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Mon carnet Vin
7 septembre 2025

Jardins Esméraldins / Jardins de la Martinière (Coutures) ***

 

Domaine de 5ha, situé à Coutures, près de Saumur-Brézé. Xavier Caillard a subitement arrêté son domaine Les Jardins Esméraldins en 2016 (le domaine avait été créé fin des 1990', après la rencontre de Mark Angéli - vins naturels avec des élevages très longs). Il a retrouvé un repreneur idéal en 2018, Kaya Tsutsui, un japonais issu d'une famille d'importateur. Le domaine est renommé Jardins de la Martinière. Il est notamment aidé par Hirotake Ooka (Grande Colline à Saumur).

 

 

Jardins de la Martinière, X/Rg Rouge 2014 : (vinifié par Xavier Caillard, 10 jours macération grappe entière. 4ans cuves + 4ans fûts. Embouteillé en 2022 par les repreneurs) couleur sombre avec un peu de dépôt, nez qui fait vieux cabernet, on lui donnerait 20ans de plus, très champignon, sous-bois, saucisse fumé, un peu poussiéreux à l'ouverture. Bouche sur les arômes du nez, pas spécialement nature, semble légère en alcool, pas de poivron du tout, avec des tannins encore un peu marqués et rustiques, on se dit qu’il serait bien de le faire vieillir encore un peu à ce niveau-là, mais en même temps ça manque un peu de fruits frais, il y a quand même de la longueur et de la complexité, un peu l'impression de boire un très vieux Médoc. Plutôt intéressant, même s’il manque un peu de fruit à mon goût. TB-.

 

Jardins de la Martinière, Akane no oka Vin de France rouge 2019 : Couleur assez claire, nez réduit à l'ouverture, avec aussi de la volatile et beaucoup de colle scotch. Bouche bien perlante, pas très nette non plus, réduit, volatile. Ne tient pas une longue ouverture non plus. Bref, pas grand chose qui va sur cette bouteille-là.

 

16 août 2025

Dennis Borchia (Vénétie) ***

 

Dennis Borchia - IGT Veneto Pievica 2023 : (membre du PIWI, association allemandes des cépages résistants. Donc des hybrides : bronner et johanniter. 13,5%. Fûts français et hongrois de 350L)  Couleur bien dorée, nez expressif et mûr, sur les fruits jaunes, le miel, l'acacia, le malt caramélisé, un peu d'élevage vanille, coco. Bouche ample, grasse, texture presque huileuse, et en même temps grosse acidité qui l'empêche d'être lourd, encore un peu d'élevage aussi. Ca a besoin de se fondre. La finale est longue avec de petits amers, un peu plus citrique et moins marquée par l'élevage. Clairement taillé pour la table. Difficile de penser à des cépages hybrides. TB.

 

Dennis Borchia, Rosso delle More 2024 : (cépage Julius + corvina et sangiovese) Couleur grenat, nez très simple, fruit rouges et noirs, un peu épicé, touche rustique. Bouche peu tannique, très simple, un peu "primeur". B.

 

20 septembre 2021

Domaine de Cassiopée (Sampigny-les-Maranges) ***

 

Domaine de 5ha créé en 2020 par Hugo et Talloulah Mathurin, deux anciens ingénieurs en agronimie et oenologue. Après de beaux stages, chez JM Roulot entre autres, ils parient sur Maranges, secteur frais, commencent la conversion en bio... Un projet extrêmement prometteur. Les premiers jus sortent mi-2021.

 

 

Domaine de Cassiopée - Aligoté mitacherie 2020 : un aligoté avec de l'énergie, de la matière (rendements faibles), de la puissance, une finale minérale, saline et précise.

Hautes Côtes de Beaune Bl Les Côtés 2020 : plus de gras sur le chardonnay bien sûr, un peu plus proche du nature mais sans défauts, même finale saline, caillouteuse, précise.

Hautes Côtes de Beaune rouge Les Côtés 2020 : assez clair en couleur bien que ce soit vendangé assez tard pour 2020, peu extrait, en finesse, belle pureté de petits fruits rouges, bouche fraîche acidulée, toujours cette trame saline, caillouteuses, aux tannins encore un peu serrés mais qui donnent de l'allonge. Un vin pointu, pour amateurs avertis. Très beau niveau d'ensemble pour un premier millésime.

 

Hautes cotes de Beaune bl 2020 : quelques mois après, nez assez pur fruits blancs, bouche qui manque de tension, acidité faible sur ce millésime chaud. B-.

 

Hautes cotes de Beaune blanc 2021 : nouveau millésime, plus convaincant que le 2020. Un peu de gaz à l'ouverture. Nez avec un peu d'élevage, gourmand, beurré, pâte d'amande, citron confit. Bouche avec du gras, de la rondeur, un peu d'élevage, petite sucrosité presque, pas trop haut en alcool, garde ce qu'il faut d'acidité pour rester équilibré, on y retourne facilement, la finale manque un peu d'allonge et de tension pour aller plus loin. TB-.

 

 Cassiopée - Hautes Cotes de Beaune rouge Les Cotés 2021 : beaucoup de gaz, couleur très claire, nez de petits fruits rouges, floral. Bouche légère, acidulée, pas beaucoup d’épaisseur, petite volatile, facile à boire. B+.

 

Aligoté Gerlieu 2022 autolyse énergique très bon. Aligoté Gerlieu 2023 autolyse aussi, grosse tension, on sent l’élevage prolongé façon joli jura ouillé, très long, top. Les Côtés 23 chardonnay, joli aussi un peu plus gras que l’aligoté. Les Côtés rouge 23 ?, Gerlieu 24 et Maranges Vignes centenaires 24 plus simples, même si rien de mauvais, fruités et frais, le dernier encore un peu jeune bien sûr.

 

 

12 décembre 2023

Domaine Chanterêves (Savigny-les-Beaune) ****

 

Chanterêves - Bourgogne hautes côtes de Beaune "Paris l'hôpital" 2018 : couleur sombre pour un pinot, nez bien réduit à l'ouverture mieux après carafage, toujours un peu animal, fruits noirs, un petit côté colle. Bouche serrée, du volume, concentré, puissant, grosse acidité derrière, pas très élégant. Finale encore trop tannique, à attendre. B-.

 

Chanterêves - Bourgogne Hautes côtes de Beaune rouge "paris l'hopital" 2020 : (au restaurant Table du square) Vin nature, manque un peu de précision, volatile un peu haute, juteux et frais par contre, facile, pas forcément un grand fond derrière, on se demande s'il ne va pas vite partir en souris, finale pas très propre. B.

 

Aligoté 2023 Bas es Ees superbe d’énergie et de profondeur, travaillé en autolyse façon Lalou. Chardo Monts de Fussy 23 un côté ananas, moins d’autolyse, plus simple. Savigny blanc 23 un côté autolyse grillé marqué mais qui manque un peu de nuances pour chipoter par rapport à l’aligoté. Savigny Rouge 2023 superbe jus de fruit très floral, évident.

 

7 mars 2024

Arnaud Lopez - Maison Pinot Noar (Nuits-St-Georges) ***

 

Employé du domaine Prieuré-Roch depuis 2007, Arnaud Lopez monte en parallèle son petit négoce en 2018. Il achète uniquement des raisins bio auprès d’amis qui le laissent s’occuper des vignes. Tout est vinifié grappes entières, sans intrants, sans sulfites, sans bois neuf, avec des macérations plutôt longues.

 

 

Arnaud Lopez - Pinot Noar 2022 Hautes Côtes de Nuits : couleur très claire encore un peu violine sur les contours, nez très propre et très ouvert dès l’ouverture, très fruité, marqué cerise rouge, fraise, annonce un vin croquant. La bouche présente une petite pointe de gaz à l’ouverture, très fruitée aussi, le fruit croquant annoncé par le nez est bien là, très cerise, fruit frais à peine sucré, comme peut l’être un pinot sur fût par exemple, léger en alcool (12,5%), frais. La finale est par contre étonnamment resserrée par des tannins qu’on n'attendait pas. Ils donnent un peu de caractère, d’allonge, voire une impression de profondeur à ce vin qui était un jus de fruit facile et assez simple jusque là. C’est au final un joli vin sur lequel on retourne facilement. Le lendemain, il n'a pas bougé. A voir désormais s’il peut vieillir un peu. TB.

 

 

Rosé 24 (saignée du blouge) rosé un peu coloré et trouble, rose orangé, dense, vineux. Savigny Rouge 2024 nature propre, léger en alcool, reste assez simple. Rien de mauvais, mais pas de coup de cœur.

 

9 octobre 2025

Maison Maenad (Orbagna) ****

 

Katie Worobeck, canadienne d'origine, est une ancienne stagiaire (2017) de JF Ganevat, ayant d'abord travaillé en Afrique du Sud et au Canada. Elle monte ensuite son domaine (premier millésime en 2019) qu'elle agrandit en 2022. Elle possède aujourd'hui de 3ha dans le Sud-Jura. Vins naturels.

