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Mon carnet Vin
19 avril 2014

Taylor's (Portugal) ****

 

Taylor a créé le LBV en 1965, et le Single Quinta en 1958 (Vargellas vintage). Le style de la maison est sur la puissance, des vins taillés pour la garde. Comme pour beaucoup, le chai de vieillissement est à Vila Nova de Gaia (Porto) pour les conditions climatiques moins chaudes et pour l'afflux touristique. Taylor possède :

 

- Quinta de Vargellas : acheté en 1893 dans le Douro Supérieur, 67ha et sa propre gare. Et depuis peu son "annexe" Quinta do Sao Xisto avec 46ha de plus. Tout à l'est du Douro Sup.

- Quinta de Terra Feita : 61ha vallée de Pinhao, Cima Corgo.

- Quinta do Junco : 46ha vallée de Pinhao également.

- Quinta da Eira Velha : 31ha achetés en 2007, Pinhao.

- Quinta da Casa Nova : 17ha achetés en 1998, à Gouvaes, exposé nord-est, un peu plus frais.

 

 

 

Taylor's - Late Bottled Vintage 2005 20% (emb. 2011) 20cl : couleur grenat foncé, contours rouges vifs. Nez un peu alcooleux à l'ouverture, puissant, sur le chocolat, la cerise, la prune, les fruits cuits. Bouche sucrée et épaisse, mais bien équilibrée par une légère acidité, un peu plus marquée par les fruits noirs que le nez, tanins très fins. Finale de bonne longueur, chocolatée. Un bon porto, facile d'accès, qui permet d'attendre les Vintages. Note : 14,5/20.

taylors 2005

 

Informations complémentaires : Cépages touriga nacional, touriga francesa et tinta roriz. Le LBV (mise en bouteille tardive) est, comme le Vintage classique, issu des meilleurs vins d'une seule année. Mais alors que le Vintage ne séjourne qu'une vingtaine de mois en fût avant de poursuivre son vieillissement en bouteille, le LBV est mis en bouteille après 5à6ans d'élevage en foudres. Le bois affine le vin pour qu'il soit prêt à boire dès la mise en bouteille.

 

 

Taylor's Vintage 1985 : robe assez claire, rubis, peu d'évolution, nez encore jeune sur le fruits, fruits rouges, kirsch, chocolat. Bouche puissante, concentrée, encore jeune, sucre encore présent mais bonne acidité derrière, long, chaleureux, intense, très classique dans le style, les tannins sont plutôt fins, enrobés par le volume et la maturité, peut être attendu encore sans problème. TB+

 

Porto Taylor’s Quinta do Vargellas 1995 (btl 1997) : belle couleur ambre clair, beaucoup de finesse, bel équilibre, pas trop sucré, fruits secs, noix, long. Excellent. TB+.

 

 

 

Bonus :

Quinta do Vesuvio *** - Vintage Port 2008 : (propriété de Symington depuis 1989, 138ha. Quinta d'un seul tenant dans le Douro Supérieur, la partie la plus à l'est donc la plus sèche) robe noire, contours violets. Nez très marqué cassis, confiture de mûre, chocolat. Bouche gourmande, sucrée, puissante mais les 20% d’alcool sont bien intégrés, les tannins déjà fondus. Finale longue, encore un peu jeune. C’est bon en l’état et ça devrait être terrible dans 20ans. TB.

vesuvio

 

 

Ramos Pinto *** - Porto Tawny 19,5% : beau nez fruité, qui fait plus ruby que tawny, pas de notes oxydatives, fruité et sucré en bouche, alcool bien intégré, un peu court. Bon Tawny dans un style facile à boire. Un peu mieux que le Taylor's LBV. B+.

Ramos Pinto *** - Porto blanc "Lagrima" : manque un peu de fruit et tire sur l'oxydatif, nez sucré manquant de fraîcheur, un peu d'alcool. B-.

 

 

Andresen *** - Porto Colheita 1992 Tawny : (20% emb 2014) Couleur claire, reflets tuilés. Beau nez très marqué amandes, petits fruits rouges, café. Bouche gourmande, chocolatée, un peu de noix et d'amandes. Manque juste un peu de fraîcheur. TB-.

 Andresen, Porto blanc 40ans (50cl, codega, rabigato, arinto, malvasia. Muté à 77°) Couleur ambre clair, nez assez proche du Madère qui suivra, sur le café, la noisette, l'amande, la datte, fruits secs, encaustique. La bouche est parfaitement équilibrée, avec une attaque sucrée et une finale plus sèche, puissant, intense, long. La preuve qu'il peut y avoir de grands portos blancs. Merci Michel ! TB+.

 

 

Quinta da Romaneira *** - Porto 10ans Tawny : (très grande propriété, mais propriétaire de toutes ses vignes, située à Cotas, entre Pinhao et Alijo, dans le Cima Corgo) robe assez claire, tuilée. Nez sur la prune, la cerise, la noix, les fruits secs. Bouche assez fine, avec du fruit, un léger rancio, pas trop lourde. Bonne longueur. TB.

Porto Tawny : TB-.

Romaneira Douro branco res. 2022 : (gouveio et rabigato, viosinho, boal) Vin très fruité, pêche, abricot, bouche avec du volume, léger boisé déjà bien intégré, bonne acidité, bien équilibré. TB.

 

 

Roquette (Quinta do crasto) & Cazes *** - Xisto 2005 DOC Douro : (touriga nacional, touriga franca, tinta roriz) Robe à peine évolué, bouche au boisé présent mais fondu, fruits rouges confiturés, tabac, cuir, cèdre. Bouche élégante, soyeuse, pas mal de fruit, pas trop lourde ni trop solaire, commence à peine à partir sur le tertiaire, peu tenir encore longtemps. Très bien fait dans un style un peu moderne. TB.

 

 

Luis Pato *** - Beiras Baga Touriga nacional 2014 : (environ 60% baga 40% touriga, anciennement DOC Bairrada) Couleur soutenue, nez un peu grillé, fruits noirs, prune, pas très élégant. Bien mieux en bouche, beaucoup de fraîcheur, plus fruits rouges, tannins fins, pas très long, mais gouleyant. B+.

 

 

Quinta do Vallado *** - Porto LBV 2014 : tout en finesse, très frais, alcool peu perceptible, plein de fruit. TB+. Tawny bien fait légèrement oxydatif TB-. Tawny 10ans un peu plus complexe.TB.

 

 

Kopke *** - Porto Tawny : entrée de gamme sur l'alcool et le sucre, B-.

Kopke White : sucré, peu acide, lourd. B-.

Kopke 10ans Tawny : un gros cran au-dessus tu tawny NAS, plus de finesse, plus de longueur, moins lourd. TB.

Kopke 2002 colheita : beaucoup d'alcool, attaque sur le sucre, plus sec en finale, mais pas un grand fond. B+.

Kopke 1978 colheita : le nez pourrait faire madère, café, noix, figue, épices, cannelle, joli. Bouche plus riche, puissante, dense, sucrée, sur les arômes du nez, la finale se fait plus sèche, noix, épices, longue, finalement pas trop lourde. TB+.

 

 

Quinta da Gaivosa ** - Porto blanc 10ans : couleur ambre clair, nez sur la pâte d'amande, l'abricot sec, le raisin confit, joli. Bouche un peu trop sur l'alcool, fruitée, pas spécialement oxydative. B+.

 

 

Taboadella ** - Dao Villae 2020 : (encruzado, bical, sercial) clair en couleur, nez aromatique, pêche, fruits blancs, floral. Mieux en bouche, vif, sec, fruité, belle acidité, 13,5% vol, à boire assez frais, l'alcool ressort sinon, bon petit blanc d'apéritif, pas un grand fond. B.

Villae 2023 blanc (encruzado) trop aromatique, Encruzado 2023 boisé, manque d’acidité.

 

 

Casa da Passarella *** - O fugitivo Bastardo 2019  Garrafa 1156/2040 DOC Dao sub regiao Serra da Estrella, 13,5% : couleur rubis, nez de fruits rouges mûrs et un peu cuits, épices, réglisse, fumé. Bouche finalement assez légère, ronde, belle texture, élevage bien intégré, beaucoup de fruit, un peu d'épices, manque presque un peu d'acidité et de peps en finale mais gourmand, facile à boire, quelques notes épices, réglisse qui donnent un peu de charme. B+.

 

 

Burmester ** - Porto Vintage 1994 : clair en couleur, encore sur les fruits rouges, cerise à l''eau de vie, manque un peu de corps et de d'intensité pour un 1994. TB.

 

 

Villa Oeiras *** - Carcavelos 15ans superior : (15ans d’élevage en fûts portugais et français, cépages arinto, galego dourado, ratinho. VDN muté avec alcool à 77%. 19% vol.) Couleur ambrée, nez sur des notes de caramel, café, noix, fruits secs, abriocot, vanille, beaucoup de pain d'épices, touche végétale, assez complexe, pas si loin d'un rhum. Bouche qui attaque sur le sucre, caramel, l'impression de beaucoup d'alcool, puis se relance sur l'acidité jusqu'à finir étonamment très sec, à la façon d'un oloroso, sur la noix, salin/umami, d'une longeur exraordinaire, avec une touche un peu nature/volatile qui l'allonge encore plus. Une vraie curiosité. A boire comme un spiritueux ou un vin de méditation. TB++.

 

5 juin 2021

Jean-Marc Pillot (Chassagne-Montrachet) ****

Jean-Marc a rejoint son père Jean au domaine familial en 1985, avant d'en prendre complètement les rênes en 1991 avec sa femme Nadine et sa sœur Béatrice. Aujourd'hui 70% de ce domaine d'environ 15 hectares est exporté. Le domaine possède quelques très vieilles vignes, notamment dans le Clos St jean rouge et le Clos St Marc blanc (à l'intérieur des Vergers). Les rouges sont égrappés, les blancs plutôt sur la tension. Antonin, le fils, a encore peaufiné les vins, avec moins de bois neuf notamment.

 

 

 

Jean-Marc Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Clos St Jean rouge 2017 : Couleur rubis foncé, soutenue pour un 2017. Joli nez, expressif, fruits rouges et noirs, épices, élevage déjà très bien intégré. Bouche avec du fruit, assez mûre, du volume, de la puissance, tannins déjà fondus, élevage bien intégré, bonne acidité. Finale assez longue, épicée, qui appelle la table. Un joli vin, encore tout jeune, qui semble avoir un gros potentiel de garde. TB+.

 

JM. Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Clos St Jean 2017 : Couleur très claire, nez de pinot infusé, fruits rouges un peu sucrés, fraise et cerise, pivoine. Bouche très fruitée, peu tannique, semble assez solaire pour 2017 (effet des très vieilles vignes de la cuvée) mais élégante à la fois, un peu moins de longueur que le suivant. TB-. La seconde bouteille servie plus fraîche peut-être est très florales, élégante puis s'ouvre sur le poivre, le lardé, presque tapenade, syrahte, mais sans la chaleur de la première bouteille. TB+.

 

JM. Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Macherelles 2017 : Couleur très claire, là aussi très beau nez de fruits rouges, floral, infusé, encore plus délicat, moins solaire que St Jean. Bouche à l'attaque légère, fruitée et facile, pas un gros volume, finale un peu courte et qui chauffe un peu par contre. B+.

 

Jean-Marc Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Les Caillerets blanc 2018 : Couleur dorée, nez sur le citron confit, floral, peu d'élevage, ni beurré/vanillé, ni grillé, assez élégant. Bouche avec une attaque minérale, tendue, sur les arômes du nez, joli fond au départ, mais la finale chauffe un peu avec de l'alcool ressenti. Au final, impression d'un vin travaillé sur l'élégance et la tension mais le millésime chaleureux le rattrape sur la fin. Difficile de faire mieux ceci-dit sur 2018. TB.

 

Jean-Marc Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Champs Gain 2018 : Couleur plus claire que Caillerets, nez sur les agrumes, citron mais pas citron confit comme sur Caillerets, moins mûr, très léger beurré, peu marqué par l'élevage dans l'ensemble. Bouche légère, élégante, minérale, citronnée, un peu moins de matière que Caillerets, plus de fraîcheur, mais plus simple et un peu moins long. Difficile de trouver 2018 à l'aveugle, c'est frais, pur, élégant, mais à la limite du dilué et assez simple en l'état. TB-.

 

JM Pillot - Chassagne blanc 2021 : nez avec un élevage classieux, sur lies, légèrement marqué grillé/allumette, citron confit, floral. Bouche avec une très belle tension, longue, salivante, déjà très bon, avec du potentiel. TB+.

 

Chassagne blanc 2024 : déjà très accessible, fin, peu de bois, pas trop marqué autolyse, pas beaucoup de gras ni de corps, mais beaucoup d'élégance et d'harmonie, et un côté aérien, très facile à boire. Ca peut bien sûr vieillir et encore gagner en complexité. TB+

 

 

 

 

Visite au domaine JM Pillot : les 2020 prélevés sur fût

Jm pillot chassagne

JM PILLOT

Bourgogne rouge 2020 : (à Remigny. Tous les rouges sont egrappés) encore jeune, très énergique, très frais pour 2020, pas trop coloré.

 

Chassagne VV : à peine plus fondu, très frais, très énergique, beaucoup de fraîcheur, du volume. Prometteur.

 

Santenay Champ claude : un peu plus mûr et fruits noirs, plus solaire, grosse acidité aussi, demandera un peu plus de temps, prometteur aussi.

 

Macherelles 2018 en demi-bouteille : à peine moins d’acidité que dans les 2020 mais on sent une recherche de fraîcheur, gourmand, fruits rouges à peine sucrés, pas d’élevage ressenti là non plus. TB.

 

Bourgogne bl haut des champs : floral, facile. B.

 

Montagny 1er cru : (négoce ?) un peu plus de gras, floral et élégant, pas d’élevage ressenti. B+.

 

Rully : (négoce ?) très bon, un peu plus nerveux que le précédent, gourmand à l’attaque et salivant en finale. TB.

 

Chassagne bl : finale qui manque un peu de peps.

 

Chenevottes : puissant, très léger gras, pas de grillé ni de vanillé, floral, fruits jaunes, finale avec de la tension. TB.

 

Farendes : (dans Morgeot) plus tendu, plus salin, finale très salivante. Prometteur. TB+.

 

29 janvier 2017

Mas Jullien (Jonquières) *****

 

Figure emblématique du Languedoc, en perpétuelle remise en question, Olivier Jullien a été l'un des premiers, depuis 1985, à croire en la qualité des vins de cette région, plus qu'à la quantité. Il est le mentor de toute une génération sur son domaine d'environ 20 hectares (qui évolue souvent au fil des gains et des pertes de parcelles), travaillé en bio même si Olivier Jullien a quitté tout organisme de certification depuis quelques années. Les vins sont authentiques, sincères, bien que les élevages, les cépages et les cuvées aient changés au fil du temps. Le blanc se caractérise avant tout par une fraîcheur hors du commun pour la région. Les rouges sont puissants, colorés, taillés pour la garde, souvent un peu serrés en jeunesse mais au potentiel de garde incroyable.

 

 

Mas Jullien - Coteaux du Languedoc 2005 (syrah, mourvedre, carignan + grenache) robe sombre, nez avec beaucoup de fruits noirs, du cacao, des épices et des arômes tertiaires de cuir, tabac et de cèdre. Bouche sur les fruits noirs, moins tertiaire, beaucoup de fraîcheur, des tannins encore présents mais de très bonne qualité, le vin est encore un peu austère. Très bonne longueur. Le plaisir commence juste à arriver sur cette bouteille pour laquelle il aura fallu patienter longtemps, mais qu'on peut encore attendre sans problèmes. Note : 17/20.

mas jullien 2005

 

Mas Jullien - Rosé 2011 : Très belle robe rose foncé. Le nez est sur les fruits rouges, surtout sur la grenadine. La bouche est parfaitement équilibrée, on a une bonne puissance sans trop en faire non plus, de la fraîcheur, juste ce qu'il faut d'acidité, et assez de matière pour être bu en mangeant. Finale assez longue, toujours sur la grenadine, avec un peu d'épices désormais. Me voilà enfin réconcilié avec les rosés. Note : 15/20.

 

Mas Jullien rosé 2015 : rosé assez coloré, nez sur la framboise et les agrumes, moins marqué grenadine que le 2011, bouche vineuse, assez puissante, avec de la fraîcheur et une longueur moyenne. Bon rosé de gastronomie, comme toujours avec le Mas Jullien. B+.

 

Mas Jullien – les cailloutis 1992 : (soirée LPV) il sent la marée, un peu de liège aussi, une bouteille qui semble avoir mal vieilli. Dommage.

 

Mas Jullien rouge 2009 : style assez différent des autres, on retrouve la trame de fruits noirs, quelques fruits rouges et épices, mais surtout un vin plus tendu, avec plus d'acidité, des tannins plus présents mais de belle qualité, moins opulent que les autres mais plus de longueur. TB+.

 

Mas Jullien - AOC Coteaux du Languedoc Terrasses du Larzac 2010 : (40% mourvèdre, 30% carignan, 25% syrah 5% grenache en demi-muids et foudres. Assemblage d’une dizaine de parcelles) Couleur très noire, nez sur la mûre, le cassis, le chocolat, très gourmand. Bouche puissante, concentrée, massive, tannins bien fondus par le temps. Lui aussi garde une belle acidité dans le fond. La finale est très longue mais un peu sur l'alcool. Il semble presque trop jeune. TB+.

 

Mas Jullien 2005 : regoûté un peu chaud et peu après ouverture, il avait un côté bois précieux, type bordelais étonnant, encore jeune, mais aux tannins bien intégrés.

 

Mas Jullien 2005 : (en 2025) côté bois précieux, désormais à son apogée, très noble et frais. TB++.

 

Mas Jullien -  Terrasses du Larzac « Lous rougeos » 2015 (60% carignan + syrah) : Robe très sombre, limpide, pour ce vin qui goûtait très mal à l'ouverture. La carafe l'a transformé, très beau nez sur les fruits noirs, les épices, d'où se dégage déjà une certaine fraîcheur. La bouche est certes encore un peu jeune, puissante, mais avec une superbe minéralité derrière, on sent les calcaires en altitude de Saint-Privat, des tannins déjà fondus, une matière soyeuse et une grande longueur. Il offre déjà beaucoup de plaisir en l'état et devrait être exceptionnel dans quelques années. TB+.

 

Mas Jullien 2015 : bien plus lourd, chaleureux, confituré avec un boisé assez présent, à attendre longtemps. B-.

 

Mas Jullien - La flûte 2013 : belle couleur rubis, nez très fin de petits fruits rouges, pinote presque. Bouche légère, fine, peu tannique, très facile à boire avec beaucoup de fraîcheur, quand même un peu de longueur. Plus fin que fluet. TB.

 

Mas Jullien - Méjanne 2008 : couleur or clair, nez un peu fatigué, qui tire sur le sous-bois, la truffe. Bien mieux en bouche où on retrouve l'ananas, les fruits jaunes, le miel, la belle acidité de la cuvée, belle finale, longue, salivante. TB.

 

Mas Jullien - blanc 2008 : Robe dorée, nez typé chenin, sur la poire, un peu brioché. Bouche avec beaucoup de fraîcheur pour le sud, très agréable, pas forcément la concentration ni la longueur des plus grands millésimes mais beaucoup d'élégance. TB+.

 

Mas Jullien blanc 2015 : robe dorée, nez caramel, beurre, notes florales. Bouche grasse, alcool, beurre et caramel très solaire, certes c'est 2015, mais le vigneron nous a habitué à bien gérer ce genre de millésime, à revoir dans quelques années peut-être. Moyen.

 

Mas Jullien blanc 2017 : pas d'élevage ressenti, pas de caramel dans ce 2017, floral, léger, mais peu d'acidité, fnit court et chaud. B-. Autre bouteille et même constat beaucoup d'alcool, chaleureux. B-. Autre bouteille plus tard, semble avoir plus de peps, assez frais. TB.

 

Mas Jullien blanc 2019 Mag : floral, encore un peu exubérant, mais la bouche a une belle tension pour 2019, beaux amers en finale, encore un peu jeune mais très prometteur. TB+.

 

Mas Jullien blanc 2010 : notes oxydatives et briochés, pas trop lourd en bouche, mais aromatique fatiguée, peu de fruit. B-.

 

Mas Jullien blanc 2016 : fruité, floral, tendu, très frais, belle longueur. TB.

 

Mas Jullien autour de Jonquières 2014 : encore serré et austère en l'état, belle fraîcheur, à attendre. TB-.

 

Derniers etats d'âme rouge 2020 : B.

 

Nouveaux etats d'âme 2024 : clair en couleurs, violacé, nez très violette, un peu primeur, garrigue. Bouche légère, fruitée, florale, juteuse, plutôt fraîche, plus accessible en jeunesse que le reste de la gamme. B+.

 

Jonquières 2022 : étonnamment accessible, tannins fins, floral, beaucoup plus en finesse que par le passé. TB.

 

Jonquières 2023 : encore plus accessible que 2022, très fin, en rondeur, sur le fruit, plutôt marqué par le grenache. TB.

 

Carlan 2024 : millésime frais, pourtant 14,5% sur l'étiquette, mais acidité élevée, fruité plutôt noir et épicé, en tension, belle allonge. TB.

 

Blanc 2024 : millésime frais, très joli, beaucoup de peps et de fraîcheur, tendu, sans être austère non plus, toute petite touche de gras, très bel équilibre. TB+.

 

Rougeos Blanc 2022 : nez floral, aromatique, bonbon anglais, Bouche avec une sensation d'alcool (13,5% pourtant), qui manque un peu de tension sur ces cépages-là, peu de gras, on sent un travail pour préserver pureté et fraîcheur, mais ce n'est pas aussi aérien et frais que la cuvée classique. B+.

 

Mas Jullien Cartagène 2020 nez de garrigue, thym, lavande puis de plus en plus de rose, bouche sucrée, l’alcool est bien intégré, digeste au départ, puis l’aromatique rose devient presque trop entêtante à la longue. TB.

 

Mas Jullien La Brune 2016 : (50% cinsault 50% grenache) un peu réduit à l'ouverture, bien après carafage. couleur violette, nez de fruits rouges confiturés, un peu cacao, bouche avec des tannins très fins, puissante niveau alcool, à boire assez frais, beaucoup de fruit, plutôt typé grenache, un côté garrigue, pointe de sucrosité, gourmand. A attendre encore un peu pour qu'il s'affine mais très prometteur pour le premier millésime de la cuvée. TB.

 

Trescol 2018 : plutôt léger et gouleyant, peu de tannins, aromatique de gamay bien poivré, peu d'alcool et bonne acidité, facile à boire, le poivre lui donne un peu de caractère. Longueur moyenne. TB-.

 

 

Soirée LPV Mas Jullien

Les vins sont servis à l’aveugle. Les rouges ont été ouverts la veille.

Cartagène 2009 : Couleur rose foncé, beau nez avec de la rose, du poivre, de la fraise, de la groseille. Bouche un peu trop marquée par l’alcool où on sent bien le côté eau-de-vie, aromatique intéressante proche du nez, pas trop de sucre pour une cartagène. Finale assez longue, poivrée. B.

Rosé 2012 : couleur rose foncé, nez sur la grenadine, la fraise, la framboise, assez engageant. Bouche puissante, rosé de gastronomie, une petite pointe d’alcool, beaux fruits rouges. Assez bonne longueur pour un rosé. B+.

Carlan 2009 : Robe sombre aux contours violets, nez un peu réduit, avec un côté olive verte aussi, des fruits noirs, cassis. Bouche puissante mais aux tannins soyeux, juteuse, sur la confiture de mûre et de cassis, fraîche pour 2009. Finale un peu plus courte que le Mas 2009. TB-.

Autour de Jonquières 2013 : Robe sombre aux contours violets là aussi, nez de confiture de mûre et de cassis, plus d’épices que dans le précédent, un côté garrigue, du cacao, de l’amande, du bois précieux, très jeune mais très noble. Bouche encore un peu jeune, puissante, mais avec beaucoup de fruits noirs, des épices, une touche d’élevage (bois précieux) déjà bien intégré pour 2013, tannins présents mais d’une grande finesse. Belle longueur avec de la fraîcheur. Déjà très bon, et probablement un futur grand vin. TB.

Mas 2009 : Robe sombre aux contours violets aussi, nez plus épicé que les précédents, on retrouve les fruits noirs confiturés, un peu de cacao. Bouche puissante, fruitée, aux tannins soyeux là aussi (plus que lors de ma dernière dégust il y a un an environ) avec une très belle tension derrière et une finale plus longue que les précédents. Un régal en l’état même si bien sûr là aussi c’est encore tout jeune. TB+.

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Mas 2005 : Robe plus claire et plus évoluée que les précédents, un peu de réduction au nez, moins de fruits et plus de tertiaire, avec un petit côté vert. En bouche les tannins sont plus serrés, on a l’impression d’un vin ramassé moins mûr, avec un côté vert qui me fait penser à du cabernet sauvignon. Il y a de la fraîcheur derrière et une bonne longueur, mais le style me plaît moins. Lors de ma dernière dégust il y a un an et demi j’avais déjà trouvé les tannins un peu serrés mais pas le côté vert. B+.

Blanc 2011 : Couleur or, nez sur le miel, l’anis, avec un peu d’élevage (vanille et surtout beurre) bien intégré, certains évoquent le chardonnay, des fruits jaunes. La bouche est puissante, mais avec une belle acidité derrière qui l’empêche d’être trop lourd, beurrée, florale, sur les fruits jaunes et les agrumes. Assez bonne longueur, finale tendue, légèrement anisée. Bien fait, mais la bouche a un côté un peu trop chaud à mon goût. TB-.

La Méjanne 2009 : Couleur or pâle, nez encore bien plus sur le miel, le citron, l’ananas, un peu mentholé. Bouche fraîche, pas très chargée en sucres, plus « moelleux que liquoreux », où on retrouve le citron, le miel, une petite touche exotique. Finale d’assez bonne longueur, citronnée, anisée. TB-.

Clairette Beudelle 1994 : Couleur ambre foncé, nez très complexe, sur le pruneau, la prune, la pâte de coing, les raisins secs, le caramel, la datte, la noisette, superbe. Bouche un peu en-dessous du nez, où on retrouve du caramel, du pruneau, de la pâte de coing, on a l’impression d’un vin très sucré au départ avec une texture épaisse mais qui a déjà bien digéré ses sucres, il n’est pas écœurant mais on aimerait quand même un peu plus de tension. Finale de longueur moyenne, sur les fruits secs, la noisette, un peu de noix et de chocolat dans le verre vide. Même si autour de la table beaucoup ont préféré le précédent, celui-ci est plus mon style de liquoreux personnellement. TB.

