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Mon carnet Vin

27 septembre 2025

Antonio Quari (Prémeaux) ****

 

Antonio Quari est le chef de cave du domaine Prieuré-Roch. Il ne produit qu'une seule cuvée sous son nom propre.

 

 

Antonio Quari, Ladoix Les Briquottes 2023 : Couleur rubis trouble, nez qui s'ouvre sur la griotte, une volatile marquée, des notes florales et ronce, assez simple, marqué par la vinif nature et grappe entière. La bouche est fraîche et juteuse, peu d'alcool pour 2023, beau volume, là aussi on sent la volatile, aromatique assez simple, petite touche végétale avec quelques amers (pas gênant pour moi) qui donnent un côté relativement sérieux au vin, quelques petits tanins sur la finale qui donnent un peu de relief. C'est encore un peu jeune dans l'idéal. Au final un bon Ladoix, clairement typé nature, qu'il ne faut surtout pas surpayer tant certains prix sont délirants.... B+.

 

9 septembre 2025

Stefano Occhetti (Piémont) **** et Piero Busso ****

 

Domaine créé en 2019 à Roero.

 

Stefano Occhetti, Langhe nebbiolo 2023 : couleur rubis claire, nez très fraise et pivoine, très nebbiolo, plein de fruit, gourmand, pur. Bouche très fine, beaucoup de fruit et de fleur, délicate, aérienne, quelques tannins légers sur la finale qui rappellent le nebbiolo, mais ça reste fin. Le Langhe idéal, d’une grosse buvabilité. TB+.

 

 

Piero Busso ***, Langhe Nebbiolo 2023 : (à Neive, jeunes vignes de Barbaresco) Couleur rubis, nez de fruits rouges légèrement confiturés, avec ouverture réglisse, herbes aromatiques, très joli. Bouche sur l'aromatique du nez, avec une bonne acidité, du corps pour un Langhe, finale encore un peu trop serrée, mais très belle aromatique, un nebbiolo très bien fait, style classique, qui demanderait encore un peu de garde. TB.

 

8 septembre 2025

Jorge Olivera (Espagne) ***

 

Jorge Olivera, Kemisio 2023 : (vin naturel, nord de l’Aragon, vers Huesca. Cépages non identifiés, environ 30% de cépages blancs) Couleur rouge très claire, ou rosé foncé, nez de petits fruits rouges acidulés, groseille, canneberge, un peu de végétal et d’épices, pivoine. Bouche légère, sans tannins, jus de fruit nature, fruits rouges acidulés, trait végétal, simple, facile à boire, propre (même si le lendemain petite souris qui commence à arriver sur le fond de bouteille). Pas très long mais c’est efficace et facile. B+.

 

7 septembre 2025

Jardins Esméraldins / Jardins de la Martinière (Coutures) ***

 

Domaine de 5ha, situé à Coutures, près de Saumur-Brézé. Xavier Caillard a subitement arrêté son domaine Les Jardins Esméraldins en 2016 (le domaine avait été créé fin des 1990', après la rencontre de Mark Angéli - vins naturels avec des élevages très longs). Il a retrouvé un repreneur idéal en 2018, Kaya Tsutsui, un japonais issu d'une famille d'importateur. Le domaine est renommé Jardins de la Martinière. Il est notamment aidé par Hirotake Ooka (Grande Colline à Saumur).

 

 

Jardins de la Martinière, X/Rg Rouge 2014 : (vinifié par Xavier Caillard, 10 jours macération grappe entière. 4ans cuves + 4ans fûts. Embouteillé en 2022 par les repreneurs) couleur sombre avec un peu de dépôt, nez qui fait vieux cabernet, on lui donnerait 20ans de plus, très champignon, sous-bois, saucisse fumé, un peu poussiéreux à l'ouverture. Bouche sur les arômes du nez, pas spécialement nature, semble légère en alcool, pas de poivron du tout, avec des tannins encore un peu marqués et rustiques, on se dit qu’il serait bien de le faire vieillir encore un peu à ce niveau-là, mais en même temps ça manque un peu de fruits frais, il y a quand même de la longueur et de la complexité, un peu l'impression de boire un très vieux Médoc. Plutôt intéressant, même s’il manque un peu de fruit à mon goût. TB-.

