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Mon carnet Vin
26 février 2013

Autres...

Cognacs

Rémy Martin XO 40% fine champagne : (Fine champagne = composé de raisins provenant des zones géographiques ou "crus" grande champagne et petite champagne avec au moins 50% provenant de grande chamapagne. XO ou "Extra vieux" ou "Napoléon" = 6ans minimum). Ici 85% grande champagne, 15% petite champagne. Superbe nez, très doux, sur la prune, le pruneau, la figue, et des notes florales. Bouche très douce, légèrement sucrée, épaisse, très facile à boire, mais à 40% elle manque un peu d'ampleur. Aromatique proche du nez. Manque un peu de longueur à 40%. TB-.

Rémy Martin Louis XIII 40% : (100% grande champagne, 1200 eaux-de-vie de 40 à 100ans, 97% ugni blanc 3% colombard) assez différent du XO, plus puissant, plus "masculin", avec beaucoup plus de longueur, plus complexe aussi, avec du pruneau, du fruit sec, des notes torréfiées, du tabac peut-être, fait plus vieux et plus noble, toujours une superbe texture épaisse. TB+.

Hennessy Paradis 40% : (assemblage d'une centaine d'eaux-de-vie de 25 à 100ans), assez puissant pour un cognac à 40%, avec une bonne longueur, mais moins de complexité que le Rémy Martin Louis XIII, il fait aussi plus jeune, plus sur le fruit, pas de notes torréfiées ici, mais il garde un côté noble, belle texture épaisse. TB.

Hennessy Private reserve ? : TB-.

Camus XO 40% : (10 à 25ans ?) joli nez figue, bois, vanille, pruneau, cire. La bouche fait un peu plus jeune que le Rémy Martin XO, un peu mou et court à 40%. B+.

Camus Cognac île de ré 40% : semble très jeune, proche du raisin, alcool mal intégré… Moyen.

Camus Borderies single estate 40% : fait à peine plus vieux, plus fondu, raisin sec, amande, léger, fondu, simple, reste assez court. B-.

Godet Cognac 1985-2008 Vieilles borderies 40% : nez sur le bois, la figue, la cire, assez confit. Bouche sur le pruneau, la figue, le bois, assez puissant pour 40%, ni trop sèche ni trop sucrée. Finale un peu courte. TB-.

Delamain Cognac XO 40% (ple & dry) : robe assez claire, nez sympa, classique, confit, agrumes, prunes, raisins secs. Bouche ronde, facile, mais avec une pointe d'alcool en finale, un peu jeune, manque de punch à 40%. B.

Marnier Cognac VSOP fine champagne 40% : couleur or foncé, nez sur le pruneau, prune, peu boisé. Bouche sucrée, facile, goumande, sur le pruneau, ne fait pas trop jeune. Finale assez courte. B.

Frapin VSOP Grande Champagne 40% : or profond, très beau nez café, amande, tiramisu, frangipane, fruits secs. Par contre la bouche fait très liqueur d'orange, assez jeune, de la figue aussi. Finale courte. B.

Cognac Château de Montifaud L 50 Petite champagne grand cru 40% : B.

Cognac Fine Champagne 1914 40% Alfred Mouton & Co. : superbe nez, bouche en retrait, manque évidemment d’un peu de longueur à 40%. TB-.

Cognac Tesseron Lot 53 XO Perfection 40% : (ugni et colombard sur grande champagne) très beau nez de fruits secs, frangipane et d'épices, bouche assez puissante pour du 40%, finale épicée. TB.

Cognac Tesseron Lot 90 XO Ovation 40% : (100% ugni sur grande champagne, petite champagne et fins bois) Très beau nez, fruité, confit. Bouche avec une texture agréable, une pointe d'alcool. B+.

Cognac Tesseron Lot 76 XO Tradition 40% : (100% ugni sur grande champagne) Un cra au-dessus du 90, plus de complexité, moins frais au nez, plus confit, sur la figue, la prune. Bouche assez vive, belle texture, pointe d'alcool en finale. TB-.

Cognac Charpentier - emb Cadenhead 30ans 1985-2015 Petite champagne 52,4% : couleur doré, nez qui rappelle étrangement certains whiskys, malté, miellé, fruits jaunes, herbe coupée. Bouche puissante, alcool bien intégré, une certaine rondeur, encore malté, peu marqué par le bois, encore jeune, un peu d'eau fait ressortir les fruits jaunes, les notes plus classiques de raisins et de prunes. Bonne longueur, toujours sur la céréale. Etonnant mais plutôt très bon. TB.

Grosperrin - Bons Bois n°61 Lot B 140 421 46,8% mis en bouteille au printemps 2017 : couleur ambrée, nez expressif, sur la prune, le raisin, la nougatine, un peu de cire/vernis, vieux meuble puis avec l'ouverture des fruits exotiques en pagaille, goyave, mangue, passion... Bouche assez légère en alcool mais avec une bonne ampleur, gourmande, toujours ces fruits exotiques combinés avec du bois précieux, de la cire, jusqu'à la finale de très bonne longueur un peu plus épicée, pour chipoter à peine plus marquée bois sec. TB++.

Grosperrin - Grande Champagne n°72 environ 58% mise non officielle, emb au printemps 2014 : couleur ambrée, nez fermé qui a besoin de temps, puis il s'ouvre sur le cuir, tabac, chocolat noir, fraîcheur menthol/eucalyptus. Bouche puissante, austère, sèche, toujours très marquée cuir, tabac, un peu de dattes, de frangipane derrière, beaucoup de longueur, finale sèche, presque tannique. Mieux avec un peu d'eau mais reste sur le même profil. Comme souvent avec les grandes champagnes ça semble encore jeune et austère, on a l'impression que ça ne se livrera jamais totalement. TB-.

Grosperrin lot 68 fin bois 55,8% : goûté à côté d'un tercinier 68, moins de fruit ici, bois noble, cuir, épices, plus sec, assez long. TB+.

Grosperrin 1964 petite champagne 60,5% : plein de fruits exotiques, un peu floral. Bouche punchy, ample, fruité, sans être trop sèche ni trop boisée, longue. TB+.

Cognac Borderies 1989 Grosperrin 44,6% : très fruité, assez puissant et long, plus sec que les cognacs que je connais. TB-.

Grosperrin MMC 1 17% : (pineau des charentes) peu de couleur, plein de fruits, compote d'abricot de pêche, bouche avec un superbe équilibre sucre acide, très gourmand, fruité, une petite douceur. TB+.

Grosperrin - Cognac grande champagne n°24 43,7% : (1924, emb 2009?) Couleur ambrée, superbe nez avec un côté prune, fruits secs mais aussi café, bois noble, agrumes, quelques fruits exotiques dans le fond. Bouche vive, fait un peu plus que 43% bonne ampleur, la texture manque un peu d'épaisseur, un poil trop sec pour être parfait, on retrouve l'aromatique du nez avec un bois très noble et beaucoup de fruits, très bonne longueur. TB.

grosperrin 24

Cognac Vallein Tercinier Lot 65 Grande champagne 1965 (emb. 21/10/2015) 46% : couleur ambre clair, superbe nez expressif, plein de fruits exotiques assez mûrs (comme un Longmorn 1960's) : mangue, passion, mandarine... Un peu de cire et de cuir dans le fond emmènent un supplément de classe. Bouche douce, belle texture, peu boisée, encore pleine de fruits exotiques, ça reste assez frais. Bonne longueur en plus, on garde le fruit jusqu'au bout. Très grand cognac, encore au-dessus du Grosperrin n°24. TB++.

Cognac Vallein Tercinier Hors d'âge 42% bt n°011089 : robe ambre clair, nez très proche du Lot 65, plein de fruits exotiques, un peu moins de cire. La bouche a un peu moins d'ampleur et à peine moins d'exotisme, à peine plus sèche peut-être mais vraiment d'un haut niveau. TB+.

Cognac Vallein tercinier lot 68 Asta Morris 48,4% : bombe de fruits exotiques, beaucoup de fraîcheur, peu boisé pour son âge. TB++.

Fanny Fougerat Iris Poivré cognac XO 40% : couleur claire, nez jeune un peu alcooleux. Bouche fruits verts, simple, peu de sucre au moins, mais alcooleuse. B-.

Raymond ragnaud xo 25ans 42% : couleur or profond, nez très marqué par l'orange, qui pourrait faire penser à certains rhums comme le St Lucia 2004 Plantation, il fait assez jeune. C'est mieux en bouche, plus gourmand, légère et épaisse, plus sur le raisin sec et le caramel. Longueur moyenne. B.

Sarrazin - Fine de cognac noble expression 40% : Couleur claire, le nez fait assez jeune, sur la poire, très peu confit, assez frais. Bouche très légère, peu d'ampleur, facile à boire, mais très léger, sans longueur. B-.

Martell - Cognac "Cordon bleu" 40% : couleur ambre clair, nez assez fruité, avec de l'orange, prune, raisin sec, peut-être un peu jeune et sucrailleux mais facile. La bouche est douce, avec une texture épaisse, mais un peu molle et manquant d'ampleur à 40%, l'aromatique est par contre très facile, avec de l'orange, de la prune, du miel, du chocolat au lait. Finale assez courte. Un cran en-dessous du Rémy Martin XO pour rester dans les grandes maisons. B+.

Daniel Bouju - Cognac Royal Brut de fût 60% : (100% ugni blanc, grande champagne) couleur ambrée, nez sur la prune, le tabac, le sucre brun, la poire. Bouche puissante, légèrement alcooleuse, à la fois assez sec, légèrement boisé mais avec des arômes sucrés de cake aux fruits, bien équilibré à ce niveau-là, peut-être encore un peu jeune. Belle longueur. TB-.

Cognac Jean-Luc Pasquet Lot 1973 Le cognac d’André Petite Champagne 51,4% : (emb 2019, 525bts) Couleur ambre clair, nez qui demande un peu de temps, austère au départ, semble sec et boisé, raisins secs, cuir, manque un peu de fruits exotiques à mon goût. Bouche puissante, très sèche, très austère, très épicée, poivre, réglisse, bois, cuir, chocolat noir, assez complexe, long mais peu de plaisir au final. C’est un peu mieux avec une bonne aération mais ce n’est toujours pas ça. B+.

Cognac Prunier The Whisky Jury 1979-2021 53,7% Petite champagne : (570bts) Couleur or pâle, nez plein de fruits exotiques et de fruits jaunes, à peine confituré, moins complexe que le André 1973 mais plus immédiat et jouissif. Bouche qui semble douce, ronde, pleine de fruits tropicaux, à peine mentholé derrière, jamais trop lourd, finale qui reste assez fraîche un peu plus agrumes et mandarine. Dans la lignée d’un Tercinier 1965. TB+.

Old brothers - cognac exotic 4.3 C#444 40,3% : couleur or profond, nez plein de fruits exotiques, mangue... mandarine, orange, un côté bois verni bien intégré. Bouche très fruitée aussi, exotique, finale un peu plus sèche que le Tercinier lot 65, un peu trop light à 40,3% pour être parfait. TB.

Cognac Bourgoin double lies 2010 45% : nez facile, prune, amande, fruits jaunes, bouche un peu punchy, pas trop ronde, jeune, sur l'amande, le nougat, manque un peu de fruit frais pour un jeune cognac. Le taux élevé d'esters ne se sent pas tant que ça. B+.

Château de Beaulon, Cognac XO 40% : un Cognac très fin, noble, pas trop sucré ni trop lisse avec une belle longueur. Merci Fabrice. TB.

Cognac François Voyer : Terres de Grande champagne 40% et VSOP 40% sur le fruit frais. On monte bien en gamme et en complexité avec le Napoléon, puis XO 1er cru de grande champagneXO Gold et la plus puissant Extra 42%. Dommage qu’il n’y ait pas de brut de fût dans la gamme pour avoir un peu plus d’ampleur. Le Pineau des Charentes est simple, loin du Pineau des Charentes Vieux 17% plein de fruits secs, pointe de rancio, gourmand, finissant sur le caramel beurre salé. Terrible.

 

 

 

Armagnacs

Bas-Armagnac Delord l'Authentique 45,9% emb 15/09/2012 : (mélange de 7 fûts des années 1960 et 1970), couleur ambrée, très beau nez sur le pruneau, la prune, la figue, peut-être un côté "café" aussi. Peut faire penser à un cognac avec son côté gourmand, légèrement sucré. La bouche est très différente par contre, beaucoup plus sèche, plus boisée, assez vive et puissante, épicé, moins marqué par le pruneau. Finale de bonne longueur sur le bois et la cannelle. Très bon armagnac, avec un superbe nez mais aussi une ampleur et une longueur très appréciables par rapport aux produits dilués à 40%. TB. (Noté 88/100 sur Whiskyfun).

Bas-Armagnac Delord 1972 40% : très beau nez sur la prune, la figue, notes torréfiées, la bouche est plus que correct pour du 40%, pas trop boisée mais ça manque quand même de quelques degrés en finale. TB-.

Bas-Armagnac Château de Salles 1982-2012 40% : un peu de solvant au nez, fruits très mûrs, vanille. Bouche assez douce, caramel, vanille, fruits verts un peu de bois, pas trop sec. Un peu court. B+.

Lapostolle 1973 40% : armagnac assez sec et boisé, classique. B.

Old Brothers bas-armagnac 1986-2017 Chai humide 48,6% : robe ambrée, nez légèrement vernis, sur l'amande, léger boisé, fruits secs, quelques prunes confites, très sympa. Bouche puissante, un peu trop d'alcool à mon goût, encore assez jeune voire un peu trop. B+.

Pichon Longueville - Armagnac Hors d'âge 42% : (+ 10ans) Assez doux et facile, confit, sur l'amande, la prune, un côté cognac, bien fait. TB-.

Pichon Longueville - Armagnac 1975 : confit, proche du hors d’âge, très « cognac » aussi, un peu plus vif et plus long. TB.

Grand Armagnac Ferte de Partenay 1949 40% : superbe nez, beaucoup de prunes, plein d’autres choses, un peu mou en bouche par contre. TB-.

Grand Armagnac 1970 25ans Janneau 42% : très belle texture épaisse, me fait plus penser aux cognacs des grandes maisons, style facile et sexy. TB-.

Darroze Bas-Armagnac 50ans Les grands assemblages 42% : couleur ambrée, nez assez complexe avec des notes de raisin sec, chocolat, abricot, sous-bois, un peu végétal mais il annonce déjà une bouche sèche et boisée. Pas de surprise la bouche est vive, très sèche, boisée, un peu verte, avec pas mal de fruits secs derrière. Finale assez longue ppour du 42% mais bien trop sèche et boisée à mon goût. Je ne comprends pas trop le 93/100 whiskyfun... B.

L'encantada Bas-Armagnac Domaine de Mounet 1991 49,8% : robe ambrée, nez sur le vernis, le bois, la prune, l'orange. Bouche trop alcooleuse, vive, un peu de fruit derrière. Semble trop jeune. B-.

L'encantada Armagnac Les Bidets 1986 44,1% 20cl : couleur ambrée, superbe nez, fruits exotiques, prunes, cuir. Bouche sèche mais sans être boisée, avec du fruit, du cuir, des épices, réglisse... Belle longueur. Un style peut-être un peu austère, mais la grande classe. TB+.

L'Encantada 20ans brut de fût n°134 47,2% : proche du précédent. TB+.

L'Encantada 20ans brut de fût 194 47,2% selection 2020 colombard ugni baco : TB.

Château de Cassaigne - Armagnac 30ans 1985-2015 40% : armagnac très facile, confit, assez léger, un peu de cire, de vernis, du pruneau, de l'amande, à peine sucré, pas très long mais très gourmand. TB-.

Château de Cassaigne - Armagnac 1960 40% : assez boisé, sec, cuir, évolué. L'attaque a une pointe de sucrosité mais finale boisée, sèche. B+.

Château Arton Haut Armagnac piecce unique 2011 fût n°26 ugni blanc mise 2022 45% : fruité, facile, élégant, frais, les qualités de la jeunesse, avec un alcool bien intégré, sans les défauts possibles, assez long. TB+.

Bas Armagnac Dartigalongue cuvee Louis Philippe 170e anniversaire. TB.

Vignobles Ladevèze La Boubée - Armagnac Ténarèze Grand âge 45% : armagnac assez chaleureux, puissant, aux notes d'abricot, évoque un marc de bourgogne, probablement bien jeune. B-. Une nouvelle version plus fruitée, élégante, en rondeur. TB.

Vignobles Ladevèze La Boubée - Ténarèze Brut de fût 2004-2015 Ugni blanc fût n°207 55,4% : très bel armagnac avec beaucoup de fruits, un peu exotique même, alcool bien intégré, belle ampleur, finale longue et fruitée, toujours exotique. TB.

Domaine de Lagajan-Pontouat Bas-Armagnac 1985-1999 "Damoiseau, Gentilhomme de Gascogne" 47% : ambre clair, nez sur la prune et le raisin sec. L'attaque en bouche est dans la lignée, mais finale un peu sèche et manquant de fruit, un peu molle aussi (mais la bouteille était ouverte depuis longtemps). Longueur moyenne. B.

Duffau Bas Armagnac 1979 40% : peu de fruit, nougatine, bois, cuir. Nez gourmand, fin de bouche plus austère et sèche. Manque un peu de punch à 40%. B+

Duffau Bas-Armagnac 19796 40% : très marqué orange, beaucoup d’acidité en bouche, un côté « jeune brandy », vite écoeurant. B-.

Castarède Bas Armagnac 20ans 40% : assez punchy pour 40% et épicé. B+

Larressingle – Ténarèze 21ans 43% : nez gourmand, chocolat, noisette, sherry, toffee, prune. Bouche à la fois punchy, gourmande, fruitée, finale longue et plus sèche, épicée, chocolatée. TB+.

Larressingle Hors d’âge folle blanche/ St ? 40% assemblage Tenareze & Bas Armagnac : manque un peu de fruit, boisé et assez rond en même temps, facile, sans le punch du précédent. B+.

Domaine de Luquet Bas-Armagnac 1979 44,4% : (mis en bt 2019 ?) Nez très cire/encaustique avec des fruits acidulés, bouche punchy, fraîche, fruits rouges, orange, un peu cire/vernis, très long. TB+.

Château de Laubade - Bas-Armagnac 1995 40% : assez traditionnel, vif pour 40%, sec, légèrement boisé, fruits secs, un peu d'alcool, fait encore jeune. B-.

Château de Laubade - Bas-Armagnac 1975 40% : beau fruité en attaque, assez rond au départ, mais finale très végétale, bois vert, désagréable, trop mou à 40%. B-.

Château de Laubade - Bas-Armagnac VSOP 40% : nez rhum-raisin, idem en bouche avec de la prune, de l'orange confite, pas trop jeune ni trop vert. Plutôt un bon rapport q/p par rapport aux 2 précédents. B.

Yvan Auban, Bas-Armagnac 1964 : (emb 2023) On termine tranquillement avec un fond d’Armagnac, au nez subtil, léger boisé, fruits secs, prunes…, avec une petite touche sucrée gourmande. La bouche est punchy, sèche, peut-être un peu trop marquée par le long vieillissement, ça aurait pu être sorti du fût 10ans plus tôt, mais ça marche très bien pour finir.

Delaître - Bas-Armagnac Hors d'âge 10ans 40% : très facile, trop, sucré, très miel, très léger, ajout de sucre ou de caramel ?, confit. pas de longueur. B-.

Bas-Armagnac 1969 Société commerciale du Château de Laubade : (Witch 2011) TB-

bas_armagn

 

 

 

Grappe

Bepi Tosolini Grappa di Pinot Grigio 40% (Frioul) : couleur transparente, nez qui rappelle des sakés (des mauvais), un côté fruits pourris. Bouche très douce, florale, qui manque d'acidité et de puissance. Finale très courte. Très décevant. Pourtant un producteur très renommé. Moyen.

Bocchino Grappa Gran Moscato 40% : couleur paille, nez très paic citron, orange, agrumes, et plantes (myrte ?). Bouche douce, très citronnée, toujours beaucoup de myrte, acidulée en fin de bouche. Finale assez courte, un peu écoeurante. B-.

Nardini Grappa Riserva 15ans 50% : couleur or pâle, nez sur le raisin sec, avec le côté végétal/floral propre à la grappa. C’est surtout en bouche qu’il fait la différence avec une belle ampleur, l’alcool est parfaitement intégré, ça semble presque doux, avec une très belle texture épaisse, de la rondeur. Assez bonne longueur, même si l’aromatique n’est pas très complexe. TB.

 

 

Cachaça

Leblon Cachaça 40% : (la cachaça est une eau-de-vie de canne à sucre distillée au Brésil à 40% alors que le rhum est distillé autour de 65-70%). Couleur transparente, nez très expressif, proche d'un rhum blanc, bananes très mûres, goyaves, litchi. Bouche très marquée bananes noires, très mûres, mais trop mûres, ça devient vite écoeurant, un côté alcté aussi. Finale très courte. B-.

 

 

Tequilas

Calle 23 anejo 40% 100% agave 16mois ex-fûts de bourbon : (La tequila doit contenir au minimum 60% d'agave. Anejo = 1 an fût minimum) couleur paille claire, nez sur les fruits très mûrs (goyave ?), légèrement exotique, cire, coco, bois, pointe de fumée, poivre, très sympa. Bouche un peu plus sèche, moins fruitée, très poivrée, un peu d'herbe et de terre. Finale assez courte. B.

Arette gran clase extra anejo 38% 100% agave : (Extra anejo = 3ans fût) paille claire aussi, nez plus doux, moins exotique, plus sur les agrumes, pointe de fumée, rose, poivre. Très poivrée en bouche aussi, plus douce que la Calle 23, un peu moins sèche, plus d'orange, plus de finesse. C'est bien mieux en bouche mais je préférais le nez de la première. En tout cas pas un bon rapport q/p (170€) contrairement à la Calle 23 (25€). B+.

 

 

Mezcals

Beneva 38% : (Le Mezcal est uniquement produit avec de l'agave. Il est généralement fumé contrairement à la tequila, il est aussi produit plus au sud du Mexique, sur des terroirs différents). Couleur tranparente, nez très viande fumée, bacon grillé. Pareil en bouche, feu de bois, cendre. Pas très puissante. Moyen+.

Del Maguey Chichicapa 46% :  Couleur transparente, le nez est très marqué viande fumée, un côté "saké", poivre. La bouche est un peu moins fumée, plus de fruit, un côté citronné, acidulée, poire. Assez puissante, plus de longueur que la Beneva, un peu plus complexe aussi. Mais pas une différence si énorme que ça alors que l'on est censé passer du bas de gamme au haut de gamme de la mezcal. B. (Noté 89/100 sur Whiskyfun).

del maguey

 

 

Vodkas

Zubrowka bison grass 40% : Moyen+.

Luksusowa 40% : (Pologne, pommes de terre) transparente, nez peu expressif mais pas olcooleux au moins, peut-être de la crème cacao un peu chimique dans le fond. Pas beaucoup de goût en bouche, assez douce, texture épaisse. Finale très courte sns goût, ni bon ni mauvais. Pas très intéressant. Moyen+.

Siwucha 40% : (Pologne, vodka de grain avec des prunelles ?, vieillie en fûts), couleur entre transparent et paille, nez très marqué alcool à brûler, dans le fond légère fumée, plante, fruit (prunelle ?). Bouche assez douce, mais encore trop marquée alcool pur, le fruit est loin dans le fond. Finale assez courte. Moyen.

Vodka Faronville 42% : (pomme de terre, 1 distillation dans un hybride colonne/repasse) couleur translucide, nez de céréales sucrées et pomme de terre, alcool bien intégré, belle texture en bouche assez rond, alcool bien intégré, aromatique plus neutre. Finale un peu courte. B+.

La Grappe de Montpellier - Vodka de Marc de Raisin 40% : robe translucide, nez avec une poite d'alcool mais aussiuncôté "muscat" sur la rose, le litchi. Bouche légère, un peu trop, finale un peu courte, mais ensemble moins agressif et plus aromatique que beaucoup de vodkas, il lui manque un  peu de vieillissement désormais. B.

Aquavit Lysholm Norvege 41,5% : très marquée anis. B.

 

 

 

Gins

Monkey 47 Dry Gin 47% : couleur transparente, nez très marqué genévrier mais aussi citronné. Bouche assez douce pour 47%, acidulée, citron vert, pamplemousse, un peu d'amertume, moins marquée genévrier. Bonne longueur, finale acidulée, et peut-être épicée à moins que ce ne soit le côté végétal qui donne cette sensation. B.

Straw Bale - Gin Knifemaker et Gin Five o Clock : le knifemaker est plus droit, citronné, épicé. Five O Clock plus facile, sur la framboise, mais les deux ont un côté savon un peu chimique dérangeant. B-.

Gin Melifera bio : (à l'immortelle) B-.

Gin Old Gentry Distilled from grain bottled by Hill Thomson & Co. Ltd 86,8Proof (années 30 ou 40) : le nez sent bien le genévrier, beaucoup de citron aussi. Probablement un très bon gin mais c’est pas mon truc. B.

Nusbaumer Jos Berry et Jos Berry bio : voir Nusbaumer masterclass. B+ et TB-.