 

 

Maison Maenad, De l'avant Côtes du Jura 2021 : (chardonnay, Aux Varrons) Couleur or pâle, claire pour la mouvance "nature". Nez assez classique de la nouvelle vague jurassienne, citron confit, très légère autolyse, floral, toute petite touche de volatile qui reste dans le fond. Très léger perlant en bouche à l'ouverture, c'est léger en alcool (11,5%), demi-corps, joli peps, plutôt sur la tension, très léger gras qui donne aussi une texture agréable, sur le citron confit, le yuzu, finale longue et salivante, sensation minérale, très digeste, élégante. On est proche des Labet, Ganevat...avec moins d'opulence (le millésime joue aussi) mais aussi un peu moins d'intensité du coup. Ca reste propre et pas trop funky même le lendemain. Un "nature" maitrisé, avec du fond, très joli. TB+.

 

 

Tout est prélevé en cours d’élevage. De l’avant 2023 un peu mou, simple, pas autolyse (très différent du délicieux 2021 - apparemment même vinif mais la parcelle a changé). Réveil Spectral savagnin beaucoup mieux, autolyse plus marqué, surtout plus de tension et de fond. Drole de tendresse poulsard 2025 bof, ciel du ciel pinot noir 25 souris, Sous l’ombrage trousseau 25 bof, L’Etre syrah Rhône nord 25 bof. Gamme décevante ce jour-là, mais à regoûter sur des vins finis.

 

6 décembre 2024

Phelan Farm **** et Pedrasassi **** (Californie)

 

Rajat Parr se concentre désormais sur Phelan Farm. Il a laissé La Côte, Sandhi et Piedrasassi à Sashi Moorman.

 

 

Phelan Farm (Californie), Brij Albarino 2023 Santa Barbara County (100% albarino) : (domaine conseillé par Rajat Parr, achat de raisins en biodynamie sur cette cuvée. Elevage sur lies) Couleur or et trouble, nez un peu nature, fermentaire, pomme, levure, citron confit. Très belle bouche surtout, qui attaque très droite, citronnée, précise, aucun exotisme pour un albarino, elle finit très salivante, le côté enveloppant arrive sur la fin de bouche, c'est très appétant. Clairement en plein dans le thème pour tout le monde. TB+.

 

Phelan Farm, Autrement 2022 San Luis Obispo : (gamay, mondeuse, pinot) couleur claire, nez très floral, fruits rouges, infusé, quelques épices, Bouche légère, 12%, très épuré, fruité et floral pur, fond très caillouteux, tout en allonge, très long et salivant, un vin d'esthète. TB++

 

Chardonnay 2024 sur la tension, un peu jurassien dans l’esprit. Savagnin 2024 vieux savagnin verts, très jurassien, grosse tension, ultra salivant, pas forcément très autolyse, peu de gras, très pur et vibrant. Trousseau 2025 superbe jus de fruit, éclatant. Mondeuse 2025 moins en place, serrée, compliquée. Autrement 2025 encore un peu serré, à attendre un peu.

 

 

 

Piedrasassi, Santa Barbara County syrah 2021 : (domaine de Rajat Parr et Sashi Moorman) une syrah qui n'est pas sur granit ici, mais travaillée sur la fraîcheur, sulfitée à la mise uniquement, sans bois neuf, à la couleur sombre, au nez très syrah de lard fumé, d'olives noires voire d'anchois. Une bouche fraîche, avec une belle acidité, pas très tannique, à la limite de la sous-maturité pour certains, mais qui semble très saline et umami, poivrée aussi, très salivante, bien marquée par les olives noires. Encore plus umami que le Cornas de David Reynaud. TB+.

 

9 juillet 2019

Philipp Kuhn (Allemagne - Palatinat) ***, Wasenhaus ****

Philipp Kuhn - Riesling "Vom Kalksteinfels" trocken 2017 : (AP n°23, VdP Ortswein, sols calcaires, assemblage des parcelles grands crus Steinbuckel et Kirschgarten à Laumersheim) Couleur entre or et or pâle, intense pour un riesling 2017 élevé en cuve, nez sur un fruité plutôt mûr, fruits jaunes, melon, miel, citron vert, peu voire pas de pétrole, puis au réchauffement un peu de soufre. Bouche tendue, épaisse, citronnée, beaucoup de gaz à l'ouverture (capsule vis), complètement sèche, avec le côté fruits jaunes et miellé du nez. Une pointe citrique en milieu de bouche me fait penser à un vin corrigé en tartrique. Finale de longueur moyenne, citronnée, où on retrouve ce côté soufré. Avis mitigé pour ce vin qui certes pour 12€ fait le job, mais qui me semble par moment un peu techno, ou alors l'élevage court en cuve inox n'est pas adapté à la matière trop riche (rendements faibles à cause du gel de printemps) ? Toujours difficile à savoir avec les vins qui nous sont étrangers... Note : 14/20. A noter : belle amélioration 48h après ouverture.

 

 

 

Hansen-Lauer  (Allemagne - Moselle) ** - Bernkasteler Graben Riesling Spätlese 2009 : (AP 04) Couleur dorée, nez de pétole, de pierre fumée, toasté, fruits exotiques et miel derrière. Bouche légère, un peu molle mais facile à boire, pas mal de sucres, fruits exotiques, léger perlant. Finale courte. B.

 

 

Wasenhaus (Baden) **** - Gutedel 2019 : (chasselas) couleur trouble, nez fermier, pomme blette, cidre. Bouche clairement nature, perlante, cidre. Seul point positif à 10% c'est léger, très digeste. Finale courte, pas grand fond. Moyen.

Wasenhaus - Spätburgunder 2022 : (pinot noir)  couleur rubis, nez pas spécialement nature, beau fruité, fraise écrasée, pivoine, bouche gourmande, peu d'alcool, peu de tannins, très juteuse, beau fruité, floral, fraise, bonne fraîcheur dans le fond, pas ultra long, mais très efficace, beaucoup d'élégance et d'évidence. TB+.

Pinot blanc 2024 bof, chardo 2024 vif, mieux, chardo Hohlen 24 fumé, minéral, plus complexe mais un peu plus mou, Grand Ordinaire 25 léger facile, Spatburgunder 2024 là on rentre dans du grandiose, un nez de fruits rouges façon Sonoma, de rose, bouche ultra juteuse, évidente, soyeuse, fraîche, Kalk 2024 pinot noir plus d’acidité et un peu plus serré en finale, intéressant mais moins de plaisir immédiat, Hohlen 2024 proche du Spät avec plus de volume, encore plus long. De grands pinots noirs.

 

 

Hanspieter Ziereisen *** - Spätburguner Tschuppen 2020 : couleur rubis foncé, très joli nez sauvage, fruits rouges des bois, ronce, pas de bois. Bouche un peu dure, serrée, peut-être un peu trop extrait, taillée pour la garde même pour l'entrée de gamme. Joli potentiel. B+.

Ziereisen, Gutedel Jaspis 10hoch4 Alte Reben 2021 : (à Baden, chasselas, en 650L pendant 22mois. Domaine historique, spécialiste du pinot noir, qui depuis quelques années veut produire des grands chasselas, "cépage d'avenir qui atteint son pic de maturité autour des 11% d'alcool et ensuite ne bouge plus" selon le producteur) Couleur or, nez qui embaume la pièce de pétard, poudre à canon, façon Leroy/Auvenay, tellement marqué par cette autolyse qu'on ne sent absolument que ça. Idem en bouche, difficile de sentir autre chose, le seul point positif c'est que le vin est à 10,5% tout en ayant du corps, mais il n'y a clairement pas l'intensité d'un Auvenay, le vin est vite écœurant. Aucun terroir ressenti. On est vraiment tombé dans la caricature. Le fond du lendemain était pareil. 100/100 Lobenberg et 125€ la bête de concours...

Ziereisen, pinot noir TS 2023 : pinot un peu brouillon, mûr, mais acidité élevée, un peu volatil, un peu de bois en finale, pas convaincu.

 

31 octobre 2021

Klaus Peter Keller (Rheinhessen) *****

 

Klaus Peter Keller et sa femme Julia ont repris le domaine familial (d'environ 18ha aujourd'hui) à Flörsheim-Dalsheim à la fin des années 1990. Après avoir fait son stage en Bourgogne et notamment chez Armand Rousseau, Klaus Peter Keller continue de s'y rendre deux fois par an pour échanger des bouteilles avec les plus grands vignerons (Pierre Duroché...). Il a été l'un des premiers en Rheinhessen à croire au potentiel du pinot noir avec le réchauffement climatique. Il produit désormais de grands vins rouges très "bourguignons" dans l'esprit (avec une partie de vendange entière, peu de bois neuf). Il a continué à améliorer les rieslings secs, à la profondeur exceptionnelle. Sa célèbre cuvée G-Max (G pour son grand-père, Max pour son fils) est apparue en 2001. C'était au départ son vin de table, que tous ses amis ont voulu lui acheter. Il raconte que pour être "tranquille", il a fixé un prix exorbitant... Il est aujourd'hui considéré par beaucoup comme le plus grand vigneron allemand.

