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Mon carnet Vin
28 mars 2026

Alexandra Couvreur (Bouze-les-Beaune) ***

 

Alexandra Couvreur, Aligoté 2017 : Couleur or un peu trouble, nez très chardo nature jurassien, avec pas mal de volatile, très citron confit un poil vinaigré, légèrement floral. La volatile n'a pas empiré avec l'ouverture par contre, je dirais même qu'on s'y est fait. La bouche est légère en alcool (11,6), presque un peu diluée, heureusement que la volatile est là car c'est elle qui tient le vin et lui donne un côté très punchy, ça reste propre en finale, salivant, digeste avec ce taux d'alcool, facile à boire si on aime ce profil de blanc. B+.

 

21 avril 2024

Bachelet-Monnot (Dezize-lès-Maranges) ****

 

 

Bachelet-Monnot - Santenay Les Prarons 2014 : robe claire, nez un peu trop boisé. Bouche avec du fruit, légère, mais un peu fluette, finale assez courte. B-. Une seconde bouteille était pleine de fruits rouges, juteuse, gouleyante, pas très longue mais délicieuse. TB.

 

Bachelet-Monnot - Bourgogne 2015 : robe claire, le nez pinote clairement plein de petits fruits rouges, une touche de pivoine. Bouche légère, belle pureté de fruit, très fraîche et facile, finale quand même assez longue pour un générique avec une belle acidité. TB.

 

Bachelet-Monnot - Maranges 1er cru fussière 2018 : assez coloré, gourmand, à peine confituré mais reste frais et fin, long. TB+.

 

Bachelet-Monnot - Bourgogne rouge 2019 : superbe fruité, juteux, mûr, croquant, mais reste élégant, peu tannique. TB+.

 

Bourgogne 2020 : plus sérieux, au niveau du Maranges; TB+.

 

Bachelet-Monnot - Maranges 1er cru Fussiere 2020 : Couleur très sombre pour un pinot, nez fruits noirs, épices, poivre. Bouche épaisse, concentrée, mûre, encore jeune, un peu de tannins. Le millésime solaire ressort clairement même si on n'est pas très haut en alcool. A attendre. B+.

 

Bachelet-Monnot, Puligny-Montrachet 2020 : couleur or pâle, nez plutôt sur un élevage grillé encore un peu marqué, notes florales et fruitées. Bouche plutôt sur la tension, léger grillé, minérale, peu de gras, assez longue, salivante. Joli vin, encore un peu jeune dans l’idéal. TB.

 

Puligny 2023 : encore un peu jeune bien sûr, style en tension, toute petite pointe chaleureuse en finale, mais joli bourgogne, classique. TB.

 

3 janvier 2023

D'Oliveiras (Portugal) *****

 


D'Oliveiras est l'un des producteurs historiques de Madère. Fondée en 1820, ils conservent actuellement plus d’1 millions de litres de Madère dans leurs caves de 1619 situées à Funchal. Le style est de loin le plus salin et le plus tendu des producteurs de l'ile, avec beaucoup de fraîcheur.

 


 

Madère 10ans dry : construit sur la tension, très salin, long, très bon.

 

10ans doux : attaque un peu caramel, fruité, se retend sur la fin, un peu trop sucré à mon goût mais bien fait pour un "sweet".

 

10ans demi doux : très bel équilibre, attaque un peu sucrée, "enrobante", finale longue, saline, plus sèche.

 

Malvazia 2005 : assez sucré, manque un peu de tension, un peu trop caramel.

 

Boal 1992 : bien plus noble, plus oxydatif, sur la noix, très salin, umami, finale très longue, excellent.

 

(emb de 2022 pour la plupart ?) Malvoisie 2003 assez sombre et assez sec pour malvoisie, très café, chocolat noir, noisette, vieux meuble, excellent. Boal 2006 un peu plus faible encore jeune, Boal 1988 très tendu, salin, exceptionnel. Verdelho 2007 très punchy, assez sec, très salin aussi, déjà excellent. Sercial 1989 tout en tension, fruits secs, goudron, longueur interminable surtout, exceptionnel. Terrantez 1988 assez puissant, un côté vieux Speyside, goudron, fruits secs, toffee, ample, long, salin, exceptionnel de complexité.

 

Oliveira's Madère : Verdelho 2007-2022 toujours aussi punchy et salin, Terrantez 1988-2022 plus coloré plus complexe, très intense, interminable, toujours aussi exceptionnel.

 

Malvoisie 1996-2018 : sur le caramel, fruits secs, un peu plus chaleureux. TB+.

 

Oliveira's Terrantez 1899-2021 : plus sombre en couleur, nez très chocolat, café, un peu pruneau, très typé whisky sherry. Bouche assez sèche pour un madère annoncé demi-doux, chocolat, épices, le verre vide plus caramel, sirop pour la toux, sirop d'érable, encore très jeune, très punchy, long, umami. Exceptionel.

 

Terrantez 1977-2022, toujours au top, un style assez puissant sur cette cuvée, mais ultra long et salivant.

 

 Oliveiras - Madère Malvoisie 2002-2020 : grand Madère, puissant, intense, avec une attaque sucrée noisette chocolat mais surtout une finale très fraîche, saline, plus sèche, longueur énorme. Le vin de méditation par excellence. Exceptionnel.

 

Oliveiras - Boal 2001-2022 : nez encore plus complexe que le malvoisie 2002, bouche qui attaque avec un bel équilibre sucre et salinité déjà présente dès l'attaque, un côté caramel salé très gourmand, la finale me semble par contre un peu plus courte que le précédent. TB++.

 

Oliveiras - Boal 1987-2018 : nez un peu caramel, toffee, noisette. Bouche avec un bel équilibre, assez longue, manque un peu de complexité par rapport aux meilleurs. TB+.

 

Boal 2006-2023 : manque un poil de tension. TB.

 

Verdelho 2004-2022 : verdelho qui tire un peu sur le boal en sucrosité, qui combine gourmandise et tension finale. TB++.

 

Verdelho 2003-2023 : pas très sucré, grosse tension, finale un poil trop noisette peut-être. TB++.

 

Malvoisie 2002-2022 : semble avoir un peu plus d'acidité que la version embouteillée en 2020, style tendu, punchy pour une malvoisie pas si sucrée. TB++.

 

Malvoisie 1992-2022 : malvoisie punchy, avec un peu d'amertume, semble moins sucré que certains boal presque, très long, très frais. TB++.

 

Malvoisie 2005-2023 : très porté noisette, manque un peu de peps. TB-.

 

 D'Oliveiras, Madère verdelho 1986-2016 : (cépage verdelho donc demi-sec. Muté à 96°. Chauffage en canteiro puis élevage en "pipas" demi-muids avec une part des anges qui stagne autour des 10%) Couleur acajou, nez encore plus marqué café, noix, toffee, cannelle, sucre brun... La bouche est comme souvent incroyable de puissance, d'intensité, combiné à une acidité très élevée (bien plus que sur le porto blanc) et une finale d'une longueur stratosphérique, avec une impression de salinité. Le tour de force est de réussir à rester très digeste, faire saliver, avec la même buvabilité qu'un riesling. Exceptionnel.

 

D’Oliveiras, Madère Malvoisie 2009-2024 : toujours ce style D’Oliveiras d’une fraîcheur et d’une intensité exceptionnelles, le sucre est parfaitement contrebalancé, l’oxydatif est présent sans prendre trop le dessus, finale interminable. TB++.

 

Madère Verdelho 2007 emb. 2023 (demi-sec) :  couleur ambrée, nez très différent du précédent, beaucoup plus chocolat noir, café, noix, cannelle, date… Bouche très punchy, pas très riche en sucre, avec une très belle acidité, peut-être pas le plus complexe de la soirée mais l’équilibre est parfait, avec une sensation de fraîcheur et de vin digeste malgré les 20%, l’ampleur et la longueur des grands Madère.

 

Madère Sercial 1969 emb. 2018 (sec) : couleur acajou, nez plus marqué par le temps en fût, encore plus « noir », proche d’un vieux whisky du Speyside en fût de sherry, peu de fruit, mais très riche en café, encaustique, polish, cire, tabac, boîte à cigare, girofle. La bouche est légèrement plus sèche que le verdelho 2007, mais de peu, un peu plus en rondeur avec un peu moins d’acidité, plus complexe, mais un peu moins aérien, il demande plus de temps, longueur exceptionnelle là aussi.

 

Madère Boal 2006 emb. 2024 (demi-doux) : un boal qui semble encore un peu fermé, compact, puissant et riche, probablement encore un peu jeune pour un boal, en tout cas dans cette séquence-là.

