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Mon carnet Vin
28 février 2025

Damien Courbet (Nevy-sur-Seille) ***

 

Courbet  - Côtes du Jura L’origine 2018 : Couleur foncée pour un vin jeune, presque dorée. Le nez est expressif dès l’ouverture, d’abord sur la pomme bien mûre, pas très loin d’être blette sans que ce soit gênant à mon goût, quelques fruits jaunes, poudre d’amande/frangipane, gourmand, légèrement floral aussi, déjà assez complexe pour un vin jeune. Si le nez donne envie (même s’il fait craindre un peu trop de chaleur) la bouche est encore un cran au-dessus, puissante, gros volume, surtout pour un vin élevé en cuve aparemment, sur les arômes du nez, avec une maturité de fruit élevée, peut-être même une pointe de sucrosité ?, le tout magnifiquement équilibré par une grosse acidité. C’est large et long, puissant et énergique à la fois. La finale est très longue, un peu plus sur les agrumes, avec de la tension, des amers nobles, elle fait saliver et reste digeste. Le lendemain, le vin n’a pas beaucoup bougé, encore plus marqué frangipane je trouve et moins pomme, pour chipoter servi à peine peu plus chaud on sent un peu l’alcool (pourtant 13,5% seulement au compteur). Superbe  découverte. C’est un excellent vin en l’état qui combine complexité, précision, énergie, équilibre, qui a je pense tout pour bien vieillir. Par rapport à ce que j’ai pu goûter sur le salon Le Nez dans le Vert cet été, on est au niveau des tout meilleurs de la région, surtout sur ce millésime compliqué sur lequel beaucoup de vins sont chaleureux et ont eu du mal à finir de fermenter. TB+.

Courbet Damien - les Isles cotes du jura chardonnay 2022 : très frais et élégant, manque presque un poil d'expressivité, mais joli style très épuré. TB.

Trousseau de la vallée 2023 : tout en finesse, floral, petits fruits rouges, pas un gros volume mais très précis et frais. TB+.

Damien Courbet, Côtes du Jura Trousseau de la Vallée 2023 : (égrappé, en vieux fûts) Couleur très claire, un peu de réduction au nez, petite touche animale, beaux fruits rouges type groseille derrière. Bouche pleine de fruits, très fraîche, juteuse, acidulée, très efficace. TB.

Chateau Chalon 2017 : fin, frais, sur la tension, style élégant pour un jaune, finale qui noisette. TB.

 

 

Courbet, chardonnay de la vallée 2023 un peu gras, manque de peps. Côtes du Jura Tradition 2022 (20% savagnin sous voile, 80% chardo ouillé) léger oxy très fin, très salin, tous les avantages sont là, top. Savagnin  2021 (sous voile) nez un peu noix verte, très belle bouche élégante.

 

Chardonnay les rondos 2023 B. L'origine 2023 ? savagnin ouillé plus de fond, de tension, de caractère tout en restant "soft" pour un savagnin. Tradition 2023 très salin, top.

 

 

Courbet et Fils Vin de Paille Vichot Girod 1987 : couleur ambrée à peine saumonée, nez fruits secs, un petit côté vin muté. Bouche légèrement sucrée, assez fine, petite touche oxydative, mais assez longue, pas grand mais très sympa, encore merci Michel. TB.

 

14 septembre 2023

Smögen (Suède) ***

 

Smögen - 100proof 6ans 57,1% batch 2 : (sherry cask) Couleur or profond, nez légèrement fumé, viande fumée, noisette, je m'attendais à plus tourbé, marqué par le sherry, chocolaté, viandé, abricot. Bouche puissante, épaisse, un côté gourmand aussi, noisette, abricot, léger fumé, épices, très long, un peu d'alcool, bien fait pour un 6ans, même si je m'attendais à mieux par rapport aux notes du précédent batch (91 Serge, 90 Angus). Note : 86/100.

 

Smögen 2014-2025 DRFS for Wu Dram Clan Ex Bourbon Barrel n°13 59,1% : bien tourbé, puissant, encore jeune, assez violent, plutôt bien fait dans son style sans concession. 87/100.

 

18 novembre 2018

Domaine des Croix (Beaune) ****

Visite au domaine des Croix 

Beaune 2017 : un peu chaud et sucré.

Aloxe 2017 : (les boutières, argiles et billes de fer) un peu sucré aussi, chaud.

Beaune 100 vignes 2017 : déjà plus fin, gourmand, sucré mais mieux équilibré.

Beaune 1er cru Les Tuvilains 2017 (sur fût) : gourmand avec une superbe allonge derrière. TB+.

Savigny 1er cru Peuillets 2017 : un peu plus serré, comme toujours, prometteur.

Beaune 1er cru Bressandes 2017 : grande bouteille en perspective, mûre, bien équilibrée, bcp de longueur. TB+

Beaune 1er cru Pertuizots 2017 : un peu moins en place que le précédent

Beaune Grèves 2017 (en bt) : finit un peu court.

Corton La Vigne au Saint 2017 (sur fût) : beaucoup de finesse pour Corton, grande longueur. TB++

Corton Grèves 2017 : plus puissant, plus serré en l'état mais prometteur

Corton-Charlemagne 2017 (en masse jusqu’au printemps) : beaucoup de fruit, peu de gras, manque un peu de profondeur.

 

 

 

Savigny-les-Beaune 1er cru « Les Peuillets » 2015, Domaine des Croix : Couleur plus sombre, nez plus marqué fruits des bois et mûre, plus floral aussi. Bouche plus tendue, plus minérale et encore beaucoup plus longue, la grande classe ! TB++.

Bourgogne rouge 2017 : couleur très claire, contours violets, nez sur la cerise rouge, un peu sucré, gourmand. Bouche légère, croquante, pas de tannins, jus de fruit, un peu sucrée, pas une grosse acidité, un côté bonbon anglais, finale courte, très facile. TB.

Beaune Rouge 2016 : clair, nez un peu volatile, cerise aigre, bouche légère, grosse acidité, compliqué en l'état. B.

Bourgogne rouge 2018 : entre le 2016 et le 2017, clair en couleur, petits fruits rouges acidulés avec une pointe de volatile qui lui donne de la fraîcheur, peu de tannins, léger, tout en fruit. TB-.

 

Domaine des Croix - Beaune 2017 : un peu plus de couleur, nez de griotte, pivoine, rose, très délicat. Bouche plus mûre que le précédent, plus d’épaisseur, moins d’acidité, tannins fins, beaucoup de frit, de pureté et de longueur. TB+.

 

Croix – Beaune 2018 : couleur assez claire, nez fruits rouges, pointe végétale noble, pointe volatile. Bouche en finesse, fraîche, toujours petite pointe volatile qui donne de la fraîcheur, juteuse, longueur moyenne. TB-.

 

Domaine des Croix, Saint-Romain Combe Bazin 2021 : couleur très claire, nez un peu fermé, austère, très citronné, bouche toute en tension, peu de volume, acidité élevée, pas du tout de gras, style très frais et austère, un peu trop froid peut-être. B+.

Domaine des Croix, Saint-Romain Combe Bazin 2020 : assez proche du 2021 bizarrement, tout aussi tendu, un nez plus brioché, plus marqué par les lies, peut-être à peine plus de volume en bouche. B+.

 

Domaine des Croix, Savigny-lès-Beaune 2021 : style léger et aérien, avec l’avantage du millésime frais sans les inconvénients, pas très long, mais beaucoup de plaisir immédiat. TB.

 

Domaine des Croix, Beaune 1er Cru Les Cent Vignes 2022 : on termine avec un pinot à la couleur sombre, nez de fruits noirs et de violette, très pur, peu boisé. Bouche puissante, solaire, sur un fruit noir confituré mais avec une bonne acidité derrière, des tannins encore présents mais sans sécheresse. Encore jeune, mais très beau potentiel. TB.

 

 

 

FDGV2015 :

Domaine des Croix Beaune 1er cru les 100 Vignes 2015 : facile, fin et fruité. B.

