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Mon carnet Vin
19 mai 2014

Ponsot (Morey-Saint-Denis) *****

 

Laurent Ponsot a quitté le domaine Ponsot début 2017 pour créer avec son fils une nouvelle structure (vignes en propriété + négoce) simplement appelée Laurent Ponsot. C'est donc désormais sa sœur Marie-Rose Ponsot et l'œnologue Alexandre Abel qui gèrent le domaine d'environ 8 hectares aujourd'hui. Le style n'a pas changé : on récolte des raisins mûrs, l'élevage se fait en vieux foudres, avec peu de sulfites. Les vins sont mûrs mais peu extraits, avec parfois une pointe de volatile, respectant parfaitement les terroirs, surtout après une longue garde.

 

 

6 - Ponsot, Bourgogne rouge Cuvée du pinson 2010 : couleur assez sombre (pour du pinot), le nez pinote, fruits rouges et noirs, bouche fruitée, élégante, tanins fondus. La table est sur un petit Côtes de Nuits en 2007. Ca manque d'un peu de longueur, mais c'est gourmand et facile, un générique très bien fait. Il fait quand même assez évolué pour 2010, à boire maintenant je pense. TB-.(+- 16/20).

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Ponsot (Gds jours 2018)

Morey 1er cru Monts Luisants blanc 15 : (aligoté !) léger beurré, bouche très fruitée, gourmande, à peine sucrée, pas ultra tendue, mais épaisse avec une belle longueur. Incroyable pour de l’aligoté. TB+.

Morey cuvée des grives 15 : fin, fruité, gourmand, soyeux, dans l’esprit d’un Chambolle, très gouleyant. TB+.

Morey 1er Cru cuvée des alouettes 15 : plus tendu, plus serré, encore un peu boisé en l’état. TB.

Clos de la Roche 15 : couleur sombre, très frais pour 2015, tannins présents mais de qualité, finale très longue, poivrée. Grand potentiel. TB++.

 

 

Ponsot (Gds jours 2022)

MOREY-SAINT-DENIS 1ER Monts LuisantsBlanc2018 : (aligoté) très frais pour 2018, nerveux, minéral, tendu, peu de gras, peu d’élevage, agrumes et amers nobles en finale, très long. TB++.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRUCuvée des Alouettes2019 : (sur Monts luisants) couleur assez claire, beaux fruits rouges, pur, peu d’élevage, frais, tendu, racé, long. TB+

CLOS DE LA ROCHECuvée Vieilles VignesRouge2019 : un peu plus de couleur, plus de volume, même style, à peine plus serré, gros potentiel, mais déjà excellent en l’état. TB++.

 

 

 

Ponsot Gevrey-Chambertin Cuvée de l’abeille 2012 : très clair, nez de fraise et de rose, bouche toute en dentelle, légère, pleine de fruit, d'une grande buvabilité, ne fait pas du tout Gevrey ni 2012 sur le papier, grande élégance. Petit coup de cœur. TB+.

 

Ponsot, Chambolle-Musigny cuvée des cigales 2012 les herbues : (dernier mill. en 2015. élevage de 17mois en fûts de 15ans minimum, 100% égrappé) Couleur très claire, nez encore jeune, sur des fruits rouges frais, cerise rouge et notes florales, très délicat. Bouche pure, peu de volume, toute en tension, avec des tannins un peu serrés en finale mais qui donne de l'allonge, beaucoup de jeunesse et de fraîcheur pour 2012, dans un style trop austère pour certains. L'anti-rondeur d'un mortet par exemple. TB+.

 

Gevrey cuvée de l'abeille 2007 : couleur très claire, à peine tuilée, nez fruits rouges et fumé/lardé, bouche en tension, pas de rondeur, pas très épaisse, longue, pure, fumée, fruitée, beaucoup de longueur sur des petits tannins, tout en allonge, la classe. TB++.

Ponsot, Gevrey-Chambertin Cuvée de l’abeille 2007 : (les epointures) Couleur presque marron clair, nez giboyeux, cuir, kirsch. Bouche toute en tension, pas gros volume, mais surtout marquée viande fumée, salée, plus jeune que le nez, énergique, très longue, acidulée et salée en finale, fait claquer le palais. TB++.

 

Ponsot Bourgogne rouge cuvée du Pinson 2017 : couleur très claire, nez sur la cerise, petits fruits rouges, bouche en dentele, peu épaisse, pleine de fruit, très pur, acidité élevée, plutôt tendue et assez longue, très classe. TB+.

 

Ponsot St Romain Cuvée de la mésange 2015 : couleur dorée, nez fruits exotiques bien mûrs, à peine beurrés, pas de bois ressenti, mais impression d'une légère surmaturité. Ca se confirme en bouche, fruits mûrs, manque de tension, peu de gras, pas de bois, assez simple, longueur moyenne. B.

 

Ponsot - Morey-St-Denis 1er cru « Clos des Monts Luisants » 2015 : (100% aligoté !) Couleur plus dorée, nez sur l’ananas, fruits tropicaux et fruits jaunes bien mûrs. La bouche garde ce fruité avec une belle épaisseur et beaucoup d’acidité dans le fond qui permet d’allonger et d’équilibrer ce vin qui a fait l’unanimité. Superbe. TB++.

 

Ponsot - Morey 1er cru Clos des monts luisants 2014 : couleur dorée, nez très beurré, crème, un peu inquiétant... Bouche sublime grosse densité, beaucoup d'énergie, sur l'ananas, le coing, un peu miel, floral, puis fin de bouche plus agrumes citron, extrêmement longue et salivante. TB++.

 

Ponsot - Morey 1er cru Clos des Monts Luisants 2013 : nez légèrement moins beurré, bouche un peu plus en tension, moins de volume, plus fringante. TB++.

 

Ponsot, Bourgogne pinot noir cuvée du Pinson 2012 : Couleur plus sombre que le Fourrier, nez encore jeune pour 2012, fruité plus « noir », poivre, thé fumé, pot-pourri. Bouche qui combine volume, fraîcheur, maturité, un style très différent du précédent qui fait partir les dégustateurs plus au Sud. Finale très longue, digeste. Une entrée de gamme de très haute volée là aussi. TB++.

 

Ponsot, Chambolle 1er Cru Charmes 2010 : le nez demande un peu de temps, début dévolution, entre deux âges, un peu fermé à l'ouverture. C'est surtout la bouche qui est magnifique, plus fruitée que le nez, texture velours, grosse allonge avec une belle acidité, beaucoup de longueur, de petits fruits de sous-bois, ronce. TB++.

 

Ponsot, Morey 1er Cru Alouettes 2010 : plus chaud, plus kirsché, plus dense et en même temps une acidité peut-être encore un peu plus haute, plus solaire, aromatique un peu chateauneuf, presque encore un peu jeune, pas la finesse du Chambolle bu en parallèle. TB+.

 

 

Monts Luisants 2021 un peu mou. Monts Luisants 1998 très salin, voire salé, truffe, encore jeune, tendu, énorme. Gevrey Abeille 2021 (premier millésime depuis 2012 - vignes arrachées entre temps) très fin juteux, top. Chapelle-Chambertin 2021 tout en tension, finale salivante très longue sur des tannins qui allongent, minéral, top. Alouettes 21 plus coloré, plus puissant, très mûr pour un 2021, à attendre mais prometteur. Clos de la Roche 2021 entre les deux précédents, encore un peu fermé. Clos de la Roche 2016 début d'évolution, dans une belle phase, encore jeune dans l'idéal, très bon.

 

 

Monts Luisants 2022 très grand, pas de malo cette année, grosse tension, sans prendre en volume, très énergique, salivant, long. Gevrey 22 un peu serré. Morey 1er cru 2022 à la fois finesse, grosse allonge minérale, très long, superbe. Chapelle Chambertin 2022 plus chaud, un peu trop solaire. Clos de la Roche 2022 à aller chercher mais fraîcheur et finesse beaucoup de fond, très bien né.  Clos de la Roche 2015 semble très évolué derrière, kirsché, encore serré.

 

1 février 2013

Firriato (Sicile) *** et autres Sicile

Firriato - Alcamo Bianco DOC 2012 : (100% catarratto), couleur paille, nez fruité (pêche, abricot surtout et peut-être un peu de poire) et floral. Bouche vive, avec une bonne acidité et de la fraîcheur, on retrouve l'aromatique du nez, manque un peu de matière. Longueur moyenne, finale très légèrement alcooleuse. Un petit vin simple mais plutôt bien fait qui permet de découvrir le cépage. Note 14/20.

firriato

 

 

 

Autres Sicile

Arianna Occhipinti **** – Il frappato 2007 : (100% frappato) couleur assez claire, très beaux nez avec les petits fruits rouges d’un pinot mais ça ne pinote pas vraiment, la fraise écrasée du grenache mais ça manque un peu de puissance pour en être un, quelques notes florales, et l’impression d’un vin pas/peu soufré. La bouche est toute en finesse et en fraîcheur, pleine de fruits rouges, avec une bonne longueur. J’adore. TB.

 

Occhipinti - Frappato Contrada PT Pettineo 2019 : (parcelle la plus en finesse, vignes de 70ans, sables et calcaire. Elevage sous béton ?) Couleur rubis un peu trouble, nez petits fruits rouges acidulés, griotte, rose, herbes du sud, orange sanguine. Bouche en longueur, acidulée, pas un gros volume, aromatique pinot avec une petite volatile, herbes du sud, seulement 12,5% d'alcool, pas mal d'acidité, encore quelques petits tannins qui allongent la finale, beaucoup de fraîcheur, d'élégance, de sensation terroir. TB+.

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Carole Bouquet (Sicile) *** – Passito di Pantelleria 2006 : couleur ambre foncé, très beau nez sur le caramel, figues, dattes, fruits secs... Un peu moins bien en bouche, la finale est un peu alcooleuse, fait vin muté, manque un peu d’acidité. Bonne longueur. C’est bon, mais loin du Passito de Donnafugata. TB-.

 

Curatolo Arini ** - Paccamora Nero d'Avola IGT Terre Siciliane 2016 : robe assez clair, beau nez de fruits rouges, frais, gouleyant, pas très long mais très sympa, loin du côté confituré des Nero d'Avola à la mode. B+.

 

 

Serraghia (Gabrio Bini) *** - Fanino 2023 : (catarratto et pignatello, cépages rouge et blanc en amphore façon vin orange) Couleur orange-rouille clair et trouble, nez exubérant qui muscate un peu, très pinède, lavande, myrte, ça y envoie dès l'ouverture. Bouche avec pas mal de gaz, vin exubérant, à boire assez frais, peu d'alcool mais très aromatique, on secoue un peu et là c'est le drame l'acétate ressort, la souris arrive, la bouteille finit à l'évier. Dommage le genre de vin qui avec un peu d'âge et sur une bonne bouteille peut être la grande émotion, mais pour combien qui finiront à l'évier... Moyen.

 

 

Eduardo Torres Acosta *** - Versante Nord Nerello Mascalese IGT Terre Siciliane 2018 : (élève d'Arianna Occhipinti, vignes sur l'Etna. 13,5%) Couleur assez sombre pour mascalese, nez à peine fumé, fruits rouges et noirs, bouche un peu serrée, sûrement encore jeune, belle matière, reste assez frais et pas trop lourd en alcool, mais finit un peu dur. B+.

Eduardo Torres Acosta - Quota N 2019 : (nerello, carricante, coda, grecanico...) Couleur très claire, nez fruits rouge, floral, réduit à l'ouverture, mieux après 1hou2, bouche avec beaucoup de fruit, tannins encore un peu serrés mais moins que le Versante Nord, trame minérale volcanique qui donne de l'allonge, esprit Barolo tradi. Assez long. TB.

 

 

Tasca d'Almerita (Tenuta regaleali) **** - "Nozze d'Oro" DOC Contea di Sclafani 2011 : (Sicile, 80% inzolia 20% sauvignon, élevage 5 mois cuves) couleur paille, nez frais et floral, avec de l'anis, de l'abricot, pamplemousse, citron, très sympa. Bouche vive, fraîche, plus sur le pamplemousse et le citron, un peu de cassis dans le fond, mais manque un peu de matière. Finale courte. Note : 15/20.

tasca d'almerita nozze

 

 

Caruso & Minini Tasari ** - IGT Terre Siciliane Catarratto 2014 (Italie) : nez très fruité, pêche, poire, agrumes, bouche légère, manquant d'un peu de tension. Longueur moyenne. Vin sympa, bien fait, facile à boire. B

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Caruso & Minini Terre di Giumara - Nerello Mascalese 2016 : Robe rubis aux contours violets, nez un peu amylique, très bonbon aux fruits rouges, bourgeon de cassis. Bouche fruitée, très facile, belle texture soyeuse, pas de tension, un côté Beaujolais nouveau, finale  très courte. B-.

Caruso & Minini, Nero d'Avola 2016 : même domaine et même façon de travailler mais avec un cépage différent, le célèbre Nero d'Avola. La couleur est plus sombre, un peu plus de puissance mais le même caractère fruité, peu tannique et gourmand. B+.

2018 : encore plus confituré voire sucré. B-.

Caruso & Minini Naturalmente Bio - Nero d’Avola bio 2016 : plus noir que le précédent, plus intéressant, plus de fraîcheur, bonne acidité dans le fond, quelques fruits noirs et épices, longueur moyenne. B+.

Grillo bio 2020 : aromatique, léger, facile, simple. B.

 

 

Ayunta ** - IGT Terre Siciliane Nerello mascalese rosso 2022 : nerello très clair en couleur, simple, léger, facile. B+.

 

Gulfi **, Valcanzjria 2024 blanc : très boisé, pas d'acidité, bof.

 

Carlo Hauner **, Malvasia delle Lipari passito 2022 : lourd, manque d'acidité, pas si sucré pourtant.

Hauner, Hiera 2023 : (calabrese, alicante, nocera) très fin, frais, joli fruité, joli.

 


Mortellito ** - IGP Terre Siciliane Tuttu 2022 ? : (nero d’avola + vieux cépages rouges et blancs) style qui tire sur le nature, propre, acidité d'un blanc, aromatique rouge, fruits juteux, facile à boire. B+.

 

Cusumano *** - Salealto tenuta Ficuzza IGT Terre siciliane 2021 : (inzolia, grillo, zibbibo) couleur très dorée, nez qui sent le muscat, semble sucré, Bouche finalement sèche, gros volume, muscatée, miellée, assez fraîche avec de l'acidité, contraste avec le nez, bien fait même si on sent un peu trop le muscat à mon goût. TB-.

Cusumano, Alta Mora Etna Rosso 2018 : début d’évolution au nez, jolie bouche, fondue, pas trop tannique pour du nerello, facile à boire, manque juste un poil d’allonge.

 

Passofonduto Giuseppe Cipolla ***, Occhio di Sale 2024 : (Centre de la Sicile. Domaine proche du nature créé en 2014. rosato. Nero d'avola + inzolia, trebbiano... Une partie macère une nuit. Cuve inox) Couleur rosé foncé, façon Mas Jullien par exemple, un peu rouillé. Nez de framboise, fruits rouges, épices, façon rosé de gastronomie sérieux. Mais la bouche est légère en alcool (11,5%), vive, avec une certaine tension, fraîche, et facile à boire, pas spécialement nature, avec une aromatique qui garde un peu de caractère comme au nez. Il rappelle par exemple le rosé de Xinomavro, avec peut-être un peu plus de vivacité mais moins de corps ici. TB.

 

Fede Graziani ***, Etna Rosso 2022 : (13,5%. 90% nerello mascalese) Style tradi, un peu façon Passopisciaro, un brin rustique mais classe, noble, légère volatile, mais finale umami très longue. TB.

 

14 décembre 2023

Visite au domaine Les Chemins de l'Arkose (Montpeyroux) ***

 

Visite au domaine Les Chemins de l’Arkose à Montpeyroux.

 

 

Pour le coup j'ai l'impression de déjà bien connaître les vins d'Yvan chez qui j'ai eu l'occasion d'aller plusieurs fois ces dix dernières années. Ce sont pour moi des valeurs sûres si on cherche du bio, pas tout à fait nature mais presque (une dizaine de mg à la mise en moyenne), propres, de bon rapport qualité/prix, et dans un style un peu "rustique" dans le bon sens du terme : des vins de terroir et de caractère. Je dois avouer que je n'avais pas forcément prévu de repasser chez Yvan et Audrey jusqu'à ce que j'apprenne par hasard dans le Rouge et le Blanc qu'ils travaillaient une vigne d'hybride ! Et je ne regrette pas du tout ma visite, bien au contraire, puisqu'en plus des hybrides j'ai eu la bonne surprise de voir un nouveau chai et des nouvelles cuvées. Ici aussi ça bouge, ça se remet en question et ça progresse constamment.

 

 

Yvan Bernard s’est installé sur le village de Montpeyroux en 2001. Il s’est officiellement associé avec Audrey Baldassin (déjà employée au domaine depuis quelques années) en janvier 2021, d’où le nouveau nom du domaine : les Chemins de l’Arkose. Le domaine est certifié bio depuis 2009, et certifié en biodynamie par Demeter depuis 2021.

 

 

Il possède désormais 13 hectares + l’équivalent de 4ha environ en négoce :

1/3 sur Montpeyroux/Authezat/La Sauvetat 

1/3 sur Corent : un peu à l’est, au Nord, au sud (mais les vignes du sud vont être arrachées, replantées au nord)

1/3 sur Blanzat/Sayat : des gamays et quelques pinots qui donnent principalement la cuvée le Clos, rachetés plus récemment à JP Prunière.

 

 

Une nouvelle cave vient d’être construite sur Montpeyroux-Ouest avec plus d’espace, il y aura la possibilité de faire un petit caveau de dégustation face aux vignes, une petite chambre à l’étage et une salle de réception.

nouvelle cave chemins de l'arkose

pinots noirs montpeyroux

 

Les 2023 ont été vinifiés dans le nouveau chai. « On commence à apprendre ce qu’il y a comme levures. Tout a été fait en levures indigènes, ça s’est bien passé. Ça a moins patiné qu’en 2022, on n’a pas pris de volatile cette année. On a tout de même préparé des pieds de cuve une semaine avant les vendanges pour être tranquilles. »

 

 

Quelques 2023 sur cuve

nouvelle cave Yvan

 

L’autre rive chardonnay : (négoce, à Dallet. Achat de raisins bio à de jeunes viticulteurs qui autrefois vendaient à la coopé. Depuis 3ans les raisins sont vendus à Yvan et à Patrick Bouju. Sols calcaires et basaltes. Expo Nord-Ouest, ça regarde Pont-du-Château. Vignes de 10ans. Parcelle solaire, mais il y a eu de l’eau ici contrairement à Montpeyroux) chardo assez floral, vif, fruité, manque un peu de tension en 2023 mais facile à boire.

 

Au pied du mur chardonnay muscaté : (parcelle d’à côté, 10ans aussi environ. En 2023 la moitié a fait une macération de 6 jours) un chardo qui sent en effet bien le muscat au nez. La bouche n’a pas une grosse acidité en 2023, mais la macération emmène du peps avec une finale sur les amers, pas trop tannique non plus.

 

Aligotés plantés sur Corent Nord il y a 4ans (vont remplacer l’aligoté de négoce Fleuve tranquille. 2023 sera le premier millésime) non goûté.

 

Oppidum (chardonnay Corent sud pour le moment) : non goûté.

 

Les Dômes rouge 2023 : (tous les gamays de Corent, surtout des gamays d’Auvergne, Corent Nord et à peine à l’Est. En semi-carbo) Coloré en 2023, très juteux, plein de fruit, belle acidité derrière, se goûte déjà très bien, presque prêt. Délicieux. « Sur cette cuvée il faut ramasser à la limite de la sous-maturité ». Ça + Corent Nord aujourd’hui ça permet vraiment de trouver un bel équilibre sur les millésimes chauds.

 

Le Clos lot 1 : (gamays du Beaujolais plantés à Blanzat en 2000 et quelques pinots. Ici c’est solaire, plus marneux) Couleur très noire, le nez fait syrah je trouve, fruits noirs, presque lardé. Bouche mûre, large, puissante, mais bien faite, qui ne tombe pas dans le trop confit. C'est bon, mais il faut savoir à quel type de vin s'attendre.

 

Le Clos VV : (« ça ira en demi-muids bientôt, je verrai ensuite si j’assemble ou non avec le précédent ». Veux gamays d’Auvergne des années 50 avec quelques hybrides, des teinturiers, des chasselas, « à l’ancienne ». Vinifié à la Jacques Néauport en millefeuilles, une couche égrappé/une couche grappe entière. Macération plus longue, 20jours) Couleur plus violacée mais plus claire, bouche plus tendue, moins large, acidité plus haute, impression minérale, une finale qui allonge beaucoup plus, sur des tannins un peu serrés mais ça pousse très loin. « Les vieux gamays d’Auvergne, sur nos terroirs, c’est autre chose que les gamays Beaujolais ! »

 

Pinots d’Authezat, Vieilles vignes, jus de goutte : (en 2023 il a fallu s’adapter, mettre beaucoup de grappe entière notamment, les gouttes sont vinifiées à part cette année, on verra à la fin…) un jus étriqué, serré, compliqué en l’état.

 

 

 

Et les hybrides ?

 

Pour les plus motivés quelques pistes de lecture/visio : Vitis Prohibita, documentaire de Stéphan Balay (2019), Pascaline Lepeltier, Mille Vignes (2022), Valentin Morel, Un autre vin, comment penser la vigne face à la crise écologique (2023) et surtout Le Rouge et le Blanc n°144 (2022).

 

Pour faire simple : un hybride est un croisement d'une vigne européenne (vitis vinifera - quasiment tous nos cépages aujourd'hui) avec une vigne américaine le plus souvent (vitis riparia, rupestris, berlandieri, labrusca - que nous connaissons très mal...). Au 19e siècle, pour tenter d'améliorer nos rendements, nous avons importés, entre autres, des cépages américains qui portaient sur eux le mildiou, l'oïdium (des champignons) puis le phylloxéra (un puceron). Ces cépages-là s'étant acclimatés au fil du temps, ils sont, eux, résistants. Le vignoble européen est entièrement détruit, il faut trouver une solution : les vitis vinifera seront greffées sur des pieds américains. Jusque-là l'histoire est connue. Ce que l'on sait moins c'est que pendant longtemps, des cépages américains ou des cépages hybrides côtoient nos vitis vinifera. Au début du 20e siècle près d'un tiers du vignoble français est en cépages hybrides et l'on a recensé près de 3000 cépages différents. Dans les années 1930, la France est en surproduction de vin : pour des raisons politiques l'Etat décide de garder toutes les vitis vinifera plantées dans nos colonies et interdit la commercialisation des hybrides. Puis suite à la Seconde Guerre Mondiale, l'Etat doit rembourser les Etats-Unis (le plan Marshall) : il décide de lui acheter des produits phytosanitaires à grande échelle, il fait la promotion des vitis vinifera très sensibles au mildiou et à l'oïdium et demande l'arrachage des cépages résistants ! Il faut trouver une raison : on prétexte donc un fort taux de méthanol qui rendrait fou. La mauvaise réputation est faite ; les vitis vinifera et les produits chimiques l'ont emporté. Depuis quelques années certains hybrides ont été autorisés à nouveau, hors AOC bien évidemment...

 

 

Qu'en pense Yvan ? Comme Valentin Morel, son combat ce sont les traitements : " En 2023 je finis à 11 traitements cuivre/soufre, environ 3,5kg/ha, si tu ajoutes le coût des produits phyto qui n'arrêtent pas d'augmenter, l'essence pour le tracteur, le temps et l'énergie que ça coute, c'est plus possible ! " On sait aujourd'hui que sur le long terme la "bordelaise" est mauvaise pour les sols et pour les eaux. "Tu peux pas traiter comme ça et te revendiquer bio/ écolo, tout faire pour te passer de SO2 en cave etc... il faut être logique, et agir". Le livre de Valentin Morel n'est pas sorti comme ça, les vignerons commencent à être nombreux à se poser les mêmes questions.

 

 

parcelle 5455

 

Voici la vigne de Plantet ou 5455. C'est une parcelle qui appartenait à la grand-mère d'Audrey qu'Yvan a récupérée il y a quelques années ((à l'époque il ne connaissait pas encore Audrey !). "Ca fait 25ares en tout, les vignes ont environ 70-80ans. C'est planté "à l'ancienne" en 10000 pieds/ha avec 2/3 de gamay dont quelques teinturiers parce qu'il fallait bien donner un peu de couleur au vin, quelques chasselas pour avoir du raisin de table et les 5 rangées les plus à gauche ce sont les hybrides. C'était l'assurance climatique. Même les années de gel ou les années où on n'avait pas le temps de s'occuper de la vigne ça donnait un bon rendement". La plupart sont en franc de pied, mais pas toutes, c'est pas évident de savoir exactement. En blanc ce sont des pieds qu'Yvan vient de remplacer. "Juste devant nous on est directement dans le caillou, l'arkose (roche détritique issue du granit riche elle aussi en quartz et feldspath), la sécheresse de 2019 a eu raison de pas mal de pieds, au fond c'est plus argileux en surface, ça n'a pas souffert." Yvan fait quand même un labour, "on peut s'en passer à certains endroits mais ici c'est compliqué". Ce qui est replanté est greffé. En 2023 il sort 80hL/ha et un seul traitement. 

 

Voici ce qu'on peut lire du plantet sur les cépages.fr : "Cépage plantet ou 5455 Seibel aurait été obtenu par André Seibel au début du 20e siècle par un croisement de 4461 Seibel et d’un vitis berlandieri. Un seul clone agréé, le 1330. Avant 1960 il était le second HPD (hybride producteur direct - non greffé) le plus planté derrière le chancellor. Un cépage qui donne de gros rendements, riche en couleur, faible en tannins, avec une bonne acidité, aux arômes foxés."

 

Il y a une seconde petite parcelle comme celle-là avec du plantet et quelques pieds de chambourcin et de rayon d'or. Les nouveaux plants ne sont pas si difficiles que ça à trouver, les plantet proviennent de chez un papy en Haute-Savoie. "En cherchant et en discutant avec les collègues on trouve pas mal de variétés aujourd'hui".

 

A l'avenir Yvan a prévu de planter entre 0,5 et 1ha d'hybrides sur Authezat, avec peut-être 5-6 cépages différents afin de pouvoir faire des tests. Le but n'est pas forcément de passer tout le domaine en hybride. Mais un petit pourcentage, c'est un gain de temps, d'énergie, l'assurance que tu vas récolter, un gain financier donc, qui te permet de mieux t'occuper du reste. Ca permet de garder un prix de vente abordable sur la gamme. Ca permet aussi d'échanger les résultats avec les collègues, c'est comme ça qu'on pourra avancer.

 

 

Quid de la qualité des hybrides ?

Si tout le monde s'accorde sur les avantages écologiques et économiques des hybrides, le grand débat réside sur leur niveau qualitatif. D'après Yvan la mauvaise réputation des cépages résistants vient du fait qu'à l'époque on ne savait pas vinifier. "Va goûter les hybrides de Vin Nu dans la Creuse, ou ceux de Francis Rousset-Coteaux des Girondales en Haute-Savoie, notamment son Divico, un rouge originaire de Suisse et tu verras qu'il y a des vins excellents". Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd... Il faut bien avouer qu'on ne leur a jamais laissé leur chance : lorsque la bonne variété sera plantée sur le bon terroir avec des rendements relativement limités et des vinifs de qualité nous verrons bien...

 

Le Plantet 2023 sur cuve : (vinifié en rosé, goûté sur une cuve qui a fini de fermenter, elle sera assemblée avec une cuve en fermentation, le tout mis en bouteille à 15gr de SR restant pour finir la fermentation et faire un pét' nat' rosé, la cuvée 5455) Couleur rose-framboise, nez fruité, framboise, fraise, assez classique au sens où il n'y a rien de très différent d'une vitis vinifera, absolument rien de foxé. Idem en bouche, c'est très bon, très fruité, pas trop d'alcool, une bonne fraîcheur dans le fond, très bon et très gourmand, on pourrait le boire comme ça. 

 

 

Alors est-ce que les hybrides sont l'avenir du vin ? Je dois avouer que je n'en sais rien du tout, mais plus je m'intéresse au sujet et plus je trouve que les partisans de ces cépages résistants ont d'excellents arguments.

 

 

Un grand merci à Yvan pour le temps accordé et pour toutes ces discussions. Ici, le bio c'est un état d'esprit et une façon de vivre au quotidien. D'ailleurs il paraît que l'on parle de plus en plus de l'irrigation dans les Côtes d'Auvergne ! Quel scandale ! Encore une raison de plus de mettre en avant les hybrides qui eux n'ont pas besoin de beaucoup d'eau...

 

 

 

 

 

Les vieilles dégustations/visites :

 

Aligoté 2020 Fleuve tranquille (sur cuves) : (achat de raisins à des amis sur Pernand-Vergelesses) nerveux, tendu, et aromatique (fleurs blanches et abricot) Bien fait, réveille les papilles pour commencer. B+.