 

Jardins de la Martinière, Akane no oka Vin de France rouge 2019 : Couleur assez claire, nez réduit à l'ouverture, avec aussi de la volatile et beaucoup de colle scotch. Bouche bien perlante, pas très nette non plus, réduit, volatile. Ne tient pas une longue ouverture non plus. Bref, pas grand chose qui va sur cette bouteille-là.

 

3 septembre 2025

Alexandre Plassat (St Germain les Arlay) ***

 

Domaine de 2,2ha créé en 2019, après une formation chez Ganevat. Vignes du côté d'Arlay et de l'Etoile. Vins natures.

 

Alexandre Plassat, Pan 2022 : (chardonnay, savagnin) Couleur or foncé, nez qui fait plutôt savagnin, fruits secs, petite touche oxydative, pas d'autolyse ici, il me rappelle un peu les savagnins des notes bleues avec un peu plus de volatile ici. Bouche avec du volume, mûr et énergique à la fois, nature avec un peu de volatile mais ça reste du bon côté, toujours cette touche oxydative, c'est assez long et intense, ça semble à point, pas spécialement taillé pour la garde. A boire quand même assez vite après ouverture, sans carafer. TB.

 

 

 

Château d'Arlay ***, Vin jaune 1979 : couleur ambre, nez un peu typé Madère sec avec du caramel, des fruits secs, un peu de noix, noisette, épices. En bouche l'oxydatif est finalement assez discret, très complexe, sur les arômes du nez, attaque assez ronde, élégante, puis l'acidité arrive en seconde partie de bouche, très longue et surtout très saline, umami. Très grand vin.

 

2 septembre 2025

Unterlind (Allemagne, Moselle) ****

 

Domaine tout récent, créé vers 2020 par Heiner Bollig et sa femme Veronika, sur 2 hectares. Heiner est le chef de cave d'Egon Müller, sa femme travail dans la partie commerce du domaine... Les vignes sont sur l'Apotheke à Trittenheim, le Juffer à Brauneberg et le Laurentiuslay à Leiwen. Levures indigènes, la cuve est privilégiée.

 

 

Unterlind, Trittenheimer Apotheke riesling kabinett AP02 2023 : couleur très claire, nez très épuré, citronné, pas trop de pétrole. Bouche très droite et cristalline, on se demande où sont les sucres, pas beaucoup de corps, mais très pur, frais, minéral, finale salivante, très digeste. Très joli et déjà accessible pour un vin si jeune. TB+.

 

2 septembre 2025

Maison Aymon (Orches) ***

 

Micro-négoce créé par Nicolas Protin, officiellement lancé en 2022 (même si quelques cuvées ont été vinifiées pour les amis à partir de 2020). Nicolas Protin est un amateur de vin, qui a travaillé auparavant en Australie, Nouvelle-Zélande, chez Comte Armand et Terres de Velle. Il travaille dans les vignes qu'il vinifie ensuite, même si elles ne lui appartiennent pas. Les blancs sont travaillés grappes entières avec les "lies fines" seulement pour ne pas avoir trop de réduction, en cuves et fûts, sans batonnage, peu sulfités. Les rouges sont en grappes entières 100%, tout est fait par gravité sans pompes, plutôt peu interventionniste avec une quantité de bois neuf limitée.

 

 

Maison Aymon, Beaune 1er Cru 2023 : (1ers crus Toussaints et Bressandes. 1er millésime de la cuvée. Sa cuvée la plus concentrée. 12,5%) Couleur claire et brillante, nez expressif dès l'ouverture, très cerise rouge, un peu floral, on sent un peu la grappe entière au niveau aromatique au sens où il y a une petite touche amylique (petit départ en carbo ?) mais sans excès. La bouche a été travaillée sur le fruit et le floral, peu d'alcool, mais dès le milieu de bouche on sent un côté rafle avec des amers et des notes végétales, des tannins encore un peu serrés aussi, le plaisir est limité en l'état sur la bouche. A voir au vieillissement désormais car c'est bien sûr encore un peu jeune. Mais on a eu la sensation d'un vin où on a cherché à faire un jus de fruit nature/grappe entière sans trop assumer le côté puissant du terroir et du millésime. Mais à regoûter sur d'autres cuvées. B.

 

2 septembre 2025

Fimbel-Houillon (Grozon) **

 

Domaine d'Eric Fimbel et Lydia Houillon, débuté en 2021, sur 1,5a environ. En nature.

