Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Mon carnet Vin
30 novembre 2014

GT et SVI Paris 2014 - Loire

Alphonse Mellot ***

Sancerre blanc Demoiselle 2012 : sec et citronné, très court. B-.

Génération 2013 : sur l’abricot, la poire, bonne tension. TB-.

Paradis 2012 : brioché, assez long, pas très vif. B-.

Edmond 2012 : pas mal de bois, mais bonne vivacité, à attendre. B.

Sancerre rouge Moussière 2012 : couleur sombre pour Sancerre, bouche un peu verte. B-.

Sancerre rouge En grands champs 2012 : un peu mieux que le précédent, tanins raides en l’état. B.

(Moussière 2019 : riche, opulent, marqué par l'élevage, à attendre. B.)

(Mellot, Sancerre Edmond 2020 : sauvignon puissant, haut en alcool, au nez pourtant végétal et trop variétal, l’alcool se ressent en finale, lourd, vite lassant.)

 

 

Château de Brézé **

Samur blanc clos David 2012 : sur la poire, assez tendu, brioché, léger boisé, facile, prêt à boire. B.

 

Domaine de St Just (Yves Lambert) **

Saumur blanc coulee St Cyr 2011 : très tendu, plus boisé que Clos David, brioché aussi, plus citronné, à attendre. B.

 

Clos St Fiacre **

Orléans 2013 : (100% chardo) beau nez, agrumes, fruits blancs, anis, un peu fluet en bouche, très court. B-.

Excellence blanc 2013 : plus vif et plus tendu, mais un peu trop boisé. B-.

IGP Sauvignon 2013 : cassis, agrumes, assez vif, finale sur le pamplemousse. B.

 

Domaine de la Bergerie (Yves Guegniard) **

Anjou Les Pierres Girards 2013 : poire, citron, assez vif, classique, un peu court. B.

Savennières Croix Picot 2012 : poire aussi, un peu plus d’agrumes, plus tendu. B+.

Savennières Clos du grand beaupréau 2012 : nez discret, un peu brioché, assez vif. Moins intéressant que celui d’Ogereau. B+.

 

 

Domaine du Petit Métris ***

Savennières clos de la marche 2012 : beau fruité, poire, brioche. B+.

2011 : plus vif, un peu moins de matière, plus sur les fruits secs, plus brioché. B.

Ct du Layon St Aubin clos de 13 vents : beau nez exotique, beaucoup de sucre, vif en attaque, assez puissant, manque un peu de longueur. TB-.

Ct du Layon 1er cru Chaume Les Tétuères 2010 : plus exotique, plus d’ananas, plus épais, plus minéral. Regoûté en bouteille, il était assez puissant à l'ouverture, toujours bien marqué par l'ananas, avec une belle acidité et un bel équilibre, peut-être à attendre un peu. TB.

Quarts de chaume Les Guerches 2009 : plus de miel que le précédent, encore plus concentré, belle fraîcheur. TB+.

 

 

 

Vinidome 2016

Gallas * – Saint-Pourçain blanc 2014 : (chardonnay, tressallier) nez discret, vif, trop acide, citronné. Moyen+.

Gallas – Saint-Pourçain blanc Côté Sioule 2011 : (chardonnay) un peu mieux que le précédent, brioché, noisette, citron, amer en finale. B-.

 

Bellevue ** – St Pourçain blanc 2014 grande réserve : (chardo, tressallier, sauvignon) vif, fruité, pomme, citron, bonne matière. B.

Bellevue – St Pourçain blanc Origine 2013 : un peu plus expressif, plus de tension, plus marqué pomme granny.B+.

Bellevue – St Pourçain blanc Reflets 2006 : très marqué noix, semble passé. Moyen.

 

Château du Breuil ** – Anjou clos du frère Etienne 2014 : vin encore très boisé/vanillé, belle tension derrière, épicé, assez long. B-.

Château du Breuil – Savennières 2013 : boisé mieux intégré que le précédent, tendu, citronné, un peu court, peu fruité. B-.

 

Domaine des Barres ** – Savennières Les Bastes 2014 : encore un peu vanillé, de la noisette, assez tendu mais peu fruité. B-.

Domaine des Barres – Savennières Clos de l’Ailaut 2014 : belle tension, élevage présent mais bien intégré, vif et citronné, assez long, manque un peu de fruit. B.

 

 

Laffourcade *** – Anjou Clos des Quarts 2014 : Belle matière, un peu de noisette, brioche, assez gras et tendu. B+.

Laffourcade – Savennières 2014 : beaucoup de fruit, poire surtout, mais bien plus court que le précédent. B.

Laffourcade – Savennières clos de la royauté 2013 : il a à la fois le beau fruité du Savennières avec beaucoup de poire, agrumes, et la matière de l’Anjou, léger brioché, long. TB.

(Château de L'écharderie, Quarts-de-Chaume "Clos Paradis Pour Lucien" 2009 (100% chenin) : Robe bien dorée là aussi, plus sur le miel, les fruits jaunes, une pointe d'épices, de caramel. Bouche plus sucrée, plus concentrée, mais bien équilibrée aussi par une petite acidité. Très belle longueur. Déjà bon avec un potentiel de garde énorme. TB

Vignobles Laffourcade Château Perray-Jouannet, Bonnezeaux "Les menus clos" 2013 : Robe dorée, nez très marqué ananas, un peu de miel et d'agrumes. Bouche pas trop sucrée, surtout bien équilibrée par une belle acidité, très fraîche et digeste, assez longue en plus. TB+.

Ch. Perray-Jouannet Vignobles Laffourcade, Bonnezeaux Les Menus clos 2013 : un Bonnezeaux clair en couleur, pas très sucré, fin et acidulé, très frais, sur le citron confit et l’ananas frais, l’équilibre est plutôt proche de celui d’un riesling Kabinett, très frais et élégant. TB+.)

 

 

Stéphanie Guillot ** – Côtes du Forez Ste-Anne 2012 : (100% gamay, « avec quelques gamays teinturiers dans l’assemblage ») léger et à la fois très poivré, un peu vert. B-. 

Stéphanie Guillot – Granitic 2011 : plus puissant, un côté kirsché, prune, fruits cuits. B-.

Stéphanie Guillot – Opéra 2012 : bien mieux, fruits noirs, épices, belle matière, tannins présents mais de qualité.B+.

 

4 janvier 2024

Tino Kuban - Maison Glandien - Les Jardins Vivants (Meursault) ***

En 2018 le jeune allemand Tino Kuban a repris le domaine d'1,5ha de Bernard Van Berg qu'il a renommé Les Jardins Vivants. Il a ensuite créé une structure de négoce, maison Glandien, avec un approvisionnement de raisins sur la côte chalonnaise, mais aussi en Côte de Beaune, dans le Beaujolais et dans le Jura. Attention à ne pas surpayer les cuvées du négoce qui sont très loin du niveau des vins du domaine...

 

 

 

Maison Glandien - L’ouverture blanc 2022 : (aligotés à Cheilly et St Martin) Couleur claire, nez à l’ouverture floral, fleurs blanches et à peine anisé, légèrement citronné. Bouche vive, simple, peu de volume et peu de fond, mais salivante. Avec l’ouverture une toute petite pointe de volatile apparaît, fruité à peine plus mûr, sur le fond de bouteille une petite souris commence à apparaître. Décevant. B-.

 

Glandien - La Moiré blanc 2022 : (aligotés de Cheilly-les-Maranges) A l'ouverture pas mal de réduction, pas une "réduction bourguignonne", mais une réduction classique qui pue le renfermé, mieux en bouche. Rien de grave, un tour de carafe et la réduction s'estompe, nez de citron, de levure, de fruits bletts, un peu floral et fenouil, l'aromatique n'est clairement pas passionnante. C'est mieux en bouche, avec une belle acidité, c'est tendu et citronné, frais, par contre pas un gros volume voire même un peu maigre. Longueur moyenne. Un vin correct, à peine mieux que L'ouverture blanc, à ne surtout pas payer plus de 20-30€. A voir sur les rouges désormais si c'est mieux... B.

 

Glandien - L'ouverture rouge 2023 : clair en couleur, petite touche réduit/animal à l'ouverture puis fruits rouges frais plus classiques et notes florales avec l'ouverture. Bouche un peu light, peu de volume, et pas beaucoup de fond, un peu animale et serrée à l'ouverture. Avec l'air ça gagne en fruit, mais ça reste très simple et un peu dilué, court. Par contre c'est léger et digeste pour 2023. B.