 

Très intéressant de goûter aux multiples facettes du domaine, notamment pour moi qui ne connaissait que les rouges et le rosé. Un grand merci pour nous avoir permis de goûter la très rare cuvée Clairette Beudelle malheureusement plus produites depuis longtemps.

 

29 janvier 2019

Millesime Bio - Le vin de mes amis 2019

Hauvette

Arpège 2011 (Roussillon) : nez un peu chaud et bouche plutôt verte, très courte. Moyen.

Roucas 2017 : léger, gourmand, fruits rouges un peu sucrés, pas très long, mais très sympa. TB-.

Cornaline 2012 : très bordelais dans l’aromatique avec un côté fruits cuits, prunes. Pas mon truc. B-.

Améthyste 2016 : (cinsault majoritaire) couleur claire, nez plein de fruits rouges, bouche fine, fraîche, texture de velours, belle longueur, dans l’esprit des Haut de Carol’s. Superbe. TB++.

Jaspe 2016 : (roussanne) servi très froid, assez fermé, court. B-.

Dolia 2012 : (roussann marsanne clairette) servi très froid aussi, mais beau nez résine, citron, caillou fumé, la bouche manque un poil de tension pour chipoter, beau vin quand même. TB.

 

 

Camin Larredya

La Part Davant 2017 : plein de fruits exotiques, bouche tendue. TB+.

La Virada 2017 : encore plus exotique et miellé, bouche plus minérale, très longue. TB++.

Côte blanche 2017 : un peu plus gras, moins exotique, à peine moins tendu, différent mais très bien aussi. TB+.

Costat Darrer 2017 : très mangue, ananas, frais, pas trop de sucre, une gourmandise. TB+.

Au Capceu 2017 : encore plus mangue et miel, plus sucré, mais plus tendu et plus long. TB++

L’Iranja 2017 : (vin orange, demi-sec) Puissant, plein de fruits secs, de plantes au nez, à peine de rancio en finale, grosse acidité en bouche, les quelques grammes de sucres l’empêchent d’être austère, longueur incroyable. TB++.

 

 

 

O. Riviere

La Bastid Blanc 2018 : (viura majoritaire, sur cuve) encore tout fermentaire.

Arlanza La Vallada 2017 : noir, fruité mûr, solaire, un peu trop tannique. B.

Rioja Trotamundos Franc de pied 2017 : solaire, beaucoup de fruits mûrs, cassis notamment, plus de tension derrière. TB.

Arlanza El Cadastro 2016 : beau jus mais trop tannique et solaire en l’état. B.

Arlanza El Quemado 2016 : idem.

Rioja Las vinas de Eusebio 2016 : trop tannique et trop jeune, très concentré, mais plus de fraîcheur derrière, gros potentiel mais à attendre. TB.

Rioja Pozo Alto 2016 : idem. TB.

(Gabaxo 2020 : 60% grenache, 40% graciano, typé grenache, confituré, rond, acidité assez basse, tannins fins, pas de boisé ressenti, pas très haut en alcool (13,5%-14%) mais un peu trop confit cependant. B+.)

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Nikolhaihof

Grüner Zwickl 2017 : très simple. B.

Grüner Smaragd Im Weingebirge 2015 : un côté Presque résine/pétrole étonnant pour du Grüner, belle minéralité, manque un poil de tension. B+.

Riesling Federspiel Vom Stein 2011 : fait gewurz varietal. B-.

Riesling Smaragd Vom Stein 2014 : tendu, salin, mineral, top. TB+.

Kremstal Riesling Steiner Hund 2014 : très mou. Moyen.

Riesling Federspiel Steinriesler 2004 : (12ans élevage foudres) brioche, un peu mou. B.

Riesling Smaragd Vinothek 2002 : (parcelle Im Weingebirge, 16ans élevage) encore tout jeune, sur la résine, le citron vert, le poivre, assez long et tendu. TB+.

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Clos St Vincent

Bellet rosé 2017 : (100% braquet) B.

Bellet Blanc 2017 : (100% rolle) encore un peu sur l’élevage, manque de tension. B-.

Bellet Blanc Vino di Gio 2016 : élevage peu sensible, très belle tension, finale longue, saline. TB+.

(bellet blanc 2018, aromatique, variétal, manque un peu de tension. B.

 

S. Pataille

Aligoté 2017 : un peu mou par rapport aux suivants. B-.

Bourgogne Bl Méchalots 2017 : (sur cuve) tendu mais un peu grillé/boisé en l’état. B.

Aligoté Champs forets 2017 : grosse tension et minéralité, long, mais aussi une belle matière épaisse, fins amers. TB+.

Aligoté charme aux pretres 2017 : (sols de marnes) finale un peu trop amère par rapport au précédent même si ça partait bien. TB.

Aligoté clos du roy 2017 : sur un fond de bouteille, semble plus gras, plus beurrré. TB-.

Marsannay 2017 : léger, poivré, facile. B.

Marsannay Longeroies 2017 : (90% VE) un peu de volatile et de gaz, belle fraîcheur derrière, mais compliqué. B-.

Marsannay Clos du Roy 2017 : se présente mieux, fruits juteux, frais, à peine de volatile, mais assez long. TB.

 

 

Château le puy

Emilien 2016 : léger, fruité, un peu vert. B.

Barthélémy 2016 : nez évolué, kirsché, un peu chaud, mais bouche bien plus fraîche, confiture de fruits rouges, texture de velours, à la Tertre Roteboeuf sans le côté caramel/vanille ici, assez long. TB+.

Barthélémy 2011 : nez évolué et chaud aussi, texture de bouche superbe comme le 2016, un peu de volatile en finale. TB.

 

 

 

Gramenon

Poignée de raisins 2018 : (tous sur cuve/fût) jus de fruit, pas de tannins, très gouleyant et frais. TB.

La Sagesse 2018 : plus de tannins et de puissance, même gourmandise. TB.

La Mémé 2018 : (grenache en VE) vin nature sans défaut, belle pureté de fruit, peu de tannins, frais, TB+.

Emouvante 2018 : (syrah en VE) plus tannique, belles notes lardées, nature maîtrisé là aussi. TB+.

 

Arena

Antoine-Marie Arena  Carco Rouge 2017 : encore un peu de tannins, mais beaux fruits rouges juteux, finale poivrée. TB.

JB Arena Grotte di sole Blanc 2017 : un peu marqué pomme blette, rond, pas très tendu. B-.

(Antoine-Marie Arena - San Giovanni Patrimonio blanc : (vermentino) nez très aromatique, aguicheur, pêche, floral, fenouil. Bouche légère, peu d'alcool, un peu de vivacité à l'alltaque, pas une grosse matière mais facile à boire, moins aromatique que le nez, finale courte. B-.

Antoine-Marie Arena Carco 2020 : un peu de réduction, finale serrée. B.)

 

Charvin

CdR 2017 : gourmand, confiture de fruits rouges, épices, pas trop tannique ni trop chaud pour 2016. TB.

Ch9 2017 : beaucoup de gourmandise, plein de fruit, déjà facile à boire, très frais et assez léger pour 2017. TB+.

Ch9 2016 : plus puissant, plus complexe, plus épicé, chocolaté, réglissé, un futur grand, à attendre. TB++.

 

Illaria

Irouléguy blanc 2016 : (petit manseng et courbu) couleur orangée, nez de fruits secs (macération pelliculaire ?), bouche vive, nature maîtrisé, mais sans le côté exotique que je recherche sur le manseng. B+.

 

Roches neuves

L’echelier blanc 2018 : (tous sur fût) encore fermentaire.

L’echelier rouge 2018 : juteux, prometteur, mais moins que Franc de pied.

Mémoires Rouge 2018 : un peu vert et tannique en l’état.

Franc de pied 2018 : plus léger, très juteux, texture soyeuse, prometteur.

 

Vacheron

Sancerre Rouge 2016 : beau pinot, plein de fruit, léger, long, très élégant. TB+.

Belle dame rouge 2015 : très boisé/vanillé à ce stade. B-.

Les Romains 2016 : un peu austère et fermé au nez, mais belle tension en bouche. TB.

Chambrates 2016 : encore un peu plus tendu, pas du tout variétal. TB+.

Le Pavé 2016 : plus ample, plus lourd. B+.

L’enclos des remparts 2016 : bien plus de tension et d’énergie que les autres, très long. TB++.

Guigne Chèvre 2017 : beaucoup de soufre en l’état. B-.

 

La garance

A Clara rouge 2018 : (brut de cuve) Encore un peu de gaz, léger, facile. B.

Les Armières 2016 : (tout juste embouteillé) assez typé nature, pas tout à fait en place. B.

A Clara Blanc 2018 : (brut de cuve) très mou. Moyen.

Les claviers Bl 2015 : couleur dorée-ambrée, beaucoup de fruits secs, frangipane, herbes aromatiques, long, grosse épaisseur, vin de gastronomie original, très intéressant. TB+.

(Domaine de la Garance - Languedoc « Les Armières » 2013 : (90% carignan, 10% syrah) Couleur sombre, nez chocolaté, fruits noirs, menthol. Bouche avec un peu de gaz, même le lendemain ! mais une belle fraîcheur, de la matière, des tannins présents mais de qualité, une belle énergie et de la longueur, on peut l'attendre encore un peu. TB.)

(Licence III Blanc 2023, énergique, sur les amers, citron, brioche, lies, finale un peu nature, pas facile d'accès, mais c'est frais.

Licence III rouge 2023 bien plus facile d'accès, frais, fruité, facile, bien fait.)

 

 

Pattes loup

Chablis 2016 Mise Tardive : nez miellé, assez mûr comme toujours avec Pico, la bouche est tendue, avec un léger gras, on finit sur de beaux amers. TB+.

1er cru Beauregard 2016 : (MT ?) plus gras, plus beurré, mêmes amers en finale, un peu plus long. TB+.

1er cru Butteaux Mise tardive 2015 : moins beurré, plus puissant, plus tendu que les 2016, encore plus long. TB++.

 

C. Peyrus

Pic St Loup 2016 : léger, élégant, très marqué garrigue et olive verte. TB.

Spoutnik 2016 : très fin aussi, plus poivré, léger, presque maigre, très frais, à la limite de la sous-maturité mais du bon côté. TB.

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Albert Morot

Beaune Aigrots 2016 : léger,un peu chaud et grillé. B-

Beaune Toussaints 2016 : moins grillé, mais assez mûr et chaud pour 2016. B.

Beaune Bressandes 2016 : idem

Beaune Teurons 2016 : idem en plus massif.

Beaune 100 vignes 2017 : idem.

 

Landron Chartier

Naturlisch 2018 : (pet nat folle blanche gamay) frais, léger, gourmand avec une pointe de SR. B+

Coteaux d’Ancenis Malvoisie Révélation 2018 : (pinot gris, 20gr SR, sur orthogneiss) gourmand, pas une grosse acidité, fruits jaunes, facile. B+.

Coteaux d’Ancenis Malvoisie Bel Orient 2017 : (35gr) un peu plus typé nature, pomme blette. B.

 

R. Paccot

Féchy La Colombe 2017 : (chasselas) beau chasselas, pas trop variétal, minéral, citronné, tendu. TB.

Brez 2017 : (chasselas) assez proche, un peu plus de tension. TB.

Curzilles 2016 : (chasselas, pinot gris, doral, riesling) mêmes tension et minéralité, plus de fruit et de gras. TB+.

Colombe grise 2016 : (pinot gris) un peu mou à côté des précédents. B.

Colombe rouge 2016 : (gamaret, merlot, garanoir) Boisé, tannique, tabac, poivron, pas mon style. B-.

Colombe noire 2016 : (pinot noir) léger, fruité, élevage présent bien intégré. TB.

(Raymond Paccot La Colombe, AOC La Côte Mont-sur-Rolle Petit clos chasselas 2016 : (vieux domaine de 20ha en biodynamie. Elevage cuve 7 mois, malo faite. Vignes entre 35et60ans, 500m altitude, pente forte, sols à dominante d’argile) Couleur très claire, nez encore jeune pour 2016 très minéral, caillou mouillé, notes discrètes de citron, fleurs blanches, cire derrière. Bouche avec du volume pour chasselas, presque une certaine opulence pour ses 12%, acidité moyenne, très « terroir », avant-tout minérale, aromatique assez neutre derrière, de légers amers. La finale manque un peu de tension, surtout dès que le vin se réchauffe. TB.)

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P.J. Kuhn (Rheingau)

Riesling Oestrich Trocken 2017 : léger, très minéral, salin, très long, superbe entrée de gamme. TB+.

Riesling Oestricher Klosterberg Trocken 2017 : un peu plus épais, très tendu et salin aussi, plein d’énergie. TB++.

Riesling Hallgartener Hendelberg 2017 Trocken : idem, finale encore plus longue et saline. TB++.

Riesling Doosberg GG 2016 : goûte un peu sur le boisé en ce moment, plus gras, moins salin que les autres. B+.

Riesling Landgeflecht Trocken 2015 : plus doré, miel, fruits secs, reste long et salin en finale. TB++.

Riesling Lenchen Auslese 2016 : le nez muscate un peu, bouche sur le miel, le fruit, manque un poil d’acidité. TB.

(Riesling Jakobus trocken 2017 (AP 1) : très nerveux, bien sec, tendu, d'abord fruits mûrs, puis ensuite très citrique, belle entrée de gamme qui sur ce millésime concentré demanderait quelques années pour s'assagir dans l'idéal. TB.

Pinot noir Fruhenberg 2015 : couleur claire, à peine rouillée, nez vanillé, fruits rouges. Bouche lisse, peu de caractère, finit court et sur la vanille. Décevant par rapport aux blancs. B.)

(Jacobus 2020 toujours ce style laser, très citronnée tendu top., Hallgarten alte reben 2020 aromatique un peu plus mûr mais aussi long et tendu, Oestrich Quarzit 2020 là encore excellent tout droit, très linéral avec un beau volume en plus, plus frais que le précédent, Hendelberg 2020 nez un peu réduction grillé, on attaque des vins plus larges, même si ça reste droit en finale, Klosterberg 2020 fait un peu bois toasté, belle longueur, à attendre. Comme toujours des entrées de gamme laser exceptionnelles ici.

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F. Loimer (Kamptal)

Grüner 1er cru Käferberg 2016 : bonne acidité pour un grüner, pas trop variétal. TB-.

Riesling 1er cru Steinmassl 2016 ? : beau riesling, minéral, tendu. TB.

Thermenregion chardonnay Gumpoldskirchen 2015 : boisé, peu d’acidité. B-.

Gemischter Satz Achtung 2015 : (grüner, Riesling, welschriesling, traminer…) très dorée, mou. Moyen.

Anning 2015 Pinot Noir Gumpoldskirchen : grillé, toasté. Moyen.

(Stockholm : Loimer : Seeberg riesling 2017 très joli, tendu, minéral, avec du fond. Plusieurs cuvées de bulles, assemblage, rosé, blanc de blancs et blancs de noirs, tout compliqué austère.

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Heinrich

Naked 2017 : que du litchi, écoeurant. Moyen

Muscat Freiheyt 2017 : muscat très varietal. Moyen.

Pinot Noir 2017 : léger, fruité, simple mais bon. B+.

Red 2017 : très réduit. Moyen.

Blaufrankisch 2016 : beaucoup de réduction aussi, pas en place. B.

Blaufrankisch Leithaberg 2016 : réduit, mais plus de profondeur, belle minéralité dans le fond. B+.

 

 

Guiberteau

Saumur Blanc 2018 : (sur cuve) vif, tendu, citronné, pas de bois sur cette cuvée, s’annonce bien. TB.

Saumur Clos Guichaux 2017 : (encore en masse) se goûte sur l’élevage en l’état. B.

Brézé 2016 : (en masse aussi) très boisé/grillé, écœurant, beaucoup de gras, à attendre très longtemps. B-.

Clos des Carmes 2015 : un peu moins de bois ici, mais cuvée déjà embouteillé, gras, tendu. TB+.

Saumur Rouge 2018 : (sur cuve) bien mûr et bien juteux, gros millésime à venir. TB.

Saumur Chapaudaises 2017 Rg : B+.

Saumur Arboises 2016 : très boisé en l’état. B-.

 

 

Brendan Stater-West

Saumur Bl 2018 : belle tension, minéral. TB.

Saumur Blanc Les chapaudaises 2017 : Un peu plus de volume, beau travail sur la minéralité, la tension. Plus convaincant que les vins de Guiberteau goûtés sur le même stand ce jour-là. TB+.

 

 

Avignonesi

Ventisei Rosso di Montalcino 2018 : (sur cuve) léger, sur le fruit, encore un peu de gaz. B.

Avignonesi Rosso di Montalcino 2017 : style plus puissant plus tannique. B.

Ventisei Nobile di Montepulciano 2015 : (avec du merlot) très boisé. Moyen.

Avignonesi Nobile di M. Caprile 2015 : tuilé, prune, kirsch, plus frais en bouche, serré. TB-.

Avignonesi Nobile di M. Poggeto di Sopra 2015 : tuilé aussi, plus tendu en bouche et plus long même si la finale serre un peu en l’état. TB.

Anfora 2018 : (en test, sur amphore) couleur rubis, petits fruits rouges, plus « bourguignon », plus pour mon palais. TB+.

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Hetszolo

Tokaji dry furmint 2017 : vif, sec, citronné, peu de fruit. B.

Tokaji dry furmint Nagyszolo 2016 : vif, marqué résine, à la riesling, encore un peu d’élevage, plus long. B+.

Tokaji dry harslevelu Nagyszolo 2017 : très résine de pin, sec, vif. B-.

Late Harvest 2016 : muscate un peu, vite écœurant. Moyen.

Anno 1502 2017 : (100gr SR) résine, peu de sucres ressentis, mais peu aromatique, très court. B-.

 

 

Marcoux

Lirac La Lorentine 2017 : noir, puissant, un peu chaud. B-.

Ch9 2016 : puissant, confituré, épicé, à attendre, belle fraîcheur derrière. TB.

Ch9 2015 : bien plus solaire et chaud, sans cette trame acide derrière. B+.

Ch9 2014 : tuilé, kirsché, plus fin et léger que les autres, mais il semble déjà bien évolué. TB-.

 

 

St Prefert

Côtes du Rhône Clos Beatus 2017 : B+.

Ch9 2017 : épicé, un peu chaud et puissant en l’état. TB-.

Ch9 Auguste Favier 2017 : (sur cuve) encore tannique et puissant, bien chocolaté, bonne fraîcheur derrière. TB.

Ch9 Charles Giraud 2017 : (sur cuve) encore plus puissant, sombre et tannique, bon potentiel, à attendre longtemps. TB.

(Colombis 2017 : nez un peu cuit, pruneau, beaucoup d'alcool, manque d'éclat, un peu fatigué presque, trop travaillé ?)

(Blanc 2015 : majorité clairettes, miellé, fruits jaunes, cire, brioche, du gras, mais pas très haut en alcool, pas de lourdeur, pas mal d'amers, pour la table, noble, millésime très bien géré. TB. 

 

 

Sauta Roc

Codoliera 2017 : (syrah, grenache) fruits noirs, épices, puissant, solaire. B+.

Pezenas In Trencio 2016 : (syrah, grenache, mourv, carignan) fruits noirs et épices, mais plus de caractère, à peine lardé/fumé, plus frais derrière. TB.

Esposadis 2016 : (cinsault majoritaire) Très noir, très puissant, chocolaté, esprit Châteauneuf, à attendre longtemps. B.

(In Treccio 2019 : bien fait, style coloré, avec du caractère, réglisse, chocolat, mais belle fraîcheur derrière, et tannins qui commencent à être fondus après quelques années de bouteille.

Codoliera 2019 : plus sur le fruit, plus digeste et semble mais garde une vraie identité propre aux sols de Pézenas, propre et bien fait aussi.)

 

8 juillet 2021

Clos Rougeard (Chacé) *****

Domaine familial d'une dizaine d'hectares (dont 9 de rouges), le Clos Rougeard doit sa notoriété à Jean-Louis et Bernard Foucault dit Charly et Nady. A la mort de Charly en 2015 (dernier millésime vinifié par Nady et son neveu Antoine Foucault), le domaine est racheté par Bouygues. Les frères Foucault ont été les précurseurs du bio dans la région. Leurs vins sont taillés pour la garde, avec des faibles rendements, des élevages longs en barriques, pour apporter de la finesse. Si Poyeux est la cuvée la plus "bourguignonne", le Bourg présente des tannins plus rustiques et doit être attendu longtemps. Le blanc "Brézé" est opulent, marqué par son élevage grillé en jeunesse, mais se montrant très tendu et salin au vieillissement. Des vins exceptionnels pour les amateurs patients.

 

 

 

Goûtés lors du slon RVF 2012 :

- Saumur Champigny 2008 : vin servi un peu chaud, encore un peu fermé, beau fruité et belle matière. TB-

- Saumur Champigny Les poyeux 2008 : servi trop chaud aussi, très fermé, gros potentiel mais à attendre. TB- (+- 17/20 en l'état).

 

 

Clos Rougeard, Saumur-Champigny Poyeux 2004 : (à l'aveugle) robe grenat, plus foncée que le précédent, un côté vanille et noix de coco au nez est assez désagréable. Pour beaucoup d'entre nous c'est la première fois qu'on sent de la noix de coco sur un vin rouge, voire de banane. Un vin des Caraïbes ! C'est incompréhensible... C'est moins marqué en bouche, avec beaucoup de fruits rouges, grosse acidité, assez fluet. Finale moyenne mais bien tendue. J'aime bien la bouche mais pas le nez. (+- 16/20).

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Clos Rougeard Saumur Brézé 2002 : robe dorée, nez sur la noix, fruits très mûrs (agrumes surtout et un peu de pomme), attaque vive, puissante, avec beaucoup d'acidité mais seulement au début, encore des fruits mûrs mais pourtant une impression de vin très sec, gras, un peu d'amertume en finale. Bonne longueur, mais la finale manque de tension à mon goût. Je préférais le Montbenault, où l'acidité était élevée et constante. Ce Brézé est cependant un joli vin, mais pas de coup de coeur pour moi. (+- 17/20).

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Clos Rougeard - Saumur-Champigny "Le Bourg" 2001 : robe grenat, contours tuilés. Nez sur le café, le poivron, la terre, un peu de fruit mais en retrait. C’est un peu trop vert à mon goût. Mieux en bouche, très bonne matière et des tannins de superbe qualité, moins de poivron, un peu de fraise et de fruits noirs. Bonne longueur. Bon vin mais pas trop à mon goût. TB-.

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Clos Rougeard - Samur-Champigny Poyeux 2011 : beaux fruits rouges, à peine végétal, frais. Bouche souple avec beaucoup de fruit, de la fraîcheur, facile, belle texture bien travaillée, pas une grosse longueur. TB.

 

Clos Rougeard, Saumur-Champigny Les Poyeux 2011 : (100% cabernet franc. Parcelle de 2,9ha, sols sableux) Couleur rubis, très claire, nez plein de petits fruits rouges, très légères notes végétales sans aller jusqu’au poivron non plus, qui donne ici un côté noble à ce vin. Bouche en dentelle, tout en fruit, peu de tannins, texture soyeuse, plus dans l’esprit d’un Chambolle que d’un Saumur. Belle longueur en plus. Tout le monde est un peu surpris mais entièrement convaincu par la finesse de ce vin. TB++.

 

Poyeux 2012 : proche du 2011, à peine plus végétal, très fin, élégant. TB+.

 

Clos Rougeard, Saumur-Champigny Les Poyeux 2012 et 2011 : (100% cabernet franc, parcelle de 2,9ha sur sols sableux. Elevage 2ans en fût d’un vin)  Deux bouteilles très proches l'une de l'autre, très claire en couleur, au nez mêlant petits fruits rouges quasi bourguignons avec un fond terreux/végétal plus typé cabernet. Une bouche aérienne, aux tannins soyeux, toute en fraîcheur et en élégance. TB+.

 

Clos 2012 : couleur claire, nez fruits rouges et poivron, bouche aux tannins fins, belle textre, fruits rouges, poivron, acidité élevée, assez long et tendu. TB. Une autre bouteille plus tard se présentait encore mieux, fine, fruitée, bourguignonne, sans le côté végétal. TB+.

 

Clos Rougeard Brézé 2011 : couleur bien dorée, vin qui semble un peu lourd à l'ouverture. Le lendemain beau nez, pierre-à-fusil, miel, bouche très tendue avec du volume, élevage bien intégré, surtout une finale très longue, saline, tendue, avec des amers nobles. TB++.

 

Clos Rougeard – Saumur blanc Brézé 2012 : Couleur claire, nez encore jeune, fruité, agrumes, léger bois toasté. Bouche plutôt vive, peu de gras, à peine fumée, fruitée acidulée, manquant peut-être d’un peu de longueur et d’intensité pour un Brézé. TB. Autre bouteille austère, tendue, beaucoup d'amers, brioche, floral, esprit pierre morey un peu. TB.

 

Brézé 2015 : un peu lourd sur ce millésime. B+

 

Poyeux 2007 : TB+.

 

Poyeux 2012 : autre bouteille, nez assez évolué, cabernet légèrement végétal, petits fruits rouges, sous-bois, beaucoup d'orangette aussi. Bouche aérienne, toute en finesse, manque un peu de punch peut-être mais la longueur est excellente, très digeste, on y retourne facilement. TB+.

 

 Clos Rougeard - Saumur Brézé 2012 : Couleur dorée, nez assez évolué, pomme au four, fruits jaunes mûrs, un peu torréfié, praliné. Bouche avec un gros volume, bien équilibrée entre fruits mûrs, élevage intégré, juste ce qu’il faut d’acidité pour soutenir cette matière riche, de la longueur. Semble à point. Il a fait l’unanimité. TB++.

 

Clos Rougeard - Saumur Brézé 2011 : Couleur dorée, nez très marqué réduction sur lies, allumette, avec à l’ouverture des fruits jaunes bien mûrs, des fruits secs, des notes torréfiées. Bouche très énergique, aussi large que longue, un élevage marqué mais bien intégré aujourd’hui, encore assez jeune pour 2011, sur les arômes du nez, avec une finale salivante, interminable. Dans un style très différent du 2012, il a lui aussi mis tout le monde d’accord. TB++.