 

Fimbel-Houillon, Genèse 2022 : (lot Plou 22) rien qui va sur cette bouteille, nez réduit et acétate, un peu de gaz. Avec ouverture la souris arrive et l'acétate est encore plus présente. 

 

2 septembre 2025

Soirées NSG

 

1 JF. Mugnier, 1er cru clos de la Maréchale blanc 2021 : chardonnay tendu, citronné, austère, très calcaire, pas un gros volume, un peu mieux en se réchauffant avec des notes briochées. Jolie finale assez longue et salivante, mais un plaisir limité en l'état. B+.


2 Méo-Camuzet F&S, 2022 (bas de combe + grandes vignes) : vin coloré, reflets violets, nez très expressif, fruits noirs, vanille, violette. Bouche très gourmande, texturée, ronde, fruité mûr un peu confituré et vanillé, pas beaucoup d'allonge, encore un peu de bois, bien dans le style du domaine. TB.


3 Edouard Confuron, Aux allots 2022 : un style quasi opposé au précédent, un peu de couleur quand même, fruité plus clair et un peu de ronce, végétal, bouche qui n'a pas un gros volume, pas de travail de texture, mais grosse allonge, plus en acidité, avec une finale salivante umami qui donne envie d'y revenir, joli style. TB+.

 

Bonus Friedrich Becker, Heydenreich pinot noir 2016 (Palatinat) : un vin beaucoup plus clair que les autres, où on a eu l'impression d'un climat plus frais, plus d'acidité, mais beaucoup d'élégance, sur des petits fruits rouges, une touche d'élevage viande fumée. On part vite plus au Nord que la Bourgogne. Une cuvée qui a paru très élégante, avec peu d'extraction pour un grand cru de Friedrich Becker. Très accessible en l'état, un vin qui a fait l'unanimité. TB+.


4 Thibault Liger-Belair, La Charmotte 2017 : couleur très claire, nez très floral, beaucoup de rose, de baies rouges. Bouche en dentelle, aérienne, au fruité éclatant, très florale aussi, très "vosnienne" disent certains, probablement marquée par la vinification en infusion avec une partie de grappes entières, ce n'est pas très dense, mais c'est le vin qui offre le plus de plaisir immédiat. TB++.


5 Jean Grivot, 1er cru Aux Boudots 2017 : couleur sombre, nez marqué par l'élevage, café, bouche mûre, confiturée, boisée, assez ronde mais sans beaucoup d'allonge. B+.


6 Henri Gouges, 1er cru Clos des Porrets St Georges 2021 : un domaine qui a changé de style récemment, ce vin en était la preuve, fini les vins très durs du passé, ce Porrets 2021 a montré un très joli fruité, très épuré, peu de bois, une bouche élégante, pas forcément de volume ni de texture mais beaucoup d'allonge avec une finale très calcaire. TB+.

 

7 Sylvain Cathiard, 1er cru Aux Murgers 2017 : couleur parmi les plus sombres, un vin qui semblait persque parfait, combinant fruité et floral ainsi que des notes de cuir, voire tabac, beaucoup de volume mais des tannins très fins, un fruité mûr et une belle acidité, de la longueur. TB++.


8 Robert Chevillon, 1er cru Les Chaignots 2010 : enfin un Nuits-St-Georges qui collait au stéréotype de l'appellation, avec des tannins plus fermes, un côté plus terreux, cuir, presque encore trop jeune pour ce 2010, probablement dû au style traditionnel du domaine puisque les Chaignots est une parcelle proche de Vosne. TB+.


9 Château de Puligny, 1er cru Clos des grandes vignes 2005 : couleur assez claire et peu évoluée pour 2005, nez de fruits rouges, semble avoir eu un élevage poussé, bouche jeune, sur le fruit peu tannique, étonnante pour 2005, plutôt facile à boire, sans grand fond. B.

 

Soirée n°2

1 JF. Mugnier, 1er cru clos de la Maréchale blanc 2014 : on retrouve le côté frais et tendu du 2021, mais un peu plus fondu ici, le chardonnay bourguignon se sent déjà un peu plus, avec peut-être un peu plus de volume et moins d'austérité, encore tout jeune. TB.