 

CORTONGrand Cru Les GrèvesRouge2022, CORTONGrand Cru La Vigne au SaintRouge2022 deux superbes rouges, colorés, mais très purs et très fins, bien dans le style du domaine, aujourd’hui abouti, peu de soufre, mais parfaitement propre, discussion très intéressante avec David Croix, « quand tu veux mettre moins de soufre c’est là qu’il faut être encore plus technique ». CORTON-CHARLEMAGNEBlanc2022 style très tendu, pas un gros volume mais beaucoup d’énergie et de longueur, pas de gras, impression de salinité, top aussi.

 

12 avril 2025

Pierre Guillemot (Savigny-lès-Beaune) ***

 

Vieux domaine familial. Retour de Vincent et de son frère au domaine en 2015.

 

 

Domaine Pierre Guillemot - Bourgogne rouge 2010 : régional simple, un peu fluet.

 

Pierre Guillemot - Savigny rouge vv 2022 joli style, tradi peu coloré, floral, en allonge, pas de travail de texture, un brin serré en finale mais frais et long. Savigny Les Serpentières 2022 idem avec un peu plus de volume et une finale un peu plus serrée. Bourgogne hautes côtes de beaune bl Mont et foret 2022 chardo assez rond et facile, Savigny blanc dessus les gollardes 2022 un peu plus tendu que le précédent, mais globalement pas au niveau des rouges.    Mont et foret 2022 blanc, même sensation que la dernière fois, manque de tension, aromatique et floral, rond.

 

Pierre Guillemot, les 2023 : Hautes Côtes bl Mont et foret un peu de gras à l'attaque, finale qui garde de la tension, quelques amers, un peu mieux que 2022. Savigny blanc gollardes (70% pinot Gouges) floral, large, manque un peu de tension.  Bourgogne cote d'or 2023 floral, léger, aérien, très beau fruité, élégant.  Savigny VV 2023 ajoute un côté poivré, un peu plus de volume, très joli.  Savigny Serpentières 2023 plus poivré, encore plus de volume, beau fruité et floral, jolie texture, moins serré que l'an dernier, top. Savigny 2015 Grands picotins jolie texture, début d'évolution, a gardé de la fraîcheur pour 2015, manque juste un poil d'allonge derrière Serpentières 23.

 

P. Guillemot, Savigny-lès-Beaune VV 2023 : un savigny légèrement plus solaire que le précédent, joli fruité aussi, plus épicé, peu tannique, un peu plus de longueur et d’allonge mais moins juteux en l’état, plus de potentiel de garde.

 

3 mars 2025

Jean-Baptiste Boudier (Pernand-Vergelesses) ***

 

Jean-Baptiste Boudier, après des expériences viticoles en France dans des domaines renommés (Haut-Brion, Gauby, Rossignol, Vieux Télégraphe) et en Nouvelle-Zélande, s'est installé à Pernand-Vergelesses en 2015, sur 3 hectares.

 

 

JB Boudier, Savigny-les-Beaune 2023 : (2/3 peuillets, 1/3 Ez Connardizes. Bas de coteau, pas de VE en 2023. Elevage 20% fûts neufs 1an) Couleur soutenue pour un pinot, nez avec un beau fruité cerise, mûre. Bouche sur le fruit, gourmande, aux tannins soyeux, pas d’élevage ressenti, c’est juteux, reste frais pour le millésime, on sent la largeur des bas de coteaux argileux, pas de grosse allonge ici, mais très efficace, semble déjà prêt à boire. TB.

JB Boudier, Savigny-lès-Beaune 2023 : (les Peuillets et Ez Connardises) Un savigny léger, plein de fruit, très croquant, peu tannique, frais pour 2023, pas très long, mais offrant beaucoup de plaisir dès maintenant.

 

 

Jean-Baptiste Boudier, Aloxe-Corton Les combes 2023 : couleur soutenue également, nez plus complexe, fruité, floral, petite touche d’élevage déjà bien intégrée. Très belle bouche, juteuse, gourmande, tannins fins, déjà très accessible en l’état, avec aussi du potentiel de garde, reste frais pour 2023, très belle longueur, un coup de cœur unanime. TB++.

 

9 septembre 2025

Stefano Occhetti (Piémont) **** et Piero Busso ****

 

Domaine créé en 2019 à Roero.

 

Stefano Occhetti, Langhe nebbiolo 2023 : couleur rubis claire, nez très fraise et pivoine, très nebbiolo, plein de fruit, gourmand, pur. Bouche très fine, beaucoup de fruit et de fleur, délicate, aérienne, quelques tannins légers sur la finale qui rappellent le nebbiolo, mais ça reste fin. Le Langhe idéal, d’une grosse buvabilité. TB+.

 

 

Piero Busso ***, Langhe Nebbiolo 2023 : (à Neive, jeunes vignes de Barbaresco) Couleur rubis, nez de fruits rouges légèrement confiturés, avec ouverture réglisse, herbes aromatiques, très joli. Bouche sur l'aromatique du nez, avec une bonne acidité, du corps pour un Langhe, finale encore un peu trop serrée, mais très belle aromatique, un nebbiolo très bien fait, style classique, qui demanderait encore un peu de garde. TB.

 

16 avril 2013

Giulia Negri (Piémont) ****

 La jeune Giulia Negri a repris le domaine familial en 2014 après un court passage en Bourgogne. Les vignes sont principalement situées sur Serradenari, point culminant de La Morra à 536m d'altitude, permettant d'élaborer des vins frais, sur des sols d'argiles, calcaires, limons et sables propices à la finesse. Les vinifications sont traditionnels, avec des macérations longues et des élevages en foudres de Slavonie. Les vins sont travaillés sur la finesse, peu extraits, élégants. A noter également un joli chardonnay sur le côté grillé des lies "à la Colin-Morey" très original pour le secteur. Un domaine très prometteur.

 

Giulia Negri - Barolo Tartufaia 2016 : (assemblage de Serradenari et Brunate) Couleur framboise, très claire même pour du nebbiolo, le nez est réduit à l'ouverture il a besoin de 3-4h de carafe minimum pour devenir propre et perdre son côté animal, il s'ouvre alors sur la rose, la confiture de fraise, la framboise, fait très pinot noir. La bouche est élégante, fraîche, pas très épaisse, peu tannique pour Barolo, avec beaucoup de fruit, un côté rose/pivoine, en se réchauffant de plus en plus de confiture de fraise. Belle finale, de longueur moyenne, acidulée, au grain de tannin fin, qui donne envie d'y revenir. Très joli Barolo, pour amateurs de finesse. TB.

 

Barbera 2020 un peu cassis, rond, facile, la finale a une petite touche de fraicheur bienvenue, très bon. Langhe 2020 Pian delle molle simple, jus de fruit sans tannins, clair, très efficace. Tartufaia 2018 réduction grillée au nez, à carafer, bouche fraiche fruitée facile. Serradenari 2018 (plus sable) plus complexe, plus salin, pas que du fruit, même si beaucoup quand même, un peu de floral et calcaire, très long, toujours peu de tannins. Excellent. Marassio 2018 entre les deux précédents, fruité et calcaire, là aussi tannins bourguignons, excellent. Toujours dans ce style ultra-facile qui convertira tous les fans de pinot mais peut-être pas les habitués du nebbiolo. Pinot noir 2019 boisé grillé et vanillé un peu trop présent. Chardonnay 2019 servi un peu chaud marqué grillé des lies, très bourguignon autolyse, bouche manque un peu de peps en finale.

 

Giulia Negri - Langhe Nebbiolo 2020 : très clair, petits fruits rouges, anis étoilé, bouche en dentelle, petits tannins qui allongent la finale, belle entre de gamme. TB.

 

Serradenari 2018 : dans une bonne phase, tannins fins, pas d'excès de chaleur, reste frais. TB+

 

G. Negri Langhe Nebbiolo 2022 : clair, toujours ce style élégant, fruits rouges et floral, mais tannins encore serrés pour la cuvée, à attendre un peu.

 

G. Negri Barolo Tartufaia 2021 : super nez fraise, rose, grosse acidité en bouche, presque salin, on sent le millésime frais, mais c’est mûr, superbe fruité, grosse allonge, longueur énorme, tannins qui restent assez fins pour du nebbiolo sur cette cuvée, déjà accessible et délicieux. TB++.

 

Negri, Barolo Serradenari 2021 : un peu plus mûr et chaud, petite réduction grillée, plus de volume mais aussi plus serré, joli fond mais à attendre.

