Domaine de 4ha né en 2017. Proche de La Grange aux Belles et de Stéphane Bernaudeau. Vin naturel.
Julien Delrieu, La Joue blanc 2023 Vin de France : (chenin, 10,5%) Couleur paille, un peu trouble. Nez sur la poire, le fenouil, levure, herbacé. Bouche avec beaucoup de peps, belle énergie, citronnée, poire, toujours ce côté anisé que j'aime moins personnellement, pas un gros volume, pas de travail sur la texture, plutôt sur le côté énergique et la sensation minérale, très frais et traçant, assez simple mais propre et précis, presque rafraîchissant. Le lendemain le côté anisé et herbacé a presque disparu, laissant place à une petite volatile bien intégrée, citron confit vinaigré qui fait du bien au vin, restant en filigrane. B+.
9ha en biodynamie et naturel, en Sud-Styrie (sud de l'Autriche). Membre du « Schmecke das Leben » (« goûtez à la vie »), un groupe de cinq producteurs : Tscheppe, Strohmeier, Sepp Muster et Tauss. Connu pour les cuvées Ex Vero : le I provient des pentes inférieures, Ex Vero II au milieu et Ex Vero III la partie la plus élevée.
Werlitsch - Morillon Vom Opok 2022 : (morillon = chardonnay. Vom opok = sols marno-calcaires) Couleur or pâle un peu trouble, nez avec un peu d'autolyse et une légère volatile bien intégrée, du citron confit, rappelle des chardo du Jura par exemple. Bouche avec beaucoup de peps, sur le citron confit, l'autolyse, très précise et salivante, peu d'alcool (12,5) mais il y a du volume et de la maturité, assez long, là aussi il rappelle les beaux Jura tendance nature. Parfaitement propre et bonne tenue à l'air, quelques notes de fruits exotiques. TB++.
Kamil Barczentewicz - Pinot Noir Dobre Minor 2022 : (sud de Varsovie, plutôt Est de la Pologne. Bio, proche du nature) Couleur claire à peine rouillée, nez qui pinote, fruits rouges, petite sucrosité, façon Ipob un peu, une touche ronce végétale aussi. Bouche légère en alcool (12,5%), pas de tannins, sur le fruit, facile et gourmande, fruité à peine sucré sans lourdeur avec un brin d'acidité. Seule la finale est un peu moins bien, avec une petite amertume végétale, surtout le jour de l'ouverture, moins gênante le lendemain. Globalement, plutôt une très bonne surprise. TB.
Ancien vinificateur et viticulteur de Leflaive (et auparavant La Vougeraie), Pierre Vincent vient de racheter le domaine Terres de Velle, 7ha environ sur Chassagne, Puligny, Meursault, Corton-Charlemagne, Volnay... Premier millésime en 2023. En cours de conversion bio et bioD
Pierre Vincent - Bourgogne chardonnay 2023 : (une parcelle à Corpeau-Puligny et une parcelle Meursault, sols plutôt argileux. 1an fût environ 15% neufs + 6 mois cuves) Couleur or pâle, superbe nez léger autolyse, bien typé nouvelle génération, sans excès non plus, moins que les derniers millésimes de Leflaive par exemple. Un peu de gaz à l'ouverture mais qui part vite, bouche énergique à l'attaque, beau chardonnay tendu, du volume, seulement 12,5% d'alcool sur l'étiquette, ça reste frais pour 2023, aromatique classique mais avec une certaine gourmandise de fruits jaunes et blancs à peine sucrés. Pour chipoter la finale manque un peu d'allonge et de côté salivant, on sent que ce sont les argiles de bas de coteau, mais pour 2023 et surtout pour le régional c'est d'un très bon niveau. Déjà accessible, bien sûr pourra se garder sans problèmes. TB+.
Premier millésime en 2022. Formé chez Richard Leroy en 2019, puis chez Belargus en 2020. Parcelle de Montbenault récupérée au domaine des Sablonnettes, parcelle des Quarts des Noëls en location (Maï et Kendji étaient les précédents locataires). 1,5ha en tout. Vins natures.
Benoit Lalanne, Les Noëls de Montbenault 2022 : Couleur or pale légèrement trouble avec un petit perlant à l'ouverture, nez très expressif, très réduction sur lies, ça embaume la pièce de pétard, allumette, sésame. Avec l'ouverture quelques fruits mûrs derrière. Bouche avec un gros volume, mûr, puissante, une certaine opulence, on sent les 14% et en même temps très énergique à l'attaque, beaucoup de peps, encore jeune et marqué par l'autolyse. Bonne longueur avec de petits amers, manque un poil d'acidité sur la finale pour chipoter, elle chauffe un peu, on sent le millésime solaire. Mais hâte de le regoûter dans quelques années, et de voir ce que donnera 2023. C'est quand même très propre et précis. Le style rappelle clairement Richard Leroy. TB+.