Tobermory gin 43,3% : citronné, frais. B+.

Gin London Dry Mayfair 40% : classique mais fin. TB.

Silent Pool Gin 43% : nez très basique, genièvre. Bouche assez fine, citronnée, alcool bien intégré. B.

Sab's Le Gin : B+.

La Grappe de Montpellier - Gin 40% : distillat de marc de raisin  avec genièvre et herbes de la méditerrannée, nez très citronné, avec un peu de lavande très léger en genièvre, bouche épaisse, très concentrée, beaucoup de citron, lavande, thym, assez bonne longueur. Mieux que le Figanis et que la vodka. B+.

 

 

Absinthes

Absinthe Napoléon III : B.

Absinthe La fée Parisienne 68% : très aromatique, à condition d'aimer l'anis, pas trop sucrée, alcool bien intégré pour 68%. B+.

 

 

Sakés et eaux-de-vie de riz

Saké Shirayuki 14,5% : un saké bien fait, pas trop puissant, mais pas mon style. B.

Saké pomme Gekkeikan ? : très léger, très marqué par la pomme, les spécialistes du sakés trouveront surement ça un peu "dénaturé" mais c'est facile à boire. B.

Sichuan Gulin Langjiu Distillery 53% (Chine) : couleur transparente, nez désagréable avec un côté cacao périmé, vipérine. Alcool pur en bouche, très brulante, un peu de terre peut-être. Moyen-.

Kenbishi "zuishou" 18%  emb 15/01/2015 : saké ambre clair, évolué, oxydatif, fermentaire et fermier. Bouche sirupeuse, un peu de sucre, peu d'acidité, assez lourde, oxydative.

 

 

 

Japan sake - Vinexpo 2019

 

Seto Shuzo Co. (Azumacho)

Junmai Ginjo Azumacho : (junmai = sans ajout d’alcool. Ginjo = taux de polissage du riz supérieur à 60%) Ici 60% polissage, Couleur translucide comme tous ce jour-là, nez de fruits blancs, poire surtout. Bouche ronde épaisse, sucrée, pointe d’alcool en finale un peu cour.

Junmai Daiginjo Houmon Azumacho : (daiginjo = pollisage du riz supérieur à 50%) Ici 48% riz Yamada Nishiki, Un peu plus subtil au nez, avec quelques notes florales. Bouche ronde et sucrée, manque de tension, d’acidité, là aussi.

Junmai Daiginjo Azumacho Shizuku Shibori : (35% polissage), beau nez encore plus subtil, bouche à peine plus sèche, mais même manque de tension et longueur pour un amateur de vin.

Tokubetsu Junmai Keimon Azumacho : 60% polissage. très different, noix, fruits secs, oxydatif, pas mon truc.

 

 

Kuge Honten Co (Ichinoide)

Jyunmai Daiginjo Ichinoide : 40% polissage, riz Yamada-nishiki. 16% alc.

Daiginjo Kurokui : idem, 15% alc.

Tokubetsu junmai ichinoide : 55% polissage, riz Wakamizu. 16% alc.

Mugi (barley) Shochu Tsunezo breeze : (25% vol)

Les trois sakés présentent de beaux nez de fruits du verger, fleurs blanches, bouche ronde, grasse, peu d’acidité et de longueur. Le Shochu fait eau-de-vie de prune bas de gamme, très moyen.

 

 

Obata Shuzo Co. (plus au Nord du Japon que les deux précédents, sakés plus secs)

Manotsuru Junmaiginjo living with Toki : 55% polissage, riz Koshi Tanrei, 15,5% alc. Nez proche des précédents, bouche plus sèche et plus vive même si ce n’est pas encore ça pour moi.

Manotsuru miku Junmai-Daiginjo : 35% polissage, riz Koshi Tanrei, nez plus complexe, quelques notes de fruits exotiques en plus, bouche plus sèche, un cran au-dessus.

Koshi-manotsuru koshitanrei-Junmaiginjo murokanamagenshu : non filtré, non pasteurisé. Un peu perlant, avec une pointe de noisette, très différent, pas trop mon truc.

 

 

 

Sakés Modernes (Lié à certines levures surtout. boire frais, comme des vins blancs)

Maison Takeno - Kamenoo Kurabu 2020 : (Junmai. 14%) style frais et fruité, facile, manque un peu d'acidité.

Maison Nishino Kinryo - cuvée Kinryo Setouchi Olive : (Junmai Ginjo, 15,5%. riz sanukiyoimai. Polissage 58%. Levure créé à partir d'olives de l'île de Seto)  Couleur tranlucide aussi. nez très fruité, poire, pomme granny, pêche, bonbon arlequin, bouche avec une bonne acidité ici, fraîche, pas si loin d'un vin blanc (avec bien sûr une texture différente, plus de rondeur, petite sucrosité...) Très bon.

 

 

Sakés Tradi (boire presque température ambiante, en "bol")

Maison Izumibashi - Cuvée Kimoto Kurotonbo : (junmai, 16%. riz yamadanishiki. Polissage 65%) Travail sur la céréale surtout, produit voulu assez neutre, exhausteur de goût à table, rond, court, peu aromatique.

Maison Miyasaka - Cuvée Masumi Shiro (white) : (12%, junmai ginjo, polissage 55%. Riz sankeinishiki et hitogokochi) Travail sur l'eau ici surtout, avec un nez assez neutre, une bouche qui coule comme de l'eau de roche, très pure, ronde, un côté beaucoup plus suave et facile à boire avec le peu d'alcool. Quand même un peu de fruit. Pas si éloigné des sakés modernes.

 

 

Sakés "Nature"

 Terada Honke - Katori 90 : (15%. Bio, polissage à 10% seulement...)  Couleur or pâle, Nez qui rappelle un peu le vin jaune en moins intense, croute de fromage, noix, curry. Attaque assez ronde et facile mais finale avec une belle acidité, plus nerveuse presque tendue, plus sèche. Intéressant.

Kinoshita Shuzo Kumihama - Tamagawa Yamahai : (19% donc non dilué ici. Levures indigènes...) Encore un peu plus coloré. Nez encore plus puissant, plus noix, fruits secs, champignon. Bouche plus puissante, plus énergique aussi, un peu comme si l'on passait d'un vin jaune à un oloroso, avec plus d'acidité, une finale très longue, intense. Très intéressant aussi.

 

 

Umeshu

 Hakutsuru - Kazam Umeshu Genshu : (liqueur de prune, 19,5%) nez très fruité, avec de l'amande aussi, semble assez sucré. La bouche attaque très sucrée, mais belle acidité ensuite, l'équilibre reste là, très gourmand.

Nigori Umeshu 12,5% : très jol, sirupeux, prune verte et beaucoup d'amande, bel équilibre sucre acide même si beaucoup de sucre je pense. TB.

Nigori Yuzushu 12,5 : très marqué citron, très zesté, acidité haute, légère amertume, très frais. TB.

Nigori Mikanshu 12,5% : (mandarine) très typé orange, un côté jus d'orange en brique, moins réussi que les précédents.

 

 

Shochu 

 Super Schochu Spirits - The Yanagita Minzunara 2019 : (Base riz et orge. 41%, Pot still puis Minzunara cask) Impression d'un whisky new make, très jeune, sur la céréale, alcool bien intégré, mais simple, trop jeune pour moi.

 

 

 

 Hard-seltzer

Natz - Hard Seltzer citron 5% : frais, bulle fine, acidité et légère amertume désaltérantes. B+.

 

 

 

Thés

Grands Jardins, Kagoshima Kyushu thé vert japonais 2023. Nez intéressant fort en thé vert, on a poussé l'infusion, petite touche torréfiée. Pas mal d'accords possibles. Par contre bouche assez plate, pas de peps, pas d'acidité. Bien sûr sans alcool pas de texture ni de corps ni de longueur. Bref, si l'aromatique est intéressante surtout à table, on s'ennuie vraiment sur la bouche. Idem avec leur thé noir.

 

 

Mura : Vermouth blanc, très reine des prés, manque un peu d'acidité.

 

 

 

3 mai 2022

Arnoux-Lachaux (Vosne-Romanée) *****

 

Charles Lachaux a repris le domaine familial de 14 hectares en 2012. Les vins qui autrefois étaient très boisés/extraits ont complètement changé de style. Le modèle est désormais Lalou-Bize Leroy, avec des vins infusés, en grappe entière, des palissages hauts à la vigne. Mais Charles s'est donné les moyens d'aller encore plus loin désormais : régénérative viticulture, céramique, gobelets... Malheureusement la hausse qualitative correspond à la très forte hausse tarifaire.

 

 

 

 Visite au domaine Arnoux-Lachaux

Début du passage à une "regenerative viticulture" vers 2018. No-tilling (non labour) vers 2019-2020. Herbe juste "pliée" enter les rangs, comme un paillage. Quelques vignes en gobelets désormais. 

 

Essais de céramiques sur 2 "cuves" en 2020, sur une demi-récolte en 2021 et 100% en 2022. L'élevage durera minimum 2ans mais peut-être plus si besoin. Céramiques Clayver fabriquées main en Ligurie. L'épaisseur, le temps et la température de chauffe... garantissent un certain nveau de porosité. Environ 5cm d'épaisseur, pas "bombé" à l'intérieur. Facile à nettoyer. Gain de place aussi. Ouillage nécessaire tous les 3 mois environ (au lieu de toutes les semaines). Donc moins de prise d'oxygène, besoin de moins de SO2. La plupart sont des 650L, mais aussi des 520. Les vins resteront sur lies pendant l'élevage, pendant 2ans voire plus si nécessaire, pas de soutirage. Pas de vortex ou de mouvement brownien, les lies restent au fond.

 

La qualité de la vendange est primordiale pour ne pas avoir de vins réduits et pour garder une certaine finesse des tannins.

 

Le but est d'accéder à la pureté absolue, grâce à un contenant neutre, de faire ressortir au maximum chaque terroir sur chaque millésime. L'énorme travail à la vigne ne doit pas être gâché par des vinif marquées.

ceramique

 

 

Dégustation des 2020 en bouteille environ 8-9 mois après la mise (tous 100% grappe entière, élevage de 2 ans en fûts, aucun fût neuf)

 

arnoux lachaux serie

 

Bourgogne Pinot fin : (bas de chambolle et de Premeaux) très serré en l'état, couleur sombre, légèrement marqué grappe entière, frais, pas très épais, tout en allonge, frais, finale assez longue portée par les tannins.

 

NSG : sombre aussi, nez plus marqué grappe entière, pivoine, pot-pourri, bouche là aussi serrée, pas très épaisse, étirée par les tannins.

 

Chambolle : très différent, plus clair et violacé, nez plus primeur", un peu bonbon, floral, bouche plus en rondeur, suave, moins d'allonge, plus facile, dans le plaisir immédiat.

 

Vosne : on revient à du plus foncé, plus végétal, grappe, ronce, plus serré que le Chambolle, un peu moins que le NSG.

 

NSG  Les Poisets : couleur très sombre, nez noir, cassis, mûre, un peu de sucrosité, bouche massive, tannique, c'est le seul (avec reignots) qui manque un peu de fraîcheur.

 

Vosne Hautes Maizieres : un peu moins coloré, moins épais, très tannique, tout en allonge, finale longue et saline, nebbiolo dans l'esprit.

 

NSG 1er cru Les Procès : un peu plus clair, plus de volume, ce qui donne un peu de rondeur à l'attaque, les tannins resserrent en finale.

 

Vosne 1er cru Les Chaumes : plus clair en couleur, nez subtil à aller chercher, un peu fermé en ce moment, mais semble élégant, superbe équilibre en bouche, prometteur.

 

NSG 1er cru Clos des corvées pagets : assez clair, nez encore un peu primeur, végétal noble, attaque assez confortable et se resserre en finale lui aussi.

 

Clos Vougeot Quartier de la Maréi : assez clair et violacé, nez encore jeune aussi, bouche assez fine, très grande longueur, très salin sur la finale.

 

Echezeaux Les rouges : très différent des autres, très épicé, poivré, un peu rhône nord dans l'esprit, très long.

 

Latricières-Chambertin : assez clair, très fleuri pivoine au nez, fruits rouges, bouche plus en dentelle que les autres, sans manquer de longueur pour autant, déjà très accessible.

 

Vosne 1er cru Les grands Suchots : plus sombre, très accessible lui aussi, élégant et floral, beau volume en bouche, toucher confortable, tannins fins sans manquer de longueur non plus. Très belle série avec le Latricières.

 

Vosne 1er cru Aux Reignots : un peu plus clair, beau volume, très rond, gourmand voire un peu confituré, semble moins long, moins profond, plus rond et facile.

 

Romanée St Vivant : assez clair, nez ouvert, sur un fruité mûr, moins fleuri que d'autres. Bouche assez ronde et facile à l'attaque mais sans sucrosité, frais, élégant, se resserre à peine en finale. Plus de fond que le précédent. Pas forcément plus long que d'autres. Clairement un vin qui a besoin de temps pour livrer tous ses secrets.

 

arnoux lachaux st vivant

 

 

 

Visite pour les 2022

 

Visite des vignes dans les Reignots. Le domaine a surtout insisté sur la hauteur des vignes sur échalas, pour ne pas rogner et arriver à pleine maturité plus vite que les autres (la vigne n'est pas tressée non plus pour ne pas avoir un amas de feuilles et éviter les maladies fongiques). Le but c'est surtout de vendanger avant l'arrivée du botrytis par exemple. Ils ont une dizaine de jours d'avance sur les voisins en moyenne. Le domaine a ensuite insisté sur les sols enherbés naturellement, sans engrais, ils tondent quand même 1 ou 2 fois dans l'année voire 3 si besoin, les micro-organismes présents aident à lutter naturellement (les araignées empêchent les boarmies, ils ont moins de mildiou etc...) ce qui leur permet de passer bcp moins de fois que les voisins en soufre/cuivre et donc moins tasser les sols au final.

La dégustation des 2022 100% céramique pour la première fois (3ans complet pour toutes les cuvées + 2 mois en masse en cuves. 100% grappes entières, pas de sulfites jusqu'à la fin des vinifs) : je m'attendais à bien plus réducteur et tannique. Mais non, les vins sont même très accessibles jeunes (ce qui est aussi le but du domaine). Tous ont des jolis fruités assez purs et floraux, peu tanniques a part le bourgogne pinot fin, pas de lourdeur pour 2022, des terroirs bien définis. Par contre dans l'ensemble les vins manquent un peu de volume (ce qui ne me gêne pas spécialement) mais ils n'ont pas de grosses allonges non plus. Le plus frappant était la St Vivant un jus de fruit très facile à boire, élégant et très plaisant, mais pas beaucoup de corps, assez rond et court pour un grand cru. Je suppose qu'ils ont tellement peur des tannins qu'ils ne vont pas du tout extraire, il y a un côté presque trop parfait peut-être. Il faudra voir comment les vins vont vieillir. 

Bourgogne pinot fin : joli nez, mais bouche trop serrée.

NSG : le fruité le plus "noir" des trois villages, un peu chaleureux, solaire.

Chambolle : très fin, très floral, rose, en dentelle, top.

Vosne : fraise écrasée, plus de volume, tannins qui restent fins.

NSG Poisets : fruits noirs, tannins fins, pas gros volume, bonne acidité.

Chambolle Clos des danguerrins : floral, soyeux, fruits rouges un peu sucrés, très élégant, excellent.

Vosne Hautes Maizières : plus chaud, un peu serré.

NSG 1er Cru Procès : floral, bouche serrée, droite, pas un gros volume.

Vosne Chaumes : beau nez, fruits noirs, cassis, bouche un peu serrée mais belle allonge, épicée, long.

NSG Clos Corvées Pagets : tannins fins mais fruité sucré.

Clos Vougeot : nez élégant, très fraise, bouche fine, pas gros volume, élégant.

Echezeaux : facile, élégant, proche du chambolle, très bon, manque presque un peu d'allonge en finale, qui semble un peu ronde.

Latricières-Chambertin : un poil plus long, touche lactée, tannins fins.

Vosne Grands suchots : cassis, sucré, mais gros volume, soyeux.

Vosne 1er Cru Aux Reignots : floral, joli nez, bouche en tension, qqs tannins, pas un gros volume mais enfin une grosse allonge saline avec une sensation minérale.

Romanée-St-Vivant : très fin, nez éclatant, pas gros volume ni grosse longueur derrière Reignots, mais élégant, floral, facile à boire.

Echezeaux les rouges 2012 : on termine avec un Echezeaux de 10ans de plus, qui marque l'arrivée de Charles au domaine, et le début de la grappe entière par exemple. Nez fumé viandé, encore un peu d'élevage, bouche avec un début d'évolution, mûre, viandée, beau volume, tannins fins, assez long, joli.

 

 

 

Arnoux-Lachaux - Bourgogne pinot fin 2018 : couleur claire et légèrement trouble, nez marqué par la grappe entière, très pivoine, fruits rouges, petite sucrosité. Bouche avec un beau volume, peu de tannins, très pinot infusé/grappe entière, solaire, un peu de sucrosité, semble plus puissant qu'il ne l'est. Très digeste et gourmand grâce à la grappe entière. Finale de bonne longueur pour un générique. TB+. Une autre bouteille m'a semblé un poil trop chaleureuse/solaire. TB.

 

Nuits St Georges 2018 : couleur grenat et trouble, nez très marqué grappe entière, très pivoine, noyau de cerise, ronce. Bouche avec une belle pureté de fruit, éclatante, acidité haute, peu de sucrosité pour 2018, très florale, petits tanins qui donnent de l'allonge, finale racée, saline. TB++.

 

Bourgogne pinot fin 2019 : couleur très claire, un peu trouble. Nez très pivoine, grappe entière, et fraise sucrée, qui m'évoque au début plutôt un sciaccarellu, ou un grenache infusé un peu nature. La bouche a un beau volume, elle semble là aussi assez solaire avec un peu de sucrosité, très belle aromatique fruits rouges, pot pourri très marqué, c'est assez long, encore quelques petits tannins, à servir assez frais cependant pour que le caractère solaire ne ressorte pas trop. TB+.

 

Arnoux-Lachaux, Bourgogne pinot fin 2019 : Le vin qui a le plus divisé peut-être. Couleur plus sombre, nez qui fait d’abord penser à un grenache avec un côté solaire, fruits rouges confits, orangette, épices, pot-pourri. La bouche est concentrée, encore jeune, l’acidité nous éloigne du grenache cette fois-ci, avec des tannins encore présents (effet petits rendements, grappe entière et pas de bois neuf ?) qui ont gêné certains, presque un côté nebbiolo. Il faut aller chercher le vin, moins de plaisir immédiat que les précédents, mais probablement plus de potentiel. TB+.

 

Arnoux-Lachaux, NSG 2019 : (6 parcelles) Couleur plus foncée que le Anne Gros mais assez claire par rapport aux autres, un vin complètement différent, un nez de fruits rouges confiturés, de pot-pourri et de rose. Une bouche qui évoque presque un grenache, dense, mûre, très florale, tannins fondus, mais avec l'acidité du pinot, on sent la concentration à la vigne, et ensuite les vinif en grappe entière avec peu d'extraction, peu de bois neuf, beaucoup de longueur. Coup de cœur unanime. TB++.

 

 Arnoux-Lachaux, Vosne-Romanée Hautes Maizières 2014 : couleur tuilée, nez très tertiaire, sous-bois. La bouche fait bien plus jeune, encore serrée, austère, un peu façon nebbiolo, manque un peu de gourmandise. B.

 

Arnoux-Lachaux - Bourgogne Pinot fin 2012 : (ancienne variété de pinot noir aux rendements plus faibles) Robe rubis, à peine tuilée, nez finalement encore jeune, simple, fruité, bouche légère, fruitée, qui manque un peu d'épaisseur, finale fraîche, acidulée, peut-être à peine sèche. B. Une autre bouteille un an après avait retrouvé de l'épaisseur, du fruit, de l'énergie. TB.

 

 

FDGV 2016 : 

Arnoux-Lachaux Vosne Hautes Maizières 2014 : robe sombre, nez sur le cassis, assez mûr et gourmand, reste frais, tannins encore un peu trop présents en l'état. TB-.

 

 

Gds Jours 2018

Vosne Hautes Maizières 16 : boisé, sombre, pas très long. B-.

Vosne 1er cru suchots 16 : (100% VE, en bt) pas une grosse matière, austère en l’état, serré, pas très long. B.

Echezeaux 16 : (idem) Bien mieux, encore à peine serré, un peu de bois bien intégré, plus de matière, plus de longueur, même s’il ne faisait pas partie des meilleurs Echezeaux de la journée. TB-.

 

30 avril 2016

Philippe Delesvaux (Saint-Aubin de Luigné) **** et Drost ***

 

Drost (repreneurs de Delesvaux en 2021), Anjou blanc la corniche 2023 : Couleur or, nez très chenin, très joli pomme au four, poire, miel, coing, petite touche de lies. Attaque énergique, avec un peu de gaz, fin de bouche un peu opulente et miellée avec le lendemain n côté fleurs blanches un peu plus entêtant. TB-.

 

 

Delesvaux - Anjou "Feuille d'or" 2011 (sec-tendre 10gr SR)

Couleur : paille.

Nez : après 30 minutes d'ouverture il s'exprime pleinement, avec beaucoup de fruits mûrs, des abricots, du coing, de la poire, un peu d'ananas aussi. Annonce un vin un peu sucré.

Bouche : le sucre n'est pas si présent en fait, très grosse acidité dès l'attaque et qui dure de bout en bout, superbe minéralité, le tout bien équilibré avec les fruits mûrs et presque exotiques du nez. Belle matière, légèrement grasse.

Finale : très bonne longueur, de l'acidité, de la fraîcheur, un peu plus sur les agrumes.

Note : 17/20. Très beau chenin, super rapport q/p.

P1030917

 

Autres vins du domaine goûtés lors du salon In Vin Bio Veritas 1 :

Anjou Feuille d'or 2012 : grosse acidité, fruits assez mûrs comme dans le 2011, beaucoup d'agrumes, très long, belle minéralité, moins de SR (3 ou 4 gr) que le 2011, mais du même niveau. TB.

Coteaux du Layon St Aubin Les Clos 2011 : nez un peu fermé, très sucré mais belle acidité, manque un peu de longueur. B+.

Coteaux du Layon SGN 2010 : déjà très confit, très concentré, un peu de noisette, ananas, abricot, superbe équilibre. TB.

 

Goûtés lors du salon In Vin Bio Veritas 3 :

Anjou Feuille d’or 2013 : (malo faite contrairement à 11 et 12) le vin tire légèrement sur l’oxydatif, un peu de noix, très différent de 11 et 12, moins à mon goût. B-.

Anjou Authentique 2013 : plus tendu que le précédent, tire encore plus sur l’oxydatif. B-.

St Aubin Les clos 2011 : beaucoup de fruits jaunes, ananas, coing, sucres bien équilibrés par l’acidité, bonne longueur, il s'est bien ouvert en 2ans. TB.

 

Goûtés lors du salon In Vin Bio Veritas 4 :

Anjou Feuille d’or 2014 : on retrouve l’esprit du 2012, beau fruité classique du chenin (poire, coing), de la matière et de la tension. TB. Regoûté en bouteille près d'un an plus tard il est apparu plus exotique, très gourmand. TB.

Anjou Feuille d’or 2013 : style oxydatif (parfaitement assumé par le producteur), sur la noisette, un peu de caramel que je n’avais pas senti l’année dernière. Toujours pas mon style. B-.

 

Delesvaux - Coteaux du Layon "Passerillé" 2013 : (70gr SR) robe or pâle, nez moyennement expressif, assez classique, sur l'ananas surtout, agrumes, miel. Bouche assez vive, pas très concentrée, très digeste, les 70gr de résiduel ne se sentent pas, sur l'ananas, miel, orange, thé vert, finale un peu courte. Bon Layon, un peu en-dessous de la cuvée Les Clos (bue sur 2011). TB-. (+- 16/20).

 

Philippe Delesvaux - Coteaux du Layon Carbonifera 1997 : (trie du 30 octobre 1997, 27° potentiel soit 459gr SR potentiel, environ 380gr au final, 2900bts de 50cl) Couleur ambre clair, superbe nez de "chenin 1997", plein de pâte de coing, d'abricot, de rhubarbe, de confiture de mirabelle, de figue, quelques épices. Personne n'a senti de notes tourbées sur cette bouteille, contrairement à ce qu'on peut lire dans certains CR. Attaque en bouche magnifique, ultra concentrée, sirupeuse, épaisse, sur les fruits du nez avec principalement la pâte de coing, encore très jeune. Il y a juste ce qu'il faut d'acidité pour que ce ne soit pas écoeurant, même si le vin précédent était plus frais (mais bien moins sucré). Finale très longue, sur la pâte de coing, la confiture d'abricot et d'orange. Pour chipoter, j'ai trouvé qu'il manquait un peu d'acidité pour égaler l'Après Minuit 1997 dans le même registre. Ca reste néanmoins un vin exceptionnel. TB++. (+- 19/20).

delesvaux back

 

 

Coteaux du Layon SGN 2011 : très frais, fruité plutôt typé, poire, fruits du verger, facile, digeste. TB+.

