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Mon carnet Vin

2 janvier 2026

Domaine du Calice (Arbois) ***

 

Domaine créé en 2021 par Loïc Le Blaye (ancien stagiaire chez Stéphane Tissot). Il produit pour le moment un savagnin (Sous le viaduc, premier millésime en 2021) et un Pinot noir (premier millésime en 2022). Vins natures.

 

 

Domaine du Calice, Pinot noir 2022 Vin de France : Couleur rubis très claire, nez réduit à l'ouverture, a besoin d'aération, puis jolies notes de pinot infusé, très pivoine, framboise, groseille. Bouche très fraîche, légère, pas beaucoup de corps, et une bonne acidité, sur le côté très infusé floral et fruité du nez, au départ la réduction gâche un peu le plaisir, mieux ensuite, mais on sent un vin fragile avec lequel il ne faut pas trop traîner non plus (souris après quelques heures). Pas une grosse longueur, mais une belle buvabilité sur cette fenêtre de tir, malheureusement un peu courte, mais c'est plutôt prometteur pour un premier millésime. B+.

 

25 décembre 2025

Hélène Charbaut (Mareuil-sur-Aÿ) ***

 

Domaine créé en 2020 sur Mareuil-sur-Aÿ, Avenay-Val d’Or et Bisseuil. Elle reprend le domaine familial Guy Charbaut. 3ha. En conversion bio ?

 

Hélène Charbaut, La Meunière 2020 Extra Brut : (100 meunier, à Bisseuil, 50% fût 50% cuve, dég 10/2023) Couleur saumonée, nez très pinot, fruits rouges, frangipane, élégant. Bouche à la bulle fine, pas énormément de gaz, mûre et patinée, beau fruitée, pur, puis une finale qui s'allonge, fraîche, avec du fond et de l'élégance, précise. Très belle découverte. TB+.

 

 

18 décembre 2025

Soirée Madère

 

Madère est un petit archipel d'îles (dont l'île principale se nomme aussi Madère), appartenant au Portugal et situé dans l'Océan Atlantique.

 

 

 

C'est un archipel au climat subtropical humide (soumise à l'anticyclone des Açores et au Gulf Stream), où il ne fait jamais très froid, mais jamais très chaud non plus, avec beaucoup de vent et énormément de pluie sur la partie Nord de l'Ile principale. Il s'agit aussi d'un volcan, culminant à 1862m d'altitude.

 

 

Les vignes ne sont plantés que sur les bords de l'île. Les cépages secs comme le sercial sont généralement plantés sur les secteurs les plus froids et vendangés en dernier, contrairement à la malvoisie plantée sur les secteurs plus chauds. 

Il y a à l'heure actuelle 7-8 producteurs, qui achètent les raisins à environ 2000 viticulteurs (seul H&H possède une dizaine d'hectares), pour un total de 500 hectares environ. Chaque producteur récupère donc des raisins d'un peu partout sur l'île.

 

Les sols sont donc volcaniques, on distingue : le saibro (un tuf rouge décomposé), le cascalho (un sol caillouteux), la pedra mole (un tuf jaune sableux) et les massapes (littéralement « coup de pied », une argile issue de la décomposition d'un tuf sombre).

 

 

Les vignes sont historiquement plantées en pergola, ce qui permet une double culture (de la patate douce par exemple), mais depuis quelques années on peut aussi trouver des vignes en VSP (= palissage) comme sur la photo du bas.

 

 

Les cépages 

On peut aussi trouver du Bastardo (=trousseau) et il y a longtemps du Moscatel (= muscat). Le Tinta Negra est de loin le cépage le plus planté, il sert pour toutes les entrées de gamme. Le boal et le sercial sont les plus rares et donneraient les vins les plus complexes, sans parler du Terrantez quasiment disparu car très sensible aux maladies ou au botrytis.

 

 

Histoire 

Lors des voyages en bateau (environ 16e siècle), les vins étaient fortifiés à 20% d'alcool pour la conservation. Mais on s'est aussi rendu compte que plus ils passaient de temps proche de l'Equateur, sur la route pour le Brésil ou les Indes, à des températures avoisinant les 50°, meilleurs ils étaient. D'où la méthode moderne unique au monde qui consiste à faire chauffer les vins.

 

 

Fabrication

En fonction du taux de sucre que l'on veut obtenir, les vins sont mutés à l'alcool de vin à 96°, ce qui va stopper la fermentation (au 1er-2e jour environ pour les plus sucrés, après 8jours pour les plus secs) et permettre d'obtenir des vins à environ 20% d'alcool. 

Les vins sont ensuite chauffés soit par la méthode de l'estufagem (quelques semaines dans des cuves), soit par la méthode plus noble mais plus longue du canteiro (quelques années en fût dans un endroit chaud, le plus souvent sous les toits).

L'élevage se poursuit ensuite en fût de chêne (les "pipas") qui font le plus souvent autour de 500L, sans ouillage. D'Oliveiras est l'un des rares producteurs de l'île à n'utiliser que du chêne américain. On dit généralement qu'après mutage/chauffe/élevage oxydatif les vins ne vieillissent plus une fois embouteillés et ne bougent pas après ouverture de la bouteille.

 

Les vins sont généralement bus dans des verres à vin blanc, à des températures qui sont plutôt celles des vins rouges (16-19°).

 

 

Soirée 1

 

1 Barbeito, Vinhas do Farrobo Bastardo 2022 : (100% trousseau) rouge très léger (10%), très clair en couleur, proche d’un rosé, fait sr le Nord de l’île principale, très framboise, groseille et floral. Bouche légère, acidulée, quand même texturée, assez courte mais très digeste, presque désaltérante.

 

2 Antonio Maçanita et Nuno Faria, Vinho do Porto Santo Caracol 2024 : (Porto Santo est une île légèrement plus chaude et humide, aux sols sédimentaires. Les vignes sont très proches du sol, dans le sable, pour éviter le vent) blanc vif et citronné, légèrement plus haut en alcool que le précédent (12%), avec un élevage sur lies léger, peu de corps, mais une finale salivante avec une sensation saline.