 

Negri, Marassio 2021 : couleur claire, fruité un peu plus noir que le précédent (mais ça reste du Negri), réduction grillée encore un peu présente, là aussi joli fond mais tannins encore serrés, peut-être un peu moins car plus de volume, un peu plus de fond et d’acidité que le précédent, beau potentiel.

 

G. Negri : Langhe nebbiolo 2023 joli nez, aromatique top, finale encore un poil serrée, classique.

 

10 février 2026

Clos de Jacques (Mas Blanc des Alpilles) ****

 

Clos de Jacques a été créé par Aimeric Gaubert, maître de chai chez Trévallon. Environ 1ha de marsanne, syrah, cabernet sauvignon, massales de Trévallon d'une cinquantaine d'années.

 

 

Clos de Jacques, Alpilles blanc 2023 : couleur or profond, joli nez à l'ouverture et encore mieux après une bonne aération, fleurs blanches, foin, citron puis avec aération pêche, abricot, un peu miellé, assez classique pour une marsanne mais sans lourdeur ni exubérance, peu de boisé ressenti. La bouche est assez classique, bien équilibrée aussi, avec du gras, de la puissance, une acidité plutôt bonne pour une marsanne, même si on ne joue pas sur le registre de la tension ici, quelques amers nobles, une belle aromatique florale, à peine herbacée, fruitée, miellée. Bonne longueur. C'est encore meilleur le lendemain. Le potentiel de garde est clairement là pour donner un joli vin de gastronomie dans quelques années, classique, qui ne renie pas son origine sudiste, mais sans lourdeur et avec une certaine élégance. TB.

 

 

13 février 2024

Domaine Bessin-Tremblay (La Chapelle Vaupelteigne) ****

 

Domaine de 12,3 ha situé à La Chapelle Vaupelteigne, à côté de Chablis. Romain a pris la suite de son père Jean-Claude. Le domaine travaille désormais en partie en biodynamie, avec des élevages plus longs, sur lies.

 

 

Bessin - Chablis 1er cru La Fourchaume 2018 : couleur or pâle, nez de fruits blancs bien mûrs, fleurs blanches, anis, semble sudiste. Bouche solaire, sudiste, manquant de fraîcheur. Le millésime s'annonce très compliqué pour les blancs. B-. Le lendemain le vin semble plus frais, plus ouvert, plus sur les fruits jaunes, bien moins lourd. A regouter dans quelques années maintenant. B+.

 

Bessin - Chablis VV 2019 : plutôt tendu minéral, du fruit, pas trop riche. TB.

 

Bessin Jean-Claude & Romain, Chablis Grand cru Valmur 2013 : (élevage cuves et fûts. Vignes dans l'envers de Valmur, la partie fraîche) Couleur dorée, nez qui semble bien mûr. La bouche semble un peu alcooleuse, manquant d'acidité. Il semble avoir vieilli un peu vite. Etrange pour cette cuvée sur ce millésime, et pas représentatif de la qualité du domaine. NN

 

Valmur 2021 : très belle tension, très classique, très coquille d'huitre, salivant, déjà très bon. TB+.

 

Bessin, Chablis 1er Cru Montmains 2022 : (100% montmains, exposition sud-est, élevage fûts et cuves) un Chablis très légèrement beurré, sur une aromatique classique, dans un style élégant, avec une acidité moyennement élevée sur ce millésime solaire, encore jeune avec un peu d'élevage, globalement placé sur un chardonnay. TB.

 

7 octobre 2019

Domaine Duroché (Gevrey-Chambertin) *****

Depuis l'arrivée du fils, Pierre Duroché, en 2005, les vins du domaine progressent d'année en année. Il a amélioré le travail à la vigne et à la cave avec des élevages plus longs sans soutirages, pas de collage, rarement de filtration et moins de bois neuf. Seul le Griotte-Chambertin n'est pas egrappé. Le style se veut sur l'énergie, la tension, la longueur, la finesse, les vins sont peu épais, toujours à la limite de la maigreur, mais très racés, avec beaucoup de profondeur et une parfaite reproduction des terroirs. L'avenir de Gevrey est ici.

 

Visite au domaine Duroché

Gevrey Jeunes Rois 2018 : (prélevé sur cuve, en masse, envron un mois avant mise en bouteille) très coloré, surtout pour ce domaine habitué à faire des vins "infusés", bien plus clairs. Bouche juteuse, fruits noirs, tannins fins avec une belle fraîcheur derrière. On sent le beau millésime, dans un registre solaire. TB.

Gevrey Champ 2018 : coloré et juteux aussi, avec des tannins un peu plus fermes, un peu plus de puissance. TB.

Gevrey Lavaut St Jacques 2018 : un vin plus élégant, plus frais, aux tannins fins, avec plus de matière et de longueur. TB+.

Charmes-Chambertin 2018 : un Charmes sérieux ici, avec des tannins plus fermes, moins soyeux, plus en tension que Lavaut. TB+.

Chambertin Clos de Bèze 2018 : superbe vin, plus concentré, plus mûr, avec des tannins fins pour Clos de Bèze et une superbe trame minérale dans le fond. S'annonce grandiose. TB++.

Gevrey Le Clos 2017 : (en bouteille) un peu réduit, pas bien en place, compliqué derrière les vins ultra juteux en fin d'élevage. B.

 

 

 

 

Domaine Duroché - Gevrey-Chambertin Le Clos 2013 :  robe claire, nez de petits fruits rouges, bouche fine, peu de tannins beaucoup de fruit, toute en tension, belle longueur, beaucoup de finesse et de pureté. TB.

Domaine Duroché - Bourgogne rouge 2016 : très clair, plein de petits fruits rouges, très juteux, frais, presque tendu, peu tannique, la bouteille fait pas un pli. Très belle entrée de gamme, bien dans le style du domaine. TB-.

 

Domaine Duroché Bourgogne 2018 : couleur plus sombre que 2016 bien sûr, nez de ruts rouges et noirs un peu sucrés. Bouche gourmande, petite sucrosité, pointe d'alcool à l'ouverture, bien plus 2018 que "Duroché", manque un peu d'acidité, mais ça se boit facilement. B+.

 

Pierre Duroché - Gevrey-Chambertin 2015 : clair en couleur, plein de fruits rouges, juteux, très frais, grosse acidité pour 2015, tendu. Bien dans le style du domaine, pas du tout confit pour 2015. TB+.

 

Gevrey 2017 : beau fruité, tendu, un rien austère, noble. TB+.

 

Pierre Duroché - Gevrey-Chambertin 2019 : (100% pinot noir. 100% egrappé. Elevage fûts) Couleur rubis claire et brillante, nez éclatant plein de cerise rouge, de pivoine, très élégant. La bouche est aussi très fruitée, très accessible déjà, gourmande et fraîche à la fois, aérienne, avec une belle longueur. Coup de cœur unanime. TB++. Seconde bouteille du même niveau. TB++. Quelques années plus tard une bouteille en dedans un peu maigre.

 

Gevrey 2020 : assez foncé, nez un peu toasté, mieux en bouche, même si ça semble encore jeune, assez mûr sans l'allonge habituelle du domaine, ni le côté ultra éclatant du 2019. TB-.

 

Duroché - Bourgogne chardonnay 2020 : floral, anisé, peu d’élevage, pas forcément haut en alcool mais peu d’acidité, aromatique un peu sudiste. B.

 

Duroché,  Gevrey 1er cru Lavaux St Jacques 2018 : couleur claire, nez un peu évolué à l'ouverture de la bouteille, le soir étonnamment réduit, animal, Mieux en bouche, juteuse, toute en allonge, pure, acidulée, longue, prometteur, mais à attendre (et carafer). Probablement pas sous son meilleur jour ce soir-là. TB.

Duroché, Gevrey Le Clos 2018 : même chose que Lavaux, encore plus de gaz à l'ouverture, gros carafage. Du fond, esprit nature. A attendre. TB.

 

20 octobre 2023

Holdvölgy (Hongrie) ****

 

Holdvölgy (Tokaji)

 

Hold and hollo dry Tokaji 2016 : servi trop froid, très vif, caillou fume, minéral, sur les amers, zestes d’agrumes, bonne longueur. TB-.