 

Clos Rougeard - Saumur Champigny Poyeux 2008 : couleur intermédiaire, nez avec fruits rouges et noirs, pas si froid que ça pour un 2008, même petite sucrosité, pointe coco,.  Bouche très fruitée, dentelle, légère touche poivron qui donne du frais, joli fruité mûr, long, acidulée, du fond minéral. Très beau millésime pour Poyeux. TB++.

 

Clos Rougeard - Saumur-Champigny 2011 : couleur claire, nez qui poivronne un peu trop, bouche en dentelle, très fine. TB.

 

 Clos Rougeard - Saumur-Champigny 2014 : Couleur claire, nez qui poivronne un peu au départ, puis de plus en plus de fruits, un côté pivoine, voire pot-pourri sur la fin, de plus en plus bourguignon avec l’ouverture. La bouche est aérienne, légère, mais avec un côté soyeux, évidente, parfaite, sans le côté poivron du nez, qui peut se boire avec une facilité déconcertante. TB+.

 

Clos Rougeard, Les Poyeux 1997 : moins de couleur que les autres, un nez un peu poivron au départ, fraise, framboise, petite réduction animale. Avec l'ouverture de plus en plus de fruits rouges un peu écrasés et de pot-pourri, ça semble encore jeune. La bouche est élégante, toute en fraîcheur et verticalité, peu de volume, belle acidité, petite touche végétale mais sans aller trop loin, c'est très long, les tannins sont encore un peu présents en finale mais de qualité et contribuent à cette sensation d'allonge, c'est frais, salivant, énergique. Je suis surpris de voir que c'est un 1997 à la levée de la chaussette, je n'aurais jamais dit aussi vieux. Pas forcément meilleur que les autres vins du soir qui étaient d'un très haut niveau également, mais bien sûr on est ravis d'avoir pu goûter ce vin mythique. Un grand merci JM ! TB++.

 

Clos 2020 : couleur sombre, nez cabernet, cassis, végétal mûr, un côté cuir. Bouche avec un joli toucher, noble et classieuse, cabernet mûr, qui s'approche déjà mais peut aussi attendre longtemps, manque peut-être un poil de folie ? mais c'est bien né, à voir ce que ça donnera dans quelques années. TB+.

 

25 mars 2023

Les Terres Bariolées Claire et Edoardo (Chalus) ***

 

Visite des vignes (été 2024)

 

La Boudeuse, pinots noirs plantés en 1993 (+ un bout en 2003) à 4500-5000 pieds/ha, des sélections de Bourgogne sur porte-greffes 5C et 161-49. La seule qui a plutôt bien résisté au gel de 2024, malheureusement touchée en partie par le mildiou malgré les traitements. Ici aussi taille physiologique guyot-poussard (l'idéal c'est 5 rameaux, 12 grappes, 35hL/ha). Parcelle en haut de coteau qui culmine à 550m d'altitude. 

Comme sur l'ensemble de Chalus les sols sont argilo-calcaires avec du basalte, ce sont les proportions qui changent légèrement d'une parcelle à l'autre, avec parfois un peu de sable aussi.

 

Début de véraison août 2024 dans La Boudeuse

 

 

 A gauche du chemin les pinots de La Boudeuse, à droite les pinots des Chirouzes. Sols assez proches. Exposition qui tourne vers le Sud sur les Chirouzes (= roches volcaniques), plus solaire et toutes petites grappes millerandées comme on rencontre parfois en Bourgogne.

 

 

Les pinots noirs des Chirouzes. Sur l'ensemble du domaine les vignes sont magnifiques : palissées hautes et tressées, travail sur les couverts végétaux (avoine surtout), dans l'idéal plus de labour dans les années à venir, pulvérisation de lait de chèvre pour mieux "coller" la bouillie bordelaise.

 

Après être passé devant Les Suquets (= pieds de vignes ?), tout en bas du coteau Est où les sols contiennent un peu plus d'argiles rouges, puis des gamays de La Condamine (terre du Seigneur, du château de Chalus probablement. Gamay d'Auvergne et Beaujolais 1963 et 1998) à mi-coteau où tout a gelé, voilà les vignes de Chalenta en haut de coteau. Les 10 rangs de chardo muscaté sont tout à gauche de la parcelle.

 

Plantations de chardonnay et aligoté, plein Est. Les sols sont un peu plus sableux et plus calcaires. A droite les plantations de syrah. Entre les deux un peu d'espace pour un projet de plantations d'arbres, de végétaux voire peut-être quelques animaux... 

 

 

Les nouvelles plantations de syrah. Achat des meilleures sélections massales chez Lilian Bérillon. Densité à 6000 pieds/ha. Greffage à l'anglaise (une sorte de Z à l'envers) sur porte-greffes paulsen, fercal et 140 ruggieri. Premier millésime en 2025 si tout va bien...

 

 

 

 

A la Cave - sur fûts (embouteillage pour début 2025)

 

Tous les 2023 seront embouteillés avec la nouvelle embouteilleuse partagée (avec Bastien Migeon, Lisa et Paul...), avec inertage à l'azote, sans sulfites ajoutés. Bouchons garantis sans TCA sur toutes les cuvées domaine. Analyses en labo tous les mois.

 

 

Chalenta 2023 : goûté sur 2 fûts différents, il reste quelques sucres à finir sur l'un. Chardonnay mûr avec des notes de fruits exotiques, une bouche dense, avec une petite volatile sur l'un des fûts qui lui fait du bien, intégrée à l'ensemble, apporte du peps et une sensation d'allonge. L'élevage reste discret à chaque fois. Les finales sont énergiques claquantes, ne saturent jamais le palais.

 

Suquets 2023 : (élevage plus long que l'an passé donc) Un chardonnay plus citronné (sols plus riches en argiles rouges), moins de volume, un peu plus austère, plus sur la tension que le précédent. Un autre style, très bon aussi.

 

Sables de grès 2023 : (méthode différente cette année, seulement 1 mois de macération en jarre mais grappes entières) Un nez orange, plantes amères, moins muscaté, moins aromatique, plus subtil que l'an dernier. Une bouche moins tannique, plus suave, là aussi moins muscaté, mais qui allonge bien. Très prometteur.

 

Chirouzes 2023 : goûté sur 2 fûts différents, un pinot plus coloré que l'an passé, plus puissant, plus dense (on reste sur du 13-13,5% vs environ 11,5-12% l'an passé, pH bas autour des 3,4 qui lui donne une belle acidité, c'est équilibré, grain de tannins très fin, un pinot plus sérieux que l'an dernier, qui sera probablement moins gourmand au départ mais qui ira loin. Comme tous les vins précédents, parfaitement propre, aucune déviance ni problème bactérien sur ce millésime solaire.

 

(Pas de condamine en 2023. Pas de Boudeuse)

 

En bouteille, finalement mise un peu plus tôt, avec juste une pointe de SO2 à la mise.

Suquets 2023 : robe colorée, très beau nez citron confit, fruits mûrs, presque exotiques. Bouche avec beaucoup de peps, très énergique, surtout pour 2023, tout étant mûr et avec une belle matière, 3gr de SR qui donnent une super gourmandise en plus, finale très salivante. Superbe en l'état. TB++.

 

Suquets 24 : un peu dans l'esprit du 23, mais fruité moins mûr, un peu moins de peps, la petite volatile de l'attaque lui donne de l'énergie, mais moins de corps et moins umami que l'excellent 23.

 

Chalenta 2023 : robe colorée aussi, nez un peu plus fermée mais dans le même esprit, la bouche est elle plutôt dans les 2 gr de SR, il y a une belle acidité aussi, du peps, mais un peu plus de volume et de largeur, c'est salivant aussi, très joli, juste à peine moins percutant ce jour-là. TB+.

Quelques mois plus tard, Chalenta 2023 en pleine forme, énergique, gourmand, largeur et longueur, superbe. TB++. Une autre bouteille 6 mois plus tard, d'un grand niveau aussi, plusieurs ont pensé à Labet. TB++.

 

Chirouzes pinot noir 2023 : coloré, sombre, nez mûr, fruits rouges et noirs, épicé. La bouche est finalement assez fraîche, pas trop riche, les tannins se sont déjà bien affinés, joli aussi, mais il va demander quelques mois supplémentaires pour bien se mettre en place. Très belle gamme sur ces 2023 malheureusement pas assez nombreux en quantité...

 

 

 

 

 

En bouteille - Vins de négoce avec une étiquette différente, mis en bouteille en juillet 2024

 

 

Moitié route 2023 : (gamay de la condamine, pinot de la boudeuse et pinot de Bourgogne. Environ moitié gamay moitié pinot au final. Tout en grappe entière) Un vin coloré, nez plutôt marqué par le gamay, fruits noirs. Bouche gourmande, ronde, facile, avec une petite sucrosité, sudiste sur ce millésime. Pas très complexe mais c'est bon, sans défauts. Objectif atteint.

 

Bariolage 2023 : (chardonnay et aligoté de Bourgogne + 20% chardonnay muscaté) Un nez aromatique, exotique, papaye, goyave, beurre. Bouche qui est en fait légère en alcool, qui a gardé de la fraîcheur, une bonne acidité, qui finit sur le peps de l'aligoté et donne envie d'y retourner. Parfaitement propre là aussi.

 

 

2024 : 90% de perte à cause du gel ! Trois cuvées de négoce sont sorties en mai 2025 :

 

Bariolage blanc 2024 : (80% aligoté de Bourgogne + 20% chardonnay muscaté d'Auvergne. 7 mois en fûts de 350L) Un nez aromatique marqué par le muscaté, la bouche est moins aromatique, plus marquée par l'aligoté, très bel équilibre entre rondeur et tension, belle texture à l'attaque apportée par l'élevage, finale qui reste traçante et salivante. TB

La Pigné 2024 : (80% gamay + 20% chardonnay muscaté. Raisins du domaine de Gergovie en Auvergne. 7 mois en amphore de grès) Un rouge très clair, plein de fruit, très pivoine, à peine bonbon au nez sans aller trop loin, bouche en rondeur, légère, peu tannique, pas très longue, mais très facile à boire, gourmand et très efficace. TB

Moitié route 2024 : (50% syrah, 25% cinsault du Larzac + 25% chardonay muscaté d'Auvergne. 7 mois fûts de 350L) Un vin sombre, au nez marqué par la syrah, lardé, floral, très légère touche muscatée dans le fond. Bouche marquée par la syrah aussi, avec beaucoup de fraîcheur, de l'allonge, un profil vertical, très long et salivant, umami. Moins en gourmandise immédiate que la Pigné, mais plus de profondeur et de potentiel de garde, même s'il est déjà excellent aujourd'hui. TB+.

 

 

 

 

Visite au domaine en 2023

 

 

Sur fût

chardonnay numéro 1 : goûté sur deux fûts différents, l'un un peu plus marqué, très beau jus, propre, précis, énergique, pas trop gras, finale longue, saline. Très prometteur.

chardonnay numéro 2 : un peu plus aromatique, un peu plus dense, garde du pep's pour 2022.

pinot noir numéro 1 : pinot noir sérieux, coloré, belle matière, des tannins encore présents, beaucoup de fond et de fraîcheur, pas du tout confit pour un 2022. Pour la garde. Prometteur.

pinot noir numéro 2 : un pinot plus sur la finesse, frais, élégant, juteux, précis, très bourguignon pour celui-ci, sans manquer de longueur. Très prometteur aussi.

gamay : dans une phase assez réduit, compliqué à goûter ce jour-là, il faudra repasser un autre jour.

 

 

 

sur amphore en grès

chardonnay muscaté en vin orange : (seul vin éraflé) bien maîtrisé, propre, précis, pas trop tannique pour une macération longue, juste moins mon style.

 

 

 

En bouteille, peu après la mise :

 

Les Bariolés - Les Suquets chardonnay 2022 : couleur paille, nez encore un peu levure/ferment, fruits blancs, fleurs blanches, très léger beurré. Bouche qui attaque avec un léger gras, belle texture, sans être boisée, bonne acidité aussi à l’attaque, frais et digeste, peu d’alcool pour un 2022. Fin de bouche un peu plus en rondeur, qui manque un peu d’allonge pour chipoter. Aromatique un peu plus fleurs blanches, fenouil, amande. Longueur moyenne. Nature mais propre, pas de gaz. Pas regoûté le lendemain (y en avait plus…). Belle entrée en matière pour le premier blanc du premier millésime. TB.

 

Terres Bariolées, Côtes d’Auvergne Les Suquets 2022 (100% chardonnay, à Chalus) : couleur or pâle un peu trouble, nez un peu fermentaire, levure, poire, agrumes. La bouche est assez simple, manquant un peu d’énergie et de tension sur ce millésime solaire dans le Puy-de-Dôme. Un vin qui se goûtait mieux il y a 6 mois finalement. B.

 

Les Bariolés - La boudeuse pinot noir 2022 : couleur rubis, nez avec une petite touche volatile/acétique (surtout après aération), sur la cerise aigre, noyau de cerise, floral, simple mais élégant. Bouche légère, fruitée, sur la cerise aussi, petits tannins qui donnent de l’allonge, avec une bonne acidité bien intégré, très frais et très digeste, tout en restant relativement simple, on y retourne facilement. Pas de gaz, pas de défauts le jour de l’ouverture. Le lendemain le fond de bouteille pour le test commençait à prendre un peu de souris. Belle entrée en matière pour un premier rouge, premier millésime. B+.

 

 Les Bariolés - Frizzette pet nat rosé : (chardo, gamay, 2022) souris dès l'ouverture.

 

Terres bariolées, Vin de France Sables de grès 2022 (100% chardonnay muscaté en macération, à Chalus) Couleur entre ambre et orange, plutôt limpide (sauf le fond de bouteille). Joli nez, exubérant, légèrement marqué par la rose, mais aussi, abricot, pêche, miel, semble proche d’un beau nez de liquoreux. La bouche est bien sûr sèche, sur des arômes de fruits secs et de fruits confits, de la rose, quelques tannins et quelques amers mais très fins pour ce vin orange qui reste accessible, complexe, avec beaucoup de peps. Par rapport au chardonnay de la semaine précédente qui manquait un peu de tension on voit là tout l’intérêt de la macération : aller chercher l’équilibre sur les amers et les tannins pour compenser le manque d’acidité. C’est réussi ! Bien sûr c’était un OVNI pour beaucoup ce soir-là, il a donc divisé l’assemblée. TB.

 

 

les barioles

 

 

 

Terres Bariolées (Jus'vénil 2024)

 

Chalenta 2022 : (chardo, versant est de chalus) combine un joli gras avec une belle tension, frais pour 2022, plus d'épaisseur que suquets. Petite souris en finale ce jour-là alors qu'il n'y en avait pas les semaines précédentes.

 

Sable de grès 2022 : (chardonnay muscaté, en macération) belle couleur orangée, joli nez pas trop aromatique pour un muscaté, même si la macération est poussée le grain de tannin reste élégant, joli vin de gastronomie.

 

Condamine 2022 : (gamay) pas de souris contrairement aux semaines précédentes, servi froid, un peu serré.

 

Primeur rouge 2024 : léger, fruité, on sent le côté frais de 2024. B.

 

Chirouze 2022 : (pinot noir) pinot juteux, élégant, frais, long. TB+.

 

Lave Story 24 : blanc de noirs de gamay, léger perlant, porté par la volatile, beaucoup de peps.

 

 

Terres Bariolées (salon Nouvel Ordre)

Nouvelle dégustation, rapide cette fois-ci, des vins de Claire et Edo. Chalenta chardonnay 2022 s'est bien mis en place, gros volume, garde de la fraîcheur aromatique très porté amande. Le pet nat rosé Frizzette 2022 est moins marqué souris qu'il y a 6 mois. En rouge La Condamine gamay 2022 est un peu serré et légèrement réducteur en ce moment. Superbe rouge Chirouzes pinot noir 2022, prélevé fond de cuve ici, pinot infusé, juteux très élégant, bombe de fruit et de fleur mais avec du fond et de la tension, sans être maigre. Délicieux.

 

à Eruption : Bariolage bl 2025 pas tout à fait en place, Georgette 25 joli peps, légère macération, top. Pigné 25 (100% gamay) juteux, joli fruité, très bien.

 

24 décembre 2016

Domaine de la Grange des Pères (Aniane) *****

 

Laurent Vaillé, disciple d'Eloi Durbach, de Jean-Louis Chave... a connu le succès dès son installation sur le massif d'Arboussas en 1992. Aujourd'hui à la tête d'un domaine d'environ 11 hectares, il produit, dans un esprit proche de la biodynamie sans recherche de certification, les plus grands vins du Languedoc et les plus recherchés. Le rouge est "explosif", à la fois plein de fruit, "sauvage", reconnaissable à ses arômes de garrigue et d'anchois (surtout en jeunesse), salin et surtout plein de fraîcheur grâce à l'acidité naturelle du cabernet sauvignon et au terroir très "caillouteux". Il est fougueux mais très accessible dans la jeunesse, et peut aussi vieillir admirablement, devenant plus "fondu". Le blanc est très "bourguignon", gras, opulent, riche, souvent un peu trop boisé en jeunesse, mais lui aussi vieillit très bien. Depuis le décès de Laurent, son frère Bernard a pris la suite : les premiers millésimes semblent tout aussi qualitatifs.

 

 

 

Grange des Pères - VdP de l'Hérault rouge 2005 : (40% syrah, 40% mourvèdre, cabernet sauvignon, counoise) Carafée 8h environ. Couleur rouge grenat. Nez très exubérant, magnifique, et très complexe, sur de la fraise et des fruits très mûrs, compotés. On trouve aussi un très léger fumé, tabac, des épices (poivre, olives noires), et un côté un peu iodé. La bouche est puissante mais en même temps très fine, les tannins sont très bien intégrés, moins asséchants que La Mission HB, l'acidité lui donne de la fraîcheur qui contrebalance bien les fruits très mûrs. C'est très agréable à boire même sans manger. Finale très longue. 19/20.

grange

 

 

Goûtés lors du Witch 2014 :

Grange des Pères 2009 : au nez l’élevage est encore présent, caramel, vanille, beaucoup de fruits noirs, un peu d’épices. Mieux en bouche, bonne matière et bonne acidité, il a besoin d’encore un peu de temps pour que l’élevage s’intègre, mais ça devrait être très bon dans 3-4ans. TB-.

Grange des Pères 2005 : nez évolué, sur le cuir, le champignon, mais malheureusement une petite pointe liégeuse me dérange. Pareil en bouche, très légèrement bouchonné, sinon on sentait de la fraîcheur, un beau fruité et des arômes plus évolués derrière. Dommage.

Grange des Pères 2010 blanc : (roussanne, chardonnay + marsanne) robe très foncée pour un blanc 2010, nez beurré, vanillé, proche d’un Meursault, avec aussi beaucoup d’abricot. C’est un peu jeune mais on se dit que dans quelques années ça pourra être très beau. Par contre la bouche est très décevante, épaisse, vanillée, mais très molle. Gros manque de tension. Un peu déçu. B-.

 

 

Grange des Pères blanc 2013 : couleur très dorée, nez très boisé, grillé surtout, miel, fruits mûrs voire exotique derrière. Bouche plus sèche, citronnée, avec de la puissance, finit sur l'amertume et toujours des notes grillées très marquées. Décevant en l'état. B-.

 

Blanc 2012 : oxydé.

 

Grange des Pères - Blanc 2004 : robe or profond, nez puissant, très beurré et boisé, avec du miel, de l’abricot, de la pêche qui m’évoque un chardonnay de Bourgogne sur une année chaude avec un élevage trop appuyé. Bouche puissante, très grasse et beurrée, fruits très mûrs, miel. Finale très longue, quelques épices, un peu alcooleuse. Peu de plaisir pour moi (encore une fois avec GdP blanc) même si ce n’est pas un mauvais vin, loin de là. Il va souffrir de la comparaison avec les autres vins de la soirée. B.

gdp blanc

 

Grange des Pères blanc 2008 : couleur dorée, très beau fruité au nez, ananas, pêche, des notes de camomille, tilleul, miel. Bouche avec une certaine puissante, mais une belle acidité derrière, de fins amers sur la finale, beaucoup de fruits (exotiques et fruits jaunes mûrs), du gras, mais ça reste très élégant. De loin mon plus beau blanc du domaine. TB++.

 

Grange des Pères rouge 2009 : nez expressif avec beaucoup d'herbes sauvages, garrigue, fruits noirs, bouche exubérante, avec des tannins fins, ça part un peu dans tous les sens mais sans que ce soit déséquilibré, finale légèrement saline. TB+.

 

Grange des Pères rouge 2012 : (soirée LPV) robe plus foncée, on sent qu’on a changé de région, le nez est exubérant, avec beaucoup d’anchois, de l’olive, du fruit assez mûr. Plusieurs pensent à la Grange des Pères autour de la table, pour l’anchois surtout. La bouche est à la fois exubérante et fraîche, avec des tannins de velours, belle longueur en plus avec un côté salin qui donne envie d’y retourner. Grand vin, déjà, que tout le monde a adoré. TB+.

Grange des Pères 2012 : à l’ouverture le vin est assez marqué pain grillé/toasté, mieux après une demi-journée de carafe, toujours très marqué anchois, un peu moins de matière que sur la précédente bouteille qui goûtait un peu mieux, même si ça reste excellent. TB.

 

Grange des Pères rouge 2010 : (ouverte à midi pour le soir) On retrouve bien le nez exubérant de la GdP avec des fruits rouges et noirs assez mûrs et sauvages, des notes de garrigue, un peu d'anchois, mais beaucoup moins que dans le 2012, mais toujours ce qu'il faut de fraîcheur. La bouche est par contre plus puissante que dans le 2012, et semble un peu trop jeune, plus brutale que sur les autres millésimes même après une longue ouverture. Très longue finale, sur la garrigue, l'olive, l'anchois. Déjà très bon, mais moins prêt à boire que 2012, il semble encore loin de son apogée. TB.

 

Grange des pères rouge 2005 : il s'est révélé très différent lors de la dernière dégustation, très "Reynaud", exubérant, sur la confiture de fraise, la rose, les épices, différent mais exceptionnel aussi. TB+.

 

Grange des Pères - Rouge 2008 : Robe sombre, nez sur les fruits noirs, quelues épices, pas très marqué anchois pour une GdP. Bouche facile, fruitée, pas très puissante, ronde, manque un peu de profondeur et de caractère pour une GdP, le style m'a semblé assez moderne et typé Rhône Nord à l'aveugle. Surprise en voyant l'étiquette. TB.

 

Grange des Peres rouge 2013 : superbe nez plein d'anchois, d'olives, lardé, fumé, sauvage. Bouche avec du fruit, ce même côté sauvage, finale encore un peu dure, chaleureuse, à attendre encore, beau potentiel de garde. TB. En 2023 ça commence à se détendre, finale qui perd son côté dur petit à petit. TB++Grange des Pères - IGP Hérault 2013 : s'est enfin détendu, une vraie grange bien portée sur les anchois et la garrigue avec beaucoup de finesse. Ca y est les 13 sont prêts et ça envoie ! TB++.

 

Grange des Pères Rouge 2015 : couleur assez claire, nez exubérant, sur l'anchois, la tapenade, fruits confiturés, garrigue. Bouche sur les arômes du nez, aucune trace d'élevage, beaucoup de fraîcheur pour 2015, grosse longueur. Déjà superbe. TB++. Depuis il semble s'être refermé, à attendre désormais... Regoûté en 2024 il commence à s'ouvrir à nouveau, typique du domaine anchois, olive... sans excès de chaleur. TB++.

 

GdP rouge 2016 : couleur plus sombre que le 2015, plein d'anchois et de tapenade, éclatant, dans la fougue de la jeunesse, belle fraîcheur, élevage parfaitement intégré, déjà délicieux. TB++.

 

Grange des Pères - IGP Hérault 2016 : (40% syrah, mourvèdre, CS, counoise) Couleur sombre, nez très « Grange » anchois, olive, garrigue, fruits noirs. Bouche qui combien intensité, puissance et fraîcheur, les tannins sont fins, dans une phase très ouverte. Délicieux. TB++.

 

Grange des Pères, IGP Hérault 2017 : (40% syrah, Mourv, CS, counoise) par rapport au 2016 bien plus chaleureux, chocolaté, encore un peu jeune probablement, peut-être même une bouteille sans. B+. Quelques années plus tard, encore jeune et un peu massif mais déjà mieux que la précédente, à attendre encore. B+.

 

Grange des Peres - rouge 2011 : fermé, pas au niveau de celle bu récemment, une bouteille sans. B+.

 

Rouge 2021 : dans une phase éclatante, encore du fruit, des notes sauvages, épices, garrigue, tannins très fins, beaucoup de fraîcheur. Exceptionnel.

Rouge 2022 : proche du niveau du 2021, déjà accessible, à peine plus de soleil et de tannins, mais ça reste fin, très porté anchois et encore excellent. TB++. Une autre bouteille idem, encore plus en finesse même. TB++.

 

Blanc 2020 : assez riche, élevé en alcool, peu d'acidité.

Blanc 2021 : plus de fraîcheur que 2020, pas trop d'élevage, début d'évolution, fruits secs, extraits secs, très joli.

 

Rouge 2019 : fermé en l’état, semble plutôt puissant en comparaison avec 2018.

Rouge 2018 : semble assez léger, facile, fruité, simple, déjà accessible, mais manque un peu de caractère.

Rouge 2017 : un peu fermé en ce moment, mais très prometteur, sauvage, belle acidité dans le fond, beaucoup de fond et d’énergie.

Rouge 2016 : éclatant en ce moment, très ouvert, fruité, sauvage, anchois, tapenade, texture avec beaucoup de finesse, fraîcheur, grandiose.

Rouge 2013 : rien à faire toujours fermé, trop puissant chaleureux, à attendre encore.

Rouge 2009 : bouteille un peu fatiguée peut-être semble très évolué, kirsché, anchois, sous-bois, à boire.

Blanc 2015 : assez riche et opulent, pas trop d’élevage, mais très peu d’acidité, mou, chiant au possible…

 

 

 

 

Verticale Grange des Pères

Les vins ont été servis dans l’ordre décroissant, en partant de 2014 pour finir en beauté avec 2007. Les bouteilles ont été ouvertes en début d’après-midi pour le soir, avec carafage en fin d'après-midi pour esayer de détendre 2013 et 2010.