Visite au domaine
2025 sur fût : année "parfaite" sur le papier, excellentes conditions à la vigne, pas de tri à faire... mais 2 mois après les vendanges, la qualité ne se sent pas vraiment dans les fûts. Mais soyons patients. Montbenault est divisé en 2 secteurs aux sols différents. Ils sont assemblés à la fin. Le premier secteur su des sols de rhyolites proches de ceux que possède Richard Leroy pas tout à fait en place. Les lies n'ont pas encore commencé à jouer leur rôle. C'est un peu mieux sur le second secteur. Quarts des Noëls se présente un peu mieux, encore quelques sucres probablement et un peu de gaz, mais plus de tension et d'énergie derrière. Aucun SO2 sur tout ce qui sera goûté en 2025, 24 ou 23.
2024 sur cuves (les vins sont en masse, il y a eu 1an en fût + environ 6mois en cuves) : le millésime se présente bien, frais, avec de la tension, mais ici les vins ne sont pas maigres pour autant. Un peu plus d'autolyse que sur les 2025, mais elle reste plus discrète que sur le 2022 par exemple. Benoit ne cherche pas à ce qu'elle soit trop marquée. En 2024 Les Quarts des Noëls a bien trouvé sa place sur la tension, droit et citronné. Noëls de Montbenault semble plus mûr, plus opulent, plus citron confit, peut-être une petite volatile, mais bien intégrée, qui rajoute du peps. L'élevage fût est déjà bien absorbé et très discret. Montbenault 24 est vraiment très prometteur.
2023 en bouteille : (millésime compliqué, avec beaucoup de pluie sur septembre. Mais Benoit s'en tire très bien. Il y a eu du volume. Il y a un peu de cuves sur ce millésime du coup, et pas uniquement des fûts. D'autant plus que 2 fûts n'ont pas été gardés car volatile trop haute et n'étaient pas au goût du vigneron. Benoit fait les vins qu'il aime et assume complètement les risques du vin nature. Sur ce millésime avantage à Montbenault également à mon goût. Quarts des Noëls est assez facile d'approche, manquant d'un poil d'intensité peut-être en comparaison. Montbenault est plus dense, plus mûr, plus long, peut-être à peine plus volatile et moins bonne tenue à l'air, plus fou-fou mais plus de choses à raconter, va aussi demander plus de temps, là où Les Quarts devra être bu plus vite (encore que les surprises sont vite arrivées, surtout avec des vins vivants comme ceux de Benoit...) Un grand merci à lui pour l'accueil et pur toutes les explications, précisions, etc... Des vins déjà magnifiques, pourtant encore jeunes, et ce n'est que le début de l'aventure. Vivement la suite.
William Kelley (qui travaille pour le Wine Advocate) a créé son petit domaine en Bourgogne en 2018.
William Kelley - Bourgogne aligoté 2022 : (vignes sur Meursault) Couleur or, nez avec une jolie réduction type Lalou-Bize, allumette, pétard, sésame, pas trop envahissante non plus, jolis fruits jaunes, floral. Bouche avec un très beau volume, encore un soupçon d'élevage, touche autolyse, très belle acidité pour 2022, c'est intense, énergique, fait plutôt chardonnay même s'il n'y a pas beaucoup de beurre, très belle longueur. Un superbe aligoté, bien dans le style Lalou. TB++.
Micro-négoce (une vigne en propriété depuis peu) créé en 2019 par Yves Roy (qui vinifie chez Novice), Olivier Guala et Yoshinori Kuroda (qui a travaillé chez Tissot et Overnoy-Houillon).
O2Y - L'autre petit Nico savagnin ouillé : (2021 et 2022. Car peu de volume en 2021, à Villette les Arbois et Poligny. 12 mois foudres pour 2022, 12 mois en cuve inox pour 2021 avant de rejoindre les 2022 en foudres) Couleur paille un peu trouble, joli nez dès l'ouverture très typé savagnin ouillé version Jura nature, fruits jaunes, fruits secs, citron confit, pointe autolyse, pointe de volatile, un côté floral aussi, bien équilibré. Bouche avec une texture presque huileuse, énergique, beau volume et bonne acidité, riche sans être lourd, on retrouve le citron confit, précis, salivant, parfaitement propre. Belle découverte. TB+.
Antoine Foucault, le fils de Charly (Clos Rougeard), sa femme Caroline, et désormais leur fille Emma (ils font tout à 3 !), se sont lancés en 1999 avec ce domaine de 12 hectares aujourd'hui, nommé d'après la place du Collier à Chacé. Ils reprennent d'abord les recettes du Clos Rougeard : gros travail en bio à la vigne, vignes parfois centenaires avec leurs propres massales, élevages longs..., puis réduisent les doses de soufre (sulfitage à la mise uniquement), cherchent encore plus de finesse et de tension dans les vins. Les rouges sont énergiques, parfois un peu réducteurs, austères en jeunesse mais vieillissant très bien. Les blancs sont tendus, salins, et en même temps toujours concentrés grâce aux faibles rendements. Les meilleurs Saumur sont probablement ici.