 

Signature Tokaji 6 puttonyos 2007 : miel, pèche, abricot, bien confit et concentré, bonne acidité derrière, plus court que les Disznoko mais très bon. TB.

 

Holdvolgy sweet 2011 : superbe nez typé riesling miel, cire, pointe pétrole. Bouche qui manque un peu de peps, à ne pas attendre plus longtemps. B+.

 

Vision tokaji dry 2017. B+.

 

Hold & hollo dry 2016 : grosse réduction soufré, élevage sur lies très marqué, plutôt tendu, caillou fumé. Peu de changement par rapport à la dernière degust. TB-.

 

Eloquence Edes szamorodny 2010 : bel équilibre avec une bonne acidité, concentré, un peu fermé niveau aromatique entre deux âges peut-être. TB-.

 

Harslevelu 2009 expression becsek : superbe nez typé riesling miel, résine, noisette, fruits jaunes, complexe... bouche avec de l'amertume, résine, miel, manque un poil d'énergie, probablement 6-7gr de SR un peu mangés, peut encore tenir quelques années. Assez long. TB+. 

 

Holdvoldgy (Hongrie) – Tokaji sec Vision 2017 : (furmint, harslevelu, kabar) toujours ce côté cire, miel, floral, zestes d’agrumes, résine, bonne acidité, amers nobles, assez long. TB.

 

Holdvoldgy - Meditation 2017 Kiraly vineyard : (furmint. Fût hongrois 228L) un peu plus coloré, toujours une aromatique miellé, résine, zestes, mais plus de volume, du gras, tout en gardant beaucoup de tension, élevage parfaitement intégré, pas de notes boisées, très long, salivant. TB++. Une autre bouteille plus tard très jolie aussi mais des amers marqués en finale qui appellent la table. TB++.

 

2016 : manque un peu de peps par rapport à 2017. TB.

 

Intuition n°3 Furmint 2018 : un peu plus alcooleux que les précédents. TB-.

 

Holdvoldgy - Expression 2017 Becsek vineyard : (harslevelu) proche du précédent, peut-être un peu plus en largeur, plus floral/miellé encore mais pas trop variétal, élevage bien intégré aussi. Très long, amers nobles. TB++.

 

Signature 2007 : manque d'acidité. B.

 

Culture 6putt 2013 : belle liqueur, manque un poil d'acidité. TB.

 

30 novembre 2014

GT et SVI 2014 - Languedoc-Roussillon

Les Fusionnels **

Faugères le rêve 2012 : (maj syrah) léger boisé/vanillé, tanins très fondus, fruits noirs, gourmand, épices, bonne matière. B+.

 

 

Cébène **

Faugères Felgaria 2011 : assez boisé, café, décevant derrière Le rêve. B-.

Les Bancèls 2021 : (s m c gr en cuve) classique, touche rustique de l'appellation, épicé. B+.

 

 

Clos Bagatelle **

St Chinian Terre de mon père 2010 : une belle matière mais beaucoup de bois. B-.

 

 

Sarda Malet ***

Blanc 2013 : beaucoup d’anis, abricot, vif. B.

Blanc Terroir Maillolles 2008 : nez de liquoreux sur le miel et les fruits très mûrs, bouche sèche, élevage présent mais bien intégré. B+.

 

 

Danjou-Banessy ****

 

Côtes du Roussillon « la truffière » blanc 2013 : (100% carignan gris, sols de schistes, prélevé sur fût mais sera embouteillé dans quelques jours) Nez discret, bouche vanillée, de la minéralité dans le fond. Pas très convaincant en l’état. B-.

Les Myrs 2013 : (bu en 2017) carignan, sols de schistes noirs) Robe sombre, nez sur la myrille, le cassis, les épices, un côté légèrement évolué,sous-bois. Bouche fine, fruitée, fraîche, sur les arômes du nez, léger boisé bien intégré, un peu évoluée aussi, fait peu sulfité. Très élégant. Manque juste un poil de longueur. TB. (2018) Une autre bouteille était plus marquée fruits rouges confiturés, sans ce côté peu sulfité, avec plus de matière et plus de longueur. TB+.

Coste blanc 2013 : nez minéral, pierre-à-fusil, pétrole. Bouche tendue, énergique, très minérale austère, mais avec une grosse longueur, vin de puriste, très bien fait. TB+.

Paulée 2019 :  Le Blanc Coste 2017, grillé, réduit. Clos Escounils Blanc 2017 idem. Supernova 2018 sent le litchi à plein nez, on dirait un gewurz, vite écœurant.  En rouge Roboul 2017 très réduit et maigre.  Enfin du bon avec Truffière rouge 2017 et Myrs 2017, fruités, aériens, tendus, peu de volume mais belle longueur.       Supernova 2019 très litchi aussi, un côté IPA.

 Coste blanc 2018 goûte assez beurré et bizarrement sur l'élevage ce jour là. Clos escounils 2018 très pin, herbes du sud belle tension, beaucoup de fraîcheur, top. Truffiere rouge 2018 très clair, clairement ature sur la brèche avec de la volatile, très léger, pas de tannins, facile à boire.

 Danjou-Banessy - Les Myrs 2018 : pas une très belle bouteille, un peu chamboulée par le voyage peut-être. B-.

Danjou Banessy - Truffiere blanc 2011 : belle bouteille, élevage intégré, tendu. TB+.

 Tissous avec Cave l'envie : couleur grenadine, typé nature, propre, infusé, tout en fruit, très glou glou.

 

Coste blanc 2022 mou, Truffière blanc 2022 goûte sur les lies, très grillé autolyse mais joli fond.  Roboul 2022 joli jus de fruit infusé, très fin. Truffière 2022 assez proche en l'état très clair et très infusé, top. Les Myrs 2022 lui aussi même esprit top. Syrah 2019 les Mirandes, très noir, nez syrah lardé, bouche assez fine sans le même éclat que les précédents, mais probablement dur de passer derrière le même jour.

 

3 septembre 2025

Alexandre Plassat (St Germain les Arlay) ***

 

Domaine de 2,2ha créé en 2019, après une formation chez Ganevat. Vignes du côté d'Arlay et de l'Etoile. Vins natures.

 

Alexandre Plassat, Pan 2022 : (chardonnay, savagnin) Couleur or foncé, nez qui fait plutôt savagnin, fruits secs, petite touche oxydative, pas d'autolyse ici, il me rappelle un peu les savagnins des notes bleues avec un peu plus de volatile ici. Bouche avec du volume, mûr et énergique à la fois, nature avec un peu de volatile mais ça reste du bon côté, toujours cette touche oxydative, c'est assez long et intense, ça semble à point, pas spécialement taillé pour la garde. A boire quand même assez vite après ouverture, sans carafer. TB.

 

 

 

Château d'Arlay ***, Vin jaune 1979 : couleur ambre, nez un peu typé Madère sec avec du caramel, des fruits secs, un peu de noix, noisette, épices. En bouche l'oxydatif est finalement assez discret, très complexe, sur les arômes du nez, attaque assez ronde, élégante, puis l'acidité arrive en seconde partie de bouche, très longue et surtout très saline, umami. Très grand vin.

 

9 mars 2025

Philine Isabelle (Piémont) ****

 

Domaine de 1,5ha pour le moment, premier millésime en 2020. Née en Allemagne Philine Isabelle a fait ses études à Mannheim, puis ses stages chez Burklin-Wolf, Heinrich, puis Fenocchio. Elle se lie ensuite d’amitié avec Marta Rinaldi et travaille quelques temps au domaine, dont elle va s’inspirer. Travail en bio, tradi, peu interventionniste.

 

 

Philine Isabelle, Dolcetto d’Alba 2021 : (vinifié chez Rinaldi) couleur grenat, nez assez classique de dolcetto, sur les fruits noirs type mûre, légèrement floral (violette), aucun boisé ressenti. Bouche juteuse, fruitée, avec une bonne acidité, demi-corps, quelques petits tannins, longueur moyenne. C'est plutôt bien fait mais sans sortir du lot par rapport aux bons producteurs du coin. A ne pas payer trop cher donc pour ce domaine déjà très recherché sur la toile. B+.

 

Philine Isabelle, Langhe chardonnay 2023 : (à Barolo, sur Preda) couleur claire, nez floral, peu d'élevage, petite note exotique, bouche avec moins de corps et mois d'acidité que les mansengs, assez simple. B+.