 

 

 

KP Keller - Riesling Trocken Von der fels 2016 : (AP 13) Couleur claire, nez pétrole, minéral, citron confit, pamplemousse. Bouche perlante, très minérale, tendue, sûrement 3-4gr de SR, sur les arômes du nez, pas une grosse matière, bonne longueur. Belle "entrée de gamme" au style Keller, guère étonnant avec quelques vignes de Morstein et Kirschpiel dans l'assemblage. TB.

 

 KP Keller - Spätburgunder S trocken 2013 : (AP 40) Couleur claire reflets oranges. Nez expressif, cerise griotte, framboise, pointe florale, touche fumée avec l'ouverture (viande fumée). Bouche légère, presque sans tannins, quand même de l'épaisseur, assez ronde, très léger boisé bien intégré. Finale un peu courte, mais un vin très facile à boire, on se ressert très vite. TB.

 

Keller - Kirchspiel riesling GG 2016 : (Rheinhessen.AP n°30. 13%) Couleur à peine plus dorée, nez plus fermé qu’il faut aller chercher, moins fruité, plus minéral, ne pétrole pas trop là non plus. Bouche plus puissante, un peu plus de volume, encore jeune, plus sèche et encore plus minérale, une certaine austérité mais très noble. C’est surtout sur la finale qu’il impresionne et qu’on sent le potentiel, encore plus longue et plus tendue que le Prager, très caillou. Sûrement plus grand que le précédent, mais a besoin d’un peu plus de temps. TB++.

 

Keller - Kirchspiel riesling GG 2020 : (AP24, 12,5%) Couleur or pâle, nez très citron, citron vert, zestes, pointe résine, pas trop pétrole. Bouche pleine d'énergie, très tendue, sèche, grosse acidité, zestes, citron, beaucoup d'amers nobles, trame calcaire derrière, finale très longue, parfaitement équilibrée, déjà délicieux en l'état. Et dire que c'est trop jeune... TB++.

 

Keller Kirchspiel GG 2021 : pointe de SR probablement, attaque fruitée, assez gourmande, finale plus tendue, zestée, citron vert, très joli, à attendre un peu dans l'idéal bien sûr. TB++.

 

Keller - Riesling limestone Kabinett 2018 : (AP 06) très clair, très perlant, semble assez peu sucré, très tendu, citronné, frais, 9% d'alcool, se boit tout seul, simple mais très précis. TB.

 

Keller, riesling limestone 2020 : (AP03, 10%) beau riesling, un peu pétrole, tendu, citronné, probablement 6-9gr de SR environ, frais, très belle entrée de gamme. TB.

 

Limestone Kabinett 2021 : très tendu, peu d'alcool, minéral, équilibre parfait. TB+.

 

Keller - Bürgel pinot noir GG 2020 : (AP 17) Couleur claire, nez un peu réduit à l'ouverture, léger élevage tosté. Bouche par contre très élégante, pure, fruitée, fraîche, acidité assez haute, joli fond minéral, long, salivant. TB++. Une autre bouteille plus tard était très claire, toute en fruit, finesse extrême, ultra buvable, fleurie, évidente, moins d'élevage, peut-être un peu moins de tension en finale. TB++.

 

Keller Rieslaner Auslese 2021 : (demi-bt) couleur or, nez très fruits exotiques frais, mangue, ananas, bonne acidité et peu d'alcool en bouche, très gourmand, frais, exotique, pas très long mais efficace. TB+.

 

Keller, Weissburgunder & chardonnay 2023 (AP 07)   Rheinhessen : (cuvée d’entrée de gamme de la légende allemande du riesling sec. Plusieurs parcelles, majorité d’argilo-calcaire. 60% pinot blanc 40% chardonnay environ. Elevage 2/3 en cuves et 1/3 vieux fûts)  Couleur claire, nez citronné, floral, petite touche abricot. Bouche très fraîche, pas beaucoup de corps ni d’alcool, pas de gras, en tension et en fraîcheur, parfait pour réveiller les papilles. TB.

Keller, Weissburgunder & chardonnay 2023 (AP 07)  Rheinhessen : comme la semaine précédente, une entrée de gamme sur la fraîcheur, salivante, avec un petit grillé des lies cette fois-ci, ainsi que des notes qui rappellent l’ananas au fur et à mesure que le vin prend l’air et se réchauffe. TB.

 

3 avril 2026

Pouillon & Fils (Mareuil-sur-Aÿ) ***

 

Pouillon & Fils - Grande vallée : (2023 majoritaire + 2022 et vins de reserve) Champagne mûr, même si pas très haut en alcool, déjà patiné et très accessible, marqué par les pinots, vinif un peu nature avec de l'autolyse et une légère volatile, sans aller trop loin, donne du peps, reste propre même le lendemain. Très belle entrée de gamme. TB.

 

Pouillon R. et fils - Coteaux champenois blanc les blanchiens Mareuil 2019 : (50% chardo 50% pinot noir) Couleur claire, nez de chenin sur la poire, pâtissier, petit élevage bien intégré. Beau volume en bouche, attaque un peu ronde, grasse, pointe de sucrosité mais très vite finale tendue, salivante, acidulée et amers nobles qui donnent envie d'y retourner. TB+.

 

R. Pouillon & Fils - Champagne brut reserve : (base 2015, 3,5gr) Couleur à peine saumonée, nez framboise, frangipane, pain grillé, fruits secs, joli, bouche avec une bulle très fine, encore du fruit, bulle patinée, finale longue crayeuse, belle maturité des raisins, gourmand et tendu à la fois. TB++.

 

3 août 2020

Whisky Zagat (France) **

 

Whisky Zagat (à Zagat, Ardes-sur-Couzes dans le Cézallier). Micro-production.


Goûté en 2026 (tous des 6-7ans environ)

 

Grains mêlés 53,2% (fût de Maury) : jolie texture épaisse, presque huileuse, sinon porté céréales, manque un peu de complexité, alcool moins bien intégré que les suivants.

 

Triticale malté 51,5% (fût chataignier, rebrûlé) : pas vraiment tourbé, mais plutôt fumé, un peu viandé façon Mezcal, complexe, assez fin et long, alcool bien intégré, très bon.

 

Orge tourbé 51,3% : tourbe assez légère au nez, un peu plus présente en bouche, reste assez fin et bien fait.

 

19 septembre 2013

Distilleries - Pays autres

31 octobre 2024

Domaine de l'Austral (Doué-en-Anjou) *** et Dominique Dufour

 

Domaine d'environ 6ha créé en 2016 par Pauline Mourrain et Laurent Troubat suite à la reprise du château Tour Grise de Philippe Gourdon sur le Puy Notre Dame. Travail en bio, vinifs peu interventionnistes. Les rouges sont infusés (grolleau, pineau d'aunis) et les blancs combinent maturité et tension.

 

 

Domaine de l'Austral - Saumur blanc Treillaujeard 2022 : (grosse cuvée de blanc du domaine. Parcellaire, 100% chenin d'une quarantaine d'années sur la Cerisaie, exposition Nord, sols calcaires principalement. Elevage 1an jarres en terre cuite. 15mg SO2 total) Couleur or, joli nez dès l'ouverture bien typé chenin, avec de la maturité, poire, miel, fruits jaunes, mirabelle, pas du tout typé nature. La bouche est riche, belle matière, mûre, poire, miel, acacia, bonne acidité à l'attaque et en milieu de bouche, la finale est par contre sur des amers un peu trop marqués, l'alcool prend le dessus sur ce millésime solaire, il manque un peu de salivation. Mais ça semble aussi un peu jeune, à voir ce que ça va donner dans quelques années. B+

 

 

 

Dominique Dufour, Les Aussigouins Expecto R 2023 : (chenin, domaine à Rablay-sur-Layon, en nature. 12%) Couleur or pâle, nez avec une légère autolyse, citron, avec l'ouverture quelques fruits exotiques, joli surtout après 1h d'ouverture, très propre. Bouche avec un léger perlant à l'ouverture mais qui part assez vite, légère en alcool, demi-corps, sur une légère autolyse, plus citronnée que le nez, le fruit exotique est un peu plus en retrait, finale un peu courte, presque un peu diluée, pas une grosse salivation. Mais c'est très propre, digeste, facile à boire. B+.

 

16 juillet 2020

Clos des Grillons (Rochefort-du-Gard) **** et Clos Bellane (Valréas) ***

 

Ancien professeur d'histoire, Nicolas Renaud quitte l'éducation nationale en 2006 pour vivre de sa passion. Le domaine grandit petit à petit et atteint aujourd'hui 14ha. Eleve d'Eric Pfifferling (domaine de l'Anglore), il travaille en biodynamie et vinifie avec des doses très faibles de SO2.

 

 

Clos des Grillons (Nicolas Renaud) **** - Calcaires 2019 Vin de France : (95% grenache, 5% cinsault) Couleur rosée, nez sur l'orange sanguine, la fraise, la pâte d'amande, la rose, fait penser à un rosé légèrement sucré. La bouche est plus décevante, assez sucrée, manque de peps et de fraîcheur, vite écoeurante, avec une amertume élevée en finale. B-.