Visite au domaine (nov. 2025)
Descente dans les caves troglodytes à perte de vue. Tout a été rebâti par Arnaud et Caroline, un travail de titan mais un résultat et des conditions désormais exceptionnels. 3 millésimes sont en cours d'élevage ! 2023-24et25. Les rouges fermentent en cuves inox, les blancs en fûts. Entonnage par gravité. Aucun SO2 jusqu'à la mise en bouteille, "juste du raisin". Sur les blancs aucun blocage de malo bien sûr, mais c'est assez rare qu'elle se fasse. On commence avec un fût de blanc 2023, avec beaucoup de volume comme tous les vins ici avec les petits rendements, tout en ayant de l'acidité, du gras, du fruit, pas spécialement de réduction sur lies sur aucun vin goûté ce jour-là. Un fût neuf goûté à côté présente un peu le même esprit. C'est parce que les vins sont concentrés grâce au travail à la vigne (vieilles vignes, massales, etc...) qu'ils supportent sans problèmes un peu de fûts neufs, et pendant 3ans, donnant des vins qui ont un gros potentiel de garde. Charpentrie 2023 (en réalité juste les plus vieilles vignes de Charpentrie) qui comme toujours est plus droit, tout en allonge, vraiment prometteur.
Blanc 2021 en bouteille : millésime avec bien sûr une superbe tension, mais ici il y a aussi beaucoup de densité, déjà sublime en l'état, et encore un gros potentiel de garde.
Ripaille rouge 2019 : excellent cabernet, tous petits rendements sur ce millésime, mûr, concentré, mais il a gardé de la fraîcheur, fruits noirs, un côté floral, thé, épices, grosse allonge en finale, sensation caillou, pousse très loin, magnifique. Gros potentiel de garde.
Ripaille rouge 2020 : un peu plus en rondeur, un poil marqué par l'élevage, fruité mûr, cassis, un peu moins d'allonge, mais déjà beaucoup mieux après quelques minutes. A attendre un peu pour qu'il finisse de se mettre en place. Un peu moins le coup de cœur que 2019, mais très bon aussi.
Domaine du Collier - Saumur blanc 2010 : couleur or pâle, nez expressif, sur la pomme blette, les fleurs blanches, le citron et le pamplemousse. Attaque vive en bouche, avec une belle tension, beaucoup de fruits (pomme, pamplemousse), des notes florales, bonne matière, un peu d'amertume en fin de bouche. Longueur moyenne. Bon vin, à peine en-dessous de ce que j'ai pu goûter chez Bernaudeau, Leroy, Angéli, Boudignon, Chevré qui présentaient encore un peu plus de tension. Note : 17/20.
Collier (Dive Bouteille 2019/2020)
Très beau Saumur blanc 2016, énergique, tendu, Charpentrie 2016 bien plus gras en gardant une belle fraîcheur. Deux grands chenins ! Les rouges Ripaille 2016 et Charpentrie 2016 un peu plus compliqués, servis frais avec un peu de réduction, mais beau jus. A regoûter avec carafage.
Collier Blanc 2020 : nez fruits presque exotiques, touche pomme mûre, attaque en bouche avec une petite volatile, peu d'élevage ressenti, presque une petite sucrosité, la petite volatile emmène du peps, pas très haut en alcool pour 2020, plutôt gourmand, finale pas très longue, pas une grosse acidité mais pas de lourdeur non plus. Plutôt très bon maintenant, dans un style un peu plus "nature" que d'habitude, même si ça n'a pas bougé sur le fond de bouteille, peut-être un peu moins de fond sur ce millésime que sur 2021. TB.
Rouge Ripaille 2019 : regouté en bouteille, comme au domaine très racée, frais, un peu eucalyptus, beaucoup de fond, déjà très bon et parti pour durer. Top.
Saumur blanc 2016 :à l'ouverture très beurré, gras, typé chardonnay généreusement élevé. Il se transforme avec l'aération, après quelques heures commence à faire chenin, poire, pomme blette, agrumes, bouche tendue, finale salivante avec de beaux amers. A bien carafer ou à attendre quelques années dans l'idéal. TB. Une autre bouteille un peu plus tard faisait encore plus beurrée, grasse, typée Côte de Beaune, joli fond, à attendre. TB. Une troisième bouteille faisait elle très chenin, poire, tension et petits amers, pas beurrée, pas d'élevage ressenti. TB+.
Domaine du Collier - Saumur 2016 : couleur or pâle, nez qui semble déjà un peu évolué, pomme et poire bien mûres, un peu d’élevage beurre et vanille encore. Bouche plutôt en rondeur pour un chenin, avec du gras, beau volume, juste ce qu’il faut d’acidité derrière. La finale est assez longue, elle reste digeste, plus minérale et citronnée que l’attaque. Ça commence fort. TB+. Une autre bouteille une semaine après ouverte aussi à l'avance présentait plus d'élevage beurré vanillé. TB.
Dive 2022
Collier Ripaille rouge 2016 solaire, sur l’élevage vanille café, à attendre. Saumur ripaille rouge 2018 encore un peu réduit et sur l’élevage mais beau jus frais derrière, mieux que le 2016 de la veille. Blanc 2018 sur l’élevage vanillé, assez rond, va demander du temps pour patiner l’élevage. La Charpentrie 2018 ajoute un peu plus de fond et de tension. Les 2016 blancs de la dernière édition se goutaient mieux.