 

Glandien, La Leux 2022 : Nez très réduit à l’ouverture, limite bretts, la bouche n'est pas très propre, et pas grand-chose derrière. Le lendemain c'est un peu mieux, toujours très réduit mais bouche plus intéressante avec de la fraîcheur et l'impression qu'il y a un peu plus de longueur. Mais plaisir tout de même limité. Encore une déception avec ce domaine. B-.

 

 

 

 

 

Maison Skyaasen *** (Meursault)

 

Joachim (Norvège) et Olivia (San Francisco) se sont rencontrés aux Etats-Unis. Ils sont arrivés en Bourgogne en 2017 et ont fait leur premier millésime en 2019. Micro-négoce principalement sur la Côte de Beaune, vinifications quasi natures.

 

Skyaasen - Bourgogne aligoté 2022 : couleur or pâle, limpide. Nez un peu réduit à l'ouverture, mieux le lendemain, plutôt citronné, floral, à peine marqué par les lies, de plus en plus élégant avec l'ouverture, même s'il restera assez simple. Par contre l'équilibre en bouche est très intéressant, beau volume, d'après l'étiquette peu d'alcool (11,5% !) mais c'est parfaitement mûr, on a plutôt l'impression d'un 13%, l'acidité est élevée et bien intégrée, finale assez longue et citronnée. Le surlendemain, un peu moins de peps mais c'est toujours parfaitement propre. Belle entrée de gamme. TB.

 

25 mars 2026

Maxime Oudiette (Beaunay) ****

 

Maxime Oudiette (ne pas confondre avec Oudiette x Filles à Beaunay également) est revenu au domaine familial en 2012 après son BTS viti-oeno, un stage chez Selosse, et un stage chez PY Cainjo au 520Epernay. Le domaine est situé à Beaunay, sur le Petit Morin. Domaine de 4ha en bio. Travail très différent de chez Selosse "plus dans la réduction que dans l'oxydation" (écouter le Wine podcast challenge n°120)

 

 

Maxime Oudiette, Champagne Les Gras d’huile : (100% chardonnay, à Beaunay – Petit Morin. Base 2020, dég 09/23. Elevage en fût. Non dosé) Couleur claire, nez très élégant, floral, fruits blancs, petite touche de lies, brioche, avec l'ouverture légèrement frangipane. Bouche droite, vraiment très saline, bulle très fine, peu marquée par l'élevage, beaucoup de longueur, c'est salivant, précis, élégant, un peu dans l’esprit d’un Suenen en à peine moins austère ici. Belle découverte. TB+.

 

25 mars 2026

Koji & Jae Hwa (Gevrey-Chambertin) ****

 

Le négoce Maison Lou Dumont est né en 2000 à Gevrey-Chambertin. Le domaine Koji & Jae Hwa a lui débuté en 2012 et atteint désormais 6 hectares. Depuis peu Koji & Jae Hwa se sont aussi lancés dans un Champagne, Nakada Park. Domaine en bio. Vinifs proches du nature.

 

 

Koji & Jae Hwa, Coteaux Bourguignons chardonnay 2022 : (parcelle Combe en Guyot. Vignes plantées en 2015) Couleur or pâle, nez très autolyse, façon Auvenay, sésame grillé, etc… en se réchauffant très jolies notes citron confit, la réduction reste noble, sans tout envahir non plus. La bouche est bien sûr un peu moins énergique et dense qu’un Auvenay, mais vraiment d’un beau niveau pour un Coteaux, tendue, citronnée, pas de gras, finale longue et salivante, précise. Très beau vin. TB++.

 

2 avril 2025

Clos Cibonne (Le Pradet) ****

Clos Cibonne  - Rosé Tibouren tradition 2018 : vineux, épicé, belle acidité derrière. B+.

 

Clos Cibonne - Côtes de Provence rosé tentation 2021 simple, bien. Rosé Tibouren 2021 assez clair manque un peu de caractère. Rosé Vignettes 2020 plus orange sanguine, gros volume, excellent.  Tibouren rouge 2021 léger, infusé, fruité, très bon.  Rouge olivier 2019 réduit à l'ouverture, un peu végétal, froid, serré, mais noble, à attendre peut-être.

 

Tibouren rouge 2021 : un an plus tard, typé cinsault infusé, léger en alcool, pas beaucoup de corps, fruité pur, peu de tannins, super vin de soif. TB.

 

Tibouren rouge 2024 : à peine plus coloré et structuré que les autres années, reste fin et gourmand. TB.

 

Olivier rouge 2019 : pas la réduction de la dernière fois, syrah un peu confiturée au nez, bouche qui reste fraîche, du fond, encore jeune. TB+.

 

Tibouren rosé 2024 un peu plus de caractère qu'en 2023, plus coloré, très zestes d'orange, orange sanguine, épices souk, un nez un peu vin orange, jolie acidité.  Rosé Vignettes 23 gras beurré, semble un peu pataud derrière, mais à voir avec l'âge.

 

27 février 2019

Michel Gros (Vosne-Romanée) ***

FDGV 2016

Michel Gros Vosne Brûlées 2014 : tannins très fins, bonne matière en bouche, frais et fruité, peut-être un peu simple et court pour un 1er cru. TB-.

 

Michel Gros Vosne Brulées 2016 : couleur claire, nez un peu lardé, original, typé syrah, bouche, tendue, pleine de fruits rouges, longue finale lardée. TB+.

Michel Gros Bourgogne Rouge 2015 : léger, petits fruits rouges, très élégant et classe, pas très épais ni très long, belle entrée de gamme. TB-.

 

Echezeaux 23 : couleur qui reste assez claire pour 2023, nez cerise framboise épices pivoine, bouche avec un élevage vanillé un peu trop marqué en l'état, mais il y a du fond, pas trop de chaleur, une bonne acidité, devrait être bien dans quelques années.

 

21 mars 2013

Oddero (Piémont) ****

 Oddero (ne pas confondre avec Luigi Oddero & figli) est un domaine traditionnaliste (élevage foudres) situé à La Morra mais possédant des vignes (certaines en cours de certification bio) un peu partout dans l'appellation : à Serralunga, à Moforte, à La Morra et à Castiglione. Depuis l'arrivée des deux filles Mariacristina et Mariavittoria, les vins ont gagné en précision. Ce sont des vins purs, reflétant bien chaque terroir, avec de beaux volumes, mais parfois un peu durs en jeunesse. Certaines cuvées sont taillées pour une longue garde, comme Vigna Rionda bien sûr.

 

 

Oddero (salon Nebbiolo vins & terroirs)

Barbaresco Gallina 2015 : (à Neive) très clair, fin, léger, fruité, très facile, manque juste d’un peu de longueur. TB.

Barolo 2014 : (assemblage sur La Morra et Castiglione) une pointe d’oxydation sur ma bouteille…

Barolo Riserva Bussia Vigna Mondoca 2012 : (à Monforte) robe claire, plein de fraise et de cerise, un peu sucré, très gourmand et juteux avec de la longueur en plus. TB++.

Barolo Brunate 2011 : (à La Morra, foudres) plus sombre et un peu tuilé, plus chaud, tannins serrés voire un peu secs. Belle matière. A revoir dans quelques années. TB-.

 

Langhe Nebbiolo 2018 : couleur très claire, nez plein de framboise, juteux, finale un poil serrée pour chipoter. TB.

Nizza 2017 : (barbera, à Asti) plus noir, plus confituré, rond, facile. B+.

Barolo 2016 : un peu fermé ce jour-là, beau volume, fraîcheur, aromes fruits rouges, tannins encore serrés, beau potentiel. TB.

Barbaresco Gallina 2017 : là aussi, beau fruité, volume, tannins très serrés, mais belle finale saline. A attendre. TB.

 

Barolo 2014 : réduit, et semble végétal... Moyen

Barolo vigna rionda 2013 : encore un peu jeune et serré bien sûr, mais élégant, très droit, très long et salin. TB+.

 

Villero 2016 : semble assez mûr, encore jeune, serré, un peu chaleureux, bon potentiel, à regoûter dans 10ans minimum. B+.

 

Langhe 2019 : nebbiolo sérieux, encore un poil serré, mais joli fond. TB-.