 

 

Oeillets rouge 2018 : (grenache) Beaucoup de gaz à l'ouverture, couleur rubis un peu trouble, nez plein de fruits rouges, petite volatile, floral/végétal (grappe entière ?). Bouche légère en alcool, bonne acidité, pas trop de sucrosité, propre, assez simple, mais digeste facile à boire. TB.

 

Pointue 2023 : (grenache + 8 autres) tout juste mis en bouteille, encore un peu de gaz, a besoin de quelques mois pour se mettre en place, très beau fruité, assez coloré pour Grillons, moins infusé que d'autres millésimes mais reste frais et équilibré. TB.

 

Esprit Libre 2023 : rosé clair muscat-cinsault, équilibre d'un blanc avec une belle acidité, joli volume en même temps et de la longueur, fruité sans être trop aromatique. Besoin de dégazer à peine à l'ouverture, à boire assez vite (souris qui peut arriver si très longue aération). TB.

 

Calcaires blanc 2023 : blanc aromatique, floral, arlequin, anisé, bouche vive, bonne acidité, reste assez frais sans trop d'alcool, juste un peu trop aromatique en l'état sur le côté exubérant de la jeunesse. B+. Quelques mois plus tard, aromatique, pas d'acidité, très amande, pomme blette. B.

 

Tavel 2023 : rosé foncé, qui sent la grenadine, la fraise, un peu de gaz à l'ouverture mais part vite, très propre ensuite. La bouche est haute en alcool (14%), pas une haute acidité, à boire assez frais, le fuité exubérant le rattrape bien. B+.

 

Une île 2025 : (mourvèdre) entre rosé foncé et rouge très clair, avec une robe un peu orangée aussi. Joli nez dès l'ouverture, une touche bonbon arlequin, rose, beaucoup d'orange sanguine, marmelade. Bouche plutôt esprit rosé, peu tannique, mais quand même du corps, de la puissance, à servir assez frais, un peu d'épices, un vin un peu OVNI mais très bien maîtrisé, bon équilibre entre fraîcheur et caractère. A boire vite après ouverture par contre. TB.

 

 

 

 

Clos Bellane

 

Côtes du Rhône Valréas Pureté 400 2018 : (100% grenache, en altitude, autour des 400m, réalisée uniquement lorsque le millésime le permet) Couleur grenat, nez bien typé grenache, garrigue, fruits rouges, épices. Bouche avec de la puissance, une acidité élevée, pas très dense pour un grenache mais plutôt demi-corps, avec des tannins qui serrent un peu et allongent la finale. Beaucoup de fraîcheur, même un peu d'austérité, le fruité manque un poil d'éclat en bouche. C'est mieux après une bonne ouverture. Ca reste une belle interprétation de Valréas, bien plus en fraîcheur que le reste de l'appellation. Il peut encore vieillir. TB.

 

25 octobre 2023

Domaine des Cavarodes (Cramans) ***

 

Domaine des Cavarodes - Etienne Thiébaud

 

 

Salon Nez dans le Verre

IGP Franche Comté 2019 simple, vif, mais un peu de colle sur la finale. Savagnin cuvée 2018, légère macération ? pas très propre, acétate. Des blancs border mais ce sera mieux en rouge. Pinot noir lumachelles 2020 un peu grillé/réduit, beau jus en bouche, propre, prometteur. Trousseau lumachelles 2020 assez marqué orange sanguine, solaire avec un côté presque Rhône sud infusé, mais c’est propre, gourmand, fin, ça reste digeste et propre.

 

 

Cavarodes - Arbois Trousseau du messagelin 2019 : gaz à l'ouverture et très vite goût de souris. 1e rencontre ratée. Moyen.

 

Cavarodes, Ostrea Virgula Côtes du Jura 2022 : (savagnin ouillé) couleur or, nez très autolyse, citron confit, volatile, fruit mûr, petite touche vernis. Bouche très énergique, clairement nature autolyse, mûre, dense, pas forcément haute en alcool, très salivante, très longue, rappelle Labet, voire L'Apollin. On sent clairement le parti pris de vinif. Très bon dans ce style. TB.

 

8 août 2026

Domaine Yui (Japon) ****

 

Domaine Yui est situé à Yoichi, sur l'île d'Hokkaido. Environ 6 hectares. Début du domaine en 2019. Considéré comme des "élèves" de leur célèbre voisin Takahiko.

 

 

Domaine Yui A3 pinot noir 2023 : Couleur claire et rouillée, nez très parfumé, envoûtant dès l'ouverture, beaucoup de fraise écrasée, certains évoquent de suite Reynaud, un côté floral pot-pourri bien marqué aussi, petite touche épicée. On aurait parié pour de la grappe entière. La bouche est légère en alcool (12%), pas de tannins, toute en rondeur et suavité, pas une grosse acidité, mais le vin est très aérien, ultra parfumé, il glisse tout seul, sans aucune lourdeur, il me rappelle vraiment les pinots de Njord, ou certains de Sonoma. Il combine parfaitement une aromatique mûre et une bouche plus nordiste. La longueur n'est pas phénoménal mais on l'oublie presque tant on y retourne facilement. La bouteille ne fait pas un pli. Un vin évident. TB++.

 

("Vineyard Block 3. Soil : Volcanic clay mixed with gravel and sand. Slope: Gently facing southwest. Cultivation: Organic farming. Clone : Pinot Noir Kimura, with some 667, Abel, MV6. Rootstock: Own-rooted (only MV6 is 5C) Planted: 2019. Harvest Dates: October 8 - October 11. Fermentation: Wild yeast. Whole bunch: 0%

Carefully sorting all hand-picked whole bunches on the table. 100% are destemmed, while removing the center of the stem and adding just a small amount of the thin tip as a touch of spice. After 6 days of cold maceration, 11 days of punch-downs follow. The wine is aged for 12 months in Hungarian oak barrels after pressing and is bottled unfiltered and unfined.

The A3 block mainly consists of Kimura Clone (own-rooted), selected by Yoichi’s oldest Pinot Noir grower, Kimura Farm. Known for its strong resistance to acidic soils and diseases, this clone excelled in the 2023 vintage. Fermentation took place in a tall 2000L Steinless tank.")

7 avril 2026

Henri et Gilles Buisson (Saint-Romain) ***

 

Domaine de 19ha en bio et biodynamie. 

 

Henri et Gilles Buisson, Saint-Romain sous la velle 2022 : couleur or pâle, nez ananas, fruits jaunes mûrs, léger beurré, toute petite touche d'élevage vanillé mais déjà bien intégré. La bouche a un fruité mûr, ananas, léger gras beurré à l'attaque, puis une finale plus fraîche, assez longue et salivante, sans excès de chaleur, où on finit même sur une sensation de caillou. Un 2022 bien géré. TB.

 

13 juin 2026

Lamy-Caillat (Chassagne-Montrachet) ****

 

Petit domaine très confidentiel, créé en 2008 par Sébastien Caillat et Florence-Lamy. 7 cuvées (5 chassagnes blancs, 1 Saint-Aubin, 1 Bourgogne). Style très classique et traditionnel.

 

 

Lamy-Caillat, Saint-Aubin En l’ébaupin 2019 : Couleur or pâle, nez très classique, léger beurré, léger grillé, un peu d’élevage, bouche avec du peps à l’attaque, du confort, léger gras/beurré, encore jeune, sur la finale le côté solaire du millésime (et de la parcelle expo sud ?) le rattrape à peine, même si ça reste bien géré pour 2019. Très bon, très classique. TB+.

 

Lamy-Caillat, Bourgogne chardonnay 2022 : couleur claire, un régional très classique (pas une grosse autolyse ici), moins d'élevage que sur le Saint-Aubin, un peu plus en tension et moins de corps. Digeste et facile à boire. Manque un peu d'intensité pour aller plus loin, mais un bon régional. TB.

 

19 septembre 2012

Champagnes - Salon rvf 2012 et autres

 

Charles Heidsieck *** - Brut réserve : le meilleur non millésimé du jour, doré, très beau fruité presque exotique, belle acidité, grosse longueur. TB- (+- 17,5/20).

Charles Heidsieck *** - 2000 : mieux que le précédent, plus brioché, plus sec. TB (+- 18/20).

 

Taittinger ** - Prélude Grands crus : B+

Taittinger ** - Brut 2004 : TB-

Taittinger ** - Comtes de Champagne blanc de blancs 2000 : TB+ (+- 18,5/20).

Taittinger - Irroy extra brut, belle entrée de gamme assez tendue marquée pinots, c'est bon. Brut prestige très rond et sucré. Rosé brut très coloré vineux et sucré, bof. Prelude grands crus un peu plus d'élégance marqué chardo mais finale sur le sucre...

Taittinger Comtes de champagne 2013 : chardo élégant, pas trop dosé, bulle très fine, léger crémeux, déjà très abordable. Un gros cran au-dessus du reste de la gamme. TB+.

 

 

Gosset ** - Grande réserve Brut : Bulles très fines, de belle qualité, l'aromatique est un peu en-dessous, noisette, brioché, fruits secs, ça manque un peu de fruits frais ou de notes florales à mon goût. C'est assez léger et facile à boire au final, mais manque un peu de complexité et de longueur face aux plus grands. B. (15,5/20).