 

3 Barbeito, Madère Rainwater Reserva 5ans (demi-sec) : Entrée de gamme à l’univers des Madère, dans un style facile (Rainwater viendrait de l’eau qui pouvait imbiber les fûts lorsqu’ils étaient à l’air libre), en rondeur, avec peu d’acidité, pas mal de sucre pour un demi-sec, sur des notes de toffee, la finale est un peu courte, l’alcool se ressent un peu. Pas mauvais, mais très loin du niveau des suivants.

 

4 D’Oliveiras, Madère Verdelho 2007 emb. 2023 (demi-sec) :  couleur ambrée, nez très différent du précédent, beaucoup plus chocolat noir, café, noix, cannelle, date… Bouche très punchy, pas très riche en sucre, avec une très belle acidité, peut-être pas le plus complexe de la soirée mais l’équilibre est parfait, avec une sensation de fraîcheur et de vin digeste malgré les 20%, l’ampleur et la longueur des grands Madère.

 

5 D’Oliveiras, Madère Sercial 1969 emb. 2018 (sec) : couleur acajou, nez plus marqué par le temps en fût, encore plus « noir », proche d’un vieux whisky du Speyside en fût de sherry, peu de fruit, mais très riche en café, encaustique, polish, cire, tabac, boîte à cigare, girofle. La bouche est légèrement plus sèche que le verdelho 2007, mais de peu, un peu plus en rondeur avec un peu moins d’acidité, plus complexe, mais un peu moins aérien, il demande plus de temps, longueur exceptionnelle là aussi.

 

6 D’Oliveiras, Madère Boal 2006 emb. 2024 (demi-doux) : un boal qui semble encore un peu fermé, compact, puissant et riche, probablement encore un peu jeune pour un boal, en tout cas dans cette séquence-là.

 

7 D’Oliveiras, Madère malvoisie 2002 emb. 2022 (doux) : couleur acajou, très beau nez sur le café, la noisette, la noix, un côté menthol/eucalyptus. Comme le Verdelho 2007 c’est surtout l’équilibre qui est parfait sur cette version. La bouche est assez riche en sucre, mais avec une acidité très élevée, beaucoup de fraîcheur, et presque un côté aérien sur ce Madère, sans perdre en intensité et en longueur. Une nouvelle grande bouteille. Signe que les Verdelho et les Malvoisie nécessitent moins de temps que les Boal ou les sercial réputés plus nobles.

 

8 D’Oliveiras, Madère Tinta Negra 1998 emb. 2021 (doux) : robe acajou, quelques reflets rouges, nez de chocolat noir, café, un côté fruits rouges également. Bouche sucrée, avec un peu moins d’acidité que la malvoisie, un peu plus vineuse et en rondeur avec un peu moins d’allonge.

 

 

Soirée 2

 

1 Antonio Maçanita et Nuno Faria, Tinta Negra dos Villoes 2024 : (100% tinta negra sur l’île de Madère. 10%) rouge très léger, fruité et floral, acidulé, simple et facile à boire.

 

2 Antonio Maçanita et Nuno Faria, Vinho do Porto Santo Caracol 2024 : (pressé grappes entières, 10mois d’élevage en cuves inox. Sols sables et calcaires ici) Blanc plus sérieux que le rouge précédent, tendu, avec une autolyse plus marquée que sur la bouteille de la soirée précédente, un peu pus énergique et salin.

 

3 D’Oliveiras, Madère Sercial 1990 emb. 2022 (sec) : très belle bouteille dans un style austère, qui a semblé plus sec et punchy que le 1969 de la précédente soirée.

 

4 D’Oliveiras, Madère Verdelho 2007 emb. 2023 (demi-sec) : derrière le Sercial 1990, le vin a d'abord semblé un peu alcooleux. Mieux sur la fin de la dégustation. Mais un peu moins de plaisir pris que sur la bouteille de la semaine précédente.

 

5  Henriques & Henriques, Madère Verdelho 1934 emb. 1960’s ? (demi-sec) : un bonus hors-norme, d'une couleur brun orangé, le nez est fruité sur la marmelade d'orange, l'abricot sec, le miel, avec une petite évolution sous-bois/fumé, une volatile un peu plus haute qui rappelle certains oxy catalans. La bouche est par contre très fondue, pas très acide mais pas très sucrée non plus, en rondeur, plus gourmand et moins violent que les D'Oliveiras, moins de peps, mais aussi moins d'allonge saline, un côté facile à boire ici. A la fois jeune par son côté fruité et son relativement peu de temps en fût (et probablement aussi des fûts de chêne français qui boostent moins l'élevage que chez D'Oliveiras) et à la fois comme patiné par le temps en bouteille. Comme quoi, à l'image des spiritueux on pourrait parler d'OBE (old bottling effect) après autant d'année, avec une sensation de rondeur (perte d'alcool et d'acidité). Merci Michel !

 

6 D’Oliveiras, Madère Boal 1988 emb. 2018 (demi-doux) : très belle bouteille, pas trop sucrée pour un Boal, équilibre parfait entre gourmandise sucrée et tension acidulée, longueur interminable.

 

7 D’Oliveiras, Madère malvoisie 2003 emb. 2020 (doux) : une belle bouteille mais qui aura été surclassée par la suivante, un peu plus de fruit et de rondeur ici mais moins d'intensité.

 

8 D’Oliveiras, Madère malvoisie 2002 emb. 2022 (doux) : comme lors de la soirée précédente, une très grande bouteille qui a fait l'unanimité.

 

9 Niepoort, Porto Vintage Quinta do Passadouro 1995 : le strict opposé du Madère, avec des raisins rouges, un élevage court d'environ 2ans en fût, sans oxydation, et sans la ""chauffe". Un porto sur les fruits rouges et le chocolat, qui semble un peu simple, voire même un peu fatigué derrière les Madère.
 