 

Barolo 2021 : beau jus, fruité un peu noir cassis, feuilles, encore serré et sérieux, mais beau potentiel. TB. Deuxième dégust, nez plus classique moins fruits noirs, jolie bouche, tendue, typique du millésime. TB+

 

3 février 2026

Jonathan Cornevin (Rouvres-les-Vignes) **

 

Jeune domaine créé en 2023, sur la Côte des Bar. Pour le moment un peu moins d'1 hectare repris du domaine familial qui vendait les raisins. Travail proche du nature.

 

 

Jonathan Cornevin, Coteaux champenois 2024 : (100% chardonnay) Couleur or pâle, nez sur la pomme, la poire, les agrumes, assez simple et primaire. Pas d'élevage ressenti, ni d'autolyse (légère autolyse le lendemain). La bouche est légère en alcool (11%), avec une acidité très haute, peu de corps, impression qu'il n'y a pas eu de malo, aromatique proche du nez en un peu plus citronnée, limite sous-maturité, sans élevage, simple, pas spécialement nature. Finale salivante. Bref, on a l'impression d'un "jus clair" avant la seconde fermentation en bouteille, qui devrait faire une bonne base pour un champagne mais qui offre peu de plaisir en l'état. Pas vraiment mauvais, mais à 60€ ça ne va pas. B-.

 

23 mars 2026

Matias Michelini, Passionate, Puerto Campo (Argentine) ***

 

Matias Michelini "the Green Matias" est un pionnier du bio et de la biodynamie en Argentine, mais aussi des vins plus frais, moins extraits, moins boisés, sur les hauteurs de la vallée de Uco. Il vinifie notamment de grandes structures pour Zorzal, mais aussi pour de petites structures comme Passionate Wines. Son dernier projet est Puerto Campo sur la Patagonie en bord d'Atlantique où il y a possibilité de ne pas irriguer.

 

 

Matias Michelini, Solido 2022 Vallee de Uco : (50% sauvignon à 1500m à Gualtallary, 50% semillon à 1100m à Tupungato) Couleur or profond, nez qui ne sent pas du tout le sauvignon, un peu plus le sémillon, miellé, floral, gentiane, sauge, fruits jaunes, petite touche grillée (lies ?), assez mûr, peut-être une petite macération, je lui trouve un côté Hermitage blanc ou Gonon blanc. La bouche est ample, mûre, pas une grosse acidité mais pas de lourdeur non plus grâce à un taux d'alcool bas (12%), il y a du corps, toujours ce côté miellé et un peu herbacé, sur les amers, clairement gastronomique, avec une bonne longueur. Beaucoup de choses intéressantes dans ce vin, même si personnellement j'aurais aimé un peu plus de peps. TB.

 

4 avril 2026

Manuele Priolo (Piémont) **** et Fratelli Negri ***

 

Manuele Priolo, consultant reconnu dans la région, a monté son propre domaine en 2021. Il est situé à Monteu Roero sur la MGA (Menzioni Geografiche Aggiuntive) Anime nere. Il possède une parcelle en forte pente, en "biodiversité", entourée de bois.

 

Manuele Priolo, Roero Anime Nere Vigneto Eroico 2023 : (100% nebbiolo) Couleur très claire, infusée, brillante. Le nez est sur les petits fruits rouges, framboise, griotte, beaucoup de pivoine, un peu d'orange sanguine, d'herbes aromatiques. La bouche est très fine, en dentelle, pleine de fruits et de floral, peu tannique, avec une belle acidité. Je m'attendais à un jus de fruit nature/infusé classique de la nouvelle génération, mais il y a plus que ça avec une vraie complexité ici, et une belle longueur. Le lendemain le vin est encore meilleur avec un peu plus de caractère, sans perdre sa finesse. Parfaitement propre et précis. TB++.

 

 

 

Fratelli Negri a été créé par 3 frères en 2021, petit domaine de 2,3ha à Sizzano dans le Nord du Piémont.

 

Fratelli Negri, Sizzano 2021 : (80% nebbiolo, 20% vespolina. Elevage en 20HL) Couleur sombre pour un majorité nebbiolo un peu rouillée et trouble, le nez est réduit à l'ouverture, pas très propre, animal, on se pose même un peu la question de bretts, derrière cerise à l'eau de vie, cuir, manque un peu d'éclat. La bouche est très "tradi italien", un peu poussiéreuse, balsamique, avec les petits tannins qui allongent, une bonne acidité, il faut clairement manger. Le lendemain, la souris commence à apparaitre. Pas une belle bouteille. Il faudra regoûter.

 

5 novembre 2025

Anne-Marie et Jean-Marc Vincent (Santenay) ****

 

Domaine de 6ha à Santenay. Proches d'Olivier Lamy, le travail à la vigne est pointu avec quelques parcelles à haute densité. Les blancs sont peut-être plus proches de ceux de JC Bachelet par exemple, de facture très classique, avec un peu de gras et d'élevage mais aussi de belles acidités derrière qui leur permettent de rester équilibrés, surtout après quelques années de garde. Les rouges aussi peuvent être un peu boisés et tanniques jeunes, mais il y a suffisamment de fond pour bien vieillir.

 

 

Auxey-Duresses les hautés blanc 2021 : couleur or pâle, nez très classique, léger beurré, léger boisé vanillé, fruits jaunes, floral. Bouche avec du gras, mais aussi une bonne acidité derrière, classique, bien fait, mériterait d'être attendu encore un peu. TB.

 

 

FDGV 2016

AM&JM. Vincent Santenay 1er cru Passetemps 2014 : trop boisé, très concentré et tannique. B-.

 

6 janvier 2026

Baravéou (La Cadière d'Azur) ****

 

Domaine de 5ha créé par Jean-Philippe Fourney, qui a défriché et planter sur les vieilles restanques de la Cadière d'Azur à partir de 2011. Il s'occupe en parallèle des vignes de Tempier, La Suffrène et Vannières. Il produit un rouge et un rosé.

 

 

Baravéou, Bandol rouge 2020 : (majorité mourvèdre) Couleur sombre, contours encore violacés. Nez très fruité, cassis surtout, légèrement chocolaté et garrigue. Bouche avec du fruit, des herbes, de la pureté, de la puissance (15%), des tanins fins enrobés par l'alcool, très long, encore jeune. TB.

 

20 octobre 2023

Suertes del Marques (Espagne) ***

Petit domaine de Tenerife (Canaries) qui a commencé à embouteiller ses vins en 2006. Suertes del Marques est situé dans la vallée de Orotava, au nord de l'île de Tenerife. Le domaine possède 11 hectares entre 300 et 750m d'altitude + 15 hectares de contrats avec des "grapegrowers", sur des expositions et sols variés. Les vignes sont pour beaucoup centenaires, en franc de pied. Le domaine utilise les levures indigènes, un peu de SO2 à la mise uniquement.

 

 

Suertes del Marques - Tenerife Vidueno 2019 : ("2019 Vidueño is a complex blend from two experimental plots planted between 10 and 20 years ago with more than 25 grape varieties from the islands - Malvasía Rosada, Negramoll, Vijariego Negro, Baboso Negro, Castellana Negra, Marmajuelo, Listán Negro, Gual, Verdello—90% red grapes and the rest whites, with only 11.5% alcohol. The full clusters fermented in a plastic bin with indigenous yeasts, and the wine matured in 228- and 500-liter oak barrels for 10 months.")  Couleur très claire et rouillée, nez réduit à l'ouverture, mieux ensuite mais dans un style "rustique", fumé, épicé, réglissé, ferrugineux, plutôt prunes rouges et kirsch. On se dit que ça va être costaud. Pas du tout, la bouche est très légère, bonne acidité, tannins souples, facile à boire, pas un gros volume ni beaucoup de longueur, par contre ça fait un peu poussiéreux, toujours ce côté réglissé, fer. Original, mais pas un gros plaisir pour moi. B.

 

Suertes del Marques (Canaries), DO Tenerife Vidonia 2020 : (domaine de 11ha + 15ha négoce créé en 2006. Tendance nature. 100% listan blanco ou palomino, Vignes à Las Suertes, La Florida et La Mocana sur argiles. Elevage 11mois en foudres de 2500L et fûts de 500L.)    Nez très fumé, un peu soufré, réduit, volcanique, qui a tendance à s’accentuer avec l’aération. C’est mieux en bouche où ce côté fumé est moins dominant, jolies notes citronnées, salines, très énergique, très long et salivant. TB.

 

Suertes del Marques

Vidonia 2022 (listan blanco) : léger fumé, belle autolyse classe, grillé des lies, citron, surtout grosse allonge très umami, salivante, top. TB++.