2 Manuel Olivier, 2019 (aux allots) : robe assez claire pour un 2019, nez fruité et épicé, bouche assez simple, plutôt légère et facile, sans la profondeur des vins suivants. B.


3 Méo-Camuzet F&S, 2022 (bas de combe + grandes vignes) : vin coloré, reflets violets, nez très expressif, fruits noirs, vanille, violette. Bouche très gourmande, texturée, ronde, fruité mûr un peu confituré et vanillé, pas beaucoup d'allonge, encore un peu de bois, bien dans le style du domaine. TB.


4 Jean Grivot, 1er cru Aux Boudots 2016 : un 2016 qui s'est bien mieux goûté que le 2017 de la semaine précédente, moins d'élevage, plus de fraîcheur dans le fond et beaucoup plus d'allonge. TB+.


5 Sylvain Cathiard, 1er cru Aux Thorey 2017 : par rapport aux Murgers 2017 de la semaine précédente, un vin plus fermé, encore un peu serré, qui va demander du temps. TB+.


6 Anne Gros, Damodes 2013 : couleur très claire, peu d'évolution pour un 2013, encore plein de petits fruits rouges acidulés, très frais, on sent le millésime plus froid que les précédents, pas beaucoup de volume, mais très digeste, facile à boire, presque rafraîchissant, un vin qui offre beaucoup de plaisir. TB+.


7 Arnoux-Lachaux, 2019 : (6 parcelles) Couleur plus foncée que le Anne Gros mais assez claire par rapport aux autres, un vin complètement différent, un nez de fruits rouges confiturés, de pot-pourri et de rose. Une bouche qui évoque presque un grenache, dense, mûre, très florale, tannins fondus, mais avec l'acidité du pinot, on sent la concentration à la vigne, et ensuite les vinif en grappe entière avec peu d'extraction, peu de bois neuf, beaucoup de longueur. Coup de cœur unanime. TB++.


8 Henri Gouges, 1er cru Clos des Porrets St Georges 2021 : un domaine qui a changé de style récemment, ce vin en était la preuve, fini les vins très durs du passé, ce Porrets 2021 a montré un très joli fruité, très épuré, peu de bois, une bouche élégante, pas forcément de volume ni de texture mais beaucoup d'allonge avec une finale très calcaire. TB+.

 

9 Thibault Liger-Belair, Belle Croix 2018 : un vin à l'opposé de Charmotte 2017, plus puissant, plus mûr, avec un peu de réduction, des notes animales, moins d'élégance. B.

 

27 août 2025

San Barnaba (Piémont) ***

 

Nouveau domaine de 3ha pour le moment, à Serralunga (il y aura un cru Serra, mais aussi un Monvigliero à Verduno) créé par les frères Pasquero avec Francesco Rocca (fils de Bruno Rocca) comme vinificateur. Style traditionnel.

 

 

San  Barnaba, Verduno Pelaverga 2024 :  (13,5%) Couleur rosé foncé (ou rouge très clair), nez d’un rosé foncé, floral, framboise, un peu alcooleux à l’ouverture, moins le lendemain. Bouche sur le fruit, peu tannique, pas le côté poivré de la Pelaverga de Burlotto, assez simple et facile à boire, avec une petite touche acidulée bienvenue, longueur moyenne. Pas mauvais du tout, mais au double du prix de celui de Burlotto on ne s’y retrouve pas. Mais il faudra voir ce que fera le domaine avec ses nebbiolo et quelques années de plus. B+.

 

22 août 2025

Soirée champ

Thibault Tassin, Champagne Les Fioles 2020 : (100% pinot noir, dég 2024, non dosé. A Celles sur Ource) Couleur saumonée, nez très pinot, surtout une aromatique très mûre dans le bon sens, de fruits rouges, de mirabelles, éclatant. Bouche dense, mûre, pourtant un petit 11,5% sur l’étiquette, déjà patinée, bulle fine, pour chipoter la finale est à la limite libre/fuyante (vinif en nature ?) pour le vin se rattrape par sa gourmandise. TB+.

 

Tom Gauditiabois, E07 Brut Nature : (100% meunier, vendange 2020 dég déc. 2023)  Couleur or, nez assez simple, classique, pas spécialement d’oxydatif, plutôt fruits jaunes, mirabelle. Bouche assez quelconque, même si meilleure avec une bonne aération, largement dépassée par le Tassin et le Brochet bus en parallèle, plutôt simple et facile. On en attenait tous un peu plus…  B+.