 

Les rouges

(syrah, mourvèdre + cabernet sauvignon, counoise. Elevage de 2ans en barriques, dont 1/3 de fûts neufs)

2014 et 2012 : deux millésimes plutôt frais et légers, aux rendements pourtant faibles (drosophiles sur les mourvèdres en 2014, grêle en 2012) qui ont donné des vins facilement abordables en jeunesse, très expressifs à l’heure actuelle. Ce sont les deux bouteilles sur lesquelles l’aromatique « Grange des Pères » (tapenade, anchois, thym, laurier…) est la plus marquée. Tout le monde s’est régalé, bien que les vins ne soient probablement pas encore à leur apogée.

2013 et 2010 : deux millésimes assez proches, considérés comme de grands millésimes par la critique, qui possèdent à la fois concentration et fraîcheur. Cependant, les vins sont apparus trop jeunes, fermés, austères, par comparaison avec les précédents bien évidemment : il va falloir être patient. Le 2010 du vendredi (ouvert plus longtemps à l'avance car il a fallu remplacer une bouteille bouchonnée le jeudi...) semblait beaucoup plus évolué avec un nez presque truffé. Deviendront-ils grands un jour ? Réponse dans quelques années…

2008 : un vin un peu à part, léger, frais, déjà bien évolué sur ce « petit » millésime, non dénué d’un certain charme, mais qui manque d’intensité, surtout coincé entre 2009 et 2007.

2011, 2009 et 2007 : le tiercé gagnant, 2011 en tête, suivi de près par 2007, puis 2009. Des vins solaires, voire confituré pour 2009 surtout la bouteille du vendredi, mais sans jamais manquer de fraîcheur, avec de belles acidités dans le fond, qui viennent tous les trois d’entrer sur leur plateau de maturité, et devraient y rester encore pas mal d’années. 2011 a peut-être bénéficié d’être le seul vin servi en magnum...

De l’avis de tous, l’effet millésime a été frappant, tant les vins différaient les uns des autres, tout en gardant un niveau d’ensemble particulièrement élevé. Forcément, lorsque le travail se fait à la vigne plus qu'à la cave, il ne peut en être autrement.

 

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Le bonus : le blanc

(Roussanne + marsanne. Elevage en demi-muids, dont 1/3 de fûts neufs)

Pour terminer en beauté, un blanc du domaine était proposé à la dégustation. Le 2011 du jeudi est apparu marqué par une « réduction bourguignonne » d’élevage sur lies, à la Lalou-Bize Leroy, moins opulent, plus énergique que le suivant, mais un peu court. 2010 est beaucoup plus ample, plus puissant, plein de miel et de fruits jaunes, plus long aussi, avec peut-être un peu d'alcool en se réchauffant. L'opposition était un peu la même que sur un Meursault "old school" pour 2010 vs "Nouvelle génération" pour 2011. Les deux vins ont intéressé, voire déstabilisé par leur originalité, mais ont moins convaincu que les rouges.

 

13 juillet 2018

Domaine des Comtes Lafon (Meursault) *****

Domaine de 16,4 hectares, certifié bio, proche de la biodynamie, géré par Dominique Lafon. Si les blancs étaient autrefois opulents, très gras et beurrés, ils ont évolué comme beaucoup vers davantage de tension et de finesse, légèrement marqués par le côté grillé de l'élevage sur lies, mais gardant toujours un beau volume. Les rouges ont eux bien progressé ces dernières années, tout en pureté de fruit et en élégance : ils sont désormais au niveau des blancs.

 

 

Comtes Lafon - Monthélie-les-Duresses 1er cru 2014 : robe rubis claire, superbe nez sur la fraise, la framboise, une pointe de rose et pivoine, élevage discret. Bouche toute en finesse, pleine de petits fruits rouges, tannins quasi imperceptibles, beaucoup de fraîcheur mais sans manquer de volume. Seule la finale qui n'est pas d'une longueur exceptionnelle nous éloigne d'un grand cru de Vosne ou Chambolle. Note : 17/20.

 

Comtes Lafon Monthelie 1er cru Les Duresses 2015 : couleur plutôt sombre, encore un peu d'élevage au nez qui demande à s'intégrer, belle qualité en bouche avec des tannins soyeux, beaucoup de finesse, du fruit. Un peu en dessous du 2014 en ce moment mais il le rattrapera sûrement un jour.

 

Monthelie 1er cru Les duresses 2017 : très clair en couleur, superbe nez infusé, floral, rose et petits fruits rouegs. Bouche soyeuse, aérienne, en dentelle, quand même de la densité et de la longueur. TB++.

 

Comtes Lafon - Monthelie 1er cru les Duresses 2018 : très clair, jus de fruit, très léger, frais pour 2018, pas de tannins, simple mais très efficace. TB+.

 

Meursault 2017 : très gras, beurré, moyen.

 

Comtes Lafon - Meursault Charmes 2013 : nez encore un peu grillé, soufré, citronné. Bouche exceptionnelle d'énergie, de tension et de longueur, peu de gras, tout en longueur. TB++. Une seconde bouteille semblait un peu moins énergique, plus grasse et boisée TB+. Une troisième comme la première. TB++.

 

Comtes Lafon, Meursault 1er cru Charmes 2017 (Charmes dessus) Couleur proche du précédent, nez un peu plus fermé, semble moins beurré, un peu plus grillé. La bouche montre un gros volume, bien équilibrée entre gras et acidité, mais un peu plus fermée que le Coche-Dury, la finale semble plus longue encore mais offre un peu moins de plaisir en l’état. A attendre encore un peu mais plus gros potentiel. TB++.

 

Comtes Lafon - Meursault 1er cru Bouchères 2011 : style assez gras, opulent, mais parfaitement maîtrisé, long. TB++.

 

Comtes Lafon - Meursault Charmes 2018 : très beurré, un peu pataud, manque d'acidité. B+.

 

Meursault Charmes 2022 : floral, peu de gras, peu boisé, manque de peps et d'intensité, assez quelconque ce jour-là. B.

 

Meursault 2021 : simple, plutôt sur la tension, peu de gras. B+.

 

Clos de la Barre 2009 : très beau nez floral, à peine cire et beurre, bouche toujours en pleine forme, sans l'excès de chaleur du millésime, fraîche, pile à point, évolution noble. TB+.

 

Comtes Lafon, Monthélie 1er cru Les Duresses 2019 : couleur assez sombre pour pinot, nez avec un peu d’élevage grillé mais joli fruit aussi. Bouche assez ronde, suave, très soyeuse, en largeur, élevage classe, manque un peu d’acidité pour l’allonger. Très joli dans son style « moderne ». TB.

 

Comtes Lafon - Volnay 1er cru Santenots du milieu 2006 : couleur rubis foncé, assez sombre pour l'appellation, nez très discret à l'ouverture, un peu mieux le lendemain, sur des fruits noirs, cassis, mûre, cerise, des notes fumées et des épices. La bouche est puissante, avec des tanins encore bien présents mais de grande qualité, jamais asséchants, une bonne acidité, les fruits noirs assez mûrs du nez mais aucune sucrosité, des épices, le vin est assez austère en l'état. Finale longue, tannique, épicée. Probablement un futur grand vin, mais à attendre impérativement, il n'offre pas un plaisir immense en ce moment. Note : 17,5/20.

santenots 2006

 

Comtes Lafon - Volnay 2002 : robe assez foncée pour du pinot, légèrement évolué. Nez épicé, avec de la fraise écrasée, de la cerise noire que je place plutôt en Rhône sud. Avec l’ouverture il pinote un peu plus. Bouche fine, légère, tannins parfaitement fondus, beaucoup de fruits, très frais et très facile, encore jeune pour 2002. Longueur moyenne, même si là aussi c’est du Village de haut niveau. Note : 17/20.

volnay lafon

 

 Domaines familiaux 2017

Comtes Lafon - Volnay 1er cru Santenots du milieu 2015 : robe violine, nez très fruité, avec un peu de violette, bouche croquante, gourmande, juteuse, fraîche, avec une belle tension derrière. Très prometteur, déjà délicieux. TB+.

Comtes Lafon - Volnay 1er cru Santenots du Milieu 2011 magnum : on reconnait la parenté avec le vin précédent, un peu moins croquant, mais beau fruité, fin, avec cette belle tension. TB+.

Meursault Clos de la barre 15 : très gourmand avec du citron confit et de l'amande, belle tension, épais sans être beurré. TB.

Meursault 1er cru Charmes 15 : proche du précédent, avec un peu plus de tout. TB+.

Volnay 1er cru Santenots du milieu 15 : déjà goûté en "apéritif", on ne résiste pas à le regoûter, toujours aussi bon, même dans une série différente. TB+.

 

Domaines familiaux 2018

Meursault 1er cru Charmes 2016 : premier vin de la journée dans verre un peu poussiéreux malheureusement…

Volnay 1er cru Santenots du milieu 2016 : petits fruits rouges acidulés, très frais, croquant, juteux, un régal déjà. TB++.

Comtes Lafon Meursault Clos de la Barre 2011 (en magnum) : Nez beurré, floral, bouche grasse, épaisse, tendue derrière, gourmand et long. TB++.

 

 domaines familiaux 2019

Volnay 1er cru Santenots 2017 : beaux fruits rouges, pas très épais, mais tendu, assez long, au grain de tannins très fin. Il confirme que depuis quelques années les rouges sont au niveau des blancs. TB+.

Meursault 2017 : pas très coloré mais assez gras avec une réduction grillée assez marquée (moins que Leflaive quand même). B+.

Meursaut clos de la barre 2017 : mêmes notes de réduction grillée, un peu plus épais et minéral. TB-.

Meursault 1er cru Charmes 2017 : là aussi cette réduction grillée est trop présente à mon goût, pas rop mon style mais bien fait, reste équilibré. TB.

Comtes Lafon – Meursault 1er cru Charmes 2012 : nez un peu trop grillé/toasté à mon goût, bouche avec gras, et tension derrière, encore tout jeune. TB.

 

domaines familiaux 2021

Meursault 2019 : léger gras, petit toasté, simple, facile, manque un peu d’acidité.

Meursault Clos de la Barre 2019 : très gourmand, facile, pointe citron confit, reste assez simple et manque de peps aussi.

Meursault Charmes 2019 : Un gros cran au-dessus, plus de fraîcheur, de tension, beau volume, longueur. TB++.

Volnay Santenots milieu 2019 : peu coloré, assez droit, frais, long, fruits rouges avec une pointe de sucrosité gourmande et belle acidité, tannins fins. TB+.

 

domaines familiaux 2022

Meursault Clos de la Barre 20 : pas très beurré ni très gras, on sent que l’on a voulu éviter de pousser l’élevage et le bâtonnage mais reste assez mou. B.

Meursault Charmes 20 : sans avoir une grosse acidité c’est déjà un gros cran au-dessus cette année aussi, à peine plus d’élevage mais déjà bien intégré, on sent une belle longueur et une finale salivante. TB+.

Monthelie Les Duresses 20 : très bonbon, rond, gourmand, un peu sucré, assez court. B+.

Volnay Santenots milieu 20 : assez sucré, gourmand et facile, un peu trop arrondi. Petite déception cette année sur les rouges du domaine que j’avais adorés lors des 2 dernières éditions. B+.

Comtes Lafon - Meursault clos de la barre 2014 MAG : style à la fois gras beurré sans aller trop loin et une belle tension derrière, du volume, reste frais, un vrai Comtes Lafon, excellent. TB++.

 

domaines familiaux 2023

Meursault Clos de la Barre 21 : nez floral, un peu anisé, pas de beurré. Bouche acidulée, pas très épaisse, pas vraiment de gras, assez simple. B+.

Meursault Charmes : on saute un cap, plus gras, plus mûr, plus de volume, très léger beurré, boisé déjà intégré, la finale est plus longue, elle garde une bonne acidité. TB++.

Monthelie Les Duresses : très fin, aérien, subtil, offre beaucoup de plaisir maintenant. TB+.

Volnay Santenots milieu 21 : semble plus chaud, un peu kirsché, un peu serré en finale. B+.

 

24 octobre 2016

Ramonet (Chassagne-Montrachet) *****

Noël et Jean-Claude Ramonet ont hérité de ce domaine familial de 17 hectares. Noël ne s'occupe désormais que de la vigne. D'où les deux étiquettes différentes pendant  un temps. Les rouges sont légers, gourmands, plein de fruits, évidents, à boire dans la jeunesse. Les blancs sont eux au contraire un peu plus opulents, parfois bridés par le soufre en jeunesse, taillés pour la garde. Le rapport q/p en direct est peut-être le meilleur de Bourgogne.

 

 

Domaine Ramonet - Chassagne-Montrachet 1er cru rouge "Clos de la Boudriotte" 2011 : couleur rubis, nez expressif, très fruité, il pinote sur de petits fruits rouges, de la fraise des bois, de la cerise avec dans le fond un léger côté épicé (élevage ?). En bouche le vin est très fin, les tannins soyeux, c'est gouleyant, plein de fruits rouges, notes florales, pas de bois ressenti, légère pointe de sucrosité, le tout soutenu par une superbe acidité. La matière est bonne sans être exceptionnelle. Finale de longueur moyenne, tendue, salivante. Une vraie gourmandise. Note : 17,5/20.

 

Domaine Ramonet - Chassagne-Montrachet 1er cru rouge "Clos de la Boudriotte" 2014 : couleur très claire, comme un rosé des Riceys, nez de griotte, épices, petits fruits rouges acidulés, groseille, cranberry, semble venir d'un climat froid type Champagne ou Irancy. Bouche légère, peu épaisse, tendue, acide, sur la griotte, finale quand même assez longue, acidulée, bien moins gourmande que le 2011. TB-.

 

Boudriotte rouge 2015 : plus sombre que 2014, plus concentré, plus puissant tout en restant juteux et plein de fruit, peu de tannins, très gourmand, avec en même temps du fond pour bien évoluer. TB+.

 

Ramonet - Puligny-Montrachet "Les Enseignères" 2002 : couleur or pâle, très beau nez, avec de l’ananas, un peu de mangue, un léger côté beurré bien fondu. La bouche fait encore jeune pour 2002, elle est toute en finesse, d’une grande élégance, ananas, citron, beurre, fruits jaunes, juste ce qu’il faut d’acidité derrière. Très facile à boire. Seule la finale un peu courte m’empêche de partir sur un grand cru. Superbe vin. Note : 18/20.

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Ramonet - Bâtard-Montrachet 1999 : Robe dorée, évoluée, nez très miellé, une pointe de cire, floral (tilleul ?), des fruits jaunes. Bouche plus jeune que le nez, avec une très grosse ampleur, épaisse, beaucoup de miel encore, grosse tension derrière, des agrumes, moins sur le côté floral et cire. Superbe longueur. Grand vin à son  apogée. TB++.

 

Batard Montrachet 2005 : très beurré, très gras, un peu pataud. B.

 

Ramonet - Bourgogne rouge 2015 : Couleur claire, nez plein de fruits rouges, peut-être une pointe d'alcool. Bouche légère, peu tannique, la pointe d'alcool du nez a disparu, quand même de la matière pour un générique, simple, sur les fruits rouges, mais très efficace, la bouteille ne fait pas un pli. C'est ce qu'on demande à un générique. TB-. Une seconde bouteille un an après semblait évoluée au nez, un peu sous-bois, plus d'épaisseur et plus de longueur en bouche. TB.

 

Ramonet - Bourgogne rouge 2016 : Couleur claire, nez de fruits rouges, ronce, pivoine, plus frais que le 2015. Bouche jus de fruit, peu de tannins, pas un gros volume, mais du fruit, de la pivoine, ça glisse tout seul. TB.

 

Ramonet - Chassagne Rouge 2015 : couleur claire, nez plein de fruits, une pointe végétale, bouche gourmande, peu tannique fruitée, assez longue. TB.

 

Ramonet - Bourgogne blanc 2016 : nez très marqué soufre/pétard, bouche tendue, comprimée par le soufre, à voir dans quelques temps sur une autre bouteille. B-.

 

Bourgogne aligoté 2016 : couleur claire, reflets verts. Nez très discret, pointe soufrée/grillée, fleurs blanches, citron. Bouche avec un peu de vivacité au départ, aromatique florale surtout, peu de gras, assez simple. Finale assez courte. B.

 

Ramonet Chassagne-Montrachet 1er cru Ruchottes 2016 : pas forcément très boisé ni très gras pour un jeune Ramonet, mais aromatique fermé et gros manque de tension. Le vin goutait mieux à l'ouverture juste avant le trajet et un peu mieux le lendemain aussi. Décevant en l'état, mais à revoir dans quelques années. B.

 

Chassagne 1er cru ruchottes bl 2021 : (en 2025) très noble, pas ressenti d'élevage ni de soufre trop importants, belle allonge, finesse, déjà excellent. TB++. Une seconde bouteille semblait un peu plus en largeur, avec moins allonge. TB+.

 

Puligny champ canet 21 : style sur la tension, peu de bois, manque un peu de corps, mais belle allonge, long. Encore jeune. TB+.

 

Puligny enseigneres 2021 : sur la tension, avec des amers marqués en finale, un peu dure/soufrée en l'état. B+.

 

Ramonet, Saint-Aubin 1er Cru Les Charmois 2022 : nez qui a mis du temps à s'ouvrir, léger grillé/soufré, citronné, bouche très droite, sensation minérale, très peu de bois, pas de gras, différent des Chassagne du domaine, beaucoup de fraîcheur, finale très longue, salivante, encore un peu dure peut-être, mais probablement le vin avec le plus de potentiel au vieillissement. TB.

 

Ramonet - Chassagne-Montrachet 1er cru Les Vergers 2017 : Couleur dorée, le nez semble plus mûr, plus concentré aussi, fruits jaunes bien mûrs, floral, presque miellé, beurré, pointe toasté qui tire sur l'anchoiade/fumé. Bouche très grasse, beurrée, très dense par rapport aux autres, avec là encore un fond suffisant sur le terroir des Vergers pour ne jamais être lourd. Finale très longue, on reste sur la fraîcheur. Très belle bouteille, encore toute jeune avec un gros potentiel. TB+

 

Ramonet - Puligny 1er cru champ canet 2016 : très fin, pas trop d'élevage ici, belle tension. TB++.

 

Ramonet - Chassagne 1er cru Caillerets 2018 Mag : un côté exubérant, encore un peu d'élevage grillé et soufré, pas très beurré ni très gras, belle tension en finale pour un 2018, encore un peu jeune mais bien équilibré, prometteur. TB+.

 

Ramonet Bourgogne blanc durots 2023 : très grillé des lies, soufré, tendu, peu de gras. A attendre un peu.

 

Abbaye de Morgeot blanc 2022 : encore un poil d'élevage à intégrer, mais beau volume, de la tension pour 2022, pas trop de gras, bien né. TB+.

 

Ramonet - Chassagne-Montrachet 1er cru Morgeot 2016 : nez plutôt grillé/autolyse, pas trop beurré pour Ramonet. Bouche avec tension et gras, assez puissante, longue, peut-être une pointe d'alcool en finale pour chipoter, mais sinon très joli. TB+.

 

Ramonet - Monthelie rouge 2020 : couleur intermédaire, nez très fruité, peu d'élevage, fruits rouges mûrs, petit côté primeur bonbon. Bouche suave, fruitée, simple, pas grand fond mais gourmande, facile à boire. TB.

 

14 août 2021

Dujac (Morey-Saint-Denis) *****

Domaine de 17 hectares certifié bio depuis 2008, géré par la nouvelle génération de la famille Seysses, Alec, Jérémy et Diana. Les vins sont encore plus précis aujourd'hui que par le passé, avec un gros travail à la vigne et des élevages comprenant de moins en moins de bois neuf (même s'il n'y en a jamais eu beaucoup). Les vinifications se font majoritairement en grappe entière, donnant des vins parfois un peu serrés en jeunesse, avec une trame végétale un rien marquée, mais au bout de quelques années ils font partie des plus racés de la Côte de Nuits, jamais très épais, mais tout en longueur, avec une grande profondeur minérale. Le Morey est peut-être le meilleur village de Bourgogne dans son style sérieux. La petite structure de négoce Dujac Fils & Père est l'une des meilleure de Bourgogne. Seuls les Puligny-Montrachet, faits à partir de vignes encore très jeunes, peuvent progresser.

 

 

Visite au domaine Dujac 

Morey 2017 (sur fût) : encore serré, beaux fruits noirs, toujours le côté austère mais très noble du domaine.

Gevrey 1er cru Combottes 2017 : (100% vendanges entières) encore un peu plus serré, belle minéralité dans le fond, beaucoup de longueur.

Vosne Malconsorts 2017 : (pris sur un fût neuf) trop marqué par le bois, dommage, surtout que le domaine est passé à un fût neuf sur 4 ou 5.

Clos St Denis 2017 : comme toujours cuvée d'une grande finesse, pleine de petits fruits rouges, notes florales, tannins soyeux. TB++.

Clos de la Roche 2017 : (pris sur un fût neuf) austère et sur le bois en l'état.

Bonnes Mares 2017 : encore serré en l'état.

Morey 2016 (en bt) : comme le 2017, encore serré mais très prometteur, austère, plein de classe.

Gevrey 1er cru Combottes 2016 : comme le précédent, avec plus de longueur et de tension, encore serré.

Clos de la Roche 2016 : encore serré aussi, plus de tout. A attendre longtemps mais grand vin en perspective.

Clos St Denis 2001 : demi-bouteille ouverte la veille, malheureusement un peu passé.

Puligny Folatières 2016 : couleur claire, peu voire pas de gras, agrumes, facile à boire, manque un peu de profondeur, vignes encore jeunes.

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Dujac - Morey-Saint-Denis 2010 1/2 bt

Couleur : rubis légèrement foncé.

Nez : moyennement expressif, très légèrement boisé (vanillé surtout), de beaux arômes de fruits rouges avec un peu de fruits noirs aussi. Pinote un peu.

Bouche : puissante, avec une très belle matière, les tannins sont encore un peu trop raides à mon goût, puis on retrouve le léger boisé (bien intégré), et les fruits du nez. Beaucoup d'acidité. Un peu trop jeune donc, mais devrait être très bien dans quelques années.

Finale : belle longueur, fruitée, acidulée.

Note : 16,5/20. Un village un peu jeune, mais avec un beau potentiel.

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Dujac Morey 2014 : (FDGV16) bonne matière, assez long, fond minéral, fruits noirs, encore un peu trop tannique en l'état. TB-.

Dujac Morey 2014 : (en 2021) Coulour rubis, brillante, nez plein de fruits rouges un peu sucrés très pur, un peu typé "nature" sans défauts, avec des épices, de la rose, comme certains Ipob, éclatant, donne vraiment envie. L'attaque en bouche est bien dans la suite du nez mais, en Zalto Universal, la fin de bouche termine court et vanillée. Regoûté en Zalto Bourgogne le vin a gagné en allonge, moins boisé, semble plus long. A l'aveugle je n'ai pas reconnu le style du domaine. Une phase un peu sur la prise de bois, s'annonce très bien dans quelques années. TB.

 

 

Dujac Fils & Pere (=négoce) - Morey 2014 : couleur rubis, bien plus claire que l'autre Morey 2014, nez sur les fruits rouges, la cerise, une pointe de vernis peut-être. Bouche assez légère, peu tannique, beaucoup moins que la cuvée domaine, moins de profondeur et moins de matière, mais un peu plus de gourmandise, prêt à boire. Finale quand même assez longue, avec une belle fraîcheur. TB-. Regoûté un an après, très beaux fruits rouges, côté végétal mûre de la vendange entière, très classe, beaux petits fruits rouges acidulés. TB. Une autre bouteille semble plus arrondie avec un peu d'élevage. TB-.

 

Dujac Fils  & Père - Morey 2011 : (bu face à un Sancerre de Vacheron) le Dujac est plus austère (un peu de vendanges entières ?), moins épais, plus tendu et plus long, peut-être plus complexe, avec du floral et de la griotte... du haut niveau pour un "village". TB.

 

Dujac Morey 2013 : robe rubis foncé, nez de fruits rouges confiturés, bouche puissante avec une bonne matière, tannins bien fondus, des épices, toujours très marquée fruits rouges un peu sucrés, bonne longueur. Très bon vin. Je pars sur un grenache du Rhône sud à l'aveugle, étonnant pour un 2013. TB.

Dujac - Morey 2013 : très belle bouteille, plus fruits noirs que le Hudelot Noellat, mais un peu moins de profondeur bizarrement, encore tout jeune. TB+.

 

Marc de Bourgogne hors d'âge 42% : robe ambre clair, nez intéressant sur l'abricot sec, un peu d'amandes, de raisins secs. Bouche sèche, boisée, un peu verte, vive. B-.

 

 

 

Domaines familiaux 2017

Dujac - Morey St Denis 2002 magnum : robe sombre, nez encore jeune, fruits noirs, un peu de cuir, très frais et noble dans la série, bouche avec du fruit, de la puissance, des tannins de belle qualité, très long. Incroyable pour un "village". Grand vin, parmi les meilleurs de cette incroyable série. TB++.

Morey 15 : robe assez claire pour un Dujac, nez à peine toasté, beau fruité derrière, pas très épais, tannins bien présents de qualité. A voir s'il deviendra aussi grand que le 2002. TB-.

Vosne 1er cru Malconsorts 15 : grosse différence avec le précédent, fruité, floral, mais surtout tendu mais une superbe minéralité sous-jacente, tout en longueur. Promis à un grand avenir. TB++.

Clos de la Roche 15 : style bien plus épais, très grosse matière, il arrive à garder une certaine minéralité dans le fond même si elle est moins marquée que sur Malconsorts, plus de tannins mais jamais secs. Le vin le plus impressionnant avec le Bonnes-Mares de Roumier peut-être. TB++.

Puligny-Montrachet 1er cru Folatières 15 : style tendu, pas très gras, avec une belle matière et de la longueur. Mais les rouges m'ont fait une plus grande impression. TB-.

 

 

Domaines familiaux 2018

Morey 2016 : comme la semaine dernière, encore serré, austère, mais très classe. A attendre, beau potentiel. TB.

Vosne Malconsorts 2016 : serré aussi, mais tension énorme, minéral, très long, une future bombe. TB++.

Clos de la Roche 2016 : un peu plus sur l'élevage en l'état, plus de rondeur que Malconsorts. TB++.

Puligny 1er cru Folatières 2016 : comme la semaine dernière, plus simple, moins abouti ue les rouges. TB-.

Dujac Morey 2006 (en magnum) : couleur sombre, nez de fruits noirs, cuir, encore jeune, bouche pleine de fraîcheur et d'énergie, longue, tendue. Comme l'an dernier le village est au niveau des 1er et grands crus des autres... TB++.