Chardonnay Oppidum 2019 : (un seul fût de 500L cette année de petite récolte, pas assez de raisins pour faire aussi des cuves) très peu marqué par l'élevage, chardonnay floral, à peine anisé, qui a gardé du peps sur cette année de sécheresse. B+.

Les Dômes 2020 (sur cuves) : (gamay) gamay juteux, frais, plein de fruit, très gourmand. B+.

Le Clos 2020 (sur cuves) : (nouvelle cuvée, faite sur Blanzat, dans un quasi monopole de 2,5ha, grosse majorité gamay. L'autre parcelle sur Blanzat servira à faire un rosé) Couleur sombre, crème de cassis, confituré, encore un peu de sucrosité, tannins gras, solaire, doit finir de se mettre en place. B.

Banlieue rouge 2019 : (carbo. raisins achetées en Côte Roannaise, gamay sur granite, sans sulfites) un peu de volatile, moins en place que le reste. B-.

Petrosus 2019 : (environ 90% pinot noir, sur Authezat. Egrappé) goûte sur la prise de bois en l'état bien qu'il y ait un demi-muid et un fût non neuf, mais avec un joli fond, de la fraîcheur, une bonne longueur. Prometteur pour dans quelques mois. TB-.

Terrasses 2019 : (syrah, petite syrah et serine sur Montpeyroux, plantés en 2004 et 2012. Pour la première année élevage en amphore - une en grès et une en terre cuite - tout égrappé) Fruits noirs, très mentholé, eucalyptus, assez mûr, mais belle acidité, bien que les PH soient montés à 4 cette année de sécheresse contre 3,4-3,5 en moyenne. Le choix de ne pas faire de barrique a donc été payant. Ca manque un peu de précision, prometteur pour dans quelques mois aussi. TB-.

Arkose 2018 : (gamay, vieille vigne, élevage 1an, en cuves sur ce millésime-là) Gamay sérieux, concentré, poivré, avec des tannins encore un peu serrés, mais belle matière. Mérite d'être encore attendu un peu. TB-.

(Les vignes de la cuvée de Boudes Echalas ont été arrachés en 2017 et plus de négoce bio sur ce secteur. Replantation prévue pour dans quelques années)

 Petrosus 2021 : un peu réduit et gaz, pas tout à fait en place. B-.

 

 

Fleuve tranquille 2023 : aligoté mûr au nez, un peu ananas, ne fait pas du tout aligoté mais c'est excellent, bouche un peu ronde, pas une grosse acidité, mais gourmand, exotique, très sympa.

 

Banlieue rouge 2023 : jus de fruit simple, avec un peu de blanc dans les rouges cette année, facile.

 

Syrah Terrasses 2022 : belle syrah, fine, précise, longue, déjà accessible, tannins fins.

 

Arkose 2022 : beau jus mais tannins un peu serrés, à attendre.

 

 

Autre passage au domaine avec dégustation en bouteille de :

Côtes d'Auvergne blanc Oppidum 2015 : (100% chardo, cuves, sans malo) très bon chardonnay, assez floral, citronné, un peu de réglisse, vif, avec un peu de gras en bouche, une assez bonne longueur, frais pour du 2015. TB-.

Côtes d'auvergne rouge Les dômes 2015 : (gamay et pinot) nez très fruité, plein de fruits rouges, qui fait surtout gamay, la bouche n'a pas une grosse matière mais c'est frais, fruité, très gouleyant. TB-.

IGP Puy de dôme Petrosus 2015 : (pinot, sols argilo-calcaires surtout) un peu d'élevage caramel/vanille au nez, bouche assez mûre, bonne acidité, tannins un peu trop présents en finale, l'élevage a besoin de se fondre aussi, même si ce n'est pas trop marqué (fûts d'un vin ou plus). B.

IGP Arkose 2014 : (gamay sur arkose = granit) Beaucoup de poivre blanc au premier nez, un beau fruité, bouche vive avec une belle matière, pas de sensation d'élevage, tannins plus fondus que dans le précédent, plus long que les Dômes. TB.

IGP Les Terrasses 2014 : (syrah sur arkose) Assez fin pour de la syrah, beaucoup de fruit, pas très tannique, avec un peu de violette et de poivre, un peu moins long et moins gourmand qu'Arkose. TB-.

Terrasses 2015 : goûté en cuve d'assemblage, pas tout à fait en place.

 

 

 Oppidum 2022 : chardo floral et fruité, bon mais finale qui manque un peu de tension sur ce millésime chaud à Corent sud. B+.

Yvan Bernard - IGP Puy-de-dôme "Petrosus" 2012 : (100% pinot noir, fûts de 3à6vins), puissant, très tannique, beaux fruits rouges et noirs, violette, grosse matière, bonne longueur, pas de bois ressenti. A attendre, bon potentiel. TB-. (15/20).

"Arkose" 2012 : (100% gamay, fûts de 1à2vins), couleur assez sombre pour lui aussi, moins tannique et moins puissant que le précédent, très fruité, cerise croquante, là aussi belle matière et bonne longueur. Je l'aurais servi avant Petrosus personnellement, mais Yvan Bernard trouve Arkose plus puissant lui. Du bon travail en tout cas.TB-. (15/20).

"Les Dômes" 2013 côtes d'auvergne : (gamay, pinot noir) réduction et un peu de gaz à l'ouverture, très bien après quelques heures de carafe, beaucoup de fruits, bonne acidité, frais et agréable. B+.

yvan bernard

 

 

Arkose 2018 un peu réduit, dur. Petrosus 2018 ultra réduit ce jour-là et pas en place, mais à l'ouverture du salon dans un froid glacial pas évident pour les vins... Terrasses 2018 bien plus en place, syrah fraîche, juteuse, avec du caractère.

 

 

Chemins de l’arkose (Côtes d’Auvergne- loire volcanique)

Le clos 2022 : réduit, compliqué en l’état, mais à voir dans quelques semaines. B-.

Arkose 2021 : beau jus, avec du fond, frais, encore un peu serré, belle longueur. TB.

 

 

Les Chemins de l’Arkose, Vin de France Les terrasses 2022 (100% syrah, à Montpeyroux) : couleur claire pour une syrah, nez à peine réduit à l’ouverture au nez puis il s’ouvre sur des fruits noirs, un peu lardé. Bouche légère, facile à boire, peu d’alcool (12%), avec des tannins fins, très digeste, manque juste un peu de longueur dans cette série. On voit en tout cas clairement l’intérêt de la syrah en Auvergne, aujourd’hui très bien adaptée sur nos coteaux exposés sud. TB.

 

 

Les Chemins de l’Arkose, Vin de France 54-55 (100% plantet ou 54-55, pet’nat’ rosé, à Montpeyroux.) : un pet’ nat’ à base d’hybrides. A ouvrir 1-2h à l’avance ou à carafer car la bulle est très présente à l’ouverture et pas de soucis, couleur rose foncé trouble, nez gourmand fraise, framboise, bouche légère, facile, simple mais efficace, impression d’une toute petite sucrosité. Parfait pour finir sur une note rafraîchissante. B+.

 

Chemins de l’arkose : Pet’ Nat’ 54-55 rosé 2023 joli fruité, bulle peut-être un peu grosse, mais frais et gourmand.

 

Loire volc 26 : Fleuve tranq 25, Oppidum 24 combine le gras du chardo en fût et la tension du millésime 24. Pied du mur, Corent rosé, Domes 25, Banlieue rouge, Clos 24, Terrasses 23 excellent syrah, fraîche larde bien, tannins fins, frais et élégant avec une aromatique de caractère, Arkose et Petrosus 23 moins bien en place avec une vol un peu haute.

 

12 mai 2021

Les Terres d'ocre (Châtel-de-Neuvre) ***

 

Domaine de 15 hectares créé par Eric et Valérie Nesson (d'abord viticulteurs vendant leurs raisins à la coopérative) et leur neveu Florent Barichard qui est arrivé pour vinifier en 2013. Le domaine est bio (certification pour 2020) et commence la biodynamie, avec l'aide notamment de Damen Delecheneau (domaine Grange Tiphaine).

 

 

Instant T blanc 2019 : (chardonnay, tressallier en cuve) très belle entrée de gamme avec un léger gras, de la matière, de la tension derrière. Frais et gourmand. TB.

Tressallier 2019 : (oeuf béton 20HL + jarre en grès 10HL) très beau nez floral, minéral, agrumes. Bouche très tendue, minérale, profonde, avec une finale longue, salivante, très fraîche. TB+.

Les gravoches blanc 2015 : (parcellaire 1/3 fût neuf. Chardonnay tressallier) nez encore à peine boisé, beurré, brioché, bouche grasse, garde une bonne fraîcheur pour 2015, élevage bien intégré, brioche, poire, agrumes, léger beurré, assez long. TB.

Instant T rouge 2019 : (gamay pinot) plein de fruit, croquant, gourmand, bonne épaisseur, texture assez soyeuse, pas très long mais efficace. B+.

Les cailloux pinot noir 2019 : (pinot noir. Nouveau nom de la cuvée l'inédit) bouteille avec 2 jours d'ouverture, pinot avec de la couleur, de la matière, légèrement épicé. TB-.

Les ardelles 2016 : (parcellaire, gamay pinot en fût) première bouteille avec 2 jours d'ouverture un peu fatiguée, seconde boutelle tout juste ouverte avec de la réduction, léger boisé bien intégré, beau jus, concentré, tannins fondus, avec une bonne longueur. TB-.

Clin d'oeil blanc 2020 : pét nat, 3gr de SR, assez rond, bulle fine, manque un peu de tension, tout juste en bouteille, doit se mettre en place. B+.

Clin d'oeil rosé 2020 : idem, nez gourmand, fraise, framboise, bulle un peu plus grosse, reste assez frais en finale. B+.

 

Très belle série, rien à jeter, tout est bon, même impressionnant sur les blancs, une des meilleures adresses d'Auvergne sans aucun doute, avec de gros progrès depuis 2013 et ce n'est probablement pas fini !

 

 

 

Les Terres d'Ocre - Saint-Pourçain rouge InédiT 2013 : (pinot noir) robe rubis, le nez est un peu fermé à l'ouverture puis bien mieux après 2-3h, sur les petits fruits rouges, la cerise, quelques notes végétales. Bouche légère, quasiment pas de tannins, très fruitée et gouleyante, manque un peu de maturité mais elle a une belle acidité et beaucoup de fraîcheur. Finale de longueur moyenne, sur les fruits rouges, un peu de poivre. Bon vin, très facile à boire, qui fait partie des références de l'appellation. Note : 15/20.

inedit terres d'ocre

 

Terres d'Ocre - Clin d'oeil brut 2014 : Une bulle sympa, facile à boire, assez sèche, légère amertume en finale. B+.

 

Terres d'Ocre - Trésallier 2017 Vin de France : (100% trésallier, fait sur Saint-Pourçain) couleur claire, nez citronné, floral, un peu d'autolyse grillée, bouche tendue, belle énergie, assez longue. TB.

 

Terres d'Ocre - Saint-Pourçain blanc Gravoches 2015 Mag : élevage qui s'est bien intégré depuis la dernière dégustation il y a 1an 1/2, léger beurré, fuité, floral, assez long, dans une bonne phase. TB.

 

Instant T blanc 2020 : aromatique simple poire, agrumes, bouche avec du peps, pas un gros volume mais frais, fruité, légèrement salivant. B+.

 

Instant T blanc 2022 : nez poire anisé, bouche fruitée, presque pinte de sucrosité à l'attaque, pas trop lourde, acidité moyenne, mais peu d'alcool, très facile à boire. B+.

 

Les cailloux 2021 pinot noir : ultra clair, très léger, infusé, rappelle un poulsard, ronce, pivoine, très digeste, tout en finesse, peu épais, salivant. TB.

 

 

Terres d’Ocre

Instant T Blanc 2022 : fruité, fleurs blanches, léger, pas une grosse acidité, très facile. B+.

Trésallier 2022 : (œuf béton, jarre grès) pas tout à fait en place, un peu fermé, austère, bonne acidité, le côté nature se sent un peu plus ici. B+.

Champ carré 2020 : (en 400L) très poire, typé chenin, volume, belle acidité, amers en finale. TB+.

Instant T rouge 2022 : (90% grappe entière) très frais, juteux, végétal noble. TB.

Les cailloux 2021 : (grappe entière) aérien, frais, floral, infusé. TB.

Gamay 2022 : (cuve et amphore, grappe entière) très frais, poivré, élégant. TB+.

 

 

Terres d’Ocre, Vin de France Les Cailloux Pinot noir 2022 (100% pinot noir, à Châtel-de-Neuvre) Couleur framboise, nez plein de petits fruits rouges, éclatant, gourmand, marqué par la grappe entière aussi, clairement floral, pas très loin du côté bonbon mais il s’arrête juste où il faut. Bouche infusée, très pure, toute en fruit, acidulée, florale, toute en élégance, longueur moyenne mais on y retourne très facilement. (A carafer ou secouer un peu car il y a une pointe de gaz à l’ouverture - mais personne ne l’a senti du coup). TB+.

 

Terres d’ocre : Instant T blanc 23 manque un peu de peps. Tressalier 23 très joli avec tension et fruité. Gavroches 2023 un léger élevage maîtrisé donne un peu de confort à l’attaque, finale saline/umami, longue, un des blancs du salon. Champ carré 21 comme à son habitude fait chenin, sur la poire, belle tension.  Instant T rouge 23 du plaisir, fruité, infusé, fin. Le Gamay facile et juteux. Pinot Noir 23 toujours ce style très floral, infusé, serre à peine en finale, jolie longueur. Ardelles 22 un peu sur l’élevage encore. Très belle gamme, aujourd’hui très cohérente, sans défauts.

 

Instant T blanc excellent en 2024, bien plus de peps qu'en 2023. Tressallier 23 manque de peps désormais, se goûtait mieux jeune. Gavroches 24 très bon, combine gras et tension, Champ carré 21 très bon aussi.  Instant T rouge toujours léger facile, Le Gamay en 2024 un peu serré réduit. Pinot noir 23 toujours joli dans son style très infusé. Ardelles 23 un poil trop sur l'élevage à ce stade.

 

21 juin 2021

Grosbot-Barbara (Cesset) ***

 

Visite au domaine Grosbot-Barbara

GROSBOT

 

 

Sur fût : quelques blancs 2020, Maltotes, Prince Charles et Quarterons notamment sur différents fûts, millésime qui s’annonce gras, solaire, puissant, mais l’acidité est là, ph très bas, bien plus que 2019. Maltotes s’en sort le mieux avec ses sols calcaires qui apportent plus de tension.

 

CHAI GROSBOT

 

 

 

En bouteille

 

Bulle 2019 : (100% gamay en blanc de noirs, sans dosage) bulle comme toujours vineuse, assez ronde, moins austère que par le passé sur ce millésime mûr.

Conservatoire des cépages rares 2016 : (saint pierre doré, meslier st françois, romorantin, melon, aligoté, tresallier, pinot chardonnay, sauvignon, pinot gris, pinot blanc) Vin avec beaucoup de gras, un peu trop par rapport à l’acidité un peu basse.

Alon 2020 : plus solaire et rond que les années précédentes, plus sudiste, mais reste équilibré, dans un autre style, plus riche mais aussi plus complexe.

Prince 2019 : là aussi plus solaire, plus gras qu’en 2017 et 2016, encore un peu sur l’élevage à attendre.

Maltotes 2019 : comme toujours il s’en sort bien sur les millésimes solaires avec une belle trame calcaire dans le fond, déjà excellent en l’état, peut être attendu aussi sans problèmes.

Chambre d’Edouard 2018 : (pinot majoritaire) un jus de fruit très gourmand, gouleyant, plus rond et plus confit, moins austère que par le passé. Le millésime solaire lui va bien.

Ferneaux : idem, en plus épicé, top.

Ferneaux et Edouard 2019 assemblés : (nouvelle cuvée qui n’a pas encore de nom, sera embouteillé dans qqs mois) à la fois juteux, plein de fruit, gourmand, mais belle matière, du fond, des épices, de la complexité, très prometteur.

Maltotes Rouge 2019 : nouvelle cuvée en fût, majorité pinot) encore un peu sur l’élevage à ce stade, mais concentré, mûr, épicé, garde une belle trame minérale derrière, très prometteurs, à garder.

 

 

 

 

Grosbot-Barbara *** – VdF Les sarments d'Hippocrate 2007 : (100% chardonnay, vignes sur St Pourçain) bouchonné.

Grosbot-Barbara *** – VdF Les sarments d'Hippocrate 2011 : bouteille de rechange, couleur or pâle, nez sur la cire et les agrumes, grosse matière en bouche, élevage bien intégré, pamplemousse, agrumes, finale longue avec de légers amers. Belle découverte. TB.

grosbot sarments

 

Grosbot-Barbara - Saint-Pourçain rouge La Chambre d'Edouard 2015 : (pinot noir) robe assez clair, beau nez plein de fruits rouges, bouche légère, fraîche, peu de tannins, pleine de fruits, très gouleyante, pas une grosse longueur mais très dangereusement buvable. B+.

2016 : plus serré que le 2015, austère. B.

 

Grosbot-Barbara - Saint-Pourçain blanc Vin d'Alon 2016 : (70% chardonnay 30% tressallier, en cuves) robe claire, nez fruité, sur les agrumes, une touche florale, bouche vive, fraîche, presque désaltérante, simple mais facile à boire comme la Chambre d'Edouard. B+.

Vin d'Alon 2017 : encore plus tendu et plus de longueur que le 2016, nez plein d'agrumes, belle finale sur le pamplemousse. TB.

2018 : belle tension, encore plus que l'an passé, mais une pointe d'alcool en finale. TB-.

 

Grosbot-Barbara - Saint-Pourçain Prince Lobkowicz 2014 : (chardonnay, tressallier, en fûts) Robe dorée, nez beurré sur les fruits jaunes, très bourguignon, élevage bien intégré. Bouche grasse, beurrée, fruits jaunes, agrumes, belle tension derrière, longueur moyenne sur une légère amertume. Encore une belle réussite. TB.

Grosbot-Barbara - Saint-Pourçain Prince Lobkowicz 2015 : Robe dorée, nez proche du 2014, très « Côte de Beaune » beurré à l’élevage bien intégré, bouche grasse, un peu moins de tension que le 2014, finit un peu plus court. B+. Regoûté quelques mois après il avait trouvé la tension nécessaire. TB.

Prince 2017 : plus tendu que les millésimes précédents, moins boisé en jeunesse, très belle finale saline, proche d'un grand côte de beaune. TB+.

 

Grosbot-Barbara - Brut Zéro 2015 : (dégorgé en 2017, 100% gamay) couleur claire, nez sur les fruits blancs, les agrumes. Bouche vive, tendue, un peu amère, rafraîchissante, bulle un peu grosse. B-.

 

Domaine Grosbot-Barbara - Vin de France (fait à Saint-Pourçain) Clos Jacques Chevallier 2015 : (chardonnay + tressallier, pinot gris, sols granitiques. Nouveau nom des Sarments d'Hippocrate) Couleur or pâle, nez très exotique, plein d'ananas, légèrement beurré, très gourmand. Bouche grasse, exotique aussi mais sans jamais tomber dans la lourdeur. Stupéfaction à la levée de la chaussette : personne n'aurait parié sur un Saint-Pourçain à ce niveau-là. TB.

 

Domaine Grosbot-Barbara - Les Maltotes 2016 : (sols argilo-calcaires, 70% chardonnay, 30% tressallier) Couleur dorée, nez beurré, floral, pâtissier, très Côte de Beaune dans l'esprit. Bouche grasse, beurrée mais belle tension derrière, finale de longueur moyenne, avec un côté zeste de pamplemousse légèrement amer très sympa. TB.

 

3 Grosbot-Barbara, Vin de France Clos Jacques Chevallier 2018 (75% chardonnay + tressallier, pinot gris, à Cesset) : Couleur or pâle, nez déjà bien évolué, peut-être un peu trop pour 2018, avec un côté beurre rance. La bouche est très jolie, grasse et beurrée mais elle a aussi gardé une bonne fraîcheur et de la longueur. Un peu frustrant au final, la bouteille a probablement évolué un peu trop vite et se goûtait beaucoup mieux il y a un an ou deux. Le vin reste plutôt bon, mais pas au niveau espéré. B-.

 

Grosbot-Barbara, Saint-Pourçain Les Maltotes 2022 (50% chardonnay, 50% tressallier, à Montord) Un style complètement opposé, couleur plus marquée, nez beurré, encore jeune, sur des notes d’élevage vanille, coco, fruité plus mûr. La bouche est ronde, grasse, ample, boisée, mais heureusement l’acidité du tressallier s’impose en fin de bouche empêchant le vin de tomber dans la lourdeur en l’étirant juste ce qu’il faut. Un vin de gastronomie, qui séduit toujours l’assemblée. B+.

 

Maltotes rouge 2024 millésime plus frais et élégant, vin moins mûr qu'avant, plus accessible, un peu moins d'élevage aussi. TB. Prince blanc 2024 avec un peu moins d'élevage que par le passé, manque un peu de fond. Maltotes blanc 24 a un peu plus de fond, peut-être un poil plus d'élevage aussi mais bien intégré.

 

 

Grosbot Barbara

 

Vin d’Alon 2022 : très frais, fruité, garde une belle acidité pour 2022. TB.

Prince 2021 : encore marqué par l’élevage bois, gras, beurré, joli fond, à attendre. TB.

Ferneaux 2022 : encore un peu jeune, serré, à attendre. B.

 

9 avril 2025

Salon Loire Volcanique 2025

 

Loire Volcanique 2025

 

Superbe organisation, le lieu (Château de la Rivière), le repas, la soirée, les visites de domaine etc.. Bravo à tous !

 

 

B. Montel : Bourrassol rouge 2023 coloré, fruits noirs, encore un peu serré mais bon potentiel, pour la garde sur ce millésimé solaire.

 

Chemins de l’arkose : Pet’ Nat’ 54-55 rosé 2023 joli fruité, bulle peut-être un peu grosse, mais frais et gourmand.

 

Richard Tournayre : rosé 2023 peu d’acidité. Rouge mûr 24 et 23, Courbes 24 et 23, entrelacés 22 et Côt 23, tout assez simple, des 24 plus en fraîcheur bien sûr, pas beaucoup de fond dans les vins, le Côt un peu serré mais le plus intéressant probablement.

 

P. Heyraud : 4 rouges, Pendants d’oreille 23, L’étroit chemin 23, Reflets 23 et pinot VV 23. L’étroit chemin était le plus intéressant, vinifié par Bastien Migeon, syrah d’auvergne ou Damas noir (Goigoux est venu prélevé ici), bien lardé, violette, avec de la fraîcheur, pas trop d’alcool.

 

 

Clos de Breuilly : très belle bulle Blanc de Noirs 2021 (gamay, pinot) 3ans sur lattes, vineuse et tendue à la fois. Barnabooth blanc 2023 un peu trop sur l’élevage, gras, manque un peu de tension. Saint-Pourçain rouge 2022 joli fruité, gourmand, juteux, tannins fins, très bon. Barnabooth rouge 2022 idem, beau fruité, juteux, fin, un peu plus de fond encore.

 

Billaud-Chambon : Saint-Pourçain blanc 2023 (chardo, tressallier, 90% fût. 25mg SO2 total) pas trop marqué par le bois, léger gras à l’attaque, a gardé une bonne acidité pour 2023, joli. Regoûté quelques mois plus tard en bouteille, fait très chardo, gras, léger boisé, assez rond et beurré, manque un peu d'acidité.  Saint-Pourçain rouge 23 (60% Pn, 40% gamay. 100% égrappé. En 820L fait sur mesure. 40mg SO2 total. Vinif intégral, donc FA et macération en fût, pour aller chercher des esters différents, qui exacerbent le fruit. Pour aller chercher aussi une micro-oxygénation pendant la macération pour assouplir les tannins et gagner en rondeur.)  Couleur assez claire, joli nez plein de fruit, framboise, petite touche vanillé légère. Bouche avec de la rondeur, beau fruité, boisé léger déjà bien intégré, très fin et gourmand. Très prometteur pour un premier millésime.

(Loire volcanique 26 : le blanc 2023 manque un peu de peps, se goûtait mieux à sa sortie presque. Très joli rouge 23, beau fruité, touche fumée/viandée façon pinot suisse/allemand, tannins fins, à point, par contre à boire probablement dans sa jeunesse, avec son oxygénation poussée peut-être pas sûr qu'il tienne une longue garde, mais peu importe, excellent en l'état.

 

Nebout : tradition, mal garnie, séduction, harmonie, tous en rouge et 2023. Seul le dernier, Harmonie, est sorti un peu du lot, gamay facile et juteux.

 

Jallet-Sadot : rouges très simples (mais pas chers), à l’ancienne avec un peu trop d’élevage sur la grande cuvée. Idem en blanc avec un bon rapport q/p sur les vignes centenaires.

 

Terres d’ocre : Instant T blanc 23 manque un peu de peps. Tressalier 23 très joli avec tension et fruité. Gavroches 2023 un léger élevage maîtrisé donne un peu de confort à l’attaque, finale saline/umam, longue, un des blancs du salon. Champ carré 21 comme à son habitude fait chenin, sur la poire, belle tension.  Instant T rouge 23 du plaisir, fruité, infusé, fin. Le Gamay facile et juteux. Pinot Noir 23 toujours ce style très floral, infusé, serre à peine en finale, jolie longueur. Ardelles 22 un peu sur l’élevage encore. Très belle gamme, aujourd’hui très cohérente, sans défauts.

 

Jean Wambergue : tressallier galtas 24 siple mais frais. 2 âges chardo manque d’acidité. Rouge clos tillard gamay 23 joli fruité, fin, floral, très bon. Point gamay 22 manque de finesse. St Pourçain rouge 24 compliqué en l’état.

 

Conservatoire St Pourçain : Blanc 2021 encore un peu sur l’élevage avec pas mal de gras mais il y a du fond et de la tension. Blanc 2022 moins d’élevage et moins de gras mais un peu mou. Blanc 2023 plus floral et pomme granny, encore jeune, bien moins d’élevage, un peu plus de fond que 2022.

 

 

Sérol : Pourquoi faire sans blanc ? Parcellaire de chenin et macération qui ont progressé, manquent encore un poil de tension et de peps.  Oudan rouge superbe gamay infusé, frais, et fin.  Perdrizière rajoute un peu d’allonge et de longueur, très salivant, superbe. Le même en amphore moins réducteur que par le passé, fruité très pur, floral, très beau également. Bravo.

 

Reniteo : Pourpre 2024 très joli plein de fruit, frais. Liger 2023 très réducteur plus compliqué. Part des lionnes 2023 très confit. Aves 2023 sur l’élevage, trop marqué en l’état.

 

Ardaillons (Loire Volcanique 2026) : chardonnay 2025 en échantillon un peu lourd, manque de tension. Riesling jeunes vignes 2025 en cours d'élevage, aromatique, manque un peu de peps.

 

La Madone : Diorite 2024 léger, floral, joli gamay sur le fruit. La Madone 2024 un peu plus mûr, un peu plus long et épicé. Joli.

 

22 juin 2021

Clos de Breuilly et Domaine de Montgeorge (Saint-Pourçain, Cesset-Bransat) ***

 

Clos de Breuilly 

 

Clos d’un peu plus de 8ha, racheté en 2020 par William et Ambroise, sols granitiques, gneiss plus précisément (les vignes appartenaient à Terres de Roa auparavant, bio, mais qui n’avaient pas le temps de s’en occuper). Les vins sont vinifiés par Brian Barbara, le fils de Denis. Tous les cépages sont présents. Un magnifique chai avec salle de réception est en cours de construction juste à côté du clos. Il sera opérationnel pour les 2021. Le premier millésime sera 2020, les vins ont été vinifiés au domaine Grosbot-Barbara, les premières cuvées seront commercialisés vers septembre-octobre 2021.

 

clos breuilly

 

 

Echantillons prélevés sur fût ou cuve

 

Tressallier 2020 (cuve et jarre) : semble un peu sudiste et mûr pour un tressallier, sans être lourd non plus.

 

St Pourçain blanc (chardo tressallier en cuves) : petite impression oxydative au nez, frais et tendu.

 

St Pourçain blanc (chardo tressallier fûts) : conjugue un très beau gras/beurré avec encore un peu de bois à digérer mais rien de méchant avec une jolie tension minérale dans le fond. S’annonce superbe, dans l’esprit des belles cuvées de Grosbot-Barbara.

 

Gamay : un OVNI, à 18,3%, sans sucres résiduels, sans sulfitage, sans bretts, sans mutage ni chapta, du jamais vu. Donne un vin rond, mûr, confituré, proche d’un Maury rimage par exemple…

 

Pinot noir : pas mal d’alcool mais beaucoup moins que le précédent tut de même, confituré, tannins mûrs et bien ronds, gourmand, petite sucrosité, plus esprit Languedoc sur le fruit que Loire, mais ça reste équilibré.