Eloi Gros, Beaujolais-villages Le Perréon « Au Laveur » 2023 : Couleur claire, rubis, très brillante, nez cerise rouge croquante, un peu bonbon, pivoine, assez simple mais plutôt gourmand. Bouche avec un beau volume, beaucoup de fruit, texture soyeuse agréable, pas de tannins, pas de bois, un peu de gaz à l’ouverture, aromatique du nez très cerise rouge un peu bonbon, simple et qui lasse un peu, sinon bon équilibre entre fruit mûr et acidité mais semble pas tout à fait en place. Longueur moyenne, on reste sur ce côté cerise bonbon. A revoir dans quelques mois. Le lendemain début de souris. B-.
Corentin Houillon, Force of Nature 2022 Roussette de Savoie : couleur claire, nez avec une petite réduction sur lies à l’ouverture, plutôt noble, du coup un côté Bourgogne 2.0, grillé des lies, citron. La bouche reprend cette trame, vive, peu d’alcool (11%) mais sans aucune sousmaturité, florale, citronnée, pas un gros volume, pas de gras, beaucoup de fraîcheur, salivant. Seule la finale un peu moins acide et plus florale peut ramener sur la roussette, mais à 11% ça reste digeste du coup. Très propre et précis. Très beau vin, que j’ai préféré sur le côté énergique et un peu plus réducteur à l’ouverture. Certains regrettent de ne pas reconnaître la roussette classique, pour d’autres c’est un tour de force, c’est selon. Je suis plutôt de la seconde catégorie personnellement. J’ai l’impression de le goûter comme Ensemble 2021 des Côtes Rousses, une altesse également. TB.
Fontaine-Gagnard - Chassagne-Montrachet 1er cru Morgeot rouge 2023 : pinot coloré, mais rien d'alarmant pour 2023, nez avec encore un peu d'élevage mais sans excès pour 2023, beau fruité rouge et noir, petite touche ronce. Bouche avec un beau volume, de la fraîcheur pour 2023, tannins de qualité déjà fondus, encore un peu d'élevage à intégrer mais plutôt noble, avec une bonne longueur, sans lourdeur pour le millésime. Trop jeune mais bien né avec un beau potentiel, devrait se faire assez vite. TB-.
Clos St Jean rouge 2023 : un peu moins arrondi par l'élevage, un peu plus petits fruits, plus d'allonge, tannins un peu plus serrés. TB.
1er cru Morgeot blanc 2023 : nez très beaunois, vinif très classique, beurré, fruits jaunes, éclatant. Bouche avec une bonne vivacité à l'attaque pour 2023, finale un peu plus beurrée boisée en rondeur. TB.
1er cru Caillerets blanc 2023 : nez grillé, lies, moins beurré, finale soufrée, à attendre.
Fontaine-Gagnard, Criots batard Montrachet 2022 : couleur assez claire, nez élégant, floral, peu marqué par l'élevage, bouche élégante aussi, demi-corps, acidité moyenne, pas d'excès de chaleur ni de bois, manque un poil d'intensité, et de complexité à ce stade, mais c'est encore tout jeune. Déjà mieux avec un peu d'ouverture, à attendre quelques années. TB.
Domaine créé dans les années 1980 par la famille Latta, dans la région de Ballarat, Victoria (ouest de Melbourne). Depuis quelques années, c'est le fils, Owen Latta, qui est en charge du domaine. Une partie d'achat de raisins (avec un gros suivi sur la qualité) et depuis peu quelques vignes en propriété, en bio. Travail sur la fraîcheur, sans trop de bois neuf.
Eastern Peake - Two Mile Hill chardonnay 2022 : (achat à Karel Schaefer. 12,7%. Elevage fûts et foudres) Couleur or pâle, nez de chardo assez classique, léger beurré, fruits jaunes, touche d'élevage vanillé, camomille. Bouche en demi-corps, acidité élevée de l'attaque à la finale, bien équilibré avec la petite touche sucrée d'élevage vanillé, fruits jaunes, à peine de gras, bonne longueur, encore jeune. Sur 3 jours ça n'a pas bougé. Bien fait dans un style très classique, qu'on pourrait placer en Bourgogne. Pas vraiment original, mais à 45€ il serait au bon prix en Bourgogne. TB.
Domaine d’1 ha créé en 2010 (mais premier embouteillage en 2014). Aidés par les De Moor, ils travaillent en biodynamie, proche du nature.
Vin de Deux (Valérie Gavaud et Bill Moysan), Chablis 2022 : Couleur or profond, nez riche en extraits secs, mûr, fruits confits, amande, petite touche pomme blett à l’ouverture mais qui va bien s’intégrer avec l’ouverture, pas très « chablisien » mais pourquoi pas, plutôt typé Anjou ou à la limite chardo du Jura. On a l’impression d’être sur la nouvelle génération pressurage lent avec un peu de macération et gosse oxygénation du moût. La bouche est très belle, énergique, toujours ce fruité confit mûr, et pourtant seulement 12,5% d’alcool, ça reste frais, avec une finale longue, tendue et salivante. Très beau vin, surtout pour un village. Le lendemain encore plus fruits exotiques, un peu ananas, il me rappelle Pico par exemple, tout en restant très énergique, précis. TB+.
