26 mai 2015

Jean-Louis Chave (Mauves) *****

Jean-Lous Chave a pris la succession de son père Gérard avec brio sur ce domaine de 26 hectares (dont 21 de rouges). L'Hermitage rouge est ici un assemblage de Bessards, Méal, Beaumes, Diognères, Ermite et Péléat. Bien qu'il soit égrappé, vinifié avec 20% de fût neuf environ, c'est un vin qui demande beaucoup de temps pour se livrer. Comme son Saint-Joseph, Il est généralement serré en jeunesse, sans le côté "sauvage" d'un Gonon ou d'un Graillot, une force tranquille, tout en subtilité, avec des notes de graphite liées au terroir de granit. Le blanc est lui opulent, gras, parfois marqué par son élevage en jeunesse, un vin de garde et de gastronomie, qui retrouve avec le temps son côté "terroir" et un équilibre sur les amers.

 

JL Chave sélection (négoce) Côtes du Rhône "Mon Coeur" 2010

Couleur : grenat.

Nez : beaucoup de réduction à l'ouverture, il a besoin de plusieurs heures de carafe pour s'améliorer. C'était même mieux le lendemain, mais le nez n'a jamais été très expressif. Un peu de fruits noirs et d'épices dans le fond.

Bouche : puissante, un peu alcooleuse, sinon les tannins sont présents mais assez fins, notes de fruits noirs, d'épices, assez frais cependant.

Finale : longueur moyenne.

Note : 14/20. Entrée de gamme correcte mais pas plus.

P1030414

 

 Un reportage intéressant sur le domaine ici : http://blog.cavesa.ch/index.php/2009/01/25/173561-jean-louis-chave-des-racines-et-des-reves

 

 

Jean-Louis Chave - Hermitage Blanc 2008 : difficile de passer derrière le Richebourg DRC, mais on change évidemment de style. Robe dorée, nez miellé, beurré, me fait penser à un chardonnay, beaucoup de fruits jaunes. Bouche puissante, tendue, citronnée, miel, fruits jaunes, grosse matière. Finale de très bonne longueur. Superbe vin. Note : 18/20.

chave

 

JL Chave - Hermitage Rg 2007 : Robe assez sombre, les contours commencent à tuiler un peu, nez de belle syrah légèrement évoluée, cassis, prune, épices, graphite. Bouche puissante, sur les arômes du nez, avec une très belle fraîcheur minérale derrière, des tannins soyeux. Très bonne longueur. TB+.

 

JL Chave Hermitage Rouge 2006 : robe foncée, nez bien plus évolué que 2007, viandé, prunes, fruits noirs. Bouche vive, viandée, graphite, encore des tannins de belle qualité, fait plus jeune que le nez, on sent qu'il en a encore sous la pédale, finale très longue. TB++.

 

JL Chave - L'Hermitage rouge 2011 : robe moins sombre que le 2007, nez un peu réduit à l'ouverture, animal, fumé, olives. Bouche un peu réduite aussi, acidité assez forte, pas tout à fait en place, à attendre encore, sans grande surprise. B+.

Jean-Louis Chave, L’Hermitage rouge 2011 : (100% syrah. Assemblage des parcelles Bessards, Méal, Beaume, Diognères, Ermite et Péléat) Couleur noire, on change clairement de registre. Nez de fruits noirs, graphite, qui semble un peu sur la retenue même après très long carafage, notes végétales dans le fond. Bouche puissante, sur les fruits noirs, avec une fraîcheur et une acidité très hautes derrière. Beaucoup de longueur, mais une aromatique qui refuse de se livrer complètement. Il faut vraiment aller chercher ce vin, contrairement aux précédents. Probablement encore un peu trop jeune. Mais comme on dit parfois, « un Chave c’est toujours trop jeune ». TB.

Hermitage rouge 2011 : quelques années plus tard, un peu d'élevage, fruit un peu confit, évolué, fait plus sudiste, manque un peu d'éclat. B+.