 

Très prometteur pour un premier millésime, à regoûter en bouteille...

 

 

St Pourçain rouge 2020 : (pinot gamay) mûr, puissant, proche des 16°, coloré, tannins mûrs et assez souples, impression de sucrosité, un peu chaleureux. B.

 

St Pourçain blanc 2020 : (chardonnay, tressallier) or pâle, nez de fruits mûrs, poire, notes de fleurs blanches, léger noisette, propre. Bouche avec un beau volume, mais peu boisée, pas spécialement beurrée, fruits mûrs, manque un peu de tension derrière mais plutôt bien géré pour ce millésime chaleureux, 13,5% d'alcool, plutôt une bonne longueur. Pas du tout le côté oxydatif qu'il y avait sur certains fûts. Ca manque un peu de nerf bien sûr mais pour un premier millésime c'est du beau travail. TB-.

 

Tressallier 2020 : nez très fleurs blanches, fruits blancs mûrs, frangipane, voire noisette, encore plus marqué que sur le précédent. Bouche avec du volume, opulente, sans être spécialement boisée, mais puissante et solaire à l'acidité assez basse, qui termine un peu sur l'amertume et l'alcool. B-.

 

Clos de Breuilly – Tressallier 2020 : un peu brouillon, chaleureux pour tressallier, amande, anisé. B.

FUT BREUILLY

 

 

Clos de Breuilly (salon Loire volcanique)

 

Barnabooth rouge 2021 : (50% gamay, pinot en jarres et fûts) très bourguignon, élevage fût encore un peu marqué caramel, moderne, facile, loin du côté nature des 2020, frais, soyeux. TB.

 

Les rocs 2021 : (gamay en fûts d’un vin) plus noir, plus de sucrosité, pas trop d’alcool sur ce millésime, rond, élevage caramel, épices, moderne, aussi, mais soyeux, bien fait. TB.

 

Cerf-Volant rouge 2022 : négoce, léger, un peu maigre, végétal. B.

 

St Pourçain rouge 2020 : (sans sulfites, 70% gamay) semble moins alcooleux et plus fin qu’il y a un an, pinote plus, de mieux en mieux. TB.

 

Bulles 100% gamay : (16mois lattes, zéro dosage) un peu vineux et austère mais bien fait. B+.

 

Cerf-volant chardonnay 2021 : très simple, léger B.

 

Cerf-volant blanc 2022 : négoce, banane. B-.

 

Barnabooth blanc 2020 : (70% chardo en 400L) très boisé vanillé gras beurré. Joli fond. B+.

 

 

Breuilly Cerf-volant blanc 2023 (négoce) facile, léger, aromatique, simple. Tressallier blanc 2022 manque un peu de tension, finale sur les amers, presque tannique, intéressant à table. Barnabooth blanc 2022 plus de gras, légèrement marqué par le fût, manque un poil d’énergie. Cerf-Volant rouge 2023 simple léger épicé. Saint-Pourçain rouge 2022 bien au-dessus, pas e bois, frais, juteux, pur, peu extrait peu sulfité sans faire nature, petits fruits rouges, pointe végétale noble.  Les grands rangs 2022 pinot noir, serre encore un peu, mais là aussi joli pinot infusé, végétal, pas de grappe entière pourtant.  Bulle 2020 36mois (gamay, dégorgé en 2023) bulle très claire, très fine, cerise, frangipane, pas de dosage mais mûre gourmande et fraîcheur, peut-être la meilleure bulle d'auvergne, top.

 

Bulle 2021 36mois (gamay, pinot noir, zéro dosage) : superbe bulle, couleur claire, bulle très fine, belle patine, légèrement vineuse, belle tension, très proche d'un joli champagne blanc de noirs. TB+.

 

 

Clos de Breuilly, Saint-Pourçain Barnabooth 2021 (60% pinot noir + gamay, à Cesset) : Couleur rubis foncé, nez plus classique de pinot à la bourguignonne, fruits noirs et rouges, à peine d’élevage mais déjà bien intégré. La bouche combine fruité, finesse des tannins, texture soyeuse, fraîcheur et une belle longueur, dans un style qui rappelle clairement la Côte de Nuits. Un style très différent du précédent, avec probablement plus de potentiel de garde ici. Il a fait l’unanimité lui aussi lors des deux soirées. TB+.

 

Clos de Breuilly : très belle bulle Blanc de Noirs 2021 (gamay, pinot) 3ans sur lattes, vineuse et tendue à la fois. Barnabooth blanc 2023 un peu trop sur l’élevage, gras, manque un peu de tension. Saint-Pourçain rouge 2022 joli fruité, gourmand, juteux, tannins fins, très bon. Barnabooth rouge 2022 idem, beau fruité, juteux, fin, un peu plus de fond encore.

 

Barnabooth blanc 23 : très floral, pas mal d'alcool, manque d'acidité. B.

 

St Pourçain rg 23 fin, fruité, un peu moins en place que le 22 actuellement mais en prend le chemin. Barnabooth rouge 23 très joli pinot majoritaire, très bourguignon avec de la finesse mais aussi du corps, top. Les Rocs 23 dans un style un peu plus sérieux montre du fond, avec de la tension, belle bouteille à venir. Rangs 23 un peu plus toasté, marqué par son élevage mais il y a du vin, à regoûter dans quelques années. Belle gamme de rouge.

 

 

 

 

La Côte de Montgeorge

 

La Côte : projet en cours de réalisation, par Denis Barbara, Nebout, William et Ambroise du Clos de Breuilly. Côte d’environ 9ha, argilo-calcaires, surtout calcaire, les quatre principaux cépages de St Pourçain (pinot, gamay, chardo, tressallier) y seront plantés entre 2021 et 2024 environ. Premières bouteilles dans 4-5ans donc. Les vins seront vinifiés soit au Clos de Breuilly soit au domaine Grosbot-Barbara (Premier millésime chez Grosbot-Barbara). On a déjà hâte de goûter les premiers jus !

 

clos cote

 

 

 

Côte de Montgeorge, Saint-Pourçain rouge 2023 : (50% gamay/ 50% pinot noir)  Robe très foncée, contours violets. Nez de fruits noirs, cassis, mûre, épices, annonce un vin sudiste et solaire. La bouche est en effet puissante, solaire, sur un fruit noir légèrement confituré, il y a une belle acidité derrière et des tannins gras et soyeux, l'élevage est déjà bien intégré, l'équilibre est bon, mais le profil fait bien plus sudiste que ce qu'on pourrait attendre d'un Saint-Pourçain sur ce millésime solaire. On sent la fraîcheur du gamay dans le fond, assez peu le pinot noir. Il y a un gros volume, un très bon potentiel de garde. Ce qui est intéressant c'est qu'il y a déjà une impression de terroir dès ce premier millésime avec une impression de fond minéral derrière la matière. TB

 

2023 : puissant, solaire, fruits noirs, encore un peu d'élevage.

 

2024 : (Loire volc. 2026) style très différent de 2023, moins de soleil, moins de puissance, mais ça reste plutôt mûr et avec du corps pour un 2024, moins d'élevage ressenti également, déjà accessible, joli fruité, bel équilibre avec juste ce qu'il faut d'acidité dans le fond. Plus classique de l'appellation, très bon.

 

3 septembre 2014

Domaine des Bérioles - Jean Teissèdre (Cesset) ***

 

Domaine des Bérioles - Saint-Pourçain blanc "Trésaille" 2012 : (majorité tressallier, chardonnay), robe très pâle, nez moyennement expressif, sur le citron, le pamplemousse, quelques notes beurrées dans le fond après une bonne ouverture. Bouche vive, tendue, avec une grosse acidité, de beaux agrumes après quelques heures de carafe. Bonne matière. Finale tendue, de bonne longueur. Une belle alternative au Chablis ou au Sancerre pour accompagner les fruits de mer. Note : 15,5/20.

tresaille

 

 

Bérioles - Saint-Pourçain "Auvernat" 2013 : (pinot noir) Couleur rubis, nez moyennement expressif, sur les petits fruits rouges, un peu de cerise, il pinote de plus en plus avec l'ouverture. Bouche légère, peu tannique, un peu fluette, aucune trace de bois (élevage cuve ?), toujours sur les fruits rouges, un côté vert (pivoine ?), avec une bonne acidité. Finale assez courte. Un pinot sympa et facile à boire, à servir assez frais (14-16°), un peu moins convaincant que la cuvée "Trésaille". Note : 14,5/20.

St Pourçain Aurence 2013 : (90% chardonnay) Beaucoup de fruit au nez, citron et pomme, bouche assez grasse, toujours sur le même fruité, finale acidulée avec un peu de pétrole. B+.

Intrépide blanc 2011 : (2ans fûts) nez sur la brioche et les agrumes, un côté CdP, bouche très grasse et très concentrée, élevage présent mais bien intégré, bonne longueur. Bien fait mais trop massif à mon goût. B+.

 

Les Bérioles - Saint-Pourçain Tressaille 2014 en magnum : (majorité tressallier) J'avais déjà bien aimé le 2012, c'est toujours aussi bon en 2014, très vif et tendu, citronné, avec une belle matière. TB.

Bérioles - Saint-Pourçain Trésaille 2016 : toujours la belle vivacité de la cuvée, des agrumes, un peu plus d’amertume en finale que 2014. B.

 

Bérioles - St Pourçain Auvernat 2016 : Toujours aussi fruité, avec une matière plus concentrée que le 2013, plus de longueur. TB.

 

Bérioles - Mille pattes 2017 : (moitié carbo, cuvée par et pour Manu) couleur claire, nez de gamay plein de fruits rouges à peine sucrés, bouche gourmande, légère, pas de tannins, très glou-glou, finale très courte mais ce n'est pas ce qu'on lui demande. B+.

 

Bérioles - Vin de France (vignes à Saint-Pourçain) "Autochtone" 2014 (100% tressallier) : Couleur claire, nez étrange avec de l'ananas, de la pomme blette, de l'amande, un peu brouillon. Mieux en bouche, très minéral, belle acidité pour lui aussi, plus citronné, avec une belle longueur, bien équilibré, mais l'aromatique gêne la plupart des dégustateurs. B+.

 

Bérioles Intrépide 2017 : (chardonnay) Nez beurré, élevage bien intégré, bouche avec du gras, la finale chauffe un peu et manque de tension par rapport au 2016. TB-.

 

 

Bérioles - Trésaille 2017 : environ 40% de chardo cette année, les trésalliers ayant pris la grêle, plus de rondeur, plus de fruit, moins vif, plus facile et plus charmeur. TB.

Aurence 2016 : (chardo) manque un peu de tension derrière le précédent, nez plus fermé. B-.

L'intrépide 2016 : (chardo en demi-muids) Beau nez légèrement beurré, bouche plus tendue, plus minérale, belle matière, longue finale salivante sur de fins amers. TB.

100% gamay rosé 2017 : rosé un peu vineux, belle acidité derrière. B+.

Grandes Brières 2015 : (gamay) Nez bien poivré, bouche sur les fruits rouges, le poivre, belle matière. Très joli. TB-.

Auvernat 2016 : pas mal de réduction, une de rares bouteilles qui goûtait mal de cette cuvée.

La Chabanne 2016 : Nez poivré sur les fruits rouges, il rappelle Grandes brières, bouche fruitée, tendue, assez longue, à peine poivrée, belle bouteille déjà avec du potentiel de garde. TB.

 

 

Auvernat 2017 : léger, fruité, facile. B+.

Tresaille 2018 retour à un 100% trésallier, encore marqué fermentaire-pomme granny, moins tendu que sur d’autres millésimes. Idem pour Aurence 2018.

Auvernat 2018 toujours plein de fruit, facile à boire. Chabanne 2017 plus profond, beau pinot, bourguignon assez frais dans l'esprit.

Intrépide chardonnay 2018 plutôt frais et tendu pour le millésime. Autochtone trésallier 2018 plus vif encore avec des amers nobles en finale. TB.

 

Bérioles - Trésaille 2019 IGP Val de Loire : assez mûr sur ce millésime chaud. B+.

 

Bérioles - bulle brut 2019 : très belle bulle fine, minérale, fruitée. TB.

 Bérioles - Brut Nature Trésallier 2020 : toujours une belle bulle d'apéro, fruitée, bulle fine, pas forcément une grosse acidité sur ce millésime, très facile à boire, parfait pour commencer. TB.

 

Bérioles - D'ici et d'ailleurs 2021 : nez fruité, fruits blancs surtout, floral. Bouche vive, pas très épaisse, minérale, salivante. B+.

 

Bérioles gamay methode trad : (premier millésime en 2023 ?) Jolie bulle rose, fraise, bonbon, gourmand, bulle assez fine, pas de sucre, mais pas d'austérité non plus, peu convenir apéritif comme dessert. B+.

 

 

 

Aurence 2022 : (70% chardo) un peu de rondeur, petite vivacité à l’attaque, reste frais car bas en alcool, facile. B+.

Trésaille 2022 : nez assez simple, floral, mûr, bouche avec du peps, basse en alcool pour 2022, sans être très tendu, garde une bonne fraîcheur. TB.

Intrépide 2017 : chardonnay ressorti sur un « vieux » millésime, léger gras, beurré, fruits jaunes, belle tension, pas mal d’amers sur la finale, long, complexe. TB+. regoûté plus tard, très beau chardo, typé beaunois, belle acidité assez haute, amers nobles. TB+.

Autochtone 2021 : tressallier, assez simple derrière le précédent, un peu fermé, bouche tendue, florale, un peu austère. TB.

Conservatoire des vieux cépages blancs 2021 Vinifié au Clos de Breuilly cette année : encore marqué par l’élevage barrique, manque un peu d’acidité. B.

Rosé gamay 2021 : vineux et frais à la fois. B+.

Auvernat 2022 sur cuve : a gardé une belle fraîcheur, aérien, presque un peu végétal pour 2022, s’annonce bien. B+.

 

Les Bérioles - IGP Val de Loire La Chabanne 2019 : (pinot noir, à St Pourçain) coloré, assez puissant et mûr pour un pinot de St Pourçain, mais du volume, de la longueur, un joli vin, que certains auraient mis plus au sud, sauf PN qui a trouvé bien sûr. TB.

 

 

Les Bérioles : Aurence 2023 un peu trop aromatique, Trésaille 2023 plus tendu, sur ce millésime il a retrouvé sa place par rapport à l'an dernier où Aurence semblait presque plus frais. Autochtone tresallier 2021 salivant, frais, petits amers en finale, superbe. Intrépide 2022 un peu mou derrière.  Grande Brières 2022 gamay super fin, juteux, top. Chabanne 2022 encore serré, à attendre.

 

Trésaille 24 : un peu plus de tension que 23, plus pomme granny, moins de volume, un peu plus simple à ce stade.

 

Loire volc 26 : Intrépide et Autochtone 24 superbes, autant l'un que l'autre avec un pu plus de tension sur l'Autochtone, de loin les meilleurs blancs du salon. Auvernat et Grandes Bières 24 un peu serrés, très belle Chabanne 23, beau pinot juteux, tannins fins.

 

 

Les Bérioles, Vin de France Autochtone 2021 (100% tressallier, à Cesset) : Couleur or, nez sur les agrumes, floral, à peine miellé, début d’évolution que l’on a senti avec l’ouverture vers des fruits plus exotiques. La bouche combine un très beau volume à une belle tension, aussi long que large, il s’est bien ouvert lui qui était un peu austère il y a un an, avec du fruit et aussi une sensation de minéralité sur la fin de bouche, finale très longue et salivante. Déjà excellent en l’état et un grand vin dans un an ou deux qui a fait l’unanimité. TB++.

 

 

Les Bérioles, Vin de France Intrépide 2017 (100% chardonnay, à Cesset) Jean nous a ressorti un 2017 pour l’occasion, couleur bien dorée, nez très bourguignon, floral, fruits jaunes, beurré. En bouche l’attaque est grasse, large, encore en pleine forme, très vite l’acidité plus élevée que dans le vin précédent étire le vin, qui finit un peu plus austère mais plus long, sur des amers nobles. Très joli vin aussi, qui a l’avantage d’être à son apogée. TB+.

 

7 juillet 2013

Robert et Stéphane Sérol (Renaison) ****

 

Visite au domaine Robert Sérol où nous sommes accueillis, et très bien accueillis, par Robert, Stéphane étant absent ce jour-là. Nous avons eu le droit à la gamme complète (sauf L'Incorruptible, pas encore en bouteille)

 

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L'une des parcelles de Vieilles Vignes, juste en face du domaine

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De butte en blanc 2012 IGP d'Urfé : 100% Viognier, nez assez fin, expressif, sur l'abricot surtout, bouche assez douce, très fraîche, avec une belle matière et une texture un peu épaisse. TB.

 

Rosé Enjôleur IGP d'Urfé 2012 : rosé 1/2 sec, avec une vingtine de grammes de SR, nez un peu fermé, bouche très douce, attaque un peu molle puis l'acidité arrive, avec de beaux arômes de framboise. Finale un peu courte. B+.

 

Rosé Cabochard Côte-Roannaise 2012 : rosé sec, très doux, sur les agrumes et la framboise. Finale un peu courte aussi. B+.

 

 

Les Originelles 2012 : superbe nez, très expressif, arômes classiques du gamay (cerise, cassis, fruits rouges), bouche très légère, un peu moins gourmande que le nez. Finale moyenne. TB-.

Vieilles Vignes 2012 : un peu plus foncé que le précédent, nez plus fermé, plus de matière, un peu plus puissant, fruits rouges et cassis, un peu de poivre aussi, plus de longueur. TB.

Cuvée TroisGros 2012 : sélection de VV, encore plus noir et plus fermé que le précédent, moins élégant, plus tannique, encore un peu dur. A attendre un peu mais devrait être très bien dans 2-3ans. TB-

Les blondins 2012 : nez plus ouvert que les 2 précédents, un peu plus classique (cerise, cassis, fruits rouges) mais aussi de légères notes de violettes qui lui donnent un peu plus d'élégance que les autres cuvées. Bouche très bien équilibrée, plus légère que TroisGros et que VV. TB.

Les Douelles 2011 : beaucoup plus noir, nez toasté, belle matière soyeuse en attaque, puis des notes vanillées un peu trop prononcées à mon goût, tannins un poil asséchants en finale. Moyen.

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Rosé effervescent Turbullent : à peine moins sucré que les années précédentes (15-20gr), très vif, beaucoup de bulles mais assez fines, très doux et très désaltérant à 8%. Superbes notes fruitées (framboise, agrumes). Pas très complexe mais qu'est-ce que c'est bon ! TB.

 

Au final, une très bonne gamme, très variée, avec de bons vins en blanc, rouge et rosé et des tarifs incroyables (4,80 à 8,90€ !). Difficile de faire mieux !

 

 

Robert Sérol - Cuvée Troisgros 2013 : (bu au restaurant Troisgros) vin très fruité, très frais, moins tannique que le 2012, plus proche du style des Blondins 2012, bonne longueur. TB.

 

Robert Sérol - Eclat de Granit 2014 : (goûté blind pour le Wineblogtrophy 2016) : couleur rubis, contours un peu violets, nez expressif, très fruits rouges, un peu de mûre et des notes florales, il fait très gamay. Bouche juteuse, très fruitée, peu tannique, pas une grosse concentration mais une belle fraîcheur, sur les arômes du nez. Très facile à boire. Il me semble assez peu soufré contrairement au premier (biodynamie ?). Finale de longueur moyenne, avec un peu de poivre. Très bon canon. Pour moi c'est un gamay (Côte roannaise, Forez, Auvergne, St Pourçain, Touraine ?) sur une année assez fraîche et récente. Il me fait un peu penser aux blondins de Sérol par son fruité et sa finale très légèrement poivrée. Côte roannaise 2013 ?

 

Robert Sérol - Côte Roannaise les Blondins 2012 en jéroboam : Je l'avais goûté au domaine en 2013, il m'avait déjà fait une belle impression, il s'est encore amélioré, plein de fruits rouges, très frais, avec une finale poivrée assez longue. Le jéroboam n'a pas survécu. TB+.

 

Eclat de granite 2018 : robe encore violine, nez de fruits rouges, sans côté bonbon, cerise, gourmand. Bouche sur le fruit peu de tannins, trame minérale qui apporte de l'allonge dans le fond, longueur moyenne mais finale salivante. TB.

 

Turbullent (version 2018) : couleur rose bonbon, nez plein de fruits, cerise, framboise, pointe de sucre mais moins que par le passé, bouche légère, facile, pas très longue mais efficace. Une gourmandise. TB-.

 

Perdrizière 2017 : robe plus claire qu'Eclat de granite, rubis, nez de petits fruits rouges, fraise et cerise, gourmand, pointe de sucrosité. Bouche facile, légère, peu tannique, fraîche, notes poivrées en finale. On pourrait lui reprocher un petit manque de caractère, presque trop fin pour un parcellaire haut de gamme du domaine. Mais la bouteille descend très vite. TB.

 

Oudan 2017 : plus foncé que Perdrizière, fruité un peu plus noir, tannins très fins là aussi, beaucoup de fruit, un peu plus de minéralité et d'acidité dans le fond, un peu plus de longueur. TB+.

 

 

Sérol (greniers 2020)

 

Chenin 2019 un peu mou, viognier et rosé bien. Originel 2019 plein de fruit, prometteur idem pour Eclat de Granite 19. Parmi Millandes Oudan et Perdrizière 2018 c’est Perdrizière qui gagne plus salin et tendu, super gamay. Chez Coste Amphore un peu plus serré.

 

Eclat de granite 2020 : à peine embouteillé, toujours juteux, plein de fruits, maturité élevée dans ce millésime chaud, mais garde de la fraîcheur derriere, toujours aussi bon. B+.

 

Oudan 2022 : fruité encore un peu primaire, mais joli jus derrière, tannins fins, allonge avec une légère salinité, de plus en plus poiré à l'ouverture, déjà joli avec un bon potentiel. TB.

 

 Sérol, Côte Roannaise Pedrizière 2023 (100% gamay) : Couleur grenat, légèrement violette sur les bords. Nez plein de fruits mais aussi de poivre et de violette. La bouche est légère en alcool, fruitée, florale, poivrée, avec une vraie sensation terroir dans le fond, belle allonge saline/umami, un peu moins que sur les blancs mais probablement le plus marqué des rouges. Très bon accord avec un vieux jambon corse. TB+.

 

Pourquoi faire sans blanc 2021 chenin frais et vif. Champ doisé chenin sur l’élevage en ce moment.  Cabochard 2021 joli rosé frais et fruité. Meltin potes vin de soif très gouleyant. Eclat de granite 2021 toujours aussi gourmand. Oudan 2021 manque un peu de structure. Millerands 2021 plus concentré, plus salin. Perdriziere 2021 très beau, texture plus soyeuse, plus épais, salin aussi. Chez Coste 2020 zéro soufre, pur, propre, minéral. Turbullent rosé toujours aussi efficace, rafraîchissant. Très elle gamme.

 

Sérol : Pourquoi faire sans blanc ? Parcellaire de chenin et macération qui ont progressé, manquent encore un poil de tension et de peps.  Oudan rouge superbe gamay infusé, frais, et fin.  Perdrizière 23 rajoute un peu d’allonge et de longueur, très salivant, superbe. Le même en amphore moins réducteur que par le passé, fruité très pur, floral, très beau également. Bravo.

 

Loire volc 26 : très belle gamme des 2024, on sent le millésime frais avec de la tension, un beau fruité éclatant sur toute les cuvées, Perdrizière grosse allonge demandera un peu plus de temps. Les cuvées en Amphore sont précises, pas de réduction, même si à l'heure actuelle Chez Coste n'ajoute pas grand chose à Perdrizière classique. En blanc joli Champtoisé chenin sur granite 24 enfin un très joli blanc du domaine avec une belle tension et du fond, le viognier 25 un peu lourd derrière. En bulle Espiègle manque un peu de précision, Turbullent passé à 4gr donc plus sec mais toujours aussi bon.

 

 

Sérol

Cabochard rosé : TB.

Viognier 2022 : aromatique viogner lassante au nez, bouche pas si mal quelques amers en finale. B.

Chenin 2022 sur cuve : encore beaucoup de gaz, à voir dans quelques semaines.

Eclat de granite 2022 : frais, fruité, pointe végétal noble. TB.

Incorruptible 2022 : carbo sans sulfites, propre, frais, floral, pas marqué amylique. TB.

Blondins 2022 sur cuves : aérien. TB+.

Oudan 2022 sur cuves (plus solaire) : plus large. TB+.

Millerands 2022 sur cuves (plus haut en altitude 500m) : plus serré. TB.

Perdrizière 2022 sur cuves (sols plus froids, 400m altitude) : plus tendu. TB+.

Chez Muron 21 (millerands en amphore) : poivré, frais, un peu réducteur. TB.

Chez Coste 21 (perdriziere en amphore) : plus serré, plus d’allonge, plus salin. TB+.

Turbullent : belle bulle, 9gr SR cette année. TB.

 

13 mai 2024

Visite au Chlo d’Auzit à Molompize

 

Visite au Chlo d’Auzit à Molompize

 

 

Les Palhàs (les terrasses) du Cantal ont ressuscité à la fin des années 1990 grâce à Gilles Monier (premier millésime début des années 2000) puis Stéphan Elzière et Pierre Chabasseur.

Depuis Vincent Legrand qui vient de reprendre une partie des vignes de Gilles Monier et Chloé Chassang-Itier les ont rejoint.

Chloé est une « régionale de l’étape » puisque son mari Florian Itier cultive des pommes et des légumes dans le secteur, et qu’elle possède elle-même des champs de céréales (peut-être un whisky un jour !)

 

Après ses études à Beaune et un stage chez Gilles Monier, elle a eu l’opportunité de reprendre les vignes et le stock de Simon Chabasseur, qui ne souhaitait plus continuer. Elle a ainsi créé le Chlo d’Auzit en 2022, chemin d’Auzit à Molompize.

Elle possède désormais 3,5ha sur le coteau historique des Palhàs à Massiac, 0,5 ha qui ont été plantés en 2020 à Molompize et environ autant à Pierrefort plus au sud (des altesses plantées en 2022 à 900m d’altitude).

Les vignes ici sont généralement exposés au sud, sur des sols de gneiss avec quelques schistes, à  500 mètres d’altitude en moyenne, avec un pic à 900m à Pierrefort. Le climat y est à la fois très continental et légèrement montagnard, très froid en hiver, sec et chaud les après-midi d’été mais avec une grande amplitude thermique : les nuits y sont fraîches ce qui permet de préserver de bonnes acidités. Le vent bien présent préserve plus qu’ailleurs des maladies cryptogamiques (seulement 3-4 traitements en 2023 par exemple), par contre le gel y est fréquent en avril. Les vendanges se font généralement fin septembre, un peu après celles des Côtes d’Auvergne.

 

Les vins sortent ici en IGP Comté Tolosan (une vaste IGP étendue sur 12 départements), avec l’éventuelle mention « Cantal ». Face aux complications administratives, les échantillons devant être envoyés à Toulouse par exemple, Chloé sortira tout en Vin de France à partir de 2023, ce qui permettra en plus de sortir quelques cuvées de rouge qui ne sont pas parties en malo.

 

 

Parcelle défrichée et plantée en 2020, sur des Palhàs historiques, le long de la nationale à Molompize. La route puis l’Alagnon sont juste dans notre dos. La parcelle est clôturée pour éviter le gibier. Cépages : altesse, pinot gris, chardonnay, gamay, pinot noir, syrah. Un peu moins de 5000 pieds/ha, plants de la pépinière Vullien en Savoie, pas de massales, greffés sur du 3309-Couderc. Pas de certification recherchée, mais le travail est bio, avec un accent mis sur le bien-être des plantes, une sorte de phytothérapie empirique. Comme on peut le voir il y a eu désherbage en 2023 (pour éviter la concurrence avec l’herbe sur ce millésime où l’eau a beaucoup manqué) car Chloé a dû faire dans la précipitation mais pour la bonne cause puisqu’elle est devenue maman en juillet ! Pas toujours simple de tout concilier lorsqu’on travaille seule à la vigne une grande partie de l’année.

 

 

Un pied de baco, peut-être un projet à venir…

 

 

Comme on peut le voir, le gel est passé par là en 2024, comme dans tout le Sud de l’Auvergne. La perte est estimée à un peu plus de 90%...

 

 

Parcelle historique des Palhàs, à l’entrée de Massiac le long de l’autoroute.

 

 

 

La dégustation

 

Le chai est dans un ancien corps de ferme à côté de la maison de Chloé et Florian, de l’autre côté de l’Alagnon, parfaitement équipé avec un étage pour les vinifications et un sous-sol pour le stockage.

 

Les rouges sont égrappés (les rafles ont du mal à mûrir ici), avec des vinifications douces, peu d’extraction, une majorité en cuves fibre, en levures indigènes, légèrement sulfités. Filtration tangentielle sur les 2023 (pas sur les 2022). Mise en bouteille avec vide d’air.