 

Langhe nebbiolo 2022 : clair en couleur, nez fin, petits fruits rouges très pot-pourri, très joli, bouche assez classique, beau fruité, floral, acidité de nebbiolo donc assez élevée, tannins encore un peu serrés en finale. TB.

 

9 janvier 2026

Rousseaux-Batteux, Mathilde Savoye et Doussot-Bourdot

Rousseaux-Batteux ***, Verzenay Grand Cru Les Potences pinot noir 2021 : Domaine familial repris en 2012 par Adrien Rousseaux, 2,6ha sur Verzenay, montagne de Reims (dég mai 2025, dosage 3-4gr. Elevage fût. Vignes de 1975) Couleur or, nez de fruits jaunes, touche briochée, pain d'épices, avec l'ouverture le côté fruits rouges ressort un peu plus. Bouche bien équilibrée avec largeur et longueur, légèrement vineuse, bulle fine, aromatique élégante, encore jeune mais noble, la longueur est là, avec de petits amers nobles, finement tannique. Assez classique, très bien fait. TB.

 

Mathilde Savoye **, Blanc de Meunier Extra Brut 2022 : A repris le domaine familial en 2017 à La Neuville-aux-Larris, début Vallée de la marne  Majorité de meunier (dosage 3gr. 50% Cuchery 50% Baslieux-sous-Châtillon. Sols argilo calcaire à tendance marneuse. Parcelles de 1966 et 2004)  Couleur or pâle, nez fruits jaunes, agrumes, floral, plutôt élégant et gourmand. Bouche légère, un peu maigre et pas une grosse acidité, assez court. B.

 

Doussot-Bourdot ***, Champ Fremyot pinot noir Brut Nature 2021 : 8,5ha à Loches-sur-Ouce Côte des Bar depuis 2021 par Billy Doussot. Grosse Majorité de pinot noir. (sols bruns foncés vignes de 5ans exposées Est. 10 mois fût. dég mars 2024) Couleur dorée, nez de fruits mûrs, tarte mirabelle surtout, un peu vineux, beaucoup de fruits rouges, caramel, notes pâtissières. Bouche vineuse, gros volume, bulle fine, patinée, mûr, touche un peu tannique, manque un peu de tension et de crayeux en finale (probablement moins sulfité aussi). La surmaturité écœure un peu vite. Mais assez long, pour la table. B+.
 

8 février 2026

Ex Occidente - Bernat Voraviu (Espagne) **** et Cisteller ***

 

Micro domaine créé par le célèbre sommelier catalan, Bernat Voraviu (restaurant Alkimia entre autres), à La Figuera (Priorat). Il produit pour le moment un rouge "Roig de la Figuera" depuis 2021 et un blanc depuis 2023 à partir de vieilles vignes qui étaient abandonnées. Mais des projets de plantation sont en cours.

 

 

Ex Occidente, Stella Occidentis 2023 : (vigne de xarel•lo des années 40 à Bisbal del Penedès, entourée de forêt, dont la viticulture est menée par un personnage merveilleux nommé Rustu) Couleur or profond, nez très expressif dès l'ouverture, marqué par l'autolyse et un peu de volatile, sans aller trop loin, avec beaucoup de citron confit, un peu de fruits exotiques, proche d'un Lajibe/Anjou/Jura nature, mais avec le grillé des lies moins marqué ici. La bouche est énergique, beaucoup de peps à l'attaque, là aussi portée par la volatile, elle ne va pas spécialement augmenter et le vin va rester parfaitement propre sur 3 jours, sur les agrumes confits, assez mûre au niveau aromatique, mais très salivant. Avec l'ouverture, le vin perd un peu de peps, et de son intérêt je dirais, on sent qu'il n'y a que 12% d'alcool et une acidité pas si élevée que ça sur la finale, si on doit comparer à un Lajibe par exemple. Mais c'est aussi ce qui le rend très digeste. Au final un vin plutôt très bon, pas du tout ennuyeux comme le sont souvent les xarello, avec une autolyse très bien cadrée, mais toujours le même débat : la vinif domine peut-être un peu trop. TB+.

 

 

Ex Occidente, Roig de la Figuera 22/23 : (complantation de trobat rouge et blanc, maccabeu, sumoll, rojal... des années 1930, à La Figuera. Chestnut barrel à vérifier) Couleur rubis très claire, où l'on voit qu'il y a des cépages blancs et à peine rouillée, à l'ouverture infusion de fruits rouges (fraise surtout) et de floral avec une bonne dose de volatile, mais comme sur le blanc finalement elle ne va pas empirer, même au contraire, le fruit sortant de plus en plus elle va plutôt bien s'intégrer sur 3 jours. La bouche est légère en alcool (12%), acidité moyen+, pourtant dense et avec une texture de velours, pas du tout de tannins, pas de boisé ressenti. Après quelques heures d'ouverture le vin semble avoir 4-5ans de plus, on sent que l'oxydation a été poussée, mais le lendemain et surlendemain il retrouve de l'éclat, avec une évolution modérée, ça semble en tout cas prêt à boire. La longueur est très bonne, la volatile emmène juste ce qu'il faut de peps et d'acidulé. Comme le blanc c'est très bien fait, très "nouvelle génération", "nature maîtrisé", impossible à placer à l'aveugle. TB+.

 

 

 

Cisteller *** - Penedès Xarello 2023 : (domaine créé en 2022 par Sergi Canals et la floridienne Jessica Madigan. Sols calcaires, élevage inox, amphore et fût. 12%) Couleur paille à peine trouble, nez sur la poire, un peu brioché, avec des lies façon champagne. Bouche vive, droite, légère en alcool, quand même un bon volume pour ce profil-là, sur l'aromatique du nez, pas très complexe à ce stade, mais bel équilibre, avec une finale longue et salivante, de petits amers. Avec l'ouverture c'est encore mieux, plus d'agrumes et une texture presque tannique. Un style plus classique que le vin de Bernat Voraviu, mais tout ce qu'on attend d'un bon xarello ici. TB.

 

6 février 2026

Johannes Aufricht (Allemagne, Baden) ****

 

Domaine de 2ha environ, repris en 2018 par le fils Johannes Aufricht (le domaine familial historique fait lui une trentaine d'hectares). Les vignes sont situées à Stetten, au Nord du lac de Constance. Le domaine produit des bulles en pinot noir chardonnay et des rouges tranquilles à base de pinot noir. Un completer verra le jour bientôt. Sols en partie volcaniques. Région ensoleillée, mais avec de l'altitude (450m environ) et beaucoup d'humidité. Travail très précis avec des vignes à haute densité, plantations récentes de sélections des meilleurs plants bourguignons, un pressoir sur mesure, différents fûts avec notamment un fût en inox et autres pour les bulles...

 

Article ici : https://www.viniculture.de/Produzent-innen/Deutschland/Aufricht-Johannes/?srsltid=AfmBOoqyOEakaytsTXrzYKhPqg_PvHqBly2aPCbWK6sNjgaq5hI6t1D8

 

 

Johannes Aufricht, pinot noir Krähen 2023 : (Krähenberg planté en 2015, grappe entière. Elevage fût bois au départ puis fût inox ensuite) Couleur un peu plus foncée que le Wongamat bu en paallèle, contours encore un peu violacés, joli nez dès l'ouverture, fruité plutôt "noir" pour un pinot, mais pas du tout confituré, avec de la mûre, de la cerise, un peu violette, petite touche grillée très légère dans le fond qui est ressortie surtout à J+1. La bouche est sur la même aromatique, avec plus d'acidité que le Wongamat, pas du tout de sucrosité ici, plus en allonge du coup, même si il y a un très beau volume, des tannins encore un poil présents sur la finale mais de qualité, la sensation que c'est sérieux, avec beaucoup de fond, juste encore un peu jeune même si on prend déjà du plaisir, grosse longueur. Très prometteur. TB++.