Gosset ** - Grand blanc de blancs Brut : bulles fines aussi, très vineux pour un chardonnay, un peu plus minéral, brioché. B+.

 

 

Moët & Chandon ** - Impérial brut : Très vif, bulles assez grosses, longueur correcte mais manque de finesse. Moyen+

Moet & Chandon, Champagne Brut Imperial 1964 : couleur ambrée, encore un peu de bulles à l'ouverture mais qui partent bien sûr assez vite. Tout le monde tourne le vin dans son verre par réflexe, nous laissons faire pour ne pas influencer la dégustation à l'aveugle et personne n'a pensé Champagne ! Le nez est clairement sur l'oxydatif et très marmelade d'orange, abricot aussi. La bouche est intéressante, il y a beaucoup d'oxydatif mais aussi de la fraîcheur, un peu de fruit, une bonne longueur un peu saline. Le sucre a été bien mangé on ne le sent plus mais il devait y en avoir pas mal au départ pour qu'il tienne comme ça. Tout le monde est perdu entre le Jura, le Roussillon etc... Très intéressant.

 

Veuve Durand * - Cuvée prestige brut 2006 : Moyen-

 

Nicolas Feuillatte * - Brut : Moyen-

 

Besserat de Bellefon * - Brut : Moyen+.

 

Rigaut-Poret & fils * - Brut reserve 1er cru : B-.

 

Jacquart ** - Mozaïc brut : assez léger et fruité, bulles un peu grosses, mais facile et agréable. B-.

 

Piper-Heidsieck * - Champagne brut : bulle très grosse, beaucoup d'amertume, dosage très généreux, pain grillé et agrumes, très court. Vraiment très loin de la gamme Charles Heidsieck (même entreprise). Une daube de grande surface à éviter. Moyen.

 

Coopérative Mailly Grand Cru ** - Champagne Grand cru Blanc de Noirs brut : (100% pinot noir, dosage 8gr/L) A l'ouverture le nez est sur le champignon, la vieille cave, puis après quelques minutes ces notes disparaissent pour laisser place à un peu de noisette et de brioche, peu de fruits. C'est un peu mieux en bouche, assez vive, vineuse, bulles fines, mais toujours une aromatique peu gourmande, manquant de fruit, juste un peu d'agrumes et de noix dans le fond. Bonne longueur. Un peu déçu par ce champagne au final. Il aura besoin d'un peu de temps peut-être ou d'un bon accord à table. Note : 14,5/20.

 

Lefevre-Beuzart **, Champagne brut 1er cru reserve : robe très claire, nez agréable, très frais, sur le ciron, les agrumes, légèrement floral. Bouche sur les agrumes, la noisette, bonne acidité, style assez fin et tendu, manque un poil de rondeur à mon goût, mais bien fait. B+.

 

Soutiran *** - Champagne brut Grand cru Collection privée : (50% chardonnay, 50% Pinot noir) Couleur or pâle, nez sur la noisette, citronné, légèrement oxydatif, brioché. Bouche vive, bulles fines, plus briochée que le nez, un peu de pomme, plusieurs partent sur du pinot meunier, bonne longueur, manque peut-être un peu de fruit. Bon champagne. TB-.

 

Franck Pascal ** – Champagne Tolérance rosé brut : (dégorgé 31/07/12 58%Meunier, 39%PN, 3%Chardo) le vin n’est pas très net, on hésite entre du bouchon et de l’oxydation, je pencherai plutôt pour l’oxydation, la bulle est assez grosse, on trouve des arômes de framboise et de brioche, assez vineux. Pas terrible, un problème de bouteille apparemment.

Franck Pascal Champagne Equilibre Cuvée Prestige Brut 1996 : nez miellé et évolué, superbe bouche encore énergique, avec volume, longue finale, saline umami, très chouette.

Franck Pascal 1996 Prestige brut : plus de bulles que le précédent, nez plus rancio, plus vineux aussi, un peu moins umami.

 

 

Lapie Gabreau ** - Champagne brut cuvée prestige : (40% chardonnay) beau fruité, beaucoup de pomme, quelques agrumes, de la fraîcheur, seule la bulle pourrait être un peu plus fine, mais très bien fait sinon. TB-.

 

Leblond Lenoir ** - Champagne brut grande réserve : (50% pinot noir 50% chardonnay) nez discret, peu intéressant, bouche légère, bulle assez fine, facile, un peu trop dosé, principalement sur les agrumes, longueur moyenne. B.

 

Joseph Perrier ** - Champagne brut cuvée "royal" : (chardo, PN et PM) assez passe-partout, un peu trop fortement dosé, mais beaucoup de fruit, pas brioché, très facile. B+. Brut blanc : très dosé, raisins pas très mûrs. B-. Blanc de blancs plus gourmand mais bien dosé aussi. Rosé brut très bonbon. Moyen.

 

Malard * - Champagne cuvée brut premium : champagne bon marché d’un niveau tout à fait correct, bulle agréable, pas trop d’amertume, généreusement dosé (un peu trop même), finale un peu courte. B.

 

Mumm ** Champagne 2006 Brut : un champagne gourmand, qui ne joue pas sur la tension, avec beaucoup de fruit, assez mûr, généreusement dosé, un peu trop à mon goût, facile à boire, pas une grande longueur, pourrait presque convenir en dessert. B+.

 

Coopérative Les 6 Coteaux * - Ratafia de Champagne blanc Charlton Heston : un peu marqué par l'alcool, trop de sucre et pas assez de fraîcheur. B-.

Coopérative Les 6 Coteaux * - Ratafia de Champagne rouge Charlton Heston : beaux petits fruits rouges, moins d'alcool que dans le blanc, plus de fraîcheur. B+.

 

Charpentier ** - Champagne brut tradition : champagne d'apéritif, fruité, léger, gourmand, généreusement dosé, bulle pas trop envahissante, simple. Bon rapport q/p. Un domaine qui a fait de beaux progrès ces dernières années. B+.

Charpentier Terre d'emotion blanc de blancs : bulle assez fine, pas trop dosé, élégant, assez rond et facile sans être lourd. TB.

Charpentier  - Meunier zero dosage : très différent du précédent, meunier sur la tension, assez fin, bien fait. TB-.

Charpentier - Terre d'emotion rosé : rosé léger, clair (88% chardo), gourmand, facile, un poil trop dosé, mais bulle fine. TB.

 

 

Delamotte *** - Champagne Blanc de blancs Brut : (100% chardonnay sur la Côte des blancs) : On revient à une couleur plus dorée, le nez fait de suite penser à un beau bourgogne blanc, beurré, légèrement citronné, un peu de brioche et d’amande. Bouche presque « crémeuse », beurrée, qui reste plutôt légère avec une bulle fine. Un beau blanc de blancs. TB.

Delamotte blanc de blancs 2014 : rond, gras, beurré, gourmand, très joli dans ce style, jamais lourdaud, beau potentiel de garde. TB+.

Delamotte - Bl de blancs 2014 : joli blans de blancs, crémeux, presque beaunois, encore tout jeune, juste à peine trop dosé sur la finale, mais beau potentiel. TB+.

 

 

Champagne H Goutorbe * - Cuvée tradition brut : épais, brioché, un peu vineux, un peu trop dosé. B.

 

Penet-Chardonnet ** - Champagne TerroirEscence Grand cru Extra Brut : champagne à majorité pinot noir, austère, vineux, bulle fine. B+.

Alexandre Penet ** - Champagne Premier cru : B-.

Alexandre Penet - Chamapgne Grand cru Extra brut : belle finale saline, bulle fine. TB.

Alexandre Penet - Ex Ante : entrée de gamme au nez gourmand, joli, bouche un peu trop dosée mais facile à boire. B+.

 

Champagne Ephémère (Drémont P&F et Fred Savart) - Champagne 002 Grand cru Extra-Brut : (100% chardonnay sur Oger, Avize et Cramant, dosage 2,2gr. Dégorgé juin 2019) Couleur or pâle, peu de bulles. Nez austère, crayeux, peu de fruit, brioché. Bouche puissante et austère, étonamment vineuse pour un chardo, très stricte, manque d'élégance. Finale de longueur moyenne où on sent l'alcool. Peut-être une bouteille sans. Le lendemain c'est un peu mieux, plus fin, oxydation ménagée. A mettre en cave quelques années de plus pour voir. B-.

 

Huré Frères *** - Champage L'Invitation Brut : (3 cépages, Montagne de Reims, dégorgé 09/2020, sans malo, vins de réserve en foudres) Couleur claire, nez pomme granny, poire, fruits rouges. La bouche présente une belle tension, du fruit, peu d'élevage, c'est élégant, avec une bulle assez fine. Longueur moyenne. Belle entrée de gamme, à prix raisonnable (29€). B+.

 

 

Veuve Devaux ** et M. Chapoutier, Sténopé 2008 : très beau nez, début d'évolution, bouche encore jeune, plus de dosage que les précédents, joli, à peine trop sucré sur la finale. TB.