 

Emmanuel Brochet, rosé de saignée Extra Brut 20 : (100% meunier à Villers-aux-noeuds) Couleur très foncée pour un rosé, nez très fraise, cerise, un peu bonbon, mais aussi, floral, épice, notes végétales nobles type eucalyptus, bouche vineuse, dense, très fruitée, gourmande, taillée pour la table, seule la finale manque un peu d’acidité et d’allonge. TB+.

 

Eric Morgat, Savennières Fidès 2018 : aromatique qui sauvignonne un peu, bouche avec un peu de gras et de volume mais aromatique étonnante, toujours buis, cassis. Mieux le lendemain. B.

 

 

Clau de Nell, Blanc de noir 2021 : cabernet franc vinifié en blanc tranquille, nez étonnant qui poivronne presque, bouche avec du gras et du volume, puissante, semble assez opulente pourtant un taux d’alcool assez bas, il y a quand même de l’acidité derrière. Original et intéressant à gouter. TB.

 

Roulot, Meursault Vireuils 2015 : très clair en couleur encore jeune, très typé Roulot, très droit, pas du tout de gras, grosse allonge, salivant. TB++.

 

Prager, DAC Wachau Bodenstein riesling 2022 : nez très riesling, pétrole, pas mal de fruits, un peu de perlant, bouche qui combine, fruité, gourmandise et tension, avec une finale très longue, encore jeune mais déjà beaucoup de plaisir, un style qui m’a paru assez mosellan sur cette bouteille par rapport à d’autres. TB++.

 

Domaine de Chevalier, Pessac rouge 2008 : Pessac très classique, assez noble, entre deux âges, commence à avoir un peu de tertiaire, bien fait, mais sans grande émotion. TB.

 

Daniel Sage, Nyctalopie 2023 vin de France (Ardèche) : nez très floral, un peu de volatile, clairement nature avec une petite réduction à l’ouverture mais pas défaut rédhibitoire. Bouche facile, légère, florale, fruitée, un peu de volatile. B+.

 

Thierry Allemand, Cornas Chaillots 2017 : couleur sombre, nez un peu réduit animal à l’ouverture mais ça part vite, puis cuir, floral, sauvage, olive. Bouche qui s’est un peu refermée par rapport à la bouteille d’il y a 3ans environ, jolie tout de même mais moins éclatante, tannins qui semblent un peu plus serrés mais il y a du fond et de la longueur. TB+.

 

Domaine de l’Ecrivain, Périgord 2018 : très noir, très mûr et confituré, crème de cassis, très boisé vanillé, les 15% ne se sentent pas, les tannins sont enrobés par l’alcool et la sucrosité, un style très moderne avec un travail sur la texture, mais peu d’acidité, peu d’allonge, beaucoup de bois. B-.

 

Tempier, Bandol Migoua 2019 : nouveau style du domaine on dirait, un peu de réduction et de gae à l’ouverture, nez avec un joli floral. Bouche aux tannins fins, juteuse, florale, fruitée, élégante, bien plus en infusion que par le passé, mais toujours avec du fond. TB+.

 

Château des tours Rouge 2001 : classique du domaine, pile à point. TB+.

 

Domaine des Tours blanc clairette 2020 : très alcooleux. Moyen.

 

18 août 2025

Charlotte & David Beck (Allemagne, Baden) **** et Julius Höfflin ***

David & Charlotte Beck, HuesWii pinot noir 2020   Baden : (Domaine de 2ha créé en 2015 à Jechtingen, biodynamie. Juste un peu sulfité à la mise si besoin. Sols lœss et volcaniques sur plusieurs parcelles ici. Majorité de grappe entière, élevage en vieux fûts) Très belle entrée de gamme, pinot sur le fruit, juteux, gourmand, frais, tannins fins, pas le plus complexe, mais gros plaisir. TB+.

 

David & Charlotte Beck, pinot noir Eichert 2020  Baden : (parcellaire, Vignes de 1982 et 1984 sur téphrites (volcanique), 100% grappes entières, macérations 20 jours, élevage 22 mois barriques françaises 228L, non soutiré, non collé, non filtré)    Plus coloré que le précédent, nez très bourguignon qui pinote, beaucoup de fruit, élevage subtil dans le fond. Bouche qui attaque avec de la rondeur, de la gourmandise, une belle texture, puis qui se retend sur la finale avec une belle allonge. Un grand pinot, déjà prêt à boire. TB++.