7 fuentes rouge 2021 : très fumé, réduit, compliqué.

 

 

 

Matias i torres (Victoria Torres Pecis) **, DO La Palma Listan Prieto 2018 : (Piezas N3. Vignes de 80ans sur sols volcaniques non greffées) Couleur claire, rubis, nez fruits rouges, un peu fraise écrasée, mais aussi réduction tenace, animale, mais aussi un côté fumé, fer, terreux. Bouche légère, peu de tannins, beau fruité un peu sucré, bonne acidité, mais la réduction tenace gâche un peu le plaisir, fond volcanique derrière bien marqué. B+.

 

 

Borja Perez **, Ignios origenes vijariiego 2019 : (Ycoden Daute Isora) couleur assez claire, léger fruité, fumé, nature, mais grosse volatile, un peu acétate, peu de plaisir au final.

 

Bodegas el sitio **, De yanes baboso negro finca las lapas 2023 : (100% baboso) vin puissant, confit, un bon 15%, chocolaté, façon grenache trè solaire. B.

 

8 avril 2026

La Terre Penchée (Augea) ****

 

Domaine créé en 2023 par Margaux Dermine et Étienne Gasnier dans le sud Revermont. Passés chez Labet ou les Marnes Blanches, ils travaillent avec la même philosophie. Ils ont pu acquérir 1 ha sur la parcelle En Billat, d'autres parcelles et des plantations devraient arriver d'ici peu.

 

 

La Terre Penchée, Côtes du Jura Les Vieux Os 2023 : (100% chardonnay, sur En Billat, 2ans en fût. 13%) Couleur or pâle, légèrement trouble, le nez fait de suite penser au Jura, mais plutôt savagnin ouillé que chardonnay, pas vraiment d'autolyse ici, des fruits secs, des fruits jaunes, de la pomme, des notes pâtissières, du citron confit, le lendemain un peu de fruits exotiques, moins de pomme, et une très légère volatile qui renforce le côté citron confit, un peu de noisette. La bouche est énergique, surtout très vive à l'attaque, très beau volume, texture un peu grasse agréable, pas d'élevage ni de côté beurré pour autant, c'est intense, là aussi typé savagnin ouillé, précis, avec une finale longue, salivante, un peu moins acide qu'à l'attaque avec de petits amers, un peu d'extraits secs et une touche à peine tannique. Pour un premier millésime, de l'excellent niveau. TB++.

 

11 mars 2020

Morey-Coffinet (Chassagne-Montrachet) ***

Chassagne houillerres 2018,Puligny 1er cru Combettes 2018 marqués par un élevage un peu trop grillé, bouche assez tendue, moins beurrée que par le passé. Chassagne 1er cru La Romanée 2018, plus extraverti, plus gras, un peu plus boisé. Chassagne 1er cru en Cailleret plus tendu mais assez grillé aussi, des nez assez proches où l'élevage domine le terroir à ce stade. Chassagne Rouge 2018 les chaumes assez mûr et boisé, Corton rouge grand cru 2018 très réduit ce jour là, dur à juger.

 

Morey-Coffinet, Saint-Aubin 1er Cru Le Charmois 2023 : couleur dorée, nez assez classique avec des fruits jaunes et un léger beurré, bouche avec du gras, du beurré, un beau volume, une vendange mûre et concentrée, avec de la gourmandise, tout en restant du bon côté de la limite, sans jamais tomber dans la lourdeur non plus. TB

 

Chassagne blanc 2023 : moins de tension, plus en rondeur que Charmois. TB-.

 

 

FDGV 2015

Morey-Coffinet Chassagne 1er cru La Romanée 2014 : un peu trop d’élevage au nez en l’état mais la bouche est superbe, tendue, grasse, grosse matière, longue. TB.

 

Morey-Coffinet - Chassagne La Romanée 2017 : un peu autolyse, belle tension, long. TB+.

 

3 avril 2024

Quinta do Noval (Portugal) ****

 

Maison de 192ha créé en 1715, célèbre pour son Nacional Vintage (à partir de vignes non greffées). Si le chai est aussi à Vila Nova de Gaia, Quinta do Noval se targue d'être la seule maison à posséder un seul vignoble, dans la vallée de Pinhao, Cima Corgo. Mais ce n'est plus le cas depuis l'achat de la Quinta do Passadouro en 2019 (38ha, vallée de Pinhao). Aujourd'hui les parcelles sont plantées cépage par cépage en fonction de l'altitude, de l'exposition et des sols (schistes plus ou moins mêlés d'argile).

 

 

 

Quinta Do Noval Porto Vintage 2000 vs Porto Vintage Nacional 2000 (vignes préphylloxériques, non greffées) : le classique est déjà un peu évolué, sur la cassis, le sous-bois, la boîte à cigares, élégant, aux tannins fins, très bon, mais à condition de ne pas le comparer. TB+. Le Nacional fait beaucoup plus jeune, éclatant, concentré, au fruité très pur, cassis, mûre, violette, herbes méditerranéennes; texture soyeuse sur ce millésime très élégant, avec un superbe équilibre, sucre/acidité, de la tension et de la gourmandise. Nous avons bien fait de comparer les deux, sinon je pense qu'on n'aurait pas saisi la grandeur de ce Nacional, qui est quelque part très facile à boire, mais aussi évident, parfait. Déjà très accessible et au potentiel de garde énorme. Vraiment loin au-dessus. Exceptionnel.

 

 

 

Quinta do Noval

LBV 2013 : chocolat, confiture de mûre, pointe d’alcool en finale, plutôt un bon LBV. TB-.

 

Porto 10ans Tawny : beau rancio, un peu d’alcool en finale malheureusement. B+.

 

19 juin 2024

Tenuta delle Terre Nere (Sicile) ****

 

Style un peu moins traditionnel que Passopisciaro avec un tout petit peu de barrique sur certains vins.

 

 

Tenuta delle terre nere - Etna Rosso Guardiola 2013 : (parcelle "1er cru" la plus en altitude du domaine, à Castiglione di Sicilia, au nord de l'Etna) Couleur très claire, à peine orangée, un peu "nebbiolo" dans l'esprit. Nez de fruits rouges confiturés, rose, épices, pointe minérale. Bouche très droite, toute en tension, avec une acidité élevée qui équilibre la puissance alcoolique (14%), des petits tannins en fin de bouche qui relancent encore cette impression de tension, belle longueur. En se réchauffant, l'alcool apparait, à boire assez frais, tant pis pour les quelques tannins. Vraiment proche de certains Barolo tradi. La classe. TB+.

 

Terre nere : Etna bianco 2018 : (carricante) couleur dorée, nez un peu grillée, fait d'abord penser à une réduction sur lies, puis avec l'ouverture semble être terroir, fumé, volcanique, bouche assez droite pas un gros volume, sur le fumé, un peu citron mûr, pas une grosse longueur, mais une forme d'austérité assez noble sur cette entrée de gamme. TB.

 

Terre Nere - Bianco Superiore Premier Cru 2022 : (100% carricante, parcelle Salice à Milo, à l'Est de l'Etna. Nouvelle cuvée, secteur le plus frais et le plus humide de l'appellation, 12,5%. Epo est, 650-700m d'altitude. Elevage fûts français 500 et 1000L) Couleur or pâle, nez discret, fruits jaunes mûrs, à peine exotique, miel acacia, pas du tout de fumé, semble alcooleux. Bouche légère en alcool, demi-corps, pas de gras ni d'élevage, tendue, acidité haute, très austère, un peu dissociée, grosse amertume un peu gênante. Un peu mieux le lendemain. A voir avec le temps donc mais en l'état c'est compliqué. B.

 

Tenuta delle Tere Nere, Etna bianco calderara sottana 2023 : (100% carricante) couleur or, nez qui a fait penser à du manseng, fruits exotiques, un peu miellé. Une fois l'étiquette découverte, la bouche était sur un profil plus "minéral", un peu plus frais et en tension, avec un peu de lies. Joli piège. Merci Michel. TB.

 

Tere Nere 2022 Etna Calderara Sottana classique vs Don Peppino Préphylloxérique : (même parcelle et même millésime donc) le classique tire sur un grenache, en rondeur, avec de beaux fruits rouges un peu confiturés, beaucoup de plaisir maintenant (même si regoûté seul le lendemain, les tannins ressortent un peu en finale). TB+. Le préphyllox est plus "noir", concentré, plus mûr et plus acide à la fois, tout en allonge, avec des tannins qui poussent très loin façon nebbiolo, gros vin, mais un poil jeune. TB++.

