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Mon carnet Vin

4 avril 2026

Manuele Priolo (Piémont) **** et Fratelli Negri ***

 

Manuele Priolo, consultant reconnu dans la région, a monté son propre domaine en 2021. Il est situé à Monteu Roero sur la MGA (Menzioni Geografiche Aggiuntive) Anime nere. Il possède une parcelle en forte pente, en "biodiversité", entourée de bois.

 

Manuele Priolo, Roero Anime Nere Vigneto Eroico 2023 : (100% nebbiolo) Couleur très claire, infusée, brillante. Le nez est sur les petits fruits rouges, framboise, griotte, beaucoup de pivoine, un peu d'orange sanguine, d'herbes aromatiques. La bouche est très fine, en dentelle, pleine de fruits et de floral, peu tannique, avec une belle acidité. Je m'attendais à un jus de fruit nature/infusé classique de la nouvelle génération, mais il y a plus que ça avec une vraie complexité ici, et une belle longueur. Le lendemain le vin est encore meilleur avec un peu plus de caractère, sans perdre sa finesse. Parfaitement propre et précis. TB++.

 

 

 

Fratelli Negri a été créé par 3 frères en 2021, petit domaine de 2,3ha à Sizzano dans le Nord du Piémont.

 

Fratelli Negri, Sizzano 2021 : (80% nebbiolo, 20% vespolina. Elevage en 20HL) Couleur sombre pour un majorité nebbiolo un peu rouillée et trouble, le nez est réduit à l'ouverture, pas très propre, animal, on se pose même un peu la question de bretts, derrière cerise à l'eau de vie, cuir, manque un peu d'éclat. La bouche est très "tradi italien", un peu poussiéreuse, balsamique, avec les petits tannins qui allongent, une bonne acidité, il faut clairement manger. Le lendemain, la souris commence à apparaitre. Pas une belle bouteille. Il faudra regoûter.

 

3 avril 2026

Pouillon & Fils (Mareuil-sur-Aÿ) ***

 

Pouillon & Fils - Grande vallée : (2023 majoritaire + 2022 et vins de reserve) Champagne mûr, même si pas très haut en alcool, déjà patiné et très accessible, marqué par les pinots, vinif un peu nature avec de l'autolyse et une légère volatile, sans aller trop loin, donne du peps, reste propre même le lendemain. Très belle entrée de gamme. TB.

 

Pouillon R. et fils - Coteaux champenois blanc les blanchiens Mareuil 2019 : (50% chardo 50% pinot noir) Couleur claire, nez de chenin sur la poire, pâtissier, petit élevage bien intégré. Beau volume en bouche, attaque un peu ronde, grasse, pointe de sucrosité mais très vite finale tendue, salivante, acidulée et amers nobles qui donnent envie d'y retourner. TB+.

 

R. Pouillon & Fils - Champagne brut reserve : (base 2015, 3,5gr) Couleur à peine saumonée, nez framboise, frangipane, pain grillé, fruits secs, joli, bouche avec une bulle très fine, encore du fruit, bulle patinée, finale longue crayeuse, belle maturité des raisins, gourmand et tendu à la fois. TB++.

 

28 mars 2026

Alexandra Couvreur (Bouze-les-Beaune) ***

 

Alexandra Couvreur, Aligoté 2017 : Couleur or un peu trouble, nez très chardo nature jurassien, avec pas mal de volatile, très citron confit un poil vinaigré, légèrement floral. La volatile n'a pas empiré avec l'ouverture par contre, je dirais même qu'on s'y est fait. La bouche est légère en alcool (11,6), presque un peu diluée, heureusement que la volatile est là car c'est elle qui tient le vin et lui donne un côté très punchy, ça reste propre en finale, salivant, digeste avec ce taux d'alcool, facile à boire si on aime ce profil de blanc. B+.

 

25 mars 2026

Koji & Jae Hwa (Gevrey-Chambertin) ****

 

Le négoce Maison Lou Dumont est né en 2000 à Gevrey-Chambertin. Le domaine Koji & Jae Hwa a lui débuté en 2012 et atteint désormais 6 hectares. Depuis peu Koji & Jae Hwa se sont aussi lancés dans un Champagne, Nakada Park. Domaine en bio. Vinifs proches du nature.

 

 

Koji & Jae Hwa, Coteaux Bourguignons chardonnay 2022 : (parcelle Combe en Guyot. Vignes plantées en 2015) Couleur or pâle, nez très autolyse, façon Auvenay, sésame grillé, etc… en se réchauffant très jolies notes citron confit, la réduction reste noble, sans tout envahir non plus. La bouche est bien sûr un peu moins énergique et dense qu’un Auvenay, mais vraiment d’un beau niveau pour un Coteaux, tendue, citronnée, pas de gras, finale longue et salivante, précise. Très beau vin. TB++.

 

25 mars 2026

Maxime Oudiette (Beaunay) ****

 

Maxime Oudiette (ne pas confondre avec Oudiette x Filles à Beaunay également) est revenu au domaine familial en 2012 après son BTS viti-oeno, un stage chez Selosse, et un stage chez PY Cainjo au 520Epernay. Le domaine est situé à Beaunay, sur le Petit Morin. Domaine de 4ha en bio. Travail très différent de chez Selosse "plus dans la réduction que dans l'oxydation" (écouter le Wine podcast challenge n°120)

 

 

Maxime Oudiette, Champagne Les Gras d’huile : (100% chardonnay, à Beaunay – Petit Morin. Base 2020, dég 09/23. Elevage en fût. Non dosé) Couleur claire, nez très élégant, floral, fruits blancs, petite touche de lies, brioche, avec l'ouverture légèrement frangipane. Bouche droite, vraiment très saline, bulle très fine, peu marquée par l'élevage, beaucoup de longueur, c'est salivant, précis, élégant, un peu dans l’esprit d’un Suenen en à peine moins austère ici. Belle découverte. TB+.

 

23 mars 2026

Matias Michelini, Passionate, Puerto Campo (Argentine) ***

 

Matias Michelini "the Green Matias" est un pionnier du bio et de la biodynamie en Argentine, mais aussi des vins plus frais, moins extraits, moins boisés, sur les hauteurs de la vallée de Uco. Il vinifie notamment de grandes structures pour Zorzal, mais aussi pour de petites structures comme Passionate Wines. Son dernier projet est Puerto Campo sur la Patagonie en bord d'Atlantique où il y a possibilité de ne pas irriguer.

 

 

Matias Michelini, Solido 2022 Vallee de Uco : (50% sauvignon à 1500m à Gualtallary, 50% semillon à 1100m à Tupungato) Couleur or profond, nez qui ne sent pas du tout le sauvignon, un peu plus le sémillon, miellé, floral, gentiane, sauge, fruits jaunes, petite touche grillée (lies ?), assez mûr, peut-être une petite macération, je lui trouve un côté Hermitage blanc ou Gonon blanc. La bouche est ample, mûre, pas une grosse acidité mais pas de lourdeur non plus grâce à un taux d'alcool bas (12%), il y a du corps, toujours ce côté miellé et un peu herbacé, sur les amers, clairement gastronomique, avec une bonne longueur. Beaucoup de choses intéressantes dans ce vin, même si personnellement j'aurais aimé un peu plus de peps. TB.

 

11 mars 2026

Soirée Argentine

 

Soirée Argentine

 

 

Comme pour les soirées consacrées aux vins du Chili, les informations proviennent principalement du South American Wine Guide d'Amanda Barnes.