 

Chardonnay 2022 : (10% fûts usagés, 90% cuves) chardonnay clair en couleur, nez aromatique, floral. Bouche légère en alcool (12%), fruitée, florale, vive à l’attaque, qui termine assez simple et court, mais digeste et facile à boire.

 

Gamay 2022 : (100% cuve. Vignes du coteau historique) gamay clair en couleur, léger aussi (12%), nez de fruits rouges et poivre, bouche légère, fruitée, acidulée, légèrement poivrée, pas un gros volume, mais fraîche et digeste, avec un peu plus d’allonge et de fond que le chardonnay.

 

Syrah 2023 : (100% cuve. Vignes de 2020. Mis en bouteille il y a quelques semaines mais ne sera commercialisé qu’après quelques mois de repos en bouteille comme tous les 2023) Couleur assez claire pour une syrah, encore violacée sur les contours. Nez de mûre, cerise, poivre, violette, typique d’une syrah fraîche. Bouche légère en alcool (dans les 12% aussi, les autres cépages sont montés plus haut en 2023 par contre), pas très épaisse, là aussi très fraîche, acidulée, tannins souples, digeste et facile à boire, prometteur pour des jeunes vignes.

 

 

Un grand merci à Chloé pour la visite et la dégustation

 

 

 

bois de cugnèzes blanc 2023 : (chardo, pg, altesse à massiac) manque d'acidité, petite touche oxy presque, un peu fatigué.

Rosé 23 : joli rosé avec de la tension et une légère vinosité.

Rouge 23 : léger, facile, bien fait.

 

18 septembre 2012

Bière session de ratrappage - France

Brasserie L'Agrivoise ** - Vue sur L'amer 7,2% 68 IBU : l'amertume est là mais malheureusement il n'y a pas assez de fruit, c'est houblonné, citronné, un peu de pamplemousse, assez sec, ça manque d'exotisme, pas assez de houblon peut-être. On apprécie la tentative de copier l'IPA américaine, il y a encore des progrès à faire, mais on est sur la bonne voie. 14/20.

 

Saint Rieul ** - Sylvanecte 8,5% : triple blonde houblonné. Elle présente un beau fruité, sur les agrumes, épices, miel, céréales, assez douce pour 8,5%, peu amère, assez facile pour une triple. 14/20.

Saint Rieul ** - Ambrée 7% : ambrée classique, caramélisée, peu complexe, comme le reste de la gamme de la brasserie. 12,5/20.

Saint Rieul ** - Bar 5 Anniversaire de la Cave à bulles 8% : finition de 5 mois en fûts de Pic Saint Loup, édition limitée pour Simon de La Cave à bulles, très originale, assez douce, vineuse évidemment, sur le caramel, le chocolat, quelques notes de fruits cuits. 14/20.

 

La Débauche *** - Wild lab 4,5% : hoppy sour. Couleur or foncé, nez d'agrumes, abricot. Belle acidité en bouche, très rafraichissante, plus de fruit que la moyenne grâce aux houblons, un peu trop de mousse à mon gout, belle longueur. 16/20.

La débauche *** - hazy diamond : sour fruits de la passion. Très beau nez plein de fruits de la passion, très frais, pas artificiel. Bouche avec une acidité élevée, un peu aigre, mais en même temps texture confortable, lactose, fruit, yaourt, assez long, frais. 17/20.

Superbia Session NEIPA : légère, facile, un peu diluée. B.

 

Mont Dore *** - Sour Framboise 8% : couleur rose clair, trouble, nez bien marqué framboise, mais aussi levures, céréales. Bouche fruitée, légère pour 8%, acidulée, bien équilibrée, facile à boire. Mais un peu timide niveau framboise et niveau "sour" pour rivaliser avec les meilleures US. 16/20.

Brasserie d'Olt ** - Sabetz que leu 7% : blond foncé presque ambré, nez sur le houblon, caramel, gourmand. Bouche puissante, manque un peu de fruit par rapport au nez, belle longueur quand même. 15/20.

Brasserie d'Olt ** - IPA Mandala : beau nez houblonné, fruits exotiques, bouche un peu moins fruitée, sur les amers, pointe caramel. 15/20.

Brasserie d'Olt ** - Imperial Stout 8% : couleur marron foncé, peu de mousse, bien marquée café, chocolat noir, texture épaisse, bien faite. 16/20.

 

Ninkasi * - Ninkasi 13 13% : bière brune puissante, caramélisée et épicée, pas une grosse complexité. 13/20.

Ninkasi * - Ambrée 5,1% : Assez classique, plutôt douce, caramélisée. 12,5/20.

Ninkasi * - IPA 6% : Pas grand chose d'une IPA, c'est houblonné, sec mais ça s'arrête là, c'est plutôt frais et désaltérant, peu fruité. 12,5/20.

 

Fleurac ** - Triple brune IPA 8% : Très noire, très épaisse, belle amertume, sur le café. 16/20.

Fleurac ** - La rouge (à la gentiane) 5,5% : couleur ambrée, très trouble, nez un peu fermier, un peu de gentiane, bouche citronnée, acidulée, aigre-douce mais pas de sucre, assez douce. Finale très courte et aqueuse malheureusement.. 13,5/20.

Fleurac ** - La noire à la réglisse 7% : nez très fruité (fruits rouges), un peu sucré, bouche sur le café, peu de réglisse, légère, finale courte sur les fruits rouges et le café. 15,5/20.

Fleurac ** - Printemps 5% : elle remplit bien son rôle, très florale, fruitée, légère. 14,5/20.

 

fleurac ipa

 

 

Britt * -  Rousse 5,4% : bière bretonne brassée avec du malt tourbé, malheureusement ça ne se sent pas vraiment, très simple et peu original au final. 12/20.

 

Dremmwel * - Rousse 6% : un peu meilleur que la précédente, plus rafraîchissante avec une belle acidité. 12,5/20.

 

Brasserie Thiriez ** - Rouge flamande 5,8% : una ambrée sans défauts majeurs, assez douce, fruitée, désaltérante, très facile. 13/20.

Brasserie Thiriez ** - Ambrée d'esquelbecq 5,8% : une ambrée plus amère et plus fruitée que la moyenne, assez sèche, bien faite, moins accessible. 13,5/20.

 

Brasserie la Germanoise * - Bière ambrée : ambrée, mais quel type de bière ? Lager ? très quelconque, un peu de houblon svp... 10/20.

 

Brasserie des Garrigues ** - Frappiste 2011 7,5% 65 IBU : Comme la "Vue sur l'amer" grosse amertume, mais manque de fruits, on reste sur un côté citronné et sec. Mais c'est en bonne voie, on apprécie le dynamisme de cette brasserie. 14/20.

Brasserie des Garrigues ** - Bière du coing 5% : bière aromatisée au coing, plutôt réussie, on sent les arômes sans qu'ils soient envahissants, un peu d'acidité. 13/20.

Brasserie des Garrigues ** - Bière barrique 10,7% : finition cognac, trop alcooleuse et sucrée à mon goût, mais originale. 12,5/20.

 

Mont des cats * (brassée à Chimay) 7,6% : peut-être la "8e trappiste" si ce titre lui est accordé (ce qui ne devrait pas être le cas puisqu'elle n'est pas brassée dans son abbaye). Caramel, épices, fruits secs, assez puissante, simple et classique. 12,5/20.

 

Page 24 * - Rhubarbe 5,9% : bière à la rhubarbe, on sent bien le goût sans que ce soit trop gênant, belle acidité, original. 13/20.

Page 24 * - ambrée réserve hildegarde 6,9% : assez puissante, pas très originale mais plus de goût et de longueur que la moyenne. 13/20.

Bracine * - ambrée 7% : assez puissante, caramélisée, simple. 12,5/20.

Volcelest * - ambrée 6% : du classique, assez douce, très simple. 12/20.

 

Brasserie Les Râteliers * - Bell'de loing ambrée 5,9% : très simple, peu complexe. 12/20.

La Choulette * - ambrée 8% : assez originale, un côté aigre-doux, beaucoup de fruits rouges, un peu vineuse. 14/20.

 

Brasserie de Vézelay * - ambrée bio 5,5% : très légère, sur le miel et les agrumes, rafraichissante mais aucune longueur. 12,5/20.

Desprat (brassé à la Brasserie du Sornin) * - Tête Noire cuivrée aux cèpes 5% : ambrée classique, le cèpe ne se sent pas ou alors faut vraiment le chercher, désaltérante, assez douce mais très simple et courte. 12,5/20.

Bourganel * - Bière au Nougat 5% : très beau nez vraiment très marqué par le nougat (miel, amandes, pistache, nougat), donne envie d'en manger, par contre la bouche fait penser à de l'eau vaguement aromatisée au nougat, aucune longueur, dommage. Juste pour le nez 13/20.

 

Les Brasseurs de Gayant * - Abbaye de Vauclair blanche 4,5% : légère, très citronnée, beaucoup de levures, très courte. 12,5/20.

Brasserie stéphanoise ** - L'ébariole bière d'hiver tourbée 7% : couleur ambre foncé, peu de mousse, nez légèrement tourbé, caramel et chocolat. La bouche est bien plus tourbée, assez légère, manquant de concentration pour une bière noire, sur le caramel, le sucre brun, le chocolat. Finale assez courte, manquant un peu d'amertume mais sur des notes tourbées agréables. Note : 14/20.

 

Hoppy road *** - Hazy rider 6,3% : couleur trouble, beau nez bien houblonné, bouche légère, manque un peu de corps, un peu moins de fruit, pas très amère, style NEIPA. 16/20.

 

Bière Domaine des Sardelles *** - Ammonite Vinifera IV Sauvignon (vendangé 11/09/2020 mis en bt 05/03/2021) : (bière lambic macérée avec du sauvignon) nez très fermentaire, sale, difficile. Bouche avec un bon équilibre acide/aigre presque tannique, un peu de fruits exotiques même si le côté lambic reste devant, plutôt longue. B+.

 

90BPM *** - Summer breeze wheat session PA 4,9% : (sabro, el dorado, azacca) belle IPA bien houblonnée, fraîche, exotique. TB+.

 

Azimut *** - Easy NEIPA : légère, bien houblonnée. TB+.

 

Independent house ** - Oatmeal Pale ale glory of Pompei : B.

 

1989 ** Hazy pale ale 5,2% : joli nez, bouche un peu light, peu d'amertume. B+.

1989 nautilea Stanley hopkiss Session NEIPA 4% : B.

 

Jukebox ** - Still young kveik IPA : TB.

 

Mogwai & le café des sports *** - Roulette interdite IPA Nelson Sauvin : belle ipa très fruitée, houblonnée, légère, facile à boire. TB.

 

Prizm *** Summer raids NZ IPA : fraiche, légere, trouble, claire, fruitée, exotique, pas très amère. TB.

 

Aerofab *** - blizzard american pale ale : IPA manquant un peu de fruit. B+.

 

Mont Salève **** - Blanche citra : 5%, au blé. Blanche qui tire quand même sur le blond, mais surtout sur l'IPA, belle amertume, fruits exotiques, long, belle texture. TB+.

 

D'autres notes ici : http://ausirirus.no-ip.org/degustations/bieres_degustation/menu.php?lien_pays=france

 

3 décembre 2023

Benoît Montel (Riom) ***

 

Portes Ouvertes fin 2023

 

Les vins sont goûtés un peu froid en température, ce qui peut faire ressortir les tannins, mais globalement ce sont des vins sur le fruit, assez peu tanniques. Très belle réussite en 2022 qui combine maturité avec de bonnes acidités sur les gamays et les syrahs.

 

montel 2022

 

La faille 2022 : (syrah, fût enterré dans les vignes, sans SO2) léger, fruité, facile, ne fait pas très syrah. B+.

 

En aparté 2022 : (syrah en cuve, même parcelle, achat à P. Heyraud à Cormède) syrah facile, tannins souples, mais plus de couleur ici, plus poivré, plus typé syrah. TB.

 

GPS 2022 : (gamay pinot syrah) un peu réducteur ce jour-là, semble un peu végétal. B-.

 

Madargue 2022 : gamay léger, simple, fruité, facile, manque un peu de concentration par rapport aux autres. B.

 

L’esprit des Papilles 2022 : (pour le club Les Papilles) syrah légère, facile, fruitée, légèrement poivrée, entre La faille et En Aparté. TB-.

 

Game Over 2022 : (gamaret, jeunes vignes, Benoît le présente comme un cépage fruité, moins rustique que le gamay) aromatique sur des fruits rouges mûrs, acidité élevée qui équilibre bien le tout, avec une finale encore un peu serrée, on sent qu’on est encore sur des vignes assez jeunes, mais prometteur. B+.

 

Coulée de Lave 2022 : (gamay) plus coloré, fruits noirs un peu confiturés et poivrés, assez rond et gourmand, sans manquer de fond, déjà parfaitement en place. TB+.

 

Châteaugay Bourrassol 2022 : coloré, un peu moins confituré que le précédent, donc tannins qui ressortent à peine plus, c’est frais, fruité, quand même assez long. TB.

 

Châteaugay VV 2022 : (en fût) en pleine prise de bois, très vanillé. A revoir dans quelques mois.

 

Sang des volcans II 2022 : (petite syrah ou serine. fût, amphore et cuve ? achat à P. Heyraud à Cormède) style un peu austère mais noble, serine avec une acidité élevée, tendue, un peu serré, plus végétale que le suivant, mais finale qui allonge loin, presque saline (umami). TB+.

 

Sang des Volcans I 2022 : (syrah, à St Bonnet près Riom) un peu plus mûr et plus en largeur, plus gourmand et plus accessible tout de suite, joli fond aussi, un peu moins salin en finale. TB+.

 

Lueurs 2022 : (syrah viognier) semble moins mûr et un peu serré, le côté « blanc » semble un peu dissocié. B.

 

Châteaugay Bourrassol MAG 2020 : nez assez évolué, fruits noirs un peu sous-bois et chocolat, bouche encore jeune, fruitée, souple, facile. TB.

 

Châteaugay VV MAG 2020 : plus d’acidité, tannins encore serrés, encore un peu jeune. TB-

 

Grand jour famille Laurent Rémi Lamerat Bordeaux rouge 2022 : bordeaux classique, fruits noirs, un peu confiturés et marqué par son élevage. B.

 

 

 

Les Blancs : le même vin, 100% chardonnay issu de Châteaugay Bourrassol, fermenté en cuve puis élevage de 9mois dans 6 contenants différents. Exercice très intéressant. Bien sûr chardonnay + 2022 + Bourrassol (parcelle solaire exposé sud) = vins aux acidités assez basses. Justement Benoit cherche le meilleur contenant pour l’avenir.

 

montel inedit

 

I (en cuves inox) : chardonnay rond et fruité, manque un peu de tension, déjà un peu évolué, mûr. B.

N (amphore porcelaine) : (un petit œuf en fait) semble plus gras, avec une attaque plus large mais il a gardé plus de peps, plus de longueur, fruité mûr presque exotique mais gourmand, très accessible dès maintenant, sans tomber dans la lourdeur. Comme s’il avait les avantages du bois sans les inconvénients.

E (amphore grès) : plus fermé, demande plus de temps, mûr aussi, avec de la matière, moins d’acidité, plus sur les amers, avec une finale très intéressante, un contenant intéressant mais pour la garde.

D (amphore terre cuite) : assez rond, beau fruité, un peu moins mûr, manque un peu de peps. Facile.

I (fût d’acacia) : le fût marque un peu avec des notes très exotiques, un côté rhum mais dans le bon sens, gourmand, vanille, goyave, ça garde une bonne acidité, le plus gourmand de tous, sans tomber dans la lourdeur, déjà prêt.

T (fût de chêne) : très marqué boisé vanillé, gras, rond, manque d’acidité.

 

Très intéressant, car les deux contenants les plus répandus, cuve inox et fût de chêne, ne sont clairement pas les meilleurs…

 

 

Expression 2022 : (l’assemblage des 6 contenants) fruité, facile, proche de l’élevage cuve. B.

 

Avenir 2022 : (vin orange, chardonnay 2mois macération) joli vin orange, élégant, fin, pas trop tannique, propre, joli fruit, du peps en bouche, amers nobles en finale. TB.

 

Double face : (méthode trad chardonnay) très fruits exotiques, brut assez sucré, rond, facile. B.

 

Pet Nat viognier : non goûté.

 

 

 

 

Vieilles dégustations :

 

Benoît Montel ** (Riom) - Madargues Côtes d'Auvergne 2011 (100% gamay) : A l'aveugle je pars tout de suite dans le Beaujolais, vin très doux, très fruité, avec de la cerise très croquante, c'est gourmand et facile à boire. Un peu simple et manque de longueur par contre. 15/20.

 

Benoît Montel - Madargues 2013 : proche du 2011, léger et fruité, simple et facile à boire, une valeure sûre. 15/20.

 

Benoît Montel - Côtes d'Auvergne Chateaugay Bourrassol 2014 : (gamay) robe rubis, plus proche du pinot que du gamay, nez de petits fruits rouges très agréable, bouche sur le fruit, fraîche, légère, on peut hésiter entre pinot et gamay, bonne matière, légers tannins, longueur correcte avec une pointe de poivre. Un cran au-dessus des Madargues. 15,5/20.

 

Benoit Montel - Coulee de Lave Blanc : (NM) Robe dorée, nez très tilleul, miel, thé vert, bergamote, complexe et original. Bouche grasse, épaisse, quelques grammes de sucres, construite sur l'amertume (roussanne et marsanne ???) beaucoup de miel, de fleur, de thé, finale assez longue, très joli. 16,5/20.

 

Benoît Montel - Côtes d'Auvergne blanc 2017 : robe légèrement dorée, nez à peine beurré, sur l'anis, un peu pêche/abricot, presque provençal. Bouche grasse, épaisse, sans être très boisée, puissante, vive à l'attaque, toujours sur l'anis, l'abricot, un peu chaude sur la finale. Plutôt taillé pour la table. 13/20.

 

Cotes d'Auvergne bourrassol blanc 2018 : gras, peu d'acidité, à peine moins chaleureux que le précédent, pataud quand même. 13,5/20.

 

Benoit Montel - Pinot Noir Groslières 2017 : robe très sombre pour du pinot, le nez fait gamay, mûre, fruit des des bois. Bouche avec une acidité mordante et des tannins qui demandent à se fondre, belle matière sinon, à attendre un peu peut-être. 13/20.

 

Pinot Noir 2018 : plu clair, plus léger que 2017, plein de fruit, facile. 14,5/20.

 

Blanc Bourrassol chardonnay 2018 : couleur dorée, nez miel et fruits jaunes, plein de pêche notamment. Bouche sur le fruit, assez grasse, facile, bien plus fraîche que la cuvée normale. TB-.

 

Benoit Montel - Côtes d'Auvergne Châteaugay Bourrassol 2018 : (gamay) couleur sombre encore violine, nez de violette, fruits noirs, confiture de cassis, cerise noire, un peu de poivre. Bouche avec du volume, du fruit, bonne acidité, tannins fins, assez longue, encore sur un fruit primaire, qui a ce qu'il faut pour bien vieillir. On sent le millésime très solaire. Belle progression pour cette cuvée. TB.

 

Benoit Montel - Madargues 2018 : couleur à peine moins sombre que Bourrassol, nez un peu moins confituré même si on reste sur des fruits noirs, de la cerise. Bouche un peu plus légère, plus d'acidité, peu voire pas d'épices, sur le fruit, un peu plus simple. Longueur moyenne. TB-.

 

Chanturgue 2018 : beaucoup de fruit, moins confituré que Madargues et Bourrassol, plus d'acidité, plus frais, tout en restant gourmand avec un joli fond. Excellent rapport q/p là encore à moins de dix euros. TB.

 

Benoit Montel - Sang des volcans syrah 2018 : couleur encore très violine, nez de fruits noirs, un peu de poivre. Bouche sur le fruit, tannins fins, assez mûre, à peine poivrée, bonne acidité dans le fond, on sent que c'est encore tout jeune, un peu trop, prometteur. TB.

 

Madargue 2021 : couleur violine, nez bonbon anglais, cerise, bouche sur le fruit, légère, peu d'alcool sur ce millésime, simple, acidulée, gourmande. B+.

 

GPS 2022 : (gamay, pinot, syrah) croquant, bien poivré, tannins fins. TB.

 

Bourrassol blanc 2022 : un peu mou, anisé, floral. B.

 

A l’endroit a l’envers 2022 : (assemblage) un peu plus exotique, gourmand. B+.

 

En aparté chardonnay 2024 : le nez aromatique sauvignonne un peu, bouche vive, fruitée, simple mais efficace. B.

 

Châteaugay VV 2021 : léger sur ce millésime, poivré, tannins fins, pas gros volume belle allonge. B+.

 

Benoît Montel, IGP Puy-de-Dôme Sang des volcans 2020 (100% syrah, à St Bonnet-près-Riom) : couleur très sombre aussi, un nez sur les fruits noirs, le cacao, petite touche d’élevage vanillé. La bouche est légèrement plus puissante et plus dense que le précédent, l’élevage fût a bien arrondi les tannins, un style plus civilisé et plus en rondeur, la finale a quand même gardé une bonne acidité qui donne une allonge bienvenue. Jolie syrah là aussi, qui profite bien de ses deux ans de plus en bouteille. TB.

 

B. Montel : Bourrassol rouge 2023 coloré, fruits noirs, encore un peu serré mais bon potentiel, pour la garde sur ce millésimé solaire.

 

Pins Red 2025 nouveau pinot noir (de chez P Heyraud) qui remplace En Aparté pinot noir, fin très sympa. GPS 25 et Coulée de Lave plus serrés. Game Over 25? aussi. Excellent Lueurs 2023 syrah viognier façon Côte Rôtie en plus aérien, éclatant en ce moment. Bourrassol blanc 25 manque un peu de tension, Expression 23 joli vin avec de la largeur, manque un poil de tension.  L'Avenir vin orange (2022 ?) très joli nez presque liquoreux, bouche sèche, avec du peps, joli.

 

29 juin 2014

Alvear (Espagne) *** et autres Xeres

Alvear Pedro Ximenez 1927 solera

 Couleur : noir, reflets marrons.

Nez : très beau, exubérant et très complexe, sur le chocolat et le café d'abord, avec beaucoup de noix et de noisettes, des fruits secs (raisins de corinthe, dattes ?), un peu d'oranges confites et de fruits rouges cuits (cerises ?).

Bouche : très sirupeuse, grasse et épaisse, très sucrée. Ca manque peut-être d'un peu d'acidité et de fraîcheur mais c'est un délice sur des fromages ou sur des gâteaux aux fruits. L'alcool est très bien intégré. On retrouve les arômes du nez.

Finale : longue, sur le chocolat, la noisette et les fruits secs.

Note : 17,5/20 Excellent.

 

 

Informations complémentaires : La méthode Solera consiste à prélever un vieux sherry d’un fût pour l’embouteiller et à remplacer la partie soutirée par une fraction d’un fût plus jeune, lui-même complété par un fût encore plus jeune et ce, jusqu’à l’étage supérieur qui sera complété avec un vin de l’année. Cette méthode repose sur une disposition particulière des fûts : les plus vieux en-dessous (solera en espagnol), les fûts un peu moins vieux au-dessus et les plus jeunes au sommet. Il n'y a donc que quelques gouttes de 1927. L'assemblage de différentes années permet d'avoir un produit homogène (un peu comme les BSA en Champagne).

Il existe un Alvear 1927 avec une étiquette rouge et en 50cl (noté 96 par Parker). Cette version serait une sélection des meilleurs fûts.

alvearrouge

 

Alvear - PX 1910 Solera : encore plus noir et concentré que le 1927, plus chaud peut-être avec une pointe d'alcool en finale. TB.

 

 

 

Autres Xérès :

 

Toro Albala **** - Don PX 1947, Montilla-Moriles : Couleur presque noire, énorme concentration du raisin (beacoup plus que dans l'Alvear 1927), très cacao, café, noix, fruits secs. Superbe même si c'est assez lourd et très sucré bien sûr. (Note +- 18,5/20).

albala

Toro Albalà Don PX 1985 75cl : Moins sucré et concentré que le 1947, ou que le 1927solera d'Alvear, un peu moins marqué par le café, mais plus fruité, plus marqué par le pruneau et les fruits secs. (Note +- 17,5/20).

 

Toro Albala PX 1986 : puissant, moins sucré que le 1985 bu récemment, moins sur le pruneau, moins gourmand, mais plus complexe peut-être, sur le pain grillé et le café. (+- 17,5/20).

 

Toro Albala - PX 1983 : très noir, une pointe d'alcool au nez, puissant, très café, fruits noirs, moins marqué pruneau que d'autres millésimes (1985, 1986) et plus sucré. Très bien en bouche, ultra concentré, sirupeux, sur le café, il ferait presque passer la SGN à 500gr de SR pour un sec ! Il faut bien sûr aimer ce style très lourd, avec peu d'acidité, tout en concentration d'arômes. TB.

 

1974 : bon équilibre, pas trop lourd, très belle finale.

 

Toro Albalà Oloroso viejo environ 15ans : très sec, bouche assez vive, sur les fruits secs, la noix, l'amande. Finale assez courte. Moyen.

toro

Toro Albalà Amontillado viejisimo 21% environ 30 ans : (bu au witch) "Nez plein d'amandes grillées qui s'ouvre sur le raisin sec. La bouche repart encore sur le pain au raisin avec une perte au niveau des fruits secs. Mieux que le précédent, sans être exceptionnel."

 

Toro Albala - Montila-Moriles Electrico fino 10ans : robe dorée, nez très noix, dans l’esprit d’un jura. Bouche bien oxydative aussi, mais très légère, pas une grosse matière, un peu light, finale courte. B-.

 

Toro Albala - Montila-Moriles PX 2017 : (100% pedro ximenez) Couleur acajou, nez exubérant, café, caramel, un peu d’abricot et de pâte de coing. Bouche sirupeuse, peu acide, beaucoup de caramel, puissant assez long. Pas très subtil mais efficace pour prendre sa dose de sucre en fin de repas. B+.

 

Toro Albala Marques de Poley, Palo Cortado Montilla-Moriles 1964 : (cépage PX, emb 2018) On précise bien de boire celui-ci après, beaucoup plus d'intensité ici, on passe de 14 à 22% d'alcool, ça se sent, encore jeune, puissant, très sec, très salin, très fruits secs, la longueur est immense. L'accord avec le comté ne marche pas très bien par contre. Pas grave on finit le fromage et on le boit seul, il se suffit à lui-même. Certains ont un peu de mal avec la puissance de ce vin et son acidité très haute. Moi je trouve ça grandiose !

 

 


Gonzalez Byass **** - Cuatro Palmas Amantillado 21% 40 ans :
"Pain aux raisins mais avec de l'amertume. La bouche est assez sèche avec de la crème de noisette, de la noix et des amandes. C'est bon mais très sec. Un peu mieux que le précédent."
 

Gonzalez Byass - Noe PX : très marqué café, ou chocolat très noir, avec la bonne amertume, finit plus frais que les autres. TB+. Autre bouteille, joli nez, sensaton d'un peu trop de sucre par rapport à l'acidité basse. TB.

 

Gonzalez Byass **** - "Apostoles" Palo Cortado 30ans 20% : ("a blend of 87% Palomino (aged as Palo Cortado) and 13% PX. Both grape varieties start out in their own soleras, the Palomino ages in our Leonor solera as a Palo Cortado and the PX ages in our Nectar solera as a PX. After 12 years we carry out the blend of 87/13. Then this new blended wine is aged in the Apostoles solera for a further 18 years. Type : Palo Cortado. Varietal : 87% Palomino 13% PX. Alcohol : 20%. Ageing : 30years following the traditional solera system. PH : 3,5. Volatile acidity : 0,8g/l. Total acidity : 6,2 g/l. Total sugars : 50g/l")

Couleur ambrée, nez très marqué par les fruits secs, raisns de Corinthe, figues, prunes, dattes, noix. Bouche à l'aromatique très sèche, beaucoup de noix, noisette, fruits secs, orange confite, chocolat amer, mais le vieillissement en fûts de PX semble lui donner quelques grammes de résiduels, il est moins austère que certains amontillados. Finale de bonne longueur, très marquée par la noix, quelques épices. Très bon. Un mois après ouverture il n'avait pas bougé. TB.

apostoles

 

 

 

Guttierez Colosia *** - Moscatel Soleado 16,5% : proche d’un PX, très sucré et concentré, chocolat, café, fruits noirs. Plus gourmand que le Palo Cortado mais un peu moins long et moins complexe. TB-.

 

 

Bodegas Hidalgo La Gitana ** - Manzanilla pasada pastrana : (15% vol, élevage 12ans en fûts) très marquée noix, mais aussi champignons un peu moisis, très désagréable. Seul le petit côté salé est plaisant. Moyen.