Domaine créé en 2020 au moment du Covid, alors que Kreso Petrekovic, ancien sommelier importateur à New York et déjà propriétaire du domaine Podrum Franjo, se trouve à Primosten. C’est ici, sur la côte dalmate, qu’il s’associe aux viticulteurs Josipa et Neno Marinov, qui travaillent des vignes du cépage babic ayant entre 20 et 100ans, sur une côte calcaire à environ 300m d’altitude. Il s’associe avec Niko Dukan et commence l’aventure. Même s’il y a d’autres cépages au domaine, c’est le babic, un vieux cépage rustique dont il faut contrôler les rendements et les extractions qui fait la réputation du domaine, poussant très difficilement au milieu des cailloux et des murs de pierres sèches au bord de l’Adriatique. Le travail à la cave est plutôt proche du nature, même si les vins sont légèrement sulfités.
Vinas Mora, Kaamen III 2022 : (plus vieilles vignes du domaine, près de 100ans, provenant de 2 parcelles. Elevage vieux fûts et cuves. 14%) Couleur rubis foncé, joli nez sur la prunelle, la cerise rouge, une touche florale voire herbacée. La bouche montre un beau fruité, mais surtout une acidité élevée donnant la sensation d’une vraie profondeur minérale, il y a de la puissance, du corps, un brin de rusticité dans le bon sens du terme, mais aussi une grosse allonge et beaucoup de fraîcheur, une sensation de salinité en finale avec beaucoup de longueur, un côté intrigant, qui donne envie d’y revenir. On sent un vin encore un peu jeune dans l’idéal mais avec un gros potentiel et une vraie identité. Parfaitement propre sur 2 jours. TB+.
Premier millésime en 2023. Alex Martin a récupéré le domaine familial (chenin, cab franc…) autour de Montreuil-Bellay, après des expériences dans divers domaines, notamment au Clos Rougeard et chez Thierry Michon. Avec un chai flambant neuf, une cave dans la roche et un domaine de 24 hectares qu’Alex Martin récupère petit à petit, en commençant par faire peu mais qualitatif, l’avenir s’annonce radieux.
Alex Martin, Saumur blanc La butte des rochettes 2023 : (100% chenin. Elevage 1an vieux fûts). Couleur or aux reflets gris, nez ouvert de suite sur la pomme blett, la poire, les agrumes, pas d’élevage ressenti. Bouche légère en alcool, 12,5%, vive, pas beaucoup de volume ni de travail de texture, assez simple, bien typée chenin, finale fraîche, légère, salivante, avec une bonne acidité, pas très long, mais on y retourne facilement, très typé 2023 au final. B+. A noter que le vin était meilleur le lendemain, il a gagné en volume et le fruité semblait un peu plus mûr presque miellé.
Cartographie du Vignoble des Côtes d’Auvergne par l’IFV (Institut Français de la Vigne)
Sous l’impulsion de la Fédération des Côtes d’Auvergne et de l’association des Vins Volcaniques VINORA (https://volcanic-origin.com/) qui présentait son nouveau label « Volcanic Origin », l’IFV a été mandaté pour cartographier le vignoble.
Le projet complet est expliqué ici : https://www.tikographie.fr/2024/02/08/cartographier-le-vignoble-2-2-comment-la-science-des-sols-peut-repondre-au-changement-climatique/
Les résultats seront disponibles dans quelques semaines sur la plateforme E-Terroir.
Le 24 juin 2025, Véronique Genevois et Etienne Goulet de l’IFV étaient présents à Vulcania, lors de l’événement organisé par Vinora, pour livrer le résultat de leurs recherches.
Dans quel but ?
L’objectif principal de cette étude est de comprendre les différents terroirs d’Auvergne, à la fois au niveau géologique, mais aussi pédologique (les premiers centimètres du sol) et topographique (altitude, vent…)
En fonction des résultats, une réflexion plus précise pourra être menée sur le choix des cépages, des clones et des porte-greffes, avec en ligne de mire le réchauffement climatique qui impose une remise en question.
En fonction de la quantité d’eau disponible, de la vigueur de la parcelle, de la précocité… les vignerons auront des informations essentielles sur la façon de travailler la vigne.
Le but est aussi de favoriser l’installation de nouveaux vignerons. L’objectif affiché par la Fédération des Côtes d’Auvergne est de doubler la surface de l’AOC. Pour cela, les communes sont aussi sensibilisées et intégrées dans le circuit, notamment pour un accès plus simple à la constructibilité des chais. Dans l’idéal, la Fédération pourrait obtenir des terres (en friche ou non) et ensuite les revendre aux nouveaux viticulteurs afin de simplifier les démarches administratives ou l’accès aux prêts.
Enfin, un vocabulaire commun, plus précis, devrait peu à peu s’imposer.