 

 

Chiffres clés 


- 200 000 hectares plantés. 5e producteur du monde, le 1er d’Amérique du Sud. 
- Historiquement un pays avec une très grosse consommation locale et peu d’export. Mais changement depuis les années 2000. Aujourd’hui 10e pays exportateur, USA, UK, Brésil, Canada, Mexique.
- Peu de bio, contrairement au Chili.
- Environ 80% vins rouges.
- 52% de vignes en pergola (souvent pour plus de rendements)
- Irrigation par submersion souvent, ou systèmes de goutte à goutte pour les domaines plus récents.

 

 

 

 

Les régions du Nord au Sud 


Calchaqui Valleys et Catamarca Valleys : Peu de vignes par rapport au reste du pays. Très solaire, pour compenser la vigne peut monter jusqu’à 3000m d’altitude à La Salta. Beaucoup de torrontes notamment.


La Rioja Valleys : 3e plus grande province du pays, elle aussi en perte de vitesse. Beaucoup de torrontes notamment. Région solaire, beaucoup de vignes en pergola, moyennement voire peu qualitatives. Comme pour San Juan et Mendoza, plus intéressant en terme de climat et de géologie lorsqu’on monte dans les Andes à l’Ouest.


San Juan : 2e plus grande province du pays. Particulièrement touché par le vent de Foehn « Zonda ». Région avec beaucoup de raisins de table. Climat globalement plus chaud qu’à Mendoza. Beaucoup de syrah et de malbec aussi.      A noter l’IG Pedernal au sud de San Juan bénéficie d’un climat plus frais, et de sols calcaires très intéressants. (Cara Sur, Pyros…)


Mendoza :  près de 70% du vin du pays. Région immense et très hétérogène. On peut passez d'un indice Winkler I à l'Ouest à un indice Winkler III à l'est, c'est-à-dire passer du climat de la Champagne à celui du Languedoc en 40kms ! Même si l’ensoleillement augmente en journée, l’amplitude thermique est plus forte, les vins gardent donc plus d’acidité. Les vignes bénéficient de l’eau des glaciers, les sols sont plus caillouteux, les vins plus frais, plus en tension, avec moins de rondeur. Des rendements plus bas donnant des vins plus concentrés.
     - L’Est est en perte de vitesse, même si on assiste à un retour des vieux cépages, comme les criollas. 
     - Maipú est une grande région historique, proche de Mendoza, produisant beaucoup de malbec, souvent ronds et solaires, bon marché. Légèrement plus à l’Ouest, donc plus en altitude et plus fraîche, 
    - Luján de Cuyo est la région du malbec (même s’il y a aussi de beaux cabernets), avec de vieilles vignes malheureusement en danger à cause de l’extension de la banlieue de Mendoza. Vins plutôt solaires et en rondeur sur l’IG Agrelo (Susana Balbo, Catena Zapata en partie, Pulenta, Casarena…) et sur l’IG Perdriel (Vina Cobos, Norton, Achaval Ferrer…), plus de fraîcheur sur l’IG Las Compuertas au Nord-Ouest plus haute en altitude (1000m)(Riccitelli, en partie Cheval des Andes en partie, Dirigutti…). 
    - Uco Valley (29000 ha) est la meilleure région du pays, plus à l’Ouest, la plus haute en altitude, la plus fraîche de Mendoza. Elle s’est vraiment développée dans les années 2000, même si on peut y trouver des vignes centenaires par endroits. Tupungato (10 000 ha) et ses 12 sous-régions dont Gualtallary (2300ha de vignes / 21 000 ha en tout : il reste donc de la place) qui possède les meilleurs terroirs avec de grands malbecs plus en tension, façon « Barolo », de grands blancs sur calcaires. Chandon s’y est installée pour produire ses Sparklings. El Perral ou La Carrera donnent aussi des grands vins. Comme souvent les appellations sont hétérogènes, allant d’altitude autour de 900m à l’Est à 1500 à l’Ouest.  (Zapata, Zorzal, Chandon, Per Se, Michelini i Muffato, Altos Las Hormigas, Escala Humana, Riccitelli, Passionate, Vina Cobos…)  Tunuyan (9 800 ha) monte peut-être à peine moins haut, Los Chacayes (1000ha) est la meilleure des 9 sous-régions, là aussi variée, plus fraîche en allant vers l’Ouest, mais globalement plus intéressante pour ses vins rouges. San Pablo qui touche Gualtallary donne les meilleurs vins blancs. (Piedra Negra, Susana Balbo, Ver Sacrum, Salentein, Zuccardi, Passionate, Zapata, Diamandes…) San Carlos moins connu car plus éloigné de Mendoza, plus froid, plus gélif, est tout de même digne d’intérêt notamment pour son IG Paraje Altamira. (Altos las hormigas, Canopus…)


Patagonie : Climat plus frais, mais reste très sec (200mm/an) donc irrigué. Principalement sur la rive du Rio Negro, plus fraîche où l’on trouve des chardonnays, pinots noirs etc…(Chacra, Riccitelli, Noemia…) La partie Ouest, Neuquen, est un peu plus solaire, on peut y trouver des malbecs par exemple.


Chubut : partie sud de la Patagonie. Plantation récentes. Vignobles les plus au sud du Monde avec Otronia (45,3e parallèle). Froid et humide, pas besoin d’irriguer. (Nant y fall, Yagüé, M. Michelini, Otronia…)

 

 

Système d’appellation

- des DOC (seulement 2), - des GI (106 pour le moment, qui sont de plus en plus classées par terroir même si elles restent hétérogènes.  - des IPO (indication of Provenance)

 

 

Histoire 


- 16e siècle : premières vignes emmenées par les Espagnols  
- 19e siècle : Immigration massive de Français et d’italiens. Période de la Colina de Oro, plus grand domaine ayant jamais existé. Beaucoup de vignes (pas forcément dans les plus hautes altitudes).
- 1950-1970 : apogée du vin en Argentine, avec 350 000 ha et une conso de 92 L/ha !   (200 000 ha et 18L/ha aujourd’hui)
- 1980’ : Crise, période de la Guerre sale (l’armée et Jorge Rafael Videla contre Isabel Peron, le peuple et tous mouvements de gauche)
- 1990’ : début des exportations, en prenant exemple sur le Chili, période néolibérale de (Carlos Nemen). Les œnologues comme Paul Hobbs, François Lurton ou Michel Rolland (puis Robert Parker ensuite) arrivent fin des années 1990.
- 2001 : crise économique. Le peso argentin est très faible, ce qui rend les vins très compétitifs à l’export.
- 2000’ : le malbec devient à la mode, les vins s’orientent vers la qualité désormais.
- 2020’ : de plus en plus de vins de terroir, moins standardisés.

 

 

Les Cépages 


Malbec (45 K hectares), Cereza (26 K), Bonarda = douce noire (18 K), Cabernet sauvignon (14 K), Criolla grande (13K), Syrah, Torrontes, Pedro Gimenez, Chardonnay, Tempranillo, Merlot, Moscatel, Pinot noir, Sauvignon, Chenin, Sangiovese, Cabernet franc, Criolla chica = pais ou listan prieto, Sémillon...