 

Madère malvoisie 2002 emb. 2022 (doux) : couleur acajou, très beau nez sur le café, la noisette, la noix, un côté menthol/eucalyptus. Comme le Verdelho 2007 c’est surtout l’équilibre qui est parfait sur cette version. La bouche est assez riche en sucre, mais avec une acidité très élevée, beaucoup de fraîcheur, et presque un côté aérien sur ce Madère, sans perdre en intensité et en longueur. Une nouvelle grande bouteille. Signe que les Verdelho et les Malvoisie nécessitent moins de temps que les Boal ou les sercial réputés plus nobles.

 

Madère Tinta Negra 1998 emb. 2021 (doux) : robe acajou, quelques reflets rouges, nez de chocolat noir, café, un côté fruits rouges également. Bouche sucrée, avec un peu moins d’acidité que la malvoisie, un peu plus vineuse et en rondeur avec un peu moins d’allonge.

 

 

Madère Sercial 1990 emb. 2022 (sec) : très belle bouteille dans un style austère, qui a semblé plus sec et punchy que le 1969 de la précédente soirée.

 

Madère Verdelho 2007 emb. 2023 (demi-sec) : derrière le Sercial 1990, le vin a d'abord semblé un peu alcooleux. Mieux sur la fin de la dégustation. Mais un peu moins de plaisir pris que sur la bouteille de la semaine précédente.

 

Madère Boal 1988 emb. 2018 (demi-doux) : très belle bouteille, pas trop sucrée pour un Boal, équilibre parfait entre gourmandise sucrée et tension acidulée, longueur interminable.

 

Madère malvoisie 2003 emb. 2020 (doux) : une belle bouteille mais qui aura été surclassée par la suivante, un peu plus de fruit et de rondeur ici mais moins d'intensité.

 

Madère malvoisie 2002 emb. 2022 (doux) : comme lors de la soirée précédente, une très grande bouteille qui a fait l'unanimité.

 

30 avril 2017

Bière

 

***** 3 Floyds, 8 Wired, AleSmith, Ballas Point, Bell's, Brewdog, Cigar city, De Molen, Evil Twin, Firestone, Founders, Hill Farmstead, Hoppin Frog, Mikkeller, MosaïqueNogne, Port Brewing/Lost Abbaye, Russian River, Stone, The Alchemist, Toppling Goliath.

 

**** 3 Fonteinen, Alpine, Antidote, AmmoniteAmager Bryghus, Anchor, Anchorage, Avery, Beerbliotek, Birra del borgo, Brasserie des VoironsBrew Wharf, Brodies, Buxton, Cantillon, Cloud waterDark Horse, Darkstar, De Garde, De Ranke, De Struise, Deschutes, Dogfish, Fano, Fierce, Flying dog, Funky Buddha, Garage Beer, Girardin, Goose Island, Grassroots, Great Divide, Green Flash, GrizzlyHaandbrygerriet, Hair of the dog, High Water, Hornbeer, Jolly Pumpkin, Kuhnhenn, Lagunitas, Maine Beer, Meantime, Mont saleveNew Glarus, Oakham, Omnipollo, Orval, Piggy Brewing, PopihnPrairie, Rochefort, Rogue, Sante Adairius, Sardelles, Side project, Siren, Southern Tier, SurlyThe Bruery, The Kernel, Thornbridge, Toccalmato, To ol, Tree House, Trillium, Verdant, Westvleteren, Weyerbacher

 

*** 90BPM, Abbaye des rocs, Achouffe, Alefarm, Anderson Valley, BFM, Birra Baladin, BlaugiesBoon, Brasserie corrézienne, Brasseurs du grand Paris, Brewfist, Brouwerij’t IJ, Brussels beer projectChimay, Cierzo, Clown shoes, Craig Allan, Crooked Stave, De Dolle, De la Senne, Del DucatoDieu du ciel, Dot Brew, DrakesDubuisson, Dupont, Emelisse, Flying Monkeys, Grado Plato, Harviestoun, Het Anker/Carolus, Hoppy RoadHet Uiltje, Hopalaa, La Trappe, La DébaucheLe paradis, Liefmans, Midnight BrewingMont Dore, MogwaïNew Belgium, Oud Beersel, Parisis, PohjalaPretty Things, PrizmPühasteRodenbach, Sainte CrucienneShorts, Sierra Nevada, St Bernardus, Soma, Stevens Point, Stillwater, Top Out, Two Roads, Viven, Weird BeardWestbrook, Westmalle

 

** 1989, AerofabAchel, Adnams, Bosteels, Brasserie des fagnes, Brauerei Heller, Brasserie des garrigues, Brasserie d'Olt, Brasserie stéphanoise, Brooklyn, Corsendonk, Crabbies, De Halve Man, Dylewins, Ellezeloise, Fleurac, Franziskaner, Fullers, Gadd’s, Greene King, Hog’s, Hopdaemon, Innis & Gunn, Klasterni, Independent house, Jukebox, L’agrivoise, Lindemans, La Calavera, Little creatures, Naparbier, North Brewing, Northern Monk, Oskar blues, Robinsons, Rudgate, Saint Rieul, Sambrook’s, San Gabriel, Schlauss Eggenberg, St James Gate, The Musketeers, Thiriez, Traquair, Verhaeghe, Weihenstephaner, William brothers

 

* Bavik De Bravandere, Bourganel, Bracine, Brasserie de Gayant, Brasserie de Vézelay, Britt, Desprat, Dremwell, Du Bocq, Duvel Moortgat, Hoegaarden, Huyghe, John Martin, La caracole, La choulette, La GermanoiseLe plan B, Lefebvre, Les râteliers, Molta Birra, Mont des cats, Morland, Ninkasi, Page 24, Volcelest

 

2 mai 2025

Brasserie des Voirons ***

 

 

Créé en 2013 par Christophe et Barbara, en Haute-Savoie, proche de Genève. Base d'eau d'Evian à 700m d'altitude, orges et houblons bio d'Allemagne et de Belgique. Bières non filtrées, non pasteurisées. Une gamme classique, les LUG, mais surtout une gamme de bières vivantes, aux fruits, plantes, lies de vin... Une version vieillie en fût de chenin de Brézé du Clos Rougeard et une en fût de savagnin de Ganevat ont contribué à la réputation de la Basserie.

 

Brasserie des Voirons, Bière vivante d'agrumes 2024 : (citron, orange, clémentines bio d'Andalousie. 6%) base proche d'un lambic sec, acidulé, net, avec un côté agrumes pas trop marqué, assez fin, on reste sur l'acidité et le peps, avec un peu de fruit, donc pas trop austère, assez simple, désaltérant. B+.

 

1 janvier 2021

Roses de Jeanne (Celles-sur-Ource) ****

 

Domaine créé en 2000 par Cédric Bouchard, sur la Côte des Bar (Aube), au sud de la champagne. Le domaine est minuscule (environ 2 hectares), avec un travail très poussé à la vigne, sur du parcellaire, des vinifications peu interventionnistes, sans dosage, en cuves. Les champagnes produits ici sont énergiques, avec de la tension, de la profondeur et toujours beaucoup de finesse. Ils sont commercialisés très tôt et méritent d'être gardés en cave quelques années supplémentaires.

 

 

Roses de Jeanne - Champagne Val Vilaine V17 : (100% pinot noir) : couleur or pâle, nez sur les fruits jaunes, à peine brioché et pain grillé, noisette, touche florale. Bouche pas forcément très vineuse pour un pur pinot, plutôt en finesse, bulle très fine, en tension, joli profondeur minérale sur les arômes du nez, avec une finale longue sur de jolis amers. Il pourra bien sûr gagner en complexité au vieillissement, mais c'est déjà bien en place, très fin et très digeste pour une base 2017. TB+.

 

 Roses de Jeanne, Cédric Bouchard - Champagne Val Vilaine 2017 : (100% pinot noir, parcellaire. Elevage cuves. Dégorgement en avril 2019. Non dosé) Couleur à peine saumonné, nez un peu réduit au départ, puis se développe sur des fruits rouges, frangipane. Bouche à la fois vineuse et tendue, maturité élevée, avec une certaine richesse à l'attaque puis une finale plus minérale. TB+.

 

11 novembre 2024

Jean-Baptiste Hardy (Mouzillon) ***

 

JB Hardy - Fief de Chaintre Muscadet 2022 : encore un poil fermentaire, citronné, quand même de la rondeur et une belle texture, petits amers nobles en finale, manque un poil de tension. B+. Regoûté quelques mois plus tard, beaucoup de gaz, nez aromatique floral, anisé, bouche qui manque de tension, B-.

 

Clos de Lozangère 2022 : un cran au-dessus, un poil plus mûr et en même temps plus énergique, plus long, plus de tension, un peu moins d'amers, aussi taillé pour un peu plus de garde même si c'est déjà accessible, gamme peu sulfitée mais très propre, très joli. TB+. Regoûté plus tard, énormément de gaz à l'ouverture, nez un peu mûr, fleurs blanches, mais superbe en bouche, tendu, énergique, avec un beau volume, finale précise et salivante. TB+.