 

 

Le Vigne di Eli (autre projet de Terre Nere) - Etna Bianco 2023 : (carricante) nez qui sauvignonne un peu aromatique, touche fumée. Bouche fraîche, tendue, sensation minérale et caillouteuse, peu d'alcool, salivant, petits amers, bel équilibre. B+.

 

12 janvier 2025

Dandelion (Mavilly-Mandelot) ***

 

Créé en 2016 par Morgane Seuillot, désormais rejointe par Christian Knott (ancien maître de chai de Chandon de Briailles), sur les Hautes Côtes de Beaune. 3 hectares.

 

 

Dandelion (Bourgogne) - Brun Doré (50cl, 2018 ? capsule bière, 15%) : vin sucré, un côté soupe liebig, encore beaucoup de gaz, reparti en fermentation ? pas propre du tout... Moyen.

 

Hautes Côtes de Beaune nature 2023 : un peu réduit au nez, mieux après ouverture, bouche sur le fruit, avec un peu de réduction, finale un peu trop sur les amers de la grappe entière, pas un gros plaisir. B.

 

17 avril 2026

Stefano Lubiana (Australie) ****

 

Domaine familial d'une trentaine d'hectares, désormais géré par le fils, Marco Lubiana, situé en Tasmanie (une partie sur Derwent Valley proche de Hobart, et une autre partie sur Huon Valley). Travail en biodynamie. Spécialisé dans les pinots noirs et les chardonnays, mais aussi les Sparklings avec des temps longs sur lattes.

 

 

Stefano Lubiana, pinot noir La Roccia 2023 : (100% pinot noir, parcellaire sur Derwent Valley. Sols d'argiles rouges. Une des plus grosses cuvées du domaine, peut-être la cuvée la plus taillée pour la garde. 13,5%) Couleur assez sombre pour un pinot, nez de cerise noire, fraise, pivoine, réglisse, épices, petite touche d'herbes aromatiques et orange sanguine. La bouche est dense, sérieuse, mûre mais bien équilibrée par une bonne acidité, les tannins sont fins, il y a un peu d'élevage mais bien intégré pour un 2023 et qui sera vite absorbé par le volume du vin, de la longueur. Bref, un très joli vin à venir, avec un beau potentiel de garde, à l'opposé des infusions actuelles, typé "nouveau monde" mais sans lourdeur. Le lendemain le vin est encore meilleur, le nez est très floral, touche ronce et végétal noble en fin de bouche. TB+.

 

17 janvier 2026

Rijckaert (Davayé) ***

 

Des vins par le passé un peu riches et boisés, dans le style Guffens. Depuis l'arrivée de Florent Rouve, les vins se sont affinés, avec moins d'élevage et plus de tension.

 

 

Rijckaert *** - Côtes du Jura Savagnin Les Sarres 2016 : robe dorée, nez très chardo, beurré, vanillé. Bouche fruitée, beurrée, grasse, mais belle tension derrière, assez long. Fait très Côte de Beaune. TB.

Rijckaert - Arbois chardonnay 2016 : couleur claire, nez beurré, floral, très bourguignon, bouche avec du gras, du beurre, belle tension derrière. TB.

Rijckaert, Arbois chardonnay 2023 beurré, boisé, rond, très bourguignon, pas de lourdeur non plus. Savagnin 2023 un peu plus jurassien, moins d'élevage, volumineux et énergique à la fois, il y a du vin, a besoin de se poser un peu mais prometteur.

Arbois chardo 2022 : moins d'élevage que 2023, plus posé, joli.

chardo Vigne des Voises 2023 : peu d'élevage ici, belle tension.

Arbois pinot noir rouge d'après 2024 : très clair en couleur, très léger, infusé, manque un peu de corps, facile à boire.

 

Macon villages VV 2024 : macon plutôt porté sur la tension, pas un gros volume mais frais, salivant.

Viré Rendez-vous de septembre 2024 : un Viré avec peu d'opulence, peu d'élevage, assez droit.

Pouilly Fuissé 2023 : un peu plus beurré, un peu plus de volume et de confort, sans excès, mais peut-être pas à attendre trop longtemps, pour que le beurré ne fatigue pas.

Coteaux Bourguignons Coraux 2023 : joli fruité, poivré épicé, donne du caractère, probablement bien marqué gamay, très bien fait, bon rapport q/p.

 

 

8 avril 2026

Théa Lambours et Guillaume Beaussier "Guigui de Saumur" (Rotalier) ***

 

Jeune domaine nature du Jura, Théa Lambours et Guillaume Beaussier "Guigui de Saumur" se sont fait connaitre avec leur première micro-cuvée Jurassic Ploussard. En 2024, ils poursuivent avec une cuvée d'achat de pineau d'aunis dans la Loire.

 

 

Théa et Guillaume, Pineau d'Aunis 2024 : (achat à Cedric F.. 11,5%) Couleur rosé/orangé, trouble, avec des petits filaments (graisse ? pas ressentie en bouche), ça fait un peu peur ! Le nez est très joli, un peu déroutant, "funky", sur l'orange sanguine, le pamplemousse rose, le melon, pivoine, à peine litchi avec l'ouverture, épices "souk", on ne sait pas trop si on est sur un rouge clair, un rosé, un vin orange, une IPA..., quelque part entre tout ça. La bouche est sympa aussi, à peine de gaz à l'ouverture, légère en alcool, pas de tannins, vive, sur les aromes du nez avec un côté acidulé très rafraîchissant, petite volatile qui rajoute un côté "sour" avec du peps, qui appelle la cuisine asiatique par exemple, pas très long, mais on y revient très très facilement, et j'avoue avoir pris beaucoup de plaisir une fois le côté "c'est quoi cet OVNI ?" passé. Par contre à boire dans les 3-4h après ouverture et à ne pas carafer (début de souris sur la fin de la bouteille).

 

Clairement un vin à ne pas mettre entre toutes les mains et qui a divisé autour de la table. Mais bu à côté d'un Hautes Côtes rouge de Dandelion, nature classique pas mauvais mais très vite oublié, le Pineau d'Aunis a eu le mérite d'ouvrir le débat.

 

20 avril 2025

Jean Wambergue (Saulcet) ***

Jean Wambergue

 

Initial Tressallier 2022 : (Deuxième millésime. pas de malo en 22) nez simple, floral, bouche intéressante, vive, citronnée, minérale, assez longue. TB.

 

Jean Wambergue, IGP Val de Loire-Allier Initial Tressallier 2022 (100% tressallier, à Saulcet) Couleur claire, nez sur le citron, les agrumes, à peine floral. Bouche vive, tendue, traçante, légère en alcool, citronnée, belle acidité qui réveille les papilles, sensation minérale et bonne longueur. Jean a choisi de ne pas faire la malo, peut-être un bon choix en 2022. Parfait pour débuter et mettre en appétit. TB.

 

Gamay frière 2021 : nez sur une réduction grillée, bouche légère, fruitée, acidulée, peu de couleur, facile. B+.

 

Loire volc 25 : tressallier galtas 24 simple mais frais. 2 âges chardo manque d’acidité. Rouge clos tillard gamay 23 joli fruité, fin, floral, très bon. Point gamay 22 manque de finesse. St Pourçain rouge 24 compliqué en l’état.

 

Loire volc 26 : Galtas 25 trop aromatique, Auspieds 25 très bon avec de la tension et du fond, Deux Ages 2023 trop boisé. Rosé Bache Jardet 25 combine tension fraîcheur et belle vinosité, top. Clos Tillard gamay 23 larde un peu, aromatique de syrah, sols de sables tannins très fins, juteux, top. La Burele 24 larde un peu aussi, tannins un peu plus durs. Les pointes gamay 23 un peu trop sur l'élevage.

 

3 juin 2019

Comte Abbatucci (Casalabriva) ****

 

Jean-Charles Abbatucci, le fils d'Antoine, fondateur du domaine, a porté les vins à un niveau encore supérieur, probablement au sommet des vins corses. Grâce à un gros travail sur les sélections massales et sur la biodynamie, les rouges ont atteint un profondeur et une énergie incroyables. Les sciaccarellu de Faustine et de Monte Bianco donnent des vins tout en finesse et en élégance. Les cuvées produites à partir des vieux cépages autochtones sont un peu plus "rustiques" mais gardent toujours suffisamment de fraîcheur et beaucoup de complexité. Les blancs sont plutôt gras, taillés pour la table, "identitataires", avec beaucoup de caractère et de précision.