 

 

Williams & Humbert ** - Don Zolio PX 12ans : un PX très classique, riche en sucre, café, pruneau, girofle, bien fait dans son style très riche bien sûr. TB-.

 

 

La Guita *** - Manzanilla Sanlucar de Barrameda « La Guita en rama » saca de octubre 2015 : (1/2bt, 15% vol.) robe or aux reflets oranges, nez bien marqué oxydatif avec de la noix, quelques fruits secs (abricot, coing). Bouche assez puissante, vive, avec une bonne acidité, matière un peu fluette, très saline, aromatique peu complexe, principalement sur la noix. Finale assez longue, tendue, toujours sur la noix et ce côté salé très agréable. Note : 14,5/20.

la guita manzanilla

 

Plus d'infos sur les Xérès ici : http://lapassionduvin.com/phorum/read.php?43,505684,806274#msg-806274

 

 

 

Bodegas de La Riva (Manuel Antonio de la Riva) *** - Manzanilla Passada Balbaina alta DO Manzanilla de Sanlucar de Barrameida : (100% palomino, elevage biologique ou sous voile) Couleur assez claire, nez très porté noix, fruits secs. Bouche tendue, pas un gros volume, très oxydative, austère, pas une grosse salinité en finale par rapport au suivant. B+.

 

 

Emilio Hidalgo *** - La Panesa Fino DO Jerez : (100% palomino, élevage biologique) Couleur proche, nez proche aussi, bien porté noix et fruits secs, peut-être un peu plus "mûr". La bouche en revanche présente plus de volume, ce qui la rend moins austère, la finale semble plus longue, plus saline, un peu plus de fruit. TB.

 

 

Bodegas Tradicion **** - Amontillado VORS 30ans DO Jerez : (100% palomino, élevage biologique puis oxydatif) Couleur ambrée, le nez fait presque penser à un liquoreux, avec de la pâte de coing, de l'abricot sec, du miel, des fruits secs, magnifique. La bouche est en fait très sèche, très tendue, avec une intensité énorme, pleine de fruits secs en tout genre, grosse acidité, fruits confits aussi, une finale interminable, saline, qui fait que les 19,5% semblent finalement très digestes. Exceptionnel.

 

Bodegas Tradicion - Palo Cortado VORS 30ans DO Jerez : (100% palomino, élevage biologique puis oxydatif) Couleur ambrée, nez plus typé rhum, fruits confits, épices, goudron, café, frangipane... magnifique aussi. La bouche est là aussi très intense, à l'ampleur incroyable, encore plus épaisse, plus longue, plus saline en finale. Exceptionnel.

 

 

Lustau ** - Oloroso Don Nuno : (100% palomino, élevage oxydatif) Couleur ambrée aussi, nez bien plus simple, oxydatuf surtout, café. Bouche qui n'a pas cette ampleur ni cette salinité, une cuvée qui ne joue pas dans la même cour que les précédents, il aurait dû être servi avant. B.

 

 

Ximenez-Spinola *** - Pedro Ximenez Muy Viejo (Solera 1918) DO Jerez : (100% pedro ximenez. Raisins déshydratés au soleil 21 jours. Elevage solera. 15%) Couleur marron, nez bien café, pruneau, girofle, chocolat, très joli... Bouche pas si lourde ni si épaisse que ça pour un PX, une certaine "finesse" même pour du PX, mais le côté girofle et le manque d'acidité sur la finale gêne un peu, surtout derrière les énormes 30ans secs. TB.

 

 

Jorge Ordonez ** - DO Malaga n°2 Moscatel Dulce 2018 : (1/2 bt, 10%) Nez simple très muscat litchi. Bouche qui n'a pas une grosse acidité mais alcool peu élevé, beaucoup de fruits frais, reste digeste au final. B+.

 

 

Bertola (diez merito) ** - Jerez Fino 15% : (4ans sous voile) clair en couleur, plutôt assez fin, pas trop oxydatif, léger, soft, bonne entrée de gamme. B+.

 

7 septembre 2017

Rollin (Pernand-Vergelesses) ***

Visite au domaine Rollin

Bourgogne aligoté 2017 : bel aligoté avec de la vivacité et une belle matière.

Hautes côtes blanc 2017 : fruit assez mûr, manque un peu de tension.

Pernand blanc 2017 : un gros cran au-dessus, vif, tendu, peu de gras.

Pernand blanc les cloux 2017 : un peu plus gras, moins tendu.

Pernand 1er cru sous frétille 2017 : il conjugue la vivacité du Pernand 17 avec la matière des cloux.

Corton-Charlemagne 2017 : (40% fût neuf) beau potentiel, beaucoup de gras, mais un peu sur l'élevage en ce moment.

Chorey Rg 2016 : léger, facile.

Pernand 2016 : un peu serré par rapport au 2015 qui goûte mieux en ce moment.

Savigny aux grands liards 2016 : très serré

Pernand 1er cru les vergelesses 2016 : bien 

Pernand 1er cru Les fichots 2016 : bof

Pernand Rg 2017 : s'annonce gourmand, plus mûr et plus facile que 2016.

Savigny Gds Liards 2017 : serré.

Pernand Fichots 2017 : idem

Savigny 2018 : (sur fût) comme les deux suivants les vins sont en train de travailler, on sent un fruit très mûr, couleur sombre, millésime solaire, mais il y a de la fraîcheur derrière, de la concentration. Probablement un grand millésime par la qualité et par la quantité pour ceux qui ont su trouver de la fraîcheur.

Pernand Les Vergelesses 2018 :

Pernand Ile des Vergelesses 2018 :

 

 

 

Rollin - Corton Charlemagne 2008 : robe claire, peu évoluée, le nez est malheureusement déviant, marqué par la croûte de fromage. Dommage car en bouche il y avait une très belle matière, de la tension, de la longueur. Un problème de bouteille apparemment car il ne goûte pas comme ça d’habitude. Les bouteilles ans ce défaut doivent être excellentes. NN. Une autre bouteille plus tard, mieux, mais sur la pente descendante. B+.

 

Rollin - Corton-Charlemagne 2012 : couleur dorée, très beau nez beurré, fruits jaunes, bouche grasse et tendue sur la finale. TB++. Une autre bouteille faisait un peu caramel eu nez, mais bouche et finale tendue, saline. TB+.

 

Rollin - Corton Charlemagne 2017 : très beurré, gras, encore un peu d'élevage, acidité basse. B+.

 

Rollin - Corton charlemagne 2022 : déjà accessible, tout en rondeur, du gras, pas trop d'élevage, manque un peu de tension. TB.

 

Rollin - Pernand-Vergelesses blanc 2008 magnum : robe dorée, nez légèrement beurrée, florale, fruits jaunes, bouche pas trop grasse, fine, tendue, encore assez jeune, petite pointe de noisette sur la finale qui peut renseigner sur son âge, très élégant. TB.

 

Rollin - Hautes côtes Rg 2017 : couleur claire, nez très marqué cerise rouge. Bouche facile souple, fruitée, pas mal d'acidité, longueur correcte. Facile à boire. B+.

 

Rollin - Hautes côtes bl 2017 : couleur claire, nez floral, sur les agrumes, pas du tout beurré (cuves ?). Bouche fruitée, un peu maigre, acidité moyenne, facile, pas très "bourguignonne", finit court. B.

 

Rollin - Hautes cotes rg 2020 : léger, tout en fruit, plus de matière que les millésimes précédents, plus long, acidité et alcool mieux intégrés. TB.

 

Rollin - Aloxe-Corton 2008 : robe tuilée, nez à peine réduit à l'ouverture puis sous-bois, prune, griotte. Bouche superbe, très fraîche, tendue, sans être maigre, un peu terreuse, très longue. TB+.

 

Aloxe 2020 mag : puissant, un peu trop chaleureux.

 

Rollin - Pernand-Vergelesses rouge 2015 : couleur claire, nez de fruits rouges un peu sucrés, très gourmand mais avec derrière une pointe toastée un peu gênante. Bouche fruitée, peu tannique, très belle matière, pleine de fruits rouges, mais toujours cette pointe toastée jusqu'à la finale. B+. Une deuxième bouteille était moins toastée, plus tendue, moins confiturée. TB.

 

Pernand rouge 2018 : très frais pour 2018, léger en couleur, beau fruité, précis, TB+.

Pernand rouge 2019 : plein de fruit, très pur, gourmand, frais pour un 2019, excellent. TB+.

 

Rollin, Pernand-Vergelesses 1er cru Fichots 2019 : le pinot dans toute sa splendeur, pile dans la bonne phase, combinant fruité frais, tannins soyeux, volume, l’élevage est parfaitement digéré, la finale est longue, acidulée. Superbe bouteille. TB++.

 

Rollin - Pernand 1er cru Ile des Vergelesses 2012 : robe rubis, nez élégant qui pinote, très fruits rouges, petite pointe évoluée. Bouche très fruitée, belle acidité dans le fond, c'est fin, juteux, tannins fins, pas un gros volume mais très facile à boire. Finale assez longue, légèrement épicée. Très beau vin. TB.

rollin pernand 2012

 

27 juin 2013

Dauvissat René et Vincent (Chablis) *****

 

Vincent Dauvissat a repris le domaine en 1989, il est aujourd'hui épaulé par sa fille Etiennette. Les vignes sont conduites en biodynamie depuis 2002 sans revendiquer la certification. La vinification est peu interventionniste, les vins sont plus austères, moins gras, plus portés sur la tension que ceux de Raveneau, mais vieillissent un peu moins bien avec quelques irrégularités de bouteilles.

 

 

Dauvissat - Chablis 1er cru "La Forest" 2009

CR de Julien : "Robe encore jeune, aux reflets gris-vert.
Le nez restera relativement peu puissant tout en dévoilant une jolie palette aromatique sur des notes de tilleul, de citron, de noisette et de beurre. Egalement de fortes odeurs de poudre à canon, de silex.
La bouche au départ présente un léger creux en milieu de bouche mais avec le temps le vin reprend une jolie matière, sans être énorme. C'est rond avec une jolie pellicule de gras équilibré par une jolie tension. La finale est cependant assez portée sur l'amertume avec un petit manque de pep's pour laisser le palais plus frais."

Le nez est un peu fermé au départ, citronné. L'attaque en bouche manque de franchise, mais on trouve une belle matière, légèrement beurrée, assez grasse, de la rondeur. Un tout petit peu d'amertume en finale mais rien de dérangeant. Après quelques minutes le vin passe par une phase "poudre à canon" mais qui disparaît assez vite. En fin de soirée il m'a paru plus ouvert, et à peine plus tendu mais toujours trop jeune évidemment. Il aurait gagné à être carafé assez longtemps je pense. Au final un vin à la texture agréable mais qui manque de tension, surtout à l'attaque. A revoir dans quelques années. 16/20.

dauviss

 

Dauvissat Chablis 1er cru Forest 2009 : (goûté au Witch 2014) très fruité pour un Chablis, beaucoup d’agrumes, plus vif et plus tendu que ce que j’avais goûté il y a un an. Très bon. TB. (+-17/20).

 

 

Dauvissat - Irancy 2011 (bu en 2013)

Couleur : très pâle.

Nez : un peu de réduction mais qui part assez vite. Le nez est assez fumé, avec un côté fermier aussi. Je ne trouve pas ça très agréable. Avec un peu plus d'ouverture les fruits rouges passent devant (framboise, groseille) mais le côté fumé/fermier reste présent.

Bouche : des fruits rouges, beaucoup d'épices, un côté vin rouge du Jura, encore légèrement fumée, pas très puissante mais légèrement tannique. Peu de matière. Bonne acidité.

Finale : longueur moyenne.

Note : 14/20. Peu de plaisir en l'état, même si le vin n'est pas vraiment fermé, à revoir dans quelques années peut-être.

Quelques années après (2019) le vin se présente beaucoup mieux, encore tout jeune, petits fruits rouges et poivre, très frais, voire froid, me fait penser à un Coteaux champenois par exemple, mais bonne longueur, de l'élégance et du caractère à la fois. TB.

P1030847

 

 

Dauvissat - Irancy 2015 : Robe assez claire, nez sur les petits fruits rouges, mais on sent le beau millésime solaire avec une pointe de sucrosité. Bouche un peu fluette mais bien moins austère que le 2011, beaucoup  de fruits, très gouleyante, belle acidité derrière, finale longue, fruitée, tendue. TB-.

 

Irancy 2017 : bien plus sexy que 2011 et 2015, plein de petits fruits rouges, tannins fins, déjà très abordable. TB+.

 

Dauvissat, Irancy 2022 : pinot frais et assez simple, mais juteux et plaisant. B+.

 

Dauvissat - Chablis Forest 2005 : couleur dorée, nez très beurre, lait frais, miel. Bouche très boisée, très beurrée surtout, vite chaude et lourde, peu de tension. B-.

 

Dauvissat - Chablis Forest 2011 : très tendu, citronné, minéral, encore un peu fermé, belle tension finale. TB. Une autre bouteille plus fatiguée. B.

 

Dauvissat - Vaillons 2015 : tendu, encore un peu fermé, sur la retenue. B+.

 

Dauvissat - Chablis 2012 : bien typé chablis coquille d'huitre, bonne tension, sans être austère, commence à mieller un peu. TB.

 

Chablis 2014 : belle tension, volume, longueur, au top. TB+.

Chablis 2014 : autre bouteille qqs années plus tard, très tendu, citronné, grosse allonge minérale, encore jeune. TB+. Une troisième bouteille plus beurrée, manquant un peu de peps. B+.

 

Chablis Forest 2015 : très beau sur ce millésime, élégant, pas de chaleur, bien marqué coquille d'huitre, noble, déjà excellent. TB+.

 

Chablis Forest 2017 : joli même si pas sur la tension comme les millésimes précédents. TB.

 

Forest 2022 mag : aromatique chablisienne un peu miellée, coquille huitre, peu de gras, manque un peu de tension. B+.

 

Montée de Tonnerre14 : TB.

 

Dauvissat - Petit chablis 2016 : couleur très claire, nez sur le beurre frais, pas spécialement boisé, pointe citronnée et florale. Bouche assez ronde, beurre frais, très facile, pas très tendu ni très long mais gourmand. TB-.

 

Petit Chablis 2015 : belle tension, très chablis coquille d'huitre minéral, frais pour le millésime, simple mais parfait, évident. TB+.

 

Dauvissat - Petit Chablis 2017 : un Dauvissat classique, nez croûte de fromage, citron. Bouche tendue, pas un gros volume, mais très salivante, avec une finale qui claque bien, sur la « coquille d’huitre », le lendemain bien plus ouvert, plus précis, semble encore plus long. TB+.

 

Dauvissat Vincent, Chablis 2012 : (élevage fûts) Couleur guère plus évoluée, nez très minéral, la fameuse "coquille d'huître", un peu croûte de fromage, miel. Bouche toute en tension, encore jeune, énergique, pas un gros volume, mais une finale vraiment salivante, qui porte le vin très loin, très digeste et très fraîche, impressionnante pour le niveau d'appellation. Un vin pile à point, pas le plus complexe, mais celui qui offre le plus de plaisir. TB++.

 

Dauvissat, Clos 2020 : fermé, encore tout jeune, du volume mais ni très gras ni très acide. Peu d'intérêt en l'état, à regoûter dans 10ans. B+.

 

Dauvissat Vincent, Chablis 1er cru Vaillons 2014 : couleur dorée, nez très complexe, croûte de fromage à l'ouverture, mousseron, caillou, puis du fruit, presque de l'ananas. Bouche très tendue, sans enrobage, très minérale, salivante, avec une finale qui claque d'une longueur exceptionnelle. TB++.

 

 

9 décembre 2013

Grand Tasting 2013 Bordeaux

Bordeaux blancs secs

 

Larrivet Haut-Brion ** - Pessac blanc 2009 : Nez très boisé, bouche boisée, grasse, beurrée, finale boisée. Moyen.

 

Olivier ** - Pessac blanc 2009 : que du bois. Moyen.

Olivier - Pessac rouge 2019 : noir, boisé vanillé très marqué, que du bois, imbuvable. Moyen

 

Malartic-Lagravière **** - Pessac blanc 2011 : très beau nez avec beaucoup de fruits exotiques, bouche tendue, léger boisé, mais déjà pas mal intégré, bonne longueur. TB. (+- 17,5-18/20).

malartic

 

 

 

Bordeaux rouges - Rive droite

 

Château La Gaffelière *** - St Emilion 2009 : très chaud, puissant, tanins de qualité, mais manque de fraîcheur et de longueur. B-.

(dame de gaffelière 19 : joli second, peu boisé, du fruit, des tannins mûrs et fins)

 

Clos Badon (Thunevin) ** - St Emilion 2011 : couleur très noire, nez boisé, en bouche les tanins sont fins, boisé bien intégré, beau fruité (assez noir), assez simple mais bien fait, quasiment prêt à boire. B.

 

Valandraud (Thunevin) **** - St Emilion 2011 : 80% merlot 20% CF, noir comme du pétrole, contours violets, nez un peu toasté, peu intéressant, mais bouche de qualité, puissante, pleine de fruits noirs (cassis surtout), des épices, bonne longueur. TB-.

 

Clos du beau-père (Thunevin) ** - Pomerol 2011 : nez boisé, très noir aussi, tanins encore raides. On a bien compris que sur ce stand il y avait de la vente, "pas cher, pas cher", un vrai marchand de tapis Mme Andraud. B-.

 

Rouget *** - Carillon de Rouget Pomerol 2009 : couleur assez claire, vin léger, tanins fins, épices, mais un peu chaud. B.

Rouget *** - Pomerol 2008 : couleur un peu évolué, nez boisé, bouche de même, bonne longueur cependant. B-.

 

 

 

Bordeaux rouges - Rive gauche

 

Lespault-Martillac ** - Pessac 2011 : (65% merlot), beau fruité, léger, très sympa. B+.

 

Château Villa Bel-Air (Cazes) ** - Graves 2010 : assez noir, léger, fruits noirs, tanins fins, Facile et très sympa. B.

 

Les ormes de Pez (Cazes) ** - St Estèphe 2006 : très beau nez déjà un peu évolué, bouche manque un peu de maturité, tanins fins, assez léger. B.

 

 

Château Dauzac *** (depuis 10ans les vins ont gagné en profondeur et qualité, style charmeur, élégant) - Margaux 2012 : ( GT 2014) légèrement boisé, beaucoup de tabac, fruits noirs assez mûrs, tanins fins, manque un peu de fraîcheur. B+.

2011 : plus sombre que 2012, un peu sec en bouche en l’état, sur des fruits noirs bien mûrs aussi. B.

2009 : couleur encore plus sombre, mais bizarrement un peu de poivron sur ce millésime solaire. B.

 

 

 

Bordeaux liquoreux

Raymond Lafon *** - Jeunes pousses 2010 : trop sucré, manque de longueur. Moyen.

Raymon Lafon *** - 2009 : nez discret, un peu boisé, mieux en bouche avec une bonne liqueur et une bonne acidité pour 2009. B+.

(Raymond Lafon - Sauternes 2002 : couleur or, nez safran, encore vanillé. Bouche épaisse, bonne acidité dans le fond, mel, orange, abricot, encore un peu d'élevage. assez long. TB-.)

 

 

Rayne-Vigneau *** - 2006 : belle couleur dorée, nez discret, bouche fruitée, moins épaisse que Guiraud et Coutet, manque un peu de tension, mais c'est bien pour un 2006. B+.

Rayne Vigneau - Liquoreux du monde 2019

Sauternes 2015 : bel équilibre, plutôt sur un style, fruité et très digeste, pas très chargé en sucres. TB+.

Sauternes 2003 : superbe nez de Sauternes évolué, abricot sec, pâte de coing, épices, la finale nous rappelle un peu le millésime chaud, pas une grosse acidité, mais pas trop lourd non plus, la canicule a été bien gérée. TB+.

 (Rayne Vigneau 1947 : bouchon très fatigué, mais joli vin, safran, il a mangé beaucoup de ses sucres, fruits secs, reste digeste, complexe. TB++.)

 

16 avril 2013

Piémont Salons divers

Roberto Voerzio (moderniste) **** 

Grand Tasting 2013

Barolo Rocche dell'Annunziata-Torriglione 2009 : puissant, fruits rouges, kirsch, balsamique, belle fraîcheur, tanins bien présents mais assez fins (par rapport aux autres Barolos de la journée), long. B+.

Barolo Cerequio 2009 : aromatique proche du précédent, un peu vernis ?, plus tannique, pas prêt à boire. B-.

Barolo Vecchie Viti dei Capalot e delle Brunate 2008 : plus fermé que le précédent, trop jeune, mais les tanins semblent de meilleure qualité. B.

Barolo Ris. 10 anni fossati case nere 2004 : fruits cruits, prunes, cerises griottes, un peu de tertiaire, long, frais, plus accessible que les précédents mais pas encore prêt. TB(+- 17,5-18/20).

Nebbiolo 2018

Barolo Cerequio 2014 : (La Morra) fruits noirs, un peu de truffe, encore à peine vanillé. Bouche à la texture soyeuse, tannins très fins, belle longueur. TB+.

Barolo Rocche dell’Annunziata 2012 : (La Morra) très beau nez plus floral, un peu plus de truffe, cuir, goudron, à peine confituré. Bouche un peu plus serrée que Cerequio mais avec une très belle longueur. TB+.

Barolo Riserva Fossati Casa Nere 2008 : déjà évolué pour 2008, balsamique, truffe, cuir, exubérant (peut-être écœurant à la longue ?) très belle concentration en bouche, tannins encore un peu plus présents mais de qualité. Bien aussi, dans un style moderniste assumé et maîtrisé. TB+.

 

 

La Spinetta (moderniste) *** - Barbaresco "Vigneto Valeirano" 2007 : (bu en 2013) robe d'un rubis éclatant, très "Nebbiolo", nez expressif, sur la cerise confite, la fraise et autres fruits rouges. Beaucoup d'acidité en bouche mais pas forcément trop, tanins très présents mais relativement fins pour un Barbaresco 2007. Ca a quand même besoin de quelques années supplémetaires pour se fondre encore un peu. On reste sur de beaux fruits rouges, beaucoup de fraîcheur. Finale très longue. Déjà du plaisir sur ce vin, mais surtout un gros potentiel. Note : 17,5/20.

spinetta

La Spinetta - Langhe Nebbiolo 2015 : (salon Nebbiolo 2018) facile, un peu sucré, gourmand. B+.

Barbaresco Vursu Valeirano 2007 : fruits sucrés, cassis, compoté, facile, manque un peu de tension. TB-.

Barolo Campé 2008 : gourmand, compoté aussi, vite lassant je pense, tannins plus serrés derrière. TB-.

Barbaresco Starderi 2003 : nez évolué, plus chaud que les autres mais en bouche on a l’impression que le vin a mangé le trop plein de sucre des précédents, la finale garde une fraîcheur correcte. TB.

(La Spinetta - Barbaresco Vigneto Bordini 2014 : couleur évoluée et sombre, nez complexe tomates séchées, goudron, fruits noirs... me fait penser à sangiovese. Bouche puissante, solaire, plutôt de style tradi bizarrement, tannins encore présent, aromatique déjà évoluée, assez déroutant pour barbaresco 2014 mais bel accord sur le plat. TB.)

 

 

Elvio Cogno **** - "Anas-Cetta" DOC Langhe Nascetta di Novello 2014 : (100% nascetta, 6mois cuves) robe dorée, nez assez mûr, semble peu soufré, sur la pomme, un peu de citron, d'abricot et des notes florales derrière. Bouche perlante (comme la Favorita de Gagliardo ou l'Arcese de Bera pour rester dans le Piémont), vive, fraîche, sans gras, sur la pomme, la pêche et les agrumes. Finale un peu courte. Vin simple mais sympa, plutôt d'apéritif. Note : 14,5/20.

elvio cogno nascetta

Elvio Cogno - Langhe Nebbiolo Montegrilli 2017 : tout juste embouteillé, il me rappelle un Bourgogne sur fût, belle pureté de fruit, pas de tannins, sympa. B+.

Elvio Cogno - Barolo Ravera 2014 : (à Novello, foudres) Beaux fruits rouges, concentration impressionnante pour un 2014, tannins encore à peine serrés mais de qualité, très prometteur. TB+.

Elvio Cogno - Barolo Ravera Bricco Pernice 2013 : encore plus concentré, un peu plus puissant et serré, mais superbe fruité. Gros potentiel. TB++.

 

 

Luciano Sandrone (moderniste) **** : Nebbiolo d’Alba, Valmaggiore 2010, un très bon vin de soif, très fruité et avec du corps en même temps, déjà prêt, très plaisant. Barolo Le Vigne 2008, vin fermé, trop jeune, assez puissant, on ne prend pas de plaisir en l’état.

sandrone

 



Malvirà *** : Roero Riserva Renesio 2007, (100% nebbiolo), le nez est expressif, très fruité, la bouche est puissante, avec des tannins soyeux, des fruits compotés, belle finale. TBien. (+- 18/20).

malvira roero

 

 

Albino Rocca *** - Barbera d'Alba Gepin 2011 : robe violette, un peu de réduction, beaux fruits croquants (cerises noires). B.

A. Rocca Nebbiolo d'Alba 2011 : assez proche aromatiquement, un peu plus tannique. B.

A. Rocca Barbaresco Duemiladieci 2010 : assez évolué, fruits rouges cuits, manque un peu de fraîcheur, tanins raides. B-.

A. Rocca Barbaresco Ronchi 2010 : proche précédent mais un peu plus frais, plus long aussi, tanins raides en l'état. B.

 

Elio Altare (moderniste) **** - Barolo Arborina 2009 : encore jeune mais tanins plus fins que chez Voerzio et Cavallotto, fruits rouges, kirsch, (vernis ?), balsamique, bonne longueur. TB(+- 17,5-18/20).

Elio Altare Barolo Cerreta Vigna Bricco 2007 : un peu plus tannique, puissant et chaud que le précédent. TB-.

 

Luigi Pira *** - Barolo Serralunga 2009 : style plus tannique qu'Elio Altare, toujours fruits rouges, cerises rouges, tanins raides, à attendre. TB-.

 

Produttori del Barbaresco **** - Barbaresco 2007 : un peu plus foncé que Rayas mais on reste sur une robe assez clair quand même, nez très marqué par le zan, fruits rouges et noirs. Bouche puissante, bonne acidité, tanins présents mais fins. Beaucoup sont dans le languedoc. Sans être mauvais, il manque un peu de gourmandise. Il me semblait meilleur à l'ouverture. Longueur correcte. Sans vices ni vertus comme on dit. TB-. (+- 16/20).

Produttori del Barbaresco - Barbaresco Montefico Riserva 2008 : (cave coopérative qui vinifie l’équivalent d’une centaine d’hectares. Style très traditionnel. Elevage foudres. Montefico : plein sud, riche en calcium, assez puissant, proche de Montestefano) Couleur sombre pour du nebbiolo, nez plutôt fruits noirs, encore jeune, simple mais joli. La bouche est aussi sur les fruits noirs, pas très tannique pour Montefico Riserva, une certaine rondeur même, de la fraîcheur. Un peu simple, mais plutôt bon. B+.

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Prunotto (famille Antinori) *** - Dolcetto d'Alba 2010 : couleur rubis, le nez me fait penser à du gamay, avec des fruits rouges et noirs très croquants. La bouche aussi, elle est légère, peu tannique, pleine de fruits acidulés, assez vive, très gourmande. Finale assez courte. Excellent vin de soif. Note : 15,5/20 

 

 

Giascomo Ascheri ** - Dolcetto d'Alba "San Rocco" DOC 2010 : (100% Dolcetto) Vin très doux, et très fruité (fruits plutôt noirs), peu tannique. En cela il se rapproche d'un Beaujolais. Un côté légèrement minéral aussi. Aucune trace de bois dans celui-ci. Ca manque un peu de longueur et de complexité mais c'est très facile à boire et très groumand. 14/20.

 

 

Cascina La Caterina * - Mosto d'uva parzialmente fermentato (Bianco dolce da uve Moscato) : blanc effervescent très sucré, très fruité avec le côté raisin blanc du muscat, manque un peu de fraîcheur, vite écoeurant. Moyen.

 

Casarito * - Moscato d'Asti (NM) emb 2012 : couleur paille, légères bulles perceptibles. Nez sur le raisin blanc, la pêche, notes florales, bouche légère, très facile, légèrement pétillante, un peu de sucres résiduels, mais manque d'acidité. Finale courte. Bon petit vin d'apéritif. 14/20.

 

 

Cossetti Clemente & Figli ** - Barbera d'Asti Superiore La Vigna Vecchia 2014 : assez sombre, fruits noirs, épices, caractère "sauvage", assez frais, puissant, boisé bien intégré. B+.

 

La Tanarella ** - Terre Alfieri Arneis "Fanciot" 2014 (Piémont) : (100% arneis) Couleur paille, nez peu expressif avec des notes de poire, citron et amandes. La bouche est vive, sans gras, avec une bonne acidité, citronnée et encore des notes originales d'amandes. Longueur moyenne. Un vin d'apéritif sympa, bon rapport q/p (8€). Note : 14/20.