 

 

Quelques accords mets/vins

Du plus sec au plus sucré : poisson grillé, saumon fumé, sushi, tartare cabillaud/boeuf sauce balsamique, salade balsamique, manchuego/fromages secs, olives/tapenades. Viande en sauce type soja, érable, caramel, miel, Madère. Vieilles mimolettes, pâtes persillées. Dessert chocolat, café, noix. Cigares...

 

 

Conclusion

Une découverte pour la plupart des participants, qui ont été marqué par l'intensité, la complexité et les longueurs en bouche exceptionnelles avec lesquelles les vins non fortifiés ne peuvent rivaliser. Le tour de force des grands Madère est aussi de rester digeste, frais, et ne saturent pas le palais grâce à leur acidité élevée et leur absence de tannins, et ce malgré un taux d'alcool autour de 20%.

 

14 décembre 2025

Soirée Rising stars, les jeunes domaines à la hype

 

Soirée "Rising stars", les jeunes domaines "à la hype"

 

Tout est dans le titre... Dégustation à l'aveugle bien sûr, avec un panel de dégustateurs éclairés. Tout a été ouvert le midi pour le soir, en Zalto Universal. Vins du monde entier. C'est l'occasion de débattre des modes, des prix, des styles (infusion, autolyse...), de l'impact des réseaux sociaux, de la qualité de ces jeunes domaines encensés (même si ce n'est qu'une bouteille un soir, ça ne suffit évidemment pas pour juger de la qualité globale du travail).

Quelques bonus ont été ajoutés, pas forcément dans le thème.

 

 

1 Peter Wagner, Spätburgunder Oberrotweil 2022 (Baden) : (créé en 2016, sur le volcan Kaiserstuhl en fûts non neufs) Couleur de pinot assez claire, nez expressif très gourmand de pivoine et fruits rouges, plutôt sur de l'infusion, touche viandée/fumée. Bouche très gourmande, fruitée, légère en alcool, petite sucrosité gourmande, pas une grosse acidité mais comme il y a peu d'alcool le vin reste digeste, plutôt en rondeur donc, mais ultra gourmand et facile à boire. Pour une trentaine d'euros, gros plaisir.

 

2 Jean Marshall, Nuits-St-Georges 1er Cru Aux argillas 2023 : (Jeune vigneron qui vient de récupérer les vignes de son père, auparavant louées à Méo-Camuzet notamment. Travail à la vigne façon Lachaux/Leroy et bio. Parcelle juste au dessus de charmotte, dans la combe. Grappe entière départ des fermentations avec des pieds de cuve. Elevage en céramique, comme Arnoux-Lachaux)  Couleur sombre, qui ne fait pas du tout pinot, idem pour le nez, sur le cassis, la mûre, des épices, un petit côté amylique, yaourt qui nous fait penser qu'il y a peut-être eu un départ en carbo, plusieurs évoquent un gamay. La bouche est très fraîche pour 2023 avec une belle acidité, construite sur la tension, avec des tannins encore un peu serrés, le vin n'est pas texturé, il y a de la longueur, ça semble encore bien jeune et à attendre, personne ne pense à du pinot. Tout le monde est un peu perdu. C'est le gamay qui est le plus largement évoqué mais sans conviction pour la fraîcheur et l'aromatique plutôt fruits noirs. Ce qui est sûr c'est que l'élevage céramique change tout et a perturbé. Si on comprend bien que c'est un contenant neutre censé faire ressortir le terroir, paradoxalement il marque clairement le vin. En fait il faudrait que tout le monde vinifie en céramique pour que ça fonctionne vraiment. Un exercice de style très intrigant, mais le prix de 175€ a semblé complètement délirant.

 

3 Vincent Paindavoine, Nuits-St-Georges Les fleurières 2023 : (Chef de culture des grands crus des hospices de Beaune qui a monté son domaine en 2021. égrappé sur cette cuvée, Climat bas de coteau sous les Pruliers, sulfité après malo seulement) Couleur pinot pour celui-ci, nez pinot également, petite touche toastée, qui ne masque pas le fruit non plus, fruits rouges un peu mûrs, on sent le millésime solaire, mais sans excès. Bouche en rondeur, avec du fond, classique, tannins fins, déjà abordable en l'état avec bien sûr un bon potentiel de garde, il y a de la longueur. Rien de très original par rapport au précédent, mais c'est très bon.

 


4 Aurelj Vaira, Controcorrente 2023 : (jeune domaine de 4ha. Ici nebbiolo à Coste di Vergne, à 3 kms de Barolo. 10-20% grappe entière, "2-week fermentation started with an ambient yeast pied de cuve, only the free run juice is kept for this cuvée, aged for 10 months in used barrels". « Controcorrente signifie « à contre-courant ». Il s'agit d'un style de Nebbiolo différent, car il est élaboré à partir du biotype Rosé, produisant des vins élégants à la robe plus claire. »)  Couleur très claire, à peine rouillée, le nez fait très floral, fruits rouges un peu sucrés, façon grenache infusé à la Anglore, ou cinsault. La bouche est très ronde, on sent qu'il y a un peu d'alcool (14%), c'est infusé, en rondeur, pas de tannins du tout, personne ne pense à nebbiolo, pas une grosse acidité non plus, c'est sur le fruit, très gourmand, proche d'Anglore, les Grillons et co... C'est assez simple mais efficace, on se fait plaisir. Dur de dire où on est par contre.

 

 

5 Leah Angles, Collioure Elephant blanc 2023 : (très vieux grenaches, en fermage, bord de mer à Cerbère. Domaine créé en 2017, 5,5ha) Couleur noire, sombre pour du grenache. Nez assez sauvage, complexe, de fruits noirs, graphite, petite volatile, cannelle, épices de noël, orangette... Bouche avec un beau volume, fraîche, seulement 13 d'alcool, une bonne acidité, un vrai fond minéral derrière, on sent une vinif orientée nature qui reste très propre, quelqu'un évoque le schiste, mais globalement on partirait plutôt sur un carignan du côté du Priorat. On sent un grand terroir derrière, c'est long, accessible en l'état avec un potentiel de garde aussi. Personnellement le côté épices de noël très marqué me lasse un peu, mais un très beau vin à l'unanimité.