 

10 décembre 2025

Mas Mellet (Vauvert) ***

 

Mas Mellet, Le Chemin des Salines 2024 : (Vin de France, produit dans les Costières de Nîmes, mais l'assemblage de cépages ne correspond pas au décret. 50% cinsault, 50% grenache environ et une pointe de syrah. Elevage cuve béton. SO2 à la mise seulement 15mg/L) Couleur violet clair, nez très fruité floral, qui fait un peu primeur et carbo, avec de la violette, de la mûre, de la cerise, un côté bonbon/amylique. La bouche semble légère (14,5% pourtant) surtout si on le boit assez frais (ce qui lui convient mieux, sinon l'alcool et la sucrosité ressortent) toute en fruit, pas de tannins, lisse, mais gourmande, en rondeur avec une acidité moyenne, un peu épicée sur la finale, pas très long, mais on y retourne facilement. Parfaitement propre. Pour 16-17€ il n'y a rien à dire. Même si là aussi on sent surtout un style de vinif, plus proche d'un gamay en carbo que d'un Costières classique. Mais pourquoi pas. Quelques mois de garde lui feront sans doute du bien pour sortir de ce côté "primeur". B+.

 

8 avril 2021

Au bon Climat (Etats-Unis) ***

Domaine créé par Jim Clendenen en 1982, épaulé par Adam Tolmach jusqu'en 1990. Il a été l'un des pionniers en plantant et vinifiant du chardonnay et du pinot noir dans le sud de la Californie, précurseur longtemps avant l'heure du mouvement IPOB (In Pursuit of balance, créé en 2011). Ce grand domaine possède quelques vignes sur "Le bon climat" et achète principalement du raisin dans le comté de Santa Barbara. Les vins essayent d'être frais, élégants, bourguignons, même s'il peut y avoir des élevages marqués sur les grandes cuvées. Une gamme plus expérimentale sort sous l'étiquette "Clendenen Family".

 

 

Au bon climat - Santa Barbara county Pinot noir 2017 : (Vignes sur Bien Nacido, Bon Climat, Solomon Hills, Kick on, Los alamos, Scheid, Runway et Westall Vineyard.  AVA Santa Maria Valley et AVA Monterey. Elevage fûts français François frères 10% neufs) Couleur rubis claire, nez qui pinote, sur la cerise, fruits rouges un peu confiturés, élevage bien intégré. Bouche très fruitée, peu tannique, légère, facile, pleine de fruits rouges à peine sucrés, acidité correcte, toute petite touche de volatile après aération mais qui reste bien intégrée et apporte du peps. La finale est un peu courte, manque un peu de relance et d'acidité pour aller plus loin, mais sans écoeurer non plus. Une entrée de gamme très bien réalisée. TB.

 

Chardo 2020 un peu anisé, fruité, pas de bois, manque un peu de tension. Historic collection 2018 chardo St Barbara St Ynez trop boisé. Pinot noir 2020 servi un peu chaud semble un peu oxydé sur ce fond de bouteille, peu de bois. La Bauge au dessus 2017 clair, boisé fumé salé, anchois, un peu trop marqué. Isabelle 2019 pinot clair en couleur, boisé épicé, cannelle, à peine trop vanillé en finale mais texture top. 

 

5 mai 2021

Joseph Phelps (Etats-Unis) ****

 Grand et célèbre domaine de la Napa Valley depuis 1973 (réputé pour sa cuvée Insignia), la famille Phelps n'était pas satisfaite de ses quelques vignes de pinot noir sur Napa et Los Carneros. Après des années de recherche, ils achètent finalement en 1999 à Freestone, dans le comté de Sonoma, qui avait alors la réputation d'être trop froide et trop humide. Ils plantent du chardonnay et du pinot noir, et récoltent les premiers fruits au bout de cinq ans. En 2007, le nouveau chai sur place est enfin prêt, la première cuvée parcellaire voit enfin le jour. Le domaine possède aujourd'hui 40acres (16ha) sur la parcelle Quarter Moon et 60acres (24ha) sur Pastorale.

 

 

Joseph Phelps - Freestone Pinot noir 2016 AVA Sonoma Coast : (51% Pastoral vineyard, 49% Quarter Moon. 17% grappe entière, 13mois fûts français dont 38% neufs. 14%) Couleur assez sombre pour du pinot, joli nez expressif, mûre, cerise noire, violette, petite touche vanillée derrière. La bouche est assez puissante pour un pinot, mûre mais sans sucrosité, avec une acidité élevée derrière, concentrée, tannins soyeux, belle texture travaillée, avec une finale fruitée, ronde, petite touche d'élevage vanillé déjà bien intégrée. Très bon en l'état avec ici l'impression d'un vin qui pourra vraiment se garder (contrairement à la plupart nouvelle génération Ipob). Le style fait vraiment Côte de Nuits mûr/moderne entre un Mortet et un Méo-Camuzet par exemple, loin du côté confiture de fruits rouges/grappe entière de nombreux Ipob. TB.

 

Joseph Phelps Cabernet sauvignon Napa Valley 2021 cabernet classique qui larde légèrement, prometteur.   Insignia 2019 encore jeune, puissant, boisé, il y a du fond, clairement à attendre, à voire avec le temps mais il faut se projeter.

 

10 mai 2022

Salon South world wines

Salon South World Wine

 

 

Shaw & Smith (Australie) – Sauvignon 2020 Adélaïde Hills : nez un peu réduit au départ, pas variétal. Bouche avec du peps, minérale, un peu plus sauvignon qu’au nez mais sans tomber dans le trop exubérant, fin et tendu. TB. 

 

Bouchard Finlayson (Af sud) – Sauvignon 2020 Walker bay : très variétal, bourgeon de cassis, vite écœurant, mais frais ceci-dit. B.

 

Greywacke (NZ) – wild sauvignon marlbrough 2018 : nez boisé/vanillé, fait chardo bourguignon, ne sent pas le sauvignon au moins, bouche fruitée, sent un peu plus le cépage, finale ronde grasse et vanillée. A attendre. B.

 

 

Grant Burge (Australie) - Benchmark chardonnay 2020 : très exotique, ananas, trop mûr. B-.

 

Bouchard Finlayson – Missionvale chardonnay 2011 : très dorée, nez beurre rance, champignon, évoluée, bouche sympa, beurrée, truffée, fait vieux bourgogne, manque un poil de peps sur la finale, mais joli vin de gastronomie. B+.

 

Tolpuddle – chardonnay Tasmanie 2019 : toujours ce nez très allumette, autolyse, très bourguignon nouvelle génération, bouche avec une belle énergie, longue, salivante, certes marqué par l’élevage sur lies, mais bien faite. TB+.

 

 

Mount Horrocks (Australie, Clare valley) – Watervale riesling 2020 : floral, léger pétrole, très sec, nerveux, manque un peu de volume. B+.

 

Pewsey Vale (Australie, Eden valley) – 1961 block riesling 2018 : plus pétrole, plus citrique, plus de volume, très minéral, sec, perlant, plus long. TB.

 

Dreissigacker (Allemagne, rheinhessen) – riesling organic dry 2020 : nez exotique, tire sur le muscat. Bouche avec un peu de sucre, fruit exotique, simple, facile. B.

 

 

Holdvoldgy (Hongrie) – Tokaji sec Vision 2017 : (furmint, harslevelu, kabar) toujours ce côté cire, miel, floral, zestes d’agrumes, résine, bonne acidité, amers nobles, assez long. TB.

 

Holdvoldgy - Meditation 2017 Kiraly vineyard : (furmint. Fût hongrois 228L) un peu plus coloré, toujours une aromatique miellé, résine, zestes, mais plus de volume, du gras, tout en gardant beaucoup de tension, élevage parfaitement intégré, pas de notes boisées, très long, salivant. TB++.

 

Holdvoldgy - Expression 2017 Becsek vineyard : (harslevelu) proche du précédent, peut-être un peu plus en largeur, plus floral/miellé encore mais pas trop variétal, élevage bien intégré aussi. Très long, amers nobles. TB++.

 

 

Tyrell’s (Australie, Hunter Valley) – HVD semillon 2015 : nez à peine grillé sur lies, floral, cire. Bouche agrumes, cire, peu d’alcool, peu de volume, finale un peu courte, manque d’acidité par rapport au VAT 1 2015. B.

 

 

By Bouchon (Chili) – Salvaje Pais rouge 2020 : toujours cette couleur très claire, nez fruits rouges écrasés, épices, peu de tannins, jus de fruit avec pointe de sucrosité, esprit domaine des tours. TB+.