SGN 2010 : plus confit, plus concentré, peut-être un peu plus lourd, mais beaucoup plus long. TB+.

 

Delesvaux Anthologie 1996 : (probablement plus de 400gr SR) Couleur ambrée, nez très miel et coing, cire, abricot confit, bouche parfaitement équilibrée, onctueuse, épaisse, beaucoup de sucre et beaucoup d'acidité, encore jeune, pâte de coing, safran ?, miel, très long, réussit à rester digeste. Exceptionnel.

 

Delesvaux – Anjou Authentique franc de pied 2014 : robe dorée, nez miellé, fruits jaunes mûrs, gourmand, bouche assez ronde, un peu miellée, 3-4gr de SR probablement, belle aromatique, facile à boire, léger en alcool, manque un peu de tension sur la finale. TB.

 

14 août 2021

Heymann-Löwenstein (Allemagne - Moselle) *****

 

Reinhard Lowenstein et sa femme Cornelia, et désormais leur fille Sarah, gèrent ce domaine familial de 14 hectares (98% riesling, 2% pinot noir) à Winningen, tout au Nord de la Moselle. Le travail à la vigne est énorme, à l'image d'un Deiss ou d'un Ostertag en Alsace, avec l'idée de toujours mettre le terroir en avant. Les vins sont plutôt dans un style "baroque", sans se soucier de la nouvelle mode du tendu/citrique, souvent "secs" avec 5-6gr de SR.

 

 

Heymann-Löwenstein - Riesling Röttgen Auslese 2007 1/2bt (AP 04 08) : couleur dorée, foncée pour du riesling, nez particulièrement mûr et confit par rapport aux autres Riesling Auslese bus récemment, sur la mirabelle, la pêche, l'abricot, l'ananas, quelques notes florales également. Bouche vive, pas vraiment perlante, très légère à 7,5%, avec une très belle acidité, sur les fruits du nez avec aussi un peu de miel et de pierre-à-fusil. Finale de longueur moyenne, très fraîche, fruitée, quelques épices. Encore un excellent riesling de Moselle, très facile à boire. Note : 17,5/20.

heymann lowenstein rottgen 2007

 

Heymann Löwenstein - Riesling Uhlen Roth Lay Erste Lage 2011 : (AP 01 13. Désormais grand cru. Sols d'ardoises rouges) Couleur dorée, nez plein de miel, fruits jaunes, fruits exotiques, pointe résine et pétrole, très typé riesling un peu évolué, on se dit qu'il va y avoir un peu de sucres. L'attaque en bouche a gardé un peu de sucre (6-7 gr ?), léger perlant, riche, sur les arômes du nez puis en allant vers la finale le vin se tend, il finit très caillou, sec, très minéral, grosse acidité, pas mal d'amertume, très long, complexe. Superbe vin, de gastronomie. TB++.

 

Uhlen roth lay GG 2018 : superbe nez, pétrole, miellé, frits jaunes, cire, résine... Belle attaque en bouche, un peu de richesse, de la largeur, on sent le millésime solaire. Après une bonne ouverture beaucoup mieux il retrouve un équilibre avec une finale zestes de citron vert, petite amertume, encore un peu jeune dans l'idéal. TB+.

 

Uhlen Roth Lay riesling GG 2016 : (AP 01 en 2018) très pierre à fusil, tendu, minéral, cristallin, long et salivant. TB+.

 

7 septembre 2017

D'Auvenay (Meursault) ******

Le domaine d'Auvenay a été aquis petit à petit par Lalou-Bize Leroy entre 1989 et 1995. Il se compose aujourd'hui de 3,4ha de blanc et 0,5ha de rouge sur la Côte de Beaune principalement, mais avec aussi un Mazis-Chambertin et un Bonnes-Mares. Le domaine est en biodynamie avec un travail énorme à la vigne, des rendements microscopiques qui donnent une densité impressionnante aux vins blancs du domaine. Ces derniers sont travaillés en autolyse, d'où le grillé/allumette/pétard facilement identifiable, les rouges sont eux tout en finesse, peu extraits en tonalités florales renforcées par la vendange entière.

 

 

D'Auvenay (= Lalou Bize-Leroy) Meursault 1er Cru Les Gouttes d'or 2004 : couleur or pâle, un peu trouble. Le premier nez est très grillé, avec un peu de cacahuète, mais avec l'ouverture ça s'estompe un peu et beaucoup de choses apparaissent derrière : citron, gingembre, abricot, beurre, notes florales. Bouche massive, très concentrée, avec une grosse tension, du poivre et du gingembre qui la rendent très vive, beaucoup de citron, de fruits jaunes. Finale interminable, portée très loin par l'acidité et son côté épicé. Très grand vin, d'une énergie incroyable, qui a complètement éclipsé le Faivelay. Je n'ai pas été trop gêné par le côté grillé que je crains habituellement, mais il était soi-disant peu prononcé pour du d'Auvenay. Note : 20/20.

meursault goutte sd'or

 

 

D'Auvenay - Auxey-Duresses Les Clous 2006 : robe dorée, nez grillé bien dans le style d'Auvenay, pierre-à-fusil, cacahuète, noisette, pain d'épices, plein de fruits jaunes assez mûrs, ananas, semble un peu solaire. Bouche puissante, avec une tension énorme, mais jamais dérangeante, il en met plein la vue comme le Meursault Goutte d'Or, c'est fruité, floral, légèrement épicé, grillé pas trop prononcé et surtout une finale interminable. Il réussit à faire quasiment jeu égal avec le Montrachet 2008 DRC, rien que ça. Deuxième d'Auvenay et deuxième gros coup de coeur. Note : 20/20.

 

Domaine d’Auvenay, Auxey-Duresses « Les clous » 2006 : Couleur dorée, le nez est magnifique, exubérant, avec comme toujouts une touche d'alumette mais parfaitement intégrée au milieu de miel, de fleurs, de fruits jaunes, de fruits secs... La bouche est à la fois très longue, tendue par une grosse acidité et très large avec une grosse épaisseur. Comme d'habitude tout le monde est bluffé, d'autant plus qu'il s'agit d'un village mais au niveau de bien des Montrachets. Exceptionnel.

 

Auvenay, Auxey La Macabrée 2009 : une bouteille sans la réduction sur lies habituelle du domaine, plutôt rond, gras, beurré ici, évolué, on sent le millésime chaud avec une acidité assez basse, pas mauvais mais pas un grand Auvenay. TB.

 

Auvenay Meursault Narvaux 2003 : pour rattraper la mauvaise série de blanc, notre hôte rajoute une bouteille mystère ! Couleur dorée, nez à peine grillé/soufré, plein de miel, de fruits jaunes, léger beurré, notes florales. Bouche grasse, matière énorme, pas une grande tension mais pas d'excès d'alcool non plus, un 2003 bien géré, finale de longueur hors-norme. Merci ! TB++.

 

Auvenay Aligoté Sous châtelet 2010 : couleur or pâle, nez plein de pétard et d'allumette, aucun doute on est chez Lalou, derrière du floral, miel, fruits secs. Bouche tendue, pas de beurré, sur les arômes du nez, explosive, ultra aromatique et énergique, finale interminable. TB++.

 

Auvenay aligoté sous chatelet 2014 : couleur or, nez très auvenay autolyse, mais pas seulement, citron confit, floral. Bouche qui combine énergie, volume et grosse tension, très longue. TB++.

 

Auvenay Meursault Narvaux 2001 : grande bouteille, sur le côté allumette classique du domaine mais comme toujours volume incroyable, explosion, énergie, tension, finale interminable. Exceptionnel.

 

Auvenay Meursault Narvaux 2007 : là aussi du grand Auvenay, beaucoup d'allumette au nez, mais aussi un citron confit, et surtout une intensité et une longueur qu'aucun autre vin ne peut avoir. Exceptionnel.

 

Auvenay Puligny Folatières 2000 : moins autolyse que d'habitude, plus de gras, miellé, cire, fruits jaunes, moins d'énergie et de tension sur cette bouteille. TB.

 

22 septembre 2016

Château Sociando-Mallet (Saint-Seurin) ***

Sociando Mallet Haut Médoc 1995 : robe légèrement tuilé, beau nez animal, un peu de café, de grillé, la bouche manque un peu de matière mais elle est assez tendue et fraîche avec des tannins de qualité. Finale fraîche et de bonne longueur. TB.

sociando

 

Sociando-Mallet Haut-Médoc 1990 : Vin qui fait encore assez jeune, sombre, sur les fruits noirs, mais la bouche est très tannique et sèche, le vin semble surextrait. Peu de plaisir. B-.

 

Sociando 2015 : encore jeune, boisé, peu intéressant en l'état.

 

Château Sociando-Mallet *** Salon RVF 2012

- La Demoiselle 2010 : très facile, pas une grande longueur. Moyen

- Haut-Médoc 2009 : bien trop jeune, puissant, chaud, tannique, mais grosse matière. B

- Haut-Médoc 2003 : encore un peu jeune, le style puissant de Sociando ne me plaît pas trop (sur ces années chaudes  en tout cas), mais c'est bien fait. B

 

Verticale Sociando-Mallet (2017)

Sociando 2008 : puissant, épicé, évolué, pas mal de tabac, un peu sec en finale. B+.

2009 : bien moins évolué, sur le cassis, les fruits noirs, tannins encore présents mais de qualité, assez gras. TB+.

2010 : poivré, tannins plus secs, plus frais, à peine végétal, moins gourmand, finit un peu trop sec. TB-.

2013 : la bonne surprise, plus fruits rouges, plus élégant, fin,moins épais, moins tannique, un peu moins long, plus facile. TB.

2011 : très toasté au nez, beaucoup de poivron en bouche. Moyen.

2012 : un peumoins toasté mais beaucoup de poivron aussi. Moyen.

cuvée Jean Gautreau 2010 : nez très boisé, vanille, mélasse, café. Un peu moins de bois en bouche, grosse matière mais qui aura besoin de temps pour s'assagir, tannins bien trop présents. Trop jeune, bodybuildé, surextrait. Moyen.

 

21 mai 2024

Visite au domaine Les Grands pans à Saint-Sandoux

 

Visite au domaine Les Grands Pans à Saint-Sandoux

 

 

Corinne et Jean-Marie Bonny, passionnés de vin depuis longtemps, ont réalisé leur rêve : devenir vigneron. Ne trouvant pas de parcelle idéale à reprendre, ils ont fini par planter eux-mêmes des vignes ; un choix qui demande beaucoup de temps, d’argent et d’énergie mais c’était le seul moyen d’obtenir le résultat dont ils avaient toujours rêvé.

En 2017, la mairie de Saint-Sandoux leur propose une parcelle en friche depuis au moins la seconde guerre mondiale, d’un peu plus d’1 hectare, à Saint-Sandoux, de l’autre côté de l’autoroute, face à Veyre-Monton et à Corent, juste au-dessus de la parcelle de blanc de leurs amis de l’Arbre Blanc.

 

 

   Le travail a été colossal entre le défrichage, le nettoyage, l'amendement, l'engrais vert, le labour, les plantations. Détails et photos sur le site du domaine https://grandspans.fr/notre-histoire/

 

 

En 2019 la parcelle est enfin plantée, 5500 plants (dans l’idéal 6000 bouteilles les années où tout ira bien) 2/3 de pinot noir sur la gauche, 1/3 savagnin sur la droite. Jean-Marie est un grand amateur de vins du Jura, des vins jaunes mais pas uniquement. Les sols argilo-calcaires ici sont adéquats pour le savagnin, le climat aussi, et ça peut être une bonne réponse au manque d’acidité des derniers millésimes. Comme il y a beaucoup de calcaire actif, la vigne a été greffée sur fercal. Les pinots sont des massales avec une grande diversité génétique, idem pour les savagnins sélectionnés chez le pépiniériste Guillaume dans le Jura. Tout est taillé guyot-poussard.

 

D'après le site du domaine : «  La taille Guyot-Poussard que nous tentons de mettre en place est une forme de taille douce. Les coupes annuelles doivent être ordonnées de telle sorte que les plaies de taille aient des surfaces réduites et soient situées sur la face supérieure des rameaux. En dehors de cette zone, le bois est sain et sans plaie. La sève circule alors librement. En outre, deux bras sont construits, la baguette portant les fruits est ainsi alternée chaque année. Chaque plant étant différent, cette taille est très chronophage, mais passionnante. Heureusement, Caroline du domaine de l’arbre blanc nous conseille et nous corrige patiemment. L’ambition est évidemment de mettre en place une vigne vigoureuse et de limiter le dépérissement des pieds. » 

 

 

La parcelle est très pentue, exposée sud très légèrement à l’est, solaire, très lumineuse le matin, protégée des vents d’Ouest. Ici, il n’a pas gelé en 2024 contrairement à tout le sud de Clermont, probablement grâce à ce soleil très matinal, peut-être aussi grâce aux haies et au fait de ne pas être trop bas dans la plaine. L’autre avantage ici c’est que la pression des maladies fongiques est faible, il y a peu de vignes autour, pour le moment 2 à 3 traitements par an suffisent.

 

 

Le travail à la vigne est bio, certifié. Jean-Marie est un passionné de biodiversité : il y a des haies autour de la parcelle, des composts sont réalisés en bas de la parcelle, les couverts végétaux sont déjà magnifiques après 4ans, avec beaucoup d’avoine, des coquelicots… Pas de labour, piochage de l’intercep. La vigne est palissée très haute pour avoir à la fois de la photosynthèse et le maximum d’ombre. Ebourgeonnage sévère sur ces jeunes vignes. Le savagnin se comporte très bien pour le moment, « il cherche toujours à monter, il est plus simple à gérer que le pinot qui a toujours besoin d’être redressé lui ». D’ailleurs tous les manquants sont replantés en savagnin, Jean-Marie regrette presque de ne pas en avoir planté un peu plus…

 

 

La Cave

Direction Veyre-Monton, dans le garage pour le moment. Mais un bâtiment est en construction à Saint-Sandoux pour l’avenir.

L’hygiène est parfaite, Jean-Marie y accorde beaucoup d’importance, nécessaire lorsqu’on travaille en nature.

Les raisins rentrent très tôt des vendanges, c’est l’avantage de travailler sur une petite surface. Sur une année chaude comme 2023, tout était rentré à 10h. Peu de vignerons peuvent se le permettre. C’est pour cette raison que le domaine n’a pas vraiment prévu de s’agrandir…

Tout passe dans le petit pressoir vertical, « c’est pratique parce qu’on voit ce qu’on fait, et parce que les jus traversent les rafles, ils sont en quelque sorte filtrés ».

 

Il y a ensuite un inertage dans la carboglace et tout part dans des cuves inox. Les blancs sont sur lies, il n’y a pas de bourbes en sortie de pressoir pour le moment.

Les rouges sont travaillés grappe entière, une sorte de semi-carbo avec une macération préfermentaire. Les jus de goutte vont dans une cuve et les jus de presse dans l’autre.

A l’heure actuelle les 2023 sont encore dans les cuves, ils attendent la mise en bouteille des 2022 en juin pour prendre leur place dans les fûts non neufs de chez Olivier Leflaive où Jean-Marie a un peu travaillé. Ce sont donc des élevages longs. « Ça c’est l’avantage d’être tous les deux doubles-actifs avec Corinne, quand tu n’as pas la pression financière et que tu peux te permettre de prendre le temps, ça change tout. Il faut le reconnaître, c’est une chance que nous avons ».

Tout est en levures indigènes, avec des pieds de cuve (sauf le cas du vin de voile), pour le moment aucun vin n’a eu besoin d’être sulfité que ce soit les 2022 ou les 2023. Le rouge 2022 verra probablement 10mg à la mise, mais ce sera décidé en fonction des analyses au labo.

Les levures du savagnin sous voile ont été sélectionnées avec l’INRA où Jean-Marie a ses entrées puisqu’il y travaille. Mais en faisant des essais sur des petites dames-jeannes on se rend compte que le savagnin même en Auvergne fait spontanément du voile !

Tout est embouteillé avec vide d’air, bouchons liège de qualité, dans l’optique d’une bonne garde.

 

 

Les 2022 sur fût

 

Tout est là !

 

228L de blanc, 300L de rouge et un fût de vin jaune qui sera mis en bouteille dans 2-3ans probablement (non goûté car difficile de toucher à un vin de voile en cours d’élevage). Il devrait y avoir le double de bouteilles en 2023 et on espère le triple en 2024.

Pas vraiment de volatile à l’analyse, pourtant le vigneron n’y est pas complètement hostile lorsqu’elle s’intègre bien dans l’équilibre du vin.

 

Résonance Savagnin 2022 : couleur or pâle, un nez un peu sur la retenue en l’état, il ne laisse pas présager d’une telle bouche. L’attaque est énergique, très bien équilibrée entre une matière dense, surtout pour d’aussi jeune vigne, et une acidité élevée. Les 14% d’alcool ne se sentent que par le volume et l’intensité pendant que le pH très bas (2,9 en 2022 ! il y aura environ 3,1 en 2023) équilibre le vin, le porte très loin, sur une finale saline très longue. Le profil rappelle clairement de beaux savagnins ouillés du Jura, comme les Notes bleues par exemple. C’est parfaitement propre. Déjà un des plus jolis blancs d’Auvergne dès le premier millésime. Bien sûr c’est un vin de gastronomie, qui avec de telles « mensurations » n’est probablement pas fait pour tout le monde. Il faut clairement aimer la tension. Mais l’élevage long l’a quand même bien patiné. J’ai hâte de le revoir avec quelques années et aussi de voir le 2023.

 

Magnétique Pinot noir 2022 : un peu le contraire du précédent, un pinot clair en couleur, léger (entre 12,5 et 13%), acidulé, aux tannins souples, qui n’est pas maigre pour autant, mais très digeste, sur la griotte, la groseille, avec aussi une note fumée bien présente, typique des 2022 apparemment puisqu’on retrouve la même chez l’Arbre Blanc sur ce millésime-là. Pour le moment les deux s’équilibrent bien. Il va être important que le fumé ne prenne pas trop les devants par rapport au fruit je pense. Un pinot élégant, frais, qui devrait s’aborder facilement en jeunesse.

 

 

Un grand merci à Jean-Marie pour la visite. Je venais au départ pour la curiosité de goûter les premiers savagnins d’Auvergne, et force est de constater que c’est une vraie réussite. Le pinot est lui aussi très intéressant sur cette très belle parcelle parfaitement « jardinée ». Mais le savagnin par son originalité, et surtout les pH qu’il peut donner aux vins tout en gardant volume et longueur m’a semblé ce jour-là la meilleure réponse au réchauffement climatique qui est le grand problème des blancs d’Auvergne à l’heure actuelle.

 

Le savagnin : l’avenir de l’Auvergne ? Et pourquoi pas ? Il me semble en tout cas bien mieux adapté que le chardonnay !

 

 

Magnétique pinot noir 22 : en bouteille un an après, tannins souples, jolis fruits rouges, griotte surtout, volatile un peu haute.

pinot noir 2023 version cuve léger, griotte, floral, petite volatile, en fraîcheur, dans l'esprit du 2022. Le même version fût très différent, plus "hivernal", plus coloré, plus dense, en rondeur, sur des arômes pomme/cannelle, plus précis, très belle bouteille, très accessible maintenant.

 

22 mars 2024

Visite à la distillerie Volcanique

 

Visite à la Distillerie Volcanique à Brassac-les-Mines

 

 

Si le nombre de domaines qui s’installent en Auvergne est en pleine explosion, il en va de même pour les distilleries et liquoristeries. Parmi celles-ci, une à particulièrement retenu mon attention : la Distillerie Volcanique de Quentin Sicard à Brassac-les-Mines, pour sa démarche authentique, avec une mise en avant au maximum, dans la mesure du possible, du bio et du local.

 

Après des études d’œnologue et d’agronome, Quentin a travaillé de nombreuses années à Cognac avant de revenir dans son Auvergne natale… En parallèle, il est aussi formateur pour les étudiants en DNO (diplôme national d'œnologie). 

 

Il s’est installé en 2021 dans un local qu’il loue à la mairie de Brassac. S'il est très pratique et fonctionnel, le chai est sec, avec une grosse part des anges en été, ce qui concentre les alcools. Sur le long terme, si une opportunité se présente, bien sûr qu’il aimerait devenir propriétaire d’un local, plus haut en altitude, plus ergonomique, mais avec la même qualité d’eau. Ce serait aussi un moyen d’avoir un statut agricole…



Le secteur n’a pas été choisi au hasard. C’est l’approvisionnement en eau qui a été le facteur déterminant. Ici, l’eau provient du Luguet dans le Cézallier, elle est particulièrement adaptée à la distillation car peu minéralisée. En effet les roches volcaniques (les fameuses Scories) retiennent le calcium et le magnésium. 


 

 

La fabrication du whisky

 

Le malt est réceptionné en grains entiers, il est concassé au dernier moment.

 

L’empâtage est réalisé en mono-palier dans une grande cuve.

 

Après brassage manuel, l’ensemble de la cuve d’empâtage est transféré dans un pressoir viticole. Le moût fermentescible est pompé en cuve de fermentation et les drêches pressées sont valorisées en alimentation animale.

 

La fermentation alcoolique (aidée par des levures spéciale whisky de chez Lallemand Distilling) dure environ 60 heures. Le wash obtenu titre environ 8% vol. 

 

L’alambic (capacité 900L) est chargé à 600L. Chauffe naturelle, gaz nu. Les "têtes et les queues" sont coupées à dégustation. En sortie d’alambic le cœur de chauffe titre environ 82%.

 

L’alambic a été fabriqué sur mesure par l’atelier Lagorsse en Dordogne, une sorte d’hybride entre l’alambic continu de l’Armagnac et l’alambic à repasse du Cognac. Ici, il n’y a qu’une seule « passe » ou distillation (comme en Armagnac), mais sans les plateaux de barbotage des vapeurs d’alcool dans le vin frais (en cela, comme à Cognac). Les jus qui sortent de l’alambic sont à un degré d’alcool plus proche de celui de cognac que celui d’armagnac (qui est moins élevé). Le but est d’obtenir des eaux-de-vie concentrés tout en gardant de la finesse.

 

Réduction lente au degré souhaité avec l’eau locale, d'abord à 70% avant mise en fût. Quentin prête une grande attention au choix du tonnelier, au type de bois, et surtout au type de grain. Il possède pour le moment des fûts de chauffe moyenne/chêne grain fin du Centre, des fûts chauffe moyenne/chêne gros grain des Vosges, un fût chauffe forte gros grain des Vosges et un fût de chêne américain. Le but est d’expérimenter mais aussi d’obtenir une forme de complexité après mise en masse des différents fûts.

 

 

Les premiers whiskys, millésimés 2022, sortiront en fin d’été 2025 probablement, après 40 mois d’élevage environ. Il devrait y avoir un fût de chêne neutre, un fût ayant contenu de la liqueur de raisins, un fût ayant contenu du gamay/pinot de Boudes, un fût de chardonnay de Boudes.  Une partie continuera son élevage en fût quelques années de plus !  

 

 

 

Un projet est en cours pour planter de l’orge, mais ce n’est pas simple... Il faut absolument une orge à whisky « No GN », c'est-à-dire non productrice de glycosidique-nitrile, substance très probablement cancérigène à partir d’un certain taux (une Loi devrait passer d’ici peu dans l’UE).

 

En attendant, l’orge à whisky utilisée est la Lauréate (No GN bien sûr) cultivée en Poitou-Charentes puis maltée aux malteries Soufflet. Pour le Drolle classique un petit pourcentage d’orge tourbé à 25ppm est utilisé, il ne se sent pas vraiment mais il « relève » la finale. Un 100% tourbé devrait voir le jour bientôt.

 

 

 

Dégustation


La gamme est désormais déclinée en 3 étiquettes distinctives : Distillerie des Scories pour les eaux-de-vie, Liquoristerie volcanique pour les liqueurs et Eruption pour une gamme où se retrouvent à la fois des spiritueux distillés et des liqueurs. Distillerie des Scories crée dès le départ est la gamme premium tandis qu’Eruption qui vient d’être lancée est une gamme plus facile d’accès.

 


Eruption Alambic, Gin : (genièvre d'Italie) un gin très classique, très marqué genièvre, un côté violette/lavande également, avec du punch, alcool bien intégré. Bien fait, mais plus simple que le suivant. 


Eruption Alambic, Vodka : une vodka de blé français, à venir bientôt

 

Eruption Alambic Whisky : belle entrée de gamme, profil gourmand vanillé.


Eruption Liqueur, Verveine citronnée : une liqueur avec les plantes bio de la SICARAPPAM. Feuilles séchées donc une couleur plus marron que verte, très belle bouche très citronnée, pas trop chargée en sucre.