 

6 Domaine de Faverand, Ventoux Carinena 1923 2022 : (Domaine de 5ha à Mazan, Mont Ventoux, Ici vieilles vignes sur sables. Un peu de carignan blanc aussi dans la parcelle)  Couleur rubis très claire, brillante. Le nez est très charmeur, très fraise écrasée, grenadine, rose, avec une sensation de sirop. La bouche est toute en rondeur, on se demande s'il n'y a pas du sucre résiduel, pas du tout de tannins, c'est ultra gourmand, on ne sent pas du tout les 15,5% affichés, il y a peu d'acidité, longueur moyenne. C'est ultra charmeur, bon à la première gorgée, mais tellement sirupeux qu'on a du mal à finir son verre. On voit clairement qu'on a voulu faire du Rayas. C'est à la fois assez fort de faire ça sur des vieux carignans, mais en même temps très caricatural. Je vous laisse imaginer qu'il y a eu un gros débat ! Impossible à placer à l'aveugle, ni de trouver le cépage.

 


7 Cyril Courvoisier, Cornas Côtes 2021 : (parcelle tout en haut du coteau, plantée en 2015, grappe entière, vieux fûts) Couleur sombre, nez réduit, animal, derrière il y a des arômes de syrah, viande, violette. Jolie attaque en bouche, fraîche, pure, florale, on sent le millésime frais, finale aux tannins un peu durs, qui vont sécher de plus en plus avec l'ouverture, on pense à un peu de bretts du coup. Dommage, d'autant plus que c'est un des rares producteurs de la soirée que j'avais déjà eu l'occasion de goûter, et que c'était bien mieux les dernières fois.

 


8 Thomas Dam, Cornas chaban 2022 : (importateur danois, micro domaine créé en 2017, ami de Mark Haisma qui vinifie comme lui un peu de Bourgogne et un Cornas. Ici parcelle de Vincent Paris, Thomas fait les vendanges, élevage grappe entière sans soufre) Couleur sombre, nez très syrah, viandé, fruits noirs, pas du tout typé nature, assez classique. Superbe bouche qui combine volume, fraîcheur, pureté, longueur, dans un registre assez classique, déjà plaisant en l'état et avec un gros potentiel de garde, excellent vin.



9 RETA, Ta/rraz VT Castille y Léon 2021 : (à Mogarraz, commune de la Sierra de Salamanca. Grappe entière. 1 mois futs de 4e remplissage. 55% Rufete, 30% Calabrés, 8% Aragonés, 7% Autres variétés blanches. En altitude 600m environ)  Vin placé dans la dégust car nous avions beaucoup aimé les vins de Marcelo Retamal sur le Chili, il s'agit ici de son nouveau projet en Espagne. Couleur noire, nez de fruits noirs, épices, olive, sans rien de confituré, sentiment de fraîcheur derrière. La bouche est trop tannique en l'état, encore jeune, mais il y a beaucoup de fraîcheur, du fond, on sent un terroir, de l'altitude, une belle acidité, impression qu'on ne connait pas les cépages. Quand on voit l'étiquette, on retrouve un lien de parenté avec sa cuvée Romelio au Chili dans la façon de travailler en pureté, sans bois, mais avec des tannins. C'est plutôt joli mais à attendre.

 


10 Alexandre Grimée, Champagne Corpus 2021 : (Meunier. Blanc de noirs brut nature 2021, 4 parcelles. Vignes à Bonneil, vers Château-Thierry. Tout petit domaine 1ha, début vers 2014. Cuve, pas de malo. 30mois lattes. 390 bouteilles) Couleur très claire, nez épuré, pomme granny, floral, assez simple mais joli. Bouche vive, sur la tension, la fraîcheur, simple, presque rafraîchissant, élégant, pas très long.

 


11 Gaspard Brochet, Champagne 333d : (à Sacy, Ecueil et Villers-aux-Nœuds. 3 cépages mais maj pinot noir. Assemblage 2018-2019-2020. Non dosé. Elevage long et fût. Petit fils d’Emmanuel Brochet) Couleur foncée, à peine saumonée. Nez plus mûr et brioché que le précédent, plus typé pinot, on sent encore un peu l'élevage bois. Bouche avec plus de corps et e longueur que le précédent, encore un peu jeune, à la bulle un peu grosse, bien dans la nouvelle mouvance de vendages mûres et élevage bois, manque un peu de patine et de complexité, plutôt bon mais personne n'a vraiment le coup de cœur.

 

House of Arras, Tasmanie Grand Vintage 2013 : (chardonnay, pinot noir) Méthode trad de Tasmanie façon grande maison, pour comparer le style avec celui des jeunes vignerons. Beaucoup de temps sur lattes ici, fruité un peu exotique, ananas, la bulle part assez vite, début d'évolution légèrement champignon, plus en rondeur avec un peu plus de sucrosité. Un style intéressant, plutôt bien fait, à l'opposé des précédents. Personnellement, un juste milieu entre les deux me conviendrait bien.

 


12 Maison Si tu sais, Bourgogne aligoté Les Vris 2023 : (Micro-négoce créé en 2020 par des anglais. 1900bts par an au début, 6000maintenant. Inspiré par Dancer par exemple, orienté nature. Vignes à ?)  Couleur claire, un peu trouble, nez pomme blett, floral, simple. Bouche assez simple aussi, peu d'alcool mais peu d'intensité, un peu molle et assez courte. Ca reste propre. Très cher (46€) pour ce qu'on a dans le verre.