 

 

Elio Grasso *** - Barolo Ginestra Casa Mate 2011 : (parcelle à Monforte) Couleur rubis foncé, nez de fruits rouges sucrés, avec aussi un petit élevage beurré très typé bourguignon. Bouche avec de la puissance, rondeur, fruits rouges confiturés, acidité plutôt élevée, tannins fins, belle longueur. Plutôt une belle bouteille passée la surprise de cet "élevage" étonnant chez Grasso. TB.

Elio Grasso - Barolo Gavarini Chiniera 2011 : bouteille au goulot cassé, qui s'est oxydé très vite dans le verre, à regoûter.

Elio Grasso - Langhe Nebbiolo 2017 : couleur claire, nez de beaux fruits rouges un peu confiturés, bouche peu épaisse, pleine de fruits, finit un peu serrée. Beau générique. B+.

Elio Grasso - Barolo riserva runcot 2007 : encore un peu marqué par l'élevage, presque coco au nez, bouche intéressante, tannins fondus, belle matière, du fruit, finale un peu sur l'élevage. Pas mal fait dans un style moderne. B+.

Elio Grasso - Barbera Vigna Martina 2019 : noir, confituré, puissant, lourd.

 

 

Saglietti Flavio *** - Barolo Cerequio 2013 : couleur tuilée, nez sur l'orange, la fraise, réglisse, bouche fine, peu epaisse, fraiche, beaux tannins en finale. TB-

 

Gianfranco Alessandria *** - Barolo 2010 : (vignes sur Monforte) Couleur plus sombre, nez avec un côté confiture de fraise aussi, boisé léger parfaitement intégré, goudron, cuir, presque de la tourbe dans le fond, viande fumé, complexe et très intéressant. Bouche puissante, tannins relativement fins pour un jeune Monforte même s'il y en a un peu, un peu plus fermée que le nez mais avec une très belle longueur. Il manque juste l'évidence et la gourmandise qu'il y avait dans le Stella di Campalto. TB+.

 

Domenico Clerico **** - Langhe Dolcetto Visadi 2013 : léger, beaucoup de fruits, cerise et violette, acidité élevée, peu de tannins, aucun signe d'évolution, un bon Dolcetto. B+.

Domenico Clerico - Barbarolo Percristina 2007 : couleur plutôt sombre pour Barolo, nez fermé au départ puis de plus en plus engageant, fruits noirs, balsamique, truffe. La bouche n'est pas trop marquée par le bois pour un moderniste mais en finale les tannins sont encore bien serrés, à attendre encore même après 15ans. TB-.

 

Francesco Rinaldi *** - Barolo Brunate 2012 : couleur assez claire reflets oranges, beau nez qui au départ faisait un poil oxydé, mais avec l’aération plus du tout, beau panier de fruits rouges, rose, réglisse, cuir. Bouche pleine de fruit, belle acidité, des tannins encore un peu présents mais de qualité, beaucoup de longueur, presque de tension, avec une finale saline qui le rend au final très digeste pour un jeune Barolo. TB.

 

Guido Porro *** - Barolo V. Lazzariasco 2013 : (Lazzarito) Couleur très claire, nez d'orange sanguine, petits fruits rouges, réglisse, pivoine. Bouche qui semble d'abord légère, épurée, peu extraite, tout en longueur, acidité élevée et peu de volume, puis très belle intensité et beaucoup d'énergie sur la fin de bouche avec une finale longue sur les fruits rouges acidulés où les tannins du nebbiolo se font légèrement sentir sans assécher, et permettent d'allonger encore plus ce vin tout en longueur. Très joli. TB+.

 

Olim Bauda *** - Moscato d'asti centive 2019 : gourmand, pas trop lourd, plein de fruits frais. TB.

Olim Bauda – Barbera d’Asti La villa 2019 : (cuve) assez clair en couleur pour Barbera, fruits rouges, épices, simple, reste frais et pas trop confituré. B+.

 

Scagliola *** - Volo di Farfalle Moscato d'Asti : moscato bien fait, pas mal de sucres mais reste frais, fruité pas trop exubérant. TB.

Pettali di rose Braccheto 2021 : couleur rose foncé, petits fruits rouges, bon équilibre sucre/acide, reste digeste, esprit Cerdon. TB.

 

Aurelio Settimo *** - Barolo Rocche dell'Annunziata Riserva 2009 : couleur marron évoluée, nez truffe, sous bois, écorce d'orange, balsamique, complexe, mais assez évolué, loin du fruit primaire. Bouche assez légère à l'attaque, aux tannins fins, mais qui trouve une belle relance en fin de bouche, assez longue, complexe. Un vin sur lequel on passe beaucoup de temps, mais il manque peut-être le plaisir immédiat qu'il y avait lorsqu'il était sur le fruit. TB+.

 

Sobrero ** - Barbera d'Alba 2011 : robe rubis foncé, beau nez sur la cerise, la prune, boisé bien intégré, un peu de tabac. Bouche fruitée, puissante, bonne acidité, peu tannique, belle matière, finale assez longue grâce à cette belle acidité, toujours du fruit. TB-.

 

Bruna Grimaldi *** - Arneis 2021 : nez fenouil, fleurs blanches, chaud, mieux en bouche, dense, un peu d'acidité pour arneis. B+.

 

Valsania ** - Barolo 2018 : couleur claire, bouche un peu maigre et solaire, déjà un peu évoluée, tannins fins. B.

 

Rocche Costamagna ** - Langhe Nebbiolo 2020 : un peu de couleur pour nebbiolo, beau fruité rouge fraise sucrée, rose, un peu d'alcool à l'ouverture, attaque gourmande fruitée, finale un peu serrée en l'état. B+.

Rocche costamagna - Barolo ris rocche dell'annunziata 2016 bricco francesco : manque de fruit frais, pointe oxydative. B.

Rocche Costamagna - Rocche dell annunziata 2018 : goute mieux que les deux prcédents, tradi classique, frais pour 2018, clar, tendu, belle allonge minérale. TB+. Deuxième bouteille idem, pivoine, fraise, fin. TB+.

 

Moccagatta *** - Barbaresco Bric Balin 2005 : pour un moderniste l'élevage n'est pas trop marqué et bien intégré, encore jeune avec du fruit, belle tension finale, avec de l'allonge, tannins qui allongent, pas trop secs, joli vin. TB+.

 

Matteo Corregia ** - Barbera 2020 : coloré, nez un peu confituré et cacao, bouche qui garde une certaine fraicheur pour Barbera. B+.

Corregia - Roero 2019 : couleur rouille, nez un peu fruits compotés et cuits, bouche avec un peu d'élevage mais finale longue et salivante. TB.

 

 

F. Versio *** - Langhe Nebbiolo 2022 : (ancien winemaker de Giacosa. Des parcelles Curra et Starderi à Neive) Un peu de couleur pour un tradi, bouche où on sent le millésime solaire mais bien géré avec un fruité mûr pour un Langhe nebbiolo, grosse matière, belle acidité, tannins encore un peu présents mais de qualité, beau niveau pour l'entrée de gamme mais à attendre un peu, joli style. Un jeune à suivre. TB.

 

Bricco Carlina ** - Barbera d'asti fontanavi 2023 ? sur le fruit, floral, élégant, pas trop confituré pour Barbera, facile à boire. Langhe nebbiolo 2022 ? plus simple.

 

Chiesa ** - Roero 2019 : un peu serré et végétal. B-.

 

 

Lodali *** - Nebbiolo d'Alba 2021 : (élevage foudres) Nebbiolo très clair, infusé, sur la finesse, floral et fruits rouges, classique, belle acidité, proche de la Ca' di Press, finale qui serre un peu, mais moins que Ca' di Press, un peu moins long par contre. TB.

 

Renato Corino ** - Barolo Communale di La Morra 2016 : assez foncé, puissant, élevage barrique marqué, un peu serré. Trop moderne à mon goût. B-.

 

9 février 2024

Visite au domaine Elémentaires (Pont-du-Château) ***

 

Elémentaires - Landry Boudot (Pont-du-Château)

 

 

En allant visiter Elémentaires, je me retrouvai face à une nouvelle problématique du néo-vigneron auvergnat : comment trouver des vignes ? En effet, le marché est complètement saturé, la liste d’attente de la Safer est longue comme un bras, les vignerons qui arrivent à l’âge de la retraite ont déjà retrouvé preneurs, certains coopérateurs préfèrent revendre à des céréaliers. Même le fermage est très compliqué… Il reste la solution de planter des vignes mais il faut avoir les reins solides entre le prix du défrichage, des plantations et des trois ans d’attente minimum pour les premières vendanges. Pour beaucoup, la seule solution c’est le négoce.

 

Landry s’est installé en Auvergne en juin 2023. Après un poste de caviste sur Lyon et un BTS viti-oeno en Bourgogne, il trouve un stage chez Jean-Marc Pillot. Il passe ensuite 3 ans chez Zind-Humbrecht, où il apprend beaucoup à la vigne comme à la cave, notamment avec le chef de culture, expert, entre autres, en biodynamie, Alexandre Guth. Il tire de là son exigence, et sa passion des grands vins blancs. Au fil des rencontres sur des salons, il trouve des vignerons prêts à lui vendre un peu de raisins bio pour commencer. Il trouve ensuite un bout de hangar en location à Pont-du-Château, petit mais parfaitement équipé, parfait en attendant de trouver des vignes et de s’installer à côté.

 

elementaires

 

 

Les Vins

 

Uniquement des 2023. Embouteillage prévu dans 2 mois, début avril pour toutes les cuvées normalement. Tous les raisins sont bio. Deux cuvées de blanc ont vu une pointe de SO2, tout le reste est sans intrants mais parfaitement propre. Il y aura peut-être 10mg de SO2 à la mise en bouteille, mais à voir selon les cuvées et s’il y a possibilité ou non de faire le vide d’air à la mise. Landry a parfaitement conscience que sur un premier millésime il sera attendu au tournant, aucune déviance ne sera tolérée.

 

Les bouchons et les bouteilles ont déjà été commandés. « Contrairement à ce que l’on pense souvent, la majorité des problèmes de provient pas des bouchons mais du verre. C’est souvent que lorsqu’on commande des bouteilles avec un goulot de 19mm on se retrouve avec du 19,8 ou 19,9mm, si tu as un bouchon 24mm c’est foutu, il faut du 25 voire du 26, et encore si le diamètre du goulot est le même tout du long ! Là le fournisseur me garantit le diamètre d’ouverture. Pour le bouchon ce qui est important, c’est la largeur et pas la longueur. »

 

 

1 Mutinerie (1 cuve 430L et 2 fûts)

- 100% syrah sur cuve fibre. Jeunes vignes sur Chiroubles à 450m d’altitude. Vendangé début octobre. 11%. Egrappé. 7j macération : un nez très marqué syrah, lardé, violette, poivre, anchois, bouche juteuse, tannins souples, frais, facile, quand même une bonne matière et de la texture pour un vin en cuve à 11%, délicieux.

- le même sur un fût de 10ans Radoux : nez plus discret, ça syrahte moins, belle rondeur en bouche avec une finale qui garde une bonne allonge.

- le même fût des Hospices de 3 vins : boisé un peu marqué, encore plus de rondeur, celui-ci pinote clairement en l’état.

- assemblage des trois : au départ un nez discret, pas de boisé ressenti, la bouche est ronde, facile, aux tannins souples. Regoûté après une bonne heure d’aération, le nez rappelle la cuve, très syrah, la bouche explose de poivre, de lardé, de violette, elle garde une certaine rondeur à l’attaque et une allonge saline en finale. Très joli.

 

 

2 La chasse au chagrin (1 cuve)

- 100% grenache du Gard du domaine du petit oratoire en biodynamie. 60% jeunes vignes sur sablo-limoneux et 40% de VV sur loess. 12,5%. Travail en mille-feuilles : les couches de VV sont grappes entières, les jeunes vignes foulées. Pendant 13jours 15min de remontage en tout et pas de pigeage. Elevage cuve inox :  grenache clair en couleur, léger, souple, jus de fruit, pivoine, fraise, grenadine, à peine amylique mais ça a plutôt tendance à s’estomper, très juteux et facile à boire, parfaitement propre. Le style me rappelle un Magnon 2022 bu la veille par exemple.

 

 

3 Monières (1cuve)

- 100% gamay sur Chiroubles cru Javernand sur granit rose, exposition est, donc parcelle assez fraîche comme tous les raisins choisis par Landry. 60% de VV et 40% jeunes vignes. 12,7%. 1 seule cuve car 100 caisses : « c’est ce que peut contenir un camion frigorifique, tout simplement ». Comme le précédent, millefeuilles de 6 couches pendant 15jours avec grappes entières sur les VV.  Un gamay sérieux, un peu fermé au nez au départ, bouche avec un joli fruité mais surtout un fond graphite intéressant, finale sur la tension, belle allonge, encore un peu serrée mais noble. Regoûté après les blancs, le nez a gagné en fruit, très ouvert, très nette, finale précise toujours sur ce fond graphite. Très joli mais il va probablement demander du temps par rapport aux deux premiers.

 

 

4 L’étreinte (2 fûts)

- 100% pinot gris sur Niedermorschwihr, sous le Sommerberg, sur un fût de 7 vins, 11,8%. Un pinot gris assez rond, floral, avec un léger beurré, pas trop haut en alcool ce qui le laisse digeste, pas une grosse acidité, mais la finale a une jolie salinité.

- le même avec un bâtonnage (pH aussi autour des 3,19 avec une acidité autour de 4gr/L H2SO4). Plus citronné, plus tendu, marqué réduction sur lies un peu grillé brioché, petits amers, plus à mon goût.

 

 

5 Pluie battante (3 fûts)

- 100% chardonnay sur Chiroubles (granit). 11,6%. pH 3,52. Acidité 5,5gr H2SO4. Volatile 0,17gr H2SO4. Un peu réducteur au départ, bouche assez ronde, qui manque un peu de tension.

- le même sur un autre fût, élevé en partie sur lies de syrah. Plus de gras mais aussi une attaque un peu plus nerveuse, impression peut-être faussée de vinosité.

- 3eme fût moitié chardonnay moitié pinot gris, avec beaucoup de bourbes de pinot gris. Plus réduit, mais aussi plus vif, garde quand même du gras, amers en finale qui donnent de l’allonge.

- Assemblage final. Un assemblage utile, qui accentue les qualités et gomme un peu les défauts. Le nez est discret mais moins réduit, la bouche a réussi à garder une bonne acidité sans perdre en texture et rondeur.

 

 

6 Second souffle (4 fûts)

- chenin d’Anjou (+ quelques grappes de sauvignon) à Chanzeaux vers Rablay-sur-Layon, comme tous les blancs pressé grappes entières, grosse oxygénation des moûts avec le pressoir utilisé. Assemblage des fûts avec 1h45 d’ouverture.  Nez un peu fermé, superbe bouche tendue, saline, à peine autolyse, citron confit, petite volatile qui donne du peps, rappelle clairement le style Labet, Brétèches, Grandes vignes etc…

- le même juste au moment de l’assemblage. Etonnamment encore plus ouvert et plus éclatant, juste une pointe de gaz. Délicieux. « C’est plutôt bon signe qu’il se referme à l’ouverture. Plutôt que de s’oxyder, il se protège en se refermant sur lui-même, tant mieux ! »

 

 

7 Superstition (Macération 1 amphore terre cuite 600L, fabriquée en Toscane, parois épaisses, mais quand même très poreuse, surtout dans le hangar un peu sec)

- 40% pinot gris avec 4 semaines ½ de macération + 50% sauvignon d’Anjou et pinot gris ajoutés au bout d’une semaine. Couleur plus saumonée qu’orangée, joli nez fruits exotiques, frangipane. La bouche est élégante pas très tannique, impression d’une macération légère, très bon.

- le même avec 2h30 d’ouverture. Très propre aussi, pas de trace d’oxydation.

 

 

Pour un premier millésime, les vins sont impressionnants ! Tout semble qualitatif, parfaitement maîtrisé, sans aucune déviance. J’en viens à me poser la question : est-il plus simple de faire des grands vins avec du négoce d’un peu partout en France ou avec ses propres vignes en Auvergne lorsqu’on débute ? C’est une vraie question, dont nous aurons la réponse lorsque Landry vinifiera des Côtes d’Auvergne. Souhaitons-lui bonne chance pour la suite…

 

Ce sera le cas sur le millésime 2025, Landry ayant repris les vignes de Simon Bousquet sur Corent. + une plantation de pinot gris/gamay pour 2027, tout en haut de Corent, au-dessus des chardo de Simon.

 

 

 

Regoûté un peu après la mise en bouteille (seule la syrah a vu 1gr de SO2 à la mise, le reste sans sulfites. Mise en bouteille avec inertage à l'azote). Gros coup de cœur pour la syrah, très légère en alcool, très pure ultra juteuse.  Le grenache du gard est très joli au nez il perd peu à peu son côté amylique, fin de bouche un peu fragile. Très beau gamay sur Chiroubles, sérieux, mais les vins ont en commun d'être légers en alcool, tannins souples, textures très soyeuses, sans boisé, toujours beaucoup de fraîcheur, trois vins très digestes. En blanc coup de cœur sur le chenin, très tendu, petite volatile juste ce qu'il faut, grosse longueur, superbe. Le chardonnay est un peu sur la réduction, très pierre à fusil, minéral, ne fait pas très chardonnay mais probablement dû au terroir de granit, limite sous-maturité ce qui lui va plutôt bien. Le pinot gris est sur les amers, presque des tannins, avec un beau volume, très joli mais plus austère, un vin de gastronomie. Le vin orange est le seul un peu moins bien en place ce jour là.

 

Mutinerie syrah 2023 : un an après, superbe aromatique lardée, violette, puis thym avec ouverture, bouche toujours aussi aérienne et digeste, finale longue, umami, équilibre parfait, superbe.

 

 

Les 2024 en masse, juste avant mise en bouteille (avril 2025)

Mutinerie syrah : moins aromatique que l'an dernier, léger, très facile, plus simple, mais c'est bon.

Manières gamay : (2/3 fût, 50% grappe entière) ultra juteux et frais, fin mais avec beaucoup de fond aussi, très salivant, un cran au-dessus de l'an dernier, top.

Cinsault du Gard L'après Minuit : (vieilles vignes, 50% grappe entière, cuve) proche du grenache de l'an dernier, infusé, rond, gourmand, petite sucrosité, mais seulement 12,4% donc reste frais. Là aussi très précis, aucun défaut.

Auxerrois 100% : (raisins de Charlotte Boxler, à cheval sur fin des granits du Sommerberg D, début calcaire et marnes du Brand. 3 fûts, 11%, 5,3AT) nez encore un peu discret et floral, superbe bouche avec de la tension, fraîcheur, digeste, salin, sans manquer de volume, même assez concentré et texturé pour un auxerrois.

Etreinte Pinot gris : (moins de les que l'an dernier sur les blancs, moins réducteurs, moins besoin aussi car taux d'alcool plus bas et acidité plus élevés) 12,2% 7gr AT  excellent pinot gris, moins de grillé/fumé que l'an dernier, plus de gras et de texture à l'attaque, mais surtout une finale très longue et umami très salivante.

Gewurz sec Suivre l'est : (raisins de Camille Braun, grand cru Pfingstberg) sec, nez gewurz sans exubérance, bouche très fine et très droite pour un gewurz, fraîche et saline.

Premier souffle chenin : (9% cette année ! malo en partie faite grâce à des lies de PG) pas en place, très bizarre en l'état, à regoûter après mise.

Pluie battante chardo 2023 barrique avec 10mois d'élevage supplémentaire non ouillé ! : chardo gras, brioché, évolué, truffe un peu, dense, touche oxy qui apporte de la salinité en finale, très gastronomique, proche d'un M. Noly de Valette, top.

 

 

Les 2025 sur fûts/cuves : Sur les négoces, excellent sylvaner (de C. Boxler aussi) au nez à peine autolyse, bouche avec de la largeur et de la longueur. L'auxerrois 2025 manque presque un poil d'autolyse au nez, mais la bouche reste nerveuse, sans lourdeur, plus précise que 2024. Le pinot gris est très prometteur, avec un mi-chemin entre la tension et la petite autolyse de 23, le confort de texture du 24, très long et très précis. Le chenin est moins en place, beaucoup de corps, haut en alcool et en même temps bas en ph, l'équilibre devrait être bon, pas mal de volatile, sera en élevage 1 an supplémentaire. Syrah 25 très joli nez lardé, proche du 23, la finale est juste un peu moins saline. Grenache 25 très léger, floral, super nez, bouche acidulée, un peu de tannins qui donnent du relief et doivent finir de se patiner, prometteur aussi. Une belle progression par rapport à l'an dernier !

 

Chardo de Corent : chardo avec de la largeur, mûr, profil un peu sudiste à certains égards (un peu fenouil) mais il a gardé du peps, pas trop marqué par ses bourbes/lies mais ils font du bien, encore un an complet en fût pour essayer de le "tendre" encore plus, prometteur. Gamay 25 de Corent, profil solaire aussi, avec de la couleur, beau fruité, du corps, des tannins qui doivent se fondre encore un peu, ce sera plutôt en bouteille probablement pour un an avant sa sortie. Là aussi tout a gagné en précision. Hâte de regoûter en bouteille !

 

 

 

 

Elémentaires - Landry Boudot à Pont-du-Château

 

 

 

1 Mutinerie (100% Syrah de Chiroubles) Une syrah au nez sauvage, lardé, garrigue, poivré, thé noir, violette… qui semble annoncer un vin avec beaucoup de caractère. La bouche est étonnamment très légère (un peu moins de 11% !), très ronde, peu tannique, avec une belle texture soyeuse, très digeste et facile à boire.

 

2 La chasse au chagrin (100% grenache du Gard) Le grenache est très clair en couleur, avec un nez très fruité, très fraise, pivoine, un peu bonbon. La bouche est là aussi légère en alcool, toute en fruit, peu tannique, soyeuse avec une petite touche de grappe entière et de végétal noble qui étire la finale.

 

3 Manières (100% gamay de Chiroubles) : un gamay plus sérieux que les rouges précédents, un peu plus fermé, avec plus de matière, plus de puissance, qui va demander un peu de garde dans l’idéal, mais avec peut-être plus de fond. Un style plus sérieux, mais qui reste frais.

 

4 L’Etreinte (100% pinot gris d’Alsace) un nez un peu réduit, fumé, grillé, avec beaucoup de lies qui gêne un peu au départ avant de s’atténuer avec l’aération. La bouche est par contre très énergique, très saline, avec un beau volume, pas très haute en alcool pourtant, longue et salivante, avec des amers nobles en finale.

 

5 Pluie battante (100% chardonnay de Chiroubles) très légère réduction sur lies là aussi, mais derrière on sent un fruité presque exotique, avec des notes d’ananas de plus en plus présentes avec l’aération. La bouche est fruitée, aromatique, moins sur la tension que le pinot gris, moins long mais plus immédiat et plus gourmand.

 

6 Superstition (Macération. Pinot gris d’Alsace + sauvignon d’Anjou) Un vin de macération qui a surpris par sa finesse, un vin très légèrement orange, pas spécialement tannique, qui combien une aromatique fruitée, éclatante à une bouche acidulée et gourmande. Il a surpris même ceux qui jusque-là étaient réfractaires aux vins de macération.

 

7 Second souffle (100% chenin d’Anjou) Un chenin énergique, citronné, avec une bouche tendue, percutante, très salivante, sans manquer de volume. On termine en beauté.

 

+ Fond de cuve de la syrah en Magnum : Pour la science Landry nous sort quelques vins non commercialisés, le fond de la cuve avec les lies, donc très trouble pour cette syrah, dont l’aromatique est encore plus marquée garrigue et sauvage que sur le premier vin, et une bouche avec un peu plus de matière et de mâche, tout en gardant la fraîcheur, d’un niveau exceptionnel.

 

+ Fond de cuve du grenache : moins de différence ici, le grenache n’est pas si trouble que ça, assez proche du deuxième goûté.

2 décembre 2017

Pierre Gerbais (Celles-sur-Ource) ****

Pierre Gerbais - Coteaux Champenois rouge 2015 : (100% pinot noir, élevage 1an en cuves) robe très claire, nez de petits fruits rouges, surtout de cerise griotte, groseille, quelques notes florales. Bouche très légère, peu tannique, pas une grosse matière, belle acidité, très fraîche et facile à boire, sur les fruits rouges du nez, un vrai jus de fruit. La finale est quand même assez longue, très fruitée, salivante, on y retourne facilement. Excellent, mais à réserver aux amateurs de vins très fins. Note : 17/20.

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Pierre Gerbais - Champagne « Grains de celles » Extra brut : (50% pinot noir, 25% chardonnay 25% pinot blanc. Vendanges 2013. Elevage cuves + 30 mois en bouteilles sur lattes. Dégorgement janvier 2017) Robe claire, nez fin et élégant, légèrement floral, sur les agrumes. Bouche sans sucre, à la bulle fine, plutôt légère, facile, agréable, belle tension. Manque un peu de longueur et de complexité pour être parfait. Très bon niveau pour l’entrée de gamme du domaine. TB.

 

Pierre Gerbais - Champagne Grains de celles rosé Extra-Brut : (vendange 2013, dégorgé Nov 2016, 50% pinot noir, 25% chardo 25% pinot blanc) Robe rose foncé, nez marqué par les fruits rouges, framboise, groseille, très élégant. Bouche sur le fruit, fine, avec une belle fraîcheur, peu vineuse, peu briochée, sur l'élégance comme le blanc. TB.

 

Pierre Gerbais - Champagne L'audace Brut nature : (100% pinot noir, vendanges 2012 dégorgement 2017) Robe dorée, nez puissant, brioché, bouche vineuse qui n'a pas du tout le côté crayeux et tendu du Gonet-Médeville, un autre style, c'est en effet audacieux de planter du pinot ici, un peu trop lourd à mon goût. Je préfère de loin la cuvée Grains de Celles. B-.

 

Pierre Gerbais, Champagne « L’original » Extra-Brut (100% pinot blanc sur la Côte des Bar) : Robe encore plus claire, nez plus floral, quelques agrumes aussi, légèrement minéral. Bouche légère, fine, avec une bulle bien présente et une bonne acidité, on sent le côté plus sec, moins gourmand de l’extra-brut, belle longueur pour lui aussi. TB.

 

Grains de celles blanc base 16 : toujours très élégant, tendu, aérien. TB.

L'osmose (chardonnay) base 15 : très beau chardonnay, tendu, plus de volume que Grains de celles, bulle encore plus fine. TB+

L'audace (pinot noir) base 15 : très aromatique, fruits rouges, rose, un peu vite écœurant. B.

 

Champagne Champ Viole (chardonnay) : nouvelle gamme, remplace plus ou moins l'osmose. Chardonnay tendu, minéral, frais, élégant. TB.

 

Coteaux champenois pinot blanc 2018 : couleur presque dorée, nez poire, pomme mûre, un peu fermentaire, fait très chenin je trouve. Bouche tendue, citronnée, bonne matière, pas d'élevage ressenti, très belle acidité, fond minéral intéressant. Finale longue, tendue, citronnée, florale, bonne acidité et amers nobles. TB+.

 

Pierre Gerbais - Coteaux champenois blanc 2020 : (100% chardonnay, parcellaire. Elevage en cuves) Couleur très claire, nez floral et sur les agrumes. Bouche tendue, citronnée, fraîche, pas beaucoup de volume, assez simple, à la finale minérale calcaire. Proche d'un "jus clair" avant prise de mousse au final. Bien pour comprendre le type de sol. B+.

 

Beauregard - champagne pinot noir de macération : très coloré, aromatique proche rouge, fruits rouges, pointe grenadine, floral, bouche élégante, bulle très fine, pas si vineux que ça, manque un peu de tension en finale par contre, assez gourmand quelque part même si peu dosé. TB.

 

Pierre Gerbais - Champagne grandes côtes pinot noir : (au domaine Arnoux-Lachaux après la dégustation) très beau champagne, sur la tension, minéral, en longueur, très sec, vineux. TB.

Grandes côtes (dég 25) 2 ans plus tard, une base 2022 ? très aromatique, manque de tension.

 

Pierre Gerbais - Champagne La Loge pinot blanc : (reserv perp 2011-2018, mis en bt 2019, deg 2022) Couleur claire, aromatique très pomme, fruité assez mûr, bouche qui manque un peu de tension, fruité mûr, heureusement dosage faible, assez long, mais pas un gros plaisir. B.

 

Pierre Gerbais, Coteaux Champenois rouge 2020 : (100% pinot noir. Moitié grappes entières. Elevage cuve) jus de fruit clair en couleur, tannins très souples, juteux, groseille, framboise, pivoine, glisse tout seul, frais, évident. TB+.