La Cartographie
1215 points de sondage sur 489 hectares (les terres en AOC + quelques parcelles appartenant à des particuliers ou à des mairies) ! C’est donc un travail colossal qui a été mené, parfaitement objectif, avec une précision rarement atteinte pour ce genre d'exercice. Une carte avec une échelle inférieure au 1/5000e devrait donc être disponible sous peu.
Non seulement les types de sol et de sous-sol seront disponibles, mais aussi les « quantités de sol » avant de tomber dans le sous-sol, la quantité d’eau, la vigueur, la présence ou non de carbonate de calcium (très utile pour les porte-greffes).
Le classement a été établi en fonction de :
5 grandes formations géologiques simplifiées : formation du socle géologique, dépôts sédimentaires, formations issues des édifices pépéritiques, formations volcaniques, formations superficielles-dépôts d’alluvions et de colluvions.
Ce qui a abouti à 18 « Groupes Terroir » : voir schéma.
Puis ces groupes terroirs ont été classés en fonction de la présence ou non de carbonate de calcium (présent s’il y a du calcaire, absent si le sol est purement volcanique), en distinguant le sol et le sous-sol.
Ensuite, les sols ont été classés en fonction de leur milieu pédologique, c’est-à-dire le nombre de centimètres de « terre », l’horizon organo-minéral avant de tomber dans la roche. Ce qui permet de montrer le potentiel en eau et le potentiel vigueur de la parcelle.
Enfin, ces groupes ont été une dernière fois divisés en fonction de l’influence volcanique, en 4 catégories (aucune influence, faible influence, forte influence et 100% volcanique). Comme on peut le voir sur le schéma, le nombre d’hectares de sols purement sédimentaires reste dominant, devant les sols à forte influence volcanique.
Ce qui aboutit au final à « 100 Unités de Terroir ».
En conclusion, Véronique Genevois et Etienne Goulet ont insisté sur le fait d’avoir rarement vu autant de diversité sur une aussi petite surface. Il y a parfois une hétérogénéité très forte sur une même parcelle. Très logiquement, plus on approfondit l’étude, plus on se rend compte de la complexité des sols, avec de nombreuses parcelles où volcanisme et sédimentaire se sont mélangés au fil du temps dans des proportions très variables. Pour finir, comme l’a dit Gaétan Bouvier : « Encore une raison pour le sommelier, si besoin était, de faire preuve d’humilité face à la complexité qui se cache derrière une bouteille de vin ».
Un grand merci à Véronique Genevois, Etienne Goulet et l’IFV pour ce travail remarquable.
On aboutira à des cartes comme celles-ci sur E-Terroir : ici la face nord de Corent sur le mode "influence du volcanisme", et l'on pourra switcher sur les modes "Eau", "profondeur de sol" etc....
Dégustation
Golan Heights, Gamla Galilée chardonnay 2022 : un peu d’élevage et international mais pas mal fait, aucun excès de chaleur.
Golan Heights, cab sauv 2024 ? : moins intéressant que le chardonnay.
Cristom, chardonnay 2020 Eola-Amily Hills Willamette valley 2020 : chardonnay avec du gras, à la bourguignonne, petit élevage grillé, sans excès, une bonne tension et du fond derrière.
Cristom, pinot noir Jefferson 2021 : un peu trop boisé, arrondi, élevage toasté.
(Cristom (Oregon) à Prowein
Jefferson pinot 2019 (13,5%) un peu serré, grappe entière, frais, bon, peu de bois, pur, long. Jessie 2019 un peu trop serré en l’état mais beau fruité, très frais, belle acidité, pas de bois. Eileen 2019 (13,7%) plus tannique, plus de matière, léger boisé, moins sur le fruit, taillé pour la garde, plutôt prometteur. Belle gamme.
Regoûté plus tard dans un autre contexte Jefferson 2019 semble un peu trop marqué par son boisé toasté, joli fruit, belle texture sinon.
Gavalas, Posta 2023 santorin : nez aromatique et floral, petit grillé des lies. Bouche pas très haute en alcool pour un assyrtiko majoritaire, un peu de vivacité en attaque, un peu de lies, mais finale un peu courte par rapport aux meilleurs.
Planeta : Eruzione 1614 2021 blanc carricante avec une belle tension, petit grillé des lies, sensation presque tannique en finale, grosse allonge minérale, de la tension, joli. Eruzione 1614 rouge 2020 un peu compliqué dans la série, jolie aromatique presque pinot, assez fin, déjà un début d’évolution, finale un poil lisse pour un nerello mascalese.
De Bortoli, Sol e Vento 2023 : un peu trop aromatique avec un côté muscaté, mais sinon reste frais.
Oremus, Tokaji dry manolas 2022 : très noisette, style d’élevage marqué, manque de peps.
Oremus, Tokaji Late Harvest 2020 : muscate un peu, peu d’acidité pour tokaji.
Dr. Loosen : Urziger Wurzgarten kabinett 2023 peu acide, aromatique, juste tenu par son gaz. Wehlener Sonnenuhr Spätlese 2022 très joli, tendu, joli fond minéral, salivant.