Le malbec : emmené par les français au 19e siècle avant le phylloxéra, c’est donc un malbec qui n’est plus tout à fait celui de la France actuelle. Dans les années 2000 beaucoup de plantation de malbecs très productifs, souvent greffés. Mais depuis quelques années beaucoup de sélections massales à partir de vieilles vignes. Il y a donc plusieurs malbecs. C’est un cépage idéal pour mettre en avant les différents terroirs, d’un style très rond et confituré à un style plus tenu et minéral à Gualtallary. Si dans les années 2000 les vinifications avaient tendance à masquer les terroirs avec beaucoup de bois neuf et des macérations poussés, c’est de moins en moins le cas, avec des vinifications moins interventionnistes et des contenants plus neutres (en béton par exemple)
 

 


Problèmes 


- Peu de phylloxéra (probablement à cause du sable et de l’irrigation), les vignes peuvent être greffées ou franches de pied. 
- Peu de mildiou (beaucoup de vent, le « Zonda »)
- Beaucoup d'esca et de nématodes. 
- Beaucoup de gel
- Le problème majeur reste la sécheresse. Très majoritairement irrigué.

 

 

 

 

Les Blancs

 

Altar Uco, Edad Moderna (sauvignon/chardonnay) 2023 El Peral et Gualtallary, Valle de Uco-Mendoza : (Créé par Juan Pablo Michelini à Tupungato. Projet en parallèle de son activité dans le domaine familial, Vina Zorzal, plus classique. « Altar Uco is a continuous and eternal project. A constant search to achieve even more pure and delicate expressions of the terroir, which includes not only the place where the grapes are grown, but also, and perhaps the most significant for us, man’s interpretation of that place. » Ici raisins de El Peral, San José et Gualtallary. 75% sauvignon et 25% chardonnay. 1200m en moyenne. Elevage 9 mois en béton. Sols en partie calcaires)  Couleur claire, nez fruité, plutôt marqué sauvignon, sur les agrumes. Bouche fraîche, vive, fruitée, pas beaucoup de corps, mais c’est élégant, sans exubérance, avec une finale salivante. Parfait pour commencer. TB.

 

Escala Humana, Semillon Credo 2021 El Peral, Valle de Uco-Mendoza : (Créé par Ayelen et German Masera en 2015. German travaille en parallèle comme œnologue chez Matias Michelini. vignes de 1902 à El Peral, Uco Valley.  1200m d’altitude. Elevage en vieux fûts. 12,5%)  Couleur dorée, nez bien typé sémillon, miellé, floral, acacia. Bouche en rondeur, léger beurré, miellée, fruits jaunes, manque un peu de tension mais le taux d’alcool peu élevé lui permet de rester digeste. TB.

 

Canopus, Blanco Viejas Vinas semillon 2022 La Consulta, Valle de Uco-Mendoza : (domaine de 10ha en biodynamie, créé en 2009 par l’ancien journaliste de guerre Gabriel Dvoskin, à El Cepillo, au sud de la vallée d’Uco, lieu particulièrement frais. Vinifications avec peu voire pas de sulfites. Ici 100% sémillon de La Consulta sur ce millésime. Une partie en macération. 12,4%) Couleur légèrement orange, trouble, nez discret sur le melon, les agrumes confits. Bouche très légère, maigre, assez plate, la macération est légère, peu de longueur, un côté dilué. Par contre c’est frais et facile à boire. Peut-être une bouteille sans. B-.

 


Catena Zapata, Adrianna Vineyard White Bones chardonnay 2022 Gualtallary, Valle de Uco-Mendoza : (domaine historique de Nicola Catena Zapata puis sa fille Laura Catena qui possède aussi les domaines Nico et Luca désormais. Un des pionniers de Mendoza. 200 hectares aujourd’hui. Vinifié par Alejandro Vigil (El Enemigo, Casa Vigil…). White bones  (à ne pas confondre avec White Stones qui est la parcelle d’à côté) « recouvert de dépôts calcaires ainsi que d'ossements d'animaux fossilisés - vestiges d'une rivière qui traversait la région.» 2,2 ha à 1450m . 13 %   AT: 8.2 gr/L  pH: 3.2. 12-16 mois en 100% en fûts français de 2e, 3e et 4e remplissage)   Couleur or pâle, nez ultra expressif, très herbacé, sauge, lavande, thym, menthol, genépi, orangette, tellement violent au premier nez qu’il nous repousse presque, puis on y retourne avec curiosité. La bouche est sur les mêmes arômes, plutôt fraîche et tendue, pas de gras, peu d’élevage, assez longue. Un OVNI, tout le monde a du mal à savoir s’il aime ou non tant le vin est déstabilisant. Il doit pouvoir permettre de beaux accords à table. 

 


Otronia, 45° Rugientes Corte Blancas (pinot gris, chardo, gewurz) 2019 Chubut : (Otronia est le producteur phare de la région de Chubut. Le vignoble occupe une cinquantaine d’ha dans l’extrême sud de la province, à Sarmiento, sur les rives du lac Musters appelé « Otrón » par les anciens colons, à 300 m d’altitude. Vignoble le plus au sud du monde ! Beaucoup de gel. Sols souvent calcaires. Le projet est né en 2008, mais premiers millésimes autour de 2017, le temps de tout planter. Ici assemblage de plusieurs parcelles. Entrée de gamme par rapport aux « blocks ». 50% égrappé. Elevage 1an et demi en foudres de chêne français et cuves béton)    Couleur dorée, nez très fruité, très exotique, pourrait faire penser à un liquoreux, ananas, mangue, miel, pas vraiment marqué par le litchi/rose du gewurz. La bouche garde ce fruité, vive et légère en alcool, facile à boire, de longueur moyenne. B+.

 

 

Bodega Chacra, Mainqué chardonnay 2021 Patagonie : (domaine créé par della Rocchetta (Sassicaia) en 2004 et conseillé par JM Roulot sur le blanc ; En biodynamie, 25ha environ, sur le fleuve Rio Negro. Mainqué : 18% en œufs béton, 25% en cuves inox et 57% en fûts français (12% neufs) pour 10 mois. Malo pas forcément faite. Sols alluvions, un peu de calcaire. 13%. Ph 3,3)  Couleur or pâle, nez fruité, de plus en plus exotique avec l'ouverture, très légère touche beurrée. La bouche est fruitée et exotique, peu de gras, légère en alcool, vive, pas forcément très marquée chardonnay. Le vin était bien plus citronné, avec une petite réduction sur lies plus bourguignonne il y a 2-3ans et un peu plus intense. C'est encore bon, mais il ne faut probablement plus trop trainer. TB.

 

 

Riccitelli, Old Vines Semillon 2023 Rio Negro, Patagonie : (reprend la suite de son père Jorge Ricitelli en 2009. Situé à Las Compuertas. Une cinquantaine d’hectares sur plusieurs sites à Mendoza + 17 ha en Patagonie depuis 2015, en bio.  Ici 100% sémillon, vignes des années 60, franc de pied, Allen et Ingeniero Huergo sur le Rio Negro. Sols limoneux. Macération de 2 jours environ suivant les millésimes. Vieux fûts et cuves béton)  Couleur dorée, nez de cire, miel, acacia, fruits jaunes, mais aussi un peu fruits secs, bouche très droite, encore plus que le Certezas, riche en extraits secs, très longue et salivante, la légère macération donne du volume, de la texture aussi, tout en restant bien intégrée. Superbe blanc, plutôt gastronomique. TB++.

 


Michelini i Mufatto, Certezas semillon 2021 El Peral, Valle de Uco-Mendoza : (Domaine créé en 2008 par Andrea Mufatto, Gerardo Michelini, et leur fils Manuel Michelini. Ils possèdent aussi un domaine dans le Bierzo et un en Uruguay. Ici vignes à El Peral, Mendoza, vignes de 120ans, sols sables argiles et graves. 1300m altitude. 50% pressé en grappes entières, Elevage en 500 et 1000L. Une petite partie sous voile. 12,5%)  Couleur dorée, nez complexe de miel, acacia, tilleul, abricot, pêche, brioche. La bouche est à la fois dense, large, mais aussi fraîche avec peu d’alcool et une bonne acidité, la touche de voile est discrète mais apporte une forme de salinité à la finale. Très beau vin. TB++.