 

Frerejean Freres ** - Champagne 1er cru brut  : bulle fine, assez rond et facile, semble généreusement dosé, base assez âgée, peu d'acidité, pas grand fond, mais gourmand. B+.

Frèrejean Frères - Champagne VV26 : joli blanc de blancs, crémeux, très typé chardo, assez rond, avec un peu de sucrosité, bulle fine, et finale quand même bien crayeuse. TB.

 

E. Liebart ** - champagne Pur pinot noir Extra brut : semble généreusement dosé pour un extra brut, rond, facile, bulle assez fine. B+.

 

Pierre Paillard *** - Les Parcelles XV Bouzy Grand cru Extra-Brut : (70% pinot noir, 30% chardonnay, dég 06/2020, dosge 1,8gr) Couleur à peine saumonée, nez fruits rouges, frangipane, bien typé pinot Montagne de Reims, Bouche droite, en longueur plus qu'en largeur, minérale, saline, presque tannique sur la finale, bulle fine, assez bonne longueur, finale crayeuse, à peine dure. Belle bouteille, bon rapport q/p. TB-.

 

 

Clandestin (Bertrand Gautherot et Benoit Doussot) ***  - Champagne Semblables boréal : (Négoce, 100% pinot noir, non dosé, 2017 dégorgé en juillet 2019) Couleur limite rosé, nez fruits rouges, amandes, vineux. Bouche austère, vineuse, compliquée seule, mieux à table, la bulle a besoin de s'affiner encore un peu. B+.

 

 

A Bergère *** - Origine Brut : (base 2021, dég 2023) joli brut, pas trop dosé, très beau nez typé chardo, bouche bulle fine, léger crémeux, finale sur des amers peut-être un peu trop marqués. B+.

A. Bergère Fèrebrianges rouge aux entre deux coteaux champenois rouge 2019 : déjà évolué, kirsch, orangette, mûr, pas beaucoup d'acidité derrière. B.

 

 

 Lacourte Godbillon ** - Champagne Chaillots hautes vignes 2016 : (chardonnay. Dosage 3,5gr. Fût et malo bloquée) Champagne vif et élégant, en finesse, citron, agrumes, floral, taillé apéritif. TB.

 

Pierre Baillette *** - Champagne Le Village : (base 2018) plutôt rond, facile, un peu trop dosé, manque un poil de tension, bulle fine, facile à boire. B+.

Baillette - Le Village (base 2017) : là aussi, un peu trop rond, fruité, bien dosé. B+.

 

Clement Perseval *** - Blanc de Noirs : (vendanges 2017/2018, dégorgé fév 2021) style droit, austère, crayeux, avec un joli fond, bon rapport q/p si on aime ce style. TB-.

 

Ruppert leroy *** - Champagne papillon brut nature 2017 : (pinot noir, dégorgé oct 2019) au bout de 5 minutes, goût de souris et de pire en pire bien sûr, à l'évier....

Ruppert-Leroy, Champagne Martin Fontaine 2020 : (chardonnay, dég 2023) chardonnay minéral, crayeux, pas de chaleur pour l'Aube, style droit et pur, finale "libre" mais pas de souris cette fois-ci. TB.

 

 

Dom Pérignon ***, Champagne vintage 2008 brut : (50% pinot noir 50% chardonnay, sur Montagne de Reims, Côte des blancs et Hautvillers. Elevage cuve. Malo faite)  Couleur or pâle, nez typique du domaine avec des notes beurrées et légèrement grillés. Bouche à la bulle fine, généreusement dosée en sucre (à peine trop peut-être), sur l’aromatique Dom Pé mais avec l’élégance et la fraîcheur de 2008, finale longue, crayeuse, bien plus tendue que sur d'autres millésimes. Ca commence bien la soirée. Sans rien de très impressionnant non plus TB.

 

 

Petit-Clergeot ** - Champagne Chevry Blanc de Noirs : (parcelle Chevry, vendanges 2018, dégorgé en 2021, zéro dosage) Couleur claire, nez sur les fruits blancs, pas forcément typé pinot, élégant. Bouche tendue, plus sèche que ce que laissait présager le nez avec une finale très crayeuse, droite, encore jeune. TB.

Petit-Clergeot, Chevry cuvee cuve 2021 : (deg 2024) style droit, un peu austère, belle finale crayeuse.

 

 

La Borderie ** - Champagne Trois contrées Brut : (base 2015, dosage 7gr, dég en 2018) Champagne avec pas mal de sucre, de l'amertume, rond, très peu de fond, manque de minéralité. B-.

 

Mouzon-Leroux *** - Champagne l'atavique : (zéro dosage majorité pinot noir + chardonnay, base 2016 + 2015/2014) A peine saumonnée, légèrement vineux, pas trop austère, bonne maturité, bulle fine, finale crayeuse. TB.

L'atavique (base 2019) un style un peu trop austère sur cette bouteille là. B+.

 

Nowack *** - SA Sans année Extra Brut : (meunier chardonnay vallee Marne. Base 2018 + vins de reserve, deg 2021)  Couleur dorée, nez gourmand, floral, fruité, un peu beurré, bonne maturité. Bouche avec de la rondeur, passage fût ?, légèrement beurrée, bulle fine, bonne maturité, facile d'approche, manque un poil de tension et de minéralité sur la finale pour le relancer, mais on se régale, sans jamais tomber dans la lourdeur. TB.

 

Giraud *** - Aÿ Grand cru MV13 brut : un style évolué, marqué par l'élevage fût, pinot beurré, vineux, opulent, belle matière, manque un poil de tension en finale. TB.

 

 

Diebolt-Vallois *** - Blanc de blancs extra brut : (2017-2016) bel équilibre entre largeur et longueur, tension et léger gras confortable, bulle fine. TB+.

 

 

Girard-Bonnet *** - A mi-chemin base 2021 : (blanc de blancs sur Oger et Le Mesnil) style qui me rappelle Calsac, pomme granny, agrumes, fruité, bulle fine, tendu sans austérité. Déjà accessible et bien sûr plus complexe dans quelques années probablement. TB.

 

 

Stéphane Regnault **, Mode Lydien n°45 (extra brut. Chardonnay sur Oger, parcelle chemin de flavigny. Base 16 40% inox 40% foudre + 20% vins de reserve. Malo faite. Dosage 1gr) : champagne sur la tension, très droit, crayeux, un peu austère, encore jeune, mais noble. TB.

 

Binon-Coquard ** - Brut classic bien fait juste un poil trop dosé. Le pinot zéro dosage austère amers trop marqués. Vieilles vignes 2017 très marqué par le sucre. Esprit Solera (réserve de 2004 à 2012) noble, belle évolution, à peine truffé, long, moins sucré que le reste de la gamme, joli.

 

 

Lebrun de Neuville *** – Champagne double autolyse (2009, dégorgé en 2020. Dosage 8gr) : champagne très beurré, très rond, fait très chardonnay beaunois avec de l’élevage, gourmand, un peu de sucrosité, belle patine des années qui lui permet de ne pas être trop lourd non plus. Sera top à table sur des plats en crème dans quelques années. TB.

Lebrun de Neuville - Le chemin empreinté blanc de blancs extra brut : (base 17, malo partielle cuve et fût) élégant, facile, une certaine gourmandise à l'attaque, plus tendu en finale. Bon rapport q/p. TB.

 

Emilien Feneuil ** - Les Puits blanc de noirs 2016 : souris dès l'ouverture. A l'évier.... Nul

 

Cazé-Thibaut *** - Naturellement Extra Brut : (vallee Marne, 100% meunier, 2018 mis en bt en juillet 2019 dégorgé en fév 2021, dosage 2,5gr. Fermentation en fût) Couleur soutenue, nez brioché, fruité mûr, orange, prune. Bouche assez ronde, légèrement vineuse, qui manque un peu de minéralité et d'élégance, assez bonne longueur. TB-.

 

Rémi Leroy ** - Champagne Extra-Brut : (Côte des Bar, 70% pinot noir 30% chardo, base 2018 + 15% vins de reserve. Dégorgé fev 2021. Dosage 2gr) Couleur soutenue, nez brioché, vineux, un peu austère, à peine oxydatif. Bouche un peu dure, austère, fruité assez mûr, assez bonne longueur, manque peut-être d'un peu de temps pour se patiner. B+.

 

Drappier *** - Coteaux champenois Fromenteau Trop m'en faut : (pinot gris, 2019 et 2020) Couleur or profond, nez très typé champagne vineux brioché, bouche à l'attaque un peu plate, (il manque les bulles !) mais qui se relance assez vite sur le côté crayeux, très long, salivant, salin, claque le palais, on y retourne. TB+.

 

Legrand Latour *** - Yprésien 2018 Brut nature : très tendu, citronné, austère, manque un peu de confort. B+.

 

Paul Gosset *** - Champagne Des jours et des muids : (base 2020, dég sept 2023. 80% pinot noir) Couleur saumonée, nez très vineux, fruits rouges, sympa. Bouche trop vineuse, austère, compliquée. B-.