 

Hermitage rouge 2015 : sombre, solaire, café, pruneau, évolué, un peu vernis, très sudiste, à attendre. TB-. Autre bouteille beaucoup d'élevage... B+.

 

JL Chave - Saint-Joseph 2013 : Robe sombre, nez fruits noirs, un peu olive, un peu lardé, annonce un vin puissant, concentré. La bouche est en fait très souple, légère, belle fraîcheur, toujours les arômes du nez, assez bonne longueur, sur des tannins très fins. TB.

 

St Joseph 2015 : goûté à l'ouverture de la bouteille, grosse réduction, bouche fine, très fraîche pour 2015, un peu austère, à revoir dans quelques années ou après long carafage...

 

Jean-Louis Chave - Saint-Joseph 2008 : le vin fait vraiment pas mûr, à l'aveugle on part sur du cabernet franc à cause des notes de poivron vert, finale astringente. Moyen.

 

JL Chave - St Joseph rouge 2016 : très fin, classieux, pas très foncé en couleur, lardé, fumé, graphite. TB++.

St Jo rouge 2017 : un peu plus sur la gourmandise et la rondeur que 2016, plus noir, plus mûr, belle matière. TB+.

 

Jean-Louis Chave, Hermitage blanc 2007 : La première bouteille a une pointe de liège au nez et à l'attaque, c'est vraiment léger mais ça suffit à gâcher le plaisir. Pas le choix, on la change. La seconde est bien mieux : d'une belle couleur dorée, un nez sur le miel, la poire, l'abricot. La bouche est épaisse, plus grasse que la première bouteille, puissante, massive, juste ce qu'il faut de fraîcheur derrière. Très belle longueur là aussi. TB+.

 

Hermitage bl 2010 : semble très boisé et beurré, assez lourd en l'état, à revoir dans quelques années. B.

Hermitage bl 2011 : élevage mieux maitrisé, plus noble, très beau nez, miellé, beurré, floral, belle attaque en bouche mais manque de tension en finale. TB.

 

Hermitage blanc 2013 : couleur dorée, nez encore tout jeune, élevage bien intégré, miel, fruits jaunes, floral. Bouche très ronde, épaisse, presque huileuse, très belle texture, assez peu d'acidité, beaucoup de miel. Déjà du plaisir, mais à attendre si possible pour qu'il retrouve un équilibre sur les amers. TB+.

 J.L. Chave, Hermitage blanc 2013 : (80% marsanne, 20% roussanne. Parcelles : Rocoules, Peleat, l’Hermite et Maison blanche. Elevage fût dont 20% neufs environ)  Couleur bien dorée, nez très expressif de miel, cire, abricot, pêche. Bouche grasse, très dense mais qui réussit le tour de force de rester digeste, très longue également. Superbe. La première bouteille semblait avoir un petit supplément de fraicheur. TB+.

Blanc 2014 : nez bourguignon, beurré, encore élevage vanillé mais plutôt noble, bouche qui manque de tension. TB.

Blanc 2015 : assez lourd, peu d'acidité, haut alcool. B-. Une auter bouteille plus tard semblait mieux éauilibrée. B+.

 

JL Chave Saint-Joseph Clos Florentin 2017 : couleur grenat, nez encore un peu sur l'élevage, tirant plus sur le grenache que la syrah, fruits rouges mûrs, garrigue, épices, peu de lardé/fumé ou violette ou tapenade. Bouche pas trop haute en alcool ni trop serrée, mais manquant de fraîcheur, clairement sudiste, avec une finale qui manque de tension. A revoir dans quelques années s'il retrouve un meilleur équilibre. B+.

Clos Florentin 2018 : en ce moment bien au-dessus du 2017, plus typé syrah, suie, lardé, encore de l'élevage à intégrer, plus de tension dans le fond, très prometteur, bien sûr trop jeune en l'état. TB+. Seconde bouteille plus lardée, élevage intégré. TB++.

2019 : encore un peu d'élevage, mais plutôt racé avec une belle tension finale, belle bouteille en devenir. TB++.