 

13 Ziereisen, Gutedel Jaspis 10hoch4 Alte Reben 2021 : (à Baden, chasselas, en 650L pendant 22mois. Domaine historique, spécialiste du pinot noir, qui depuis quelques années veut produire des grands chasselas, "cépage d'avenir qui atteint son pic de maturité autour des 11% d'alcool et ensuite ne bouge plus" selon le producteur) Couleur or, nez qui embaume la pièce de pétard, poudre à canon, façon Leroy/Auvenay, tellement marqué par cette autolyse qu'on ne sent absolument que ça. Idem en bouche, difficile de sentir autre chose, le seul point positif c'est que le vin est à 10,5% tout en ayant du corps, mais il n'y a clairement pas l'intensité d'un Auvenay, le vin est vite écœurant. Aucun terroir ressenti. On est vraiment tombé dans la caricature. Le fond du lendemain était pareil. 100/100 Lobenberg et 125€ la bête de concours...

 

14 Dominio do Açor, Dao Vinha Celta Bical 2023 : (à Oliveira do Conde. Vignes de 1961, granit. Consulté par Pedro Parra. Egrappé puis 24h contact avec peaux. Fermente en barriques, malo faite. ÉLEVAGE: 11 months on fine lees in a reductive environment in previously used barrels (1 French oak 500L and 2 Austrian/German oak 500L). More 6 months in stainless steel before bottling. 90mg so2 total) Robe assez claire, nez légèrement autolyse, floral, fait très Bourgogne sur lies, mais sans aller trop loin, plutôt joli, le bois semble bien intégré. La bouche est plus décevante, simple et manquant de peps et de tension, pas une grande longueur.

 

Dominio do Açor, Dao Cerceal Vinha Ruina 2023 : (100% Cerceal-Branco (or Cercial from Bairrada. Sols granit. Elevage 17mois cuves inox sur lies fines malo faite) Couleur or pâle, nez fruits jaunes, miel, encaustique, petite touche presque de voile. Bouche légère en alcool (12%), mais avec beaucoup de volume, une attaque à la texture grasse, puis une fin de bouche tendue, sur les zestes d'agrumes avec beaucoup de salinité, où on retrouve l'allonge et l'umami des vins de voile. Un équilibre original et très intéressant. Un côté palomino andalou. TB+.

 

15 Sakkie Mouton, Vloedvlak Colombar 2023 : (à Olifants River, au Nord du Swartland, proche de l'océan. Créé en 2019. VV de colombard 1978. Fermente cuve, grappe entière puis élevage court fûts 228L) Un vin glissé dans la série pour goûter un colombard intéressant. Couleur claire, nez fruité, pèche, agrumes. Bouche légère en alcool (11% environ), fraîche, acidulée, fruitée, pas très longue mais sympa.

 


16 Bergerie de l’arcade, Languedoc blanc 2023 : (100% terret blanc, moitie fût moitié cuve) Couleur à peine plus foncée que le précédent, nez un peu timide à l'ouverture, citronné, floral, puis avec l'ouverture des fruits jaunes, du melon, il devient intéressant. La bouche semble sudiste, avec de la puissance, pas forcément de gras ni beaucoup de corps, pas beaucoup d'acidité, plus le vin prend l'air plus il semble lourd, on ne ressent pas un grand fond derrière, ni beaucoup de longueur.

 


17 Jules Brochet, Coteaux champenois blanc Nord du mont ferré 2022 : (à Taissy sud de Reims, par Pierric Brochet, auparavant en stage chez Selosse. Mais qui ne l'a pas fait ? 24mois fûts. Premier millésime en 2019. Pas de lien récent avec Gaspard Brochet et Emmanuel Brochet à ma connaissance) Couleur dorée, un peu trouble sur le fond de bouteille, très beau nez très beaunois, avec un peu d'élevage mais bien intégré, à la fois léger beurré, et un peu de lies, des fruits jaunes, du citron confit. La bouche combine largeur et longueur, dense, pourtant pas très haute en alcool, c'est frais aussi, l'élevage est bien adapté à la matière, c'est très long et crayeux, salivant. Déjà bon, gros potentiel aussi. Excellent vin.

 

 

Autres


Chiussuma, Farinel 2023 : (domaine créé en 2016, à Carema, Nord Piémont.  En cuve inox. Vignes en pergola. 80% nebbiolo, 20% ner d’ala) Beaucoup de gaz à l'ouverture, très clair en couleur, un peu maigre et serré, pas beaucoup de plaisir.

 

Cosse Maisonneuve, Les hauts de Bonaguil Paradis 2024 : (sauvignon, à côté de Cahors, nouveau projet) problème de bouteille, on regoûtera.

 

11 décembre 2025

Jean Marshall (Nuits-St-Georges) ****

 

Jeune vigneron qui vient de récupérer les vignes de son père, auparavant louées à Méo-Camuzet notamment. Travail à la vigne façon Lachaux/Leroy et bio. Grappe entière départ des fermentations avec des pieds de cuve. Elevage en céramique, comme Arnoux-Lachaux.

 

https://winehog.org/marshall-a-super-exciting-2024s-71828/

 

 

Jean Marshall, Nuits-St-Georges 1er Cru Aux argillas 2023 :   (Parcelle juste au dessus de charmotte, dans la combe.) Couleur sombre, qui ne fait pas du tout pinot, idem pour le nez, sur le cassis, la mûre, des épices, un petit côté amylique, yaourt qui nous fait penser qu'il y a peut-être eu un départ en carbo, plusieurs évoquent un gamay. La bouche est très fraîche pour 2023 avec une belle acidité, construite sur la tension, avec des tannins encore un peu serrés, le vin n'est pas texturé, il y a de la longueur, ça semble encore bien jeune et à attendre, personne ne pense à du pinot. Tout le monde est un peu perdu. C'est le gamay qui est le plus largement évoqué mais sans conviction pour la fraîcheur et l'aromatique plutôt fruits noirs. Ce qui est sûr c'est que l'élevage céramique change tout et a perturbé. Si on comprend bien que c'est un contenant neutre censé faire ressortir le terroir, paradoxalement il marque clairement le vin. En fait il faudrait que tout le monde vinifie en céramique pour que ça fonctionne vraiment. Un exercice de style très intrigant, mais le prix de 175€ a semblé complètement délirant. TB-.