 

 

JB Hardy 2023 : Eclats vif, tendu, moins texturé que les suivants, mais précis et salivant.  Fief de Chaintre (expo nord sur Mouzillon) plus aromatique, plus riche, texturé, précis, manque peut-être d’un peu de tension.  Lozangère (expo sud sur Mouzillon) moins de différence que l’an dernier où il semblait plus tendu que Lozangère, ici plus sur les amers, manque un poil de tension mais joli nez et belle texture sans être boisé. L’Aubier 2023 chardonnay joli nez bouche un peu dans l’esprit des Muscadets, rien de bourguignon ici, finale qui le lendemain semble partir un peu…

 

 

Eclats 2024 jeunes vignes de Muscadet belle tension, salivant, très bon. Lozangère est plus texturé mais un peu anisé, un peu de lourdeur. Fief de chaintre 24 se présente mieux en 24, avec tension, volume et petits amers.  Ponceau 2024 rouge beaucoup d'acétate.

 

5 décembre 2024

Hélicon (Martigné-Briand) ****

 

Domaine fondé en 2018 par Constantin Vellis à Martigné-Briand, ville du domaine Bernaudeau, entre autres. Après une carrière dans le conseil en ressources humaines, Constantin Vellis a décidé de se reconvertir dans le vin, travaillant ses 1,9 hectares en bio, quasiment en nature (juste un léger sulfitage à la mise). La cuvée Frénésie provient de la parcelle Guêpière, la cuvée Anicroche de la parcelle les Onglés. 

 

 

Hélicon - Vin de France Frénésie 2021 : (100% chenin) Couleur or, nez de citron confit, fruits jaunes, miel, pointe de lies/grillé à l'ouverture, très légère volatile avec l'aération qui ne s'amplifiera pas. On est clairement sur la nouvelle génération "nature" de l'Anjou, avec un nez qui fait penser à Labet et consorts, sans aller trop loin non plus sur la volatile. La bouche est énergique, tendue, les 14% annoncés sur l'étiquette ne se sentent pas du tout, le fruité est mûr, toujours ce citron confit qui domine. La finale est précise, salivante, fraîche et digeste. Bu sur deux jours ça n'a pas bougé. Par rapport à ce que j'avais pu lire sur cette cuvée, ma bouteille semble avoir un peu moins de corps : il n'y a pas un gros volume, mais ça laisse le vin très digeste. Très convaincant pour une première rencontre. TB+.

 

Helicon, Singleton 2021 : (cab franc) Couleur très claire, rosé foncé un peu trouble, le nez est un peu réduit à l'ouverture et un peu de gaz, puis il s'ouvre sur la cacahuète, les petits fruits rouges, pointe végétale. La bouche est juteuse, facile, peu tannique, quand même un peu de corps, les 13,5% ne se sentent pas du tout, beaux fruits rouges acidulés, pas de notes végétales, des notes plus bizarres de cacahuète, la finale est de longueur moyenne mais salivante et acidulée, on y retourne facilement. TB.

 

25 mai 2022

Les Horées (Beaune) *****

Catharina Saade et son mari Guilhem ont créé ce domaine d'1,3ha (+ quelques achats de raisins) en 2019. Catharina a été formée au domaine de la Romanée Conti, Vogüé et surtout Marquis d'Angerville où elle a a pu expérimenter la biodynamie. Les vins sont vinifiés sans intrants, juste une légère dose de sulfites à la mise.

 

 

 

Les Horées - Coteaux Bourguignons mon poulain 2020 : (pinot noir + gamay. Sur Savigny et Pommard) Couleur violine, nez expressif dès l'ouverture sur la violette, la cerise, bonbon anglais, clairement plus typé gamay que pinot, un petit côté primeur sans aller trop loin (juste le bon côté éclatant). Bouche pleine de fruit aussi, petite sucrosité, florale, peu tannique, lisse, bonne acidité, peu d'alcool, pas très complexe mais fin et élégant, de longueur moyenne. Très facile à boire. Tout ce qu'on demande à un bon coteaux bourguignons. TB.

 

Les horées aligoté en coulezain 2022 : un peu réduit au départ, bien en place ensuite, avec du volume, mais manque de tension sur ce millésime, reste assez simple. B.

 

Les Horées, Savigny les Beaune rouge Les plaisirs et les jours 2022 : pinot très clair, infusé, jus de fruit très floral, bouche avec peu de volume pour 2022 mais très élégante, déjà prête à boire, surtout une grosse allonge en finale, sensation minérale, tout en finesse et pureté. TB++.

 

Les Horées, Savigny-lès-Beaune Les Plaisirs et les jours 2023 : (les Vermots et les Peuillets) Couleur claire un peu violacée, nez très floral, qui sent l’infusion en grappe entière, proche du nature, très épuré. La bouche n’est pas très volumineuse, très fraiche, acidulée, en longueur, avec quelques petits tannins qui donnent du relief à la finale, surtout une superbe aromatique très fleurie. TB+.

 

Les Horées, Beaune Les Prévolles 2022 : même style que sur le Savigny du domaine, proche du nature parfaitement maîtrisé, infusé, éclatant, un poil plus solaire et tannique que le Savigny, même s’il reste parmi les plus fins de la série. TB+.

 

Les Horées, Gevrey-Chambertin 2022 : fruité un peu plus noir, mais aussi éclatant, floral, vanillé. Bouche vanillée, élevage qui demande à s'intégrer, très ronde, tannins lisses, pas l'allonge du Savigny, en l'état offre moins de plaisir que le Coteaux Bourguignons par exemple. TB.

 

Les Horées Rosé Bonheur 2022 : (vignes sur Beaune) Couleur grenadine, nez très fruité, grenadine, framboise, rose, bonbon. Bouche légère, facile, pleine de fruits, petite acidité qui lui fait du bien, très élégant, glisse tout seul. TB.

 

Les Horées, Bourgogne rg Des six ifs 2022 : (raisins sur Mâcon) plus chaleureux, plus coloré et concentré que le coteaux bourguignons, un peu serré, moins de finesse.

 

Les Horées, Coteaux Bourguignons Mon poulain 2022 : (pinot noir/gamay) Couleur très claire, contours violets. Nez éclatant dès l’ouverture, bonbon framboise, fraise, rose, pivoine. Bouche infusée, jus de fruit, pas de tannins, avec une acidité proche d’un blanc, très frais et facile à boire, une aromatique nature éclatante, un vrai bouquet de fleur et de framboise, pas forcément très long mais d’une efficacité redoutable avec un très joli style. TB++.

 

6 septembre 2017

Raveneau (Chablis) *****

C'est désormais Isabelle, la fille de Bernard Raveneau, et son cousin Maxime, fils de Jean-Marie Raveneau, qui sont en charge du domaine. Les vins sont probablement les meilleurs de l'appellation : ils combinent à la fois minéralité, tension et gras, avec parfois un élevage beurré similaire à celui que l'on trouverait en Côte de Beaune. Ce sont des vins taillés pour une longue garde, qui peuvent être bridés par un excès de soufre en jeunesse. Cependant, les derniers millésimes s'avèrent plus accessibles en jeunesse, et justement moins marqué par le soufre depuis l'arrivée de la nouvelle génération.

 

 

 

Raveneau - Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2006 : (bu à l'ouverture de la bouteille) Robe claire, peu évoluée. Nez marqué par des notes de noisette, un léger grillé, le citron, légèrement floral. Bouche vive, citronnée, tendue, pas spécialement beurrée, manque un peu de gras et de matière à mon goût, quelques notes de noisette, saline. Finale de longueur moyenne, citronnée, saline. Bon vin, assez simple, facile à boire. J'avoue que j'en attendais un peu plus. Note : 16/20.

 

Raveneau - Chablis 1er cru Montée de tonnerre 2011 : bien plus convaincant que 2006, léger gras, beurré, belle tension derrière. Note : 17,5/20.

 

Raveneau - Chablis 1er cru Foret 2012 : couleur claire, nez citronné et minéral. Idem en bouche, bien équilibrée, tendue, citronnée, saline, peu de gras, pas très complexe en l'état, belle longueur. Note : 16/20. Une seconde bouteille semblait plus grasse, bien moins tendue, plus typée Côte de Beaune, plus boisée aussi. Note : 15,5/20.

 

Raveneau - Chablis 1er cru Foret 2012 : (un an plus tard) beau Raveneau classique, pas trop gras sur Foret, coquille d'huitre, long. TB+.

 

Foret 2014 : très chablisien, coquille d'huitre, peu d'élevage, très minéral, long, salivant. TB+

 

Raveneau - Chablis Grand cru Blanchot 2010 : (bu à l'ouverture de la bouteille) Robe légèrement dorée, nez beurré, boisé parfaitement intégré, agrumes, fruits jaunes, floral. Bouche avec un très beau gras, de la matière, grosse tension derrière, fruitée, florale. Finale impressionnante de longueur, saline, sur les agrumes, fait saliver longtemps. Grand vin. Note : 18,5/20.