 

 

Domaines familiaux 2019

Morey 2017 : robes bien plus sombres que les deux précédents, aromatique plus proche du fruit noir, tout en gardant beaucoup de fraîcheur, un végétal noble de vendanges entières (90% en moyenne) parfaitement maîtrisé. Des vins tout en longueur et très racés, avec des tannins encore un peu serrés mais de belle qualité. Le Morey village manque un poil d’épaisseur peut-être, un poil trop austère en l’état, mais comme souvent sur cette cuvée qui demande du temps. TB+.

Clos de la Roche 2017 : plus de volume, plus de longueur, encore un peu serré, sur une finale interminable. Exc.

Vosne 1er cru Malconsorts 2017 : tannins un peu plus arrondis, moins serré, plus facile en l’état, tout aussi long. Exc.

Puligny 1er cru Folatières 2017 : un peu plus d’épaisseur que les années précédentes, sans avoir perdu la tension, une jeune cuvée (premier millésime en 2012) qui progresse d’années en années. TB.

Dujac - Gevrey 1er cru Combottes 2007 MAG : assez sombre en couleur, fruits noirs, cuit, déjà assez évolué, un peu chaleureux. Moins convaincant que les Morey villages 2002 et 2006 des années précédentes qui étaient grandioses. TB+.

 

 

Domaines familiaux 2021

Morey 2019 : couleur violet assez clair, nez un peu sur la réduction végétale en l’état, bouche fruits noirs, un peu étriquée. Pas encore tout à fait en place.

Vosne Malconsorts 19 : violet aussi, assez mûr, sur les fruits noirs, la violette, bien plus long, mieux en place que Morey. TB+.

Clos de la Roche 19 : assez clair, très tendu, grosse profondeur, très racé, parfait équilibre. Un des vins du salon. TB++.

Puligny 1er cru Folatieres 19 : peu de gras, pointe miellé, citron confit, marqué par le millésime chaud, touche de réduction grillée. B+.

 

 

domaines familiaux 2022

Morey 2020 : (90% VE sur les rouges) assez clair pour Dujac, sur la finesse, pas un gros volume, mais une belle fraîcheur, fruit pur, pas très tannique pour Dujac, plutôt évident, un peu simple peut-être, mais un bon village. TB.

Clos de la Roche 20 : plus coloré, plus épicé, un peu plus de volume, mais pas construit sur la texture, plutôt en allonge et en fraîcheur, noble. TB++.

Vosne Malconsorts 20 : peut-être un peu moins de volume, plus de tension et de longueur, beaucoup de fond, la grande classe là aussi, à l’équilibre parfait. TB++.

Puligny 1er cru Folatieres 20 : assez simple, pas du tout de gras, mais pas non plus une grande tension, une certaine finesse et de l’élégance, mais ça manque d’énergie à mon goût. B.

Dujac - Gevrey Combottes 2018 MAG : assez coloré, nez fruits noirs, épices, c’est surtout en bouche que la différence se fait avec une très grosse énergie, attaque vive, puis du volume, une acidité haute, des tannins présents mais gras et une finale très longue, fraîche, épicée, salivante. Excpetionnel.

 

 

domaines familiaux 2023

Morey 21 : (80% VE sur les rouges en moyenne cette année, contre 90% l’an dernier, donc presque autant. « Les rafles étaient mûres chez nous, le problème c’est aussi la proportion par rapport au jus. A 80% on ne voyait que des rafles ») Couleur plus marquée que la moyenne comme souvent chez Dujac, fruité plus « noir », notes de ronce, style sérieux, avec beaucoup d’allonge, en tension. Très noble. TB+.

Morey 1er cru 21 : un peu plus sombre, plus serré, beau volume, plus épicé, sérieux, à attendre, mais gros potentiel. Très « Dujac ». TB++.

Clos de la Roche : proche du précédent mais avec encore plus de volume. La grande classe. TB++.

Dujac - Gevrey Combottes 2019 MAG : fruits noirs, épices, comme le Trapet ou le Grivot, pas de sensation de sucre, gros volume, tannins fins, beaucoup d’allonge et de fraîcheur en finale. On termine fort. TB++.

 

 

 

Dujac - Clos de la roche 2011 : Robe rubis, pas très foncée pour un Dujac, nez encore à peine boisée, beau fruité derrière. Belle matière en bouche, les tannins commencent à être fondus, encore un peu de bois, on sent qu'il ne se livre pas totalement, la longueur est présente. Très beau vin mais encore un peu jeune, il souffre de la comparaison avec le De Courcel. TB+.

 

Dujac - Chambolle 1er cru Gruenchers 2009 : couleur rubis brillant, nez de fraise et de cerise confiturées, un peu floral, élégant, peut faire penser à Reynaud. Bouche assez puissante, sur les arômes du nez avec pas mal d'épices, texture épaisse et ultra soyeuse, très belle longueur sur les épices. Beau bourgogne où on sent quand même le millésime chaud. TB+.

 

Dujac - Morey Blanc 2014 : couleur très claire, nez minéral, citronné, peu beurré, un peu austère, à aller chercher. Bouche droite, tendue, minérale, avec une superbe finale, longue, salivante, zestes d'agrumes. TB+.

 

Dujac Vosne Malconsorts 2011 : petits fruits rouges, groseille, peu d'épaisseur tout en longueur, avec des tannins encore un peu serrés en finale. TB+.

 

Dujac Chambolle 2013 épicé, tendu tannins encore un peu fermes. TB.

 

Clos de la Roche 2014 : très fin, tout en allonge, délicieux. TB++.

 

Domaine Dujac - Morey St Denis 2005 : (1/2 bt) Robe sombre, peu évoluée. Nez expressif, sur les fruits noirs, le cuir, un côté viandé/fumé, très classe. Bouche sur les arômes du nez avec un  côté épicé en plus, beaucoup de fraîcheur, des tannins bien fondus, pas une grosse matière mais beaucoup de tension et de noblesse, finale très longue. Superbe, proche du 2002 bu récemment. Grand vin. TB++.

 

Dujac - Morey St Denis 2012 : couleur claire, nez sublime de framboise, friase et pivoine, très fin. Bouche d'abord aérienne, sur le fruit, pus serrée sur la finale, belle allonge. TB+. Ue autre bouteille à l'ouverture semblait plus animale, plus sauvage. TB+.

 

Dujac - Morey-St-Denis 1er cru 2014 : (assemblage des premiers crus ruchots, charières, millandes, clos sorbé) Nouveau changement de registre avec une robe un peu plus foncée, un nez très expressif et noble avec du cuir, quelques notes végétales dues à la grappe entière, du cassis. Bouche pas très épaisse mais toute en longueur et en minéralité, avec du fruit, du cuir, du floral, très belle longueur. TB++.

 

Dujac P&F - Bourgogne blanc 2018 : couleur claire, nez floral, à peine beurré, bouche pas très grasse, élégante, en finesse, un peu de rondeur, pas une grande longueur, facile à bore. Un bon régional. B+.

 

Dujac P&F - Bourgogne rouge 2017 : assez clair, léger, lein de petits fruits rouges, frais, gouleyant, petite note de parfum à la rose étrange en finale. B+.

 

Dujac P&F - Bourgogne rouge 2018 : jus de fruit parfait, glisse tout seul, quand même du fond, de la matière, super régional. TB+.

 

Dujac - Morey blanc 2015 : très tendu, très frais pour 2015, énergique, citronné, pointe autolyse, tout droit, très bon. TB+.

 

Dujac - Gevrey aux combottes 2009 : assez clair pour 2009, tendu, très noyau de cerise, long, belle fraîcheur. TB+.

 

Dujac - Gevrey combottes 2013 : couleur claire, vin en finesse et tension, pas très épais mais noble et tendu. TB+.

 

Dujac - Vosne Malconsorts 2016 : très fin, superbe de tenson, tout en allonge, classe. TB++.

 

Dujac - Gevrey 1er cru Aux combottes 2010 : style tout en longueur de Dujac, on sent bien la grappe entière, met un peu de temps à se livrer, austère, mais noble. TB+.

 

Dujac - Morey 1er cru 2018 : plutôt assez rond et fruité pour un Dujac, encore simple, manque un peu d'allonge. TB.

 

Morey 2021 : goût à l'ouverture, un peu trop toasté.

 

Clos St Denis 2015 : on sent le millésime solaire, puissant, semble encore un peu jeune. 

 

Dujac - Clos Saint Denis 2017 : couleur un peu rouillée, nez très noble de fruits noirs, cuir, épices. Bouche avec peu de volume, tannins fins, toute en tension et fraîcheur, sur les arômes du nez, très "calcaire", avec une finale de grande classe. Un vrai Dujac. TB++.

 

23 janvier 2018

Frantz Chagnoleau (Pierreclos) ****

Frantz Chagnoleau - Saint-Véran Prélude 2015 : couleur paille, nez légèrement beurré, floral, avec des notes d'anis, du citron confit. Bouche tendue, minérale, avec une belle texture finement beurrée, sur les arômes du nez. Finale longue, tendue, minérale, presque saline, avec une très belle fraîcheur pour le millésime qui a été parfaitement géré. Assurément un des futurs grands du Mâconnais. Note : 17/20.

saint veran chagnoleau

 

Joli reportage ici :  http://www.sommelier-vins.com/2014/10/frantz-chagnoleau-macon.html

 

Frantz Chagnoleau - Saint-Véran Prélude 2016 : couleur dorée, nez sur les fruis jaunes, léger beurré, floral. Bouche avec une belle acidité, vive, un peu de gras, léger beurré, peu boisée, très fin et élégant, finale très fraîche comme le 2015. TB+.

Saint Véran Prélude 2017 : un peu moins de tension que 2016, finit plus court. TB-. Une deuxième bouteille plusieurs mois plus tard combine gras, volume et tension. TB+.

 

Chagnoleau - Viré-Clessé « Raspillères » 2015 : (expo est, sol argilo-calcaire léger sur sous-sol calcaire. Pas de fûts neufs) Robe pâle, nez très pierre-à-fusil, grillé, citronné, à peine floral. Bouche moins marquée par ce grillé, très tendue, minérale, avec une belle énergie, sans être austère, avec pas mal d'agrumes, une longue finale saline. TB.

 

Chagnoleau - Pouilly-Fuissé "pastoral" 2015 : robe or pâle, nez plus fermé que le Viré, moins grillé, un peu plus beurré. Bouche grasse, épaisse, boisé déjà bien digéré, mais un peu fermé en l'état, belle tension derrière et longueur prometteuse. A attendre un peu. TB-.

2018 : robe très claire, nez un peu beurré et toasté, agrumes, poire, fleurs blanches, bouche grasse mais belle fraîcheur pour 2018 et assez long, déjà bon et très prometteur. TB.

 

Chagnoleau - Mâcon-villages "clos st pancras" 2016 : couleur paille, nez sur la pierre-à-fusil, grillé, citronné. Bouche, vive, tendue, sans gras, un peu moins grillée, très citronnée, une pointe de fruits verts, belle longueur un peu saline. B+.

Clos St Pancras 2017 : un peu moins grillé, plus tendu, minéral, salin, agrumes surtout, très belle longueur. TB.

2018 : aromatique très florale et poire, peu d'acidité, fait Rhône plus que bourgogne, à revoir dans quelques temps. B-.

 
Chagnoleau - Mâcon-Villages clos st pancras 2015 : couleur plus foncée que le 2016, pas de notes grillées, léger beurré, surtout citronné, bouche vive, tendue, citronnée, à peine plus grasse que le 2016, longueur moyenne. TB-.

 

Chagnoleau Clos St Pancras 2020 : clair en couleur, marqué par les lies/grillé, bouche citronnée, très énergique, tendue, citronnée, pure, assez longue, saline. TB+.

 

Macon clos St Pancras 2023 : très frais et tendu pour 2023, salivant, superbe entrée de gamme. TB.

 

Chagoleau St Véran Pré Jaux 2018 : première bouteille qui semble un peu molle. Seconde bouteille un an plus tard, bouchon ciré cette fois-ci, (autre mise), semble plus tendue, fraîche, sur les agrumes, minéral, peu d'élevage. TB.

 

St Véran Montchanins 2017 MAG : coloré, beurré, fruit mûr, très "maconnais", bel équilire. Pour chipoter on airmerait encore plus de tension en finale, mais c'est bon gourmand. TB.

St Véran Fournaise 2020 : proche du précédent, un peu moins miellé, plus jeune bien sûr, léger gras, garde de l'acidité pour 2020. TB.

 

Fournaise 2023 : belle tension, frais pour 2023, petit confort apporté par l'élevage en bouche, fruité, pointe grillé, gourmand et salivant. TB+. Deuxième bouteille idem.

 

Macon rouge VV 2019 : (gamay) plutôt frais et juteux, aromatique un peu végétale. B+. Un an plus tard bouchon cire, plus fruité, moins végétal. TB.

 

Crémant 2017 Staccato : très typé champenois, assez facile, bulle fine, fruité, pas une grosse tension mais gourmand, TB.

Staccato 2020 : typé champenois aussi, blanc de blancs gourmand, fruits jaunes, léger beurré, sans excès, très bon. TB+.

 

Chagnoleau, Saint-Véran Prélude 2022 : on commence par un St-Véran assez classique mais bien réalisé, notes de fruits mûrs au nez, presque exotiques. La bouche reste bien minérale, fraîche, tenue, peu de gras et peu d’élevage sur cette cuvée. Une bonne longueur. Une excellente entrée de gamme. TB.

Chagnoleau, Saint-Véran La Roche 2022 : un peu moins mûr, que le précédent, plus de tension, plus esprit Côte de Beaune, avec un peu plus de gras, finale plus minérale et plus fraîche. Déjà superbe. TB+.

 

14 avril 2017

Claude Dugat (Gevrey-Chambertin) *****

Le domaine Claude Dugat est désormais géré par les 3 enfants, Bertrand, Laetitia et Jeanne. La transiton s'est faite doucement entre 2010 et 2015 : le domaine est passé de vins très durs, austères, très extraits, à des vins plus ronds et plus "sexys", un peu plus immédiats, avec des vendanges un peu plus précoces notamment. Il faudra voir ce qu'ils donnent au vieillissement. La structure de négoce de qualité, La Gibryotte, permet de faire un peu plus de volume, dans l'esprit du domaine.

 

 

Claude Dugat, Gevrey-Chambertin La Marie 2019 : couleur assez sombre, nez fruits noirs, cassis, cuir, bouche avec un beau volume, du fond, tannins encore un peu présents, jeune, style taillé pour la garde, bon potentiel. TB.

Claude Dugat, Gevrey-Chambertin 2019 : nez assez cassis, mûre et vanillé, bouche ronde, facile. TB-.

 

Claude Dugat - Bourgogne 2010 : robe rubis, nez expressif dès l'ouverture, sur la griotte principalement, quelques petits fruits rouges et de légères notes de sous-bois. Bouche acidulée, très marquée griotte, peu tannique, belle matière mais assez simple. Finale un peu courte, facile, toujours sur la griotte. Un générique correct, mais le domaine nous a habitué à mieux, loin du niveau du 2012 par exemple. B.

 

Claude Dugat - Gevrey 2007 : couleur claire, très trouble, nez réduit, il a besoin d'un gros coup de carafe. Puis il se développe sur la cerise aigre, pas mal de volatile, des notes végétales, je pense à un cabernet franc nature au départ, puis de plus en plus sur la fraise avec l'aération. Bouche tendue, encore quelques tannins, jeune, cerise aigre, fraise, pointe de rafle ? Finale très longue, avec de la matière, des tannins encore un peu serrés et à peine trop verts. Des qualités et des défauts. On a beaucoup réfléchi, trouvé plein de choses, mais pas un gros plaisir... Un vrai Gevrey de la période Claude Dugat, loin du côté sexy des derniers millésimes (des enfants) du domaine. TB-.

 

Claude Dugat - Gevrey-Chambertin 2008 : robe sombre, nez de cerise aigre, fruits noirs, à peine fumé. Bouche sur la même aromatique, pas spécialement acide pour 2008, mais manque un peu de longueur et de profondeur. TB-.

 

Claude Dugat - Gevrey-Chambertin 2009 : couleur sombre pour un pinot, aromatique cuir, fruits noirs, épices, sous-bois. Bouche sur cette même aromatique avec encore pas mal de tannins, une fraîcheur végétale, ronce, et une finale tendue, longue pour un village, noble. TB++.

 

Bourgogne 2021 : générique de beau niveau, rond, gourmand, encore un peu d'élevage, belle matière pour un régional, bien dans le style domaine. TB.

 

 

(07/2013) Visite au domaine Claude Dugat à Gevrey, place de la Cure. Visite rapide du cellier, puis descente à la cave pour une dégustation des 2012 sur fûts. Les vins en sont à peu près à 10 mois d'élevage, plus que 2-3 mois pour le générique, environ 6 mois pour les autres cuvées. Les malo sont terminées, ou presque terminées, Claude Dugat ne le sait pas lui-même, les analyses n'ayant pas encore été faites.

 

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Bourgogne 2012 : couleur relativement sombre, comme tous les vins goûtés du domaine (mais il faudrait vérifier cela en plein jour), nez assez ouvert et très fruité, bouche très douce, sur les fruits rouges surtout, pas beaucoup de longueur, mais d'une buvabilité déconcertante, ça commence très bien ! Je demande à M. Dugat d'où vient le côté un peu sombre de ses vins, s'il y a un lien avec l'extraction. Réponse : "Je n'aime pas le terme d'extraction, ça consiste à aller chercher quelque chose, il vaut mieux laisser les raisins donner ce qu'ils ont à donner". C'est vrai que tous les vins goûtés ensuite étaient peu extraits.

Gevrey-Chambertin Village 2012 : je trouve le nez particulièrement épicé ici, mais M. Dugat me dit que c'est probablement lié au gaz carbonique. Beaucoup plus de matière et de longueur que le précédent, mais je le trouve un peu chaud par rapport à tous les autres vins. C'est peut-être celui qui m'a le moins convaincu.

Gevrey-Chambertin 1er Cru 2012 : assemblage des 1ers Crus Perrière et Craipillot, celui-ci a l'acidité et la minéralité qui manquaient au précédent, toujours beaucoup de finesse (de "l'élégance" pardon, M. Dugat n'aime pas le mot "finesse", mais nous sommes d'accord sur le sens) et de fruit. Très long. Vraiment un excellent vin.

Gevrey-Chambertin 1er Cru Lavaux St-Jacques 2012 : encore plus minéral que le précédent, l'acidité en attaque est mordante, ensuite on retrouve le style des premiers vins, une couleur un peu sombre mais un vin peu extrait, de l'élégance, des tannins très soyeux, beaucoup de fruits (rouges surtout mais aussi un peu noirs), une belle matière, un vin déjà très accessible et très facile à boire, beaucoup de longueur.

 

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Si la dégustation s'était arrêtée là, le moment aurait déjà été magique, mais non, nous passons désormais aux grands crus. Elevage 100% bois neuf désormais (et non plus 50% bois neuf 50% fûts d'un an). C'est un vrai privilège quand on sait que Claude Dugat a perdu environ 30% de sa récolte sur 2012.

Charmes-chambertin 2012 : on pourrait le situer entre la finesse de Griotte et la puissance de Chapelle. Il m'est cependant apparu moins complexe que les deux suivants (mais on s'est est rendu compte plus tard, car sur le coup c'était magnifique, on ne pensait pas qu'il existait encore mieux). Aucune trace de bois, grosse matière, beaucoup de fruits et longueur phénoménale.

Griotte-Chambertin 2012 : le vin le plus fin et le plus élégant du domaine, avec un superbe nez aux notes de pétales de rose, une bouche soyeuse, on ne sent pas les tannins ici, des notes de griotte, de fruits rouges, et beaucoup de longueur. Probablement le meilleur Bourgogne que j'ai goûté.

Chapelle-Chambertin 2012 : changement de registre, on passe sur le vin le plus puissant du domaine. Seulement 1 pièce et 1/4 de pièce ont été produit en 2012 (comme pour Griotte) soit un peu plus de 300 bouteilles. La parcelle de C. Dugat est situé sur la partie des "Gémeaux", et non pas sur "Chapelle sous chapelle" qui donne elle des vins très fins. Ce serait une découverte assez récente que M. Dugat avait faite lors d'une dégustation avec Rossignol-Trapet qui possède des vignes sur les deux terroirs. Le nez du Chapelle-Chambertin est très ouvert, on trouve des cerises noires pour la première fois, la bouche est puissante, avec une matière énorme, plus de tannins que dans les autres cuvées, mais ça reste soyeux et très facile à boire. Finale interminable. Entre Griotte et Chapelle, mon coeur balance.

 

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En bouteille (eh oui chez M. Dugat quand il n'y en a plus...) :

Gevrey-Chambertin Village 2011 : en bouteille depuis janvier, le nez est plus ouvert que le village 2012, mais je trouve qu'ils se ressemblent par un côté épicé (le gaz carbonique d'après C. Dugat), belle matière, beaucoup de fruit, mais comme le 2012 il lui manque la minéralité et la fraîcheur des autres cuvées pour être parfait.

gevrey

 

Un petit mot sur les 2013 : la vigne a un peu de retard, mais pas de problèmes particuliers pour le moment, Claude Dugat redoute les coulures, mais le millésime s'annonce plutôt bien si le beau temps persiste.

 

Cette fois c'est vraiment terminé, ah non, pour la route :

Marc de Bourgogne (2002) sur fût : élevage de 12ans, le nez est très intéressant, fruité, sur le raisin de Corinthe et l'abricot, en bouche l'alcool se sent un peu trop à mon goût, je ne lui trouve pas une grande longueur. Je préfère le style de ses vins.

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Cette fois c'est vraiment terminé. Un grand merci à Claude Dugat pour son accueil chaleureux, sa générosité, ses explications, son humilité, et la dégustation de ses vins magnifiques. Que c'est beau la Bourgogne quand on a la chance de la voir de comme ça !

 

14 juillet 2021

Salon Jura Le Nez dans le Vert 2021

Le Nez dans le vert 2021

 

Très beau salon, bien organisé, sur 4 sites différents cette année (Grusse, Pupillin, Arbois, Château-Chalon) Covid oblige. Peu de monde le lundi. Ambiance très sympathique.

 

Excellent niveau d'ensemble, avec finalement peu de vins déviants pour un salon orienté bio voire nature pour beaucoup de vignerons. Quelques "souris" par-ci par-là mais qui bien sûr peuvent apparaître comme disparaître à tout moment, donc pas de jugement définitif... Les blancs se sont un peu mieux comportés que les rouges dans l'ensemble, avec un magnifique millésime 2019 concentré et tendu à la fois (malheureusement peu de volumes à cause du gel). Il faut dire aussi que beaucoup de blancs connaissent désormais des élevages longs (encore plus en 2018 qui avait beaucoup de sucres), de deux ans voire plus, en vieux fûts, demi-muids... donc peu marqués par le bois mais qui ont fini de "travailler" lorsqu'ils sortent. Les rouges connaissent en général des élevages plus courts, pas mal d'entre eux restent en cuves, présentant donc une expression un peu plus simple et pas toujours en place pour les quelques 2020 goûtés. 

 

Beaucoup de vignerons peu connus ont rivalisé avec les plus grands, ce jour-là en tout cas. Répétons-le encore une fois : en fouillant un peu les domaines qui bossent bien sont nombreux, les vins sont accessibles en prix et en volumes ne manquent pas.

 

Quelques notes succinctes, difficiles à prendre avec le crachoir personnel dans une main, le verre dans l'autre...

 

grusse le nez dans le vert

 

 

Domaine Nicolas Jacob

 

Pinot noir aux perrieres 2019, grappe entière sur Voiteur, clair en couleur, très fin, propre, petits fruits rouges. TB. Les Chazaux poulsard 2019 (égrappé) plus rouillé, plus épicé, plus rustique, pointe de gaz, propre aussi avec de la finesse. TB. Chardonnay là-haut 2018 (sur l’étoile) propre et précis lui aussi, un peu de pomme encore fermentaire, tendu, énergique, avec de la matière. TB. Savagnin le chazaux ? 2019 (prélevé sur fût) un peu plus large manquant un peu de tension derrière le précédent. Les Argales chardo savagnin  2018 légère macération pelliculaire, expérimental, un peu aigre, pas mon truc.

 

(Là-haut 2023 chardonnay : ouverture sur l'autolyse, petite volatile, citron confit, mieux après ouverture, Bouche très punchy, petite volatile, finale salivante, propre, énergique, on sent clairement la vinif nouvelle génération, mais c'est bien fait et très bon, déjà accessible. TB+.

 

NICOLAS JACOB

 

 

Domaine des Marnes Blanches

 

Trousseau 2020 (grappe entière) léger, infusé, bon mais presque trop léger, manquant d’intensité derrière les blancs de Nicolas Jacob, à bien servir dans le bon ordre… Chardonnay en 4 Vis 2019 (sera embouteillé dans 1 mois) à la fois beurré, gras et tendu derrière. Superbe. TB+. Chardonnay Normins 2019 sur calcaires semble encore plus tendu et salin superbe aussi. Savagnin aux bois 2019 très zestes d’agrumes, un peu amer, presque tannique, plus austère, très bien fait, juste un peu oins de plaisir en l’état, à attendre un peu. Savagnin muscaté jensillard 2020 bien muscaté il faut aimer… Vin Jaune 2014 fin, manque un poil d’intensité.

 

marnes blanches

 

 

Domaine Labet

La Reyne chardo 2018 un peu fermé au nez belle tension en bouche avec une pointe oxydative en finale. B+. Bardette chardo 2018 tendu mais finit sur la souris. Macération chardo/savagnin 2019 superbe vin orange, plein de fruit melon, pêche, en finesse, peu de tannins, belle finale. Top. Metis 2020 rouge fait un peu gamay facile, juteux, bonbon, encore simple en l’état. Macvin du Jura blanc bien équilibré, fruité, pas trop lourd, très sympa.

 

labet

 

 

Domaine Ganevat

Poulsard Chalasses VV 2020, en cours d’élevage, volatile, souris… Pinot noir Julien 2020 perlant mais déjà mieux en place sinon. Trousseau plein sud 2020 plus puissant, plus solaire, concentré, acidité assez haute, encore quelques tannins, prometteur. On passe au cran supérieur sur les blancs : chardo En varron 2018 en cours d’élevage aussi, brioché, citronné, très énergique, salin, top. TB+. Marguerite melon queue rouge 2018 petit trait oxydatif, assez long et tendu, à peine moins emballé mais c’est bon. Savagnin en billat 2018, revient à moins oxydatif, large, amers nobles, presque tannique, finit très long. Top. Savagnin champ bernard 2016 assez beurré et gras, finit plus sur les agrumes, manque un peu d’énergie par rapport aux 2018, il finit de digérer son élevage. Bon aussi.