 

 

 

 

 

Les Rouges

 

Otronia, 45° Rugientes pinot noir 2019 Chubut : Couleur très claire, à peine rouillée. Nez de petits fruits rouges, groseilles, airelles, pivoine, notes végétales. Bouche très légère, peu de corps, peu de tannins, acidité élevée, tout en fruit et en fraîcheur, pas très loin d’un rosé. Très digeste et facile à boire, on sent clairement le climat froid. Intéressant à goûter, les nouveaux millésimes du projet ont déjà bien progressé. Un domaine à suivre. B+.

 

 

Bodega Chacra, pinot noir Cincuenta y cinco 2021 Rio Negro, Patagonie : (vignes de 1955, 11 mois en cuves béton pour 50% et 50% en fûts français non neufs, grappes entières. Sols lit de rivière. 12%. Ph 3,6)  Couleur claire, début d’évolution. Un nez très pivoine, fruits rouges, façon pinot en grappes entières, l’alcool se sent un peu alors qu’il semble assez bas (12%), le fruit manquant un peu d’éclat. La bouche est légère, fruitée, sans tannins, pas beaucoup de corps, pas mauvaise, mais là aussi avec la sensation que cette bouteille manque un peu d’intensité, surtout que ce vin était excellent et très éclatant il y a 2-3 ans dans un style très infusé. Pas mauvais mais sur la pente descendante. TB.

 

 

Nico (Laura Catena), Grand-Père pinot noir 2020 Villa Bastías, Valle de Uco-Mendoza : (projet de Laura Catena, en parallèle de sa célère Bodega Catena Zapta, avec l’œnologue Roy Urvieta. Sélectaions massales bourguignonnes commencées vers 2008, mais le domaine commence vraiment en 2016. Situé à Tupungato (Villa Bastias et Gualtallary), zone fraîche de la vallée de Uco. Projet avec 5 parcelles présentées comme des climats en Bourgogne. Ici : 2 hectares plantés en 1993  Clone Dijon 115 à Villa Bastías, sols argiles et graves)  Couleur rubis claire, nez très engageant, expressif, qui pinote clairement sur la fraise, la cerise, un peu d’élevage vanillé. Bouche gourmande aussi, fruits rouges un peu sucrés, toute en rondeur, léger boisé, avec du corps mais pas trop d’alcool, manque un peu de tension en finale. TB.

 

Nico (Laura Catena), Grand-Mère pinot noir 2022 Villa Bastías, Valle de Uco-Mendoza : Même esprit que le Grand-Père 2020, un peu plus mûr et solaire ici peut-être, l’élevage est déjà bien intégré pour 2022, joli pinot aussi dans un style rond et gourmand. TB.

 


Cara Sur (S. Zuccardi), Parcela Los Nidos (bonarda, barbera, grignolino…) 2021 Calingasta valley, San Juan : (Domaine à Barreal, créé par Sebastian Zuccardi, qui possède aussi le célèbre domaine Zuccardi à Mendoza, et ses associés en 2011. Partie Ouest de San Juan, à 1500m d’altitude. Vignes en pergola. Vinifs peu interventionnistes. Ici : Paraje Hilario,1.2 acres, planté en 1940. Grappe entière. 8 mois œuf béton. 85% bonarda ou douce noire, 15% Barbera, Grignolino, et autres cépages complantés non identifiés)   Couleur très sombre, probablement des cépages teinturiers dedans, nez très réduit à l’ouverture mieux après carafage, fruits noirs confiturés, café, notes animales. Bouche rustique, puissante, tannique, avec des arômes très mûrs mais une bonne acidité derrière, le vin manque d’élégance pour la plupart des dégustateurs, de précision également. B-.

 

Cara Sur (S. Zuccardi), Parcela La Totora criolla chica 2021 Calingasta valley, San Juan : (Cépage criolla chica ou pais ou listan prieto)  Couleur rosé foncé, contours un peu orangés. Nez très fruité et floral, fraise, pivoine, un peu orange sanguine, façon Tavel de l’Anglore par exemple. La bouche a de la puissance (14,5%), du corps pour un rosé, plus d’acidité et de tension qu’un Tavel, avec des petits tannins qui allongent le finale. Il reste du coup très digeste et facile à boire, plus précis que la cuvée Los Nidos. TB.

 

 


Per Se, Inseparable malbec 2021 Gualtallary, Valle de Uco, Mendoza : (Projet récent d’Edy del Popolo et David Bonomi. Vignes plantées en 2013 en haut de Gualtallary, vers le « Monastère », haute altitude et sols calcaires. « Notre vignoble compte 4,2 hectares subdivisés en 5 parcelles : au-dessus des collines il y a 2,2 hectares qui se subdivisent 3 secteurs : Iubileus, La Craie et Uni, d'où nous fournissons les raisins pour PerSe. En bas se trouvent deux petites « casernes » d'où provient le Malbec d'Inséparable ». Egrappé. Elevage béton)  Couleur grenat, relativement claire pour un malbec argentin, nez élégant, pas trop « noir », cerise, framboise, floral, réglisse. Bouche élégante aussi sur ce millésime pourtant pas spécialement frais, très pure, beau fruité, tannins fins, sensation de tension et de profondeur voie de minéralité, belle allonge. Très beau vin. TB++.


 

 

Altos Las Hormigas, Malbec 2019 Paraje Altamira, Valle de Uco-Mendoza : (domaine créé en 1988, avec notamment Attilio Pagli un précurseur du malbec argentin dans les années 1990, lui qui était pourtant venu à la base pour développer le sangiovese. Consulté par le géologue Pedro Parra. Environ 200 hectares aujourd’hui. En bio. Un jardin en biodiversité a été créé dans les années 2010. Période vin boisée dans les années 90-2000, vin beaucoup plus terroir désormais. Ici Paraje Altamira : 20mois élevage 50% foudres non toastées 3500L , 50% cuves béton. 30% VE.  Sols granit galets et graviers recouverts de calcaire, 1200m d’altitude.  2019 millésime record d’amplitude de journées chaudes et nuits fraîches.  L’autre grand vin du domaine est sur Gualtallary, plus haut en altitude et un peu plus calcaire, plus tendu et plus tannique) Couleur pas trop sombre pour un malbec, nez d’herbes grillées, fruits noirs, épices, chocolat, orange sanguine. Bouche fraîche, élégante, pas très élevée en alcool, acidité moyenne, tannins plutôt souples, semble prêt à boire. Très typique de Paraje Altamira, frais et élégant, mais presque un peu trop sage, manquant un peu d’intensité et de longueur par rapport au Chacayes. TB.

 


Riccitelli, Malbec Vino de Los Chacayes 2019 Los Chacayes, Valle de Uco-Mendoza : (1500m partie la plus à l’ouest, un peu de calcaires, sables et graviers calcaires.  30% VE, fermente en cuve béton puis 16mois foudres de chêne français. 14%  7,4gr AT)  Couleur très noire, nez sur le cassis, la mûre, le café, la violette, les herbes aromatiques, intense. Bouche à la fois très mûre et très dense, avec une grosse acidité derrière qui équilibre bien le tout, les tannins sont encore bien présents sans être secs, c’est très long, encore un peu jeune dans l’idéal. TB+.