 

Otronia (Argentine) – pinot noir rugientes 45° Patagonie 2018 : aromatique très fruits rouges un peu confiturés, tannins soyeux, élevage bien intégré, bonne acidité dans le fond, reste frais, gourmand, du volume. TB+.

Otronia Chardonnay Block III et VI 2018 : un chardonnay très fruits exotiques, pas beaucoup d'élevage, manque un peu de minéralité mais assez bonne acidité, plutôt facile à boire, assez simple. TB-.

Otronia, 45° Rugientes Corte Blancas (pinot gris, chardo, gewurz) 2019 Chubut : (Otronia est le producteur phare de la région de Chubut. Le vignoble occupe une cinquantaine d’ha dans l’extrême sud de la province, à Sarmiento, sur les rives du lac Musters appelé « Otrón » par les anciens colons, à 300 m d’altitude. Vignoble le plus au sud du monde ! Beaucoup de gel. Sols souvent calcaires. Le projet est né en 2008, mais premiers millésimes autour de 2017, le temps de tout planter. Ici assemblage de plusieurs parcelles. Entrée de gamme par rapport aux « blocks ». 50% égrappé. Elevage 1an et demi en foudres de chêne français et cuves béton)    Couleur dorée, nez très fruité, très exotique, pourrait faire penser à un liquoreux, ananas, mangue, miel, pas vraiment marqué par le litchi/rose du gewurz. La bouche garde ce fruité, vive et légère en alcool, facile à boire, de longueur moyenne. B+.

Otronia, 45° Rugientes pinot noir 2019 Chubut : Couleur très claire, à peine rouillée. Nez de petits fruits rouges, groseilles, airelles, pivoine, notes végétales. Bouche très légère, peu de corps, peu de tannins, acidité élevée, tout en fruit et en fraîcheur, pas très loin d’un rosé. Très digeste et facile à boire, on sent clairement le climat froid. Intéressant à goûter, les nouveaux millésimes du projet ont déjà bien progressé. Un domaine à suivre. B+.

 

 

Olim Bauda – Barbera d’Asti La villa 2019 : (cuve) assez clair en couleur pour Barbera, fruits rouges, épices, simple, reste frais et pas trop confituré. B+.

 

Stark Condé (Af sud) – syrah stellenbosch 2017 : pas beaucoup de couleur pour syrah, mais très vanillé, boisé, écœure vite. B-.

Stark Condé - Three Pines Syrah 2018 : là aussi très boisé, vanille. B-.

Stark-Condé, WO Jonkershoek Valley Stellenbosch syrah 2018 : (Jonkerschoek valley sud-est de Stellenbosch. De 100à600m. Domaine créé en 1989 sur 240 ha dont 40 de vignes. Ici 3 parcelles. 98% syrah 1% roussanne 1% viognier. 10% grappe entière. Sols granit décomposé et argile. 20mois fûts chêne français 300L 10% neufs. 14%.) Une syrah très noire, au nez très cassis, mûre, un peu de violette. La bouche est très ronde, un peu sucrée, gourmande, pas très boisée par rapport aux grandes cuvées du domaine. La finale n’a pas la longueur ni le fond des précédents, mais c’est une entrée de gamme typique, bien vinifiée. B+.

 

 

Torbreck – Old vines GMS Barossa 2018 : très confituré, épicé, pneu brulé. Moyen.

 

Torbreck – Hillside vineyard grenache Barossa 2018 : très rouge rubis en couleur, très gourmand, peu de tannins fraise confiturée, velouté, suave, pas une grosse acidité, mais alcool bien intégré. TB.

 

Torbreck – Descendant Barossa valley 2018 : (shiraz + viognier) Plus noir, fait syrah lardé, fumé, tapenade, nez assez noble, pas trop boisé, la bouche est pas trop confiturée par rapport aux autres cuvées. TB+.

 

Torbreck – The Factor Barossa valley 2018 : (shiraz) Très noir, très sirupeux, ultra épais, tannins lissés par le bois, très marqué coconut, très écoeurant. A revoir dans 20ans minimum. B-.

 

 

Henshcke (Australie, Eden valley)  – Mount edelstone 2010 : (shiraz) Assez clair en couleur pour shiraz, nez de fruits rouges confiturés et épices du souk. Bouche assez ronde, facile, pas trop d’élevage, mais pas beaucoup de fond non plus, finale sucrée et épicée. B+.

 

 

Kanonkop (Af sud, Stellenbosch) – Kadette Cape blend 2018 : (CS, merlot, CF, pinotage) pas trop coloré, simple mais bien fait, aucun excès de bois, pas trop confituré, assez facile à boire. B.

 

 

Chambers Rosewood (Australie, Rutherglen) - Muscat : (muscat à petits grains rouges, 232gr SR, 18%) Couleur entre rosé et rouge, nez muscaté, rose, fruits rouges, assez élégant, pas trop variétal. Bouche plus compliquée, très sucrée, sirupeuse, peu acide, alcool trop élevé. B.

 

28 novembre 2023

Per Se (Argentine) ****

 

Petit domaine récent (6 hectares) très qualitatif, créé par David Bonomy (domaine Norton) et Edy del Popolo (Dominio del Plata). Vignes de malbec principalement avec un tout petit peu de cabernet franc, sur des sols calcaires, à environ 1500m d'altitude. 


Un petit article ici par exemple : https://www.7canibales.com/beber/del-popolo-per-se/

 

 

 

Per Se, Inseparable malbec 2021 Gualtallary, Valle de Uco, Mendoza : (Projet récent d’Edy del Popolo et David Bonomi. Vignes plantées en 2013 en haut de Gualtallary, vers le « Monastère », haute altitude et sols calcaires. « Notre vignoble compte 4,2 hectares subdivisés en 5 parcelles : au-dessus des collines il y a 2,2 hectares qui se subdivisent 3 secteurs : Iubileus, La Craie et Uni, d'où nous fournissons les raisins pour PerSe. En bas se trouvent deux petites « casernes » d'où provient le Malbec d'Inséparable ». Egrappé. Elevage béton)  Couleur grenat, relativement claire pour un malbec argentin, nez élégant, pas trop « noir », cerise, framboise, floral, réglisse. Bouche élégante aussi sur ce millésime pourtant pas spécialement frais, très pure, beau fruité, tannins fins, sensation de tension et de profondeur voie de minéralité, belle allonge. Très beau vin. TB++.

 

Per Se - Inseparable 2019 Gualtallary Valle de Uco Mendoza : couleur sombre, nez fruits noirs, un côté graphite. Bouche avec à la fois une certaine puissance et une acidité élevée, pas de bois, pas de sucrosité, très pure, avec une impression caillouteuse, finale assez longue, racée, sur une acidité élevée et des tanins qui allongent, encore un peu jeune, mais on sent le joli travail sur terroir d’altitude. TB+.

 

 

31 octobre 2024

Domaine des Féréol (Jurançon) ****

 

Le domaine des Féréol a été créé par Mathieu Lauliac en 2023. Mathieu vinifie en parallèle les vins des Jardins de Babylone. Il a récupéré 1,5ha face au Clos Joliette et au restaurant Mont Riant. Sol argilo-limoneux-sableux avec un sous sol de poudingue. Travail en bio. 70% gros manseng + petit manseng. Elevage 2/3 fût 225L non neufs et 1/3 amphore. Légèrement sulfité.

 

 

Domaine des Féréol, Jurançon sec Françoise 2023 : Couleur or pâle, nez expressif et très beau dès l'ouverture, toute petite touche ananas fruits exotiques mais absolument rien d'exubérant, poire, acacia, coing frais. La bouche est énergique et parfaitement équilibrée avec une belle matière et un léger gras, sans qu'on ne ressente de notes boisées, les 14% ne se sentent absolument pas, aromatique proche du nez mais encore moins exotique, on est presque plus proche du chenin que du manseng. Finale longue, très fraîche, salivante, petits zestes. Le lendemain le vin fait très chenin, avec un peu plus de poire, pomme au four, brioche, presque une toute petite sucrosité en bouche avec des notes de poire amandines, à peine moins énergique, je l'avais préféré la veille. A J+2 le vin est encore bien là, parfaitement en place, un peu plus de fruits surmûris, coing, abricot, je retrouve le peps du premier jour, un peu plus d'amers en finale, c'est toujours excellent. Vraiment d'un niveau exceptionnel pour un premier millésime, avec beaucoup de fond, et pas du tout variétal. Bravo ! Vivement la suite ! TB++.