 

pinot noir Kapellenmosesbuck 2020 : (grande cuvée) Couleur assez sombre pour un pinot, il a eu besoin d'un peu plus de temps que Eichert pour se livrer, encore meilleur le lendemain, bonne tenue à l'air. Même style très floral, pot-pourri, pinot infusé, végétal noble, libre mais très précis. Bouche un peu plus structurée que Eichert, pas du tout d'élevage ressenti, un peu moins en rondeur, moins de plaisir pur le soir même mais peut-être encore plus de fond. TB++.

 

 

Blanc chardo 2023 pour le salon en vin orange, B.  Hueswii rouge 2022 excellent pinot, nez mûr, fruits rouges un peu sucrés, bouche aérienne, légère, très juteuse, top. Rouge 22 assemblage pour le salon un peu moins précis. Eichert 2022 pas tout à fait en place, encore un peu serré mais du fond. Kapellenmosebuck 22 plus foncé, plus en place, tannins fins, grosse matière, déjà excellent mais aussi gros potentiel.

 

 

 

Julius Höfflin ***

Vulkanstoff 2024 (pinot noir avec un peu de riesling depuis 2 millésimes) très clair rouillé, léger, facile, petite volatile. Spätburgunder 2023 un gros cran au-dessus, pinot en fraîcheur, beau fruité, clairement le meilleur de la gamme ce jour-là. Nebbiolo 2024 aromatique petits fruits rouges assez proche du pinot, finale un peu plus acidulée, légèrement plus tannique et végétale, même s’il reste moins tannique que beaucoup de nebbiolo du Piémont. Riesling 2023 légère macération, bien fait.

 

Julius Höfflin, pinot noir Vulkanstoff 2022  Baden : (18ha en bio sur le Kaiserstuhl, à Bötzingen. Le fils Julius est revenu au domaine après 2015. 50% grappes entières, macération courte en infusion, puis élevage en barriques non neuves 18 mois. 21 mg/l de SO² total) Couleur très claire, nez très élégant, très floral, petits fruits rouges acidulés, bouche légère, fraîche, manque un peu de volume, mais très facile à boire. TB.

 

16 août 2025

Aline Beauné (Montagny) ***

 

6 hectares, créé en 2018

 

Aline Beauné - Montagny 2021 : Couleur or pâle, nez sur des fruits mûrs pour 2021, fruits jaunes et un peu ananas fruits exotiques en se réchauffant, petite touche beurrée, mais pas très marqué par l'élevage. Bouche qui combine fruité assez mûr pour 2021, qui nous envoie plutôt sur la mâconnais, à une acidité élevée, c'est énergique, avec une finale salivante, encore un peu marquée par les sulfites peut-être, dans un style de vinif classique. Bien fait. B+.

 

16 août 2025

Dennis Borchia (Vénétie) ***

 

Dennis Borchia - IGT Veneto Pievica 2023 : (membre du PIWI, association allemandes des cépages résistants. Donc des hybrides : bronner et johanniter. 13,5%. Fûts français et hongrois de 350L)  Couleur bien dorée, nez expressif et mûr, sur les fruits jaunes, le miel, l'acacia, le malt caramélisé, un peu d'élevage vanille, coco. Bouche ample, grasse, texture presque huileuse, et en même temps grosse acidité qui l'empêche d'être lourd, encore un peu d'élevage aussi. Ca a besoin de se fondre. La finale est longue avec de petits amers, un peu plus citrique et moins marquée par l'élevage. Clairement taillé pour la table. Difficile de penser à des cépages hybrides. TB.

 

Dennis Borchia, Rosso delle More 2024 : (cépage Julius + corvina et sangiovese) Couleur grenat, nez très simple, fruit rouges et noirs, un peu épicé, touche rustique. Bouche peu tannique, très simple, un peu "primeur". B.

 

13 août 2025

Cellier Saint Benoit (Pupillin) ***

 

Cellier St Benoit - Chardonnay La marcette 2020 : couleur or pâle, nez un peu fermé à l'ouverture, s'ouvre sur la pomme, fruits mûrs, un peu de colle, frangipane, fruits à coque. Bouche à l'attaque vive, pas de gras, pas de bois ressenti, finale qui tombe assez vite, alcooleuse. Pas bien en place. A regouter dans quelques mois peut-être. B.