 

 

Abbatucci (Greniers St Jean)

Faustine bl 19 brut de cuve très aromatique, Rosé 19 un peu vineux, sérieux. Général bl 2016 joli gras, Diplomate 17 plus tendu joli aussi. Barbarossa petillant, vineux, austère. Faustine Rg 2018 plein de fruit, léger, peu extrait, frais et long. Monte bianco 2017 superbe sciaccarellu très bourguignon, Ministre impérial 2017 plus fin que par le passé, belle fraicheur. Trois rouges parfaitement maitrisés.

 

 

Comte Abbatucci - Vin de France Faustine rouge 2012 : (sciacarello et nielluccio, élevage cuve béton) robe très claire, nez sur la fraise un peu sucrée, fruits rouges, beaucoup de poivre, bouche légère, très fraîche, facile à boire, encore plus poivrée. Longueur correcte, manque un peu de matière. TB-.

 

Abbatucci - Ministre impérial 2017 : sans être mauvais, pas au niveau habituel, perturbé par le voyage probablement. B.

 

Faustine blanc 2016 : (vermentino) très floral, variétal. B-.

Général Révolution ? Ministre impérial ? blanc 2016 : (vermentino, rossola brandinca, riminese, carcajolo bianco, biancone, paga debiti) grosse matière, minéral, finement anisé, citronné avec du gras. Manque une pointe de tension pour chipoter. TB.

Diplomate 2016 : (vermentino + brustiano, bianco gentile, genovese, rossola bianca) un cran en-dessous, un peu plus lourd. TB-.

Bulle Extra-Brut : (cépage barbarossa, dosage 4gr) B.

Faustine rosé 2018 : (sur cuve, sciaccarello) pas bien en place.

Faustine Rouge 2018 : (sur cuve, sciaccarello + nielluccio) idem.

Monte Bianco 2016 : (sciaccarello) petits fruits rouges, beaucoup de poivre, belle acidité, très fin, de loin le meilleur vin du domaine ce jour-là. TB++.

Valle di Nero 2015 : (carcajolo nero) couleur noire, sur les fruits noirs, le tabac, très solaire, à attendre. TB.

 

Abbatucci, Vin de France Faustine 2020 : (BioDsud d’Ajaccio. sciaccarellu + niellucciu. Elevage cuve et foudre) Couleur très claire, nez de fraise et de framboise confiturées, un peu de poivre et d’épices. Bouche toute en fruit, légère, fraîche, pas de tannins, un vin de soif mais avec une belle longueur en plus. TB+.

 

Faustine blanc 2021 : très aromatique, peu d'acidité. B-.

 

Jean-Charles Abbatucci - Vin de France Valle di Mare 2019 : (100% carcaghjolu nero. Vignes traitées à l’eau de mer. Elevage en demi-muids) Clair en couleur, nez étonnant de fruits rouges un peu sucrés, de garrigue, de thym, de lavande, très méditerranéen. La bouche est encore un peu serrée, jeune, mais prometteuse, avec un côté salin marqué sur la finale. Moins de finesse que sur les cuvées Faustine ou Monte Bianco mais pour un premier millésime de cette cuvée expérimentale c’est intéressant. TB.

 

Abbatucci, Monte Mare 2022 : (100% sciaccarellu. Vignes pulvérisées à l’eau de mer. Elevage demi-muids et œuf béton) Couleur rubis brillante, nez très confiture de fraise, grenadine, épices exotiques, badiane. Bouche toute en rondeur, 15% d’alcool qui ne se sentent pas du tout, plein de fruits rouges sucrés, texture soyeuse, la finale reste fraîche et saline. Plus de corps que la cuvée Faustine, plus frais et aérien que le cuvée Monte Bianco même si on ressent clairement un air de famille. TB++. Deuxième bouteille quelques mois plus tard et même sensation. TB++.

 

Abbatucci - Alte rosso barbarossa 2016 : joli nez, poire, réglisse, malt, fruits plus mûrs avec l'ouverture. Bouche qui manque de tension. B+.

 

Abbatucci - Cuvée empire Extra Brut Barbarossa : nez proche de la cuvée tranquille, plus beurré, bouche avec une attaque plus grasse, beurrée, un peu plus de peps sans être très tendu non plus. TB.

 

Abbatucci, Monte Bianco Vin de France 2019 : (100% sciaccarellu) Couleur très claire là aussi, nez de fruits rouges un peu plus sucrés, badiane. Bouche plus puissante que le précédent, un peu plus d’alcool et de sucrosité, mais aussi plus de volume, plus intense, plus sudiste, tannins très fins là aussi, grosse longueur. Tout le monde est séduit, une fois de plus lorsque ce cépage est bien travaillé. TB+.

 

Abbatucci Monte Bianco 2021 Vin de France : Couleur claire, nez plein de fraise, grenadine, cranberry mais aussi menthol, genièvre, pivoine, très joli. Bouche superbe au départ, sur les fruits du nez, en se réchauffant on perçoit un peu d’alcool et de sucrosité, mais ça reste très bon. A boire assez frais. TB+.

 

Abbatucci, Faustine 2023 (Ajaccio) : (100% sciaccarellu sur granit) Couleur claire, nez de grenadine, fraise écrasée, orangette, bouche avec beaucoup de gourmandise, un peu confiturée, peu de tannins, les 15% ne se sentent pas. Par contre pas vraiment d’umami sur cette bouteille, nous avions déjà eu par le passé des sensations de salinité sur les vins du domaine que ce soit sur les vignes pulvérisées à l’eau de mer ou non. TB.

 

Faustine 24 : un peu de gaz à l'ouverture, couleur claire comme d'habitude, un peu trop sur la sucrosité peut-être à ce stade. B+.

 

 

Abatucci (greniers 2022)

Ministre impérial 2020 frais, énergique, long, jamais lourd. Très prometteur.

 

27 mars 2019

Paulée

Domaine des Bérioles

Tresaille 2018 retour à un 100% trésallier, encore marqué fermentaire-pomme granny, moins tendu que sur d’autres millésimes. Idem pour Aurence 2018.

 

 

François Crochet

Sancerre Blanc 2018 pas tout à fait en place et un peu mou. Bien mieux avec Les Amoureuses 2017 et surtout avec Exils 2017 (sols de silex) très minéral et salin, surtout très long. Chêne Marchand 2017 (calcaires) très bien aussi, mais un peu moins de tension. Le Rosé 2018 de presse est coloré, fruité, frais, avec une belle matière. Sancerre rouge 2017 un peu chaud et mou, Sancerre Rouge Reserve de Marcigoué 2016 très réduit, épais, difficile à goûter ce jour-là.

 

 

Clos de l’Ecotard

Saumur blanc Haie Nardin 2017 (50% de malo faite) est plus simple, plus rond que les autres cuvées du domaine même s’il garde une trame minérale dans le fond qui en fait une superbe entrée de gamme. L’Ecotard 2017 (pas de malo), minéral, ciselé, très long et tendu, superbe. Les Pentes 2017 (haut de la parcelle de l’Ecotard) a encore un peu plus de longueur avec une finale interminable sur de beaux amers.

 

 

Jasmin

L’IGP rouge La Chevalière 2017 est fruitée, croquante, la Côte-Rotie Giroflarie 2016 une petite bombe toute en fraîcheur et en élégance, Oléa 2016 (prélevé sur fût) encore très marqué par l’élevage en l’état.

 

 

Dehours

Champagne brut nature (base 2014) avec levures indigènes un peu trop austère, avec une amertume marquée. Idem pour Brut Grande Réserve et Terre de Meunier Xtra-Brut (base 2015). Belle bouteille Lieu dit Genevraux Xtra-Brut 2008 (malo faite + fût) avec matière et fraîcheur.  

(Terre de Meunier 17-18 un peu oxydatif. B.)

(Dehours - Champagne Oenothèque Brisefer 2002 : superbe nez, légèrement vineux. Bouche en finesse, belle tension dans le fond, crayeux, tendu. TB+.

Vieilles vignes 2011 : début d'évolution, bulles fines, pas trop austère, joli fond. TB. )

Les Rieux coteaux champ blanc 2004 truffé, noble, encore frais et vif, top. Terre de Meunier (base 20) joli, fin. Brut 2016 petite souris en finale. Grande reserve un peu trop austère. Brisefer superbe.