 

10 décembre 2025

Mas Mellet (Vauvert) ***

 

Mas Mellet, Le Chemin des Salines 2024 : (Vin de France, produit dans les Costières de Nîmes, mais l'assemblage de cépages ne correspond pas au décret. 50% cinsault, 50% grenache environ et une pointe de syrah. Elevage cuve béton. SO2 à la mise seulement 15mg/L) Couleur violet clair, nez très fruité floral, qui fait un peu primeur et carbo, avec de la violette, de la mûre, de la cerise, un côté bonbon/amylique. La bouche semble légère (14,5% pourtant) surtout si on le boit assez frais (ce qui lui convient mieux, sinon l'alcool et la sucrosité ressortent) toute en fruit, pas de tannins, lisse, mais gourmande, en rondeur avec une acidité moyenne, un peu épicée sur la finale, pas très long, mais on y retourne facilement. Parfaitement propre. Pour 16-17€ il n'y a rien à dire. Même si là aussi on sent surtout un style de vinif, plus proche d'un gamay en carbo que d'un Costières classique. Mais pourquoi pas. Quelques mois de garde lui feront sans doute du bien pour sortir de ce côté "primeur". B+.

 

10 décembre 2025

Michael Candelario (Espagne, Canaries) ****

Domaine de 2ha, situé à Pontagorda, au Nord-Ouest de La Palma (Canaries), près de 1400m d'altitude. Vignes centenaires plantées par son grand-père. Michael Candelario (né en 2000, premier millésime sur 2023) est l'élève du célèbre Inaki Garrido.

 

 

Michael Candelario, DO La Palma Tinto 2024 : (sols volcaniques. Negramoll, listan prieto, listan negro. Elevage en 300L pendant 8 mois. 13,5%.) Couleur grenat violacée, façon gamay. Nez cerise, poivre, cassis. Bouche avec une texture très soyeuse, pas de boisé ressenti, très juteuse et croquante, rappelle un gamay plein de fruit, floral, violette, semble assez léger en alcool avec une bonne acidité. A l'aveugle, pas très "volcanique", très différent des infusions fumés de Envinate ou Suertes. Ici rondeur, gourmandise, pas encore très complexe, mais plaisant, déjà accessible. Le lendemain le côté fumé puis presqu'un peu animal apparait, plus de caractère. A voir désormais avec quelques années de plus. TB.

 

9 décembre 2025

Charles Boigelot (Meursault) ****

Charles Boigelot reprend le domaine familial Eric Boigelot petit à petit, avec une cuvée sous son nom en 2022 et trois en 2023. Il a fait ses stages chez Coche-Dury, V. Girardin et Paul Pillot. Il travaille sur la finesse, avec une bonne partie de grappe entière en général, et peu de bois neuf.

 

 

Charles Boigelot, Monthelie Les Plantes 2023 : Couleur très claire pour 2023, brillante, nez très appétant, de pivoine, cerise rouge, fraise. Bouche très ronde, soyeuse, gourmande, me fait penser à Fourrier dans le style par exemple, pas forcément très long, mais évident, gros plaisir. TB+.

 

22 novembre 2025

Mansengs et grenache

 

Les mansengs (petit et gros généralement assemblés) ont été présenté comme des cépages donnant des vins au taux d'alcool élevé, à l'acidité très élevée, avec de la couleur et du corps. Le grenache donne lui des vins clairs en couleur, à l'alcool élevé, peu tanniques et peu acides. Mais attention aux pièges !

 

Pour plus de lisibilité, les vins des 3 soirées ont été regroupés par région.

 

 

 

Blancs

 

Hegaldaka - Irouléguy 2023 : (à St-Jean-le-Vieux, à l'Est de St Jean Pied de Port. petit manseng, gros manseng, petit courbu) Couleur or, nez plein de fruits exotiques, ananas, papaye. La bouche contraste, au sens où même si elle garde ce fruité, l’acidité est élevée, mais elle équilibre le vin et le porte très loin, finale très salivante. Probablement le mieux équilibré des trois Irouléguy du soir. Le manseng est vite identifié.

 

Xubialdea, Irouléguy blanc Ardan Harri 2022 : (à Lasse, sud de St Jean Pied de Port. Petit et gros manseng) Couleur or, nez un peu plus solaire que le précédent, avec plus d'extraits secs, une touche de noisette. Bouche qui attaque avec une belle acidité, la finale est un peu plus chaleureuse, on sent le millésime un peu plus solaire. Un joli manseng vite identifié aussi.

 

Goienetxea, Irouléguy Malda 2023 : (à St Etienne de Baïgorry, petit et gros manseng) Couleur plus foncée, nez de fruits exotiques, mais aussi de poire, touche pomme blett, miel, cire. Très jolie bouche, un peu plus "libre" que les précédents, mais parfaitement propre, un peu plus de volume et de largeur peut-être, l'équilibre reste bon, aucune lourdeur en finale. Encore un très joli vin de la nouvelle génération basque. Merci Kévin.

 

Domaine de Valbrun Léo Charruau - Saumur blanc Clos du Moulin 2023 : (ouvert à la dernière minute pour changer un autre chenin mais sur 2022) Couleur claire, nez d'agrumes, poire, encore un peu d'élevage. Bouche légère en alcool, de la vivacité en attaque, mais de la rondeur et de l'élevage sur la fin de bouche, vite identifié comme n'étant pas du manseng, mais le chenin a été difficile à reconnaître dans la série. Très différent du 2022.