 

Raveneau - Chablis Grand cru Blanchot 2011 : légèrement doré aussi, nez sur le beurre frais, le citron. Bouche avec le gras de Blanchot, finale plus tendue et saline, toujours plus facile d'accès que Valmur, très beau niveau sur ce 2011, à peine en dessous de 2010. Note : 18/20.

 

Raveneau - Blanchot 2018 : simple, élégant, pas trop fermé, pas beaucoup d'élevage, pas une grosse acidité, à attendre, il ne dévoile pas encore tout. B+.

 

Raveneau - Chablis Grand cru Valmur 2010 : Robe or pâle, nez très minéral, pierre-à-fusil, citron, coquille d'huître, croûte de fromage, bouche tendue, minérale, saline, moins épaisse et moins fruitée que Blanchot 2010, mais plus longue, plus ciselée, à attendre encore un peu peut-être même s'il offre déjà du plaisir. Finale interminable, très saline. TB+.

 

Valmur 2010 : 3-4ans plus tard, plus épanoui, plus miellé, coquille d'huitre, commence à être à maturité, très long. TB++.

 

Raveneau - Chablis Grand cru Valmur 2011 : très minéral, citronné et tendu, à peine moins long que le 2010. TB.

 

Valmur 2009 : bien dans le style du domaine, manque juste un poil de tension sur ce millésime solaire. TB+.

 

Valmur 13 : nez un peu miel, cire, bouche plus minérale et tendue que ce que laissait penser le nez, longue, précise, élégante, complexe, beau volume, sans être boisé, finale coquille d'huitre. TB++. Autre bouteille très proche. TB++.

 

Valmur 15 : étonnamment assez plat, probablement un problème de bouteille.

 

Raveneau - 1er cru Vaillons 2007 : robe dorée, nez encore jeune, miel, beurré, fruits jaunes, citron. Bouche avec du gras et de la tension, très longue, dans une bonne phase, commence à être à point. TB+.

 

Vaillons 2012 : simple, vit et citronné, manque de matière. B+.

 

Vaillons 2009 : assez tendu, aromatique beurre frais et coquille d'huitre, commence à bien se livrer. TB+. une autre bouteille avec quelques petites notes "bourgeon de cassis" font qu'elle m'emballe moins que celle bue il y a 1 mois. Ca reste très bon quand même. TB. Une troisième bouteille montrait une grosse réduction au nez, mais une bouche très tendue et minérale. TB+.

 

Vaillons 13 : tout de suite très chablisien, coquille d'huître, citron, très belle tension, long, salin, TB++.

 

Vaillons 14 : comme le 13 très chablisien, tendu. TB++.

 

Raveneau, Chablis 1er cru Vaillons 2012 : (100% chardonnay. Parcelle sur la rive gauche du Serein, exposition sud-est, sols calcaires. Elevage fût)  Couleur très claire, nez classique du domaine mélangeant coquille d’huitre, citron à des arômes plus « Côte de Beaune » beurré, fruits jaunes. Bouche qui combine une matière épaisse, un peu de gras et de beurré, à du fruité et une trame minérale très longue, très salivante en finale, d'une longueur incroyable. La magie Raveneau a encore opéré avec peut-être un supplément d'expressivité sur la seconde bouteille. TB++.

 

Butteaux 2013 : belle tension, bien marqué coquille d'huitre, déjà très abordable, léger gras par dessus. TB+. Seconde bouteille tendue, peu de gras, plus de fruit. TB+.

 

Butteaux 14 : petite touche buis à l'ouverture, puis style très chablisien ici, tendu, demi-corps, pas de gras, frais, minéral, tout en allonge. TB+.

 

Raveneau - Chablis Clos 2009 : joli beurré, opulent, (moins que le Comtes Lafon), super trame minérale dans le fond, finale tendue. TB++.

 

Raveneau Clos 2011 : miellé, beaux fruits jaunes, cire, bouche opulente, large, complexe, miellée et fruitée, manque un brin d'acidité et de tension pour être vraiment parfait, mais finale très longue, sans lourdeur non plus, encore assez jeune et en pleine forme, demande la table, il y a vraiment du vin, noble. TB++.

 

Raveneau - Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2013 : nez qui sauvignonne, exubérant, pamplemousse, fruits exotiques, buis, bouche avec du sucre, fait sauvignon new zélandais un peu, mais une jolie tension et longueur sur la finale. Pas bien en place, mais beau potentiel si l'on est patient. TB-.

Montée 2012 : peu de gras, très chablisien. TB.

Montée 18 : élégant, sans lourdeur, encore un peu jeune bien sûr, manque un poil de tension en finale, mais pour 2018 c'est plutôt bien géré. TB.

 

Raveneau Bernard & Jean-Marie, Chablis 1er cru Butteaux 2016 : (élevage fûts) Couleur un peu plus dorée, nez un peu plus mûr, petite touche d'élevage, plus jeune. Bouche avec plus de volume, léger gras à l'attaque, plus d'opulence, plus de complexité, la trame minérale est bien là dans le fond, beaucoup de longueur, encore un peu trop jeune dans l'idéal, comme souvent avec Raveneau, mais la densité est impressionnante. A peine moins de plaisir immédiat que le Dauvissat mais plus de potentiel. TB++.

 

Raveneau Bernard & Jean-Marie, Chablis 1er cru Forêt 2014 : couleur assez proche, un nez un peu plus simple, encore sur le fruit, une touche de miel, de beurre, de caillou. Bouche avec plus de rondeur, un peu plus puissante et opulente, un peu d'élevage, mais là aussi beaucoup de longueur, très belle acidité avec du volume autour, à peine moins salivant en finale, on sent qu'il peut encore vieillir très longtemps. TB+.

 

 

domaines familiaux 2019

Chablis 1er cru Butteaux 2017 : vins assez colorés pour Chablis, avec un peu d’élevage comme toujours chez Raveneau. Les vins se goûtent très bien pour des jeunes Raveneau, un peu de gras, fond minéral, coquille d’huître, finit assez long et salin. TB+.

Chablis 1er cru Montée de tonnerre 2017 : plus de volume, plus de longueur. Déjà très accessible. TB++.

Chablis 1er cru Butteaux 2012 : Pas si différent que ça du 2017, beau volume, du gras, tendu dans le fond, encore tout jeune, à attendre encore si possible, très prometteur et déjà bon. TB+.

 

 

domaines familiaux 2021

Chablis Butteaux 19 : un peu mentholé et sur la poire au nez, bouche un cran au-dessus, très droite, pas de gras, citronné, coquille d’huitre, très pure, pas de soufre ressenti, assez long. TB+.

Chablis Monteee de tonnerre 19 : idem, encore plus citronné et coquille d’huitre, très tendu, très frais, tout en longueur. TB++.

Chablis Les Clos 19 : nez à peine mentholé proche de celui e Butteaux, bouche tendue aussi, du volume, pas du tout beurré, aucun élevage ressenti, très droite et minérale. Superbe. TB++. Des vins étonnamment très accessibles pour de jeunes Raveneau, pas du tout bridés par le soufre comme ça pouvait être le cas par le passé. Lorsqu’on pose la question la réponse est qu’il n’y a pas eu de changement particulier, tout s’est fait petit à petit, les doses de soufre ont été limités grâce à des vendanges plus saines et du meilleur matériel en cave.

 

 

domaines familiaux 2022

Chablis Butteaux 2020 : le nez présente un léger beurré, fruits jaunes. La bouche combine gras, fruit avec une très belle tension, de la gourmandise, se goûte très bien en l’état. TB+.

Chablis Montée de tonnerre : style plus austère, plus coquille d’huître et citron, tendu, très belle acidité et longueur pour 2020. TB+.

Chablis Les Clos : un peu plus fermé, plus puissant, plus de volume, a clairement besoin de temps, mais le millésime semble là aussi parfaitement géré. TB.

Raveneau - Chablis Butteaux 2014 MAG : très coquille d’huître, tendu, citronné, long, salivant, très Chablis, pas surprenant, mais excellent. TB++.

 

 

domaines familiaux 2023

Chablis Montée de tonnerre 2021 : style un peu austère, droit, citronné, très chablisien, pas forcément beaucoup plus tendu que le 2020 l’an dernier. TB.

Chablis Butteaux : plus expressif ce jour-là, plus large, plus « argileux », petite touche de citron confit, beau volume, dans une phase éclatante. TB++.

Chablis Les Clos : il combine la largeur du précédent, avec la finale plus caillouteuse et noble du premier. Boisé déjà intégré, pas spécialement beurré. Confirme que les vins du domaine se goûtent très bien en jeunesse depuis quelques années. TB++.

 

25 août 2024

Boisson-Vadot, Anne et Pierre Boisson (Meursault) ****

 

Boisson-Vadot - Meursault Grands charrons 2016 : Robe dorée, nez marqué allumettes et lies, mais aussi fruits jaunes et miel. Bouche sur la tension, pas mal d'autolyse, un beau volume, des fruits jaunes mûrs, finale longue et salivante. Très bon, semble à point. TB+.