Riccitelli, Cabernet Franc sobre suelos calcareos 2021 Gualtallary, Valle de Uco-Mendoza : (Guatallary, dans la vallée d'Uco, à 1 400 mètres d'altitude, plutôt partie Ouest, sur des sols calcaires composés de gravier et de sable fin. Egrappé. Fermente en cuves béton levures indigènes, élevage 1an fûts de chêne non neufs) Couleur très sombre, le nez rappelle bien le cabernet franc, légèrement poivronné et végétal, cassis, une petite touche herbes grillées en plus. Très belle bouche, juteuse, avec une acidité élevée, beaucoup de fraîcheur, de la tension, très salivante. TB.

 

Riccitelli, Old vines Bastardo 2022 Rio Negro, Patagonie : (100% trousseau, vignes des années 1960, franc de pied, une partie de grappes entières, fûts français) Couleur claire, contours violets, nez plein de fruits rouges et noirs, un peu de violette, pas d’élevage ressenti. La bouche semble légère en alcool, avec une belle acidité, beaucoup de fruits, peu de tannins, quand même du corps, à la façon d’un beau pinot, avec une belle allonge. Très beau vin, très élégant, déjà très accessible ainsi et avec un potentiel de garde. TB++.

 

 

Conclusion

Quelques très beaux vins. Dans l'ensemble beaucoup de fraîcheur (les vins ont été choisis dans cette optique là). Peut-être un meilleur niveau que le Chili à l'heure actuelle, avec plus de moyens. Mais le Chili a peut-être un peu plus de potentiel pour l'avenir avec une plus grande diversité de terroir, sa longue côte très fraîche, sa possibilité de ne pas irriguer...

 

19 février 2026

Dr. Hermann (Allemagne, Moselle) ****


Domaine de 17ha à Urzig, spécialisé dans les rieslings auslese, BA et TBA même sil produit désormais des rieslings secs et depuis peu deux pinots noirs. Domaine hors des radars, mais produisant d’excellents vins à pris très sages.

 


Dr. Hermann, pinot noir Kinheimer Rosenberg R 2020 : (deuxième millésime de la cuvée. ardoises rouges. En général environ 50% VE, 50% fûts neufs)  Couleur rubis foncé et trouble, nez un peu brouillon à l'ouverture, mieux ensuite, avec des cerises noires, des épices, un végétal noble, l'élevage est déjà bien absorbé, un peu de fumé aussi. Bouche très dense, volumineuse, impression de puissance, pourtant il n'y a pas forcément beaucoup d'alcool, une belle acidité, ne pinote pas forcément, fait un peu peu plus sudiste, mais bien équilibré, toute petite volatile, c'est long, manquant un poil de précision (apparemment corrigé sur les millésimes récents) mais il y a du vin. Merci Sven pour la découverte. TB.


 

10 février 2026

Clos de Jacques (Mas Blanc des Alpilles) ****

 

Clos de Jacques a été créé par Aimeric Gaubert, maître de chai chez Trévallon. Environ 1ha de marsanne, syrah, cabernet sauvignon, massales de Trévallon d'une cinquantaine d'années.

 

 

Clos de Jacques, Alpilles blanc 2023 : couleur or profond, joli nez à l'ouverture et encore mieux après une bonne aération, fleurs blanches, foin, citron puis avec aération pêche, abricot, un peu miellé, assez classique pour une marsanne mais sans lourdeur ni exubérance, peu de boisé ressenti. La bouche est assez classique, bien équilibrée aussi, avec du gras, de la puissance, une acidité plutôt bonne pour une marsanne, même si on ne joue pas sur le registre de la tension ici, quelques amers nobles, une belle aromatique florale, à peine herbacée, fruitée, miellée. Bonne longueur. C'est encore meilleur le lendemain. Le potentiel de garde est clairement là pour donner un joli vin de gastronomie dans quelques années, classique, qui ne renie pas son origine sudiste, mais sans lourdeur et avec une certaine élégance. TB.

 

 

8 février 2026

Ex Occidente - Bernat Voraviu (Espagne) **** et Cisteller ***

 

Micro domaine créé par le célèbre sommelier catalan, Bernat Voraviu (restaurant Alkimia entre autres), à La Figuera (Priorat). Il produit pour le moment un rouge "Roig de la Figuera" depuis 2021 et un blanc depuis 2023 à partir de vieilles vignes qui étaient abandonnées. Mais des projets de plantation sont en cours.

 

 

Ex Occidente, Stella Occidentis 2023 : (vigne de xarel•lo des années 40 à Bisbal del Penedès, entourée de forêt, dont la viticulture est menée par un personnage merveilleux nommé Rustu) Couleur or profond, nez très expressif dès l'ouverture, marqué par l'autolyse et un peu de volatile, sans aller trop loin, avec beaucoup de citron confit, un peu de fruits exotiques, proche d'un Lajibe/Anjou/Jura nature, mais avec le grillé des lies moins marqué ici. La bouche est énergique, beaucoup de peps à l'attaque, là aussi portée par la volatile, elle ne va pas spécialement augmenter et le vin va rester parfaitement propre sur 3 jours, sur les agrumes confits, assez mûre au niveau aromatique, mais très salivant. Avec l'ouverture, le vin perd un peu de peps, et de son intérêt je dirais, on sent qu'il n'y a que 12% d'alcool et une acidité pas si élevée que ça sur la finale, si on doit comparer à un Lajibe par exemple. Mais c'est aussi ce qui le rend très digeste. Au final un vin plutôt très bon, pas du tout ennuyeux comme le sont souvent les xarello, avec une autolyse très bien cadrée, mais toujours le même débat : la vinif domine peut-être un peu trop. TB+.

 

 

Ex Occidente, Roig de la Figuera 22/23 : (complantation de trobat rouge et blanc, maccabeu, sumoll, rojal... des années 1930, à La Figuera. Chestnut barrel à vérifier) Couleur rubis très claire, où l'on voit qu'il y a des cépages blancs et à peine rouillée, à l'ouverture infusion de fruits rouges (fraise surtout) et de floral avec une bonne dose de volatile, mais comme sur le blanc finalement elle ne va pas empirer, même au contraire, le fruit sortant de plus en plus elle va plutôt bien s'intégrer sur 3 jours. La bouche est légère en alcool (12%), acidité moyen+, pourtant dense et avec une texture de velours, pas du tout de tannins, pas de boisé ressenti. Après quelques heures d'ouverture le vin semble avoir 4-5ans de plus, on sent que l'oxydation a été poussée, mais le lendemain et surlendemain il retrouve de l'éclat, avec une évolution modérée, ça semble en tout cas prêt à boire. La longueur est très bonne, la volatile emmène juste ce qu'il faut de peps et d'acidulé. Comme le blanc c'est très bien fait, très "nouvelle génération", "nature maîtrisé", impossible à placer à l'aveugle. TB+.

 

 

 

Cisteller *** - Penedès Xarello 2023 : (domaine créé en 2022 par Sergi Canals et la floridienne Jessica Madigan. Sols calcaires, élevage inox, amphore et fût. 12%) Couleur paille à peine trouble, nez sur la poire, un peu brioché, avec des lies façon champagne. Bouche vive, droite, légère en alcool, quand même un bon volume pour ce profil-là, sur l'aromatique du nez, pas très complexe à ce stade, mais bel équilibre, avec une finale longue et salivante, de petits amers. Avec l'ouverture c'est encore mieux, plus d'agrumes et une texture presque tannique. Un style plus classique que le vin de Bernat Voraviu, mais tout ce qu'on attend d'un bon xarello ici. TB.