 

ganevat

 

 

 

Domaine Guillaume Overnoy

Rougissime 2019 rouge léger, perlant, simple, sans plus. Pinot noir, 2019 ?, mieux en place, plus de matière même s’il reste fin, frais et juteux. B+. Chardo vigne derrière 2018 plutôt tendu, peu de gras, mais du volume, sur la pomme, finit salin. TB. Chardo le vignet muscaté 2019 vin orange goût de souris. Savagnin 2016 sous voile, assez puissant, intense, bien oxydatif, très long, excellent.

 

 

Domaine Buronfosse

Belemnites 2019 savagnin/chardo fruité, bonne matière, gourmand, moins tendu que la moyenne mais sans tomber dans le lourd non plus. Plus rond, appelle la table. Géode 2019 Magnum pur savagnin, beau nez très tourbé, on retrouve une bouche assez ronde, gourmande et facile. Varron savagnin 2019, sols plus calcaires, vin beurré, d’abord assez large, un peu d’élevage, puis finit plus tendu et plus salin. TB. Belle gamme de blancs. Trousseau 2020 fin, léger, presque trop derrière les blancs, acidité élevée mais ça reste facile à boire. Pinot noir 2020 un peu plus bonbon, juteux, facile.

 

 

Domaine de la Borde

Terre Lias blanc 2019 marqué autolyse, tout en tension, belle énergie et fond minéral. Très bon. Naturé 2018 (savagnin) plus large, plus riche mais reste énergique et très long aussi. Deux blancs au top. Ploussarperlipopette 2020, orangé, beaucoup de gaz, pas très propre.

 

 

Domaine A. Houillon & R. Bruyère

Chardo croix rouge 2018 souris, bof. Tourillons 2018 (90% chardo) grillé autolyse, tendu, propre, très long et énergique, excellent.

 

 

Domaine Les Bottes Rouges

Tot ou tard poulsard 2020, orange en couleur, très orange sanguine perlant, bizarre, mais plutôt sympa. Néo pinot noir 2020 (grappe entière) beau jus de fruit, petits fruits rouges, juteux, c’est bon. Gibus Trousseau 2019 un peu perlant, plus de sucrosité, plus de tannins, à attendre, plutôt prometteur. Des nouvelles chardonnay 2019 léger gras, manque un peu de tension mais c’est bon. Album savagnin 2019 il a la tension et le fond qu’il manquait aux vins précédents, à part un peu de gaz c’est propre, très long et même excellent.

 

 

Domaine de la Tournelle

Cul de Brey rouge 2018 pas mal d’acétate au nez, moins ressenti en bouche beau fruité. Trousseau corvées 2019 plus rustique, pas mal d’acétate aussi. Au lever du rouge pinot 2020 pointe de gaz mais sinon propre, juteux, du volume, assez bourguignon, prometteur. Terre de gryphées chardo 2019 sur la pomme un peu blette au nez mais bouche tendue, longue, propre, c’est bon. Fleur de savagnin 2018 tendu, énergique, du volume, du fruit, aussi large que long, excellent.

 

 

Domaine de la Touraize

Poulsard la cabane 2020 couleur rouille, bouche juteuse, légère. B+. Cotes à cotes trousseau pinot noir 2019 épicé, un peu rustique, propre. B+. Trousseau corvées 2018 encore tannique assez opulent, pour la garde, bien fait. Trousseau corvées 2019 plus fin, plus à mon goût. Chardonnay 2018 les voisines (calcaire et marnes) blanc marqué autolyse, avec une finale très droite, citronnée, saline. TB+. Les Moulins chardo savagnin 2019 très énergique, pointe de gras que n’avait pas le précédent, fait chardo bourguignon, encore meilleur peut-être TB+.  Savagnin oxydatif 2018 assez fin, sympa.

TOURAIZE

 

 

Domaine Cavarodes

IGP Franche Comté 2019 simple, vif, mais un peu de colle sur la finale. Savagnin cuvée 2018, légère macération ? pas très propre, acétate. Des blancs border mais ce sera mieux en rouge. Pinot noir lumachelles 2020 un peu grillé/réduit, beau jus en bouche, propre, prometteur. Trousseau lumachelles 2020 assez marqué orange sanguine, solaire avec un côté presque Rhône sud infusé, mais c’est propre, gourmand, fin, ça reste digeste et propre.

 

 

 

Domaine Ratapoil

Ingénu pinot noir 2020 et Clochette pet nat rosé, vraiment sale, souris, vol, acétate…

 

 

Domaine Pignier

Trousseau 2019 encore un peu perlant mais beau jus, tannins fins, du volume, fruits rouges épices, assez long. TB. GPS blanc 2020 simple, vif, citron et poire, efficace. Chardo de la reculée 2019 ouillé, énergique, agrumes, pointe d’autolyse, belle finale toute en longueur. TB+. Sauvageon 2018 (savagnin ouillé en œuf béton, un peu plus large, floral, propre comme les autres cuvées, manque un poil de tension par rapport au précédent. Très bon quand même.

 

 

Domaine P. Chatillon

Hari Om pinot noir 2020 souris, PN VV 2020 beaucoup de gaz pas très propre non plus. Le même en amphore : épices, réglisse, gros tannins qui doivent se fondre, on sent la longue macération, mais c’est propre ici. Savagnin ouillé Nouvelles 2019 là c’est propre, tendu, c’est bon. Savagnin sage vagnin 2019 en barriques neuves, assez boisé en l’état mais joli fond derrière à voir avec le temps. Vin jaune 2013 fin, manque un peu d’intensité.

 

 

Domaine Berthet-Bondet

Trio rouge 2019 très clair, simple, léger. B. Chardonnay poirière 2019 un peu sur l’élevage, beurré vanillé, joli fond derrière, à voir dans quelques années.

 

 

Domaine Les Dolomies

Pinot noir la cabane 2020 joli fruité assez mûr et concentré, ne fait pas du tout nature (alors qu’il l’est), tannins mûrs et fins. Prometteur.  Trousseau bordel c’est bon 2020 plus floral, plus puissant, encore un peu trop tannique, pas du tout nature non plus, concentré, taillé pour la garde, coloré pour un trousseau, prometteur aussi.

( Les Dolomies Vin de France Madeleine 2017 : couleur trouble, à l’ouverture un peu compliqué avec de la réduction et un peu de volatile, puis avec ouverture très joli, pinote clairement (du gamay pourtant ?), juteux, frais, floral, très bon, probablement à boire assez vite, mais sur cette phase très joli.)

 

 

Domaine des Miroirs

Annoncé mais malheureusement absent le lundi (il y avait deux blancs 2016 le dimanche soi-disant)… Vraiment dommage mais ce sera pour la prochaine fois…

 

 

 

Les offs

 

Domaine Tissot

Magnifique Chardonnay Graviers 2018, au nez très bourguignon grillé (autolyse) avec de l’ampleur sur ce millésime mais toujours une grosse tension derrière, déjà buvable et gros potentiel de garde. Une de meilleures bouteilles de la journée. Trousseau Singulier 2019 assez fin beau fruité, mais plus simple, Macvin Pinot noir plein de cerise, très gourmand, bel équilibre sucre/acide, toujours aussi bon.

 

 

Domaine Macle

Chardonnay sous voile 2016 oxydatif qui reste fin, tendu. Côtes du Jura sous voile chardo/savagnin 2016 un  peu plus incisif et tendu. Château Chalon 2013 plus oxydatif, plus noix verte, beau potentiel mais a besoin de temps. Macvin chardonnay (jus 2014 + marc 2007) gourmand, fruité, sucré, sans être lourd. Toujours un grand classique, indémodable. Merci pour l’accueil.

macle

 

 

28 janvier 2019

Antoine Jobard (Meursault) *****

Domaine de 6,5 hectares aujourd'hui géré par Antoine, le fils de François Jobard. Depuis 2019 le domaine est certifié bio. Ici les vins sont élevés longuement sur lies (les bourbes sont laissées, pas de bâtonnage, FA et malo en fûts) avec peu de fûts neufs (15% en général). Ce sont des vins très tendus, énergiques, peu gras et peu boisés, austères en jeunesse, souvent marqués par l'autolyse, qui vieillissent très bien.

 

 

Antoine Jobard - Bourgogne blanc 2012 : couleur or pâle, nez expressif, citronné, avec des notes d'élevage vanille/caramel très bien intégrées qui pour une fois dans ce vin me semblent gourmandes et jamais écoeurantes. Bouche vive, avec une belle tension pour un générique, un peu de gras, toujours ce côté vanille/caramel (surtout quand le vin se réchauffe) dans le fond qui rend le vin gourmand, de l'amande aussi, bel équilibre. Finale assez longue pour un générique, sur le citron, les agrumes, fraîche. Belle entrée de gamme qui donne envie de connaître les autres cuvées. Note : 16/20.

jobard 2012 Bourgogne

 

 

Jobard A. Meursault 2015 : couleur très claire pour 2015, nez très expressif à fond sur l'autolyse, une pointe de citron derrière en cherchant bien, bouche énergique, tendue, pleine de peps's, on comprend l'intérêt de l'élevage réducteur, mais aromatique uniquement portée sur le pétard. Belle longueur avec une finale salivante. A voir ce qu'il donnera dans quelques années. TB. Une autre bouteille très pétard aussi à l'ouverture présentait plus de complexité en bouche. TB+.

 

Tillets 2015 : bien réduction grillé aussi. Joli nez, manque un poil de tension en finale. TB+.

 

Antoine Jobard - Meursault en la barre 2017 : très clair en couleur, nez bien dans le style du domaine, marqué autolyse, grillé, réduction, derrière citron, fleurs blanches, maturité assez basse pour 2017. Bouche sur cette noble austérité, grosse tension, amers nobles, citronné, tendu, beaucoup d'énergie et de fougue, pas de gras ni de beurre ici, a tout l'avenir devant lui. TB++.

 

A Jobard - Bourgogne chardonnay 2019 : légère autolyse, mais aussi un côté gras beurré étonnant pour le domaine, bouche bien faite pour un générique avec encore un peu d’élevage. B+.

 

Meursault 2020 : on sent le millésime solaire, puissant, beau volume, manque un peu de tension. TB-.

 

Meursault Blagny 2020 : autolyse et noisette, déjà petite évolution, bouche avec beaucoup de peps et d'énergie pour 2020, dans le style du domaine sans excès, le côté frais de Blagny ressort bien. TB++.

 

Meursault 22 : très belle tension pour le millésime, bien le style du domaine avec une belle autolyse.

 

Antoine Jobard, Bourgogne chardonnay 2019 : robe un peu plus foncée, nez avec des notes d’allumette, de réduction sur lies, petite touche beurrée et florale derrière. La bouche est énergique, encore jeune, marquée par les lies avec un léger gras derrière, elle combine largeur et longueur, avec beaucoup de longueur, une finale fraîche et salivante, surtout pour ce millésime solaire. Au niveau d’un beau Meursault, dans un style nouvelle génération. TB.

 

Bourgogne chardonnay 2021 : style très tendu, un peu de lies au nez, mais sans excès, droit, citronné, salivant, très beau. TB+.

 

Bourgogne chardo 24 : un peu de lies, bouche qui manque un peu de volume et de longueur, mais déjà mieux après une bonne ouverture. B+.

 

Bourgogne pinot noir 2021 : un peu réduit à l'ouverture, très clair, un peu maigre. B.

 

Antoine Jobard, Beaune 1er Cru Montrevenots 2021 : couleur claire, nez de petits fruits rouges, pivoine, ouche légère, aérienne, pas beaucoup de volume, on a la fraîcheur attendue du millésime et de la parcelle du haut de coteau. On sent que le vigneron a peu extrait, il n’a pas été cherché ce que le millésime ne pouvait pas donner ici. Ce n’est pas très long, mais très facile à boire, frais mais sans austérité. TB.

 

 

Antoine Jobard (Grands jours 2024)

MEURSAULTBlanc2022 superbe village, très tendu, très autolyse, très énergique, pas de gras, tout en tension, très long. BLAGNY 1ER CRUBlanc2022 encore un cran au-dessus, avec plus de tout, encore plus de tension et de longueur. MEURSAULT 1ER CRUPorusotBlanc2022 on sent le terroir un peu plus riche, à peine moins sur la tension avec un peu plus de volume, très joli aussi. Combine le style marqué du domaine et une bonne définition du terroir. Coup de cœur pour les trois vins. Le meilleur domaine du jour sur les 2022.

 

29 décembre 2012

Château des Jacques - Louis Jadot (Romanèche-Thorins) **

- Moulin à Vent Rochegrès 2010 : Note 15/20. Très fermé, assez plat pour le moment, mais il a la longueur pour s'améliorer. (Goûté lors du GT 2012)

- Moulin à Vent 1997 : Note 13,5/20. Original, sur un fruit très cuit, mais manque de fraîcheur, pas mon style. (Goûté lors du GT 2012)

chateau jacques

 

Moulin à Vent La Roche 2005 : assez évolué bien sûr, boisé encore présent, sec, peu de fruit. B-.

 

Morgon roche noire 2005 : pas trop coloré, nez sous bois, boisé intégré, cuir, noble, bouche encore sérieuse, pas trop évoluée, longue. TB.

 

MaV Grand Carquelin 2007 : nez vieux bordeaux, prunes, kirsch, cuir, un peu poussiéreux, sous-bois, bouche qui manque de fruit. B.

 

 

28 septembre 2020

Soirée Gevrey-Chambertin

1 Berthaut-Gerbet, Gevrey-Chambertin 2017 : (Les Crais et La Burie) Robe qui fait très jeune encore un peu violette, très beau nez expressif, sur la cerise avec une légère sucrosité, très gourmand, bouche pleine de fruit, aux tannins fins, avec de la fraîcheur. Un vin tout en finesse, très facile à boire. TB+.

 

2 Fourrier, Gevrey-Chambertin Vieille Vigne 2017 : (95% champerrier, 5% Combe du dessus) Couleur très claire, à peine trouble. Nez éclatant, envoûtant, plein de framboise, de fraise, de rose, tout en délicatesse. Bouche du même niveau, évidente, où tout est à la bonne place, très fruitée, florale, tannins insensibles, texture de velours, on pourrait se resservir sans cesse. A l’opposé du stéréotype Gevrey-Chambertin (un peu comme Reynaud à Châteauneuf). La magie Fourrier a encore opéré. Exceptionnel.

 

3 Armand Rousseau, Gevrey-Chambertin 2015 : (les crais, creux brouillard, clos prieur bas, en champs, les cercueils, 1e cru perrières, 1e cru les etournelles, 1e cru craipillots) Couleur plus sombre que le précédent, nez qu’il faut aller chercher un peu plus, plus puissant, plus de fruits noirs. En bouche on retrouve la finesse de Rousseau combnée au côté solaire/confituré du millésime, plus concentré que le précédent, avec une superbe longueur pour un village, mais on sent qu’il aurait besoin de quelques années supplémentaires pour s’exprimer complètement. TB++.

 

4 Dominique Gallois, Gevrey-Chambertin 1er cru Les Goulots 2014 : le vin en-dessous dans cette soirée, avec des tanins un peu verts et une matière un peu trop fluette. Difficile pour lui dans cette soirée où tout le reste s’est montré d’un haut niveau. B.

 

5 Denis Mortet, Gevrey-Chambertin 1er cru Lavaux St Jacques 2012 : Couleur sombre, nez de fuits noirs, légèrement confituré, à peine torréfié. C'est surtout la bouche qui impressionne comme souvent chez Mortet avec une matière épaisse et une texture de velours, très belle longueur, avec juste ce qu'il faut de fraîcheur pour Lavaux et 2012. TB++.

 

6 Bruno Clair, Gevrey-Chambertin 1er cru Les Cazetiers 2000 : Couleur bien tuilée, nez animal, cuir, fourrure, viande fumée, sous-bois, kirsch, on rentre vraiment dans les arômes tertiaires. La bouche est peu épaisse, mais noble et très complexe, encore assez longue. Un vin à son apogée. TB+.

 

7 Bruno Clair, Gevrey-Chambertin 1er cru Clos St Jacques 2007 : (bu à l'aveugle) Vin sombre, très beau nez sur le cuir, le tabac, les fruits noirs, encore jeune. Bouche puissante, massive, encore des tannins un peu durs, mais grosse matière et grosse longueur, surtout pour 2007, on a l'impression d'être sur un grand millésime qui demande quelques années de garde supplémentaires. Mais il ira certainement plus loin que le précédent. Merci Bertrand ! TB+.

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8 Marchand-Tawse, Gevrey-Chambertin 1er cru Fonteny 2012 : Couleur sombre, nez duquel se dégage une impression de fraîcheur, presque mentholé, plutôt sur les fruits noirs, un peu confituré. Bouche épaisse, tannins soyeux, proche du Lavaux de Mortet, avec plus de fraîcheur mais peut-être un peu plus simple. TB++.

 

9 Trapet, Gevrey-Chambertin 1er cru Clos Prieur 2011 : On repasse sur une robe rubis, bien plus claire, comme souvent avec Trapet, le nez est sur les petits fruits rouges, la pivoine. La bouche fait un peu maigre, mais toute en tension, en longueur, très fraîche, avec un côté végétal noble apporté par la vendange entière, une impression de minéralité. Un vin peu démonstratif, mais avec beaucoup de fond, plus difficile à comprendre. Il a divisé l'assemblée. TB++.

 

10 Pierre Damoy, Chambertin Grand cru 2003 : Couleur très sombre, nez chocolaté, fumé, torréfié, kirsché, un peu de cuir et de sous-bois, belle complexité. Bouche massive, encore marquée par son élevage torréfié, puissante, qui appelle un plat en sauce ou qui peut se suffir à lui-même, presque comme un vin de dessert. Finale très longue, sur le café, le chocolat, la prune, presque pruneau même. Le stéréotype du Gevrey puissant arrive enfin, sans trop de surprises pour un Damoy sur une année chaude. Que de chemin parcouru depuis la première série ! TB-.

 

 

 

Bonus : Henri Boillot, Puligny-Montrachet 1er cru Clos de la mouchère 2018 : un chardonnay encore légèrement marqué par son élevage grillé, avec une belle matière en bouche, et une finale très longue, minérale, bien tendue, surtout pour 2018. Déjà très bon, et probablement encore bien meilleur dans quelques années pour les plus patients. Merci Vincent ! TB.

Henri Boillot, Bourgogne blanc 2018 : nez grillé, beurré, encore un peu d'élevage à intégrer. Bouche à l'attaque nerveuse, du volume, semblant d'abord très vive, puis fin de bouche plus mûre, plus chaleureuse, avec une finale sur le tartrique, citronnée. B.

Henri Boillot - Puligny 1er cru Clos de la mouchère 2017 : chardonnay gras, beurré, élevage marqué vanillé, toasté, beau volume et belle acidité, encore jeune, un peu trop soufré en finale. TB.

 Henri Boillot Volnay 1er cru chevrets 2017 : assez mûr pour 2017, déjà un peu évolué, semble travaillé, joli fond, beau volume, tannins soyeux, juste la finale qui termine un peu sur une sucrosité due à l'élevage plutôt que sur une tension minérale. TB.

Henri Boillot, Volnay 1er cru Les Caillerets 2022 : boisé très présent, encore trop jeune.

Henri Boillot, Bonnes Mares 2014 : bourgogne un peu évolué, austère, frais, petite touche végétale, mais noble, classe après un peu d'ouverture. TB+.

H. Boillot Puligny Clos de la Mouchère 2013 pile à point. TB+.

H. Boillot  Bourgogne rouge 2022 : Très bien, racé, beau fruit, joli fond.

Puligny Pucelle 2020 : très gras, beurré, encore de l'élevage, un peu pataud en finale.

Puligny Mouchère 2020 : beaucoup plus de tension que la Pucelle 2020, finale longue et salivante, fraîche, très bon.

 

8 juillet 2017

Domaine de Bellevue Jérôme Bretaudeau (Gétigné) ****

Domaine de Bellevue (Jérôme Bretaudeau) - Muscadet Sèvre-et-Maine 2015 : couleur paille, nez expressif, fruité, sur les agrumes surtout, avec des notes de pêche et de pomme granny. Bouche vive, très tendue, minérale, sans être austère pour autant grâce à un beau fruité sur les agrumes légèrement confits, bonne matière, peu de gras. Finale longue, fraîche, légèrement saline, toujours cette acidité mordante qui fait saliver et donne envie d'y retourner. Note : 16/20.

bellevue muscadet

 

 

Bretaudeau

Muscadet Granit clos des perrières 2019 (sur cuves) tendu, joli. Gaïa 2017 ajoute un peu de gras tout en gardant la fraîcheur. Justice (chardo, savagnin) moins intéressant. Macération pinot gris 2019 joli vin orange assez fin. Solera (chardonnay) joli beurré, gras, reste digeste. Rouge Cinq sens 2018, très fin poivronne un peu. Gaïa 2013 Mag montre que les vins du domaine vieillissent admirablement.

 Muscadet 2018 très belle entrée de gamme, tendue, fins amers.

 

Bretaudeau - Gaia 2012 ? Mag : top muscadet, à point. TB.

Bretaudeau - Statera 2018 Mag  : (pinot noir) style pur et tendu, végétal noble, frais. TB.

 

Granit 2019 : sent les lies, bouche tendue, saline. TB.

 

 Bretaudeau - Gaia 2020 : étonnamment très gras, manquant d’acidité là aussi, bizarre pour Bretaudeau. B. Une autre bouteille semblait avoir plus d'acidité, registre assez gras, plusieurs pensent bourgogne. TB.

 

Bretaudeau, Muscadet Gabbro 2021 : (100% melon de Bourgogne) On attaque par un vin clair en couleur, au nez citronné, légèrement marqué par le grillé des lies, sans bois. La bouche est tendue, dynamique, légère en alcool (12%), pas très épaisse mais avec une belle longueur. Beaucoup ont répondu chardonnay sur ce très beau Muscadet. TB.

 

Jérôme Bretaudeau, Muscadet Gaïa 2022 (100% melon de bourgogne) : couleur un peu plus dorée, nez qui au départ fait un peu chardonnay en autolyse avec une touche allumette. La bouche est à la fois énergique et avec un beau volume, plus de gras que dans le vin précédent, on sent la malo, elle se retend sur la fin avec une sensation saline/umami présente, peut-être un peu moins que sur le Nanclares, mais peut-être plus enrobée par le gras du vin. TB.

 

Statera 2023 : pinot noir très fin, fruité, floral, très élégant, sans manquer de volume, grosse longueur, salivant, avec du fond, grande bouteille, déjà très accessible, pourra se garder aussi. TB++.

 

Charmes chardonnay 2020 Magnum : nez élégant, citronné, floral, peu d'élevage, pas trop marqué autolyse. Bouche en tension, élégante, citronnée, sans être austère, plutôt "chablisien" dans l'esprit". Encore tout jeune. TB+.

 

19 mai 2014

René Muré (Rouffach) ****

11 - René Muré, Pinot Gris SGN Vorbourg clos St-Landelin 1990 : couleur ambrée, nez évolué, abricot sec, pralin, nougat, agrumes... Très beau. Un peu moins bien en bouche, ça manque d'un peu de concentration, d'épaisseur et de tension à mon goût pour être parfait. Ca reste très bon quand même, avec un peu d'acidité, du sucre mais pas trop (impression de 80-100gr) de la fraîcheur, on retrouve les arômes du nez, bonne longueur. Un style assez fin au final. C'est juste que j'en attendais un peu plus d'une SGN 1990. TB. (+- 17,5/20).

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René Muré - Pinot Noir "V" 2012 : (grand cru Vorbourg, sols calcaro-gréseux) Robe très claire, nez de petits fruits rouges et de cerise, qui pinote clairement et pourrait faire penser à un beau bourgogne. Bouche très légère, fruitée, quasiment pas de tannins, très fraîche et facile à boire. On peut lui reprocher un manque d'ampleur et de longueur, mais la bouteille se vide toute seule. TB.

 

René Muré - Pinot noir Clos St Landelin 2013 : nez de fruits rouges, cuir, à peine animal et sous-bois, déjà évolué et plutôt solaire pour 2013. Bouche gourmande, pleine de fruit, fraîche, complexe, boisé parfaitement intégré, texture soyeuse. Grand pinot. TB++.

 

René Muré, Clos St Landelain pinot noir 2013 : très clair en couleur, nez marqué par des notes de viande fumée, de l'anchois, de la confiture de fraise, il sent la grappe entière, assez sauvage et solaire. Bouche à la fois pas trop haute en alcool et bonne acidité donc très digeste combiné à une aromatique solaire, épicée, anchois, fruits rouges sucrés, salée, pas un très gros volume mais une finale longue, salivante, sur la tapenade. Rappelle les pinots de Franz Keller par exemple. TB++.

 

Clos St Landelain 2014 : couleur et nez très évolués pour 2014, sous-bois, superbe bouche, fraîche, texturée, juteuse, qui pinote clairement, finale umami, touche viande fumée, très facile à boire. TB+.

 

René Muré - Alsace pinot noir clos st landelain 1999 : Couleur sombre et contours marrons, nez évolué, tertiaire, kirsch, cuir, puis viande fumé, thé noir, poivre, menthol, complexe, même si manque de "fruits frais" bien sûr, un peu rustique. Bouche puissante, arômes évolués, mais encore beaucoup d'énergie, de volume, structure encore jeune, très viande fumée, cuir, tabac, old style Chambertin, long. Merci Olivier. TB+.

 

Salon Biodyvin

Crémant 2013 : (chardonnay et Riesling sur Vorbourg) TB.

Riesling Clos St Landelin 2016 : légèrement pétrolé, assez fin, finale très longue et tendue. TB+.

Pinot Noir V 2016 : pas mal de réduction, compliqué en l’état.

 

René Muré - Crémant d'Alsace Grand Millésime 2010 : très belle bulle, beaucoup de finesse, de la tension, de la rondeur malgré le peu de dosage. TB+.

René Muré, Crémant d'Alsace Grand millésime 2010 : (dég 2014, chardonnay et riesling) plus évolué dans la série, plus brioché, noisette, quand même un beau volume, moins crayeux en finale bien sûr, plutôt bon. Mais si son rouge a largement surclassé bon nombre de Chambolle la dernière fois, ici ce n'est pas le cas. TB.