 


Distillerie des Scories, Originel London Dry Gin : (alcool surfin à 96% à base de blé. Baies de genévrier et feuilles de verveine citronnée provenant toutes deux de la coopérative locale SICARAPPAM à Aubiat, certifié bio. Les plantes sont mises à macérer séparément en cuves inox. Puis l’ensemble des deux cuves, les macérats liquides + les baies et les feuilles sont mis à distiller en phase liquide/solide (plus complexe qu’une distillation en phase liquide seule). En sortie d’alambic le cœur de chauffe titre à 85% environ. Réduction lente pendant 2 mois environ à 42% avec l’eau locale)  On sent clairement l'influence de la verveine citronnée, le genévrier reste présent dans le fond, subtilement, la bouche arrive à combiner une sorte de gourmandise et de rondeur avec une finale sur la fraîcheur des plantes et du citron. Très digeste pour 42%. Un des tout meilleurs gins que j'ai pu goûter, qui en plus présente une vraie originalité et une touche locale.


Distillerie des Scories, Vodka citron désormais appelé Nhola-Eau de vie de citron : (macération des écorces de citron dans de l'alcool surfin. Puis distillation du macérat + des écorces. Réduction à 42% avec l'eau locale)  une eau-de-vie qui mise sur la fraicheur, assez simple derrière le gin, très citronnée, presque facile à boire, un côté rafraîchissant.


Distillerie des Scories, Rhum blanc Le Carreau : (mélasse bio achetée au Paraguay, fermentation 5 jours, donc assez longue pour aller chercher un peu d’esters. Fin de fermentation alcoolique à 10-11% vol. avant distillation. Puis réduction lente pendant 2 mois en cuves inox à 50%)  un rhum blanc qui rappelle un peu les Clairin de Velier, avec des extraits secs, du fruit exotique sans exubérance, du corps, pas trop sucré (zéro ajout de sucre), sans manquer de gourmandise.


Distillerie des Scories, Le Drolle Pur Malt 49% : (6 mois fûts neufs sur cette version) Couleur or, un nez bien sûr malté/céréalier, mais aussi pâtissier, avec des notes de crème vanillée également et quelques fruits jaunes. La bouche est intense, la dilution à 49% semble un bon compromis, il a gardé du punch, une texture épaisse, sans brûlure de l'alcool, il est même plutôt gourmand, avec ses notes de crème brûlée, de vanille et de céréales. La finale est longue, un peu plus sèche et austère que le milieu de bouche, ce qui permet de donner un peu plus d'allonge et un certain caractère. Vraiment complexe pour un 6 mois d'élevage. Déjà beaucoup de plaisir et très prometteur pour la suite.


Distillerie des Scories, Le Drolle brut de fût 70% : le nez est bien sûr plus discret à ce degré d'alcool-là, quelques gouttes devraient suffire à l'ouvrir, la bouche est bien sûr plus puissante, encore plus grasse, moins gourmande, moins vanillée, un peu plus austère, j'ai même l'impression de sentir une petite pointe tourbée, par contre beaucoup plus longue. A réserver aux amateurs de "cask strenght".


Distillerie des Scories, Fine de Bayard Eau-de-vie de Vin : (base de tressallier du domaine de la Fontaine à Saint-Pourçain + des lies de chardonnay des Côtes d’Auvergne. 4 mois en vieux fûts pour la laisser respirer sans la boiser) une fine vive et fruitée, avec la "tension" du tressallier et le côté aromatique du chardonnay. Elle me semble plutôt adaptée aux cocktails, en tout cas par comparaison au Drolle bu juste avant.

 


Liquoristerie volcanique, Liqueur de raisin : (achat en Charentes où Quentin a gardé beaucoup de contacts. C'est la même méthode que pour un ratafia champenois : mutage du jus de raisin frais (cépage Montils) avec une eau-de-vie de vin vieillie 1 an) Le nez fait penser à un vin liquoreux, on ne sent pas trop le marc ici, mais plutôt le coing, l'abricot. La bouche est très bien équilibrée entre sucre et acidité, il semble bien moins élevé en alcool qu'il ne l'est réellement. Beaucoup de finesse sur ce "ratafia".


Liquoristerie volcanique, Liqueur de framboise : (framboises locales ici) une liqueur façon Scories, épaisse, non filtrée, avec beaucoup de pulpe, où on a l'impression de croquer dans des fruits frais. Là aussi, ça se boit très facilement, un peu trop peut-être.

 

Liquoristerie volcanique, Liqueur de citron : pas un limoncello, car il y a la pulpe ici en plus des zestes, très "pulco", très vive, belle acidité, on croque le jus de citron, pas trop sucré ni trop fort.

 

A venir très vite : une liqueur d’abricot et une liqueur de fruits rouges.
 

 

 

 

Un grand bravo à Quentin pour son initiative, ses convictions, et la qualité de son travail. Car si se lancer comme vigneron en 2025 n'est pas une partie de plaisir, c'est tout aussi compliqué pour un distillateur, voire peut-être même plus car il y a la contrainte du temps ici.

 

Une employée, Sophie, vient juste de rejoindre Quentin, la charge de travail étant trop importante, surtout sur les fortes périodes de distillation (fin automne-début printemps) où il est devenu impossible de distiller 7 jours sur 7 et d’assurer la partie commerciale en même temps.

 

L'autre difficulté majeure est que le monde des spiritueux manque de règles strictes à l’heure actuelle. Un gin français peut par exemple être produite avec des céréales achetées en Europe de l’Est et avec des baies de genièvre provenant majoritairement des Balkans… Le coût de production d’un spiritueux local est très nettement supérieur. L'effort de transparence de Quentin sur tous ses produits dans ce contexte-là mérite d'être salué.

 

En parallèle, il s’engage comme formateur pour les étudiants en DNO (diplôme national d'œnologie). Afin de transmettre son savoir-faire et ses valeurs. 

 

 

Souhaitons-lui bon courage pour la suite. Rendez-vous est pris dans quelques mois pour déguster de grands whiskys auvergnats !

 

 

 

Les Whiskys : même base de 30mois + des finish différents de 12 mois. Tous à 51,5%

Whisky finish fût de chêne BOSC : (grain fin) Le plus "neutre", pas trop vanillé, moins que le Drolle par exemple, petite touche torréfiée, très malté, céréales, petite touche fruitée, alcool bien intégré.

Whisky finish liqueur de raisin AUR : le nez est marqué par la mistelle, raisins blancs confits, abricot, miel, bouche grasse et ronde, presque huileuse, belle texture, gourmand.

Whisky finish vin blanc CLAR : (chardonnays de Pélissier à Boudes, juste après FA et avant FML pour garder une bonne acidité) Nez de fruits blancs, d'agrumes. La bouche est bien marqué par le finish, avec une sorte de tension et de minéralité, un profil plus en longueur, très original sur un whisky.

Whisky finish vin rouge ROGE : (gamay/pinot de Pélissier à Boudes, juste après FA aussi) Couleur très différente, bien plus foncée et aux reflets rouges, nez très fruits rouges, un peu toffee, pâte d'amande. Bouche avec une sorte de gourmandise fruits rouges/caramel mais aussi une forme de tension comme sur le précédent. 4 whiskys très différents et donc très intéressants à comparer.

 

14 juin 2014

Vins du Puy-de-dôme

 

Palhàs G. Monnier ** - Terrasses de Victor chardonnay 2018 : vin doré, nez miel, gentiane, bouche mûre, chaleureuse, sudiste, racinaire, miellée, florale, fait très languedoc. B-.

Palhàs G Monnier  - Vin de Pays de comte tolosan Cantal Les Terrasses de Victor Jusqu'au ciel là-haut 2020 : (gamay) Couleur assez claire, nez qui fait penser à du pinot, petits fruits rouges, mais poivre aussi. Bouche très fraîche, bonne acidité, fruits rouges, poivre. Très belle surprise. TB.

 

Simon Chabasseur (commercialisé par Chloé Chassang) ** - Palhàs Gamay pinot noir 2020 : plutôt typé gamay, fruits noir violette, rond, facile, simple. B.

 

 

Marc Pradier * (Martres de Veyre) - Tradition rouge 2011 : proche du précédent (Miolanne), léger, couleur très violacée pour celui-ci, peut-être à peine mieux, un peu plus de fruit. 14,5/20.

Marc Pradier * - Authentique rouge 2010 ou 2011 ?  : Ultra boisé. Mais l'accueil de Marc Pradier mérite le détour. Moyen.

 

Domaine du clos des monts * (Boudes) - Gamay VV 2012 Côtes d'Auvergne : Assez fruité, beaucoup de cassis et de mûre, mais un côté rustique, piquant, peu de longueur. 13/20.

 

 

Rosenberger ** (St Maurice es Allier), Six Roses 2022 : (gamay, une partie en presse directe, une partie en macération) Couleur rose foncé et orangé, nez framboise, orangette, épices, marmelade de fraise et d'orange, intéressant. Bouche avec à la fois fraîcheur et volume, assez simple, mais digeste, entre rosé foncé et rouge clair, peu voire pas de tannins, finale propre à l'ouverture (juste un peu de gaz), mais part en souris après 2-3h d'ouverture. Original et intéressant, mais à boire très vite après ouverture. B+.

 

 

Catherine Dumora ** : deux blancs du sud, un premier compliqué, un sauvignon un peu mieux (Minervois). Gamay rosé d’Auvergne sympa, syrah du sud 22 jolie, moins marqué nature que les autres de la gamme.

 

Les Roussilles Mattia Carfagna ** : tout en 2025, macération du sud (Pouzols) un peu trop riche, Carignan du sud joli, Gamay de Châteaugay 2025 joli fruité, élevage court en cuve, gamay encore un peu tannique en finale mais propre avec un joli fond.
 

 

Jérôme Bonheme, domaine de Puissauve * - Les Presses 2023 puis Le Mas 2023 et Rhyolites 2023 (sans sulfites ajoutés) des souris sur les trois vins, pas propre.

 

 

Desprat vins * - Côtes d'Auvergne blanc Osez 2011 : un Chardonnay très frais et fruité (agrumes), sans gras ni bois. Pas une grande longueur mais sympa. 14/20.

Desprat vins * - Côtes d'Auvergne La Légendaire blanc 2011 : beau Chardonnay, légèrement beurré, légères notes d'élevage, avec des arômes de fenouil et d'anis. Bonne longueur. Lors d'une seconde dégustation quelques semaines plus tard lors d'une soirée LPV, le vin était très marqué par l'élevage, avec des notes grillées, beaucoup moins bien. Problème de bouteille probablement. 14/20.

Desprat vins * - Côtes d'Auvergne La Légendaire rouge 2011 : Moitié pinot, moitié gamay, très belle matière, des tannins présents mais assez élégants, très légères notes d'élevage, à peine trop extrait et boisé à on goût, mais très belle longueur, assez poivré. Bon rapport q/p. 15/20.

Desprat vins - Syrah 45.3 2018 : nez syrah, fruits noirs, poivre. Bouche un peu verte, peu de longueur, simple. B-.

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Jacques et Xavier Abonnat (Chalus) * - Côtes d'Auvergne Boudes "La Gardonne" en fûts 2010 : (50% pinot 50% gamay), très clair, nez discret, fruits rouges, assez puissant mais tanins fins, très belle matière, bonne longueur, pas de bois ressenti. TB-. (15/20).

"La Garde" en fûts 2011 : (100% pinot), un peu de bois ici, très grosse matière, plus tannique que le précédent, à attendre un peu. B+.

Boudes 2022 : rustique, simple. B-.

abonnat

 

 

Charmensat (Boudes) * - Côtes d'Auvergne Boudes 2013 : (majorité gamay + pinot) commercialisé un peu tôt d'après la vigneronne, mais 2012 est épuisé, couleur violette, gamay classique sur le fruit, léger et peu tannique. B.

"Cuvée d'Autrefois 2012 : (100% gamay, tonneau en chêne), un peu de bois, plus épicé, un peu rustique par rapport au précédent. B-.

"La Centenaire" 2012 : (100% gamay), boisé discret, il a le fruit du premier vin, un peu plus de matière, tanins plus fins que le précédent. B+.

Côtes d'Auvergne Boudes Terre d'ocres 2016 : robe rouge-violine, nez très expressif, très gamay, sur la cerise rouge surtout, bouche légère très fruitée, pas très épaisse mais facile à boire, bonne fraîcheur. Longueur moyenne. Très sympa. B+.

Charmensat (nouveaux vignerons, sur la loire volcanique) Terres d’ocre 2022 : (50% gamay + pn) assez maigre et serré.

Prélude 2021 (pinot noir, calcaires) : bon, frais, végétal, peu sulfité, propre. B+.

Pi not noir 2021 : très boisé.

Charmensat, Côtes d’Auvergne Boudes terres d’ocre 2024 : un peu trop sousmaturité. B-.

charmensat

 

 

Annie Sauvat (Boudes) * - Côtes d'Auvergne Boudes "Les Demoiselles" 2013 : robe violette, nez discret, bouche très fruité, cerise croquante, peu tannique. Très sympa. TB-. (15/20).

Les Demoiselles 2016 : (gamay) couleur claire, gamay léger, fruité, peu tannique, facile, finit court. B.

"Pinot Elevage bois" 2011 : nez très bois/toasté, pareil en bouche. Moyen.

Indigène bl 2019 : très aromatique, léger. B.

Anthéus bl 2018 : très boisé. B-.

Coquines 2018 : (pinot noir) plutôt léger, épicé. B.

Demoiselles 2018 : (gamay) un peu plus concentré, simple aussi. B.

Météor 2018 : (gamay) macération longue, plus tannique et noir, peu élégant. B-.

Annie Sauvat, Vin de France Syrius 2018 : (Vin de paille, 100% gamay à Boudes) : couleur framboise, nez très purée de fraise, fruits rouges, un peu vineux. Bouche avec un bel équilibre, pas trop sucrée, une bonne acidité, beaucoup de fruit, reste assez frais et digeste. Parfait pour finir. Merci Seb ! TB.

sauvat

 

 

Cave coopérative de Saint-Verny (Veyre-Monton) * - Véraison blanc 2012 : (chardonnay), léger, fruité. B.

Renaissance 2012 : (chardonnay sur lies, goûté au Boudes la vigne) vif, frais, citronné, bonne acidité, assez court. B+.

Véraison rouge 2012 : gamay sur le fruit très léger, nez fruité et sympa, bouche un peu trop diluée. B-.

Impromptu 2011 : (gamay), beaux fruits rouges, léger, beaucoup d'acidité, frais. B. (14/20).

Basalte 2011 : (100% gamay, VV, 1an fût), un peu de bois, très épicé, poivré, puissant, bonne acidité, à attendre un peu. Manque de finesse. B+. (14,5/20).

("Petites Grappes sur Basalte" 2013 (100% gamay) : Apport mystère d'Olivier. Robe assez claire par rapport au précédent, beau nez fruité, surtout sur la cerise, la framboise, bouche très poivrée, fruitée, avec une belle fraîcheur, des tannins fins. On pense au pineau d'aunis pour le côté vraiment très poivré. Perdu. C'est un excellent Côtes d'Auvergne de la coopérative locale, bien moins boisé et plus fin que sur d'autres millésimes. Belle surprise. TB.)

St Verny, Basalte 2022 : une certaine rondeur due à l’élevage, des notes oxydées.

basalte

 

 

 

Rougeyron (Châteaugay) * - Châteaugay Bousset d'or 2012 : gamay assez léger et fruité mais plus poivré que le Madargues de Montel bu avant. B.

Châteaugay VV 2010 : style assez poivré aussi, plus tendu que le Bousset d'or, plus de longueur; Joli vin. TB-.

 

 

No Control Vincent Marie (Volvic) * - La coulée : (Vin de France. LS 20:21) Couleur assez sombre, nez très marqué volatile, très aigre, acétique. Bouche avec un peu de gaz, là aussi une volatile loin au-dessus des 1gr, avec une finale amère, végétale. En quelques minutes ça part en souris, direction l'évier...

No Control - Rockaille Billy 2022 : acétate au nez, volatile proche du 1,5 en bouche, à l'évier.

 

 

Clos Luern (Dallet) ** - Tigerno 2018 : (vieux gamay d'auvergne) couleur très sombre, très intense, nez de fruits noirs et poivre, bouche rustique, tannique, puissante, alcool mal intégré, manque clairement d'élégance. B-.

Tigerno 2019 : plus clair en couleur, gamay floral, fruité, toute petite réduction, de la fraîcheur, des épices, tannins encore un peu serrés. B+.

Tigerno 2021 prélévé sur amphore : plus fin sur ce millésime, clair, floral, à peine végétal, propre. B+.

Blanc de Noirs 2023 : blanc très beurré, barrique, peu d'acidité. B-.

 

 

Pierre Beauger (Montaigut-le-blanc) ** - Pinot noir PN 2018 : couleur trouble, nez qui met un peu de temps, sur le noyau, très légère volatile mais qui ne prend pas le dessus même après ouverture, sous-bois, déjà un peu d''évolution, bouche fraîche, juteuse, très noyau aussi, bonne longueur, élégant et frais pour 2018, nature, propre. TB.

 

 

Jérôme Chapel (Laps) * - Côtes d'Auvergne Pinot-Gamay 2012 : le nez n'est pas très net, il tire sur le vinaigre. Moyen.

Côtes d'Auvergne blanc 2012 : chardonnay avec un peu de sucres résiduels, un côté oxydatif, mais surtout du vernis. Moyen.

 

 

Pierre Deshors Tour de Pierre (Le Crest) ** - Côtes d'Auvergne Lauriers de 16ares 2012 : B-.

Nuit blanche 2013 : beaucoup de fruits (citron, poire, pêche blanche), assez vif, bonne acidité. TB-.

Magma 2013 : aromatique proche du précédent, bouche beaucoup plus grasse, épaisse, plus longue mais manque un peu de vivacité. B+.

Magma bl 2018 : un peu réduit. B-.

Pinot Cchio 2018 : léger, épicé. B.

Magma Rouge : (gamay en carbo) B.

Lauriers 16 ares 2018 : (une partie de carbo) gamay facile, juteux. B+.

O’Terra 2018 : (pinot noir) très beau pinot noir, beau fuité, sérieux épais, belle longueur, peut se garder. TB+.

Tour de Pierre Deshors, Magma 2023 : B-.

 

 

Deat *, pinot noir Origine 2023 : très simple, ne pinote pas vraiment. B-. Regoûté plus tard, idem, mûr, chaleureux, sans beaucoup de fond.

Deat, Madargue 2023 : (vinifié chez Héritage Volcanique aussi) coloré, mûr et chaleureux, puissant, manque d'élégance, pas grand fond.

 

 

Francis Florentin ***, A ma main 2025 Vin de France : (premier millésime. Grappes entières. Elevage en vieux fûts de blanc d'Alsace. Vinifié chez Henri Chauvet. 10mg SO2 à la mise uniquement. 11%) Une couleur claire, peu extraite, qui ferait plus penser à un pinot qu'à un gamay. Le nez nous ramène vite sur un gamay, plein de fruit, de cerise rouge, de framboise, avec encore une petite touche amylique. La bouche est très juteuse, croquante, pleine de fruit frais, légère en alcool, mais quand même du corps pour un vin à 11%, avec une texture très soyeuse, un profil plutôt en rondeur, avec beaucoup de gourmandise et surtout très facile à boire. TB.

 

 

Laurent Vigneron *, Madargue Anthologie 2023 (ou 24?) : juteux et croquant, simple, bien fait, du plaisir. B+.

 

 

David Pelissier (Boudes) * - Côtes d'Auvergne Boudes Les Fesses 2013 : très fruité, assez léger mais ultra gourmand. B+.  Fesses 2018 simple, un peu fluet. Volcanile 2018 un peu mieux. Prestige 2018 plus épais, tannins fins, élevage maîtrisé, un cran au-dessus des deux autres.

Pélissier, pinot noir 2023 : B-.

 

 

Pierre Goigoux (Châteaugay) * - Châteaugay Amandiers rouge 2012 : léger, un peu trop fluet. Moyen+.

Goigoux - Damas noir 2015 : (ancienne syrah d'Auvergne), coloré, concentré, encore un peu serré. B.

Goigoux, Chanturgue l’œuvre 2023 : un côté un peu vert, austère.

Goigoux, Damas noir 2023 : un côté syrah, un peu lardé, pas trop haut en alcool, joli vin.

 

 

GAEC Chambe (La Sauvetat) * - Côtes d'Auvergne 2009 VDQS cuvée de Gagnevin : couleur tuilée, léger, trop dilué, très court. Moyen.

 

Badoulin Stéphan Elzière (Molompize) * - Vin de France blanc NM : nez a priori peu soufré, pomme blette, un peu oxydatif, un peu de vernis. Mieux en bouche, un peu de gras, finale moyenne. B-.

 

Bonjean (Blanzat) * - Châteaugay cuvée Gabin 2012 : gamay classique, légèrement épicé. B-.

Brin d'amour Châteaugay 2010 : (pinot-gamay) fruit assez mûr, mais surtout une belle tension, beaucoup plus de longueur que la moyenne. TB.

Bonjean, Côtes d’Auvergne chardonnay les palles 2020 : on commence par un chardo très gras, manquant de peps et de relief, qu’on aurait placé bien plus au sud, semble déjà un peu évolué. B-.

 

 

La Bohème, Patrick Bouju (Glaine-Montaigut) ** - Festejar Vin de France NM : (2014, rosé effervescent, gamay d'Auvergne et pinot, sans soufre) couleur rose foncé, nez très réduit, peu engageant, mieux en bouche avec de la fraîcheur, des notes de fraise et de framboise derrière la réduction, bulle assez fine, style un peu vineux, un petit peu de sucre (mais moins que dans les millésimes précédents a priori). Longueur moyenne. Un peu décevant au final, la réduction sur cette bouteille gâche le plaisir. B-. Regoûté sur salon à Chassignoles, sans réduction sur cette bouteille. TB.

Patrick Bouju, Lulu L2020 : (100% gamay, Auvergne) On passe au rouge avec un vin clair, très trouble, à la volatile marquée (un peu d’acétate au nez et d’acétique en bouche), un peu de gaz aussi, parti-pris de vinification naturelle marqué, qui a donc divisé, certain ont adoré d’autres ont détesté. Un vin qui ne laisse pas indifférent, intéressant à goûter dans cette série, tout comme le Dard & Ribo. B.

 

 

Aurélien Lefort (Madriat) * - Les épines à quoi servent-elles ? : un producteur vivement recommandé dans la RVF spécial millésime 2015 dont les vins sont difficiles à trouver : 600 et 800 bouteilles pour les cuvées qui vont suivre, tout est déjà vendu bien sûr. (Gamay, 2015, une partie non égrappée puis élevage court en vieilles barriques de 600L) Celui-ci fait bien vin naturel, il est servi un peu chaud malheureusement, beaucoup de petits fruits rouges, peu de tannins, très léger, de la matière, mais un côté colle/plastique le rend désagréable. B-.

Aurélien Lefort - Sérum : (gamay 2015) servi trop chaud aussi, il a plus de matière que le précédent, plus poivré (terroir volcanique), mais encore plus marqué colle/plastique. B-.

 

Tourlonias (Châteaugay) * – Côtes d’Auvergne blanc 2013 : chardonnay assez gras, amer. Moyen+.

Tourlonias – Côtes d’Auvergne blanc 2012 : notes de pierre-à-fusil, anis, assez gras et amer aussi. B-.

 

Imbeau (Boudes) * - Bout de pinot noir 2014 Vin de France : pinot léger, sur le fruit, peu tannique, peu ou pas de soufre, pas une grosse matière mais très facile à boire. B+.

 

Vincent Auzolle * - Canto Ergo (Chanturgue) 2011 : (pinot ?) bu en 2019, chaud, un peu fatigué. B-.

Chanturgue 2017 : B+.

Clos des amoureux 2017 : (70% gamay) beau gamay majoritaire, fruits noirs, poivre, épais, tannins fins. TB.

Domaine de Tracol chardonnay 2017 : très boisé. Moyen.

Clos des amoureux 2018 : rustique, un peu dur. B-.

 

Héritage Volcanique (Châteaugay) * - Peperite 2018 : gamay floral, joli nez mais bouche un peu végétale, maigre et serrée.

Peperite 2019 : (premier millésime d'Etienne Rachez. Négoce, vinifié chez Pierre Goigoux) nez plus mûr, plus bonbon anglais, bouche un peu serrée, un peu moins verte que 2018.

Nuitee ardente pinot noir 2019 : joli nez, pivoine et fruits rouges, poivre. Bouche avec beaucoup de matière, un peu fumée, poivrée, pas trop extraite, assez fraîche, encore un peu serrée mais tannins de qualité. TB.

 

 

9 avril 2024

Visite du Coteau Libre à Lavoûte-Chilhac ***

 

Visite du Coteau Libre à Lavoûte-Chilhac

 

 

 

Tout a commencé en 2019 lorsque Paul Aublet-Cuvelier et Mathieu Fleuriet ont eu le projet fou de défricher le coteau du lieu-dit Belmont, à Saint-Privat du Dragon, face à Lavoûte-Chilhac.

Paul est aussi associé en parallèle avec Lisa Le Postec sur le projet de négoce L’Eau qui dort. Après un BTS viti-oeno, il s’est notamment formé dans le Jura chez Désiré-Petit. Mathieu Fleuriet est lui en parallèle vigneron à Sancerre, au domaine B. Fleuriet & Fils.