 

Cellier St Benoit - Poulsard Chambines 2022 : couleur claire, à peine rouillée, nez de fruits rouges écrasés, kirsch, petite touche toastée. Bouche aux tannins très fins, solaire, même un peu chaleureuse, sur un fruité rouge compoté, manque un peu d'acidité, un côté kirsché et légèrement évolué, la finale est un peu chaleureuse. B.

 

29 juillet 2025

Julien Delrieu (Faveraye-Machelle) ***

 

Domaine de 4ha né en 2017. Proche de La Grange aux Belles et de Stéphane Bernaudeau. Vin naturel.

 

Julien Delrieu, La Joue blanc 2023 Vin de France : (chenin, 10,5%) Couleur paille, un peu trouble. Nez sur la poire, le fenouil, levure, herbacé. Bouche avec beaucoup de peps, belle énergie, citronnée, poire, toujours ce côté anisé que j'aime moins personnellement, pas un gros volume, pas de travail sur la texture, plutôt sur le côté énergique et la sensation minérale, très frais et traçant, assez simple mais propre et précis, presque rafraîchissant. Le lendemain le côté anisé et herbacé a presque disparu, laissant place à une petite volatile bien intégrée, citron confit vinaigré qui fait du bien au vin, restant en filigrane. B+.

 

26 juillet 2025

Werlitsch (Autriche) ***

 

9ha en biodynamie et naturel, en Sud-Styrie (sud de l'Autriche). Membre du « Schmecke das Leben » (« goûtez à la vie »), un groupe de cinq producteurs : Tscheppe, Strohmeier, Sepp Muster et Tauss. Connu pour les cuvées Ex Vero : le I provient des pentes inférieures, Ex Vero II au milieu et Ex Vero III la partie la plus élevée.

 

 

Werlitsch - Morillon Vom Opok 2022 : (morillon = chardonnay. Vom opok = sols marno-calcaires) Couleur or pâle un peu trouble, nez avec un peu d'autolyse et une légère volatile bien intégrée, du citron confit, rappelle des chardo du Jura par exemple. Bouche avec beaucoup de peps, sur le citron confit, l'autolyse, très précise et salivante, peu d'alcool (12,5) mais il y a du volume et de la maturité, assez long, là aussi il rappelle les beaux Jura tendance nature. Parfaitement propre et bonne tenue à l'air, quelques notes de fruits exotiques. TB++.

 

26 juillet 2025

Kamil Barczentewicz (Pologne) ***

 

Kamil Barczentewicz - Pinot Noir Dobre Minor 2022 : (sud de Varsovie, plutôt Est de la Pologne. Bio, proche du nature)  Couleur claire à peine rouillée, nez qui pinote, fruits rouges, petite sucrosité, façon Ipob un peu, une touche ronce végétale aussi. Bouche légère en alcool (12,5%), pas de tannins, sur le fruit, facile et gourmande, fruité à peine sucré sans lourdeur avec un brin d'acidité. Seule la finale est un peu moins bien, avec une petite amertume végétale, surtout le jour de l'ouverture, moins gênante le lendemain. Globalement, plutôt une très bonne surprise. TB.

 

25 juillet 2025

Pierre Vincent (Auxey-Duresses) ****

 

Ancien vinificateur et viticulteur de Leflaive (et auparavant La Vougeraie), Pierre Vincent vient de racheter le domaine Terres de Velle, 7ha environ sur Chassagne, Puligny, Meursault, Corton-Charlemagne, Volnay... Premier millésime en 2023. En cours de conversion bio et bioD

 

 

Pierre Vincent - Bourgogne chardonnay 2023 : (une parcelle à Corpeau-Puligny et une parcelle Meursault, sols plutôt argileux. 1an fût environ 15% neufs + 6 mois cuves) Couleur or pâle, superbe nez léger autolyse, bien typé nouvelle génération, sans excès non plus, moins que les derniers millésimes de Leflaive par exemple. Un peu de gaz à l'ouverture mais qui part vite, bouche énergique à l'attaque, beau chardonnay tendu, du volume, seulement 12,5% d'alcool sur l'étiquette, ça reste frais pour 2023, aromatique classique mais avec une certaine gourmandise de fruits jaunes et blancs à peine sucrés. Pour chipoter la finale manque un peu d'allonge et de côté salivant, on sent que ce sont les argiles de bas de coteau, mais pour 2023 et surtout pour le régional c'est d'un très bon niveau. Déjà accessible, bien sûr pourra se garder sans problèmes. TB+.