 

Muré - Côte de Rouffach pinot noir 2015 : couleur très très claire, nez jus de fruit, petits fruits rouges, fraise confiturée, bouche ronde, soyeuse, évidente et éclatante, simple mais tout est à la bonne place, la bouteille tombe vite. TB+.

 

René Muré, Clos St Landelain Muscat VT 2011 : couleur très claire, nez rose litchi, on hésite entre gewurz et muscat. Bouche très aérienne, digeste, manque presque de volume, mais bonne acidité et bonne longueur. Pour du muscat c’est très bien fait. TB.

 

Muré, Clos St Landelain pinot gris SGN 1996 : très beau nez botrytis, champignon, pâte de fruit. Bouche qui a mangé un peu de sucre, belle acidité, frais, équilibre parfait, pile à point. TB++.

 

Muré, St Landelain Gewurz VT 1985 : couleur dorée, nez très joli truffe, rose, safran, épices orientales. Très elle aromatique en bouche, comme au nez, pas trop d'évolution, beaucoup d'épices, a mangé ses sucres, sinon ne fait pas forcément son âge, manque un peu d'acidité et d'allonge, mais super aromatique. TB+.

 

 

 

Muré (25ha, biodynamie)

Pinot noir lutzeltal 2018 : (derrière St Landelain, marno calcaire. 20% VE. Elevage demi-muids) couleur claire, texture soyeuse sans élevage marqué, finale qui semble un peu fatiguée sur cet échantillon…

Zinnkoepflé riesling 2019 : (colline plein sud, calcaire et grès ; Raisins foulés + pressoir vertical désormais pour extraire un peu plus. Inox sur celui-ci. Malo faite) Fruits exotiques, belle tension derrière, accessible en l’état. TB.

Vorbourg clos st landelin riesling 2019 : (vieux foudres, marno calcaires) attaque un peu large et gras, et finit tendu, beau fruité, assez exotique, sensation presque tannique zestée, qui donne de l’allonge. TB+.

Vorbourg clos st landelin riesling VT 2017 : (botrytis, 110gr SR, 10,5% vol) equilibre à l’allemande, très disgeste, fruits exotiques, pointe miel, cire, peu d’alcool. TB+.

 

26 septembre 2012

Visite du caveau d'Hugel et Fils à Riquewihr ****

Passage au caveau Hugel & Fils à Riquewihr, village qui vaut vraiment le coup d'oeil. Pour ma part (je dis ça suite à une discussion des pages précédentes) j'ai été bien reçu. Il n'y avait qu'un commerçant pour plusieurs groupes, il était donc un peu débordé, mais compétent. On peut trouver quelques vieux millésimes et des 1/2 bouteilles, ce que je trouve très intéressant.

- Pinot gris Hommage à Jean Hugel 1998 : vin encore très jeune et très frais, malgré le sucre (32g). 17,5/20.

- Pinot Noir Jublilée 2007 : un peu fermé au nez, plutôt classique, fruits rouges et épices, bonne puissance et bonne longueur. 16/20.

- Gewurtzraminer 2002 VT 1/2 bt : Encore une réussite pour le domaine. Nez bien ouvert sur l'orange, le litchi et la pêche. La bouche suit le nez avec un parfait équilibre entre l'acidité et le sucre. La finale est de bonne longueur. Ca manque juste d'un peu de complexité mais c'es très agréable à boire. 16/20.

- Riesling Hommage à Jean Hugel 1998 1/2 bt : (33 g) Minéral et très végétal (thé vert), belle acidité. 17/20.

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Hugel et fils - Riesling Hommage à Jean Hugel 1998

 Couleur : dorée

Nez : un peu fermé d'abord, on y trouve une belle minéralité, un peu de citron vert, de prunes, et surtout un côté thé vert bien marqué (verveine, menthe, fleurs...). Le verre vide laisse des fruits confits (oranges, prunes).

Bouche : le sucre est présent à l'attaque, mais très vite contrebalancé par une grosse acidité. Le côté minéral s'amplifie peu à peu. Le côté végétal l'emporte sur les fruits. Belle matière. Le vin peut encore tenir de longues années.

Finale : belle longueur, sur la minéralité.

Note : 17/20 Beau riesling, un peu trop végétal peut-être.

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Informations complémentaires : Les parcelles sont situés au coeur du Schoenenbourg. Rendements 40 ha/h. Sucres : 33 g/l. La cuvée Hommage à Jean Hugel a été lancée en 1997, année du départ en retraite de Jean, le vigneron de la maison spécialisé dans les vendanges tardives. Les cuvées Hommage se situent à un niveau qualitatif intermédiaire entre Jubilee et les VT. Ce vin n'est produit que lors des bons millésimes. L'année 1998 a été une réussite chez Hugel, avec des vins assez solaires (canicule de début août à mi-septembre et vendanges précoces au 24 septembre pour cette cuvée).

 

Hugel - Gewurz VT 2005 : (grand cru Sporen, sols argilo-marneux) Couleur claire, nez bien marqué litchi, rose, très gewurz. Bouche fraîche, vive, pas très concentrée, mais fruitée et digeste. Finale un peu courte. B+.

 

Schoenenbourg 2016 Grossi Laue : (6gr) joli nez, encore jeune, léger pétrole, bouche avec un beau fruité, finale qui manque un poil de tension.  

SGN Gewurz 2010 : assez lourd, manque dacidité, un côté coconut, miel pas trop marqué gewurz sinon.

 

 

Wine paris 2025

Hugel Schoelhammer rieslng 14 Mag top.  Bulle 2019 50mois dosé à 3gr fraîche, très bon. Pinot noir Grossi Laue 2015 manque un peu d’acidité. Estate riesling 2020 B. Schoenenbourg 15 B+. Pinot gris sporen Grossi laue 14. Gewurz VT Sporen 14 frais et pas trop aromatique. SGN 15 riesling manque un poil de peps. Une gamme bien faite très maitrisée, sur des millésimes à point, mais manque un peu d’émotion.

 

25 novembre 2023

Hirsch (USA) *****

 

Domaine créé et planté par David Hirsch en 1979. Vente de raisins, « Hirsch Vineyards » à Littorai, Williams Selyem, Kistler, Failla… Puis en 2002, premier millésime vinifié par David puis par sa fille Jasmine Hirsch. 2014 : les 72 acres (=30 hectares) sont certifiés biodynamie. San Andreas Fault : cuvée d’assemblage, la plus représentative du domaine, une trentaine de parcelles, sols divers. Air frais provenant de la faille de San Andreas, quelques centaines de mètres au sud.  Environ 10% grappe entière. Elevage environ 18mois fûts français, dont 30% fûts neufs.

 

 

 

Hirsch, San Andreas fault pinot noir 2014 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)

Robe très claire, nez assez ouvert, tout en élégance, framboise, rose, fraise. Bouche en dentelle, qui ne met pas une claque mais où tout est à la bonne place, pas très épaisse, très fraîche, fruitée, peu tannique, belle trame minérale derrière, peu d’alcool, très bourguignon lui aussi. Bonne longueur. Semble prêt à boire. TB++.

 

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Bohan Dillon pinot noir 2018 : goûté à l'ouverture, très bourguignon, fin, racé, tendu. TB+

 

San Andreas Fault 2016 : beau pinot, frais, à point avec un début de tertiaire, fin et gourmand. TB+.

 

Block 8 pinot noir 2015 : encore jeune et très fringant, "bourguignon", fruits noirs et rouges, épices, élevage bien intégré, très belle acidité derrière, joli fruité, grosse longueur avec une belle allonge. TB++.

 

28 mars 2013

Perrot-Minot (Morey-Saint-Denis) ****

Christophe Perrot-Minot est à la tête de ce domaine de 12 hectares depuis 1993. Si les vins étaient autrefois très extraits et boisés, le vigneron recherche de plus en plus la finesse et la pureté, avec un peu plus de grappe entière et un peu moins de barriques neuves. Les vins restent encore un peu "modernes" mais de moins en moins standardisés et de plus en plus proches du terroir. Espérons qu'ils continuent de progresser dans ce sens-là.

 

 

Morey-Saint-Denis 1er cru La Riotte VV 2010

Couleur : très claire, même pour un Bourgogne.

Nez : complètement fermé, un tout petit peu de fruits rouges, peut-être des notes légèrement beurrées ou lactées.

Bouche : entrée assez vive, tannins présents mais bien fondus, légèrement épicée, sur les petits fruits rouges acidulés. Très légères notes florales aussi, c'est très frais, mais malheureusement un peu fluet.

Finale : longueur correcte, sur les fruits rouges, un peu végétale, peu de matière.

Note : 15/20 en l'état, un vin bien trop jeune, clairement fermé. Très fluet pour le moment mais c'est pas pour ça que ce ne sera pas un bon vin dans 5-10ans. A attendre impérativement en tout cas.

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Chambolle 2012 : beaucoup d’épices, vif, avec une bonne matière, style assez puissant. B+.

Nuits St Georges 1C Richemoine 2012 : Epicé aussi, belle matière, plus long que le Chambolle, beaux fruits rouges. TB-.

Charmes Chambertin 2012 : fruits rouges et noirs, notes florales, un peu d’épices surtout en finale, tanins fins, très long. TB+.

Mazoyères Chambertin 2012 : beaucoup plus noir que Charmes, toasté, épicé, plus puissant, tanins fins aussi, boisé un peu trop présent en l’état, moins de fraîcheur. De très bons vins dans l'ensemble mais un accueil très hautain. TB-.

 

 

Vosne Beaux Monts 2006 : vin sérieux, austère, encore tannique, presque trop jeune après 20ans, un peu trop extrait au départ sûrement, avec de l'acidité et de l'allonge, du fond, mais peu de fruit, pas un gros plaisir au final. TB-.

 

 

Perrot-Minot

Vosne Champs perdrix 16 : gourmand, un peu sucré, belle matière, épicé, assez long pour un village. TB-.

Vosne 1er cru Beaux monts 16 : un peu de bois encore mais belle matière, frais, tannins de qualité. TB.

 

11 mars 2024

Visite au domaine Henri Chauvet à Boudes (partie 2) ****

 

 

Les 2023 sur fût (passage fin 2023 + quelques compléments de mars 2024)

 

 

Toutes les malo sont déjà finies. Quelques fûts sont encore en fermentation alcoolique avec un peu de sucres. Tout est en grappes entières. Pas de collage ni de filtration. Très léger sulfitage si vraiment nécessaire à la mise en bouteille. Mise avec vide d'air. Pas de "cuvées de printemps" sur les 2023, les élevages vont être prolongés, probablement jusqu'à début 2025.

 

 

Vie Ordinaire pinot noir : (sur un vieux Seguin Moreau 300L) superbe jus, racé, mûr, avec de la concentration bien équilibré par une haute acidité. Ca donne le ton des 2023 d'entrée.

 

Abrupts 1er lot sur basalte et marnes bleues : (sur un Seguin Moreau. Expo est) ça tire sur la syrah, poivré, avec une grosse allonge. Equilibre superbe avec un 14 d'alcool et un pH autour de 3,3. Vraie impression de vin terroir avec beaucoup de fond déjà. Un côté umami en finale comme souvent dans les ins d'Henri sur les sols volcaniques.

 

Abrupts 2e lot sur basalte et marnes rouges (sur un Rousseau 500L un peu plus récent. expo sud sur le coteau historique) fait plus gamay, plus en largeur, très baies sauvages. A peine plus d'alcool que le précédent, pourtant on aurait plutôt dit le contraire.

 

Si possible l'élevage durera 18mois, mais à voir avec le temps... Les deux seront probablement assemblés, à confirmer aussi. En 2023 malo en fût (pas comme 2022)

 

De Cendre et d'âme 1er lot 70%gamay/30% pinot : (parcelle vinifié en dehors d'Abrupts cette année car expo Ouest et sols basalte et calcaire plus "féminin et plus crayeux") Goûté sur un vieux fût François Frères, très typé pinot, plus serré, tout en allonge, 13% d'alcool ici.

 

De cendre et d'âme 2e lot  100% gamay : (sur un fût Taransaud) plus réduit, plus typé gamay, plutôt 13,8% alc., plus en largeur même si on retrouve cette finale crayeuse. Les deux devraient bien se compléter. Volatile "naturelle" assez haute à l'analyse mais qui ne se sent pas du tout, allonge le vin, comme souvent chez Henri.

A voir désormais si après élevage les Cendre et d'Ame iront ou non dans Abrupts....

 

Au chant de la Huppe : (argile rouge, calcaire, granit rose. Que du gamay cette année, les pinots ont été laissés par terre car trop confits) Fait gamay fruité, un peu moins en place ce jour-là, semble avoir plus d'acidité, ce qui n'est pas le cas à l'analyse, sûrement moins de volume.

 

Au chant de la Huppe sur le foudre 35HL : l'élevage est plus marqué, plus large, moins d'acidité. une touche végétale aussi ici. Les deux devraient bien se compléter.

foudre 35hL

 

 

Abrupts vendangés 15j plus tard : (à 15,5-16°, à la Bonneau !) dans un fût neuf Rousseau, il reste 10-12gr de SR, très concentré bien sûr, mais il y a de l'acidité derrière, à voir... En mars encore un peu de sucres, le bois le marque encore un peu (c'est bien le seul chez Henri) mais la bouche s'est bien affinée. Dans l'assemblage il fera du bien.

 

Négoce Carignan du Roussillon : (vignes de 95ans entre Lézignan et Minervois, en biodynamie. Henri a été vendanger lui-même, tôt) 14% d'alcool, grappe entière, même acidité que les gamay, un Carignan très fin, tendu, sanguin, racé, pas du tout confit. Incroyable. En mars un peu plus réducteur, dans une phase plus compliquée.

 

Négoce Carignan en rosé de saignée : encore 50gr de SR dans la cuve, à voir, mais ce sera un rosé de table en tout cas.

 

Négoce pinot noir de S... : acheté à des personnes de confiance, joli nez floral, pivoine, mais bouche maigre, étriquée et finale du coup serrée, mais à voir dans quelques mois, sera sûrement très floral et fin, par contre moins de volume et sera assez simple par rapport à tous les autres vins. Quand on sait que c'est 7* le prix du précédent à l'achat... En mars il s'est détendu, semble moins étriqué, en bonne voie.

 

Froussard : (chardo sur argiles rouges et granit rose) que du fût en 2023, goûté sur un Rousseau, reste 1gr de SR, fait un peu Rhône nord avec du volume, assez mûr, 13,5%, pas une grosse tension. Henri réfléchit à tenter un Vin de Voile sur quelques fûts... Regoûté en mars il a déjà gagné en tension, comme lui a dit Ganevat ce sera un grand vin mais il a besoin de 2ans1/2 voire 3ans d'élevage.

 

Macération 2023 : (goûté à 6 semaines, le "pire" moment nous dit Henri car c'est là le plus amer. Passé ce pic, ça va redescendre. Fera entre 3 et 6mois de macération) Réduction fumé, en effet très amer, gentiane, quinine, mais une certaine finesse, et du peps, intéressant à table.

 

 

En bouteille

 

Vie ordinaire 2022 : pinot noir incroyable, fraise écrasée, figue, un peu fumé lardé, anchois, orange et pêche confiturés. Texture très soyeuse, semble très ouvert, un peu exubérant, mais en même temps peu élevée en alcool et assez frais, finale acidulée. Me rappelle les meilleurs Rajat Parr ou certains pinots de Baden. Exceptionnel.

 

Abrupts 2022 : joli gamay, bien sûr plus sérieux derrière le pinot, à aller chercher, mais beaucoup de fond, probablement plus de longueur, avec une grosse tension salivante, de l'umami, à carafer mais il peut déjà s'approcher, tannins fins, très propre, pas de bois ressenti. TB++.

 

 

 

Les 2025 sur fût

Très beau millésime en perspective, avec qualité et quantité. Tout se présente bien, avec de bons équilibres, de la maturité et de la fraîcheur, encore plus de précision que par le passé. Les chardonnays se présentent bien avec plus de peps que les derniers millésimes. Le Rouge superbe fruité. Vie Ordinaire pinot un peu cendré sur un foudre, très bourguignon sur un fût, très prometteur. Abrupts 25 beaucoup de tension, idem pour Cendre et d'Ame. Parmi les nouveautés : riesling alsacien en 2024, un fût un peu façon Labet, un autre avec moins de réduction et plus de largeur. Cabernet franc 2025 (3e feuille) déjà très joli, ne poivronne pas, pas d'austérité, pinote un peu, très élégant, mûr, top. Clairette 2025 (3e feuille aussi) pas l'amertume des clairettes du sud, fin, élégant.

 

 

 

 

Passage au domaine pour les 2022 sur fût

 

Superbe millésime, en qualité avec beaucoup de soleil et juste ce qu'il faut d'eau sur la fin, et en qualité 40hL/ha ! Du "caviar" comme rarement vu. De très beaux PH, en moyenne 0,2 inférieurs à 2021 : le travail à la vigne commence à payer.

 

100% pinot noir Vie ordinaire (2 parcelles : une grande parcelle dans le cœur du coteau historique du village avec une dominante très volcanique et une petite parcelle avec le soleil levant où il y a des restes de bombes volcaniques et des marnes bleues) : (anciennement Entre chien et loup) goûté sur un 500L Rousseau neuf, moins de fruit, mais une texture qui apportera un plus à l'assemblage. 30% + 70% fûts 228L non neufs : superbe pinot très juteux, long, acidulé, trame terroir fumé dans le fond, très long.

 

100% gamay Rouge / anciennement Ensauvagés (granit rose, calcaire... Pas de roche volcanique ici donc reste parcellaire) : (vieux fûts dont pas mal de Taransaud) plus mûr, moins racinaire que l'an dernier, garde un côté juteux, sérieux, belle acidité, un peu typé syrah grappe entière, belle longueur très prometteur.

 

100% gamay Abrupts (assemblage des anciens Cendre et d'âme, tout là haut, envol. Très basaltique. Elevage 9mois en vieux 228L et 300L) : (goûté sur vieux fût Seguin moreau) Gamay sérieux, grosse matière, tannins encore serrés, belle fraîcheur, beaucoup d'allonge minérale. Grand vin à venir, mais taillé pour la garde.

 

A fleur de peau Macération/Froussard chardo : goûté sur un fût en macération pelliculaire 7jours, nez réduit, un peu colle, bouche avec un beau volume, amers nobles mais aromatique un peu jasmin, fleurs blanches.  Goûté sur fût en presse direct, chardonnay un peu beurré, levures, propre, qui manque un poil d'énergie par rapport au 2021. Henri décidera plus tar s'il assemble les deux ou non... En l'état plus convaincu par 2021.

 

(A fleur de peau Magnum seulement : Une toute petite parcelle d’un peu plus de 20 ares avec des vieux chardonnays dans une très forte pente à la sortie du village. Une dominante de basalte plus ou moins décomposé avec des calcaires fractionnés. 1 semaine de macération en grappes entières. 9 mois d’élevage dans des vieux fûts de 400 l et de 228 l. Non bâtonné, non collé...

 

Froussard : Une parcelle située dans un hameau très proche de Boudes avec des vieux chardonnays issus d’une sélection massale bourguignonne. Une dominante d’argile rouge très riche en oxyde de fer avec une décomposition minérale granitique. Les raisins ont été directement pressé. Elevage 9 mois d’élevage dans des fûts neufs de 500 l (50%) et des vieux fûts de 228 l (50%) chauffe légère. Non bâtonné, non collé...)

 

1,5 g/hL de S02 à la mise pour tous les 2022 car tout a dû être déplacé de l'ancien chai vers le nouveau - optimal pour les vendanges 2023. Il y aura probablement moins les prochaines années...

 

Des 2022 d'un très grand niveau, encore au-dessus des excellents 2021, avec un côté terroir peut-être moins immédiatement perceptible mais qui devrait ressortir avec le temps. 

 

 

 

Les cuvées qui seront mises en bt au printemps (élevage plus court, en cuves principalement)

Au chant de la huppe 60% gamay, pinot noir chardo : (mêmes terroirs qu'ensauvagés. Probablement 1ou2gr à la mise) Très belle cuvée sur le fruit, juteuse, mais comme toujours pas qu'un simple glou-glou quand même de la matière et du fond. Top.

 

Contre Nature 100% gamay sur le coteau (2de ramasse de abrupts) : cuvée de fruit, avec une volatile assez haute qui donne du peps, esprit plus beaujolais que les autres.

 

Qui sait 100% gamay blanc de noirs tranquille : (la fin des pet'nat qui ont été vinifiés en tranquille) un peu réduit au nez, lies, sur le peps, la tension, réveille les papilles.  (Le pet'nat devrait sortir que printemps 2024 pour affiner la bulle)

 

 (Souvent des finales umami sur les vins : sols magmatiques pauvres donc moût en manque d'azote qui libèrent des acides aminés et succiniques?)

 

 

 

 

 

 Visite au domaine pour les 2021

 

Les 2021 sur fûts, environ 15 jours avant la mise en bouteille :

 

- Blanc 2021 A fleur de peaux : (vendangé 19oct, légèrement sulfité, pas de débourbage ni soutirage) Un blanc à la fois mûr, avec du volume mais aussi une belle longueur, acidité élevée qui étire bien le vin sur la finale. Très beau chardo, plutôt pour la table.

 

- Rescapés rosé de pinot noir : (pressurage direct, non sulfité) clair en couleur, tout en finesse, floral, framboise, petits fruits, aérien, sans manquer de volume, d'une finesse et d'une buvabilité incroyable.

 

- Rosée d'automne rosé de gamay : en train de finir sa malo, plus vineux, plus puissant, peut-être une acidité un peu plus haute aussi, bel équilibre du coup, plus taillé pour la table. Un vrai bon rosé.

 

- Entre chien et loup pinot noir : (un des rares rouges qui a eu besoin d'un peu de soufre), très floral, fruits rouges acidulés, cranberry, groseille, griotte, tout en fraîcheur et en élégance, peu d'alcool, belle acidité, très digeste. Excellent.

 

- De cendre et d'âmes gamay : plus coloré, plus poivré, épicé, badiane (comme pas mal de ses vins, le terroir de Boudes...), texture soyeuse, volume, fraîcheur, beaucoup de fruit et du fond, parfaitement propre. Incroyable pour un premier millésime.

 

- A l'aube gamay/pinot/ch : une attaque fruits rouges, poivre, typé gamay, avec une bouche soyeuse, aérienne, et une finale fruitée, presque fruits jaunes étonnante, subtile.

 

- Tout là-haut gamay : plus coloré, un peu plus confiture de fruits noirs, épices, à peine plus serré, beaucoup de volume, il demandera plus de patience, mais l'équilibre est là.

 

((non gouté ce jour-là en 2021 Epilogue chardonnay avec un peu de sucre, Ensauvagés gamay, Envol gamay)

 

 

 

 

Les autres dégustations 

 

Henri Chauvet - Les Ensauvagés gamay 2021 Côtes d'Auvergne Boudes : (embouteillé il y a mois d'un mois. Le vin est propre et en place) couleur sombre, nez très racinaire, gentiane, pomme de terre tout juste sortis de terre, très terre et "terroir", touche végétale et aromatique gamay derrière. Bouche surprenante car beaucoup de rondeur au départ, de la matière, peu d'alcool, très soyeux, superbe texture, tannins parfaitement enrobés sans notes boisées. L'aromatique reste racinaire mais gêne moins. La finale par contre revient sur de l'allonge, très longue, presque saline, minérale, "terroir", rend le vin très digeste. Intrigant. On a envie d'y retourner. TB-.

 

Envol 2021 gamay : aromatique moins racinaire, texture moins soyeuse, un peu plus en tension, pas tout à fait en place, mais finale minérale assez longue aussi. A regouter dans 6 mois voire 1an. TB.

 

 Henri Chauvet - Côtes d'Auvergne Boudes De cendre et d'âme 2021 : Couleur encore un peu violine, assez sombre, nez expressif, élégant, à peine racine, violette, cuir, fumé, viandé, grappe entière, ronce, végétal noble, complexe. Bouche à la fois légère en alcool donc très digeste mais du volume, belle texture, sans être boisé, belle acidité, aromatique sauvage fruits noirs, lardé, violette, toute petite touche volatile qui donne du peps, finale longue, saline, on y retourne facilement. TB+.

 

A l'aube 2021 : moins racinaire qu'Ensauvagés, nez qui tire sur le gamay, bouche en dentelle, très juteuse, aérienne, moins typée gamay que le nez, plus de fruits rouges, pointe fruits jaunes en finale, beaucoup de fraîcheur, glisse tout seul. TB.

 

Chien et loup pinot noir 2021 : un pinot avec beaucoup de finesse, dans lequel on retrouve l'aspect terroir, touche terre et gentiane, puis fruits rouges acidulés, cerise aigre, texture soyeuse, finale saline à peine fumée/lardée. Commence à être bien en place. TB+.

 

Tout là haut 2021 : a besoin d'un bon carafage, si possible de quelques années, Gamay sérieux, tendu, finale précise, belle allonge, très terroir aussi, évoque syrah grappe entière. Très prometteur, commence doucement à se mettre en place. TB+

 

 A fleur de peau 2021 : (chardo, ouvert depuis 5jours !) Un chardonnay avec volume, assez haut en alcool, mais aussi haut en acidité, petite pointe volatile, petite touche oxydative, donne au finale un OVNI avec du caractère, taillé pour la table, où tout s'équilibre bien. TB+.

 

Henri Chauvet - Chant de la huppe 2022 : attaque avec un peu de gaz, puis jus de fruit léger juteux, mais part ensuite en souris… Autre bouteille quelques semaines plus tard, la souris a disparu désormais, commence à bien goûter dans un style léger, gouleyant.

 

Chauvet - Qui sait blanc de noirs, gamay tranquille 2022 : couleur trouble, à peine saumonée. Nez typé nature, peut-être un peu trop pour moi, mais bouche avec beaucoup de peps, tendue, salivante, droite, en fraîcheur, propre même le lendemain. TB-. Une autre bouteille plus tard avait énormément de gaz, le lendemain, nez très propre, blanc de noirs frangipane, bouche vive, salivante. TB.

 

Chauvet - Le rouge 2022 : a besoin d'une bonne heure de carafe puis se goûte très bien, typé grappe entière, un peu syrah mais avec moins d'alcool, des tannins très fins, beaucoup de fraîcheur, digeste, finale qui allonge avec une impression de salinité, très facile à boire et avec du fond. TB+.