 

 

Vue depuis les vignes. Lavoûte-Chilhac est en bas à gauche. Au centre juste derrière les quelques sapins verts on peut deviner une terre en friche prête à accueillir les vignes de deux autres jeunes vignerons sur des sols volcaniques ici.

 

 

 

Si en 2019 ce n’était qu’une forêt, les murs de pierre encore en bon état attestent d’une viticulture en terrasse il y a fort longtemps. Il ne reste que le Conservatoire de Saint-Ilpize. Les vins, ici, sortent obligatoirement en Vin de France.

 

 

 

Après un long travail de défrichage, il a fallu refaire les chemins, repenser et retravailler les circuits hydrauliques et bien sûr planter la vigne : 4 hectares en 2020 + 1,5 hectare en 2021. Un travail titanesque !

Avec des pentes comme celles-ci, il faut absolument éviter l'érosion. Sur les plantations de 2020, 1 mur sur 2 a été enlevé pour avoir de plus grandes parties d'un seul tenant. Mais sur celles de 2021, Paul et Mathieu ont dû revenir au "format d'origine" comme sur le haut de la photo avec des terrasses plus étroites.

 

 

 

Le coteau est situé entre 550m et 680m d’altitude (moyenne autour de 650m), sur une sorte d’amphithéâtre exposé sud-sud-est et sud-ouest de l'autre côté. Pente de 40% en moyenne. L’altitude compense un climat extrêmement solaire et peu pluvieux car le coteau se situe en plein effet de Foehn, de l’autre côté d’une barrière de montagne (notamment le Mont Mouchet, 1500m environ). Autour de nous, la végétation est quasi méditerranéenne, avec des cactus, des saponaires de Montpellier déjà en fleurs, des figuiers, etc…

 

 

 

Ici les sols ne sont pas du tout volcanique, ni calcaire, il s’agit de granite leptynite (roche qui était encore plus profonde dans la mer par rapport à un granite « classique »), un granit très friable, très riche en divers minéraux (quartz, mica, feldspath et bien d’autres), par moment altéré en schistes, donc en quelque sorte proche des gneiss.

 

 

Le coteau a été planté majoritairement en syrah, avec aussi des pinots noirs et des gamays. En blanc roussanne, chenin et un peu de pinot gris. Ce sont pour ¾ des massales de chez Bérillon avec surtout une grande diversité génétique (environ 600 individus différents pour les syrahs). Porte-greffes 3309, 101-14, gravesac. Le « coteau » est planté en 160*80 soit 7000pieds/ha. Sur les terrasses "plates", équivalent  à 9000 pieds/ha.

 

 

 

La vigne est palissée haute, tressée si possible, taillée en palmette sur tous les cépages. C’est une taille avec un bras de chaque côté, qui ressemble un peu au guyot double mais avec des « étages » pour plus d’espacement, avec 8 bourgeons par cep.

 

 

Des semis ont été plantés cette année : radis, seigle, vesce… L'herbe sera couchée au rolofaca, l'idéal serait d'arriver au non labour dans quelques années (un des principes de la viticulture régénérative). Les vignes sont en bio, beaucoup de phytothérapie, pas forcément de biodynamie, en tout cas dans un premier temps.

 

 

Il va bientôt être le moment de tout clôturer, pour protéger les vignes des nombreux blaireaux et ratons-laveurs dans le coin !

 

 

 

La dégustation

 

Paul et Mathieu ont pu acheter le prieuré de Lavoûte-Chilhac, un bâtiment magnifique et spacieux, même s’il y a encore beaucoup de travaux à prévoir.

Tous les vins sont en levures indigènes, léger sulfitage uniquement si nécessaire.

 

 

 

Les 2023 sur fût

 

chenin/roussanne : (avec le fond du 2022) un premier blanc avec de très jeunes vignes, proches de grapillons, mais un très joli blanc, citronné, floral, avec du peps, peut-être le plus frais des 2023 en Auvergne. Paul me dit que le roussanne ici, ramassée juste à la limite de la sous-maturité garde une très belle acidité, peut-être plus que les chenins. C'est prometteur pour la suite.

 

Le rouge jus de goutte : (syrah + 10% gamay et pinot noir. La syrah est égrappé à 30%) une syrah colorée, au nez très marqué syrah, lardé, violette, olive, anchois, petite volatile. Bouche saline, qui ne semble pas trop haute en alcool, bonne acidité, de corps moyen, des tannins fins. La fin de bouche donne une sensation de salinité-umami très salivante.

 

Le même sur un fût Lacroix : le vin semble encore plus frais, plus tendu, petite volatile aussi, le bois a encore moins marqué (même s'il a peu marqué sur le fût précédent qui n'était pas neuf), beaucoup d'allonge, très droit, belle acidité, et une finale encore plus saline. Très prometteur.

 

Le rouge avec quelques jus de presse : un peu plus de volatile que sur les deux précédents, un peu plus de volume, de "mâche" et de tannins. Il fera du bien dans l'assemblage.

 

Le rouge 100% jus de presse : goûté sur plusieurs fûts, la volatile est très marquée. Tous les rouges ont vu 1 gr/HL de SO2 après malo mais c'était déjà un peu tard sur ce genre de millésimes très solaires. Dommage car il y a un joli fond. Les jus de presse seront probablement remis dans les 2024 en fermentation.

 

 

Le Coteau Libre rouge 2022 : (environ 80% syrah, gamay, pinot noir et les quelques grapillons de chenin. Egrappé car les rafles n'étaient pas suffisamment mûres) Le vin sera embouteillé au printemps 2024, dans quelques semaines donc. Un profil plus léger que les 2023, moins de corps mais un jus plus gouleyant, très frais, petite volatile mais pas gênante à ce stade, encore quelques petits tannins, à peine moins lardé et salin que les 2023 mais on sent tout de même cette même trame terroir. Pour des vignes qui ont 2 ans c'est très prometteur.

 

Négoce Ribeyrou 2023 : (négoce, gamay, pinot noir et un peu de syrah, achat sur St Pourçain) jus de fruit très facile à boire, très fruité, le gamay domine, parfaitement propre (toujours pas sulfité et il n'y aura probablement pas besoin d'en mettre), on sent qu'il n'y a pas le même fond, pas l'aspect terroir du Coteau Libre, c'est plus simple, mais très efficace, on y retourne facilement. C'est le but de la cuvée. Là aussi, mise en bouteille au printemps 2024. Regoûté en bouteille (il y a finalement eu une pointe de sulfites) c'est un vin clair, léger, plein de petits fruits rouges acidulés, frais et facile à boire.

 

Négoce Ribeyrou blanc 2023 : (sauvignons du domaine Fleuriet à Sancerre) en bouteille un beau sauvignon, mûr, tout en gardant une bonne acidité, fruité, pas du tout variétal.

 

 

 

Un grand merci à Paul pour la visite. Il faut féliciter ces gens ambitieux, peut-être un peu fous même lorsque l'on voit tout le travail qui a déjà été accompli, de redonner vie à ce si beau coteau historique, nourrissant ainsi notre passion pour le vin. Il faudra bien sûr être patient et indulgent avec les tout premiers millésimes qui vont sortir. Mais il s'agit bien là du projet le plus passionnant d'Auvergne ! Quel bonheur ce sera de goûter ces vins dans dix ans ! On sent déjà dans les premiers jus qu'il y a un vrai fond, un grand terroir qui ne demande qu'à s'exprimer. Et avec le talent et la philosophie de Paul le coteau est entre de bonnes mains.

 

 

 

 

 

Coteau Libre, Coteau rouge 2022 (80% syrah + gamay, pinot à Saint-Privat du Dragon) : une bouteille prélevée en cours d’élevage, couleur très sombre, un nez très typé syrah du Rhône, très lardé, un peu sanguin, violette, anchois, olive, toute petite volatile. Bouche plus puissante que les précédents, mais aussi un peu plus d’allonge avec à la fois plus d’acidité et de tannins, moins de rondeur, plus de salinité aussi, un côté umami en finale, très salivant. Pour des vignes plantées en 2020 tout le monde s’est accordé à dire qu’il y avait un vrai terroir et un style à part. Très intéressant. TB+.

 

Coteau Libre 2022 prélevé sur fût à Jus'Vénil : (80% syrah, 10% pinot noir, 10% gamay, un poil de chenin, vignes de 3ans sur sables granitiques, expo sud, côté Lavoute-Chilhac) syrah très lardé, tapenade, allonge salée, presque anchois, juste une volatile un peu haute à mon goût.

 

Coteau Libre 2022 à Nouvel Ordre :  : (embouteillé, pas encore commercialisé) un peu moins de volatile qu'il y a 3 mois, moins sauvage, plus posé, tannins encore un peu serrés en finale. Ca prend forme !

 

Coteau Libre rouge 23 : (environ 1an après mise en bt. 80% syrah, 10% gamay 10% pinot). Robe sombre et violine, nez très syrah, lardé, violette, rappelle Gonon, Dard & Ribo. Bouche très syrah aussi, avec une acidité élevée, de la tension, racée, viandé, pas trop d'alcool, beaucoup de fraîcheur, tannins fondus. Long. Superbe bouteille. Après un peu d'ouverture, finale sur une légère amertume végétale façon rafle, qui ne me gêne pas vraiment, mais clairement pas une syrah confite et ronde.

 

Ribeyrou/coteau Libre : Ribeyrou blanc 25 (raisins de St Pourçain et autres) un peu mou et anisé. Ribeyrou rouge 24 (beaujolais et st pourçain) joli frais juteux.  Coteau 25 petite cuvée pas encore tout à fait en place. Coteau Libre 23 mag superbe syrah très racée.

 

5 mars 2024

Lisa Le Postec (Aulhat-Flat), et négoce L'eau qui dort ***

 

Visite au domaine Lisa Le Postec à Aulhat-Flat

 

Lisa s’est installée en novembre 2022 à Aulhat-Flat. Elle n’est pas inconnue en Auvergne puisqu’elle vinifie les vins de négoce L’Eau qui dort à Lempdes-sur-Allagnon avec son compagnon Paul Aublet, qui lui s’occupe en parallèle du domaine Coteau Libre (visite à venir…)

 

Son parcours peut être écouté sur cet excellent podcast : https://podcast.ausha.co/l-invitation/2-lisa-le-postec-devenir-vigneronne. Pour résumer, après avoir fait architecture et biologie, Lisa obtient son DNO (diplôme d’œnologue). Elle est donc très bien formée à faire du vin « techno » à la base, avant de se tourner vers le nature. Elle fait plusieurs stages à l’étranger (USA, Argentine et Nouvelle-Zélande) dans des entreprises de tailles très différentes, puis en France, notamment à Bordeaux chez Montrose et d’autres, avant d'être employée chez Patrick Bouju en Auvergne.

 

Lisa a récupéré les vignes de Fred (Frédéric Jacob), un agriculteur qui revendait ses raisins à la coopérative.  Elle possède désormais 2,2ha sur le coteau sud de la butte d’Ybois : environ 1ha de pinot gris, des gamays (60% gamay beaujolais, 40% gamays d’Auvergne) et des chardonnays. C’est un coteau solaire, à 550m d'altitude, ouvert et donc très exposé au vent. Lisa a pour projet de replanter quelques arbres. Il y aura peut-être la possibilité par la suite de planter sur la face nord ou est de la butte…

 

                       La parcelle de chardonnay est à gauche des pinots gris, légèrement en contrebas.

 

 

L’ensemble du coteau est basaltique, avec de l’argile et du calcaire également. Les sols sont un peu plus calcaires sur les chardonnays.

 

A noter l’excellent projet d’étude des sols financer par la Fédé, qui doit passer chez Lisa prochainement, ainsi que chez tous ceux qui en font la demande (à condition d’être en AOC Côtes d’Auvergne) :

https://www.tikographie.fr/2024/02/08/cartographier-le-vignoble-2-2-comment-la-science-des-sols-peut-repondre-au-changement-climatique/

https://www.tikographie.fr/2024/02/06/cartographier-le-vignoble-1-2-une-tariere-dans-la-neige/

 

 

La plupart des vignes ont été plantées par Fred, son prédécesseur. Les pinots gris sont de 2007 et 2012, les gamays beaujolais de 2007. Les gamays d’Auvergne ont entre 60 et 80ans, 1 rang sur 2 a été arraché pour que ce soit mécanisable. Tout est donc désormais en 2,20m * 1m soit environ 5000 pieds/ha. Le porte-greffe fercal est majoritaire.

 

Lisa a eu la chance de récupérer de très belles vignes, en bon état, par rapport à ce qu’on peut voir dans ce genre de situation. Certes il y avait tout de même un traitement systémique par an et la taille n'était pas toujours parfaite (Lisa est passée a une taille douce physiologique), mais les sols ne sont pas tassés, il y avait beaucoup de fumier déversé chaque année ce qui a donné des sols riches en matière organique, sans déficit d’azote, les rendements étaient limités autour de 35hL/ha etc… « Et Fred est toujours dans le coin prêt à aider. La transition se passe vraiment bien. »

 

                                                                         La parcelle de pinot gris

 

                   La parcelle de gamay. Les gamays beaujolais ont souffert de la sécheresse en 2023, bien plus que les autres cépages.  Les gamays d'Auvergne sont tout au fond à gauche de la photo.

 

 

 

La cave 

 

Une nouvelle cuverie est en construction. Une partie des vinif du négoce L'eau qui dort sera peut-être vinifiée ici l'an prochain avant d'être élevée à Lempdes. L'isolation est en cours. "Heureusement, le département aide beaucoup les jeunes qui veulent s'installer en Côtes d'Auvergne, il faut le signaler".

 

 

La cave provisoire où sont élevés les 2023. L'idée est de tout regrouper sur un même lieu, dans la nouvelle cuverie pour l'an prochain. Les fûts sont de tailles et provenances diverses. Mais il y a pas mal de demi-muids, une majorité provient du château Couhins à Pessac où Lisa a un bon filon. 

 

 

Les 2023 sur fût

 

Pas de SO2. Certification bio à venir. Les vins seront embouteillés sous azote, probablement au printemps pour les 3 premiers, plus tard pour le dernier.

 

Les clovias Gamays d'auvergne/gamays beaujolais 2023 : (Grappe entière, fûts de Couhins à Pessac) gamays encore un peu serrés, mais le froid n’aide pas, très beau fruité derrière, plutôt noir, épices, il y a un vrai fond minéral, beau potentiel.

 

Chez Léo Gamay/pinot gris comacéré : (1/3 gamay et 2/3 Pinot Gris, grappe entière) du coup un rouge très clair, jus de fruit, tannins très souples, mais avec un beau volume, ultra facile à boire, qui glisse tout seul, manquerait un poil d'acidité en finale pour être parfait à mon goût, mais carton assuré avec ce vin.

 

Les Coutayres Pinot gris 1 mois de macération : un orange qui a une couleur plutôt rose/marron étonnante, un ovni avec une macération qui ne semble finalement pas trop poussée, beau volume, tannins fins pour un orange, avec un beau fruité, pas trop d’amers en finale, très différent des oranges alsaciens. A voir en bouteille ce que ça peut donner.

 

Chardonnay : il reste encore 6gr de SR, l’embouteillage n’est pas prévu avant fin 2024, voire un peu plus pour lui. Chardonnay aromatique, coloré, puissant, avec un gros volume, encore un peu de sucre, pas une grosse acidité, clairement taillé pour la table, il a besoin d’un peu d’élevage encore. Prometteur.

 

Tous les vins sont parfaitement propres à ce stade, aucune souris, brett ou autre défaut. Aucun boisé marqué non plus. Vivement les premières bouteilles !

 

 

Un grand merci à Lisa pour l'accueil et la dégustation. Si l'aventure n'en est qu'à son début avec les tâtonnements que cela implique obligatoirement sur les lieux de vinif, le matériel etc... on sent déjà une grande maitrise. Nul doute que la formation solide en œnologie, les nombreux stages, les voyages, les rencontres variées et l'activité de négoce en parallèle ont formé cette vigneronne paradoxalement aussi jeune qu'expérimentée.

 

Pour l’anecdote : les vignes viennent d’être bénies par l’Archevêque de Clermont. De bon augure pour la suite !

https://www.lamontagne.fr/aulhat-flat-63500/actualites/des-sarments-au-sacrement-pourquoi-l-archeveque-de-clermont-etait-il-dans-les-vignes-d-une-productrice-du-puy-de-dome_14462383/

 

 

 

(Lisa à Eruption : négoce blanc 25 (achat chez Persillier à Gergovie) compliqué, un peu mieux sur le négoce rouge 25. Joli pinot gris macération 25 du domaine.)

 

 

 

 

L'Eau qui dort

 

Nouveau domaine créé en 2022 par Lisa Le Postec et Paul Aublet-Cuvelier. Paul a aussi participé avec Mathieu Fleuriet aux plantations de Coteau Libre à Saint-Privat du Dragon (Haute-Loire). En attendant ils travaillent ensemble sur du négoce, provenant d'Auvergne, de Catalogne et d'Italie, avec des raisins bio... Vinifications en vin naturel.

 

 

L'eau qui dort - L'eau des fleurs 2022 Vin de France : (100% vieux gamays, raisins achetés sur Boudes. Vinif en carbo ?) Couleur entre rouge et rosé, trouble. Joli nez, pas du tout bonbon, sur des notes d'orange sanguine, grenadine, fraise, cerise, il y a un petit côté Anglore pour cet aspect entre rouge et rosé foncé. La bouche est légère (11%), peu tannique, très fruitée et acidulée, un peu de gaz à l'ouverture, petite volatile qui donne du peps, sur l'orange sanguine, la kriek, pas une grosse longueur mais la finale est propre, acidulée. On y retourne très facilement. Pari réussi. Quelques heures après début de souris, pas grave il ne reste plus grand chose. B+.

 

 

 

L'eau qui dort / Coteau Libre / Paul et Lisa Le Postec (salon jus'vénil 2024)

 

L'eau qui dort Zeppa-O Barbera 2022 : (achat sur Monferrato, 15%) mûr et un peu fruits noirs sucrés, confits, souris en finale.

 

Coteau Libre 2022 prélevé sur fût : (80% syrah, 10% pinot noir, 10% gamay, un poil de chenin, vignes de 3ans sur sables granitiques, expo sud, côté Lavoûte-Chilhac) syrah très lardé, tapenade, allonge salée, presque anchois, juste une volatile un peu haute à mon goût.

 

 

 

Salon Nouvel Ordre

Tour de chauffe 2023 (maccabeu, grenache blanc en Macération roussillon) : un nez exubérant, intense, la bouche est finalement digeste, macération pas trop poussée, pas très tannique, jolis amers, très beau vin.

 

Bosco 2023 (90% pinot, 10% gamay à Dallet, Auvergne) : rouge clair en couleur, léger, plein de fruit, facile, digeste, parfaitement propre, glisse tout seul.

 

Coteau Libre 2022 : (embouteillé, pas encre commercialisé) un peu moins de volatile, moins sauvage, plus posé, tannins encore un peu serrés en finale.

 

27 novembre 2023

Simon Bousquet (Corent) **

 

Simon Bousquet fait partie de cette nouvelle génération de jeunes vignerons tout fraîchement installés en Auvergne (avec Bastien Migeon 2022, Les Bariolés 2022, L'eau qui dort-Coteau libre 2022, Chlo d'Auzit 2022, Lapilli 2023, L'Arbre blanc 2.0 2023, Elementaires 2023, V. Legrand...). 

 

 Lorsque l'on cotoie beaucoup la Bourgogne, la Champagne, le Bordelais... on ne se rend pas toujours compte de ce que signifie "s'installer" pour un jeune vigneron qui débute sans hériter du domaine familial. Ici, on y est pleinement confronté : le végétal n'est pas toujours parfait, le chai pas adéquat, l'équipe de vendangeurs pas assez nombreuse pour rentrer la vendange rapidement, il faut se débrouiller pour louer ou se faire prêter du matériel, faire avec des produits, des bouchons, du verre, des cartons, etc... à prix raisonnable et bien sûr travailler à côté pour vivre. Enfin, faire comprendre qu'il faudra bien vendre les bouteilles un certain prix pour rembourser l'emprunt initial... ll faut tirer un grand coup de chapeau à tous ces vignerons courageux, qui acceptent de tâtonner, de faire au mieux avec les moyens du bord, d'être toujours dans le provisoire, en attendant d'avoir les moyens de trouver mieux.

 

 

Après un BTS viti-oeno de 2016 à 2018 et plusieurs stages (notamment au domaine des Trouillères), Simon a repris des vignes en Mars 2022 : 2,18ha sur la face sud de Corent. 4 petites parcelles proches les unes des autres, 2 en chardonnay et 2 en gamay, plantées en 2,50 * 0,90m. Ici, les sols sont argilo-calcaires, avec un peu de basalte sur la parcelle de chardonnay la plus haute sur le coteau (550m d'altitude). En parallèle, il est employé à la vigne chez Henri Chauvet.

 

coteau sud corent

 

 

 Le problème c'est que sur les 4 parcelles, 2 sont bonnes à arracher ! Il reste plutôt l'équivalent d'1,18ha en fait ! Les vignes appartenaient à un coopérateur qui vendait à St Verny et qui travaillait n'importe comment : les sols n'ont jamais été travaillés, ça a toujours vu le glyphosate, les vignes ont été mal greffées et surtout sur des porte-greffes mal adaptés, la taille également était très imprécise. Il y a pas mal de manquants aussi. Et énormément de pieds touchés par l'esca. Le problème c'est que la vigne est devenue faignante, elle trouvait tout ce dont elle avait besoin en surface. Par endroits on peut sûrement rattraper, à d'autres il faudra arracher. Mais on ne peut pas changer complètement de viticulture du jour au lendemain, il faut quelques années de transition, sinon la vigne ne le supportera pas.

 

Pourquoi donc rester ici ? "Déjà, il n'y avait que ça de disponible !" Mais, ce terroir a un beau potentiel. Il a l'avantage d'être entre deux couloirs de grêle, "ça ne tombe jamais ici. Le gel ne reste pas trop aussi. L'inconvénient par contre, c'est que c'est très solaire, le gamay tient bien, le chardonnay c'est plus compliqué si tu recherches des vins sur la fraîcheur". "En 2022 je m'en sors avec presque 30hL, en 2023 avec 30-35 hL avec une qualité plutôt bonne après tri". Il y a un projet de plantation sur Plauzat, en face de l'autre côté de l'autoroute (" c'est basaltique juste en face, et de l'autre côté plutôt argilo-calcaire avec une influence plus forte du Sancy ")

 

 

chardo du bas

La parcelle de chardonnay "du bas", en mauvais état.

 

 

chardo du haut

 

La parcelle de chardo "du haut", en bien meilleur état. Un peu de basalte ici, mais surtout une veine d'eau qui lui a permis de mieux survivre. Les sols sont très différents ici, le résultat aussi, beaucoup plus de fraîcheur. Le petit coin en bas à droite pourrait être replanté en plus. Peut-être en chardo, peut-être en gamay d'Auvergne, mais sur des porte-greffes vigoureux, du fercal ou du SO4. "Sinon le melon, ça me tenterait bien, j'adore ce cépage" !

 

 

En attendant, les sols sont travaillés/enherbés un rang sur deux. Vu le peu de surface, tout est taillé tard, en mars, ça limite l'esca ici. Pour nourrir les sols progressivement, sont ajoutés de la plume, de l'herbe à cochon, potasse, phosphore, surtout oligo-éléments, "il en manque beaucoup". L'idée c'est aussi de renforcer la plante. Dans quelques années on pourra aller plus loin, surtout avec l'aide de Mikaël Hyvert, le taulier du coin pour tout ce qui est travail à la vigne. En 2023, 6 traitements cuivre/soufre ont été passés, en demi-dose. Tout est bio désormais. La conversion sera demandée dès que le domaine sera bien installé.

 

 

 

A la cave !

 

Simon a trouvé une cave vigneronne dans le village en 2023. Parfaite au niveau température, son inconvénient c'est qu'elle n'est pas accessible pour les camions. Là aussi, c'est du provisoire. Les 2022 ont été pressés en partie au domaine des Trouillères, puis vinifiés à Aulnat dans un entrepôt. L'inconvénient c'est qu'il était loin. L'avantage c'est qu'on pouvait tout faire en gravité, tout a été fait avec des gaz neutres, rien n'a eu besoin d'être sulfité en 2022. Tout a été élevé en cuves. Une partie de la récolte avait été vendue faute de place pour tout garder. En 2023, tout est fait ici à Corent, le travail est toujours en levures indigènes, pas de collage ni de filtration, une seule cuve a eu besoin de SO2. Simon essaye au maximum de travailler sans sulfites, mais ne s'interdit pas d'en mettre si vraiment nécessaire. Tous les vins sortent en Vin de France, au moins pour le moment, "on verra par la suite". L'agrément est payant et pas toujours simple pour les vins non filtrés malheureusement

 

pressoir

Le pressoir à l'ancienne, vraiment très pratique pour des pressurages doux et lents, si on n'a pas de gros volumes bien sûr...