 

Pierre Boisson - Bourgogne chardonnay 2018 : robe très claire, le nez ne sent pas du tout le grillé, ni le soufre, on est sur le beurre, quelques fruits blancs, pointe de sureau, des notes maltées, corn flakes sucrés. Bouche ronde avec du gras, sur les arômes du nez, pas une grosse acidité. La longueur est correcte mais on sent que ça manque de tension et de profondeur. Ca reste d'un nveau tout à fait correct pour un régional mais dans un style que je n'attendais pas pour Boisson, où on sent bien le millésime solaire. B.

 

Pierre Boisson - Meursault 2015 : légèrement marqué autolyse mais moins que le A. Jobard 2017, bouche plus ronde, plus facile d'accès, sans être très boisé, un peu plus mûre, plus simple et plus courte mais c'est gourmand. TB.

 

Pierre Boisson - Auxey-Duresses 1er cru En reugne 2017 : Couleur claire, style plus autolyse, grillé des lies, citron. Bouche toute en tension, explosive sur les arômes du nez, très énergique, finale très longue et minérale aussi. Superbe. TB++.

 

En Reugne 2021 : proche du 2017 de la dernière fois, mais encore un peu jeune, un peu strict à l'ouverture, avec un élevage encore un peu marqué, excellent le lendemain. TB+.

 

Pierre Boisson - Hautes cotes de Beaune rouge 2020 : couleur foncé, beau nez fruité noir, bouche juteuse, tannins fins, belle pureté de fruit. TB.

 

13 mai 2026

Pierre Millemann Wines (Nuits-Saint-Georges) *****

 

Pierre Millemann est un célèbre œnologue, conseillant des domaines très réputés en Bourgogne, Champagne, Suisse, Italie, Allemagne (Dujac, Gaja)...depuis 2003. Depuis 2017, il produit avec sa femme et sa fille quelques vins sous son nom propre à partir de raisins récupérés chez les vignerons bourguignons qu'il consulte.

Il produit pour le moment Bonnes-Mares, Chambertin, Clos de la Roche, Corton-Charlemagne, Corton-Renardes, Latricières, Mazis, Gevrey Cazetiers, Gevrey Champeaux, Puligny sous le Puits et Pernand Ile des Vergelesses.

 

 

Millemann Wines, Gevrey-Chambertin 1er Cru Les Cazetiers 2023 : (2e millésime de la cuvée. 3ou4 fûts produits. 1/3 grappe entière, tonnellerie Damy comme toutes les cuvées) Couleur assez sombre pour un pinot, très joli nez éclatant d'entrée, avec une impression de croquer le fruit, comme lorsqu'on goûte sur fût dans une bonne phase, fruits rouges et noirs avec une légère sucrosité très gourmande, élevage déjà très bien intégré et classieux, pas mal d'épices aussi. La bouche ne déçoit pas, beau volume, on retrouve le fruité gourmand du nez, bien équilibré par une bonne acidité, pas de lourdeur malgré les 14,5% affichés, un 2023 bien géré, la texture est soyeuse à l'attaque puis une finale longue avec quelques petits tannins de qualité qui donnent du relief, il y a du fond. Déjà du plaisir en l'état, bien sûr un gros potentiel de garde. Clairement pas déçu pour notre premier Millemann, même pour ceux qui étaient à l'aveugle. TB++.

 

15 avril 2026

Jérôme Lefèvre (Essômes-sur-Marne) ***

 

Ancien producteur des champagnes Delalot (depuis 2009), Jérôme Lefèvre a créé sa propre marque en 2020 pour se consacrer à ses Champagnes et Coteaux Champenois, en plus de ses eaux-de-vie. Il crée des micro-cuvées uniques et inédites en fonction de son inspiration. Travail certifié bio, proche du nature.

 

 

Jérôme Lefèvre, Champagne Playing with Fire II : (vignes de Bonneil, Vallée de la Marne. 90% meunier de 2020 travaillés en blanc, tirage de 2021. + 10% de pinot noir en rouge de 2023. Dégorgement en avril 2025. Zéro dosage)  Couleur rosée foncé pour un assemblage, un nez bien marqué fruits rouges, fraise, framboise, avec des notes de frangipane aussi. Bouche un peu trop vineuse à mon goût à l'attaque, un peu brutale, avec une légère amertume, mieux après ouverture, matière dense et mûre, plutôt en largeur qu'en longueur, qui se goûte plutôt comme un rosé de macération et qui appelle la table, pas particulièrement typée nature si ce n'est qu'il n'y a pas d'allonge sur le soufre. On a finalement pris du plaisir sur la fin de la bouteille. A attendre un peu dans l'idéal donc.

 

26 avril 2018

Jean-Louis Vergnon (Le Mesnil-sur-Oger) ****

JL Vergnon - Champagne Eloquence blanc de blancs extra brut : beau champagne, vif, tendu (pas de malo), sur l'abricot, la pomme, à la bulle fine, sans être trop austère non plus. TB.

 

Jean-Louis Vergnon, Champagne Grand cru « Résonance » Blanc de blancs Extra-Brut 2009 : (100% chardonnay sur les grands crus Le Mesnil-sur-Oger et Oger. Elevage cuve sans malo. Dégorgement en 2016) Couleur claire, nez principalement sur les agrumes, à peine floral et brioché. Bouche vive, tendue, citronnée, avec une finale longue et presque saline. Très beau. TB++

 

 JL Vergnon - Champagne Grand cru Les Hautes Mottes 2012 : (100% chardonnay, parcelle du Mesnil-sur-Oger. Elevage barrique 300L. Mis en bt en 2013. Dégorgé en oct 2020. Non dosé) Couleur qui tire sur le doré, nez beurré, élevage fût bien intégré, fruits jaunes. Bouche large, grasse, beurrée, très confortable, où on ne sent pas du tout le zéro dosage, la finale crayeuse l'empêche de tomber dans la lourdeur et on y retourne facilement. Très joli dans un style assez typique de la Côte des Blancs. TB+.

 

 

Dégustation avec Clément Vergnon. Toute la gamme est en chardonnay (sauf 10% du rosé), sans malo et en cuves (sauf Confidence).

 

Murmure 1er cru Brut nature : (1er crus Vertus et Villeneuve, 2015) Belle entrée de gamme, pleine de fruit et de fraîcheur, manque juste un peu de longueur et de tension par rapport aux suivants. TB-.

Conversation Brut Grand cru : (5gr SR, sur Le Mesnil sur Oger, Oger et Avize) Fruité, gourmand, quelques notes florales, très facile. TB-.

Eloquence Extra-Brut Grand cru : (3gr, même vin que Conversation en moins dosé) Les 2gr de sucres changent tout, bien plus vif et tendu, très droit, bulle fine. TB.

Rosé Emotion Extra-Brut Grand cru : (10% pinot, 90% chardonnay base d'Eloquence, 3gr) Nez un peu sur la grenadine, bouche vineuse qui n'a pas l'élégance des autres cuvées. B-.

OG 2011 Zéro Dosage : (Oger, parcelle vinifiée séparément seulement les années où les raisins "muscatent") Nez très printanier, floral, aubépine, chèvrefeuille, fruité, assez tendu, juste un peu moins long que les suivants, mais original. TB-.

Expression Extra Brut Grand cru 2010 : (90% Mesnil + Oger et Avize, 3gr) Attaque puissante un peu grasse et briochée, belle matière mais finale très droite, crayeuse, presque saline avec de fins amers. Très beau. TB++.

Résonnance Extra Brut 2009 : (Le Mesnil, 3gr) Moins rond que le précédent, plus crayeux, mais quelques notes un peu chaudes sans doute liées au millésime. TB+.

Confidence 2010 Zéro dosage : (Le Mesnil, 9 mois en fûts de 300L) Nez très bourguignon, beurré, fruits jaunes, fait penser à un grand Côte de Beaune. Bouche épaisse, avec une belle tension derrière, bulles fines, toujours ce côté bourguignon avec un élevage présent mais bien intégré. Magnifique aussi. TB++.

 

 

Eloquence base 19 toujours très fin top. OG 2015 un peu en-dedans ce jour-là. Mesnil 2012 commence à truffer énorme.

 

Hautes Mottes 14 toujours excellent, avec l'ampleur emmené par l'élevage fût, en rondeur, sans être lourd, un peu moins bourguignon que les précédents millésimes goûtés. MSNL2014 très beau aussi, style opposé, très droit, élevage cuve sans malo ici, nez patiné bouche très minérale et salivante. Top. Coteaux champenois 2023 sur une parcelle différente cette année, un peu moins bourguignon, belle tension, joli.