 

Henri Chauvet - Vie Ordinaire 2022 : (pinot noir) pinot éclatant, avec des fruits rouges presque exotiques, un fond fumé, une bouche fraîche et texturé à la fois. TB++. Une autre bouteille un peu plus timide. TB.  Une troisième bouteille superbe. TB++.

 

Froussard 2022 : à l'ouverture un poil décevant, manquant de tension et de peps, le soir il a gagné cette énergie, fond de bouteille très intéressant. TB.

 

Chauvet, Cendre et d’ame Boudes 2023 : encore un peu jeune, mais très racé, sauvage, finale longue et précise, gros potentiel.

 

Henri Chauvet, Côtes d’Auvergne Boudes Abrupts 2022 (100% gamay) : couleur grenat, à peine trouble, le nez est parfaitement propre dès l’ouverture, profond, on hésiterait entre gamay et syrah sur cette cuvée, un peu lardé, mais surtout fumé, avec des fruits noirs, de la violette, des notes racinaires, de la ronce. La bouche semble à la fois aérienne, légère en alcool, avec une belle texture soyeuse sans être boisé, mais aussi avec du corps, des arômes très nobles de grappe entière, beaucoup de fraîcheur, et surtout une finale qui allonge loin, très saline et très umami. Pour chipoter, l’aromatique en bouche est un peu discrète, plus qu’à sa sortie en tout cas, le vin est encore un peu jeune dans l’idéal même si tout le monde l’a trouvé superbe. Il a encore un gros potentiel de garde. TB++.

 

Chant de la Huppe 2023 Magnum : (échantillon) déjà parfaitement en place, frais, mûr, aérien, tannins fins, petite touche épicée, ultra précis, loin au-dessus du 2022, superbe. TB++.   En bouteille quelques mois après la mise, petite réduction au nez, très beau jus en bouche. TB.

 

 

Eruption : A fleur de peau 23 très joli, abouti avec une belle tension, top.  Echappée belle 24 pinot d'alsace ultra juteux, clair, presque blouge, glisse tout seul. Vie ordinaire 24 marqué gamay, léger, fruité, nez encore un poil amylique, bouche facile. Mag huppe 23 top, encore mieux que l'an passé. Négoce St Pourçain 25 pour un importateur sympa, léger, très facile.

Rosé chien et loup 24 rosé vineux, épicé, léger gras, avec du fond, mais aussi un plaisir immédiat par son fruité éclatant. Bulle Qui sait 2022 pet nat de gamay, nez très blanc de noirs, fruits rouges, frangipane, bouche sèche, mais fruité mûr plutôt en rondeur, finale libre, bulle fine. Ce qu'il en reste 24 pas mal de gaz à l'ouverture, bien après carafage, framboise, mûre, tannins soyeux, côté jus de fruit, nature propre, solaire, en rondeur.

 

21 juin 2014

Session Gueuze

Cantillon **** - Gueuze 5% : Gueuze classique, peu de mousse, couleur assez claire, une bonne acidité (mais moins que la 3 Fonteinen par exemple), un très léger boisé, un goût vineux (comme du Chamagne), un peu de pommes et d'épices peut-être. Bonne persistance aromatique. Un Classique : 16,5/20.

cantillon gueuze

 

Cantillon **** - Kriek 5% : Comme la gueuze nature c'est une bière assez classique, de puissance moyenne, avec bonne acidité mais qui reste facile à boire en même temps. Belle couleur rouge, peu de mousse, avec un léger boisé et bien sûr beaucoup de cerises, très concentrées. Très frais et rafraîchissant. Une petite préférence personnelle par rapport à la nature. 17/20.

canti kriek

Cantillon **** - Kriek (15à20ans de bouteille) : couleur ambre clair, bouche fruitée mais assez peu marquée par la cerise, un peu à mi-chemin entre une Kriek et une nature, notes citronnées, encore beaucoup d’acidité, très longue. Superbe. 18/20.

 

Cantillon, Saint Lamvinus : vineuse, compliquée.

 

Cantillon **** - Lou Pepe Kriek 2009 5% : Proche de la précédente, mais un peu plus de goût peut-être, un peu plus acide, plus de notes épicées, de noix, de bois, mais toujours de la cerise très concentrée. 17,5/20.

cantillon lou p

 

Oud Beersel *** - Kriek 4% : Là aussi c'est du classique, un peu moins puissante que les Cantillon, un peu moins expressive, plus boisée et moins fruitée. Ca reste une valeur sûre, d'un excellent rapport q/p en Belgique. Merci Pierre. 16/20.

oud beers

 

Girardin **** - Gueuze blanche 5% : Celle-ci est moins bonne que la précédente, moins de goût, le côté vineux ressort plus. C'est un peu trop sec, même si ça reste une bonne bière. La version "noire" est soi-disant bien meilleure, mais elle va vieillir encore quelques années. 16/20.

girardin

 

Boon *** - Mariage Parfait Oude Geuze 2005 8% : Plus de puissance que les précédentes, mais aussi bue beaucoup plus vieille (7ans), les fruits sont devenus plus secs, la bière est un peu moins acide, plus vineuse et plus boisée. C'est bien mieux qu'une version plus jeune. 16,5/20.

boon gueuze

 

Boon *** - Mariage Parfait Kriek 2009 8% : très bonne version là aussi, qui ne demande qu'à vieillir encore. Bien meilleure que la version "Boon Kriek" classique (14/20), grosse acidité, goût de cerise très persistant. 16,5/20.

boon kriek

 

Lindemans ** - Framboise 2,5% : Beaucoup plus sucrée que toutes les précédentes, très facile d'accès, très douce, elle n'a pas le goût chimique qu'ont certaines Kriek ou Framboise de GMS (Timmermans, Mort Subite, Foudroyante...). La version Kriek est du même niveau (14,5/20), la Faro très sucrée est bien faite aussi (13,5/20), par contre la pomme et la pêche sont très chimiques (11/20). 14,5/20.

lindemans

 

3 Fonteinen **** - Oude Kriek Schaerbeekse Krieken 5% : (emb déc 2011, jeune lambic avec 35% de cerise de Schaerbeek) Belle couleur rubis foncé, un peu trouble, peu de mousse. Nez très expressif, sur la cerise aigre, le fruit rouge, un côté métallique, un léger boisé un peu fumé. Bouche vive, "tendue" par une grosse acidité, sèche, assez légère, carbonatation assez basse, beaucoup de cerise, un léger côté aigre mais beaucoup de fraîcheur, boisé léger. Seule la finale pourrait être un peu plus longue et encore plus acide. Mais une Kriek de haut niveau. Note : 18/20. (Noté 4.08 sur Ratebeer).

3 fonteinen

 

3 Fonteinen **** - Oude Geuze 6% : Plus acide, plus puissante, impression d'être moins diluée, plus expressive que la Cantillon, un peu plus de notes de pomme et de citron de mémoire. 17/20.

drie font

  

Bière 3 Fonteinen - Cuvée Armand & Gaston : belle fraîcheur et grosse tension. TB.

 

 3 Fonteinen - Oude Kriek PX Geturfd (2019/20) : nez très cerise aigre, volatile, vinaigre, balsamique. Bouche très acide et très aigre, extrême, tendue, les 7% d’alcool ne se sentent pas, très long, très clivant. TB.

 

20 février 2016

Domaine du Clos Naudin - Philippe Foreau (Vouvray) *****

 

Domaine de 12 hectares géré par Philippe Foreau et son fils Vincent, en bio (certification d'ici peu ?). S'il y a eu des problèmes de bouchon par le passé, le seul défaut que l'on pouvait reprocher au domaine est corrigé depuis 2015. Les secs sont très tendus, parfois austères en jeunesse, moins gourmands et plus secs qu'au domaine Huet. Les moelleux (y compris les fameuses Goutte d'or 1947, 1990, 2011 et 2015) sont à la fois plus riches en sucres mais aussi plus tendus, moins marqués par l'ananas que chez le voisin. Les bulles sont aussi d'un excellent niveau, à la fois briochées et crayeuses, pouvant rivaliser avec bon nombre de champagnes.

 

 

Passage au domaine pour goûter les 2015 sur fût et acheter quelques 2014. Pas de drosophiles en 2015, sans que l’on sache vraiment pourquoi, les rendements sont donc un peu plus élevés, mais pas tant que ça non plus (34hL en 2015 contre 30hL en 2014). Le millésime s’annonce grandiose, avec des bulles, des secs qui seront encore bien meilleurs que les 2014 selon Philippe Foreau, demi-secs, moelleux, moelleux réserve, et peut-être une goutte d’or.

Les vins viennent juste ou sont encore en train de finir la fermentation alcoolique, premier soutirage pour la plupart des fûts puis un premier assemblage en lots la semaine prochaine ce qui permettra d’y voir un peu plus clair pour les futures cuvées.

Fût issu du 1e jour de vendange, 8 fûts de la sorte, avec 12,5% de potentiel : vin vif, citronné, encore du gaz carbonique, peu de matière. Utile pour redonner un peu de vivacité aux lots qui en manqueront.

Fût issu du 5e jour de vendanges, 13 barriques de la sorte, 13,6% potentiel : bien plus puissant et plus concentré que le précédent, grosse tension, encore quelques arômes fermentaires de pomme verte, très bon.

Fût issu du 11e jour de vendanges, 13,7% potentiel : moins fermentaire que les précédents, belle aromatique avec beaucoup d’agrumes, citron, poire, moins tendu que le précédent, mais plus gourmand. Très beau aussi.

Fût demi-sec, 30gr SR, déjà 1 soutirage, 12,9% potentiel : belle aromatique très exotique avec du litchi, de l’ananas, de la pêche, très facile et gourmand mais manque un peu de tension.

Fût liquoreux 70gr SR : un fût qui se goûtait moins bien que les autres, pas encore assez avancé dans sa fermentation.

Fût liquoreux 100gr SR, 3 barriques ½ de la sorte : on ne sait pas encore si elles entreront dans le moelleux ou le moelleux réserve, très confit, exotique, ultra gourmand.

Fût liquoreux 130gr SR : plus frais que le précédent, poire, pêche, plus tendu et plus long, excellent.

Fût liquoreux 150gr SR : même série de fûts, plus sur l’abricot, encore plus concentré, léger côté exotique, très long, excellent aussi.

Fût liquoreux 200gr SR, 4 barriques de la sorte : nez un peu fermentaire, bouche à la fois exotique, gourmande, confite et fraîche avec de la poire, de la pêche. Encore un niveau au-dessus des précédents. Peut-être un fût des futures gouttes d’or. Mais s’il n’y en a pas, ça va donner un grand moelleux réserve 2015.

 

 

Foreau - Vouvray sec 2010

Couleur : paille.

Nez : peu expressif à l'ouverture de la bouteille mais bien mieux le lendemain, assez classique, citronné, un peu de poire et de coing. Un peu jeune pour être d'une grande complexité, mais tout est là pour l'avenir.

Bouche : là aussi elle ne s'exprimera pleinement que le lendemain, grosse acidité, superbe tension, minérale à souhait, mais c'est encore un peu jeune. Bonne matière. Dans un registre sec. L'aromatique est sur le coing, les agrumes avec des notes patissières qui me rappellent La Lune 2010 de Mark Angéli bue récemment. Un peu d'amertume en fin de bouche.

Finale : longue, très fraîche, superbe tension.

Note : 17,5/20. Un très bon vin, mais qui aurait besoin de quelques années encore pour atteindre son apogée.

foreau

Très bon article sur le domaine ici : http://maigremont.canalblog.com/archives/2010/08/07/18719677.html

 

 

Foreau - Vouvray moelleux reserve 2003 : (150gr SR) belle robe ambre clair, nez très expressif sur le miel, le coing, la mangue, l'ananas, un peu de noisette, de toffee, voire d'épices. En bouche l'attaque est vive, assez puissante avec une belle concentration, on retrouve les fruits du nez avec un côté fruits secs un peu plus marqué. Sur la fin de bouche et la finale le vin manque un peu d'acidité pour être parfait. La longueur est quand même bonne, le vin jamais trop lourd même avec ce petit manque de tension. Note : 18/20.

 

Clos Naudin, Vouvray moelleux reserve 2003 : couleur presque ambrée, superbe nez complexe, de thé vert, tilleul, abricot, orange confite, coing. Bouche qui semble avoir mangé un peu de ses sucres, pas très riche mais parfaitement équilibrée, à point, avec beaucoup de fraîcheur et d’élégance pour 2003. TB++.

 

 

Vouvray effervescent demi-sec 2009 : or pâle, nez sur la noisette, un peu de poire, de pomme et d'agrumes. Bouche gourmande, sucrée, encore sur la noisette, un peu briochée, mais manquant un peu de fraîcheur et d'acidité par rapport aux brut. Longueur moyenne. A garder pour le dessert. Note : 15/20.

 

Vouvray sec 2014 : regoûté en bouteille, la première a un nez étrange à l'ouverture (champignon ?) qui se dissipe très vite, puis nez moyennement expressif sur la poire, beaucoup d'agrumes. Bouche très vive, tendue, grosse acidité, sur le pamplemousse et le citron, appelle les fruits de mer en l'état. Finale longue, sur le pamplemousse avec de l'amertume. A attendre un peu pour que tout se mette en place, déjà pas si mal si on recherche la tension. Note : 16,5/20.

 

Sec 2013 : nez poire, pâte à pain, très floral, à peine miellé, bouche tendue, très sèche, avec une finale frangipane et poire. TB.

 

Moelleux 2009 : poire, brioché, a mangé pas mal de ses sucres, très belle acidité derrière. TB+.

 

Vouvray demi-sec 2005 : encore jeune, mais un peu entre deux âges, pas fruité éclatant, pas encore très tertiaire, finale un peu chaleureuse. B+.

 

Clos Naudin Vouvray demi sec 2011 : robe paille, le nez a des similitudes avec le Bouzeron pour le côté brioche, noisette, de la poire et un peu plus d’agrumes ici. Bouche vive, qui fait presque sèche, plus en tension que le Bouzeron, longueur moyenne sur l’amertume du pamplemousse. Il manque quand même un peu de gourmandise à mon goût pour un demi-sec. TB-.

 

Vouvray sec 2020 : fruité, très poire, un peu mûr, bouche avec de la tension, qui finit sur l'amertume. A attendre un peu. TB.

 

Sec 21 : tendu, un peu noisette évolution déjà, manque un peu de fruit.

 

Vouvray sec 2019 : plus caillou mouillé, plus tendu, minéral, finale très longue, amers nobles. TB+.

 

Vouvray demi sec 2016 : très caillou aussi, fruits frais, très long et minéral, peu de SR (18gr). TB++.

 

Vouvray moelleux 2018 : bel équilibre, fruits frais, manque un poil de tension pour être un grand millésime. TB+.

 

 

 

Visite chez Philippe Foreau, Domaine du Clos Naudin à Vouvray

Le domaine possède environ 12 hectares, dont la plupart sont situées sur la partie qui correspond au Mont d’Huet, donnant des vins particulièrement minéraux. Les vinifications sont très courtes, les vins sont mis en bouteilles en avril ou mai, après environ 6 moins de vieillissement dans de vieux fûts de 300L dont seulement 5% sont renouvelées chaque année. Le domaine essaye d’éviter la fermentation malolactique sur tous les vins pour garder le maximum d’acidité. Le côté gras et lacté comme le boisé peuvent convenir au chardonnay mais pas au chenin pour Philippe Foreau. Pas de cuvées parcellaires, le domaine préfère assembler pour que toutes les bouteilles vendues soient au minimum très bonnes, plutôt qu’il y ait de l’excellent et du « moyen ».

clos naudin foreau

 

Début de la dégustation dans les bureaux en attendant le maître

Brut 2010 : (6mois de fût + environ 4ans en bouteille avant d’être commercialisé) très vif, citronné, le millésime a donné une bonne acidité, très frais, un peu simple par rapport au brut réserve, mais efficace. B+.

Brut réserve 2007 : (même méthode que le 2010, mais 7ans en bouteille, il n’y a pas eu de simple « brut » sur ce millésime) robe plus foncée, nez brioché, un peu beurré, sur la frangipane, bouche très vineuse, bonne acidité, bulle fine, finale longue et citronnée. TB.

Sec 2012 : (bouteille ouverte 3j avant, Millésime « moyen », léger manque de maturité, 2,9gr SR, rendements assez faibles) Nez fruité, poire, citron, beaucoup de fleurs blanches. Bouche un peu maigre, sèche, citronnée, minérale, pas une grosse acidité mais probablement à cause de l’ouverture 3jours avant. Légers amers en finale. Le vin me semble légèrement passé.

Sec 2013 : (18hL/ha au lieu d’environ 38 à cause de la grêle sur le domaine, là aussi millésime manquant d’un peu de maturité, bouteille tout juste ouverte) Le vin est encore un peu austère, nez sur le citron, un peu de frangipane, très belle tension en bouche, minéral, finale saline assez longue. A attendre un peu mais il accompagnera parfaitement les fruits de mer dans quelques années. TB-.

 

naudin

 

Passage à la cave avec M. Foreau pour une dégustation de quelques fûts et quelques bouteilles :

Sec 2014 Lot n°3 fût 1 : (En 2014 les rendements ont encore été faibles, mais cette fois-ci à cause des drosophiles. M. Foreau est très inquiet de voir ces insectes revenir régulièrement les prochaines années. Il n’y a que du sec et de la bulle en 2014, mais la qualité est au rendez-vous)  Le lot n°3 est déjà issu d’un pré-assemblage. Plus de maturité que 2012 et 2013, on est autour de 5gr ici, plus de matière, un vin déjà gourmand et accessible, fruité et floral, avec une bonne tension. TB.

Lot n°3 fût 2 : le même sur un autre fût, plus « direct », plus tendu, tout en gardant le fruit du précédent. Très prometteur. TB+.

Lot n°2 : un lot plus austère, plus minéral, avec un peu moins de maturité, qui offre un peu moins de plaisir en l’état. TB-.

Lot n°1 fût 1 : lot présentant le plus de maturité avec un peu plus de 5gr SR/L, ce premier fût est fruité, floral, se rapproche du Lot n°3 fût 1 avec un peu moins de minéralité. TB-.

Lot n°1 fût 2 : floral et fruité comme le précédent mais plus tendu, plus proche du second fût du Lot n°3. Excellent, le millésime 2014 s’annonce supérieur à 2012 et 2013. TB+.

 

Demi-sec 2005 (bouteille ouverte depuis 3j) : un vin un peu plus évolué, très légères notes fumées au nez, amande, "fèves de tonka" pour M. Foreau, bouche encore assez jeune, le vin manque un peu de tension, "il se comporte bien mieux juste après ouverture, les vins du domaine ne doivent jamais être carafés".

Demi-sec 2005 (bouteille tout juste ouverte) : pour me le prouver on ouvre une bouteille, le nez est assez proche mais la bouche très différente, avec un meilleur équilibre ici, beaucoup plus d'acidité et de tension, finale plus longue. Une grande année. TB+.

Moelleux 2010 (ouvert depuis 4j) : (60gr SR) la bouteille a mieux tenu que le demi-sec 2005, le nez est encore sur le fruit mûr, coing, agrumes, fruits exotiques, on sent le millésime 2010 par une acidité très élevée, beaucoup de fraîcheur. Une future belle bouteille. TB.

Demi-sec 2003 (ouvert depuis 3j) : (23gr SR) on change de registre, robe plus évoluée, le nez peut rappeler des SGN alsaciennes d'après le producteur, avec un côté légèrement truffé, des fruits secs, en bouche on sent le millésime chaud avec un léger manque d'acidité, on sent bien les sucres du coup pour un demi-sec, mais la longueur est là. A marier avec du sucré-salé ou des plats épicés pour M. Foreau qui tient beaucoup à l'accord mets/vins. TB-.

Moelleux 2009 : nez sur le coing et la pomme bien mûre, bouche épaisse, concentrée, très mûre et à la fois portée par une grosse acidité pour le millésime, grande longueur. TB+.

Goutte d'or 2011 : (240 gr SR ?) après 1947 et 1990 c'est 2011 qui a été choisi pour faire une Goutte d'or, mais en quantité bien inférieure à 1990, d'abord parce qu'il y avait la possibilité de le faire, ensuite parce qu'il n'y en avait pas eu depuis longtemps mais aussi parce que beaucoup de producteurs ont décrié le millésime et ont vendangé un peu tôt. Au Clos Naudin on a pris le risque d'attendre une semaine supplémentaire, et ça a payé. M. Foreau me dit que le seul millésime où il regrette de ne pas avoir fait une goutte d'or est 1989, mais la réserve 1989 est l'une des meilleures selon lui. Belle robe dorée, nez expressif, sur le fruit mûr, avec des fruits rouges, de la pomme, des fruits exotiques. La bouche est épaisse, sirupeuse, mais finalement légère pour du 240gr de résiduel, avec une bonne acidité, facile à boire. Très belle longueur. Bien sûr ça manque un peu de complexité par rapport à ce que ça donnera dans quelques années, mais c'est déjà excellent. TB+.

Un grand merci au domaine pour cet accueil !

 

 

Clos Naudin - Vouvray demi-sec 2017 : Couleur dorée, nez sur la pomme au four, le coing, la noisette. La bouche est très légèrement sucrée, facile d’accès, peut-être un peu simple, mais efficace. TB.

 

Clos Naudin - Vouvray moelleux 2009 : Couleur presque ambrée, nez sur la pâte de coing, l’abricot, le miel, un peu d’évolution noisette. Bouche qui reste assez digeste, pas trop sucrée, complexe, fraîche, qui manque un peu de longueur par rapport aux grandes bouteilles du domaine. TB.

 

Clos Naudin - Vouvray moelleux reserve 1989 : (bouchon en forme, ouf !) Couleur bien plus claire, le nez est très frais et aérien, miel, thé vert, zestes d'agrumes, fruits confits aussi bien sûr, assez subtil. La bouche est aérienne, pas trop sucrée, avec une belle acidité, encore de la jeunesse, une petite touche champignon-cèpe me gêne un peu pour être parfait et je suis peut-être resté bloqué dessus. Mais sinon un très beau liquoreux, qui se dévoile petit à petit. On me souffle dans l'oreillette encore mieux le lendemain. TB++.

 

Foreau, Goutte d'or 1990 : couleur de PX, nez fruits confits, figue, datte, pruneau, café, coing. Bouche très concentrée, sirupeuse, mais grosse acidité, le tout est bien équilibré, dans un style très concentré, qui tire doucement sur l'essenzia. Exceptionnel.

 

Clos Naudin Foreau, Vouvray méthode traditionnelle Extra-Brut 2019, bulle sèche et tendue, un peu vineuse, qui a bien rempli son rôle de réveiller les papilles à ce moment-là de la soirée. TB.

 

3 octobre 2012

Louis-Claude Desvignes (Villié-Morgon) ****

Le domaine de 11 hectares est désormais géré par les enfants Claude-Emmanuelle et Louis-Benoît. Le domaine est en cours de certification bio, les vins sont élevés en cuves ciment. Ils gardent toujours beaucoup de fruit et de pureté. La Côte du Py présente souvent plus de tannins que Javernières et doit être attendue. La cuvée Les Impénitents est incontestablement l'un des plus grands vins du Beaujolais.

 

 

Louis-Claude Desvignes - Morgon La Voûte St Vincent 2009

Couleur : grenat, reflets violets.

Nez : très ouvert et très fruité, sur la cerise croquante et légèrement sucrée. Pas très complexe, mais une vraie gourmandise.

Bouche : dans la lignée du nez, tannins très légers, pas une grosse matière ni beaucoup de complexité, mais très facile à boire, très gourmand.

Finale : longueur correcte.

Note : 15/20 Un petit vin qui m'a donné beaucoup de plaisir.

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Informations complémentaires : Le domaine est situé à Villié-Morgon, sur le lieu-dit de Morgon. C'est l'un des meilleurs domaines du Beaujolais (avec Bouland et Burgaud pour le Morgon). Louis-Claude est depuis peu relayé par ses enfants Louis-Benoît et Claude-Emmanuelle.

 

 

Autres vins du domaine, goûtés lors du salon RVF 2012 :

- Morgon Côte du Py 2010 : de beaux fruits noirs, plus de matière que la Voûte Saint Vincent bien que 2010 soit beaucoup plus frais que 2009, bientôt prêt à boire. Note 16/20

- Morgon Javernières 2010 : Desvignes est l'un des rares domaine où la Javernières est une cuvée plus puissante, plus tannique que la Côte du Py, vin un peu fermé avec une grosse matière, fait pour la garde. Très beau potentiel. Note 17/20

- Morgon Les Impénitents 2010 : Encore plus puissant, plus tannique que Javernières, un côté épicé qui fait penser au Rhône. On est à l'extrême opposé du stéréotype Beaujolais. Grand potentiel aussi. Note 17/20

 

Morgon Voute St Vincent 2016 : (fond de bouteille) petits fruits rouges acidulés, moins gourmand que le 2009, plus maigre et acide, belles notes poivrées en finale, fin et très frais. B+.

 

Morgon Voute St Vincent 2018 : tout en fruit (plutôt fruits noirs), très juteux et gouleyant. B+.

 

Morgon Côte du Py 2018 : aromatique proche, mais plus de volume, tannins encore un peu serrés, taillé pour la garde, beau potentiel. TB.

 

Morgon Javernières 2018 : proche du précédent, mais tannins plus fins, déjà très accessible et délicieux en l’état, belle fraîcheur dans le fond. TB+.

 

Voute st vincent 2020 : toujours plein de fruit, fin, peu tannique, frais, fruité, un peu de fond quand meme. TB.

 

Voute 2024 : léger, fruité, manque un poil de maturité.

 

Impénitents 16 : couleur assez claire pour la cuvée, nez qui pinote un peu, mais aussi épices et de plus en plus fumé, voire cendré. Bouche avec un peu de gaz, en tension, acidité élevée, du fond, un peu austère avec des tannins serrés. Apparemment un vin qui était superbe les premières années, qui semble désormais un peu dur et austère mais avec du fond, à voir dans quelques années désormais. TB.

 

Desvignes, Morgon Javernières 2010 : (Semi-carbonique. Neuf mois cuves ciment) Couleur sombre, pas vraiment évoluée pour 2010, nez encore jeune, pas vraiment sur le fruit de la jeunesse, mais plutôt sur du cuir. Bouche avec du volume, une certaine puissance, mais des tannins fins, encore jeune et avec une bonne fraîcheur. Très beau vin, qui appelle la table. Il a déstabilisé tous ceux qui n’ont pas l’habitude des beaux gamays avec un peu d’âge. Merci Bertrand. TB.