Barbeito, Rainwater 5ans, Boal 5ans et Malvoisie 5ans : jolie gamme bien maitrisée pour des jeunes Madère, avec une préférence pour le Boal, bel équilibre, finale qui noisette.
Allegria, Cinsault 2024 : nez plutôt joli, cinsault très fruité et fin, mais souris en finale.
Allante Boulanger, chardonnay sous poids 2020 : chardo nature avec une petite volatile, plus au nez qu’en bouche, cette dernière est énergique, élégante, la volatile bien intégrée, plutôt long et salivant, mûr sans être haut en alcool, joli.
Kolfok, grüner veltliner Vulkan Alte Reben 2021 : joli grüner avec une belle tension, du fruit mais sans aucune opulence, frais et élégant, belle découverte.
Guilbert-Gillet, Bourgogne rouge Les Perrières 2022 : couleur assez sombre pour du pinot, joli nez, sérieux, de ronce, fruits rouges et noirs. Bouche juteuse, belle acidité, on retrouve les fruits rouges et noirs, quelques tannins, beaucoup de fraîcheur, on a plutôt l’impression d’un millésime frais, et d’un vin en grappe entière (alors que non), aucune boisé ressenti, belle longueur pour un régional. Apparemment une cuvée assez accessible pour le domaine qui produit des Savigny encore plus sérieux. Joli style TB+.
Thomas Batardière, grolleau amor fati 20 ou 21 ? : peut-être la bouteille décevante de la soirée, nez très réduit, il y a un beau jus et de la fraîcheur en bouche, mais beaucoup de réduction aussi, à voir si on peut carafer plus longuement. B-.
Jurtschitsch, Blanc de Blancs Sekt Brut : joli blanc de blancs, tendu, frais, peu de sucre ressenti, assez long. TB.
Dne Andrée Stéphane Erissé, Grolleau gris l’étreinte 2019 : blanc avec du peps, de la tension, aromatique peut-être un peu neutre, mais c’est bon.
Nyetimber, Classic cuvee : bulle anglaise, toujours classique, bien faite. B.
Yquem 2015 Mag, et 2022 : gros coup de cœur sur le 2022, millésime pourtant concentré et riche sur le papier (près de 160gr de SR au final cette année-là) mais l’équilibre est là, le bois bien digéré, déjà bon en l’état, et bien sûr gros potentiel de garde. 2015 en magnum m’a semblé un peu plus lourd, encore un peu vanillé.
Oddbird, blanc de blancs sans alcool : comme l’an dernier l’effervescent est plutôt on, facile à boire, plus compliqué sur les autres.
Wieninger, Gemischter Satz Ried Ulm 2023 : un peu trop aromatique, sinon plutôt frais et sympa. + ried Kaasgraben Sievering gruner veltliner 2023 mag pas plus convaincu…
Pahlmeyer (Napa), Jason Sauvignon 2019 : sauvignon très aromatique, pas trop de bois, quand même de l’acidité, mais très variétal.
Lingua Franca (Oregon), Bunker hill chardonnay 2022 : chardonnay très boisé.
Château Galoupet, cru classé rosé 2024 : rosé assez simple, sans vice ni vertu.
(Galoupet rosé 2024 grande cuvée mieux goûté que l'an dernier, très joli avec de la tension, du volume, vrai rosé de table. Rosé 25 second vin léger facile simple.)
Ceretto, Barbaresco 2022 : joli nez très floral, petits fruits rouges, bouche légère, fine, peu tannique pour du nebbiolo, pas très long, un peu lisse dans le style mais plutôt agréable et facile à boire.
(Ceretto à Prowein : Barolo 2018 un peu chaleureux moderne, mais servi chaud. Barolo Brunate 2018 (1an fût 1an foudre) assez arrondi et boisé, bof.
(Ceretto Barbarsco 2022 en rondeur, peu tannique, élégant. Barolo 21 sur la tension du millésime, du fond mais un peu serré et austère, Barbaresco Bernadot 2019 un peu chaud et serré, Asili 2020 plus épicé plus de fond encore un peu jeune. Brunate 2018 rond et facile, très fin, joli. Barolo Prapo 2014 un poil végétal. Plutôt une jolie gamme, en foudre mis à part le Brunate, assez fin globalement.)
Feiler-Artinger, Gelber Muskateller Ruster Ausbruch 2018 : joli liquoreux, qui ne muscate pas trop, beaucoup de fruits exotiques, pas mal de sucre mais bonne acidité, bel équilibre.
Dreissigacker Riesling Wunderwerk 2019, Riesling organic 2024, Bechtheim 2020 ? Einzi 2014, Legend 2015 Mag , Pinot blanc 2022 : excellent Wunderwerk 2019 riesling sec, très tendu, salivant, mais avec une matière mûre, gros potentiel encore. Joli Legend 2015 en magnum également. Globalement de beaux rieslings, le pinot blanc un peu lourd et boisé par contre.
Steininger, Sekt Gruner Veltliner 2012 ried Steinhaus (Niederosterrich) : effervescent avec un fruité très mûr, exotique, qui manque un peu d’acidité, des amers trop marqués.