 

Grains de celles (base 20), Champ Viole, La Loge et Grandes cotes (2011-2019) belle entrée de gamme fraîche, élevage cuve pour préservée de la fraîcheur, élégante. Superbe Champ Viole ce jour-là, chardonnay crémeux avec du fond, La Loge semble un peu plus mûr moins tendu, Grandes Côtes un brin austère mais tout est très noble et bien géré.

 

26 juillet 2023

Antonio Maçanita - Fitapreta, Azores, Companhia dos profetas (Portugal) ***

Le winemaker Antonio Maçanita a débuté dans les années 2000. Il gère désormais les domaines Maçanita (Douro) avec sa soeur Joana, Companhia dos profetas e dos villoes (Madère et Porto Santo), Azores Wine Company (Açores) et Fitapreta (Alentejo). Explorateur, il met en avant les vieux cépages et les teroirs abandonnés. Il demande à ses viticulteurs un travail propre à la vigne. Les vinifications peu marquées pour mettre en avant les terroirs.

 

 

Maçanita - Douro blanc As Olgas 2018 : (vignes de 85-100ans, à Carlao, Cima Corgo 600m d'altitude, schistes et granits. Plus de 20 cépages dont Donzelinha Branco, Reconco, Carrega Branco. Pressurage direct grappe entière. Elevage 10mois barriques neutres. 12,5%) Couleur or pâle, nez à peine beurré, avec des notes de fruits blancs et jaunes, peu d'élevage ressenti, aromatique assez simple. Bouche qui attaque avec un léger gras, une texture travaillée presque soyeuse, léger beurré mais pas vraiment de boisé, légère en alcool, puis se retend en finale, avec une acidité finalement haute, légère amertume, finale assez longue, très salivante, umami. Un joli vin, techniquement très maitrisé (presque trop ?), à l'équilibre global parfait, qui manque un brin de folie peut-être. Le lendemain des notes de fruits exotiques apparaissent, un peu plus beurré aussi. Mieux à l'ouverture finalement. TB.

as olgas macanita

 

A partir de 2019 As Olgas est étiqueté "Lettra F" (de 201à400 points) d'après la méthode de notation Moreira da Fonseca : le secteur où les raisins sont achetés n'étant pas assez proche du fleuve, trop haut en altitude, pas les bons cépages, etc...

 

 

Antonio Maçanita, Douro As Olgas Letra F 2019 : (Winemaker sur plusieurs régions du Portugal, Antonio Maçanita a commencé dans les années 2000 ayant toujours pour but de mettre en avant les grands terroirs oubliés du pays, à l'instar de Telmo Rodriguez ou Raul Perez en Espagne. Ici vignes de 90-110ans avec une quinzine de cépages complantés à Carlao 440m d'altitude, sur granit, 20kms au nord du fleuve. Fermentations à froid, élevage 12mois barriques "neutres". Vignoble classé F en 1932 dans la notation Moreira da Fonseca car pas assez chaud, inadapté pour du porto et par conséquent oublié) Couleur dorée, nez très expressif, beurré, brioché, fruits jaunes, déjà évolué, un côté champagne blanc de blancs sans les bulles. Idem en bouche c'est gras, beurré, brioché, déjà prêt à boire, plutôt sur l'opulence, mais le taux d'alcool moyen (13%) et l'acidité élevée lui permettent de rester équilibré. Très belle longueur. Joli vin, taillé pour la table. TB+.

 

 

E sousao ou sera vinhao 2019 Douro : (cépage sousao ou vinhao, teinturier) Couleur très sombre et concentrée, nez de fruits rouges mûrs, sucrés, quelques fruits noirs aussi, petite réduction à l'ouverture. Bouche où l'on sent bien le côté teinturier, épaisse, sucrée, avec une bonne acidité derrière, très simple voire presque un peu grossière. Longueur moyenne. Original. B.

 

 

Letra F 2023 : (65 cépages rouges + 10% blanc) clair en couleur, ultra juteux et frais, fruits rouges un peu sucrés, garrigue, grenadine, pivoine, un côté sciaccarellu corse/grenache infusé/pinot noir, léger en alcool gourmand et ultra digeste à la fois. Superbe. Comme Caniveis, regoûté en bouteille, facile, léger, fruité, moins de fond que la dégust sur salon. Ca reste un on rapport q/p.

Os Caniveis 2022 : (17 cépages) un letra F aussi, parcellaire, très fin, assez clair en couleur, proche d’un sciaccarellu corse mais à 12,5% d’alcool, encore plus de fond que le précédent, superbe. Regoûté en bouteille, léger, fruité, épicé, a semblé un poil plus simple.

Letra A Touria Nacional 2022 : noir, plus chaud, puissant, un peu serré, jolie aromatique thym lavande.

 

 

 

 

Nouveau domaine créé par le winemaker Antonio Maçanita et le restaurateur Nuno Faria. Ce sont des vins non fortifiés des îles de Madère et Porto Santo (toute petite île au nord-est de l'île principale de Madère), à base de Tinta Negra pour le rouge, Caracol et Listrao pour les blancs. Vinification peu interventionniste.

 

Companhia dos profetas e dos villoes - DOP Madeirense Tinta Negra dos Villoes 2021 : (100% tinta negra. 30% grappe entière. Elevage 8mois fûts. Bouchon Diam30 "TCA Free") Couleur rubis claire et brillante, nez expressif de bonbon fraise, cerise, légère réduction animale qui demande oxygénation, des notes florales mais aussi végétales type poivron/cabernet sans être trop vert non plus. Bouche légère en alcool (11;5%), sur un fruit très pur, pas une grosse matière, acidité élevée, beaucoup de fraîcheur, tannins plutôt fins, toujours une petite touche végétale, avec une pointe de rusticité qui rappelle un cabernet ligérien. Finale de longueur moyenne, mais ça reste très frais et digeste, salivant, on y retourne facilement. TB-.

 

 

Companhia dos profetas e dos Villoes, Porto Santo Listrao dos Profetas 2021 : (Tout nouveau domaine du winemaker Antonio Maçanita et du restaurateur Nuno Faria qui viennent de redécouvrir les vins de l'île de Porto Santo, petite île au nord-est de Madère. Cépage 100% listrao ou palomino fino. Vignes de 80ans sur calcaires limons et sables. Elevage 10mois fûts non neufs) Couleur or pâle, nez qui s'ouvre sur une petite réduction grillée sur lies, puis des notes citronnées, des agrumes, une imperssion d'embruns marins aussi. La bouche est très énergique, avec beaucoup de tension, donnant une impression de salinité, légère en alcool mais sans manque de volume, la finale très longue le pousse très loin. Superbe. TB++.

villoes tinta negra

Profetas rosé 24 : fin, bon.  Verdelho 23 : tendu et salin, bien mais pas l’énergie des suivants.  Sercial 24 : un côté oxydatif, très umami, fait petit jaune, belle allonge.  Fazendas caracol 2023 marqué belle autolyse très belle tension, très umami grosse allonge, superbe.   Listrao 23 pareil en encore mieux.    Crosta Calcaria 23 pareil en encore mieux, plus salivant, plus long, grosse énergie, grosse sensation caillou, sublime.  Vinho da Corda fait avec les dernières presses, (pas vraiment un orange mais y ressemble fortement) très beau vin comme une macération en très frais et long, pas trop tannique.  Tinta Negra 23 très léger aérien plein de fruit, top. Vale de Sao Vicente 23 tinta negra un peu plus de tout par rapport au précédent mais moins gourmand du coup.    

 

 

Antonio Maçanita et Nuno Faria, Tinta Negra dos Villoes 2024 : (100% tinta negra sur l’île de Madère. 10%) rouge très léger, fruité et floral, acidulé, simple et facile à boire. B.

 

Antonio Maçanita et Nuno Faria, Vinho do Porto Santo Caracol 2024 : (pressé grappes entières, 10mois d’élevage en cuves inox. Sols sables et calcaires ici) Blanc plus sérieux que le rouge précédent, tendu, avec une autolyse plus marquée que sur la bouteille de la soirée précédente, un peu pus énergique et salin. TB.

 

 

 

Fitapreta - Branco de Talha 2017 Vinho regional Alentejano : (blanc en amphore, cépages roupeiro et antao vaz) Couleur claire, nez qui rappelle des chenins en amphore, poire, pomme limite blette, brioche, levure, notes pâtissières, tarte aux pommes. Bouche avec une belle énergie, fraîche et tendue sur les arômes du nez, bonne longueur. TB.

 

Fitapreta - Chao dos Eremitas Moreto 2018 Alentejo : (cépage moreto. ENviron 30% VE, ) Couleur grenat, nez sauvage, expressif, fruits noirs, fruits des bois, mûres, poivre, menthe poivrée, violette. Bouche assez pure, fruitée, peu boisée, aromatique sauvage, les 15% d'alcool ne se sentent pas du tout, tannins présents mais fins, bonne acidité, reste frais, assez long, me rappelle certains vins de Fondrèche ou Gramenon par exemple. Le lendemain un peu de colle au nez, moins convaincant. TB.

 

 Fitapreta, Alentejo Os Paulistas Chao dos Eremitas 2019 : (Cépages tinta carvalha, castelao, moreto, alfrocheiro, trincadeira. Vignes de 1970 sur granit et sable, dans le massif de Serra d'Ossa 260m d'altitude. 30% grappe entière. Elevage 18mois fûts de chêne non neufs. Deuxième millésime de cette cuvée) Couleur rubis foncé, nez très fruité, cerise un peu sucrée, très floral aussi, gourmand. La bouche confirme, c'est rond, gourmand, beaucoup de fruit, alcool modéré (13,5%) surtout pour l'Alentejo, ça reste digeste, tannins soyeux avec une belle texture travaillée sans être marquée par le bois. Manque juste un peu d'allonge si on compare au suivant. TB+.

 

Chao dos Eremitas Blanc 2022 : (Alicante Branco, Rabo de Ovelha, Roupeiro, Tamarez) vin dans l'esprit d'un maccabeu catalan par exemple, un peu cire, miellé, mirabelle, peu d'élevage ici, un beau volume et une belle texture, peu d'alcool (12,5%), belle acidité dans le fond, le vin reste frais, élégant, assez "sage" et contrôlé comme souvent avec le domaine, impressionnant pour l'Alentejo. TB+.

 

 

 

Azores Wine co.

Arinto sur lies 2017 : B.

Arinto 2018 : très sec, vif, simple. B-.

Verdelho 3 iles original 2017 : plus sur la noix, reste simple. B.

Tinto vulcano 2018 Bl : un peu plus d’épaisseur et de profondeur, sec, citronné. B+.

Tinto vulcano 2018 Rg : très rustique. B-.

 

Eruptio Terrantez do Pico 2020 : couleur dorée, nez qu'il faut aller un peu chercher, fine réduction fumée, fruits jaunes mûrs. Bouche à la texture huileuse, alcool bas (12,5%), pas de boisé ressenti malgré le travail de texture, pas une haute acidité mais clairement minérale avec une légère salinité, fruits jaunes mûrs, un peu floral tilleul aussi, du volume et une longueur moyenne. Très joli vin, assez différent des autres de la gamme. TB.

 

 Azores Wine Company, A proibida 2018 : (Vignes sur les sols volcaniques de l'île de Pico. Cépage Isabella donc un cépage hybride (HPD) interdit, issu du croisement d'une vitis labrusca et de petit meslier, naturellement résistant au phylloxéra, à l'oïdium...) Couleur étonnamment claire pour un cépage hybride, un nez exubérant, très bonbon à la fraise, un peu chimique, quelques notes végétales, le côté animal de l'anthranylate de méthyle des hybrides n'est pas trop marqué. On sent que c'est "soft" pour un hybride ! La bouche est exubérante aussi, fruitée bonbon et végétale, seulement 11% d'alcool, c'est donc frais, mais l'aromatique peut quand même vite écoeurer. Un vin qui était surtout là pour évoquer le sujet bouillonnant des hybrides et qui en ce sens à rempli son rôle. B.

 

Azores Arinto 23 citronné, tendu, B. Arinto 2e presse plus de volume et de « tannins », plus d’extraits secs, TB.

 

Verdelho o original 2023 : nez un peu trop aromatique, bouche fraîche, saline.

Arinto dos Acores 2023 : plus citronné avec de petits amers.

Terrantez do Pico 2023 : un peu plus de gras et de volume, finale sensation iodée intéressante, bel équilibre gras/tension, là où il manquait un peu de volume aux précédents.

Arinto dos Açores solera : (5 millésimes, début en 2018) fait encore jeune, beaucoup de grillé des lies, brioche, intéressant.

Canada do Monte 2021 : très porté autolyse, grillé des lies, très long et très umami.

Vinha Centenaria 2021 : le fût se sent un peu plus (1/3 fût 2/3 cuve pourtant, comme le précédent) plus de gras, touche beurrée, on retrouve la salinité finale intéressante.

Vinha dos utras 2022 : combine gras/texture et tension, grosse intensité finale salivante, bois déjà bien intégré, équilibre magistral.

Thomas Jefferson (Vin fortifié 10ans) : un muté oxydatif, très intéressant, nez de voile façon fino, bouche un peu plus proche d’un madère sercial sec, noisette, fruits secs, oxydatif noble, très long et intense.

 

2 juillet 2015

Barbeito (Portugal, Madère) ****

 

Fondée en 1946, la maison Barbeito a en partie été rachetée par un groupe japonais en 1991. Contrairement à D'Oliveiras, elle ne possède que peu de vieux millésimes. Mais Ricardo de Freitas, le petit fils du fondateur, se rattrape grâce à quelques innovations : des single casks, une gamme non mutée, un beau travail sur les jeunes Madère etc... Tout est en achat de raisins. Le style se veut ici comme chez d'Oliveiras sur la tension, la salinité et la fraîcheur. Sans atteindre tout à fait le niveau de ces derniers, nous sommes ici loin au-dessus des Madères très grands publics, ronds et caramélisés des Borges, Justino, Blandy...

 

 

 

Barbeito - Madeira Boal 1999 cask 8a+d : (cépage boal ou bual, embouteillé en 2007) couleur ambre clair avec des reflets oranges, nez expressif sur l'abricot sec, l'orange confite, le raisin de Corinthe, le caramel, des notes fumées, quelques épices et un côté mentholé. Attaque moelleuse en bouche sur le caramel et le sucre brun mais très vite une grosse acidité apparaît qui va tendre le vin, avec un côté salin et beaucoup de fruits secs. Finale très longue, tendue, saline, qui termine sur les épices, les fruits secs, la noisette, la noix, dans l'esprit d'un oloroso sec désormais. Très belle découverte. Note : 18/20.

barbeito

 

 

Barbeito - Madeira Boal Reserva : (19% 50cl) Couleur plus claire que le single cask, bien oxydatif aussi et assez sec, belle finale longue et saline, mais moins de fruit, pas le côté fumé non plus. TB-.

 

Barbeito - Malvasia Single cask 2005 83 B+C : TB.

 

Boal 10ans : sur le caramel, girofle, un peu trop sur le sucre. B+.

 

Malvoisie 1994 cask 18a mis en bouteille en 2004 : TB+.

 

Rainwater 5yo medium dry un peu trop sucré. Boal reserva 5yo idem un peu trop sur le sucre. Bastardo quatro pipas res especial medium dry très clair, très salin, très tendu, top. Sercial 10yo dry là aussi peu de couleur, très tendu, très salin, top. Malvazia 10yo sweet 111gr très concentré, sucré à l’attaque mais finale fraîche saline très longue, superbe. Malvasia candida Res especial Faja dos padres (10-15yo) attaque sucrée aussi et finale saline/umami très salivante d’une longueur incroyable, superbe. Un gros cran au-dessus des deux suivants.

 

Barbeito, Rainwater 5ans, Boal 5ans et Malvoisie 5ans : jolie gamme bien maitrisée pour des jeunes Madère, avec une préférence pour le Boal, bel équilibre, finale qui noisette.

 

Barbeito, Madère Tres Pipas Bastardo Reserva velha Medium dry : semble plus sucré que medium-dry, assez rond et facile d'accès, manque un peu d'acidité et d'allonge pour Barbeito, même si c'est bon.

 

Verdelho 2019 DOP Madeirense : (vin non muté, 11% vol) Couleur assez dorée, nez un peu chenin qui tire sur le nature, poire, noisette, un peu pomme blette. Bouche légère bien sûr, avec un côté vif et acidulé à l'attaque mais peu d'intensité, peu d'allonge, un peu maigre, un côté salin sympa par contre, à peine noisette/oxy, mais finale assez courte. Ca reste digeste car peu d'alcool mais l'acidité est pas si haute que ça en fait. B.

 

Barbeito, Vinhas do Farrobo Bastardo 2022 : (100% trousseau) rouge très léger (10%), très clair en couleur, proche d’un rosé, fait sr le Nord de l’île principale, très framboise, groseille et floral. Bouche légère, acidulée, quand même texturée, assez courte mais très digeste, presque désaltérante. B+.

 

 Barbeito, Madère Boal Reserva 5ans (100% boal) : un jeune Madère parfaitement réalisé, avec un bel équilibre entre sucrosité et acidité, un peu d’oxydatif mais aussi du fruit, gourmand, sans être lourd, la finale est très clairement umami. Accord parfait avec une vieille mimolette. TB+.

 

 

Cossart Gordon ***

Bual 2008 19% : (emb 2016) couleur ambre clair contours orangés, nez légèrement oxydatif, noix, abricots, fruits secs, pas mal de sucres pour un boal, bonne acidité derrière, assez long, manque un peu de salinité sur la finale. TB.

 

18 décembre 2025

Soirée Madère

 

Madère est un petit archipel d'îles (dont l'île principale se nomme aussi Madère), appartenant au Portugal et situé dans l'Océan Atlantique.

 

 

 

C'est un archipel au climat subtropical humide (soumise à l'anticyclone des Açores et au Gulf Stream), où il ne fait jamais très froid, mais jamais très chaud non plus, avec beaucoup de vent et énormément de pluie sur la partie Nord de l'Ile principale. Il s'agit aussi d'un volcan, culminant à 1862m d'altitude.

 

 

Les vignes ne sont plantés que sur les bords de l'île. Les cépages secs comme le sercial sont généralement plantés sur les secteurs les plus froids et vendangés en dernier, contrairement à la malvoisie plantée sur les secteurs plus chauds. 

Il y a à l'heure actuelle 7-8 producteurs, qui achètent les raisins à environ 2000 viticulteurs (seul H&H possède une dizaine d'hectares), pour un total de 500 hectares environ. Chaque producteur récupère donc des raisins d'un peu partout sur l'île.

 

Les sols sont donc volcaniques, on distingue : le saibro (un tuf rouge décomposé), le cascalho (un sol caillouteux), la pedra mole (un tuf jaune sableux) et les massapes (littéralement « coup de pied », une argile issue de la décomposition d'un tuf sombre).

 

 

Les vignes sont historiquement plantées en pergola, ce qui permet une double culture (de la patate douce par exemple), mais depuis quelques années on peut aussi trouver des vignes en VSP (= palissage) comme sur la photo du bas.

 

 

Les cépages 

On peut aussi trouver du Bastardo (=trousseau) et il y a longtemps du Moscatel (= muscat). Le Tinta Negra est de loin le cépage le plus planté, il sert pour toutes les entrées de gamme. Le boal et le sercial sont les plus rares et donneraient les vins les plus complexes, sans parler du Terrantez quasiment disparu car très sensible aux maladies ou au botrytis.

 

 

Histoire 

Lors des voyages en bateau (environ 16e siècle), les vins étaient fortifiés à 20% d'alcool pour la conservation. Mais on s'est aussi rendu compte que plus ils passaient de temps proche de l'Equateur, sur la route pour le Brésil ou les Indes, à des températures avoisinant les 50°, meilleurs ils étaient. D'où la méthode moderne unique au monde qui consiste à faire chauffer les vins.

 

 

Fabrication

En fonction du taux de sucre que l'on veut obtenir, les vins sont mutés à l'alcool de vin à 96°, ce qui va stopper la fermentation (au 1er-2e jour environ pour les plus sucrés, après 8jours pour les plus secs) et permettre d'obtenir des vins à environ 20% d'alcool. 

Les vins sont ensuite chauffés soit par la méthode de l'estufagem (quelques semaines dans des cuves), soit par la méthode plus noble mais plus longue du canteiro (quelques années en fût dans un endroit chaud, le plus souvent sous les toits).

L'élevage se poursuit ensuite en fût de chêne (les "pipas") qui font le plus souvent autour de 500L, sans ouillage. D'Oliveiras est l'un des rares producteurs de l'île à n'utiliser que du chêne américain. On dit généralement qu'après mutage/chauffe/élevage oxydatif les vins ne vieillissent plus une fois embouteillés et ne bougent pas après ouverture de la bouteille.

 

Les vins sont généralement bus dans des verres à vin blanc, à des températures qui sont plutôt celles des vins rouges (16-19°).

 

 

Soirée 1

 

1 Barbeito, Vinhas do Farrobo Bastardo 2022 : (100% trousseau) rouge très léger (10%), très clair en couleur, proche d’un rosé, fait sr le Nord de l’île principale, très framboise, groseille et floral. Bouche légère, acidulée, quand même texturée, assez courte mais très digeste, presque désaltérante.

 

2 Antonio Maçanita et Nuno Faria, Vinho do Porto Santo Caracol 2024 : (Porto Santo est une île légèrement plus chaude et humide, aux sols sédimentaires. Les vignes sont très proches du sol, dans le sable, pour éviter le vent) blanc vif et citronné, légèrement plus haut en alcool que le précédent (12%), avec un élevage sur lies léger, peu de corps, mais une finale salivante avec une sensation saline.

 

3 Barbeito, Madère Rainwater Reserva 5ans (demi-sec) : Entrée de gamme à l’univers des Madère, dans un style facile (Rainwater viendrait de l’eau qui pouvait imbiber les fûts lorsqu’ils étaient à l’air libre), en rondeur, avec peu d’acidité, pas mal de sucre pour un demi-sec, sur des notes de toffee, la finale est un peu courte, l’alcool se ressent un peu. Pas mauvais, mais très loin du niveau des suivants.

 

4 D’Oliveiras, Madère Verdelho 2007 emb. 2023 (demi-sec) :  couleur ambrée, nez très différent du précédent, beaucoup plus chocolat noir, café, noix, cannelle, date… Bouche très punchy, pas très riche en sucre, avec une très belle acidité, peut-être pas le plus complexe de la soirée mais l’équilibre est parfait, avec une sensation de fraîcheur et de vin digeste malgré les 20%, l’ampleur et la longueur des grands Madère.

 

5 D’Oliveiras, Madère Sercial 1969 emb. 2018 (sec) : couleur acajou, nez plus marqué par le temps en fût, encore plus « noir », proche d’un vieux whisky du Speyside en fût de sherry, peu de fruit, mais très riche en café, encaustique, polish, cire, tabac, boîte à cigare, girofle. La bouche est légèrement plus sèche que le verdelho 2007, mais de peu, un peu plus en rondeur avec un peu moins d’acidité, plus complexe, mais un peu moins aérien, il demande plus de temps, longueur exceptionnelle là aussi.

 

6 D’Oliveiras, Madère Boal 2006 emb. 2024 (demi-doux) : un boal qui semble encore un peu fermé, compact, puissant et riche, probablement encore un peu jeune pour un boal, en tout cas dans cette séquence-là.

 

7 D’Oliveiras, Madère malvoisie 2002 emb. 2022 (doux) : couleur acajou, très beau nez sur le café, la noisette, la noix, un côté menthol/eucalyptus. Comme le Verdelho 2007 c’est surtout l’équilibre qui est parfait sur cette version. La bouche est assez riche en sucre, mais avec une acidité très élevée, beaucoup de fraîcheur, et presque un côté aérien sur ce Madère, sans perdre en intensité et en longueur. Une nouvelle grande bouteille. Signe que les Verdelho et les Malvoisie nécessitent moins de temps que les Boal ou les sercial réputés plus nobles.

 

8 D’Oliveiras, Madère Tinta Negra 1998 emb. 2021 (doux) : robe acajou, quelques reflets rouges, nez de chocolat noir, café, un côté fruits rouges également. Bouche sucrée, avec un peu moins d’acidité que la malvoisie, un peu plus vineuse et en rondeur avec un peu moins d’allonge.

 

 

Soirée 2

 

1 Antonio Maçanita et Nuno Faria, Tinta Negra dos Villoes 2024 : (100% tinta negra sur l’île de Madère. 10%) rouge très léger, fruité et floral, acidulé, simple et facile à boire.

 

2 Antonio Maçanita et Nuno Faria, Vinho do Porto Santo Caracol 2024 : (pressé grappes entières, 10mois d’élevage en cuves inox. Sols sables et calcaires ici) Blanc plus sérieux que le rouge précédent, tendu, avec une autolyse plus marquée que sur la bouteille de la soirée précédente, un peu pus énergique et salin.

 

3 D’Oliveiras, Madère Sercial 1990 emb. 2022 (sec) : très belle bouteille dans un style austère, qui a semblé plus sec et punchy que le 1969 de la précédente soirée.

 

4 D’Oliveiras, Madère Verdelho 2007 emb. 2023 (demi-sec) : derrière le Sercial 1990, le vin a d'abord semblé un peu alcooleux. Mieux sur la fin de la dégustation. Mais un peu moins de plaisir pris que sur la bouteille de la semaine précédente.

 

5  Henriques & Henriques, Madère Verdelho 1934 emb. 1960’s ? (demi-sec) : un bonus hors-norme, d'une couleur brun orangé, le nez est fruité sur la marmelade d'orange, l'abricot sec, le miel, avec une petite évolution sous-bois/fumé, une volatile un peu plus haute qui rappelle certains oxy catalans. La bouche est par contre très fondue, pas très acide mais pas très sucrée non plus, en rondeur, plus gourmand et moins violent que les D'Oliveiras, moins de peps, mais aussi moins d'allonge saline, un côté facile à boire ici. A la fois jeune par son côté fruité et son relativement peu de temps en fût (et probablement aussi des fûts de chêne français qui boostent moins l'élevage que chez D'Oliveiras) et à la fois comme patiné par le temps en bouteille. Comme quoi, à l'image des spiritueux on pourrait parler d'OBE (old bottling effect) après autant d'année, avec une sensation de rondeur (perte d'alcool et d'acidité). Merci Michel !

 

6 D’Oliveiras, Madère Boal 1988 emb. 2018 (demi-doux) : très belle bouteille, pas trop sucrée pour un Boal, équilibre parfait entre gourmandise sucrée et tension acidulée, longueur interminable.

 

7 D’Oliveiras, Madère malvoisie 2003 emb. 2020 (doux) : une belle bouteille mais qui aura été surclassée par la suivante, un peu plus de fruit et de rondeur ici mais moins d'intensité.

 

8 D’Oliveiras, Madère malvoisie 2002 emb. 2022 (doux) : comme lors de la soirée précédente, une très grande bouteille qui a fait l'unanimité.

 

9 Niepoort, Porto Vintage Quinta do Passadouro 1995 : le strict opposé du Madère, avec des raisins rouges, un élevage court d'environ 2ans en fût, sans oxydation, et sans la ""chauffe". Un porto sur les fruits rouges et le chocolat, qui semble un peu simple, voire même un peu fatigué derrière les Madère.
 

 

 

Quelques accords mets/vins

Du plus sec au plus sucré : poisson grillé, saumon fumé, sushi, tartare cabillaud/boeuf sauce balsamique, salade balsamique, manchuego/fromages secs, olives/tapenades. Viande en sauce type soja, érable, caramel, miel, Madère. Vieilles mimolettes, pâtes persillées. Dessert chocolat, café, noix. Cigares...

 

 

Conclusion

Une découverte pour la plupart des participants, qui ont été marqué par l'intensité, la complexité et les longueurs en bouche exceptionnelles avec lesquelles les vins non fortifiés ne peuvent rivaliser. Le tour de force des grands Madère est aussi de rester digeste, frais, et ne saturent pas le palais grâce à leur acidité élevée et leur absence de tannins, et ce malgré un taux d'alcool autour de 20%.

 

10 juin 2023

Niepoort, Quinta de Baixo, Quita de Lomba (Portugal) ****

Le domaine Niepoort a été créé en 1862 dans le Douro. Il est aujourd'hui géré par Dirk (né en 1964, revenu au domaine en 1987) et sa soeur Verena. Si le chai est à Vila Nova de Gaia (proche de Porto), les vignes proviennent du Cima Corgo avec la Quinta de Napoles (30ha) et la Quinta do Carril (9ha) achetées à la fin des années 80. En 2012 Niepoort achète la Quinta de Baixo à Bairrada, puis la Quinta de Lomba à Dao, puis quelques hectares dans le Vinho Verde. S'en sont suivis la série des "Fabuleux" (petits vins pour chaque marché à l'export) puis les "Projets" avec Telmo Rodriguez, Raul Perez, Alvaro de Castro, Anselmo Mendes, Dorli Muhr (Autriche), Sadie (Af. du sud)... Dirk se revendique d'une viticulture bio, peu interventionniste, sur la fraîcheur.