 

6 février 2026

Johannes Aufricht (Allemagne, Baden) ****

 

Domaine de 2ha environ, repris en 2018 par le fils Johannes Aufricht (le domaine familial historique fait lui une trentaine d'hectares). Les vignes sont situées à Stetten, au Nord du lac de Constance. Le domaine produit des bulles en pinot noir chardonnay et des rouges tranquilles à base de pinot noir. Un completer verra le jour bientôt. Sols en partie volcaniques. Région ensoleillée, mais avec de l'altitude (450m environ) et beaucoup d'humidité. Travail très précis avec des vignes à haute densité, plantations récentes de sélections des meilleurs plants bourguignons, un pressoir sur mesure, différents fûts avec notamment un fût en inox et autres pour les bulles...

 

Article ici : https://www.viniculture.de/Produzent-innen/Deutschland/Aufricht-Johannes/?srsltid=AfmBOoqyOEakaytsTXrzYKhPqg_PvHqBly2aPCbWK6sNjgaq5hI6t1D8

 

 

Johannes Aufricht, pinot noir Krähen 2023 : (Krähenberg planté en 2015, grappe entière. Elevage fût bois au départ puis fût inox ensuite) Couleur un peu plus foncée que le Wongamat bu en paallèle, contours encore un peu violacés, joli nez dès l'ouverture, fruité plutôt "noir" pour un pinot, mais pas du tout confituré, avec de la mûre, de la cerise, un peu violette, petite touche grillée très légère dans le fond qui est ressortie surtout à J+1. La bouche est sur la même aromatique, avec plus d'acidité que le Wongamat, pas du tout de sucrosité ici, plus en allonge du coup, même si il y a un très beau volume, des tannins encore un poil présents sur la finale mais de qualité, la sensation que c'est sérieux, avec beaucoup de fond, juste encore un peu jeune même si on prend déjà du plaisir, grosse longueur. Très prometteur. TB++.

 

3 février 2026

Jonathan Cornevin (Rouvres-les-Vignes) **

 

Jeune domaine créé en 2023, sur la Côte des Bar. Pour le moment un peu moins d'1 hectare repris du domaine familial qui vendait les raisins. Travail proche du nature.

 

 

Jonathan Cornevin, Coteaux champenois 2024 : (100% chardonnay) Couleur or pâle, nez sur la pomme, la poire, les agrumes, assez simple et primaire. Pas d'élevage ressenti, ni d'autolyse (légère autolyse le lendemain). La bouche est légère en alcool (11%), avec une acidité très haute, peu de corps, impression qu'il n'y a pas eu de malo, aromatique proche du nez en un peu plus citronnée, limite sous-maturité, sans élevage, simple, pas spécialement nature. Finale salivante. Bref, on a l'impression d'un "jus clair" avant la seconde fermentation en bouteille, qui devrait faire une bonne base pour un champagne mais qui offre peu de plaisir en l'état. Pas vraiment mauvais, mais à 60€ ça ne va pas. B-.

 

1 février 2026

Soirées Saint-Aubin/Beaune/Savigny

 

Saint-Aubin

 

 

 

Saint-Aubin est une petite appellation, située dans une vallée derrière (en allant vers l’Ouest) le coteau de Chassagne et Puligny-Montrachet. C’est donc un endroit plus frais, qui n’est pas protégé par les vents d’Ouest et légèrement plus haut en altitude. Bien que toutes les appellations soient hétérogènes, celle-ci l’est encore plus que Chassagne/Puligny/Meursault car les expositions y sont variées. C’est probablement ce qui fait qu’elle n’a pas aussi bonne réputation. On trouve en effet à Saint-Aubin des secteurs trop froids pour être vraiment qualitatifs. Mais on y trouve aussi des secteurs exceptionnels, qui n’ont rien à envier aux meilleurs parcelles de la Côte de Beaune et représentent donc de bons rapports qualité/prix (surtout pour les blancs des millésimes solaires). Ce sont avant tout les climats très calcaires qui touchent le Montrachet : Murgers des Dents de Chien, En Remilly, Pitangerets, Charmois, en allant du Nord au Sud. Le secteur au-dessus du village, exposé sud, de Derrière chez Edouard aux Frionnes, est intéressant aussi, dans un style plus argileux, convenant également aux rouges.

 

 

Moingeon, Saint-Aubin 1er Cru Frionnes 2020 : couleur très claire, un vin plus en tension que ce qu’on attendait pour un 2020, sans la maturité du millésime, citronné, fumé, soufré, finale salivante qui réveille bien les papilles pour commencer. Encore un peu jeune dans l’idéal.


De Montille, Saint-Aubin 1er Cru En Remilly 2022 : un vin clair en couleur, tout en tension, dans lequel on sent bien le style du domaine, très épuré, peu boisé, vendangé tôt, pas de gras, et le côté caillouteux de la parcelle. La chaleur du millésime ne se sent pas du tout. Un style austère, presque un peu trop pour certains.


Morey-Coffinet, Saint-Aubin 1er Cru Le Charmois 2023 : couleur dorée, nez assez classique avec des fruits jaunes et un léger beurré, bouche avec du gras, du beurré, un beau volume, une vendange mûre et concentrée, avec de la gourmandise, tout en restant du bon côté de la limite, sans jamais tomber dans la lourdeur non plus.


Hubert Lamy, Saint-Aubin 1er Cru En Remilly 2022 : couleur or, nez de fruits jaunes, cire, un peu de lies, pas de beurré ici, très peu de bois. Bouche avec un beau volume, aussi large que longue, où on sent à la fois une vendange mûre, quelques amers qu’on a été chercher au pressurage, le côté caillouteux de Remilly est bien marqué, long. Déjà accessible mais un gros potentiel de garde aussi.


Hubert Lamy, Saint-Aubin La Princée 2022 : (10 parcelles) même style que le précédent, peut-être un peu moins de corps, clairement sur la tension, pas de gras, salivant, belle entrée en matière.


Paul Pillot, Saint-Aubin 1er Cru Les Pitangerets 2021 : bouteille la plus marquée par la réduction sur lies (peu de débourbage, pas de bâtonnage, peu/pas de soutirage), allumette, sésame grillé, jolies notes de citron confit derrière, bouche très droite, salivante, un peu de lies, du fruit confit, très énergique, avec beaucoup de longueur. Peut-être le meilleur de la série, même si le style a été clivant.


Paul Pillot, Saint-Aubin 1er Cru Les Charmois 2023 : vin moins marqué par l'autolyse que le précédent, profil plus classique, très léger gras, un peu de fruits jaunes, élégant, presque gourmand pour un Pillot, très floral, belle tension finale, déjà très accessible.


Paul Pillot, Saint-Aubin 1er Cru Les Charmois 2022 : peu d'autolyse aussi, différent du 2023, pas du tout de gras ici, peu de fruit, très floral, frais, épuré comme souvent avec les vins de Thierry, finale un peu moins tendue que le 2023.


Ramonet, Saint-Aubin 1er Cru Les Charmois 2022 : nez qui a mis du temps à s'ouvrir, léger grillé/soufré, citronné, bouche très droite, sensation minérale, très peu de bois, pas de gras, différent des Chassagne du domaine, beaucoup de fraîcheur, finale très longue, salivante, encore un peu dure peut-être, mais probablement le vin avec le plus de potentiel au vieillissement.