Dehours Coteaux Champ 18 Lieu dit La croix joly mareuil-le-port : joli pinot un peu évolué, kirsché, beau fruité. TB.

(Teriscope 21 : B.
 

 

 

Guillaume Mochel

Riesling 2017 sérieux pour une entrée de gamme, tendu, classe. Altenberg de Bergbieten Riesling 2017 très droit et minéral, pétrole un peu, belle longueur, un futur grand. Le 2016 a un peu plus de fruit, plus aromatique, un peu moins salin. 2013 commence a prendre du volume grâce à de jolies notes miellés tout en gardant la droiture des précédents. Que du très bon.

(Mochel : Riesling 2017 et Bergbieten 2017 toujours aussi purs et droits, top. Traenheim (pinot blanc et gris) 2014 boisé grillé, bof, pinot noir 2015 sympa.

(Riesling 2019 : vif, nerveux, un peu austère, réveille bien les papilles, laser, assez long. TB-.

Altenberg de Bergbieten Henriette 2019 : un peu fermé en l’état, mais beau potentiel, très droit, austère, citron, pétrole, vraiment à la limite du trop austère voire sous-maturité, un style pleinement affirmé. Par rapport à Ginglinger on tombe presque du mauvais côté de la limite, mais le vin suivant lui donne raison. TB.

Altenberg de Bergbieten Henriette 2011 : toujours ce style très tendu du domaine avec une évolution noble sur la cire. TB+.

Riesling kaploen 2015 : riesling avec un peu de sucre, attaque gourmand et fruité, un peu exotique, très grosse tension en finale. TB+.

Bergbieten 2021 cuvée Henriette : très long, très salivant, très zesté, en même temps peut-être 3-4gr de SR avec une touche citron confit et cire/miel qui l'empêche d'être austère, TB++.)

 

 

Domaine de Fa

Fleurie Roche Guillon 2016 plein de fruit, croquant, frais. Beaujolais en Besset 2017 malheureusement vernis (acétate).

 

 

St Cosme

La série Crozes, St Joseph, Côte-Rôtie 2017 est décevante, trop solaire, manque de fraîcheur comme beaucoup de Rhône Nord, à voir avec le temps. Tous les Rhône sud sont grandioses. Le Côtes du Rhône 2018 est gourmand, confiture de fruits noirs. Le CdP 2016 est magnifique, puissant, épicé, frais, belle texture. Le Gigondas 2017 excellent aussi, probablement à boire en attendant le 2016, Le Claux 2017 très concentré mais aussi frais et tendu, plus chocolaté que la cuvée domaine, Hominis fides 2017 plus sauvage voire animal d’une longueur incroyable, Le Poste 2017 se cherche encore un peu par rapport aux précédents. A encaver absolument. Le Riesling américain Forge Cellars Finger Lakes Dry riesling 2017 est tendu, minéral, belle longueur, dans l’esprit d’un allemand sec.

 

 

Domaine des Lises

Deux beaux Crozes 2017, surtout d’une fraîcheur rare pour le millésime. Equinoxe 2017 léger, fruité, croquant, la cuvée domaine Crozes 2017 sur la violette, beau fruité, frais, élégant.

 

 

Labranche Laffont

Pacherenc sec 2016 très tendu, un peu austère, mais belle longueur, le 2017 a plus de volume, un peu plus exotique aussi. Madiran Tradition 2016 ou 2017 ? excellente entrée de gamme, fraîche, juteuse, fruitée, tannins encore un peu présents en finale, il peut aussi vieillir. Madiran VV 2015 encore serré, à attendre. Madiran Préphylloxériques 2010 très élégant, vin en longueur, plein de fraîcheur et d’énergie. Pacherenc moelleux 2017 (85gr) gourmand, moins exotique que les Jurançon de Camin Larredya, frais, digeste. Du beau travail.

 

 

Mouthes Le Bihan

En blanc Pie Colette 2016 est un peu mou, Vieillefont 2014 plus tendu, plus gras, élevage bien intégré, Perrette et les Noisetiers 2014 a un beau jus mais un élevage encore trop présent en l’état. Les rouges sont compliqués L’aimé chai 2015 et Pie Colette 2017 un peu réduits et maigres, Vieillefont 2015 et Les Apprentis 2015, trop jeunes, serrés avec encore un peu de bois à digérer. Bien mieux le liquoreux La Lionne et le désert 2011 concentré, miellé, mêlant fruits jaunes et fruits secs, surtout bien équilibré par une bonne acidité.

 

 

Cosse Maisonneuve

Des vins compliqués, trop jeunes pour la plupart, Solis 2016 pas en place, mieux avec Fage 2014 et Sid 2014, Laquets 2015 est encore sur son élevage, à attendre. Marguerite 2014 réduit et très serré.

 

 

Bordaxuria

Excellent Irouléguy Blanc Erotik 2017, tendu, exotique, long. L’Irouléguy rouge 2016 très frais et élégant. Kixka Rouge 2016 encore serré et concentré, à attendre. Le rosé 2017 très coloré est épais, concentré, en restant fruité et digeste. Très belle gamme.

 

 

Dominique Andiran - Haut Campagnau

Vain de Rû 2017 très réduit, compliqué. Magnus rouge 2017 est un nature bien fait, léger, plein de fruit. Le Ruminant des Vignes 2013 est un vin oxydatif très légèrement marqué noix, plein de fruits secs, de fruits frais, de miel, il sort sec (1,8gr) et pourtant plein de fruits exotiques. Une bombe !  Pissenlits 2008 (gros manseng) bien plus marqué par l’oxydation, très noix, mais une belle finale caramel beurre/salé, très intéressant. Enfin Soyeux d’hiver 2014 est un liquoreux (80gr) avec du gaz, très frais, surprenant, original, mais pas trop mon truc. Une gamme avec du bon et du moins bon, mais du caractère et de l’originalité, qui ne laissera personne indifférent.

 

 

Danjou-Banessy

Le Blanc Coste 2017, grillé, réduit. Clos Escounils Blanc 2017 idem. Supernova 2018 sent le litchi à plein nez, on dirait un gewurz, vite écœurant.  En rouge Roboul 2017 très réduit et maigre.  Enfin du bon avec Truffière rouge 2017 et Myrs 2017, fruités, aériens, tendus, peu de volume mais belle longueur.

 

 

Alain Chabanon

Petit Trelans 2018 (80% chenin cette année) vif, fruité, brioché et Trelans 2015 (80% chenin aussi en 2015) moins oxydatif qque d’autres millésimes, belle tension, convaincants. Campredon 2017 moins concentré que l’an dernier, plus épicé, toujours aussi fruité.

 

 

Manuel Olivier

Chambolle 2017 confituré mais peu de matière. Bien mieux le Vosne 2017 Damaudes, plus frais, plus long, joli vin. Morey 2015 trop chaud, lourd. Clos Vougeot 2012 très pataud aussi. Toujours pas convaincu par ce domaine au style très international…

 

 

Jean Fournier

Très belle gamme de rouges, le Bourgogne Côte d’Or 2017 est frais et juteux, Marsannay Longeroies 2016, épais, belle longueur, tannins fins. Marsannay Clos St Urbain 17 un peu plus solaire. Excellent Marsannay Clos du Roy 2016 plus tendu que les précédents, plus minéral. Belle expression du terroir. Le Fixin Petits crais 17 prélevé sur cuve s’annonce excellent, plein de fruit et de gourmandise. Rosé 17 bien fait, les blancs Marsannay St Urbain 2017 et Aligoté Champ Forey VV 2017 manquent un peu de tension, en-dessous des rouges, même s’ils sont loin d’être mauvais.

 

 

Thomas Bouley

Très belle gamme, cohérente, style très classe, pointu, avec une parfaite définition des terroirs. Hautes Côtes de Beaune 17 tendu, finale encore un peu serré, Volnay VV 2016, large, puissant, mais belle minéralité dans le fond, taillé pour la garde. Le Pommard 2016 (grande partie sur les Vaumuriens) est plus fin, plus droit, plus tendu, superbe. Pommard Rugiens (du haut) 2016 pas du tout ferrugineux, plein de fruit, un style tout en tension et en minéralité, superbe.