Jurtschitsch Loiserberg Gruner veltliner 2014 Kamptal : jolie aromatique, début d’évolution, un peu cire, manque un peu de longueur.
Mantlerhof, Röter veltliner 2012 : déjà bien évolué, un peu champignon, manque un peu de longueur.
Knoll, riesling 2015 schütt Smaragd : très beau riesling, encore jeune, beaucoup de peps, de l’allonge, sans l’opulence qu’il pouvait y avoir autrefois sur les Smaragd du domaine.
Tement, Morillon ried Sulz 2015 (Sud styrie) : pas forcément très boisé, mais un peu riche, finale sur les amers qui manque de peps.
Sattlerhöf : Gamlitz 2024 sauvignon sur lies en réduction, simple, un peu sur le fruité de départ, façon entrée de gamme riesling. Ried Alter Kranachberg 2022 sauvignon parcellaire, une des grosses cuvées du domaine, (20-30mg SO2 total juste à la mise, nez réduction sur lies, pierre à fusil, on sent le sauvignon frais, sans excès, bouche très tendue, presque tannique, crayeuse, grosse allonge, clairement un grand vin mais qui va demander un peu de temps de garde. Un côté silex de Dagueneau mais moins sulfité, un poil plus mûr peut-être aussi.
F. loimer : bulle blanche non dosée, un peu trop stricte.
Seckinger, riesling Ruppertsberg 2021 : un peu décevant, brioche, lies, manque de peps, pas très marqué riesling.
Jessica Litaud, Pouilly Fuissé, la simplexité ? 2023 : un peu décevant aussi, pas tout à fait en place, pas le peps des 2021.
Sepp Muster, Graf Morillon 2021 : B+.
Dne du Gringet, Le Feu 2022 : très herbacé, anisé, sensation chaleureuse, manque de tension.
Petit-Clergeot, Chevry cuvee cuve 2021 : (deg 2024) style droit, un peu austère, belle finale crayeuse.
Ch Yvonne, Bay rouge grolleau 2022 : beau fruité un peu typé grenache, donc petite sucrosité pour grolleau, encore un peu de tannins en finale, notes florales. B+.
Judith Beck, blaufrankisch ried altenberg 2015 : peut-être le vin le plus intéressant du soir, fraîcheur de cabernet franc, léger pour un blaufrankisch 2015, belles notes lardées typées syrah, top.
Penfolds, RWT Barossa shiraz 1999 : (13,5%) belle surprise, très lardé, évolution noble, assez fin pour Penfolds.
Cigliutti, Barbaresco Serraboella 1999 : très évolué, mais il y a du fond, de la fraîcheur.
Hénin, L’odyssée pétillante : jolie bulle, assez ronde et facile, typée blanc de blancs crémeux, pas du tout nature, ressemble beaucoup à toutes les autres cuvées du domaine finalement.
Domaine créé fin 2019 par Jean-Marie Chapier, qui a racheté les vignes du domaine Naigeon. 12ha + un peu d'achat de raisins.
Les Astrelles, Coteaux Bourguignons en riotte 2022 : Couleur très claire, nez de cerise rouge, très pivoine aussi, petite touche vanillée, pointe bonbon sans excès. Bouche gourmande, légère en alcool (11,5), pas beaucoup d'acidité, quand même du corps pour un vin à 11,5%, beaucoup de fruite et de floral, rond et gourmand, pas très long, mais du plaisir. Belle entrée de gamme. B+.
Créé en 2020 par Benjamain Guilbert (ancien de chez Gonon et Comte Liger-Belair) et sa femme Caroline à Savigny-les-Beaune. 3,6ha dont 0,5 de blanc sur Savigny et Chorey. Rouges sérieux, égrappés, pressurages longs et macérations longues.
Guilbert-Gillet, Bourgogne rouge Les Perrières 2022 : couleur assez sombre pour du pinot, joli nez, sérieux, de ronce, fruits rouges et noirs. Bouche juteuse, belle acidité, on retrouve les fruits rouges et noirs, quelques tannins, beaucoup de fraîcheur, on a plutôt l’impression d’un millésime frais, et d’un vin en grappe entière (alors que non), aucune boisé ressenti, belle longueur pour un régional. Apparemment une cuvée assez accessible pour le domaine qui produit des Savigny encore plus sérieux. Joli style TB+.
Domaine de 6ha (60% en chardo, 40% en pinot noir) situé en Lombardie, dans la zone orientale du Franciacorta (mais le vigneron refuse l’appellation, comme sa voisine Alessandra Divella). Travail en biodynamie et en nature.
Nicola Gatta, Blanc de Noirs 70 Lunes Nature : (100% pinot noir, environ 70 mois sur lattes. En partie sous bois. Deg 2023. 29mg total.) Couleur paille, assez claire, surtout pour un pinot avec 70 mois sur lattes. Nez citron confit, floral, élégant, à peine brioché, pas du tout typé pinot, pas spécialement vineux, encore jeune. Bouche très élégante, fruité mûr, bulle fine, un peu crémeuse, et finale très saline, umami. Pas du tout typé "nature". Très belle bulle. TB+.