 

 JL Vergnon, Coteaux champenois blanc 2022 : (à Oger, 2 fûts de 300L) Couleur or pâle, nez très chardo beaunois dès l’ouverture, léger beurré, citron, floral. Bouche avec un bel équilibre entre un léger gras qui apporte du confort et une finale où l’élevage ne domine pas, belle allonge, avec une certaine tension citronnée. Déjà très accessible en l’état et beau potentiel de garde. TB.

 

24 janvier 2025

Canopus (Argentine) **

 

Domaine créé par Gabriel Dvoskin, ancien journaliste de guerre et globetrotteur. En 2007 il revient en Argentine, à El Cepillo, à l'extrémité sud et froide de la vallée d'Uco à Mendoza, beaucoup moins solaire que le reste de la région. En 2009, Il y plante donc 8 hectares de Malbec et 2 hectares de Pinot Noir, à environ 990 mètres d'altitude, entre le Río Tunuyán et l'Arroyo de los Papagayos. Très beau travail à la vigne, en biodynamie, vinifications peu interventionnistes.

 

 

Canopus - Y la nave va Malbec del Frio 2021 : Couleur grenat, nez fruits noirs, herbes aromatiques, petite volatile. Bouche en effet fraîche, pas beaucoup d'alcool, pas du tout confiturée, tannins fins, sur les arômes du nez avec une volatile bien présente à l'ouverture, qui va prendre de plus en plus de place et devenir un peu trop envahissante à mon goût. B.

 

Canopus, Blanco Viejas Vinas semillon 2022 La Consulta, Valle de Uco-Mendoza : (domaine de 10ha en biodynamie, créé en 2009 par l’ancien journaliste de guerre Gabriel Dvoskin, à El Cepillo, au sud de la vallée d’Uco, lieu particulièrement frais. Vinifications avec peu voire pas de sulfites. Ici 100% sémillon de La Consulta sur ce millésime. Une partie en macération. 12,4%) Couleur légèrement orange, trouble, nez discret sur le melon, les agrumes confits. Bouche très légère, maigre, assez plate, la macération est légère, peu de longueur, un côté dilué. Par contre c’est frais et facile à boire. Peut-être une bouteille sans. B-.

 

 

 

Durigutti, Proyecto Las Compuertas Charbono Lujan de Cuyo 2022 : (cépage charbono ou bonarda) Couleur grenat, nez assez simple fruits rouges et noirs, épices. Bouche fruitée, ronde, demi-corps, assez simple, la finesse annoncée n'est pas vraiment là. B.

 

27 avril 2026

Karsten Peter (Allemagne, Palatinat) ***

 

Karsten Peter est le winemaker de la Gut Hermannsberg dans la Nahe. Il a monté son projet personnel dans le Palatinat en 2021, en essayant de garder son style très minéral et tendu, sur les rieslings mais aussi sur les chardonnays et les pinots noirs ici.

 

 

Karsten Peter, Ancestral chardonnay 2024 : (à Bad Dürkheim, 12%. Entrée de gamme)  Couleur claire, léger perlant, nez aromatique, floral et fruits blancs. Bouche assez vive et légère en alcool, corps moyen, mais aromatique un peu entêtante. Style assez proche d'une entrée de gamme du Mâconnais. Regoûté plus frais, petite réduction sur lies qui lui fait beaucoup de bien, finale plus salivante. B.

 

29 juin 2023

Bergerie de l'Arcade (Pouzols) ***

 

Petit domaine familial de 6ha racheté à Gérard Depardieu par les Frères Soulas en 2010 (1er millésime en 2016). Amis de Laurent Vaillé (La Grange des Pères), ce dernier les a conseillé et a orienté certains de ses clients chez eux à leur début. Une seule cuvée pour le moment à base de syrah, grenache, mourvèdre. Mais un blanc à base de terret vient de sortir (à partir de 2021)...

 

 

Bergerie de l'Arcade - Languedoc 2017 : (goûté à l'aveugle lors du périple en champagne) beaucoup de sucrosité, un peu boisé, finit sur le sucre et l'alcool sans grande profondeur. B-.

 

Languedoc 2017 : autre bouteille deux ans plus tard, fruits noirs assez mûrs, cacao, un peu moins de sucrosité, puissant, tannins arrondis par l'élevage. Pas mauvais mais assez quelconque finalement. B+.

 

Languedoc 2021 : coloré, nez fruits noirs un peu sucrés, mûr, bouche assez arrondie, mûre, pas mal d'élevage, sans grande longueur, pas mauvais, mais assez quelconque au final. B.

 

Languedoc 22 : plus convaincant que les autres millésimes, fruits rouges sucrés avec pas mal d'alcool façon grenache, mais aussi des notes intéressantes plus syrah lardés, épicés, tannin soyeux, élevage intégré, encore un peu jeune, il faut que la sucrosité s'intègre, mais il y a du fond. TB. Une autre bouteille plus tard avait un peu moins de sucrosité, sans perdre en gourmandise. TB+.

 

Bergerie de l’arcade, Languedoc blanc 2023 : (100% terret blanc, moitie fût moitié cuve) Couleur à peine plus foncée que le précédent, nez un peu timide à l'ouverture, citronné, floral, puis avec l'ouverture des fruits jaunes, du melon, il devient intéressant. La bouche semble sudiste, avec de la puissance, pas forcément de gras ni beaucoup de corps, pas beaucoup d'acidité, plus le vin prend l'air plus il semble lourd, on ne ressent pas un grand fond derrière, ni beaucoup de longueur. B.

 

30 octobre 2024

Oratoire Saint Jean d'Aureilhan (Liausson) ****

 

Premier millésime en 2021 pour ce domaine créé par Franck Soulayrol, sur le lac du Salagou. Franck est le petit neveu de Laurent et Bernard Vaillé auprès desquels il a eu l'occasion de faire plusieurs stages, ainsi qu'au domaine Mortet. Il a repris et planté 6ha de syrah, mourvèdre, et sangiovese... Elevage de 2 ans en fûts, cépage par cépage avant assemblage dans une seule cuvée. A suivre de près.... Un blanc devrait aussi commencer à partir de 2027...

 

 

Oratoire Saint Jean d'Aureilhan, IGP Pays d'Hérault - Coteaux du Salagou 2021 : Couleur rouge foncé, nez assez classique, sudiste, fruits rouges confiturés, fruits noirs, épices, petite touche vanillée. Bouche plus intéressante que le nez, surtout impressionnante par son rondeur, sa texture de velours, avec beaucoup de gourmandise, marquée par des fruits rouges sucrés principalement, puis garrigue, l'alcool ne se sent pas du tout, le vin a réussi à garder une belle acidité dans le fond, qui lui donne une bonne fraîcheur et l'empêche de devenir pataud. Pour chipoter, la finale est un peu marquée par l'élevage, vanille, un peu sucrée, à attendre un peu pour qu'il finisse de se fondre. Pour un premier millésime c'est une belle réussite en tout cas. TB+.

 

2022 : première bouteille peu après la mise, très lavande, thym, un côté cerise amarena, et une sucrosité qui a besoin de temps pour s'intégrer, pas tout à fait en place, à regoûter dans quelques mois. Quelques mois après déjà plus fin, moins de sucrosité, très prometteur. Un millésime avec plus de puissance que 2021, moins accessible en jeunesse, mais avec un peu plus de fond, à attendre un peu mais il ira probablement plus loin. TB+. Une autre bouteille plus tard, ouverte à l'avance était très marquée anchois, olive, avec de la tension, encore quelques tannins en finale, beaucoup de fond, de la tension et de la fraîcheur, encore un poil jeune mais très prometteur. TB++.

 

Les 2025 sur fût : millésime classique, prometteur, certains fûts n'avaient pas encore fini de fermenter, à regoûter dans un an.

2024 sur fût : quelques fûts de syrah et de mourvèdre vraiment d'un très haut niveau, profil un peu plus frais que les précédents, de très beaux équilibres, très prometteur.

 

11 mai 2013

Distilleries - Japon

Autres - AkkeshiChichibu - Chita - Fuji Gotemba - Hakushu - Hanyu - Kagoshima - Kanosuke - Karuizawa - Kawasaki - Kiyokawa - Kurayoshi - Matsui ShuzoMiyagikyo - Monde Shuzo - NagahamaNikka (blends et vatted) - Okayama - Ontake - Sasanokawa - Shindo - Shinshu - Shizuoka - Yamazaki - Yoichi - Wakatsuru - White Oak (Eigashima).

 

28 novembre 2022

Domaine des Creisses - Philippe Chesnelong (Valros) **

 

Domaine d'une quinzaine d'hectares qui a fait sa renommée, grâce à un style très grand public (peu d'acidité, tannins lissés par des boisés poussés, vendanges très mûres, sensation de sucrosité, taux d'alcool élevé mais qui ne se sent pas : la rondeur à son paroxysme). Il faut reconnaître que le domaine a su capter ce que demande un palais humain et créer un vin pour satisfaire cette demande, toujours très régulier dans ce style.