Un an après un peu la même impression, presqu'un peu moins exotique, très belle tension, le lendemain la finale noisette un peu. Peut-être à ne pas garder 10ans, encore que ce sera à vérifier. TB++.

 

 

Féréol, Jurançon sec 2024 : (échantillon goûté en juillet 2025, mise en bt prévue vers septembre. 50% GM 50% PM. 1/3 amphore et 2/3 fût.) Couleur or, nez expressif dès l'ouverture, fruité un peu plus mûr que l'an dernier, un peu exotique avec des notes de mangue, un peu d'ananas, des fruits jaunes, des notes plus fraîches de citron confit, des notes miellées, un peu d'acacia, on se demande s'il n'y a pas 3-4gr de SR, des notes beurrées également. Le lendemain puis le surlendemain, le côté beurré s'est amplifié au nez. La bouche est très énergique, dans le bon sens, elle réveille les papilles alors que le nez ne le laissait pas forcément présager avant de goûter mais comme souvent avec le manseng qui est à la fois mûr et acide. Très beau volume en bouche, on retrouve les arômes du nez, exotique, miel, citron confit, la malo a donné une petite note beurrée mais aussi un peu de confort et de texture en milieu de bouche, l'élevage est déjà bien intégré, pas spécialement de volatile, pas spécialement d'autolyse, CO2 pas vraiment ressenti probablement à la frontière des 1000, ph probablement pas loin de 3, alcool ressenti autour de 13-13,5%. La finale est très longue, très salivante, grosse allonge, sensation minérale présente (peut-être due à l'acidité élevée), qui donne envie d'y revenir, quelques amers nobles qui ne gênent pas, c'est très précis, déjà en place, parfaitement propre sur deux jours, pas non plus bloqué par excès de SO2. Déjà excellent en l'état, prêt à être embouteillé, beaucoup de profondeur et de complexité. Le fruité est un peu plus mûr que l'an dernier, la malo change un peu la donne aussi, mais autant de peps et d'énergie. 

 

Françoise 2024 : Regoûté en bouteille, même profil très droit sur ce millésime frais, très salivant, long. Encore un cran au-dessus de 2023 je pense, avec du potentiel de garde. TB++.

 

 

Jurançon moelleux 2024 : (10,5%, 65gr SR) Couleur or, nez gourmand mais assez simple, très "malique", très marqué pomme verte, un peu sucrée, façon sorbet ou sucette, pas beaucoup de fruits exotiques type ananas. En bouche l'aromatique est très proche, toujours cette pomme verte un peu sucrée, bel équilibre façon kabinett allemand avec peu d'alcool, pas un gros volume, ni énormément de sucre. Pas de volatile, pas de CO2. Sur deux jours parfaitement propre et précis, sans êter bloqué. A l'attaque bonne acidité, donne un côté très frais, digeste et facile à boire pour un moelleux/liquoreux, par contre l'acidité s'arrête assez vite en finale, qui tombe un peu courte en comparaison avec le sec, il n'y a pas la même allonge. On y retourne quand même facilement grâce au côté digeste et faible en alcool, mais c'est plus simple au niveau aromatique et plus court que le sec, le plaisir est là. Parfait en dessert sur une tarte aux fruits frais, peut même se boire comme ça. Il offre du plaisir. Mais impression d'avoir une "petite cuvée" bien réalisée vs "une très grande cuvée" sur le sec avec plus de potentiel de garde aussi, ou en tout cas d'évolution positive à la garde. Le moelleux donne l'impression qu'il faudra le boire en jeunesse, sur le fruit et le peps de l'attaque. Mais tout ça a encore le temps de changer, ce sont des impressions à un instant T.

 

22 avril 2025

Saalwächter (Allemagne, Rheinhessen) ****

 

Domaine créé en 2017 par Carsten Saalwächter sur 11,5ha, à Ingelheim sur Rhin, au Nord de la Rheinhessen, sur un plateau calcaire. Il a notamment fait ses classes chez Ziereisen, style assez peu interventionniste.

 

 

Saalwächter - spätburgunder 2022 : (jeunes vignes d’Ingelheim, sur calcaire. Clones allemands et français. Environ 20% grappe entière et 25% fûts neufs 18 mois, non collé non filtré. 12%)  Couleur framboise, un peu trouble, joli nez framboise, fruits des bois, pivoine, épices, élevage très peu sensible. Bouche légère, pas beaucoup de corps, beaucoup de fraîcheur, on ne sent pas du tout le millésime solaire, toujours ce côté fruits des bois et pivoine, trait végétal, digeste et frais, manque presque d'un poil de gourmandise ou de confort au niveau de la texture, mais l'aromatique est très jolie. On se demande où sont les 25% fût neuf annoncés sur Lobenbergs. Belle entrée de gamme (16€). TB.

 

18 avril 2023

Julian Haart (Allemagne, Moselle) ****

 

Julian Haart est un jeune vigneron qui s'est installé en 2010 après des stages chez KP Keller, Egon Müller, Schönleber... ll possède désormais environ 5 hectares autour de Piesport. Ses vins se veulent frais, élégants, tendus et minéraux. Un producteur à suivre. Si les cuvées haut de gamme sont au niveau, les petites cuvées du domaine sont parfois compliquées avec beaucoup de réduction...

 

 

Caisse bois 658


Grosser Hergott Kabinett 2021 : très frais, tendu, citronné, sans la densité des suivants, mais beaucoup de plaisir, presque désaltérant.


Grafenberg Kabinett 2021 : on monte en gamme, plus dense, plus riche en extraits secs, de beaux amers en finale, très zesté, très long, superbe volume pour un vin à 7,5%


Goldtröpfchen Kabinett 2021 : proche du précédent, avec un côté floral marqué, un peu sureau, joli aussi mais petite préférence pour le Grafenberg.


Goldtröpfchen Kabinett 2021 white label : un peu plus fermé que les autres en l’état, très beau volume, plus large, manque presque un peu de tension pour contrebalancer. Le lendemain un peu la même impression, par contre le surlendemain bien plus ouvert, me semble plus tendu, beaucoup mieux.


Ohligsberg kabinett 2021 white label : il combine la tension des premières cuvées, avec un gros volume, une sensation minérale marquée, une longueur hors norme, très salivant, tout en restant ultra digeste, le meilleur des deux mondes dans un équilibre parfait, grand vin.


Goldtröpfchen Spätlese * 2023 white label : style plus mûr bien sûr et plus sucré, probablement millésime plus solaire aussi, l’équilibre est bon, reste plus qu’à attendre quelques années.

 

Très emballé par ces vins, avec beaucoup de tension et de pureté, une grosse sensation minérale, légers en alcool et très digestes mais sans manquer de corps. Un grand merci Sven pour le partage !
 

 

 

Julian Haart - Mosel Riesling 2018 : Couleur or pâle, nez très "riesling" et très élégant, pointe de pétrole, résine, citron vert, zestes de pamplemousse... Bouche vive, tendue, peu épaisse, pas du tout de sucre, austère, pas loin de la sous-maturité, moins pétrole que le nez, encore plus citron et zestes d'agrumes. Bien pour les fruits de mer. Longueur moyenne, avec une finale salivante acide et légèrement amère. Un style vraiment très droit, d'un bon niveau pour l'entrée de gamme du domaine. B+.

 

Mosel riesling 2021 : (AP02) un peu de réduction au départ. Nez assez simple, aromatique. Bouche perlante, petite vivacité à l'attaque, légère, fruitée, aromatique, facile, petite amertume en finale, simple. B.

 

Mosel Kabinett Old vines 2020 : un peu réduit, léger perlant, style austère, très ciselé, grosse sensation minérale, peu de fruit, peu de sucre pour un kabinett, très belle finale bien tendue. TB.

 

Julian Haart, Mosel riesling 2021 (AP 02)  Moselle : Robe très claire, nez un peu réduit à l’ouverture, puis très citronné, fumé. Bouche très droite, minérale, citronnée, qui manque un peu de volume. Entrée de gamme assez simple, mais fraîche et digeste. B+.