 

F. Pinon - Vouvray solera : (demi-sec, solera 2018-2021) Couleur or, le nez est sur l'ananas, les fruits exotiques, il peut faire penser à du manseng. La bouche est un peu moins élevée en alcool et moins acide à la fois, mais l'aromatique a été trompeuse. Jolie aromatique au final, mais manque un peu de tension pour moi.

 

Coco Farm & Winery, Cantata di Montagna 2020 : (petit manseng, préfecture de Tochigi) Couleur or pâle, légèrement trouble, nez marqué par les lies, grillé, citron confit, pas vraiment de fruits exotiques. Bouche vive, perlante, qui manque un peu de corps et d'alcool pour être un manseng en théorie, beaucoup de fraîcheur et d'originalité. Tout le monde est perdu bien évidemment.

 

Alberto Nanclares, Paraje Mina Rias Baixas 2024 : (100% albarino) Couleur très claire, nez à l'aromatique encore primaire, pomme verte, florale. Bouche très tendue, minérale et saline, qui a moins de corps et d'alcool que les mansengs. Joli vin dans un registre fraîcheur saline poussée à l'extrême.

 

Philine Isabelle, Langhe chardonnay 2023 : (à Barolo, sur Preda) couleur claire, nez floral, peu d'élevage, petite note exotique, bouche avec moins de corps et mois d'acidité que les mansengs, assez simple.

 

Trapet, Riesling RQWR 2011 : (riesling, à Riquewihr, demi-sec) Couleur or, nez marqué par les terpènes, fruits jaunes mûrs, presque exotique, miel. Bouche assez large pour un riesling, avec de l'opulence et de la puissance, manque un peu d'acidité pour être un manseng. Vite identifié par le côté pétrolé.

 

Tenuta delle Tere Nere, Etna bianco calderara sottana 2023 : (100% carricante) couleur or, nez qui a fait penser à du manseng, fruits exotiques, un peu miellé. Une fois l'étiquette découverte, la bouche était sur un profil plus "minéral", un peu plus frais et en tension, avec un peu de lies. Joli piège. Merci Michel.

 

Lajibe (négoce Mansengs et Co.), Mansengs Vin de France 2023 : couleur or profond un peu trouble, nez très puissant, marqué par le grillé des lies, le citron confit, les extraits secs, clairement travaillé en nature-autolyse, beaucoup pensent au Jura façon Ganevat etc..., bouche énergique, légèrement perlante, avec du volume, de l'acidité, aromatique très marquée par les lies, finale umami salivante. Ceux qui connaissaient le domaine ont vite retrouvé le style, pour les autres un vin déconcertant difficile à placer en Jurançon tant il diffère des autres vins de la soirée. Une interprétation différente, qui a fait débat.

 

Domaine des Féréol, Jurançon sec Françoise 2023 : couleur claire pour un manseng, nez de poire, quelques fruits jaunes et noisette avec l'ouverture, zestes d'agrumes, acacia. Bouche très énergique, avec du peps, de la fraîcheur, sans manquer de corps, un joli fruité, et beaucoup d'allonge. Coup de cœur unanime, qui n'a pas été simple à placer par contre, car moins solaire que la moyenne des mansengs.

 

Camin Larredya, La Virada Jurançon sec 2016 : couleur or profond, nez de fruits exotiques, papaye, mangue, miel, cire, noisette, déjà bien évolué... Bouche avec de la puissance et de l'acidité à la fois, vite identifié comme un très beau manseng, avec un peu d'évolution, pile à point.

 

Camin Larredya, Jurançon Le Grain des copains 2022 : couleur or, nez sur l'ananas, le miel. Bouche très digeste, peu sucrée (environ 45gr) avec une bonne acidité, un sucre aérien, très facile pour finir.

 

 

 

Rouges

 

Terrasse d’Elise, G une révélation IGP Pays d’Hérault 2023 : (100% grenache, à Aniane) Couleur très claire, nez qui fait très grenache, fruits rouges écrasés, épices, un peu d’orangette. Bouche en rondeur, peu tannique, peu d’acidité, fruité légèrement sucré, 14% d'alcool, très gourmand et facile à boire. Tout le monde reconnait le grenache.

 

Terrasse d'Elise, Hauts de Carol's 2020 : (100% cinsault) Couleur un peu plus foncée, nez très fruits rouges sucrés, garrigue, bouche avec de la puissance mais bien équilibrée, les 15% ne se sentent pas, peu tannique, très gourmande, et longue. Très belle bouteille. Un joli piège, placé en grenache, y compris par moi-même... Bien joué Fred !

 

Réserve d'O, Bachi-Bouzouc IGP Pays d'Hérault : (100% grenache, à Aniane) un grenache légèrement plus foncé et puissant que le précédent, même si on reste sur une cuvée sur le fruit. Un peu moins de sucrosité, un style gourmand, peu tannique et efficace là aussi, bien typé grenache.

 

Féraud, Claux Guillard Vin de France 2023 : (100% grenache, à St Geniès de Comolas, Gard) Couleur claire, nez de fruits rouges un peu sucrés, pivoine. Bouche avec un tout petit peu plus d'acidité et de tannins que la cuvée G une révélation, mais pas suffisamment non plus pour tromper sur le cépage. Ca reste rond, gourmand, sur un fruité légèrement sucré, très bien équilibré. Après un peu plus d'hésitation, le grenache est identifié.

 

Ouréa, Gigondas 2023 : (grenache, sud de Gigondas) Couleur à peine plus foncée, un grenache en infusion, très fin, aérien, assez léger en alcool pour Gigondas (13,5%), très fraise écrasée, et herbes aromatiques, déjà très accessible et prêt à boire, coup de cœur unanime. Vite placé sur du grenache mais pas forcément sur cette appellation-là.

 

Saladin, Haut-Brissan Côtes du Rhône 2023 : (100% grenache, à St Marcel d'Ardèche) Couleur très claire sur ce millésime, nez très marqué par la rose, presque trop pour certains. Bouche en dentelle, aérienne, sans manquer de corps. Le grenache n'a pas forcément été décelé.