 

Matthieu Cugnart **, Reflets de terroir n°21 Blanc de blancs : (2021. 4gr) Nez exubérant, mûr. Bouche en rondeur, manque de tension, finale sur un côté mûr et riche. B.

 

 

Geoffroy ** - Coteaux Champenois Meunier Cumières rouge 2015 : Couleur très claire, nez de cerise rouge, sirop guignolet, assez simple mais donne envie. Bouche pleine de fruit, toujours ce fruit rouge cerise, légère, beaucoup de fraîcheur, trame crayeuse derrière qui fait saliver en finale. On y retourne facilement. Simple mais efficace. TB.

 

Coessens *** - Largillier Les sens boisés champagne 2017 : (pinot noir, extra brut, sous bois, malo faite) Couleur assez foncée, nez sur le citron, les épices, pointe de volatile, bouche avec une grosse acidité, un peu de volatile, un peu décharnée, austère, sans grand volume, semble presque en sous-maturité, peu de plaisir. B-.

 

Pascal Doquet *** - Champagne Horizon Blanc de blancs : (base 2017) bulle très présente un peu grosse, style plutôt pour la table, vineux pour un blanc de blancs, avec une oxydation ménagée, manque un peu de patine. Assez loin des grandes cuvées du domaine. B.

 

Mathieu Deshautels **, Premier voyage Champagne Brut Nature : (2022. Non dosé. 100% chardonnay sur Le Mesnil et Cramant)  Nez assez joli, qui semble mûr, presqu’un peu vineux pour un chardonnay. Jolie attaque, mûre et saline, mais très vite la souris arrive sur la finale. B-.

 

Pertois-Moriset *** - Les 4 terroirs : (base 2022) blanc de blancs classique, peut-être un peu trop en largeur sur cette base. B+.

 

Morize Père & fils * - coteaux champenois rouge 2015 riceys : un coteaux pile à point aujourd'hui, léger, fruité, facile, pas un grand fond ni une grande longueur, mais c'est bon. B+.

 

 

Brice ** - Héritage brut blanc 21 et rosé 2020 bien fait style consensuel, un peu dosé mais c'est bon. Blanc de Noirs 2021 pas en place. Héritage EP Brut Nature 2020 plus joli avec du fond. Bouzy Le Poteau 2019 manque un peu de fond. B.

 

Dourdon-Vieillard ** - Champagne brut Prestige 2015 : classique, assemblage, brioché, bulle assez fine, un poil trop dosé sur la finale pour chipoter mais bonne découverte. TB.

 

2 août 2026

Messager-Germain (Nuits-Saint-Georges) ***

 

Domaine de 4ha créé en 2022 par Simon Messager et sa femme Adèle Germain. Simon vient aussi de créer en 2024 le domaine Andelys au nord de Saint-Pourçain.

 

 

Famille Messager-Germain, Coteaux bourguignons chardonnay 2024 : (parcelle En Malpertuis à Couchey. 12,5%) Couleur or pâle, nez très classique avec un léger beurré, pointe d'élevage, fruits jaunes et notes florales. La bouche est un peu moins beurrée que le nez, peu d'élevage, un peu plus citronnée, légère en alcool, sans manquer de chair pour une entrée de gamme sur 2024, belle acidité salivante, finale de longueur moyenne où le côté beurré revient légèrement. Bien fait, dans un style très classique. B+.

 

3 août 2026

Didier Fornerol (Corgoloin) ***

 

Vieux domaine familial d'environ 7ha géré par Didier Fornerol d'abord avec son père puis seul depuis 1996 environ. Style très traditionnel, à l'instar d'un Rinaldi ou d'un Clape par exemple, pas si loin du nature (d'où le fait que le domaine ressorte ces derniers temps ?), avec des vins qui demandent du temps. Il a aussi fait partie des pionniers des Côte de Nuits-villages.

 

 

Didier Fornerol, Côte de Nuits-villages 2023 : Couleur rubis foncé, nez avec une petite réduction, jolis fruits rouges et noirs acidulés derrière, une sorte de profondeur se dégage, des épices, peu de bois. Bouche avec la même petite réduction, joli fruité assez mûr, tannins encore serrés qui vont demander du temps. Beau volume. Joli style mais clairement pas encore prêt. B+.

 

1 mai 2021

Bérêche & Fils (Ludes) ****

 Raphaël Bérêche et son frère Vincent ont repris le domaine familial de 11 hectares (dont 7 de rouges) situé à Ludes, au Nord-Ouest de la Montagne de Reims. Ils travaillent dans une philosophie proche du bio (non certifié). Les élevages se font majoritairement en fût, avec des tirages liège ensuite. Les champagnes sont ici vineux, puissants, taillés pour la table, mais toujours avec de la tension derrière. Le dosage (bien qu'un peu élevé sur le Brut Reserve) est quasi insensible et contribue à apporter juste ce qu'il faut de rondeur.

 

 

Pauline Collin-Bérêche (femme de Raphaël Bérêche), Ludes 1er cru 2019 : (2019-2024 non dosé. Ludes. 60 PN, 35 chardo, 5 meslier.) pour un majorité pinot il tire un peu sur le blanc de blancs crémeux, bulle très fine, patiné, on ne sent pas le zéro dosage, très gourmand. TB+.

 

 

Bérêche & Fils - Champagne Brut Réserve : (dégorgé 07/2020. Dosage 7 gr/L. Assemblage des 3 cépages) Couleur saumonée, nez bien typé pinot, avec des fruits rouges, de la frangipane, noisette, pommes au four. La bouche est vineuse, elle tire sur le rosé, assez large, un peu austère malgré le dosage, bulle fine, belle maturité, finale d'assez bonne longueur, enfin un peu crayeuse, fruits rouges et noisette. Un Champagne très vineux, qui s'en est mal sorti à l'apéro, bien mieux à table (ou sur un Langres). Une entrée de gamme loin d'être consensuelle mais qui montre bien l'esprit du domaine. B+.

 

Brut reserve : (dégorgé juin 2021, Dosage 6gr) Complètement différent, couleur plus claire, moins vineux, plus typé chardonnay, crémeux, gourmand, très facile d'accès, le dosage se ressent par contre ici, beau volume, bulle fine. TB.

Bérêche - Champagne Brut reserve : (dég début 2022) Couleur saumonnée, nez typé pinots fruits rouges frangipane, bouche à la bulle fine, pâtinée par l'élevage bois + tirage liège, juste un poil trop dosée sur la finale, mais peut être attendu en cave. TB.

 

 

Bereche - Champagne 1er cru Rilly la Montagne 2017 : (pinot noir, dégorgé 02/21, dosage 3gr) à peine saumoné, à la fois très tendu et salin mais sans austérité, du volume, de la maturité, beaux fruits rouges, reste élégant, très long, bulle ultra fine. TB++.

Bérêche - Champagne 1er cru Rilly la Montagne 2017 : (100% pinot noir. Elevage fûts. Dégorgé fev 2021. Dosage 3gr) Couleur saumonée voire presque rosée, nez bien marqué pinot, fruits rouges, frangipane, encore un peu plus vineux que le Roses de Jeanne. Bouche parfaitement équilibrée entre volume et tension, avec une finale longue et saline-umami, donc accord idéal avec les fromages affinés et charcuteries séchées. TB++.

Rilly La Montagne 2019 : déjà très accessible, toujours ce style pinot à la bulle fine, tendu, minéral, le dosage à 4gr l'empêche d'être austère. TB++.

 

Bérêche - Rive Gauche 2017 : (meunier) Un meunier pas trop riche, plutôt sur la tension, crayeux, fines notes oxydatives, fruits secs, moins de fruit que Rilly la Montagne, un peu moins long. TB.

 

Bérêche - Les Beaux regards (Premier cru Ludes) 2017 : (dég début 2021, 100% chardonnay) couleur qui tire sur le doré, nez avec une petite touche oxydative, puis beurré, floral. Bouche avec du gras, du crémeux, bulle fine, bonne tension derrière, un pu oxydative aussi. Aurait besoin d'un peu plus de temps en bouteille pour se complexifier dans l'idéal. Longueur moyenne, il manque un peu de salinité et de tension par rapport à Rilly la Montagne 2017 même si ça reste très bon. TB.

 

Bérêche - Champagne Grand cru Ambonnay 2017 : Couleur dorée, nez fruité, mûr, fait un peu plus que son âge, coing, ananas, fruits jaunes, bouche opulente, avec du volume, de la largeur, pas une très grosse acidité, bulle fine, garde une bonne longueur minérale et crayeuse mais toujours dans un style assez opulent. Rappelle les VP d'Egly par exemple. TB+.

 

Bérêche, Grand Cru Cramant 2017 : (100% chardonnay. Parcelles Le Bateau et Chemin de Chalons. Dég 07/2022. Elevage fût. Dosage 3gr) Couleur or, nez qui a besoin d'un peu de temps, certains le trouvent un peu vineux pour un chardo mais très joli, avec l'ouverture il tire sur des fruits presque exotiques, la bouche est incroyable, très large, gros volume, mais aussi très longue, peut-être le plus long de la série, à l'équilibre parfait, plus marqué chardonnay que le nez, grosse maturité sans manquer d'acidité. On peut juste lui reprocher d'être encore tout jeune. Exceptionnel.