 

 

Les Creisses – IGP Oc 2013 : (50% syrah, 40% grenache, 10% CS. Elevage sous douelle = on fait tremper des planches dans une cuve) Languedoc très boisé, vanille surtout, fruits mûrs, sucre, mélasse, tout en rondeur, sans acidité, lisse, manque de longueur. Vin technique, sans terroir. Moyen.

Les millésimes suivants étaient assez proches.

 

Les Brunes : 2019, 2020 idem. (Elevage barrique) Même idée que Les Creisses, en plus concentré, plus puissant, un peu plus de tout, un vin très boisé, très rond, tannins lissés par le bois, très technique, mais impossible de sentir un terroir. B-.

 

Creisses blanc 24 : (chardo, grenache bl, vermentino. En barriques neuves) Je m'attendais à un vin au boisé aguicheur gras typé bourgogne blanc, mais pas vraiment. Couleur qui reste assez claire, nez pas si boisé, très aromatique, très fleurs blanches surtout, fenouil, quelques fruits blancs, aromatique entêtante et vite lassante. Bouche où on retrouve le boisé, très peu d'acidité, pas si beurrée ni fruitée, surtout forale comme au nez. Finale lourde et pataude. Moyen.

 

8 décembre 2023

Cassagne & Vitailles (Montpeyroux) ****

 

Jeune domaine créé en 2015 par Matthieu Rollin et Nicolas Seffusatti sur Montpeyroux, dans les hauteurs des Terrasses du Larzac. Les vins sont travaillés sur la fraîcheur et le fruit (macérations à froid, pas d'extraction), en partie en biodynamie, non certifié. Les derniers millésimes, et notamment les parcellaires de grenache, sont d'une finesse exceptionnelle.

 

 

 

Wine Paris

Blanc 24 aromatique, fruité mais reste frais sur ce millésime. Lumière 22 grosse majorité syrah sur la finesse B+. Ombre 22 grenache infusé très fin. TB+. Nimalaya 21 TB. Chausmes 21 (une partie de massales de Côte Rotie plantées récemment) plus fin que la précédente dégust. TB.  Clas Mani 2020 de moins en moins de bois neuf sur cette cuvée, moins infusée que les autres mais aussi moins boisée que par le passé. TB.  Crouzets 21 grappe entière, sur sales, cuves, ultra fin, pot-pourri, typé Rayas, très frais, aérien Exceptionnel.   Célis 22 sur les argiles rouges, grappe entière, en fûts, mais pas forcément neufs maintenant, plus serré, plus large.   Homs 2023 sur calcaires grappe entière aussi en cuve. Un peu primeur encore forcément, plus d’alcool (un bon 15), mais le calcaire retend la finale, très bon, tannins fins.  Superbe gamme, beaucoup de finesse et de maîtrise. Vendanges très tard, après le pic d’alcool « ça retombe », une partie avec AirPulse pour des remontages encore plus doux.

 

 

Combarels blanc 2022 : (chardo, viognier, colombard) nez poire et floral, bouche attaque avec un peu de gras et d'élevage, la finale reste élégante et relativement fraîche. B+.

 

Combarels de l'ombre 2021 : (majorité de grenache) un grenache peu coloré, infusé, pas très haut en alcool, tannins soyeux, très fin et facile à boire. TB+.

 

Ombre 2022 : même style, aussi fin, déjà délicieux. TB+.

 

Combarels Lumiere 2021 : (majorité syrah) plus coloré, nez de syrah violette, lardé, bouche assez ronde, un peu lisse, tannins fins, facile à boire. TB.

 

Nimalaya 2020 : (carignan) carignan assez clair, infusé, épicé, toujours ce style limite lisse, rond et soyeux, sans boisé, un peu fermé aromatiquement ce jour-là mais bel équilibre avec de la fraîcheur et un beau volume. TB+.

 

Cassagne et Vitailles, Vin de France Nimalaya 2021 : (vieux carignans du Languedoc, argilo-calcaires sur Montpeyroux et St Saturnin.) Couleur sombre, nez de fruits noirs, très propre, avec une petite touche amylique, encore jeune et sur le fruit. La bouche est très élégante, peu d’alcool, très fraîche, aucun boisé, plein de fruit avec une belle acidité dans le fond apportant une sensation minérale. TB+.

 

Nimalaya 22 : toujours ce style très élégant, pur, peu tannique, très fin. TB+.

 

Clas Mani 2017 : (assemblage, en fûts ici) plus boisé, plus sous-bois, champignon, déjà évolué, manque un peu d'éclat et de fraîcheur par rapport au reste de la gamme. B+.

 

Les Crouzets 2021 : (grenaches de 50ans sur graves argileuses) parcellaire de grenache infusé, très rose, orange, souk, petite sucrosité, ramassé mûr mais seulement 13 d'alcool, pas une grosse matière mais beaucoup de finesse, tannins soyeux, assez long, semble plus maigre mais moins lisse que Célis en l'état. TB++.

 

Crouzets 2022 : proche du précédent, à peine plus coloré et chaud mais ça reste de l'infusion aux tannins fins, sans manquer de longueur ni de corps. TB++. Seconde bouteille très proche, beaucoup de finesse, un côté sciaccarellu. TB++.

 

Cassagne et Vitailles, Les Crouzets 2021 : (100% grenache, Languedoc-Montpeyroux. Issue d’une parcelle âgée de 50 ans, sol de graves argileuses) Couleur très claire, infusée, magnifique nez de fruits rouges un peu sucrés, pivoine, pétales de rose, pur, éclatant. La bouche est très fine, toute en fruit et en fleur, avec une touche de gourmandise à peine sucrée, mais sans lourdeur. Il y a quand même du volume, un toucher de bouche soyeux et de la longueur. Sublime. Exceptionnel.

 

Les Homs 2021 : (grenaches, en œuf béton. Sur St Saturnin de Lucian aussi) Couleur encore plus claire, infusé, nez grenadine, floral, pur, me rappelle presque un Tavel de l'anglore ou autre, la bouche est très fine, pas forcément très complexe mais évidente, vin de soif parfait. A voir avec le temps... TB++. Regoûté en bouteille plus tard, grenache très clair, infusé, fruits rouges et rose, pas de tannins, dentelle, facile à boire. TB++.

 

Chausmes 2021 : (carignan, + syrah grenache en fûts neufs chassin) couleur sombre, élevage bien intégré, mais encore un peu serré, sérieux, pas la finesse des purs grenaches, moins à mon goût. B+.

 

 

Cassagne & vitailles - Terrasses Larzac combarels A la lumiere 2019 : style assez fin, peut-être un peu lisse, mais gourmand, joli fruit, reste frais. TB-.

 

Cassagne & Vitailles - Les Célis Vin de France 2021 : (100% grenache) grenache rond, infusé, soyeux, ultra gourmand, fleuri, déjà superbe en l'état. Pour chipoter peut-être un peu lissé par l'élevage, un brin d'acidité en finale aurait aidé. TB++.

 

21 novembre 2023

Mullineux et Leeu Passant (Afrique du Sud) ****

 

« Moulin à eau ». Créé en 2007 par Chris et sa femme Andrea. Ils se sont rencontrés lors de stages en France (Rhône sud, Bandol, champagne). Membre de la Swartland Revolution. Achat de raisin juste sur la gamme Kloof Street.

 

 

 Mullineux, WO Swartland Granite syrah 2021 : (Granit sur la montagne de Paardeberg. 100% grappe entière, fermentation et macération longue en 500L.  Puis élevage 12mois en 500L dont 25% neufs, puis 9 mois de foudres)  Couleur très noire, nez de syrah noble, cassis, mûre, violette, graphite, élevage parfaitement intégré. La bouche a beaucoup de volume, belle acidité, noble mais encore très jeune, avec des tannins serrés en finale, beaucoup de fond et de longueur mais clairement trop jeune en l’état. Probablement un grand vin dans 10ans. TB+.

 

 

Mullineux Swartland Old Vines White 2017 : (majorité chenin + grenache blanc, clairette, viognier) gras, beurré, boisé trop marqué.

 

Kloof street chenin 2023 : très gras, glycérol, fruits jaunes mûrs mais très gourmand il y a de l’acidité, belle entrée de gamme, dans un style un peu opposé à Sécateurs.

Old vines white 2023 : (chenin, sémillon et rhône blend) finale un peu boisée vanillée, sinon belle attaque avec du gras.

Single terroir chenin schist 2023 : du gras, belle allonge, style mûr, mais il y a de l’acidité, bosé mieux intégré que dans le précédent.

 

Leeu Passant   -   Franschhoek semillon 2022 : travaillé sur lies, petit grillé, tout en tension, pas de gras, presque tannique, intéressant.

 

 

 

Draaiboek *** - Onskuld Chardonnay 2022 Hemel & Aarde Ridge : (45% fûts neufs sur lies 10 mois. 13,5%) chardonnay beurré, boisé, très bourguignon classique dans l'esprit, aucun excès de chaleur, reste frais, bonne acidité dans le fond, encore un peu trop sur l'élevage à ce stade, mais bien fait dans son style. TB-.