 

20 juillet 2025

Benoit Lalanne (Beaulieu-sur-Layon) ****

 

Premier millésime en 2022. Formé chez Richard Leroy en 2019, puis chez Belargus en 2020. Parcelle de Montbenault récupérée au domaine des Sablonnettes, parcelle des Quarts des Noëls en location (Maï et Kendji étaient les précédents locataires). 1,5ha en tout. Vins natures.

 

 

Benoit Lalanne, Les Noëls de Montbenault 2022 : Couleur or pale légèrement trouble avec un petit perlant à l'ouverture, nez très expressif, très réduction sur lies, ça embaume la pièce de pétard, allumette, sésame. Avec l'ouverture quelques fruits mûrs derrière. Bouche avec un gros volume, mûr, puissante, une certaine opulence, on sent les 14% et en même temps très énergique à l'attaque, beaucoup de peps, encore jeune et marqué par l'autolyse. Bonne longueur avec de petits amers, manque un poil d'acidité sur la finale pour chipoter, elle chauffe un peu, on sent le millésime solaire. Mais hâte de le regoûter dans quelques années, et de voir ce que donnera 2023. C'est quand même très propre et précis. Le style rappelle clairement Richard Leroy. TB+.

 

 

Visite au domaine

2025 sur fût : année "parfaite" sur le papier, excellentes conditions à la vigne, pas de tri à faire... mais 2 mois après les vendanges, la qualité ne se sent pas vraiment dans les fûts. Mais soyons patients.  Montbenault est divisé en 2 secteurs aux sols différents. Ils sont assemblés à la fin. Le premier secteur su des sols de rhyolites proches de ceux que possède Richard Leroy pas tout à fait en place. Les lies n'ont pas encore commencé à jouer leur rôle. C'est un peu mieux sur le second secteur.  Quarts des Noëls se présente un peu mieux, encore quelques sucres probablement et un peu de gaz, mais plus de tension et d'énergie derrière. Aucun SO2 sur tout ce qui sera goûté en 2025, 24 ou 23.

 

2024 sur cuves (les vins sont en masse, il y a eu 1an en fût + environ 6mois en cuves) : le millésime se présente bien, frais, avec de la tension, mais ici les vins ne sont pas maigres pour autant. Un peu plus d'autolyse que sur les 2025, mais elle reste plus discrète que sur le 2022 par exemple. Benoit ne cherche pas à ce qu'elle soit trop marquée. En 2024 Les Quarts des Noëls a bien trouvé sa place sur la tension, droit et citronné. Noëls de Montbenault semble plus mûr, plus opulent, plus citron confit, peut-être une petite volatile, mais bien intégrée, qui rajoute du peps. L'élevage fût est déjà bien absorbé et très discret. Montbenault 24 est vraiment très prometteur.

 

2023 en bouteille : (millésime compliqué, avec beaucoup de pluie sur septembre. Mais Benoit s'en tire très bien. Il y a eu du volume. Il y a un peu de cuves sur ce millésime du coup, et pas uniquement des fûts. D'autant plus que 2 fûts n'ont pas été gardés car volatile trop haute et n'étaient pas au goût du vigneron. Benoit fait les vins qu'il aime et assume complètement les risques du vin nature. Sur ce millésime avantage à Montbenault également à mon goût. Quarts des Noëls est assez facile d'approche, manquant d'un poil d'intensité peut-être en comparaison. Montbenault est plus dense, plus mûr, plus long, peut-être à peine plus volatile et moins bonne tenue à l'air, plus fou-fou mais plus de choses à raconter, va aussi demander plus de temps, là où Les Quarts devra être bu plus vite (encore que les surprises sont vite arrivées, surtout avec des vins vivants comme ceux de Benoit...) Un grand merci à lui pour l'accueil et pur toutes les explications, précisions, etc... Des vins déjà magnifiques, pourtant encore jeunes, et ce n'est que le début de l'aventure. Vivement la suite.

 

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