 

 

Alex Gambal

Des blancs plus boisés/toastés les uns que les autres, St Aubin 2016, St Romain 2016, Beaune Montagne St Désiré, Remilly 16 et Murgers Dents de Chien 16. Peut-être un peu mieux pour ce dernier quand même. Les rouges sont à peine mieux, Morgon Les Charmes 2016 juteux, St Romain 16 croquant, facile, Savigny 2016 pas en place, réduit, NsG 1er cru clos des argillières 16 trop boisé aussi.

 

 

Alexandrine Roy

Très beaux 2017, Gevrey VV tout en fruit, La Justice plus solaire, Clos Prieur plus frais et plus élégant, cuvée Alexandrine à attendre un peu plus longtemps, mais de belles concentrations, fruité gourmand, et surtout des vins moins confiturés et moins boisés que par le passé. Parfaite gestion du millésime.

 

 

Cognac François Voyer

Terres de Grande champagne 40% et VSOP 40% sur le fruit frais. On monte bien en gamme et en complexité avec le Napoléon, puis XO 1er cru de grande champagne, XO Gold et la plus puissant Extra 42%. Dommage qu’il n’y ait pas de brut de fût dans la gamme pour avoir un peu plus d’ampleur. Le Pineau des Charentes est simple, loin du Pineau des Charentes Vieux 17% plein de fruits secs, pointe de rancio, gourmand, finissant sur le caramel beurre salé. Terrible.

 

 

Nicolas Grosbois et Hauts Baigneux

Chinon Cuisine de ma mère 2017 un peu vert, Gabare 2017 bien mieux, fruits noirs, encore serré, Noyer 17 encore un cran au-dessus, avec une grosse matière et des tannins plus soyeux, Gabare 16 un peu moins bien, puis Noyer 2009 qui commence juste à partir sur le sous-bois, plein de fruits mûrs, très beau. Hauts Baigneux Blanc Chenin 2014 très marqué poire, et pomme au four, manque un peu de tension.

 

 

Terre de vins

Louis Guntrum Rheinessen Dry Riesling 2016 : (8,5gr SR, vignes sur Nierstein et Oppenheim)frais, légèrement fruité, tendu, facile grâce à ses quelques grammes de sucres, très désaltérant, quand même un peu de longueur.

(Guntrum Nierstein Bergkirche riesling kabinett 2020 : (27gr. 10,5%)  Bel équilibre, reste assez fin. Classique, bien fait.

Salwey Spätburgunder 2016 très clair, acidulé, notes de caillou fumé, manque d’épaisseur.

Soltema Jorche IGP Primitivo del Salento 2016 : beaucoup de fruits bien mûrs, confiturés, peu de tannins, facile, très sexy, un peu trop.

Giovanni Rosso Barolo 2014 : tout en finesse, plein de fruits et de fraîcheur, belle longueur, une réussite dans ce millésime compliqué.

Le Salette Amarone Classico 2015 : très confituré et facile, peu voire pas de tannins. Un peu simple.

Marco Capra Moscato d’Asti Bricco delle Merende 2018 : (121gr SR) bien fruité, léger, facile, bulle assez fine, peut-être un poil trop sucré.

Tommaso Capra moscato vino spumante : un peu moins de sucre que le précédent, très muscat aussi, vite lourd.

 

 

A bicyclette

Brundlmayer Kamptal Riesling Terrassen 2017 : belle entrée de gamme, riesling vif, sec, tendu.

Brundlmayer Ried Berg Vogelsang Grüner 2016 : beau grüner, frais, pas du tout variétal, minéral, pierre-à-fusil, classe.

 

Quinta da Muradella DO Monterrei “Alanda” Blanc 2016 : (dona blanca) très mou, manqué d’acidité.

Quinta da Muradella DO Monterrei “Alanda” Rouge 2013 : (mencia, bastardo) fruits rouges cuits, poivre, plus convaincant que le blanc.

Alanda blanc 2021 : floral, austère, un peu compliqué.

Gorvia 2019 : (dona blanca) un peu austère aussi, mais jolis amers qui allongent la finale, avec du fond.

 

Mullineux Swartland Old Vines White 2017 : (majorité chenin + grenache blanc, clairette, viognier) gras, beurré, boisé trop marqué.

Equipo Navazos OVNI Pedro Ximenez sec Montila-Moriles : bien marqué noix, fruits secs, moins puissant et moins ample que certains Fino/Amontillado, pas la salinité de certains Manzanilla. Pas convaincu.

 

Luis A Rodriguez Vazquez DO Ribeiro « A torna dos pasas » 2015 : (bracellao, ferrol,  caino longo, caino redondo) léger, épicé, réglissé, me fait penser à des négrettes ou fer servadou, du caractère.

(Luis A Rodriguez Vazquez DO RIbeiro Vina de Martin Escolma blanc 2017 : (treixadura + alvarinho, lado et torrontes) Couleur dorée, nez poire, fruits jaunes, un peu typé chenin avec du miel, cire, début d'évolution. Joli peps en bouche, fruit et fond minéral élevage bien intégré, long, salin. TB+.

Os Pasas Escolma blanc 2019 : marqué poire, manque un peu de tension ce jour-là.

A torna escolma rouge 2019 : (brancellao, caino, ferrol…) nez un peu réduit, teinturier, superbe bouche très juteuse, fraîche, belle allonge.

 

Raul Perez St Jacques Ultreia 2017 DO Bierzo: (mencia) couleur sombre pour l’appellation, confiture de fruits noirs, peu de tannins, très lisse, pas de longueur.

 

Luis Seabra Xisto Illimitado Douro 2017 : Couleur sombre, fruits noirs, cuits, notes toastées, trop solaire pour moi.

Xisto Illimitado blanc 2023 : nez très aromatique, mis bouche fraîche et salivante.

Granito cru alvarinho 2022 : aromatique aussi, plus de gras, finale un peu plus lourde ici.

Xisto Cru blanc 2022 : (70% rabigato) combine joli gras et tension, petits amers en finale, assez long. TB.

 

 

Claus Preisinger zweigelt Kieselstein 2017 : beau fruité, très frais et élégant, croquant, notes de violette, léger, peu de tannins, belle entrée de gamme.

Preisinger

 (Pinot noir 2020 très clair, et léger, bien nature, infusé, propre, juteux. Fruit loops 2020 nature bof. Kalkundkiesel 2020 nature bof aussi.)

 

 

Mas Lasta

Là haut cinsault 2023 jus de fruit facile, très bon. Languedoc 2022 léger, fin, très bon. Terrasses du Larzac 2021 plus coloré, simple, facile.

 

6 décembre 2021

Aurélien Lurquin (Romery) ****

Aurélie Lurquin a commencé en 2007 à Romery, Vallée de la Marne. Il commence par vendre ses raisins et petit à petit il en vinifie une partie, de plus en plus importante. Il obtient la certification biodynamie en 2012. Tout est travaillé au cheval, sans aucun produit chimique, levures indigènes, et il pousse très loin sa démarche écologique. Il possède aujourd'hui environ 2 hectares mais n'en vinifie que la moitié environ, avec des champagnes et des coteaux champenois. Le peu de volume rend sa production ultra recherchée, même à des prix très élevés.

 

Aurélien Lurquin - Champagne Crayères du Levant : (100% meunier, 2018, 12 mois en fût sur lies, zéro dosage, dégorgé 19/05/2021) Couleur presque saumonée, le nez est très élégant même s'il est encore assez simple, plein de framboise, de petits fruits rouges, floral, frangipane, pas du tout de brioche ou de pain grillé ici on sent qu'on tire un peu sur le rosé léger, dans un style fin et épuré. La bouche est droite, à la bulle ultra-fine et peu présente, toujours élégante, matière mûre, le zéro dosage ne le rend pas austère, la finale est très saline, longue, fraîche, salivante, on y retourne facilement, il semble simple au départ, mais ensuite plutôt "évident", tout est à la bonne place. A voir désormais avec quelques années de cave. TB++.

 

Lurquin, pinot noir Forcières 2019 dég 2023 : (11mois fût, non dosé) Couleur saumonée, nez marqué pinot, fruits rouges, même esprit que Crayeres du Levant. Bouche patinée, très gourmande, bulle fine, beaux fruits rouges, matière mûre, c'est élégant, sans manquer de caractère, pour chipoter manque peut-être un peu d'allonge crayeuse sur la finale, on sent que c'est libre, mais précis, plutôt en rondeur, sans non plus tomber sur quelque chose de lourd. La bouteille ne fait pas long feu. TB++.