 

cuves fibres

 

 

Les 2023 en cuves fibres pour le moment. Peut-être qu'une cuvée verra la barrique... Attention, si le matériel semble "sommaire", Simon fait d'autant plus attention à l'hygiène, à la rigueur. Tout est extrêmement précis. Toutes les FA sont terminées, il reste quelques malos à finir sur certaines cuves. Les analyses sont envoyées dans le Beaujolais. "Il n'existe pas de labo en Auvergne, juste une sorte de bus pendant les vendanges. On envoie tout dans le Beaujolais, certains à Montpellier. C'est sérieux. Tu as les résultats le soir-même. Indispensable pour moi pendant les fermentations. Par contre on est à 40€ l'analyse..."

 

 

2023 blanc chardo du haut + un peu de gamay : (le but est de donner du peps) Pour un 2023 c'est très frais, le gamay a bien marqué, on tire vraiment sur le blanc de noirs, précis et tendu, avec une finale sur des amers nobles, très joli.

 

2023 chardo du bas 2semaines et demi de macération (en vraie carbo) : pas d'autres choix que la macération pour donner du peps, enlever de l'alcool avec la grappe entière. Le nez est superbe, très pêche, même ananas, fruits exotiques, ça attaque bien en bouche, ça finit par contre un peu court, manquant un poil de relance. Mais c'est bon. Surtout pas pataud pour un 2023. On verra plus tard si les deux seront assemblés ou non.

 

2023 Elohim : (Dieu multiple en hébreu, 80% gamay en grappe entière + 20% chardonnay ajoutés en pleine fermentation semi-carbonique) donne un vin clair, plein de fruits, tannins souples, frais, facile à boire, je trouve qu'il pinote un peu, petits fruits rouges acidulés, groseille, framboise, on a déjà envie de le mettre en bouteille !

 

2023 Haceldama : (=champ du sang, à cause des herbes coupantes sur la parcelle. La petite parcelle de gamay, 2 semaines de semi-carbo, grappe entière donc) plus coloré, attaque sur un fruit plus noir et plus confituré, mais la finale reprend de l'acidité et de la fraîcheur. Ca manque juste un peu de longueur, mais là aussi c'est bon, dans un style plus gourmand. C'est ce que veut Simon, faire des vins frais, digestes.

 

2023 Viligate : (30% gamay + 70% pinot noir achetés à Mikaël Hyvert sur Corent sud aussi. Travaillé de plusieurs façons en millefeuilles) Belle aromatique qui pinote bien, plus de volume, acidité élevée, par contre les tannins sont serrés. C'est lui qui verra probablement la barrique.

 

2023 Cyrene : (grande parcelle de gamay, en semi-carbo, mais a patiné, c'est lui qui a été sulfité à 20mg pour l'instant) "Lui c'est l'enfant rebelle, on ne sait pas trop ce qu'il nous fait", très changeant en plus. Ce jour-là en effet, il y a beaucoup de volatile, très compliqué. On verra dans quelques mois...

 

 

En bouteille

 

Koumi blanc 2022 : on ouvre 2 bouteilles différentes, la première est très exotique au nez mais présente une bouche étrange un peu diluée. La seconde présente un nez plus frais, plus réducteur, différent, la bouche ne semble pas dans son meilleur jour. "Rien à voir avec le mois dernier".

 

Héloïm 2022 : même recette que 2023, gamay avec 20% de chardo, clair en couleur, léger, aérien, petits fruits rouges, avec l'ouverture il part sur des notes de thé noir, de zan. Il est léger, tendu, mais avec un vrai fond. Un vin d'esthète. Réussir ça dès le premier millésime, chapeau !

 

Haceldama 2022 : (il y avait une cuve à 12,5° et une à 14° qui ont été assemblés à la fin) gamay un peu plus mûr, joli nez cerise, mûre. La bouche attaque ronde, gourmande, fruits un peu sucrés, puis se retend par la suite, avec des tannins un peu plus marqués que dans le précédent, même si on garde un style plutôt fin et frais.

 

haceldama

 

 

Un grand merci à Simon pour le temps passé dans les vignes et à la cave. Bravo pour son courage et son abnégation : bien sûr que tout n'est pas parfait ici, mais quand on voit tout ce qui est relaté plus haut, il faut un sacré talent pour sortir de tels jus sur ses 2 premiers millésimes. Rendez-vous est pris pour l'avenir !

 

 

Malheureusement, face aux difficultés d'être vigneron en 2025, de cumuler plusieurs emplois, au gel et au mildiou de 2024, etc... l'aventure s'arrête là pour Simon. Le peu de 2024 a été vendangé par Henri Chauvet. En 2025 les vignes seront reprises par Landry du domaine Elémentaires. Une situation qui nous invite une fois de plus à prendre conscience de l'ampleur de la tâche pour ces jeunes néo-vignerons, et à profiter pleinement des bouteilles que nous possédons. En espérant revoir Simon un jour dans une nouvelle aventure...

 

 

 

 

Simon Bousquet (Jus'vénil 2024)

 

Koumi 2022 blanc : s'est bien retendu, frais et floral, pointe souris en finale.

Elohim 2022 : un peu plus réducteur et un peu étriqué ce jour-là par rapport à la dernière dégust

Haceldama 2022 : au contraire lui s'est mis en place, s'est affiné en bouteille, plus fruits rouges, très élégant, juteux. TB+.

 

Simon Bousquet, Vin de France Héloïm 2022 (80% gamay, 20% chardonnay, à Corent) On commence par la nouvelle mode du blouge (mélange de blanc et de rouge). La couleur est entre rose et rouge, un nez un peu réduit qui a besoin de temps, animal, puis il s’ouvre sur des fruits rouges acidulés et des notes de rose. La bouche est très légère, peu de corps, mais une belle acidité, très fraiche, un petit vin d’apéritif qui glisse tout seul, une aromatique de pinot sur un équilibre de vin blanc. B+.

 

Les 2023 à Eruption : Koumi blanc compliqué, mieux sur Elohim léger fruité, Haceldama tjs sur son registre plus concentré. Viligate encore jeune concentré, plus marqué par le bois à attendre encore un peu.

 

29 mars 2017

Prieuré Saint-Jean de Bébian (Pézenas) ****

 

Ce domaine de 19ha qui produisait autrefois des vins boisés/extraits a totalement changé de style depuis quelques années. Le nouveau propriétaire russe (le même qu'au domaine Ganevat), a engagé Benoît Pontenier en 2015 pour arriver à ses fins. Ce dernier a commencé a vraiment imposé sa patte depuis quelques millésimes seulement : passage en biodynamie, parcellaire, grappes entières, vins infusés, moins de bois et vinifications sans sulfites.

 

 

Bébian, Prieuré St Jean de Bébian blanc 2022 : (36mois sur lies) très autolyse, très proche d'un Ganevat ou certains Anjou nature, très citron confit, petit perlant, beaucoup de peps et d'énergie, très long, et très umami. TB+. Une autre bouteille idem, beaucoup de gaz à l'ouverture, puis excellent après un bon secouae. TB+.

 

St Jean blanc 2022 : (1an sur lies) moins marqué lies bien sûr, sur les extraits secs mais moins énergique que le Prieuré. B+.

 

Vaque 23 pas mal de gaz, style infusé, pas tt à fait en place.

Prieuré Rg 23 très clair, infusé, fin, floral, très bon. TB+.

 

Bébian - La Vaque 2022 : (50% syrah, 50% grenache) Couleur claire et légèrement trouble, joli nez à l'ouverture de la bouteille, très fruité et très floral, cerise rouge, framboise, pivoine. Beaucoup de gaz en bouche à l'ouverture, derrière on retrouve ce côté fruité, peu de tannins, beaucoup de fruits, pas trop d'alcool, pas trop de sucrosité, un peu d'amers de la grappe entière sur la fin de bouche. C'est prometteur, on secoue un peu pour enlever le gaz, c'est mieux au début puis on sent la souris pointer le bout de son nez. Quelques minutes plus tard on sent que ça commence à partir en souris, la volatile se sent un peu plus, la bouteille n'aura malheureusement pas le temps d'être finie...

 

 

Prieuré St Jean de Bébian - Languedoc 2010 (GT 2013) : (syrah, grenache, mourvèdre), robe violette, nez assez boisé, mais la bouche est fine, très fruitée (fruits noirs), belle qualité de tanins, long et frais. C'est prometteur, si le bois s'intègre bien. Un millésime très réussi d'après le producteur. TB- (16,5-17/20).

 

Prieuré St Jean de Bébian - Coteaux du Languedoc 2007 : assez sombre, nez sur le cassis, la mûre, un côté mentholé, plus complexe que le précédent, plus de fraîcheur. La bouche est très fraîche aussi, presque tendue, avec une belle acidité qui porte le vin pendant longtemps. Tanins très fins, pas de bois ressenti. Très long. Superbe vin, d'une grande finesse. TB+.

photo 3

 

Prieuré St Jean de Bébian - Croix de Bébian 2016 blanc : (80% chardonnay, 20% viognier, élevage cuves) Couleur paille, nez très marqué viognier, floral surtout, entre sureau,fleurs blanches et violette. Bouche vive, fraîche, peu épaisse, toujours ce côté très floral assez vite écoeurant. B-.

 

Croix de Bébian Blanc 2017 : beaucoup plus gras, fruits jaunes, pointe de fleurs blanches et d'anis, belle tension derrière, pas le côté écoeurant du précédent. Très beau rapport q/p. TB.

 

Croix de Bébian Rouge 2016 : (70% grenache, 30% cinsault) couleur grenat, nez de fruits rouegs et épices. Bouche assez fine, fruitée, typée grenache, fruits rouges sucrés et épices. Bon rapport q/p. B+.

 

Prieuré Rg 2012 : fruits noirs, épices, tabac, tannins fondus, boisé bordelais qui commence à être bien intégré. B+.

 

St Jean de Bébian rouge 2015 : Nouvelle étiquette. Assez noir, nez très syrah, poivre, olive, anchois. Bouche assez solaire, léger boisé, toastée, cacao, fruits noirs, poivre, tannins fondus, assez bonne longueur. Bien fait, dans un style très "syrah moderne". A attendre un peu pour que l'élevage soit digéré. TB-.

 

Prieuré St Jean de Bébian Blanc 2017 : (roussanne majoritaire) légèrement doré, nez miel, tilleul, fleurs blanches, abricot, pamplemousse, boisé bien intégré. Bouche avec du gras, du miel, peu boisée, légère amertume en finale, pamplemousse, fleurs blanches, miel. Le style du domaine s'affine... TB.

 

Chapelle Rouge 2016 : couleur sombre, fruits noirs, cassis, mûre, élevage bien intégré, finale puissante et épicée. B+.

 

Prieuré Rouge 2016 : plus claire que Chapelle, un peu plus fruits rouges, épices, garrigue, plus d'acidité et de minéralité dans le fond, encore quelques petits tannins de qualité, plus en longueur qu'en largeur. Prometteur. Bien moins boisé et plus élégant qu'avant. TB.

 

24 novembre 2013

Clos de l'Ecotard Michel et Thibaud Chevré (Varrains) ****

Domaine de 16ha (dont 10 de blanc) dirigé par Michel Chevré et désormais par son fils Thibaud. Les vins produits ici sont des vins de terroir, tendus, minéraux, sans artifices, avec beaucoup de pureté et de précision.

 

 

Michel Chevré - Saumur blanc Clos de l'écotard 2012 (vinifié au domaine des Roches neuves) : vignes acquises en 2007 sur sol majoritairement calcaire, élevage de 9 mois en fûts non neufs. Nez moyennement expressif, sur le citron, les agrumes, légèrement floral, bouche vive, très minérale, avec beaucoup de tension, des agrumes, des fruits jaunes. Finale longue et très tendue, citronnée et saline. Très beau vin. TB+ (18/20). Regoûté en 2020, plus évolué bien sûr un peu plus miellé et brioché mais toujours long et salin avec une finale sur des amers nobles. TB+.

chevré

Michel et Thibaud Chevré - Saumur blanc la haie nardin 2017 :  couleur claire, nez facile de poire bien mûre, quelques agrumes. Bien mieux en bouche, tendue, salivante, citronnée, avec de fins amers sur la finale, belle longueur. TB-.

 

Germain, Chevré, Réau - Saumur blanc 3 Terres 2012 : couleur bien dorée, nez de pomme très blettes, bouche proche d'un cidre sans les bulles, et pas d'un bon cidre. Imbuvable. Espérons un problème de bouteille (pourtant bien conservée) ou un essai râté pour ce qui était un des premiers millésimes de cette cuvée. Moyen.

 

Ecotard 2014 : à l'ouverture un peu pomme blette, poire, semble un peu poussiéreux, puis superbe après 1h d'ouverture, sur l'ananas, les agrumes. Bouche avec une belle tension, légers amers, énergique, très longue, salivante. TB+.

 

 

Clos de l’Ecotard

Saumur blanc Haie Nardin 2017 (50% de malo faite) est plus simple, plus rond que les autres cuvées du domaine même s’il garde une trame minérale dans le fond qui en fait une superbe entrée de gamme. L’Ecotard 2017 (pas de malo), minéral, ciselé, très long et tendu, superbe. Les Pentes 2017 (haut de la parcelle de l’Ecotard) a encore un peu plus de longueur avec une finale interminable sur de beaux amers.

 

Haie nardin 2018 pas bien en place ce jour-là, ecotard 2018 bien tendu top, pentes 2018 garde la tension et ajoute un peu d'épaisseur, superbe..

 

Ecotard 2019 plus chaleureux et opulent que 2018, fleurs blanches presque anisé, un peu plus lourd que l'an dernier. Pentes 2018 a pris du gras, il garde une belle tension derrière.

 

Macération 2017, expérience de chenin macération légère, petite touche oxydative avec l'ouverture mais très légère, nez tourbé, malté, finale un peu sèche, amers, sévère. Original.

 

Michel Chevré – Pentes de l’Ecotard Saumur 2015 : beau Saumur, bien dans le style domaine, très droit, tendu, épuré, minéral, long. TB+.

 

Silice 2024 : nez encore un peu primeur pomme granny et fruits blancs, bouche vive, salivante et assez longue pour une entrée de gamme. TB. Ecotard 2022 très beau nez un peu ciré miel, bouche avec la largeur du millésime, mais sans lourdeur ici, bien géré. TB+.

 

Bulle Quart st vincent 2020 : un peu alcooleux, manque de tension, peut-être une bouteille sans.

 

23 avril 2016

Ganevat (Rotalier) *****

"Fanfan" Ganevat est revenu dans le Jura en 1998, reprenant un domaine de 13 hectares + une structure de négoce depuis quelques années. Grâce à un gros travail en biodynamie, ses vins "natures" (même s'il ne le revendique pas particulièrement) issus de faibles rendements, élevés longuement sont parmi les plus complexes, les plus profonds et les plus énergiques du monde. Ils combinent largeur et longueur, minéralité, salinité, parfois une petite touche grillée. Les rouges sont légèrement en dessous des blancs, et les cuvées de négoce pas encore aussi abouties.

 

 

 

Jean-François Ganevat - Côtes du Jura Les Vignes de mon père 2003 : (100% savagnin ouillé, élevage 130 mois en demi-muids de 600L, sans ajout de sulfites, sols de marnes bleues) Couleur entre or pâle et or, nez très expressif avec beaucoup de pierre-à-fusil, trop à mon goût, dans le fond des notes d'orange confites, de confiture d'abricot, fleurs blanches. La bouche est bien mieux que le nez, éxubérante, impressionnante, elle manque peut-être d'un peu de finesse du coup, avec un volume énorme, des notes grillées plus discrètes, beaucoup d'agrumes et de fruits jaunes confiturés, on a même l'impression de quelques grammes de sucres résiduels, il y a une bonne acidité qui maintient l'équilibre, mais j'aurais aimé encore plus de tension pour face à cette matière, aucun signe d'évolution, c'est encore tout jeune. La finale est très longue, plus citronnée, un peu saline et mentholée. Un vin hors norme, à goûter, qui m'a mis une grande claque sur les premières gorgées, mais que j'ai trouvé un peu écoeurant dès le deuxième verre. TB-.

 

 

Ganevat - Sul Q 2008 : (assemblage d'anciens cépages jurassiens, vendangé début décembre 2008, 11% vol) couleur or profond, reflets oranges. Nez légèrement marqué par la colle et le vernis à l'ouverture mais ça s'améliore avec l'aération, puis un peu de café, de noix, des abricots secs, de la pâte de fruit (coing, rhubarbe, orange). Bouche légèrement sirupeuse, mais peut-être moins que d'autres millésimes d'après certains CR, sucrée (dans les 150-200gr ?) mais avec une aromatique qui fait penser à un oloroso, de la noix (de plus en plus avec l'aération), des fruits secs (abricot, figue...), toujours une petite pointe de colle, grosse acidité qui le rend dangereusement buvable surtout qu'il semble léger en alcool. Belle longueur, la finale est fraîche, sur la noix, les fruits secs, quelques épices. Très bon liquoreux, original, dont le point fort est la fraîcheur, mais je ne le mettrais pas dans mon top 10. Note : 17,5/20.

ganevat sul q 2008

 

 

Ganevat - Côtes du Jura "Chamois de Paradis" 2011 : (100% chardonnay, ouillé) couleur or pâle, nez moyennement expressif, minéral, citronné, fruits jaunes, quelques notes florales, léger beurré, pas de bois ressenti. En bouche l'attaque est vive, bonne acidité, beaucoup de fraîcheur, pas très grasse, on retrouve les arômes du nez, très fruitée. La finale n'est pas exceptionnellement longue mais elle est minérale, citronnée et saline, elle fait saliver et donne envie d'y retourner. La bouteille ne fait pas un pli. Excellent vin pourtant très jeune encore, qui peut faire penser à un Chablis par sa minéralité saline. Note : 17,5/20.

ganevat

 

Joli reportage ici : http://www.wineterroirs.com/2010/11/jf_ganevat_jura.html

 

 

 

Ganevat (Angers 2020)

Kopin blanc 2017 (chardo, riesling, savagnin) correct, Les cèdres chardonnay 2016 tendu avec une pointe oxydative. On montera d’un gros cran avec les cuvées domaines. Grandes teppes chardonnay 2016 à la fois beurré et tendu. Top. Chalasses VV chardonnay 2016 très tendu, du gras, petite touche oxydative très légère, longueur immense, très salin, grand blanc. Chalasses VV Savagnin 2016 à peine plus oxydatif, grand aussi, mais moins le coup de cœur que le précédent.  Rouge T’en veux encore 2018 (pinot noir et gris) réduit, compliqué. Jaja du fred 2018 idem. Pinot noir grandes teppes 2018 toasté, réduit.

 

Jaja du Fred rouge 2018 : en bouteille, nature mais propre, sur le fruit, juteux. B+.

 

Ganevat, Côtes du Jura Chardonnay-Savagnin Orégane 2016 : couleur dorée, nez citronné, floral, à peine grillé, fruits jaunes, tout en nuances mais très complexe. Bouche à la fois large et très longue, énergique, minérale, interminable. La bouteille de la soirée. TB++.

 

Ganevat, Vin de France Sul Q : (vin paillé, 2010, assemblage de vieux cépages jurassiens) Couleur entre ambrée et orange, trouble, très beau nez, sur le coing, la tarte tatin, le cidre de glace, la confiture d'abricot, bouche parfaitement équilibré avec à la fois beaucoup de sucre et beaucoup d'acidité, reste au final très digeste. Parfait pour finir. Merci Fred ! TB+.

 

 

Le Nez dans le Vert 2021

Poulsard Chalasses VV 2020, en cours d’élevage, volatile, souris… Pinot noir Julien 2020 perlant mais déjà mieux en place sinon. Trousseau plein sud 2020 plus puissant, plus solaire, concentré, acidité assez haute, encore quelques tannins, prometteur. On passe au cran supérieur sur les blancs : chardo En varron 2018 en cours d’élevage aussi, brioché, citronné, très énergique, salin, top. TB+. Marguerite melon queue rouge 2018 petit trait oxydatif, assez long et tendu, à peine moins emballé mais c’est bon. Savagnin en billat 2018, revient à moins oxydatif, large, amers nobles, presque tannique, finit très long. Top. Savagnin champ bernard 2016 assez beurré et gras, finit plus sur les agrumes, manque un peu d’énergie par rapport aux 2018, il finit de digérer son élevage. Bon aussi.

 

 

Ganevat - Chalasses chardonnay 2018 : bien dans le style domaine, nature propre, très énergique, long, déjà accessible. TB++.

 

Ganevat - Côtes du Jura chardonnay Les Grandes Teppes VV 2018 : couleur dorée et trouble, nez typique du domaine, fruits un peu bletts au départ, citron confit, volatile élevée. C’est surtout en bouche qu’il est intéressant, très énergique, explosif, toujours ce côté citron confit, volatile (acide acétique) qui donne encore plus de peps, fond minéral, beaucoup de longueur, finale umami, très salivante. Un Ovni, qui du coup a divisé les opinions. TB+.

 

Les cèdres 2020 chardonnay : très "ganevat", autolyse, citron confit, bouche très énergique, du peps, belle tension, umami, très bon.

 

27 juin 2021

Peyre Rose - Marlène Soria (Saint-Pargoire) *****

Créé de toute pièce par l'emblématique Marlène Soria dans les années 1980, dans le "désert" de Saint-Pargoire, certifié bio, le domaine Peyre Rose s'étend aujourd'hui sur 25 hectares. Les vins ont toujours été puissants, chaleureux, profonds, pâtinés par un élevage de 10ans (cuves et foudres) pour les rouges et 15ans (cuve) pour le blanc. Dès leur sortie, les vins brillent donc par leurs arômes tertiaires, leur complexité aromatique, leur fondu et tranchent avec les nombreux vins bus trop jeunes sur la simplicité du fruit.

 

 

Clos Syrah Léone 2002, Domaine Peyre Rose, Coteaux du Languedoc (bu lors d'une soirée LPV Languedoc)

(CR de Julien) : "Le vin fait plus évolué que le précédent.
Au nez, c'est encore bien complexe. Le pruneau est là, tout comme l'humus, la terre fraîche, le menthol, le cacao et du boisé avec des touches grillées, de café torréfié.
La bouche est plus longue que large. Le vin est construit sur la tension et c'est très traçant. Le vin est longiligne et frais. C'est pas mal du tout mais le vin manque de charme à mon goût et je ne m'y "attache" pas. Un peu déçu à la découverte de l'étiquette.

Couleur grenat, reflets légèrement tuilés. Le nez est assez expressif, légèrement marqué par l'eucalyptus, très frais. La bouche est sur les fruits cuits (prunes, pruneaux, mûre), avec une belle acidité. Le lendemain le vin est un peu plus gourmand, meilleur, encore plus marqué par les notes torréfiées. Les tannins sont très fins. Il a un peu plus de charme, mais il lui manque toujours quelque chose pour en faire un grand vin. Comme Julien je m'attendais à un peu mieux pour un Peyre Rose. (+- 17/20).

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Peyre Rose - Syrah Leone 2005 : (environ 90% syrah, 10% mourvèdre) couleur très sombre, nez d'abord timide puis avec l'ouverture de très beaux fruits noirs, des épices, du cuir, de chocolat, très noble. Bouche avec une belle matière, puissante, des tannins encore un peu trop présents mais de qualité, une superbe tension derrière, très long. Encore un peu jeune mais un futur grand. TB+.

 

Peyre Rose - Coteaux du Languedoc « Clos des Cistes » 2007 (85% syrah + grenache) : La robe montre quelques signes d'évolution, le nez est exubérant, atypique pour une syrah, avec un côté prune confite, voire pruneau, qui pourrait faire penser à un vin trop solaire, mais on sent derrière une certaine minéralité, des fruits noirs, du poivre. La bouche est un modèle d'équilibre, très mûre, confite, et en même temps jamais écoeurante grâce à une belle acidité en arrière-plan, la texture est épaisse et soyeuse, les tannins fondus. Grande longueur. Le vin de la soirée, au niveau auquel on l'attendait. Il faut dire aussi qu'il bénéficie de quelques années supplémentaires en bouteille par rapport aux autres. TB++.

 

Peyre Rose - Clos des cistes 2003 : robe tuilée, évoluée. Nez évolué, un peu chaud, sur le sous-bois, la prune, le kirsch, m'a fait penser à un vieux Bordeaux. Bouche un peu plus fraîche que le nez mais on sent quand même le millésime caniculaire, moins intéressant que 2007 à mon goût. TB-.

 

Peyre Rose - Coteaux du Languedoc "Marlène n°3" 2007 : (65 syrah, 35 grenach, ¾ cuves ¼ foudres + quelques années en bouteille, coteaux caillouteux argilo-calcaires) Robe grenat, semble moins évoluée que les Cistes, nez assez mûr, fruits noirs, prunes, un peu moins pruneau mais plus d'olives, un peu plus marqué syrah bizarrement. Bouche avec ce même équilibre entre maturité du fruit/fraîcheur, gourmande et presque tendue, finale très longue, superbe aussi. TB+. Une autre bouteille 3ans plus tard semble puissante, solaire, plus marquée grenache, le fond de bouteille est mieux, commence à larder, à bien aérer. TB+.