 

 

Wolf & Woman *** - Pinotage 2023 WO Swartland : (vignes de 1973. 12,5%) Couleur rubis foncé, nez sur le fruit, la cerise principalement, petite touche primeur, floral aussi. Bouche légère, juteuse, tannins souples, c'est gourmand, assez simple mais efficace. On n'a pas du tout la lourdeur, ni la sucrosité ni l'élevage qu'on rencontre souvent sur le pinotage. Le revers de la médaille c'est que pour des vieilles vignes sur un beau terroir on a l'impression d'avoir juste un bon petit vin facile à boire. Mais à voir avec un peu de gare peut-être. B+.
 

 

Minimalist, No Place Like Home Elgin 2023 : (100% syrah, fermage, plantation de 2006. Grès et schiste, 1/3 VE. Fermente cuve. Elevage vieux fûts 228 et 300L) Couleur sombre, nez bien syrah, fruits noirs, olives, notes un peu plus nouveau monde d'orange sanguine, Bouche assez légère, en rondeur, peu tannique, frais, et facile à boire, élégant. TB.

 

22 juillet 2020

Domaine de l'Anglore (Tavel) ****

Ancien apiculteur, Eric Pfifferling est devenu pleinement vigneron en 2002. Il travaille en bio et en "nature", produisant des vins parmi les plus recherchés du monde depuis quelques années. Les Tavel rosés sont colorés, plein de fruits, intenses. Les rouges du domaine sont eux très clairs, peu extraits, peu tanniques, des "jus de fruit", dans un style très épuré et facile à boire par leur légère sucrosité et la quasi absence de tannins. Ils peuvent présenter un peu de gaz mais rarement de plus gros défauts tant le travail à la cave est maîtrisé. 

 

Domaine de l'Anglore - Prima 2019 Vin de France : Couleur surprenante, qui n'est pas celle d'un Tavel rosé, mais plutôt d'un rouge clair avec des reflets violets. Nez réduit à l'ouverture, puis sur la cerise rouge, un peu pivoine et fleur, fruits rouges sucrés, pointe d'orange sanguine. Bouche ronde, sucrée, peu de tannins, léger perlant à l'ouverture, acidité plutôt faible, facile et gourmand, longueur moyenne, finale sucrée, qui doit encore se mettre en place, le manque de peps rend le vin vite écoeurant. Un style très particulier, il faut aimer. 2019 s'annonce compliqué dans le secteur. B.

 

L'Anglore - Les Traverses 2018 : nature parfaitement maîtrisé, juteux, fruit très pur. TB++.

 

L'Anglore - Les Traverses 2019 : couleur sombre pour Anglore, nez crème de cassis, menthol, sucre. Bouche puissante, sucrée, mûre, confiturée, lourde, décevant pour Anglore. B-.

 

L'Anglore - Véjade 2019 : dans une bonne phase, superbe nez, éclatant, bouche en finesse, jus de fruit là aussi très propre et gros plaisir immédiat. Manque un poil d'acidité en finale pour le relancer. TB+.

 

Jardin d'Orfeuil 2020 Tavel : plutôt un rouge clair, jus de fraise, floral, tannins fins, pile à point, merci PN. TB+.

 

10 avril 2024

Suenen (Cramant) ****

Domaine familial de 3,2ha (3ha de chardo sur la Côte des blancs + 0,2ha de meunier dans la vallée de la Vesle) repris en 2009 par Aurélien Suenen. Style tout en tension, parfois à la limite de l'austérité.

 

 

Suenen  - Oiry grand cru extra-brut : (base 2015) très tendu et crayeux, austère, un peu trop. TB-.

 

C+C extra-brut : (base 2015 cramant et chouilly) à peine plus rond, mais ça reste très strict, à voir avec quelques années de cave. TB.

 

Suenen, C+C Grand Cru Cramant + Chouilly : (100% chardonnay. Base 2019. Elevage cuve, fût et œuf. Dosage 3gr) style très austère, encore jeune, tout droit, ciselé, finale jolie sur des amers, un peu tannique, crayeuse. TB+.

 

C+C (base 21 ? ou 20) : belle tension, salivant, sans être trop austère. TB+.

 

20 août 2024

Clos Venturi et Vico (Ponte-Leccia) ****

 

Clos venturi - Corse blanc 2019 : nez très aromatique, peche, abricot, fleurs, anis. Bouche finalement vive et tendue, moins aromatique que le nez, assez fraîche. B+.

 

Clos Venturi, Vin de France Chiesa Nera 2016 : (BioDà Ponte Leccia. vermentino, genovese et bianco gentile. Elevage œuf béton) Couleur dorée, nez bien plus complexe, miellé, légèrement beurré, fruits jaunes, noisette, déjà un peu évolué. Bouche très fraîche, plus jeune que le nez, fruitée, grasse, très dense, un côté Bourgogne légèrement évolué sans notes boisées, finale très longue. Un grand blanc Corse. TB+.

 

Bois du cerf 2020 : clair en couleur, réglissé, léger, facile, un peu de rusticité aromatique sur la finale. B+.

 

Vico/Venturi à Prowein : Bois du cerf 2021 vermentino variétal, chiant. Hermera 2021 genovese sudiste, fenouil mais reste assez frais, bonne acidité qui compense, fruits blancs, herbacé, joli vin de gastronomie sudiste. A Mina vermentinu pas très variétal, léger gras, minéral, bon. 1769 2021 vermentinu un peu plus variétal, joli fond ceci-dit. Le Clos 2021 un peu trop variétal en l’état à attendre. IP 18mois sur lies vermentino gras puissant, un peu mou. 1769 rouge 2020 (niell, sciaca, syrah) fruité primeur, à peine serré, frais, facile, bon.  Brama 2020 syrah un peu serré, fais, fruité, mais pas un gros caractère, digeste. Hermera 2020 (sciaccarellu demi-muid) ultra clair, petits fruits pivoine, frais, long, excellent.  Clos venturi rouge 2019 (niell, carca, sciacca) fruits rouges cerise, gourmand, belle épaisseur, frais, pur, juteux, très bon.

 

Clos venturi rouge 2019 en bt plus tard semble un peu alcooleux, encore jeune et serré par rapport au salon. B.

 

Altare blanc 2019 : déjà un peu évolué, miellé, doré, floral, sudiste. Bouche avec du gras, très confortable presque huileuse, pas trop haute en alcool, garde une bonne acidité pour le sud, joli blanc de gastronomie. TB+

 

Clos Venturi, Chemin de croix 2020 : (sciaccarellu Corse) Couleur grenat clair, nez éclatant dès l'ouverture, fruits des bois, framboise, cranberry, notes de pivoine, réglisse, en se réchauffant un peu garrigue et menthol. Bouche pleine de fruits et de fleurs, éclatante aussi, très fraîche, tannins fins, il se comporte mieux à l'ouverture servi un peu fais, en se réchauffant il tire sur un grenache un peu rond avec l'alcool qui ressort. La finale est très longue, toujours de la fraîcheur et de l'élégance, un peu plus épicée. Merci Arnaud ! Grand vin.

 

Fulmine 2020 : encore sombre, puissant, serré, clairement à attendre.

 

Guarando 23 : (grenache, grappe entière, 2ans foudres de 6hL + 6mois en bouteille. Sables et grès parcelle Nord-Est.) Couleur foncée pour un grenache, nez garrigue, fruits noirs, menthol, épices, frais pour un grenache, tire un peu syrah, avec un côté méditerranéen, bouche pas très haute en alcool (13,5%) mais concentré, beaucoup de fraîcheur, de la tension, quelques tannins encore mais de qualité, qui allongent bien, le vin est encore un peu fermé, mais beau potentiel de garde. Plus austère que Chemin de Croix. TB+.

 

Clos Venturi, Brama syrah IGP Ile de Beauté 2022 : on termine la série de rouge par un vin un peu plus clair et un peu plus léger, plus discret, facile à boire, tout en élégance, bien travaillé mais atypique pour une syrah. B+.

 

Vico 1769 rouge 2022 : (niellucciu + syrah et sciaccarellu) clair en couleur, fin, peu de tannins, fruits rouges gourmands un  peu sucrés, épices. B+.

 

Vico bois cerf blanc 23 : un peu variétal, mais frais, sans lourdeur. B+.

 

Chiesa Nera rouge 2021 : (8 cépages) encore dense, compact, beaucoup d'alcool et tannins serrés, clairement trop jeune, mais il y a du fond, à attendre...

 

Clos Venturi, AOC Corse Altare rouge 2023 : (100% sciaccarellu, à Ponte Leccia) Couleur très claire, nez de grenadine, pivoine, fraise. Bouche en dentelle, très gourmande, tannins très fins, pas beaucoup d'alcool ressenti, globalement pas placé sur un grenache. Très belle bouteille.