PY Colin-Morey, Saint-Aubin 1er Cru La Chatenière 2015 : un vin encore jeune, pas vraiment dans le style du domaine au sens où l'autolyse habituelle n'est pas là, frais pour 2015, tendu, citronné, petite touche cire/miel, noisette en finale, quelques notes "chablisiennes". Différent de ce qu'on attendait, mais très bon. Merci HA.


Derain, Saint-Aubin 2021 : (le ban) un vin très différent de tous les précédents, où on sent la vinif en nature, sans défauts majeurs, couleur bien plus dorée, un nez de fruits bletts et fruits exotiques avec un peu de volatile. Bouche très énergique à l’attaque, portée par un peu de volatile, du citron confit, des fruits bletts, une pointe oxydative. Très intéressant à comparer, mais jamais facile pour ce genre de vin seul dans une série très classique.

 

 


Savigny-lès-Beaune

 

 

Savigny-lès-Beaune est une grande appellation, elle aussi située dans une vallée et traversée par le ruisseau du Rhoin. Les expositions et les sols y sont variées, elle est donc très hétérogène. Sa réputation de vins légers et fruités lui vient de sa grande partie centrale, relativement plate, argileuse voire parfois limoneuses. Mais les vins sont différents du côté Pernand, ou de l’autre côté vers La Dominode, un coteau exposé un peu plus au Nord, ou sur le secteur des Gollardes tout au fond de la vallée où l’on produit notamment des pinots blancs.

 

 

Domaine des Croix, Savigny-lès-Beaune 2021 : style léger et aérien, avec l’avantage du millésime frais sans les inconvénients, pas très long, mais beaucoup de plaisir immédiat.


JB Boudier, Savigny-lès-Beaune 2023 : (les Peuillets et Ez Connardises) Un savigny léger, plein de fruit, très croquant, peu tannique, frais pour 2023, pas très long, mais offrant beaucoup de plaisir dès maintenant.


P. Guillemot, Savigny-lès-Beaune VV 2023 : un savigny légèrement plus solaire que le précédent, joli fruité aussi, plus épicé, peu tannique, un peu plus de longueur et d’allonge mais moins juteux en l’état, plus de potentiel de garde.


Les Horées, Savigny-lès-Beaune Les Plaisirs et les jours 2023 : (les Vermots et les Peuillets) Couleur claire un peu violacée, nez très floral, qui sent l’infusion en grappe entière, proche du nature, très épuré. La bouche n’est pas très volumineuse, très fraiche, acidulée, en longueur, avec quelques petits tannins qui donnent du relief à la finale, surtout une superbe aromatique très fleurie.


Bruno Clair, Savigny-lès-Beaune 1er Cru La Dominode 2005 : robe encore jeune pour un 2005, à peine tuilée sur les bords, un vin travaillé à l’ancienne, avec du cuir, des notes animales, du kirsch. Une bouche aux tanins encore serrés qui appellent la table, une belle acidité dans le fond, encore jeune, mais noble, à condition d’aimer ce style bien sûr, qu’on pouvait s’attendre à trouver sur un vieux Bruno Clair et sur 2005. Merci Bertrand !


Camille Giroud, Savigny-lès-Beaune 2001 : un vin qui ne fait pas son âge là aussi, très fin, encore du fruit, semble pile à point, il combine évolution et gourmandise, tannins fondus, d’un grand niveau pour un village. Merci Fred !

 

 


Beaune

 

 

L’appellation Beaune est quasiment de la même taille que Savigny (350ha), mais on revient désormais sur le coteau principal, orienté plein Est, avec la présence de plusieurs combes. Les vins y sont donc un peu plus homogènes, solaires et puissants. Le Nord de l’appellation est un peu plus calcaire avec un peu de sable en bas de coteau. Le sud est plus argileux, avec parfois des terres rouges comme l’on retrouve sur l’appellation voisine, Pommard. Beaune n’a pas la réputation qu’elle mérite : ce serait dû à la trop forte présence des grandes maisons (qui pourtant ont parfois des cuvées intéressantes sur Beaune justement) et du trop peu de « vignerons » qualitatifs. Il y a pourtant un très beau niveau aujourd’hui, et à des prix qui restent raisonnables. Cette injustice finira bien par être réparée.

 

 

Antoine Jobard, Beaune 1er Cru Montrevenots 2021 : couleur claire, nez de petits fruits rouges, pivoine, ouche légère, aérienne, pas beaucoup de volume, on a la fraîcheur attendue du millésime et de la parcelle du haut de coteau. On sent que le vigneron a peu extrait, il n’a pas été cherché ce que le millésime ne pouvait pas donner ici. Ce n’est pas très long, mais très facile à boire, frais mais sans austérité.


De Montille, Beaune 1er Cru Les Sizies 2022 : couleur claire, brillante, nez de fruits rouges un peu sucrés, floral, marqué par un peu de grappe entière. Bouche en rondeur, peu tannique, très élégante, sur les arômes du nez, bel équilibre entre le côté infusé des rouges du domaine et le côté solaire du millésime. Beaucoup de gourmandise.


Les Horées, Beaune Les Prévolles 2022 : même style que sur le Savigny du domaine, proche du nature parfaitement maîtrisé, infusé, éclatant, un poil plus solaire et tannique que le Savigny, même s’il reste parmi les plus fins de la série.


Domaine des Croix, Beaune 1er Cru Les Cent Vignes 2022 : on termine avec un pinot à la couleur sombre, nez de fruits noirs et de violette, très pur, peu boisé. Bouche puissante, solaire, sur un fruit noir confituré mais avec une bonne acidité derrière, des tannins encore présents mais sans sécheresse. Encore jeune, mais très beau potentiel.
 

19 janvier 2026

Domaine Naba (Estialescq) ***

 

Domaine de 5 hectares, vignes plantées en 2008 par Mathieu Lacanette-Naba. Certifié bio.

 

 

Domaine Naba, Jurançon sec Marlère 2024 : (70% petit manseng, 30% gros manseng. Grosse cuvée du domaine en sec) Couleur or pâle, nez assez classique d’un Jurançon sec, avec du fruit exotique, des notes miellées, un peu acacia, plus mûr que la plupart des 2024 que j'ai goûté jusque là, un peu d’élevage mais déjà bien intégré. La bouche présente du gras, un peu d’élevage, là aussi bien intégré, du volume, même un peu d’opulence, qui reste bien contenue grâce à une acidité élevée et un taux d’alcool qui reste relativement bas (13,5%). Il y a du fond et une très belle longueur. Le lendemain le vin était encore un peu plus exotique et opulent, mais sans déséquilibre, on l’a tout de même préféré le premier jour. Il faudra voir ce que ça donne sur les millésimes plus solaires, mais là en tout cas c'est réussi, dans un registre classique, accessible en l'état mais avec un bon potentiel de garde aussi. TB.

 

 

18 janvier 2026

Jérôme Lenoir (Beaumont-en-Véron) ****

 

Domaine de 3,5 ha à Beaumont-en-Véron sur l'AOC Chinon. Jérôme et son père Alain ont repris les vignes familiales et le stock restant de vieux millésimes. Les vins sont très traditionnels, avec des élevages très longs (3à 6ans) en vieux foudres, non filtrés, peu sulfités. Les vieux millésimes sont d'une qualité exceptionnelle, et d'une jeunesse insolente.