 

Marlène Soria-domaine Peyre Rose, Languedoc "Marlène n°3" 2008 : (65% syrah, 35% grenache) Couleur noire, le nez sent bon la garrigue, légèrement fumé, à peine torréfié, sur le cassis, la mûre. Bouche puissante même après une demi-journée de carafe, avec des tannins encore présents mais jamais asséchants, sur les arômes du nez mais toujours une belle fraîcheur derrière. Finale interminable. Superbe bouteille, encore un peu jeune peut-être. TB+.

 

Peyre Rose - Coteaux du Languedoc « Clos des Cistes » 2008 : (90% syrah, 10% grenache) A la hauteur de sa réputation comme toujours, dans un registre assez fin pour un vin de Marlène, avec du soleil, de la fraîcheur, juste ce qu'il faut d'évolution et de fruit. TB+.

 

Peyre Rose - Syrah Leone 2004 : (90% syrah, 10% mourvèdre) Couleur noire, nez sur la prune, les fruits noirs, le cuir, le tabac, le menthol, un peu évolué. Bouche puissante, belle matière aux tannins qui commencent à être bien fondus, toujours ce bel équilibre fruits noirs mûrs/acidité dans le fond. Très belle longueur. TB++. Une autre bouteille faisait plus serrée, plus dure.

 

Peyre rose - Cistes 2005 : couleur sombre et tuilée, nez d'abord sur la truffe, un peu pruneau, plus frais et fringant après une heure d'ouverture. Fruits confiturés, viande fumée et salée, puissant, solaire, sans être trop lourd. TB+.

 

Leone 2006 : nez complexe, classique du domaine, bouche encore jeune, un peu tannique, complexe, reste assez fraîche. TB+.

 

Oro 2008 : un côté fruits blancs, brioche, toute petite oxy, très catalan, avec un joli peps sur ce millésime frais, long. Un très joli millésime. TB++. Plus tard autre bouteille très cire miel fruits jaunes, pas du tout d'oxy, très catalan, pas de lourdeur. TB++.

 

Cistes 2009 : robe bien plus claire que les deux suivants, plus sur l'élégance, la tension; la fraîcheur, tannins plus fins, déjà prêt à boire. TB++.

Leone 2009 : plus puissant, plus solaire, notes de fruits cuits, déjà très bon mais sûrement bien meilleur dans quelques années. TB+.

Marlene 2009 : fruits noirs, chocolat, tannins un peu plus serrés que les précédents, très belle fraîcheur derrière, à attendre aussi. TB+.

Oro 2004 : pas oxydatif sur ce millésime, couleur or, nez sur le miel, fruits secs, fruits jaunes, fleurs. Bouche élégante, fraîche, d'une jeunesse incroyable pour un 2004. TB++.

Marlene 2006 : Belles notes de confiture de fruits rouges, olives, épices, lardé, tannins abien affinés par rapport au 2009. TB++.

Cistes 2004 : Plus évolué, plus sous-bois, à peine poussiéreux à l'ouverture de la bouteille, mieux après quelques minutes, moins impressionnant que le 2009. TB+.

 

Peyre Rose - Clos des Cistes 2010 : couleur très sombre, nez le plus évolué des trois, bois précieux/épices, tabac, cuir, fruits noirs, à peine sous-bois. Bouche fraîche, fine, mentholée, aux tannins fins, moins gourmande que 2009 mais plus fraîche, avec une finale longue quasiment tendue, classe et élégant. TB++.

Syrah Leone 2010 : nez moins évolué, un peu plus riche et plus mûr, et en même temps encore plus précis, fruits noirs, cuir, pointe lardée/fumée, violette, poivre. Bouche plus mûre, plus confiturée, plus puissante avec des tannins plus présents sur la finale. Le plus intéressant des trois pour une longue garde. TB++.

Marlène n°3 2010 : couleur plus claire, plus "rouge", nez plus typé grenache, fruits rouges confiturés. Bouche plus ronde, moins de fraîcheur, pas ce côté mentholé, encore jeune, sur le fruit, plus facile d'accès en ce moment, texture plus soyeuse, moins d'acidité, semble plus immédiat et un peu plus simple. Belle finale longue et épicée, typée "Châteauneuf". TB+.

Oro 2005 : Couleur dorée, nez miellé, un peu de cire, de brioche, épices orientales, loukoum, amande, pas du tout oxydatif, abricot sec, moins évolué que 2004 au même stade. Bouche épaisse, fraîche, briochée, miellé, me rappelle un peu le Roussanne VV de Beaucastel, avec en plus une impression de très légers tannins sur la finale (macération pelliculaire ?). Grosse longueur sur des amers nobles qui étirent le vin. Peut-être le meilleur millésime d'Oro (avant 7, 8 et 9). TB++.

 

Cistes 2011 : on sent le millésime chaud d'entrée, puissant, fruits noirs, toujours le côté tabac/cèdre, puis fumé, lardé, finale plus en finesse que les deux autres cuvées. TB.

Belle Leone 2011 : très grillé, toasté, massif, solaire, encore jeune, il va falloir l'attendre,  avec l'ouverture gagne en fruité et en fraîcheur. TB.

Marlène n°3 2011 : un peu confit, pruneau, plus marqué grenache, un peu animal, très solaire. Servi plus frais avec une longue ouverture il s'en sort mieux, à attendre aussi. TB-.

Oro 2006 : couleur dorée, nez très frais et fruité, pas oxydatif, pêche, miel d'acacia. Bouche élégante, fruits frais, pêche surtout, très bonne acidité, le plus digeste, le plus jeune et éclatant des Oro, peut-être pas le plus complexe, mais très digeste. Assez long en plus, finale florale, miel acacia. Hâte de le regôuter dans quelques années. TB++.

 

Cistes 2012 : beaucoup plus de fraîcheur que 2011, tout en tension, très noble, racé, presque un esprit syrah du Rhône Nord, un peu lardé, graphite, finale longue, tendue, très caillou. TB++.

Leone 2012 : proche du précédent, un peu plus large, plus opulent, mais reste frais et minéral sur ce millésime très réussi. TB+

Marlène n°3 2012 : très différent, plus marqué grenache, plus exubérant, plus rond, plus facile, moins de fond. TB.

Oro 2007 : toujours pas oxydatif, moins fruité, moins pêche que le 2006, plus brioché, floral, miellé, manque peut-être d'un peu de peps mais belle complexité. TB+.

 

Oro 2009 très fin pour le millésime, subtil, jamais lourd, pas du tout d'oxy. 1999 très grillé, chaud, peu d'acidité. Cistes 2014, 2007, 2006, 2005, 2003, 2002 série compliquée, solaires, tanniques, seul 2002 tire son épingle du jeu. Pile à point.

 

 

 

Peyre Rose 2013

Embouteillés en 2021, commercialisés en 2023. Tout egrappé. Elevage cuves (inox, béton…) et environ ¼ en foudres. Marlène a vendu ses foudres il y a 3-4ans, trop compliqués d’entretien. De plus en plus de syrah (programme de replantation avec uniquement syrah). Les grenaches coulent souvent.  Cistes : 90% syrah 10% grenache.  Leone : 90% syrah 10% mourvèdre.  Marlène n°3 cette année 65% syrah 35% grenache mais pas de gros changements à la dégustation.

 

Cistes 2013 : toujours la syrah la plus fraîche du domaine, mais bien plus puissante et chaleureuse que le 2012. TB-.

Leone 2013 : plus sombre, très solaire, avec des tannins encore serrés, finale longue avec une impression d’allonge minérale. A attendre longtemps mais prometteur. TB-.

Marlène 2013 : plus exubérant, fruits rouges confits, bouche plus en largeur, tannins encore présents, style plus gourmand. TB-.

Un millésime ici comme souvent dans le Languedoc, puissant, concentré, pas prêt à boire, avec du fond et du potentiel, peut-être grandiose dans 10ans, ou peut-être que ça ne s’ouvrira jamais complètement…

 

 

 

Peyre Rose 2014

Cistes 14 : puissant, encore serré, mais belle fraîcheur dans le fond. Regoûté en fin de bouteille tannin un peu moins fermes, nez plus ouvert déjà bien plus accessible. TB+

Leone 14 : encore plus puissant, plus chaud, un peu plus compotés, tannins serrés aussi, à attendre. TB.

Marlène 14 : au contraire prêt à boire, tannins bien plus souples, plus exubérant, plus marqué grenache, pas du tout animal cette année, combine rondeur, suavité et fraîcheur. TB++.

Oro 2009 : très doré, nez de liquoreux, miel, abricot, pêche. La bouche est très douce, suave, pas du tout oxydative, impression d'un peu de sucre, pourtant moins d'1 gr dit Marlène, très élégant, pas une grosse acidité, beaucoup de gourmandise. TB+.

Leone 1992 Magnum : encore en pleine forme, fougueux, tannins fondus par le temps, puissant, chocolaté, fruits noirs, garrigue. La preuve qu'il faut attendre les grands Languedoc. Merci pour la bouteille ! TB++.

 

 

Peyre Rose 2015

Tous emb. en 2022

Cistes 2015 : nez un peu "toscan" tomates séchées, herbes aromatiques, puis fruits noirs, tabac. Bouche velours, tannins très fins, fraîcheur et gourmandise, longueur. Un des plus grands Peyre Rose. TB++

Leone 2015 : un peu plus marqué cuir, tabac, un peu plus de tannins, légèrement plus massif, mais il s'aborde déjà bien pour Leone. TB+.

Marlène n°3 2015 : comme toujours très différent des précédents, plus grenache, rond, confituré, petite sucrosité, gourmand, moins d'allonge. TB+.

Oro 2011 : (pas de récolte en 2010, ni 12, 13, 14, 15. 2016 sortira en même temps que les rouges 2016) très accessible, pas beaucoup d'oxy, miellé, fruité, petite note de cire, abricot, reste élégant sans lourdeur, manque peut-être d'un peu de fond et de longueur par rapport à 2009, mais plus de plaisir immédiat. TB+.

Cistes 1992 Mag : encore en pleine forme, pas mal de dépôt, un nez très noyau de cerise, qui pinote légèrement, bouche entre vieux pinot et syrah, beaucoup d'élégance et de fraîcheur, probablement encore au-dessus du Leone de l'an dernier. Exceptionnel.

 

 

Rose 2024 : rosé foncé, jeunes vignes de syrah. Nez très parfumé, orange sanguine, fruits rouges, épices souk, bouche avec du volume, de la puissance mais aussi une certaine finesse, sans lourdeur, aux parfums éclatants, très joli. TB++.

 

 

1 janvier 2013

Franz Haas (Trentin-Haut-Adige) ***

Manna 2010 - IGT Vigneti delle dolomiti

50% Riesling, 20% Chardonnay, 10% Sauvignon, 20% Gewurztraminer VT

CR de Julien : "Dernier blanc sec de la soirée, et pour beaucoup le meilleur je pense.
La robe est un peu dorée.
Le nez au début fait très sauvignon (malgré les 10% seulement présents dans le vin) avec un aspect pipi de chat, cassis, végétal. Puis avec l'air, des notes de fruit exotiques (mangue, passion) se font sentir ainsi qu'un côté "cire".
La bouche est bien belle! C'est volumineux, savoureux et très long sur une belle tension qui laisse le palais frais et net pour le verre suivant. C'est vraiment frais avec des touches de citron, puis de fruits plus mûrs comme la pêche. J'aime beaucoup. Belle découverte"

 

CR du Grand Tasting 2012 : "(mélange de riesling, sauvignon, chardonnay et Gewurtz VT), un coup de coeur pour moi, c'est très fruité (mandarine, litchi), Vincent a senti de la fraise je crois, très long en bouche." 17/20.

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Autres Trentin-Haut-Adige

 

Abbazia di Novacella *** - Pinot Grigio 2012 : un pinot gris assez gras, élevage présent mais bien intégré, beaucoup de fleurs blanches, il manque de tension, assez puissant. Il tire sur un vin du Rhône, ça manque un peu de fruit pour un pinot gris. B (+- 14,5/20).

 

Cantina Erste e Neue ** - Lago di Caldaro Classico Superiore Leuchtenburg 2014 : (100% vernatsch ou schiava) Robe très claire, nez sur la fraise, la groseille, les airelles. Bouche très légère, fruitée, facile à boire, sur les arômes du nez, pas une grosse matière, finale très courte. B-.

 

Nals Magreid ** - Lagrein 2015 DOC Sudtirol-Alto Adige : (vignes sur Gries) Couleur sombre, nez de fruits noirs compotés, cerise noire, bouche avec peu de tannins, très courte avec un peu d'alcool en finale. Moyen.

 

Cavit *** - Trentino DOC Una Tantum Riesling Renano 2014 : Couleur or-gris, nez sur la résine, pointe pétrole à l'ouverture, fruits jaunes et citron. Bouche très vive, sèche, grosse acidité, sur la résine, les agrumes, austère mais assez classe, avec une belle longueur en finale, plutôt assez longue et minérale. Beau travail pour la coopé locale. TB.

 

Falkenstein *** - Riesling 2017 (Alto Adige Val Venosta) : couleur très dorée pour un jeune riesling, nez de fruts jaunes mûrs, surtout rose, parfum, typé gewurz. Bouche avec un léger perlant, vive mais aromatique vite écoeurante avec de la rose, assez mûre et trop riche, plutôt "autrichienne" dans l'esprit. B-.

 

Kuenhof *** - Kaiton Sudtirol Eisacktaler riesling 2018 : riesling vif, tranchant, peu épais, avec du fruit, long, minéral. TB

 

Maso Cantanghel ** - Vigna Cantanghel Pinot nero 2016 : couleur assez sombre pour du pinot, nez boisé, fruits assez mûrs. Bouche chaleureuse, boisée/vanillée, un kick acide en plein milieu qui disparait assez vite, finale sur le bois et l'alcool, semble acidifié et peut-être chaptalisé. Moyen.

 

J. Hofstätter *** - Riserva Mazon Blauburgunder Pinot noir 2018 : Couleur sombre pour pinot noir, nez fruité, élevage bien intégré, un peu cuir, ne pinote pas mais joli, bouche un peu mûre pour un pinot mais noble, encore jeune, beau potentiel de garde, un vin sérieux, bien fait. TB.

 

Pfitscher ** - pinot noir Fuchsleiten 2017 Sudtirol-Alto adige : déjà évolué, un peu d'élevage, gourmand, un peu lisse. B+.

 

 

Alois Lageder *** - Pinot noir krafuss 2013 : encore un peu d'élevage, manque un peu de fraicheur. B.

Lageder, Mimuet pinot noir 2021 : très clair, un côté fumé, allonge saline, fraîche et longue. TB+.

Alois Lageder, Misto Mare Dolomiti bianco 2024 : aromatique, un peu mou

Alois Lageder, Mimuèt pinot noir 2022 : nez très rose, fraise écrasée, façon Sonoma, bouche idem seulement 12 d’alcool, mais très ronde, parfumée, gourmande, presque une petite sucrosité. top.

Lagrein 21 réduction toastée, bouche légère en alcool, acidulée, peu tannique pour un Lagrein. B.

 

 

Moser *** - Trento DOC 51,151 Brut : jolie bulle de chardo, ronde, crémeuse, bulle fine, dosage pas trop marqué pour un brut, garde du fond. TB.

Moser, Trento DOC Brut nature 2016 : joli nez avec un beau fruité. Bouche plus sèche avec un peu de lies, brioche, noisette, frais, classique. TB.

 

 

Elena Walch **** : (GT 2012) DOC Alto Adige Pinot Gris castel ringberg 2011, un peu gras et trop boisé à mon goût. DOC Alto Adige Gewurtz Kastelaz 2011, Vincent dit de suite "on dirait une IPA", le litchi est présent autant au nez qu'en bouche, des notes florales bien marqués aussi, très original (même si on reconnaît bien le Gewurz) et vraiment excellent (+-20€, il a reçu les 3 bicchieri sur 2011 entre autres). Enfin Alto Adige Beyond the Clouds 2010 (chardonnay), la grosse cuvée du domaine, sûrement un peu jeune encore, c'est très gras, beaucoup de matière mais on a du mal à sentir autre chose que le bois et la vanille pour le moment. Elena produit aussi un rouge à base de Lagrein réputé, mais non goûté.

Gewurz 2016 : sec, fruité, pas trop lourd, bien fait. B.

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15 février 2020

Prager-Toni Bodenstein (Autriche) *****

Ancien maire de Weissenkirchen, ancien président du Codex Wachau et grand spécialiste de géologie, Toni Bodenstein, beau-fils de Franz Prager, et sa femme Ilse, gèrent ce domaine de 18ha depuis le début des années 1990. Ils sont désormais aidés par leur fils Robert Bodenstein, qui vient de finir sa thèse sur le ried Achleiten. Les vins sont peut-être les plus précis de la région, toujours très représentatifs de chaque terroir, jamais trop mûrs. La cuvée Wachstum Bodenstein, son "laboratoire" lui permet de faire ses sélections massales des meilleurs plants de riesling et de grüner.

 

 

Prager (Toni Bodenstein) - Riesling smaragd “Achleiten” 2016 : sols hétérogènes : orthogneiss sur le haut, migmatites et amphibolites sur le bas, paragneiss à l’ouest. Exposition sud-est et ouest. Couleur bien plus claire avec ce passage aux Rieslings "Smaragd", nez très élégant, pas d'hydrocarbures mais des notes florales, des agrumes, de la mirabelle, on sent qu'il lui manque juste quelques années pour développer plus de complexité. La bouche est impressionnante d'énergie, de tension, parfaitement équilibrée par un beau volume et une impression minérale qu'il n'y avait pas au nez. La finale est bien plus longue et persistante, plus saline aussi que celle des autres vins. Le gagnant de la soirée à l'unanimité, même s'il faudrait encore un peu de temps pour être qualifié de grand vin. TB+.

achleiten wachau

 

 

Prager - Riesling Steinriegl Federspiel 2017 : couleur dorée, nez de citron confit, assez mûr, fleurs blanches, presque sureau. Bouche perlante, grosse acidité et grosse tension, bien marqué citron confit, pas mal de volume pour un "federspiel" et beaucoup de longueur. Clairement meilleur le lendemain. A attendre ou à carafer a minima. TB.

 

Prager - Wachstum Bodenstein riesling Smaragd 2016 : (Wachau, Autriche. 13%) Couleur or pâle, très joli nez expressif, floral, à peine résineux, fruits jaunes, fraîcheur herbacée, thé vert, agrumes. Bouche avec une beau fruité, du volume, de l’élégance, probablement 2-3gr de SR, presque gourmande et en même temps trame minérale, bien marquée, finale très tendue, très longue, bien caillou, zestes d’agrumes, digeste. Grand riesling, qui se goûte très bien en ce moment. TB++.

 

Prager - Wachstum bodenstein riesling smaragd 2020 : un nez très floral, aromatique, fait un peu gruner, à peine anisé. Mieux en bouche, un peu mentholé, volume, épices, bonne acidité, minérale, encore jeune un peu sur la retenue, la finale manque un brin de tension et d'allonge mais à voir avec le temps. TB.

 

Prager, DAC Wachau Bodenstein riesling 2022 : nez très riesling, pétrole, pas mal de fruits, un peu de perlant, bouche qui combine, fruité, gourmandise et tension, avec une finale très longue, encore jeune mais déjà beaucoup de plaisir, un style qui m’a paru assez mosellan sur cette bouteille par rapport à d’autres. TB++.

 

Hinter der Burg Gruner Veltliner Federspiel 2016 : encore très fringuant, fruité, aérien. Belle entrée de gamme.

 

5 janvier 2018

Domaine Arlaud (Morey-Saint-Denis) *****

Domaine de 15 hectares, entièrement géré par Cyprien Arlaud depuis 2013, avec, entre auters, sa soeur Bertille aux labours à cheval. Le domaine est en bio et biodynamie. Grâce à gros travail à la vigne les vins gagnent en profondeur d'année en année. Ils sont désormais à la fois denses et fins, avec des élevages toujours justes (ils pouvaient être trop appuyés par le passé), dans un grand respect de chaque terroir, partiellement en grappe entière en fonction des cuvées. 

 

 

Arlaud - Gevrey-Chambertin 2009 1/2bt

Couleur : rubis foncé, un peu plus sombre que la moyenne.

Nez : expressif, il pinote dès l'ouverture, sur les fruits rouges, un peu de fruits noirs (mûre surtout), quelques notes végétales qui apportent de la fraîcheur, un soupçon de fumée.

Bouche : légèrement perlante à l'ouverture, mais ça disparaît complètement après un petit tour en carafe, attaque vive, portée par une grosse acidité, tanins bien présents mais fins, on retrouve les fruits rouges et noirs du nez, mais aussi beaucoup de fraîcheur pour un 2009. Il lui manque juste un peu de matière.

Finale : bonne longueur, fruitée, beaucoup d'acidité toujours.

Note : 17/20. Un excellent village, d'une grande fraîcheur pour le millésime. Très bon en ce moment, mais il peut être attendu, il n'a probablement pas encore atteint son apogée.

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Arlaud Clos de la roche 2015 : (FDGV 2015) nez un peu réduit, encore beaucoup de gaz en bouche, impossible à juger…

Arlaud Morey 1er cru Aux Chéseaux 2014 : (FDGV 2016) encore bien trop tannique en l'état, assez austère, fruits noirs, mais il y a de la longueur. B.

 

Arlaud - Bourgogne rouge "Oka" 2013 : robe très clair, nez expressif très marqué fruits rouges, framboise, griotte, pas de traces d'élevage... Bouche légère, quasiment pas de tannins, très fruitée et gouleyante avec une bonne acidité. Finale un peu courte. Vin assez simple mais qui se boit tout seul. Note : 14,5/20.

Arlaud - Oka 2016 : couleur claire, petits fruits rouges, tendu, mais plus de volume et de profondeur que 2013, très belle entrée de gamme. TB.

 

Arlaud - Bourgogne Aligoté 2015 : robe clair, bouche vive, tendue, citronnée mais avec une belle matière et de la longueur. Un des meilleurs aligotés. TB-.

Arlaud - Bourgogne Aligoté 2014 : un peu moins bien que le 2015, plus marqué pomme granny, moins de matière. B.

Arlaud - Bourgogne aligoté 2016 : nez très fermé, bouche citronnée, vive, mais bien moins longue que sur 2015. B.

 

Arlaud, Bourgogne Roncevie 2014 : Robe rubis, nez classique sur des petits fruits rouges acidulés, bouche fruitée, très fraîche, avec une belle acidité, pas très concentrée, facile à boire. Parfait pour commencer la soirée. B+.

Arlaud - Bourgogne Roncevie 2013 : robe rubis claire, nez encore plus marqué petits fruits rouges que le 2014, très griotte, bouche légère, fruitée, un peu épicée, à peine végétale, facile à boire aussi. B+.

Arlaud - Bourgogne Roncevie 2015 : robe grenat, nez réduit à l'ouverture, il a besoin d'une grosse aération, puis se développe sur les fruits noirs, la violette, très "Gevrey". Bouche avec un beau volume, des tannins fins, belle fraîcheur, fruité mûr, finale un poil courte. Gros potentiel pour un générique, mais pas tout à fait en place. B+. Deux ans après superbe générique, avec du volume, des fruits noirs, au niveau d'un beau Gevrey. TB+.

Arlaud Roncevie 2017 : toujours aussi fruité et élégant, quelques petits tannins en finale le rendent quand même séreux pour un générique qui peut se garder aussi. TB.

 

Arlaud - Hautes Côtes de Nuits 2015 : (négoce) robe rubis, très beau nez fruits rouges, un côté viande fumée. Bouche fruitée, fraîche, gourmande, peu tannique, toujours ce côté viande salée dans le fond, finale pas très longue mais salivante, un délice. TB.

 

Arlaud - Chambolle-Musigny 2015 : Couleur sombre pour du pinot, nez de fruits rouges et noirs, assez mûr, on sent le millésime 2015, élevage parfaitement intégré. Bouche avec une certaine puissance, beaucoup de fruit, tannins soyeux, belle concentration pour un "village". Déjà excellent, mais surtout un grand potentiel de garde pour ce vin d'un équilibre redoutable. TB+.

 

Arlaud - Chambolle-Musigny 2014 : (assemblage de 4 parcelles : les bussières, les herbues, les chardannes, les gammaires) Robe de même intensité, nez plutôt marqué fruits noirs là aussi, avec quelques épices. Bouche beaucoup plus concentrée, légèrement plus tannique, beaucoup de fruit, plus d’épaisseur et plus de longueur. TB+.

 

Arlaud - Morey 1er cru Aux chezeaux 2014 : nez classe, noyau de cerise, cuir, fruits noirs. Bouche élégante, avec de l tension, végétale noble mais finit assez court pour un premier cru. TB.

 

Arlaud - Morey Cheseaux 2016 : couleur claire, nez très fin, petit fruits rouges, floral, bouche élégante, plutôt tendue, fine et fruitée, pas trop austère pour 2016, accessible, racée. TB+.

 

Arlaud - Gevrey 1er cru Combottes 2011 : confiture de fruits rouges, très gourmand, facile, manque un peu de profondeur et de tension, étonnamment confit pour un 2011. TB.

 

Arlaud - clos de la roche 2010 : assez sombre, cuir, animal, manque un peu d'élégance pour chipoter. TB+.