 

Bérêche, Le Cran 2018 : (50% chardo 50% pinot noir) style plus oxydatif que le reste de la gamme, pomme, presque sotolon, très salivant en finale mais aromatique simple un peu marqué pomme verte et ethanal, clairement à attendre pour que tout se patine.

 

Bereche Monts fournois coteaux champenois rouge 2020 : clair en couleur, très fin, beau fruité cerise, avec du fond, peu d'élevage ressenti, très bon en l'état, peut aussi vieillir. TB+.

 

Bérêche Ay blanc 2022 : très bourguignon, un peu de lies, grosse tension, typé grand Côte de Beaune, léger gras. TB++.

 

Bérêche, Aÿ Grand Cru 2014 : (75% pinot noir, 25% chardonnay. Elevage fût. Dég 11/2021. Dosage 4gr) Couleur or foncé, nez qui commence pinot vineux, puis prend des fruits presque exotiques, très mûr mais sans excès. Bouche crémeuse, très mûr, concentré, de loin le plus mûr et dense de la série, mais l'acidité est suffisante, longueur énorme. Exceptionnel.

 

15 septembre 2016

Domaine Trimbach (Ribeauvillé) ****

Très vieille et grande maison de Ribeauvillé (60ha de vignes + une centaine en achat de raisins), en cours de certification bio pour l'ensemble des cuvées. Elevages cuves et vieux foudres, pas de malo. Style tendu, sec, énergique, parfois à la limite de l'austérité.

 

 

Pinot blanc classique 2019 : léger, fruité, petite pointe de sucre, gourmand. B+.

Sylvaner Weinbaum 2020 : beau volume mais un peu trop aromatique. B.

Riesling classique 2019 : très tendu, sec, minéral, salin, salivant. TB.

Riesling 2016 390e anniversaire : un peu plus accessible et charmeur que le précédent, belle finale minérale. TB.

Riesling Frederic Emile 2013 : beau nez miellé, les 8gr de SR ne se sentent pas, finale amers nobles et minérale. TB+.

Gewurz seigneurs de ribeauvillé 2013 : semble un peu mou derrière, les 20gr de SR se sentent bien ici. B.

Pinot noir reserve 2019 ? : léger, épicé, manque un peu de maturité. B.

 

 

 

 

Trimbach - Riesling "Frederic Emile" 2005 1/2 bt (geissberg et osterberg)

Couleur : or pâle, peu évoluée pour un 2005.

Nez : très pétrolé, notes citronnées, pamplemousse, un peu de résine aussi. Moyennement expressif.

Bouche : très tendue, grosse acidité, minérale, par contre peu de fruits, un peu d'agrumes seulement, légères notes pétrolées encore. Un peu décevante, peut-être encore un peu jeune. Un peu d'amertume en fin de bouche.

Finale : bonne longueur, fraîche et acidulée mais manque de fruit.

Note : 15/20. Un Riesling qui possède une bonne tension, mais trop pétrolé et pas assez fruité, à revoir dans quelques années peut-être.

 

 

Trimbach - Pinot gris hommage à Jeanne 2000Note 17,5/20. (Goûté lors du Witch 2012).

 

Trimbach - Riesling reserve 2009 : nez sur le pétrole et la résine, très typé riesling, assez expressif. Bouche vive, sèche, tendue et citronnée, toujours sur fond de pétrole et de résine. Assez bonne longueur, finit fais, surtout pour 2009. Note : 15,5-16/20.

 

Trimbach - Frédéric emile riesling 2009 : robe paille, nez bien marqué hydrocarbures, résine. Bouche très tendue, ciselée, minérale, beaucoup d'agrumes, de pamplemousse. Finale très longue, minérale, saline. Pas si loin du 2005, mais il a un petit quelque chose en plus qui fait qu'il n'est pas trop austère, à moins que je ne me sois habitué à ce style. TB+.

 

Trimbach - Frédéric Emile 2002 : robe dorée, nez encore fruité, à peine exotique et miellé, une pointe de sucre peut-être, à peine marqué pétrole. Bouche encore jeune, mais moins tendue et moins longue que le 2009, un peu plus facile et gourmand. TB.

 

Trimbach - Clos Ste Hune 2009 : couleur encore très claire, nez à l’ouverture sur le menthol, le bonbon anglais, le miel, puis après longue ouverture bien plus typé riesling, avec un peu de citron vert, terpène, pétrole, tout en gardant un petit côté floral/végétal noble dans le fond. Bouche plutôt sur l’amertume à l’ouverture, parfaite le soir, elle tension, très fraîche pour 2009, agrumes, menthol, pointe de pétrole. Finale très longue. Un vin qui ne met pas une grosse claque, mais à l’équilibre parfait, déjà délicieux mais loin de son apogée. TB++.

 

Clos Ste Hune 2017 : encore jeune bien sûr, mais très prometteur, très énergique, beaucoup de fond, long. TB++.

 

Clos Ste Hune 2003 : superbe nez encore jeune, pétrole, mais aussi miel, fruits jaunes, avec l'ouverture un peu exotique. Bouche avec un certain gras à l'attaque, ça se relance sur la finale avec de petits amers, du menthol/eucalyptus, caillou. Très joli. TB++.

 

Riesling Clos Sainte Hune, 2008 : plutôt goûté comme Nicolas pour ma part, un nez déjà évolué qui champignonne un peu, plus évolué que le 2003 bu récemment par exemple. Bouche assez large pour un 2008, qui manque un peu de tension et d'intensité. Pas mauvais, mais pas un grand Clos Sainte Hune sur cette bouteille. B+.

 

Clos Ste Hune 1997 : encore jeune, noble, très sec, austère, manque un peu d'éclat, à mettre à table, bien mais pas magique. TB.

 

Domaine Trimbach, Frédéric Emile riesling 2013 : (dans Osterberg et Geisberg, marnes-calcaires-grès) Couleur encore plus dorée, nez très miel, fruits exotiques, à peine résine, plus complexe, cire, abricot, tilleul, mirabelle, rhubarbe... Bouche qui combine grosse acidité à près de 8gr de SR dans un équilibre incroyable, avec fruit, largeur, longueur, intensité, semble encore pouvoir vieillir sans problèmes. Exceptionnel.

 

1 juillet 2025

Fontaine-Gagnard (Chassagne-Montrachet) ***

 

Fontaine-Gagnard - Chassagne-Montrachet 1er cru Morgeot rouge 2023 : pinot coloré, mais rien d'alarmant pour 2023, nez avec encore un peu d'élevage mais sans excès pour 2023, beau fruité rouge et noir, petite touche ronce. Bouche avec un beau volume, de la fraîcheur pour 2023, tannins de qualité déjà fondus, encore un peu d'élevage à intégrer mais plutôt noble, avec une bonne longueur, sans lourdeur pour le millésime. Trop jeune mais bien né avec un beau potentiel, devrait se faire assez vite. TB-.

 

Clos St Jean rouge 2023 : un peu moins arrondi par l'élevage, un peu plus petits fruits, plus d'allonge, tannins un peu plus serrés. TB.

 

1er cru Morgeot blanc 2023 : nez très beaunois, vinif très classique, beurré, fruits jaunes, éclatant. Bouche avec une bonne vivacité à l'attaque pour 2023, finale un peu plus beurrée boisée en rondeur. TB.

 

1er cru Caillerets blanc 2023 : nez grillé, lies, moins beurré, finale soufrée, à attendre.

 

Fontaine-Gagnard, Criots batard Montrachet 2022 : couleur assez claire, nez élégant, floral, peu marqué par l'élevage, bouche élégante aussi, demi-corps, acidité moyenne, pas d'excès de chaleur ni de bois, manque un poil d'intensité, et de complexité à ce stade, mais c'est encore tout jeune. Déjà mieux avec un peu d'ouverture, à attendre quelques années. TB.

 

12 avril 2026

Boigey Frères (Vosne-Romanée) **

 

Domaine familial repris par les deux frères Olivier et Guillaume Boigey. Première mise en bouteille en 2019. Environ 3 hectares + des plantations en cours. Vignes principalement sur Vosne, avec aussi un peu de Nuits-Saint-Georges.

 

 

Boigey Frères, Bourgogne rouge Corvée au prêtre 2024 : (contrebas de Vosne) En ouvrant un régional 2024 je m'attendais à un pinot léger sur le fruit, ce fut plutôt le contraire... La robe est sombre pour un pinot, petite réduction à l'ouverture et vin un peu serré, mieux après carafage, nez de fruits noirs puis un côté vanillé, toasté et même coconut avec l'ouverture. La bouche est bien boisée aussi, par contre il y a de la matière pour un 2024, les tannins sont enrobés par le bois. En l'état ça manque d'élégance et de fruit. Personne n'a trouvé le pinot à l'aveugle. Première rencontre ratée, mais à regoûter sur d'autres cuvées et sur les prochains millésimes. B-.