 

 

Masterclass Dirk Niepoort

Aujourd’hui moitié porto/moitié vin environ alors qu’au départ 95% porto. Environ 100ha en propriété + 200 parcelles en achat à de petits viticulteurs locaux, principalement sur des vieilles vignes complantées.

Style qui s’est affiné au fil du temps. Dans les années 90’ vins puissants et extraits, Dirk n’avait rien contre la finesse, mais il ne savait pas comment faire, ne connaissant que l’école Napa au départ. Il a appris la finesse après de nombreux voyages dans le monde entier et de nombreuses dégustations. « Ça prend du temps » dit-il.

La plupart des fûts sont des François Frères.


 

Redoma branco assemblage 2023 : (8mois d’élevage). Nez agrumes, pamplemousse, un peu de lies, bouche fraîche, petits amers, pas beaucoup de corps, mais très digeste et sapide.

 

Redoma Branco Reserva 2023 : (12mois de fûts, là aussi une quinzaine de cépages environ complantées) Nez plus beurré, encore un peu d’élevage, bouche grasse, boisée, la malo n’a pas été faite ici, il y a quand même de l’acidité derrière, mais élevage encore trop présent, à attendre.

 

Tiara 2022 : (assemblage de cépages aussi, foudres puis inox, 600m alt sur granit, « mon riesling » dit Dirk) nez marqué par les lies, grillé, autolyse, très belle bouche très tendue, fraîche, énergique, citronnée, très umami en finale. TB+.

 

Coche 2018 : (premier mill en 2012. Malo faite ici. 12mois fûts + 6 mois inox. Toujours un travail d’oxydation du moût pour faire tomber les oxydases – enzymes qui catalysent les éléments oxydants - et ainsi protéger le vin d’une oxydation future. Ensuite un élevage réducteur. Surtout ne pas sulfiter le moût C’était la méthode Coche-Dury déjà et bien d’autres. Méthode paradoxale sur le papier mais qui évite les prémox notamment) Nez grillé, beurré, très bourguignon, bouche grasse, encore un peu de bois, beurrée, pas trop d’alcool, il y a de l’acidité à l’attaque, mais la finale manque un peu de relance et se termine surtout sur le beurre. B+.

 

Projectos Bastardo Douro 2020 : (trousseau) Couleur ultra claire, très beau nez, fraise, orange, campari, floralité de la grappe entière, bouche aux tannins très fins, petite sucrosité gourmande, pas une grosse acidité mais ne tombe pas dans la lourdeur non plus, pas trop d’alcool, le millésime solaire a été bien géré, finale quand même longue et du volume, pas juste un jus de fruit, il combine élégance, gourmandise et complexité. TB++.

 

Redoma tinto 2019 : (tinta amarela un cépage austère, de terroir et environ 40autres. Vieux foudres. Vignes au nord, environ moitié de grappes entières, juste des remontages au seau) Assez clair en couleur (bien plus foncé que le trousseau bien sûr), très beau fruité, pur, belle acidité, il m’évoque un joli gamay, juteux, un peu de mâche, sensation terroir, caillouteux.

 

Batuta 2021 : (pas de grappe entière, environ 2 mois de macération du coup ! 5% cépages teinturiers dans l’assemblage) Couleur violette, primeur, très floral, frais, grosse acidité, pas mal de tannins, tout en allonge, grosse sensation minérale, caillouteuse, finale de nebbiolo plutôt très jolie, pas du tout consensuel, mais très intéressant. A voir au vieillissement.

 

Charme 2022 : (raisins entiers mais macérations très courtes de 3jours en lagares, beaucoup d’extraction pendant ces 3 jours mais phase aqueuse, sans alcool donc on ne sort pas le végétal) très clair, infusé, brillant. Nez un peu fermé, un peu amande, floral, petits fruits rouges, fraise écrasée. Bouche avec beaucoup d’acidité, très salivant, beaucoup de longueur, très floral, épices du souk, assez long avec des petits tannins, le style est joli, bien plus fin que par le passé. Je serai très curieux de voir comment celui-ci va vieillir. TB+.

 

Charme 2014 : marqué par l’amande, un peu d’oxy, vieux et chaleureux, sous-bois, prune, tabac, épices, un côté vieux Châteauneuf, avec moins d’alcool probablement, mais il manque de fraîcheur.

 

Niepoort Redoma 2006 en 5L ? : style un peu vieux bordeaux, moins convaincant que les jeunes vins.

 

Niepoort Moscatel 20ans : (un 2000, muté. 20ans d’élevage oxy) Nez de joli oxydatif avec de l’abricot sec, de l’orange, pas du tout typé muscat, bouche plutôt joli, manque juste un poil d’acidité.

 

Docil Loureiro 2024 vinho verde : frais, 11,5%, tendu, salin, quand même pas mal de fruit, pas trop maigre, belle entrée de gamme.

 

 

Niepoort - Douro branco Redoma 2019 : (vieilles vignes 500-600m d'altitude rive droite du Douro, sols mica-schistes. Cépages rabigato, codega do larinho, viosinho, donzelinho, gouveio... Elevage 6 mois fûts français usagés. Pas de malo. 12,2% vol, AT 5,6. PH 3,04. SO2 total 76mg, libre 17mg)  Couleur or pâle, nez d'agrumes principalement, citron, pamplemousse, un peu de pêche, noisette et brioche avec l'aération. Bouche sur la vivacité, pas un gros volume, bonne acidité à l'attaque, légère en alcool, on retrouve les agrumes, la noisette, austère, minérale, sèche, avec une finale très portée sur l'amertume, un peu gênante. Un petit vin correct pour les poissons ou autres, mais peu de plaisir. B.

 

Porto colheita 2012 : (en demi) très alcooleux. B-.

 

Niepoort, Porto Vintage Quinta do Passadouro 1995 : le strict opposé du Madère, avec des raisins rouges, un élevage court d'environ 2ans en fût, sans oxydation, et sans la ""chauffe". Un porto sur les fruits rouges et le chocolat, qui semble un peu simple, voire même un peu fatigué derrière les Madère. B.

 

 

Porto 1952 Vintage Rich Ruby Bottled n shipped by Niepoort & Co. : très marqué raisins secs, encore assez jeune, peu sucré, finale sur la noix, excellent. TB+.

Niepoort 1952

 

17 mai 2019

Vinexpo Bordeaux 2019

Justino’s (Madère)

Sercial 10ans : très sec, sur la noix, finale longue et saline, austère mais classe. TB+.

Boal 10ans : plutôt demi-sec donc un peu plus facile, même trame saline et tendue derrière. TB+.

Malvasia 1997 : plus sucré, mais finale encore plus longue, saline, plus oxydative. TB+.

Terrantez 50ans : plus puissant, notes de cuir, tabac, abricot sec, noix, bouche assez sucrée puis finale sèche, très longue, saline. Exceptionnel.

(Justino’s, Madère Terrantez Old Reserve : (100% Terrantez. Vin muté. Assemblage de fûts de 10 à 50 ans environ) Couleur ambrée, reflets rougeâtres. Nez exubérant, sur la noix, la noisette, l’abricot sec, la figue, la datte, les plantes méditerranéennes, très complexe. Bouche puissante (19%), à l’ampleur impressionnante, sur les arômes du nez, plutôt demi-sec, voire presque sec sur la finale. Il finit très long, avec une belle acidité, une impression de salinité, qui donne envie d’y retourner. Ce vin atypique a pour beaucoup a pleinement convaincu. Accord parfait avec la tarte aux noix. TB++.)

 (Justino’s, Madère Boal 1964 : Couleur assez proche, nez très café, noisette, un peu moins de fruit. Bouche plus tendue, moins sucrée, plus d’acidité, plus saline en finale, encore beaucoup plus longue, sur le café et la noix et beaucoup d'umami. L'accord sur le bleu n'est pas très bon, là aussi on le sirote pour lui-même. Un vin qui bien sûr a un peu plus divisé que le précédent, trop "intense" pour certains, moi j'adore !)

(Justino’s, Madère Tinta Negra 1998 : couleur acajou, nez chocolat noir, toffee, boisé façon whisky en fût de sherry, girofle. Bouche assez ronde, avec pas mal de sucres et une acidité pas très haute pour un Madère, sur le registre de la gourmandise donc. TB.)

 

 

 

Henriques & Henriques (Madère)

Sercial 2001 : assez facile pour un sercial, plus sucré, moins salin que le Justino’s. B+.

Verdelho 15ans : idem, style assez rond et facile. B+.

Boal 2000 : un peu caramel, mélasse au nez, bouche sucrée à l’attaque, dans le fond, on sent la salinité, mais plus loin que les Justino’s. B+

Single Harvest 1998 Medium rich (tinta negra) : un peu trop riche et sucré. B.

Malvasia 20 ans : assez sucré et facile. Des bons Madères, mais ce jour-là ils souffrent de la comparaison. TB.

 (Henriques & Henriques, Madère Verdelho 1934 emb. 1960’s ? (demi-sec) : un bonus hors-norme, d'une couleur brun orangé, le nez est fruité sur la marmelade d'orange, l'abricot sec, le miel, avec une petite évolution sous-bois/fumé, une volatile un peu plus haute qui rappelle certains oxy catalans. La bouche est par contre très fondue, pas très acide mais pas très sucrée non plus, en rondeur, plus gourmand et moins violent que les D'Oliveiras, moins de peps, mais aussi moins d'allonge saline, un côté facile à boire ici. A la fois jeune par son côté fruité et son relativement peu de temps en fût (et probablement aussi des fûts de chêne français qui boostent moins l'élevage que chez D'Oliveiras) et à la fois comme patiné par le temps en bouteille. Comme quoi, à l'image des spiritueux on pourrait parler d'OBE (old bottling effect) après autant d'année, avec une sensation de rondeur (perte d'alcool et d'acidité). Merci Michel ! TB++.

 

 

Martin Wassmer (Allemagne - Baden)

Weiss burgunder 2018 : facile, simple, très aromatique (fleurs blanches, fruits blancs). B.

Weiss burgunder SW 2017 Schlatter Maltesergarten : très aromatique aussi, pointe brioche en plus, plus épais, plus gras, manqué de tension à mon goût. B+.

Muskateller Markgräflerland 2017 : (38gr SR) bien marqué muscat, raisins blancs, litchi, facile, gourmand. B+.

Spätburgunder Markgräflerland 2016 : léger, plein de fruits rouges, juteux, finale à peine épicée, belle matière pour l’entrée de gamme. TB+.

Spätburgunder Schlatter Maltesergarten 2015 : fruité, texture soyeuse, matière épaisse, belle longueur, très bourguignon dans l’esprit avec de la finesse et belle longueur. TB++.

Spätburgunder Schlatter SW 2015 : superbe matière, très épais, tannins soyeux, encore un élevage (plutôt sur le côté vanillé) présent qui doit se fondre. Peut-être un grand pinot à venir. TB++.

Pinot noir Schlatter Maltesergarten GC 2015 : on monte encore d’un cran, avec à nouveau plus d’épaisseur et de longueur, l’élevage est présent à travers des notes fumées/épicées cette fois-ci. Style un peu modern mais très bien fait. A nouveau peut-être un futur très grand si cet élevage s’intègre. TB++.

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Tua Rita (Toscane-Maremma)

Rosso dei Notri 2018 : (sangiovese, cabernet, merlot, syrah) facile, sur le fruit, juteux. B+.

Perlato del bosco 2017 : (sangiovese) plus de tannins, style assez mûr, arrondi, facile d’accès, moderne. B+.

Keir 2017 : (syrah en amphore) un peu réduit, austère, compliqué, pas bien en place peut-être. B-.

Giusto di Notri 2016 : (CS, CF, merlot) goûte sur l’élevage, moderne, tannins encore très présents. B-.

Per Sempre Syrah 2017 : un peu moderne, mais belle syrah pleine de fruits noirs, d’épices, assez mûr, très beau jus, texture soyeuse. TB+.

Redigaffi 2017 : (merlot, prélevé sur fût) fruits rouges, très tannique et épicé, élevage bien absorbé par une grosse matière, très long, un peu bodybuildé, mais pourra faire un joli vin si on est très patient. TB.

 

 

 

Ballande & meneret (société)

Château Cordet Margaux 2015 : B+.

Château d’Aiguilhe Castillon 2015 : très moderne, boisé, vanillé, tout rond. Moyen.

Prieuré Lichine Margaux 2010 : pas photo dans la série, cuir, boîte à cigare, sous-bois, cassis, cèdre, belle fraîcheur, tannins très fins, classieux. TB++.

Mount Mary Vineyard Yarra Valley Quintet 2015 (Australie) : (cabernet sauv. Merlot cabernet franc malbec) peu épais, assez léger, notes végétales, fruits rouges, cerise, prune, fumé, limite sous-maturité, à l’opposé du style confituré/bodybuildé de certains nouveau monde, frais. Mais assez maigre et longueur juste moyenne. TB-.

Tyler Pinot Noir 2014 Bien Nacido Vineyard Old vine Santa Maria Valley : pinot ultra toasté. Moyen.

 

 

 

German Pavillon

August Kesseler, Daily August Riesling 2017 : Riesling sec, peu épais mais vif, tendu, presque désaltérant. TB-.

Dr Wehrhein, Riesling Kastanienbusch GG 2015 : (sur pierres rouges) Riesling sec, puissant, très different du Kirschpiel de la matinée (plus calcaire) riche, épais, moins minéral. TB-.

Dr Thanisch, Berncasteler doctor spätlese 2012 : superbe notes de fruits blancs et de fruits exotiques, pointe de résine, de mirabelle et d’agrumes dans le fond, complexe, classe, et ultra facile à boire avec son peu d’alcool. TB++.

Ratzenberger, Bacharacher Wolfshöhle Auslese 2005 : (AP 04) il pétrole plus que le Thanisch, plus fruits jaunes et miel, sucres peu presents pour un Auslese, au ressenti du moins, belle tension dans le fond, très long et très classe aussi. TB++.

Dr Pauly-Bergweiler, Riesling Berncasteler Johannisbrunnchen Eiswein 2016 : (136gr SR, 8% alc, 12gr acidité tartrique) (AP 029) encore tout jeune, plein de fruits blancs, fruits frais, exotique, pas de pétrole ni de résine, à peine plus simple que les deux précédents mais parfait équilibre sucre/acidité, ça promet. TB++.

 

 

 

New York Wines

Anthony Road Pinot gris 2017 : vif, avec un côté grillé/soufré, citronné. B.

Anthony Road Cabernet franc - Lemberger 2016 : (52% CF, 48% Lemberger) couleur clair, léger en alcool, plein de fruits rouges, texture épaisse et soyeuse, finit un poil court. TB.

Fox Run Chardonnay Doyle family vineyard 2017 : ni vif, ni tendu, ni épais. Moyen.

Fox Run Chardonnay Kaiser vineyard 2017 : très boisé. Moyen.

Fox Run Traminette 2017 : (100% traminette) proche d’un gewurz, un peu de sucre, fruits exotiques, gourmand, facile. B+.

Fox Run Lemberger 2017 : bien boisé. Moyen.

Keuka Lake Vineyards Dry Vignoles 2017 : très aromatique, un peu typé riesling, belle acidité, assez épais, finale sur les zetes d’agrumes, très intéressant. TB.

Keuka Dry Riesling 2017 : assez austère, très sec, pétrole peu, manque de tension. B-.

Keuka Upper Eastside Dry Riesling 2017 : plus de tension que le précédent, finale assez longue sur les amers. TB.

Keuka Spring Vineyard Lemberger 2017 : (= blaufrankisch) fait bien blaufrankisch, travaillé sur le fruit, léger, fruits rouges et épices, juteux. TB.

Red Newt Tango oaks vineyard 2013 : très beau nez miel et fruits exotiques, bouche sèche, sur les agrumes. TB.

Red Newt The Knoll Riesling Lahoma Vineyards 2015 : riche et puissant, gras, manque d’acidité derrière. B+.

Red Newt Dry Riesling 2016 : un peu plus simple mais belle tension. TB.

(Soirée pinots/rieslings du monde Red Newt *** – Dry Riesling 2013 (Finger Lakes – USA) : (assemblage de parcelles) Riesling vif, facile à boire, fruité, peu de pétrole, bonne acidité, manque un peu de matière et de gras. B+.)

 

 

 

Salena (Australie bio)

Chardonnay South Australia 2019 : chardonnay floral, pas de bois, simple, court. B.

Twisted sticks chardonnay 2019 : un peu nature, sans gros défaut, assez simple. B.

 

 

 

Bibi Graetz (Toscane)

Testamatta 2016 : (sangiovese) notes de prunes, pointe balsamique, orange, tabac, beaucoup de fruit, tannins encore présents, taillé pour la garde, bon potentiel. TB+.

Colore 2016 IGT Toscana : (sangiovese + canaiolo, colorino) pas encore commercialisé, 2016 s’annonce grandiose en Toscane. Là aussi, sangiovese en vieux fûts, classe, taillé pour la garde, plus marqué fruits rouges, encore plus dense, tannins serrés qui vont demander du temps. TB++.

 

 

 

Zapata (Argentine)

Adrianna Vineyard 2015 en Mag « Mundus Bacillus Terrae » : (Malbec ) boisé présent mais bien intégré, rond, soyeux, assez mûr, fruits noirs, finit long et épicé. A attendre pour qu’il digère son élevage. Bien fait dans son style. TB+.

Cuvée Nicolas 2015 en Mag : (malbec, cabernet sauvignon) bois bien intégré aussi, plus frais, plus acide, pointe végétale, grosse matière, tannins un peu plus marqués mais de qualité. A attendre aussi, beau potentiel. TB+.

 

 

Primum Familiae

Antinori, Tignanello 2016 : très bordelais dans l’esprit, encore très tannique en l’état, à attendre. TB-.

Antinori, Chianti classico Ris 2015 : bien boisé, beaucoup de tannins. Moyen.

Macan, Rioja 2014 : (Rothchild et Vega Sicilia) très vanillé. Moyen.

Macan, Rioja Clasico 2015 : idem. Moyen.

(Macan Rioja clasico 2021 : léger, boisé, bof)

Torres, Grans Murailles 2015 DO Conca de Barbera : (Catalogne. Grenache mourvedre carignan + garro, querol…) puissant, fait syrah lardé/fumé, fruits noirs, pointe d’élevage, belle fraîcheur derrière, du caractère. TB+.

Torres, Milmanda Blanc Conca de Barbera 2016 : (chardonnay) servi très froid, fermé, semble vif, floral, minéral, grillé/soufré. B+.

Escudo Rojo Grande Reserve Chile 2018 : noir, confituré, tanniqque, lourdaud. Moyen.

Joseph Drouhin Oregon, Pinot Noir Laurène 2014 : pinot noir sérieux, beau fruité, pas très épais, tannins encore bien présents pour un pinot, assez classe, taillé pour la garde. TB+.

San Guido, Guidalberto 2014 : très tannique, noir, pas spécialement boisé, peu épais, tout en tension, beaucoup de fraîcheur, style bien moins moderne que le Tignanello, beau vin à attendre absolument. TB.

 

Egon Muller, Schwarzhof 2018 : (AP 01) ultra aromatique, litchi et fruits blancs, ferait presque muscat, toute petite touche de sucre, bonne acidité, l’aromatique est vite lassante. A voir au vieillissement. B+.

Egon Muller, Schwarzhof Kabinett 2018 : (AP 02) encore tout jeune, plus complexe, fruits blancs, notes florales, à peine plus de sucres, bonne acidité. A regoûter dans quelques années, probablement loin de son apogée. Même niveau longueur il y a eu mieux ce jour-là. TB.

Oremus, Dry Mandolas furmint sec 2017 : si avant il était trop gras/beurré, le style suit l’évolution bourguignonne, tout en tension et vivacité avec des notes de soufre et de grille bien marqués, citronné et minéral. B+.

Oremus, Tokaji 3 puttonyos 2013 : très porté sur le miel, pas mal de sucres pour un 3p, belle acidité pour l’équilibrer. TB.

Rupert & Rothschild, Baron Edmond 2015 : (Af sud) très boisé. Moyen.

 

 

 

Pardela Wines (société)

Yalumba, Y series Viognier South Australia 2018 : pas variétal, mais grillé, soufré, un peu floral sur le final. B-.

Yalumba, Y Series shiraz 2016 : réglisse, fruits cuits. Moyen.

Allegrini, Palazzo della torre 2015 : (Vénétie. Corvina, rondinella, sangiovese) un peu sucré, confituré, type Amarone mais en plus léger, rond, peu tannique, très simple, gourmand. B+.

Pellissero, Barbaresco 2013 cuvée Nubiola : (jeunes vignes) élevage fût trop marqué, tannins encore présents. B-.

 

 

 

Ferrari (Italie, Trentin)

Brut : (100% chardonnay) léger, fruité, simple, bulle un peu grosse. B.

Perlé 2010 Mag : plus brioché, bulle plus fine. B+.

Perlé Rosé 2013 : (pinot noir, chardo) léger, élégant, petits fruits rouges, bulle assez fine, peut-être un peu trop dosé comme l’ensemble de la gamme. TB-.

Riserva Lunelli 2009 : (chardonnay) un peu plus toasté, brioché, bulle très fine. TB.

 

 

 

Castellare di Castellina

Chianti classico 2017 : plutôt facile et mûr. B+.

Chianti Riserva 2016 : plus marqué balsamique, grosse matière, très tannique, à attendre absolument. TB-.

Isodi di S Niccolo 2015 : trop mûr, tannique. B-.

 

 

 

Trapiche (Argentine)

Malbec Broquel 2017 : fruits noirs confiturés et épices, simple, solaire. B.

Medalla Malbec 2016 : plus marqué fruits rouges, plus frais, épices, tannins gras, bien lissés par le bois. TB-.

Terroir series Malbec 2015 Finca Coletto : plus puissant, plus tannique, grosse matière, style un peu moderne mais belle longueur, à attendre. TB-.

Iscay 2014 Malbec & Cabernet franc : plus d'acidité, plus de tension, moins confituré, le cabernet franc fait du bien, encore pas mal de tannins, boisé bien intégré. TB+.

 

 

 

Terra Remota (Catalogne)

Caminante Blanc 2018 : (grenache blanc, chardonnay, chenin) nez floral, très aromatique, fruits blancs, bouche vive, fruitée. B+.

Caminito rosé 2018 : rosé avec un peu de couleur, frais, belle épaisseur. B+.

 

 

 

Château de Tracy

Pouilly 2018 : sauvignon sur le pamplemousse et le buis, vif, fruité, classique. TB-.

Mademoiselle de T 2018 : (il aurait fallu faire l’inverse) idem, juste un peu plus court en l’état. B+.

 

 

 

Dirler-Cadé

Kessler Riesling 2016 : (grès + sables et argiles) sec, épicé. TB.

Saering Riesling 2016 : (marne-calcaire) plus exotique, plus accessible en ce moment, belle minéralité derrière. TB+

Saering Muscat 2017 : muscat sec pas trop variétal, juste un peu court. B+

Schinberg Pinot gris 2016 : (10gr SR) B+.

Kessler Pinot gris 2016 : (30gr SR) exotique, minéral, assez riche. TB.

 

 

 

Montirius

Côtes du Rhône Muse Papilles 2017 léger, facile. Jardin secret 2015 plus riche, Sérine 2015 un peu trop solaire. Vaqcqueyras Garrigues 2015 solaire aussi, Le Clos 2013 plus évolué, plus fondu, plus frais. Top. Gigondas Terre des aînés 2015 fait un peu pruneau, Confidentiel 2015 très tannique à attendre absolument. Pas facile en fin de salon…

 

16 octobre 2017

Château la Baronne (Fontcouverte) ****

Château La Baronne - Corbières Les chemins 2013 : (carignan, syrah, grenache) un peu de réduction au nez, mais bouche sublime avec des fruits rouges confiturés et quelques fruits noirs, peu de tannins, beaucoup de finesse, de la matière, une belle acidité, beaucoup de fraîcheur, très gouleyant, finale assez longue pleine de fruits des bois. TB-.

Château La Baronne - Les Chemins 2014 : pas de réduction sur cette bouteille en tout cas, beau nez de fruits noirs, de prunes, bien mûr, confit, bouche fine avec une super fraîcheur, tire sur le vin nature mais sans aucun défaut, belle finale, longue, presque tendue, superbe équilibre. TB.

 

Château La Baronne - Pièce de Roche IGP Hauterive 2011 : (100% carignan) couleur grenat, nez très fruité, qui fait peu soufré, fruits rouges et noirs. Bouche fruitée, à peine sucrée, fraîche, belle acidité, puissante mais aux tanins soyeux là aussi, un peu d'épices en fin de bouche. Longueur correcte. Belle découverte. TB.

la baronne 2011

 

Château La Baronne - Les Lanes 2014 : (grenache, carignan) fruits noirs vec un peu de réduction au nez, bouche puissante mais avec du fruit, tannins de qualité, un peu d'alcool en finale, à attendre pour qu'il s'assagisse. B+.

 

La Baronne - Corbières Chemins de Traverse 2015 : (sans sulfites) beau fruité avec de la cerise surtout, tannins fins mais le tout est gâché par un côté vernis trop prononcé. B-.

 

La Baronne - Vermentino NW 2015 : robe or pâle, nez légèrement typé nature avec un côté pomme blette, mais aussi des agrumes, du floral. Bouche vive, tendue, à peine perlante, presque désaltérante, sur le citron, l'abricot, toujours un côté pomme. Finale de longueur moyenne, tendue, saline. Le lendemain il est un peu plus fruité qu'à l'ouverture avec un peu plus d'abricot et moins de pomme. B+.

 

La Baronne - Alaric 2013 : (60% syrah, 30% carignan, 10% grenache) Robe sombre, nez à peine réduit à l'ouverture puis vite excellent sur les fruits noirs, les épices, la confiture de mûre, à peine nature/vernis. Bouche avec de la puissance, grosse fraîcheur/acidité, tannins très fins, texture soyeuse, belle matière, plein de fruit, belle trame minérale derrière. Longueur moyenne. Très belle bouteille, bien dans le style du domaine où on frise le vin nature. TB.

 

Vermentino 2016 : plus tendu et plus salin que 2015, plus long, bien au-dessus. TB+.

Las Vals blanc 2017? : (roussanne) beaucoup de réduction, pas en place, plus gras que le vermentino bien sûr. Moyen.

Chemins rouge 2015 : belle fraîcheur pour 2015 mais tannins un peu serrés, peut-être une pointe d'acétate. B-.

Alaric 2014 : superbe syrah majoritaire, fruits noirs, sauvage, d'une grande fraîcheur, minéral, "vin de montagne", très long. TB++.

Las Vals rouge 2016 : (mourvèdre) une des rares cuvées qui n'a pas souffert de la sécheresse de 2016, beau fruit noir, fin et frais, moins sauvage qu'Alaric en l'état. TB+.

Pièce de roche 2014 : (très vieux carignans) plus fruits rouges que les précédents, frais, toujours minéral mais plus nature, (50mg SO2 total dans tous les rouges pourtant). Pas bien en place peut-être. TB.

Alaric 2004 : contours tuilés, nez prunes, noyau de cerise, puis de plus en plus bacon, lard fumé, reste assez frais et juteux en bouche. TB+.

Chemins blanc 2017 : (grenache majoritaire) beaucoup de fraîcheur et de tension, moins salin que le Vermentino. TB.

 

vermentino 2020 nez fermentaire, bouche très citrique. Chemins blanc un peu plus accessible, frais. Las Vals roussanne avec un peu de macération, énergique, beaux amers. Chemins rouges 19 un peu serré, frais. Alaric 2015 se goute le mieux, beaucoup de fraîcheur, juteux, précis. Top. Las Vals rouge très réduit.

 

chemins 22 simple, fruité, vermentino 21 plus sérieux, beaux amers, grenache gris 2020 joli vin avec 1/3 de vin orange, fruité, vineux, noble pour la table, las vals roussanne 20 frais, jolis amers très légère macératon qui donne du peps, les lanes 20 un peu serré, chemins rouge 2020 idem, alaric 18 très fin joli, las vals mourvedre 18 sur l'acétate, piece de roche 19 le vin de la dégust belle acidité beaucoup de fond, carignan très fin, cayreleres grenache 20 infusé belle aromatique juste un peu serré, M autrement mourvedre 22 un peu amylique jolie bouche très légère et fraîche, Quand la Baronne range ses outils pet nat 22 bulle très fine très sympa.

 

Il s'appelle Juste Le Rouge 2023 : blouge, plein de fruit, éclatant, fleurie, grenadine, airelles, avec la tenson d'un joli blanc, tannins souples, léger, glisse tout seul, mais belle trame acidulée, génial comme vin de soif. TB+.

 

Las Vals roussanne 2023 : très belle roussanne avec une petite partie en macération, touche miel cire, abricot sec, zestes, belle acidité, du peps, des petits amers, du volume, top.