 

 

Jérôme Lenoir, Chinon Les Roches 1989 : Couleur rubis légèrement tuilée mais encore en forme pour un 1989, nez à peine poussiéreux à l'ouverture comme souvent sur ces vieux vins, parfait après 5 bonne minute d'ouverture, sur les fruits rouges confiturés, le poivron confit, un peu de fumé/viandé, une touche florale, du sous-bois bien sûr, mais surtout à l'ouverture, quelques minutes après le fruité et le floral passent devant. Superbe bouche encore jeune et fringante, acidité élevée, fruit dense et mûr, un côté pinot floral, des notes viandes fumées de syrah, le côté poivron mûr du cabernet, toucher de ouche soyeux, et belle allonge, très belle bouteille. TB++.

 

 

17 janvier 2026

Rijckaert (Davayé) ***

 

Des vins par le passé un peu riches et boisés, dans le style Guffens. Depuis l'arrivée de Florent Rouve, les vins se sont affinés, avec moins d'élevage et plus de tension.

 

 

Rijckaert *** - Côtes du Jura Savagnin Les Sarres 2016 : robe dorée, nez très chardo, beurré, vanillé. Bouche fruitée, beurrée, grasse, mais belle tension derrière, assez long. Fait très Côte de Beaune. TB.

Rijckaert - Arbois chardonnay 2016 : couleur claire, nez beurré, floral, très bourguignon, bouche avec du gras, du beurre, belle tension derrière. TB.

Rijckaert, Arbois chardonnay 2023 beurré, boisé, rond, très bourguignon, pas de lourdeur non plus. Savagnin 2023 un peu plus jurassien, moins d'élevage, volumineux et énergique à la fois, il y a du vin, a besoin de se poser un peu mais prometteur.

Arbois chardo 2022 : moins d'élevage que 2023, plus posé, joli.

chardo Vigne des Voises 2023 : peu d'élevage ici, belle tension.

Arbois pinot noir rouge d'après 2024 : très clair en couleur, très léger, infusé, manque un peu de corps, facile à boire.

 

Macon villages VV 2024 : macon plutôt porté sur la tension, pas un gros volume mais frais, salivant.

Viré Rendez-vous de septembre 2024 : un Viré avec peu d'opulence, peu d'élevage, assez droit.

Pouilly Fuissé 2023 : un peu plus beurré, un peu plus de volume et de confort, sans excès, mais peut-être pas à attendre trop longtemps, pour que le beurré ne fatigue pas.

Coteaux Bourguignons Coraux 2023 : joli fruité, poivré épicé, donne du caractère, probablement bien marqué gamay, très bien fait, bon rapport q/p.

 

 

9 janvier 2026

Rousseaux-Batteux, Mathilde Savoye et Doussot-Bourdot

Rousseaux-Batteux ***, Verzenay Grand Cru Les Potences pinot noir 2021 : Domaine familial repris en 2012 par Adrien Rousseaux, 2,6ha sur Verzenay, montagne de Reims (dég mai 2025, dosage 3-4gr. Elevage fût. Vignes de 1975) Couleur or, nez de fruits jaunes, touche briochée, pain d'épices, avec l'ouverture le côté fruits rouges ressort un peu plus. Bouche bien équilibrée avec largeur et longueur, légèrement vineuse, bulle fine, aromatique élégante, encore jeune mais noble, la longueur est là, avec de petits amers nobles, finement tannique. Assez classique, très bien fait. TB.

 

Mathilde Savoye **, Blanc de Meunier Extra Brut 2022 : A repris le domaine familial en 2017 à La Neuville-aux-Larris, début Vallée de la marne  Majorité de meunier (dosage 3gr. 50% Cuchery 50% Baslieux-sous-Châtillon. Sols argilo calcaire à tendance marneuse. Parcelles de 1966 et 2004)  Couleur or pâle, nez fruits jaunes, agrumes, floral, plutôt élégant et gourmand. Bouche légère, un peu maigre et pas une grosse acidité, assez court. B.

 

Doussot-Bourdot ***, Champ Fremyot pinot noir Brut Nature 2021 : 8,5ha à Loches-sur-Ouce Côte des Bar depuis 2021 par Billy Doussot. Grosse Majorité de pinot noir. (sols bruns foncés vignes de 5ans exposées Est. 10 mois fût. dég mars 2024) Couleur dorée, nez de fruits mûrs, tarte mirabelle surtout, un peu vineux, beaucoup de fruits rouges, caramel, notes pâtissières. Bouche vineuse, gros volume, bulle fine, patinée, mûr, touche un peu tannique, manque un peu de tension et de crayeux en finale (probablement moins sulfité aussi). La surmaturité écœure un peu vite. Mais assez long, pour la table. B+.
 

9 janvier 2026

Maison Monchou (Chassagne-Montrachet) ***

 

Créé en 2022. Vins vinifiés par un certain Mengshu ?

 

Maison Monchou - Bourgogne Hautes Côtes de Beaune 2023 : (Cuvée An An.  12,5%.  Vinifié grappes entières et vieux fûts) Robe très claire, surtout pour 2023, nez expressif dès l'ouverture, petits fruits rouges, cerise, très floral (rose, pivoine), classique d'un pinot infusé, assez simple à ce stade mais élégant. Bouche légère, peu de corps, sur le fruit, fraîche, facile à boire, aucune chaleur pour un 2023, reste assez simple mais très plaisant. Pas spécialement typé nature, juste typé infusé. La finale serre un tout petit peu plus avec une pointe végétale grappe entière. C'est bon, mais à ne pas surpayer comme toujours sur ces micro-domaines bourguignons. TB.

 

7 janvier 2026

Dexaïe (Espagne) ****

 

Domaine créé en 2023 par Emmanuel Campana et Carmen de la Pascua, qui se sont rencontrés au Chili. Le domaine est à Navarrevisca, sur la partie Est de la Sierra de Gredos. Sols granitiques, environ 1000m d'altitude.

"les parcelles sont vinifiées séparément, en conservant les rafles pour la plupart des grappes et en les recouvrant de raisins égrappés. Les raisins sont ensuite foulés aux pieds et laissés à fermenter et à macérer avec les peaux pendant un à deux mois. Après un pressurage rapide, le jus est élevé en fûts de chêne neutres, puis assemblé et élevé dans des cuves de chêne plus grandes pendant une durée pouvant aller jusqu'à deux ans. « Alto Alberche » est un vin de style villageois, issu de raisins provenant de trois ou quatre autres vignerons, en plus de leurs propres vignes." Thatcher's Wine

 

 

Domaine Dexaïe, Alto Alberche 2023 Sierra de Gredos DOP Cebreros : Couleur claire, nez très grenache, fruits rouges et floral, élégant, encore assez simple. Jolie bouche, beau fruité, floral, les 14% ne se sentent pas, bonne acidité, et des tannins encore un peu présents qui allongent, un style vertical, qui fait penser à un nebbiolo, pur et assez long, caillouteux, un poil moins infusé qu'un Comando G mais on en est pas très loin dans le style. Le lendemain le vin a gagné en rondeur. TB+.

 

6 janvier 2026

Baravéou (La Cadière d'Azur) ****

 

Domaine de 5ha créé par Jean-Philippe Fourney, qui a défriché et planter sur les vieilles restanques de la Cadière d'Azur à partir de 2011. Il s'occupe en parallèle des vignes de Tempier, La Suffrène et Vannières. Il produit un rouge et un rosé.

 

 

Baravéou, Bandol rouge 2020 : (majorité mourvèdre) Couleur sombre, contours encore violacés. Nez très fruité, cassis surtout, légèrement chocolaté et garrigue. Bouche avec du fruit, des herbes, de la pureté, de la puissance (15%), des tanins fins enrobés par l'alcool, très long, encore jeune. TB.

 

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