 

Arlaud - Gevrey-Chambertin 2017 : un peu réduit à l’ouverture, noir, encore un peu animal et serré, grosse profondeur avec une belle trame minérale dans le fond. Joli potentiel mais à attendre. TB.

 

Arlaud - Morey Millandes 2010 : nez assez évolué, mais complexe, bouche plus jeune, entre deux phases, encore un peu serrée, un vin austère, pas un gros plaisir en l'état. B.

 

Arlaud Bonnes Mares 2014 : encore assez simple et fermé, bouche avec une acidité très élevée, serrée, à attendre.

Bonnes-Mares 2015 : sérieux, un peu chaud, serré, à attendre.

 

Arlaud - Morey 2015 : comme le Chambolle sur les fruits noirs, concentré pour un village, un peu plus épicé, à peine plus tannique, déjà très bon mais surtout parti pour être un grand village si on est patient. TB+.

Arlaud - Morey 2013 : couleur claire, nez tout en fruit rouge, bouche légère, en dentelle, bien juteuse. TB+.

 

Cyprien Arlaud - Chambolle-Musigny 1er cru Les Sentiers 2013 : Couleur sombre aussi, nez sur la mûre, la cerise noire, gourmand. Bouche mieux maîtrisée que le précédent, avec des tannins très fins, de l’élégance et de la concentration, beaucoup de fraîcheur et une finale très longue. Superbe bouteille. TB++.

Cyprien Arlaud - Chambolle-Musigny 2011 : on reste sur une couleur sombre, un nez un peu sucré avec de l’orangette, intéressant. La bouche reprend aussi ces étonnantes notes un peu sucrées, la finale est plus courte que sur le premier cru, mais cela reste un très bon "village". Merci Olivier ! B+.

 

Arlaud, Chambolle 1er cru les sentiers 2019 : Couleur sombre, très beau nez très pur (peu de sulfites ?) assez différent des autres hormis Bouvier, avec pas mal de fruits noirs, de grappe entière, de ronce, sauvage. Bouche avec beaucoup de fraîcheur, de profondeur, aux tannins déjà fins, offre beaucoup de plaisir sur le fruit, avec un joli style, et beau potentiel. TB++.

 

Arlaud, Echezeaux Grand Cru 2021 : (égrappé. Dans Les Treux) Couleur rubis, brillante, nez un peu réduit à l’ouverture, mais parfait après quelques minutes dans le verre, petits fruits rouges, floral, élégant, classique, encore simple bien sûr, surtout derrière le Malconsorts. La bouche est en dentelle, très fruitée, florale, déjà accessible, il y a quand même un beau volume pour 2021, du fond. Bref, très bien né. Il ne lui manque plus qu’à se complexifier avec le temps. TB+.

 

Gevrey 2022 : fin, sur le fruit, frais, avec une belle acidité, coloré et fruits noirs comme souvent au domaine, mais très élégant tout en étant mûr. TB+.

 

Gevrey 23 : fin, fruité éclatant, pas d'excès solaire pour le millésime, gros plaisir. TB+.

 

Arlaud& - Morey Clos Solon 2017 : Couleur claire, nez facile de petits fruits rouges, pivoine. Bouche légère, pas très épaisse, fruit croquant et acidulé, pas très long, facile à boire, frais. TB.

Clos solon 18 : austère, serré. B.

 

 

Arlaud (gds jours 2018)

Chambolle 16 : très fin, aérien, plein de fruits. Superbe village. TB.

Morey Millandes 16 : (sous le Clos St Denis) fin, très frais et fruité aussi, un peu plus tannique en finale. TB.

Morey Ruchots 16 : (sous le Clos de Tart, 15% VE) plus chaud, plus confit, plus épais et plus long. TB+.

Clos de la Roche 16 : plus fin que le précédent, plus frais, encore plus de matière et de longueur. Grand vin. TB++.

 

Biodyvin 2019

Bourgogne Roncevie 2016 : tannins très fins, frais, fruité mais surtout plus d’épaisseur que les années précédentes, un grand générique. TB+.

Morey 2016 : plus puissant, encore quelques notes toastées au nez, belle longueur pour un village. TB+.

Gevrey 1er cru Combottes 2016 : Gevrey d’une grande finesse, tout en fruit et en élégance, avec beaucoup de profondeur, déjà grand. TB++.

Clos st Denis 2016 : il s’est un peu resserré depuis l’an dernier, mais il reste d’une grande finesse, pas un gros volume mais beaucoup de longueur, la grande classe. Un futur grand. TB++.

 

Arlaud (gds jours 2022)

CHAMBOLLE-MUSIGNYRouge2020 : couleur encore violette, tout jeune, joli fruité, assez pur, manque un peu d’acidité dans le fond peut-être. B+.

CHAMBOLLE-MUSIGNY 1ER CRULes Sentiers2020 : là aussi encore toute violine, un peu plus tendu, plus marqué grappe entière, plus long. TB+.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRULes Ruchots2020 : couleur assez sombre, aromatique frits noirs réglisse, bouche serrée, encore jeune, il faut se projeter, un peu bousculer par la mise en bouteille peut-être, mais belle fraîcheur dans le fond, bon potentiel. TB+.

CLOS DE LA ROCHERouge2020 : là aussi pas éclatant aujourd’hui, fermé, serré mais un peu moins que Ruchots, taillé pour la garde, frais et long, beau potentiel. TB+.

 

 

 

Négoce Scritch

 

Bourgogne blanc 2023 : mollasson. B-.

 

3 juillet 2019

Nicolas Faure (Meuilley) *****

 

Nicolas Faure est l'ancien tractoriste du DRC et le mari d'Amélie Berthaut. Il a fait ses classes chez Prieuré-Roch, JL Chave, Agnès Paquet et au DRC avant de s'installer dans le petit village de Meuilley. Son premier millésime est 2011. Son domaine est minuscule, 6 cuvées, une dizaine de fûts par an seulement, qui s'arrachent à l'export. Les vins sont proches du nature, surtout en rouge (vendange entière), un peu moins en blanc, ils peuvent présenter un peu de réduction mais très rarement de vrais défauts. Grâce à un gros travail à la vigne et une bonne maîtrise des vinifications, Nicolas Faure tire le meilleur de ses terroirs "besogneux" pour la plupart. Si seulement il pouvait avoir un jour entre les mains quelques ouvrées en premiers et grands crus...

 

 

Nicolas Faure – Bourgogne aligoté La Corvée de Bully 2017 : (aligotés dorées centenaires, sur Pernand/Corton) Couleur dorée, nez d'abord sur la réduction grillée, mais qui part assez vite, laissant place à du beurré, de la pierre-à-fusil, des fruits jaunes, fait chardonnay. La bouche est sublime grasse et tendue à la fois, élevage déjà bien intégré, très long. TB++. Regoûté quelques années plus tard, joli mais très porté autolyse allumette, un peu trop peut-être, même après longue ouverture. TB+.

 

Nicolas Faure - Bourgogne aligoté Corvée de Bully 2018 : très bon mais en dessous du 2017, plus riche, moins marqué autolyse. TB. Une seconde bouteille plus tard semblait à l'ouverture très beurrée, très chardo beaunois dans l'esprit, bâtonné etc... mais avec l'ouverture s'est retendu, finissant plus long, citronné moins d'élevage très intéressant le lendemain. TB+.

 

Bourgogne aligoté corvée de Bully 2019 : pas du tout marqué autolyse, robe or pâle, nez fleurs blanches, fruits jaunes. Bouche avec un léger gras, belle texture, ronde, florale, fruité, manque de tension. TB.

 

Bourgogne hautes cotes de beaune 2017 : solaire, chaud, sur le sureau, la pomme, très aromatique, pataud. B-.

 

Nicolas Faure - Bourgogne rouge Argillières 2017 : couleur foncée et trouble, nez sur le fruit, cerise, pointe de volatile. Bouche légère, pleine de fruit, un peu nature, texture soyeuse, pas de tannins, très gouleyant, finale un peu courte, pas beaucoup de profondeur. B.

 

Bourgogne rouge aux argillieres 2018 : (bu en 2026) couleur foncée, très joli nez dès le départ, floral, violette, cerise burlat, plutôt mûr pour un pinot mais très bien équilibré, bouche en rondeur, avec beaucoup de fruit et de floral, légèrement confituré, peu voire pas de tannins, glisse tout seul. TB+.

 

Coteaux bourguignons mes gamays 2017 : couleur violine et claire, nez un peu réduit puis cerise, pivoine. Bouche juteuse, peu de tannins, gouleyante, fraîche, cerise rouge, pas très long mais très facile à boire. TB-.

 

Aloxe Corton 2017 : couleur très claire, infusée, nez "nature" mais propre, petits fruits rouges, très pivoine, pointe sucrosité. Bouche jus de fruit, très pure, infusée, simple, pas un gros volume, mais très digeste, évidente. TB+.

 

Aloxe Corton 2018 : bien plus coloré, moins typé nature que le 2017, moins "jus de fruit", beaucoup de pureté et de précision, belle acidité pour 2018. TB+.

 

Nicolas Faure Nuits-St-Georges Les herbues 2016 : (bu au restaurant Caves Madeleine à Beaune) Couleur très claire, nez sur les petits fruits rouges, floral, quelques notes vertes. Bouche légère, peu de tannins, pas d'épaisseur, mais beaucoup de fruit, tendu, tout en longueur, belle longueur pour un village. Peu sulfité probablement. Belle découverte pour ce domaine malheureusement trop rare. TB+.

 

 

20 juin 2015

Ridge (USA) **** et Birichino (USA) ****

Ridge - Lytton Springs 2011 Dry Creek Valley AVA : (82% Zinfandel, 16% petite syrah, 2% carignan, sols d'argiles et graves, élevage 14 mois en barrique dont 25% neuves) Couleur grenat, nez très expressif, beaucoup de fruits rouges confiturés, framboise, fraise et cerises noires, léger boisé/vanillé bien intégré. Bouche assez puissante (mieux après quelques heures d'ouverture), toujours ces fruits rouges très mûrs et des épices qui rappellent les grenaches du Rhône, belle matière, tannins lisses et une bonne acidité. Finale longue, épicée, fraîche. Très bon vin, gourmand en ce moment, qui peut aussi être attendu quelques années. Note : 17,5/20.

ridge lytton

 

 

Ridge, Merlot Ridge Estate Sta Cruz 2010 : nez un peu truffe et cassis, bouche très ronde, très cassis, fruits noirs, encore un peu d'élevage, gourmande, pas une grosse acidité, heureusement il n'y a pas beaucoup d'alcool, 13,2% ce qui lui évite d'être lourd. B.

 

 

 

Birichino ****

Domaine créé en 2008 par John Locke et Alex Krause, qui se sont rencontrés au domaine Bonny Doon. Un style sur la fraîcheur et la finesse.

 

Birichino - Cinsault Bechthold Vineyard 2016 : (cinsault centenaires de Lodi en Californie) Couleur rubis claire, nez de framboise, grenadine, rose, caillou fumé. Bouche toute en fruit, légère, élégante, peu de tannins, fruits rouges confiturés, belle finale d'une fraîcheur étonnante pour la Californie. TB+.

Birichino - Enz Vineyard 2017 Mourvedre : mourvèdre très clair, infusé, fruits rouges confiturés et quelques épices, proche du cinsault du même domaine bu récemment (les deux font cinsault), belle fraîcheur. TB+.

Birichino, Yount Mill Vineyard Sémillon 2021 Napa : (cuves et fûts) nez beurré et grillé, bouche qui n’a pas beaucoup d’alcool, mais peu d’acidité, du gras, vite écœurant. B-.

Birichino Zinfandel : (millésime ?) zinfandel qui reste assez frais et pas trop confit, mais moins intéressant que le cinsault ou le mourvèdre du domaine. B.

Birichino :  Besson grenache 2023 tannins encore serrés en l’état, aromatique jolie, fruitée et florale, pas de lourdeur. (moins fin que le cinsault de mémoire)

Cinsault 2021 : très pot-pourri, rose, fruits rouges, pinote clairement, tannins fins, superbe. TB++.

Mourvèdre 2023 : mourvèdre très frais, touche végétale noble , du fond et de l'allonge peu tannique pour 2023, c'est joli, un brin austère en l'état, mais noble, avec du fond. TB+.

 

 

Beaux frères *** - Pinot noir Upper terrace Ribbon Ridge 2007 : robe évoluée, assez claire avec des contours tuilés, nez un peu chaud, voire brûlé, avec une certaine complexité, sous-bois, épices, kirsch. Bouche assez puissante, épicée, moins chaude que le nez, du sous-bois là aussi. La finale est courte, sur le poivre, un peu d'alcool, bien moins élégant que le précédent. B-.

 

3 décembre 2017

Dureuil-Janthial (Rully) ****

 

Domaine familial de 20ha (dont 12 de blancs) principalement sur Rully (+ Mercurey, NSG, Puligny...) repris en 1994 par Vincent Dureuil. Les vins sont toujours marqués par des boisés très poussés en jeunesse, mais les blancs ont du fond et une acidité suffisante pour donner de beaux résultats après quelques années de garde. Les rouges ont souvent plus de mal à se "débarrasser" de ces élevages luxueux.

 

 

Céline et Vincent Dureuil (= négoce) - Rully rouge 2011 : Couleur rubis, très claire, le nez pinote dès l'ouverture de la bouteille, très classique, sur des petits fruits rouges, un léger côté floral, un peu de bois. Belle attaque, assez vive, beaucoup de fruits, c'est assez léger, les tannins sont fins, une bonne acidité et beaucoup de fraicheur, bonne matière mais malheureusement un boisé/vanillé un peu trop marqué à mon goût. Finale assez courte. Note : 14,5/20.

dureuil

 

Vincent Dureuil-Janthial, Rully blanc 2014 : Robe or pâle, le nez pourrait faire penser à un Meursault (à l'ancienne), gras, beurré, vanillé, floral, une pointe d'amande, boisé/toasté à peine présent dans le fond. La bouche est à la fois grasse, beurrée et tendue par une belle acidité et des notes d'agrumes. Très beau vin, qui a convaincu tout le monde. TB.

 

Vincent Dureuil-Janthial Rully blanc 2015 : Proche du 2014 avec un boisé un peu moins marqué, une pointe de sucrosité en plus, un peu d'ananas, à la fois large, gras et tendu, encore plus gourmand que le 2014. Il peut rivaliser avec de beaux Côtes de Beaune. TB+.

 

Vincent Dureuil-Janthial, Rully rouge 2015 : Robe rubis foncé, nez très fruité (fruits rouges surtout) à peine sucré et vanillé. Bouche gourmande, aux tannins fins, beau fruité, quelques notes de vanille, légère minéralité derrière qui apporte une certaine longueur. Très bien fait. TB.

 

Dureuil-Janthial - Rully rg 2017 : léger, peu de couleur, pas très épais, facile à boire, acidité élevée, finale un peu courte. Moins bien que dans les millésimes précédents. B+.

 

Dureuil-Janthial, Rully blanc 1er cru Meix Cadot 2019 : couleur un peu dorée, nez très chardo « beaunois » grillé, beurré, plus autolyse que fût sur ce millésime. Bouche grillée, avec du gras, fruits jaunes, attaque très ouverte, opulente, assez mûre, mais finale qui reste fraîche et calcaire, plus tendue, pas trop boisée pour un jeune Dureuil. Déjà très bon mais bien sûr le meilleur est à venir. TB+.

 

Grésigny blanc VV 2020 : encore de l'élevage beurré et grillé, mais bouche avec du fond, bonne acidité, pas de sensation de lourdeur ici, bien né. TB+.

 

Grésigny VV 2013 : doré, beurré, gras, classique tradi, manque un peu d'énergie et d'émotion. B+.

 

Dureuil-Janthial - Bourgogne rouge 2018 : beau pinot, encore assez sérieux, très beau nez sur le fruit, peu d'élevage, encore un poil serré en finale. Belle bouteille en devenir. TB.

 

Dureuil en guesnes rouge 23 : très boisé, toasté, vanillé.

 

Dureuil Rully rg fosse 2017 : tres boisé en l'état... B.

 

Dureuil-Janthial - Puligny corvées des vignes 2019 : très très boisé, beurré, vanillé, bouche qui a gardé du fond et une bonne tension, clairement à attendre pour digérer le bois. B+.

 

1 décembre 2012

Coulée de Serrant-Nicolas Joly (Savennières) ***

Domaine et lieu mythique, géré par Nicolas Joly depuis 1978, grand "ayatollah" de la biodynamie. Les vins (parmi les 5 grands blancs du monde de Curnonsky dans les années 1930) peuvent être exceptionnels de puissance et d'opulence, avec une maturité élevée tout en gardant une trame minérale impressionnante liée au terroir de schiste. Malheureusement environ une bouteille sur deux est oxydée prématurément : dommage pour un vin de garde ! Ces vins "natures" sont pourtant légèrement sulfités (soufre volcanique) à la mise. Depuis l'arrivée de la fille de Nicolas Joly, Virginie, ce problème semble s'atténuer. A confirmer dans les prochaines années...

 

 

 

Coulée de Serrant 2003

Couleur : or, évoluée.

Nez : après 4-5 heures d'ouverture sans carafe, le nez commence à s'ouvrir sans être éxubérant non plus, sur des fruits mûrs, abricots, pêche... un peu de pain grillé et du miel aussi.

Bouche : l'entrée en bouche est étonnante, je ressens très peu d'arômes, j'ai l'impression d'avoir un liquide très épais, avec une matière énorme sans autre goût que la minéralité puis après quelques secondes une vague d'acidité arrive et avec elle tous les arômes : encore du miel, des fruits confits, de la poire, de la mirabelle et un côté végétal ou floral. Le vin est très puissant, je sens une petite pointe d'alcool, qui disparaîtra le lendemain. Je suis par contre assez étonné de sentir un peu de sucre dans ce vin (même si on est loin d'un moelleux), je m'attendais à un vin beaucoup plus sec.

Finale : très longue, puissante, la vague d'acidité se prolonge longtemps et structure le vin.

Note : 18/20. Un vin unique et très complexe, j'aurais juste aimé un nez plus éxubérant, et un décalage moins important entre le début et la fin de bouche.

P1020886

 

Joli reportage ici : http://www.wineterroirs.com/2006/02/joly_serrant.html

 

Nicolas Joly, Domaine de La Coulée de Serrant - Savennières Les Vieux clos 2009 : Robe dorée, très beau nez assez complexe avec du miel, une pointe de cire, des fruits jaunes, des agrumes, un peu de noisette, de pomme blette dans le fond, fait un peu vin moelleux. La bouche est bien sèche, puissante, opulente, mais elle garde juste ce qu'il faut de fraîcheur derrière, elle est fruitée, miellée, légèrement briochée, avec une très légère pointe oxydative, la finale est longue et tendue. Très beau vin. TB+.

 

Coulée de Serrant 2008 : très doré, nez poussiéreux au départ, très miel, mirabelle, fruits exotiques et mûrs, coing, un nez de liquoreux presque. Bouche opulente, 15% d'alcool bien intégré grâce à une bonne acidité, fruits mûrs et miel, 3-4gr de SR ?, bonne longueur, très complexe, intéressant, un peu trop opulent peut-être. TB+.

 

coulée de serrant 1988 : couleur or profond, nez très cire, miel, un peu d'évolution champignon truffe, noisette, puis menthol, abricot sec, coing, Bouche sèche, avec du fruit confit, belle acidité, amers nobles très longs. La grande classe. TB++.

 

Nicolas Joly, Clos de la Bergerie 2015 : couleur qui tire sur l’ambré, nez cire, miel, coing, et fruits secs, déjà très évolué, bouche qui donne l’impression de très vieux vin qui a mangé ses sucres, manque d’intensité et de longueur, déjà un peu fatigué. B-.

 

 

Coulée de Serrant

Vieux clos 2017 : (sur les 3 cuvées 40mg SO2 volcanique total, - de 10mg libre comme par le passé. Entre 2et3gr SR) un peu typé nature, cire, pomme blette. B-.

Clos de la Bergerie 2017 : plus puissant, plus de tension, plus de longueur, toujours un peu de pomme blette, miel, plus épais. TB.

Coulée 2017 : plus gras, plus miellé, plus opulent, manque peut-être d’un peu d’acidité en l’état, belle longueur. Des vins plutôt bien nés, taillés pour la garde, en espérant qu’ils ne s’oxydent pas. TB.

 

21 juillet 2017

Domaine des Hauts Baigneux (Cheillé) ***

Domaine des Hauts Baigneux (Nicolas Grosbois et Philippe Mesnier) - Touraine Azay le Rideau "Les Chênes" 2014 : (100% chenin) Couleur paille, nez marqué par la pierre-à-fusil,  avec derrière des agrumes et des fruits blancs, de la cire, peut-être un peu brouillon. Très belle bouche, tendue, minérale, toujours de la pierre-à-fusil, du citron, du pamplemousse, bonne matière. Finale longue, saline, fraîche, sur le zeste d'agrumes. Très beau chenin au rapport q/p incroyable (11€). Note : 17/20.

 

Blanc chenin 2023 : plutôt austère, noble, tendu, citronné, avec un côté presque tannique des lies, beaux amers. B+. 2025 assez proche.

 

Hauts Baigneux : Tete blanche 23 (moitié de raisins rhône sud) reste frais et pas lourd, floral, simple. Le Sauvignon 2023 très joli sur ce climat frais + argiles à silex, sauvignon pas du tout variétal, ni exotique, reste frais, petite rondeur et confort, très bon. Le chenin 2023 semble plus maigre derrière, manque un peu de fruit au nez mais jolie finale tendue. Blanc chenin 2023 combine tension et confort de texture en bouche, déjà très bon et du potentiel. Clos des Brancs 2023 plus solaire, un peu plus large. Rosé de silex 23 joli rosé astronomique avec de la texture mais peu d’alcool.  Tete red 23 (avec un peu d’achat à gaillac) simple bien fait.  La Cuisine de ma mère Grosbois 23 un peu réducteur. Le Pineau d’aunis 2024 léger, infusé, aérien, très clair, très frais. Le Cabernet Franc 2023 en cuve ultra juteux, gourmand, plein de fruit, top. Sanguine 2022 un peu cacao, fruits mûrs, un peu trop solaire.

Joli Grolleau 2025 assez sérieux par rapport au pineau d'aunis 2025, presque rosé.

hauts baigneux 2014

 

 

Nicolas Grosbois et Hauts Baigneux

Chinon Cuisine de ma mère 2017 un peu vert, Gabare 2017 bien mieux, fruits noirs, encore serré, Noyer 17encore un cran au-dessus, avec une grosse matière et des tannins plus soyeux, Gabare 16 un peu moins bien, puis Noyer 2009 qui commence juste à partir sur le sous-bois, plein de fruits mûrs, très beau. Hauts Baigneux Blanc Chenin 2014 très marqué poire, et pomme au four, manque un peu de tension.

 Sanguine rouge 2019 sur Azay le Rideau. style assez mûr, sanguin, juteux. B+

 

 

21 mars 2017

Nicolas Grosbois (Panzoult) ***

Nicolas Grosbois - "La Cousine de ma mère" 2016 Vin de France "Chiner" en magnum : (La "cuisine de ma mère" est devenue "la cousine" en 2016, Nicolas ayant été obligé d'acheter du raisin du côté de Gaillac, de "chiner", à cause de la grêle, il n'est donc pas en AOC Chinon) Robe rubis, nez très expressif, plein de petits fruits rouges, avec en plus un côté très original, légèrement sucré et gourmand qui me rappelle des yaourts poire/caramel façon tarte amandine ! La bouche est légère, avec des tannins quasi inexistants, une texture soyeuse superbe, pleine de fruits, très gouleyante, à peine sucrée avec juste ce qu'il faut d'acidité pour que ça ne soit jamais écoeurant. La finale est assez courte, mais on a tout de suite envie d'y retourner. Le vin de soif par excellence. Note : 16,5/20.

grsbois 2016

 

Nicolas Grosbois - Chinon "La cuisine de ma mère" 2015 : plus "rustique" que le 2016, plus de tannins, plus puissant, on retrouve le côté légèrement végétal du cabernet. Moins convaincant. Note : 14/20.

 

Négoce, chardonnay 25 un peu mou. Pinot noir 2025 léger, sur le fruit facile. Cabernet franc 2024 gourmand, bien fait. Saumur blanc à regoûter, joli Vouvray. Le Pressoir 24 moins bien.

 

 

Nicolas Grosbois et Hauts Baigneux

Chinon Cuisine de ma mère 2017 un peu vert, Gabare 2017 bien mieux, fruits noirs, encore serré, Noyer 17encore un cran au-dessus, avec une grosse matière et des tannins plus soyeux, Gabare 16 un peu moins bien, puis Noyer 2009 qui commence juste à partir sur le sous-bois, plein de fruits mûrs, très beau. Hauts Baigneux Blanc Chenin 2014 très marqué poire, et pomme au four, manque un peu de tension.

 Chinon Montet 2017 sombre en couleur, nez truffé, assez riche, confituré, fruits noirs, un peu trop vite écoeurant, mais beau jus, à voir à l'évolution, pourra faire un beau pomerol par exemple.