 

Saladin, Paul Côtes du Rhône 2023 : (90% grenache, 10% clairette) couleur très claire, nez de fraise écrasée, petite sucrosité, bouche très gourmande, ronde, soyeuse, clairement le côté solaire du grenache, sans lourdeur. ite identifié. Coup de cœur unanime.

 

Marcarini, Barolo 2021 : (à La Morra) Couleur claire, nez de fruits rouges, rose, goudron, menthol. La bouche a de la puissance, des tannins et une acidité trop marqués pour être du grenache, beaucoup de longueur et de fraîcheur, encore un peu trop austère à ce stade.

 

M. Lapierre, Morgon MMXXIV : (100% gamay, vieilles vignes du domaine) plus sombre en couleur, un gamay sur le fruit, ultra croquant et juteux, peu tannique, très fin et frais sur ce millésime, pas encore très complexe à ce stade, mais parfaitement exécuté, offrant beaucoup de plaisir en l'état. Clairement pas du grenache.

 

R. Demougeot, Pommard 2018 : Couleur claire, nez de fruits rouges plus frais et moins sucrés que les grenaches, un peu de ronce, des notes de torréfaction liées à l'élevage. Bouche légère, aérienne, tannins très fins, une bonne acidité pour 2018, un pommard avec beaucoup de finesse, vite placé sur du pinot.

 

Nicolas-Jay (Méo-Camuzet en Oregon), Ensemble pinot noir 2021 Willamette Valley : couleur sombre pour un pinot, nez avec un élevage torréfié encore un peu marqué, un joli fruité derrière. Bouche soyeuse, en rondeur, avec du corps mais moins d'alcool que sur les grenaches. Joli vin, encore un peu jeune dans l'idéal. Le piège a été vite trouvé aussi.

 

Clos Venturi, AOC Corse Altare rouge 2023 : (100% sciaccarellu, à Ponte Leccia) Couleur très claire, nez de grenadine, pivoine, fraise. Bouche en dentelle, très gourmande, tannins très fins, pas beaucoup d'alcool ressenti, globalement pas placé sur un grenache. Très belle bouteille.

 

Zuria, Spinella 2022 : (70% sciaccarellu, minustellu, carcajolu, nielluciu, à Bonifacio) Couleur plus foncée, nez qui pourrait faire grenache, fruits rouges, garrigue... Bouche moins en rondeur, avec plus de tension, à la fois du corps et beaucoup de fraicheur, tannins soyeux, très belle bouteille aussi. Merci Arno.

 

Bonny Doon (Californie), Cigare Volant Central Coast 2010 : (grenache, syrah, mourvèdre, cinsault, carignan, Sta Cruz Mountains) Couleur à peine plus foncée que les vins précédents, début d'évolution tuilé. Le nez fait hésiter entre grenache façon Châteauneuf avec des notes de cacao que n'avaient pas les précédents, mais il y a aussi un côté viande fumé et des fruits noirs plus typés syrah. La bouche est très ronde, très gourmande, pile à point, un fruité très mûr et légèrement sucré, mais une bonne acidité et assez peu d'alcool (13,2%) par rapport au Rhône sud. Tout le monde hésite, personne n'a vraiment tort ou raison. Très joli vin, pile à point. Merci Olivier.

 

Casa Blanca, Lluminari 2018 Collioure : (70% grenache, syrah, carignan) Un vin plus coloré que les autres, plus puissant, plus marqué par les fruits noirs, la viande fumé, le café, plus de tannins aussi, mais l'équilibre est bon, il reste frais avec une bonne longueur. On sent le sud, mais pas forcément une majorité de grenache. Merci AS.

 

Terres de Fagayra, Maury grenat 2018 : (grenache) Un VDN à base de grenache, parfait pour terminer en douceur, pas trop sucré ni trop alcooleux pour un VDN, très bien équilibré, pas de lourdeur.

 

 

Merci à tous pour ces 3 belles soirées qui clôturent l'année en beauté. Rendez-vous en 2026 !

 

14 novembre 2025

Soirée Chili

 

Commençons par rendre à César ce qui appartient à César. La majorité des informations ci-dessous proviennent de l'exceptionnel South America Wine Guide de la MW Amanda Barnes.

 

Le Chili est un pays légèrement plus grand que la France en terme de superficie, ce qui implique une grande diversité de paysages et de terroirs, entre les plages du Pacifique, les montagnes des Andes, les volcans, le désert d'Atacama, l'Antarctique, l'île de Paques...

 

 

C'est un pays quelque peu coupé du monde, ce qui a l'avantage de l'avoir toujours épargné du phylloxéra. Des scènes cocasses ont lieu dans les aéroports où la douane est intransigeante avec tous les végétaux potentiellement contaminateurs... Les vignes plus que centenaires et franches de pied sont nombreuses au Chili. C'est un pays qui vit un peu dans l'ombre du voisin, l'Argentine, avec lequel il est souvent comparé, même s'il y a des différences notables, notamment cette longue Côte Pacifique très fraîche.

 

 

C'est un pays tout en longueur, environ 4500kms par 200, ce qui implique un éloignement très important (en terme de distance mais aussi de culture, de climat...) du nord et du sud par rapport à Santiago et au centre du pays, beaucoup plus industrialisé. 

 

Et pourtant au niveau climatique, comme le dit Amanda Barnes, l'axe Nord-Sud est beaucoup moins important que l'axe Est-Ouest, à l'instar de la Californie par exemple. En effet, on distingue 3 zones au Chili :

- Costa : la côte Pacifique, fraîche et très humide grâce aux courants de Humboldt. On y trouve le pinot noir, le chardonnay, le sauvignon...

- Entre Cordilleras : la zone centrale, la plus chaude et la plus sèche, celle où l'on trouve le plus de vignes même si les vignobles se déplacent de plus en plus sur les secteurs frais. On y trouve beaucoup de cépages rhodaniens (syrah, grenache...) et bordelais (cabernet sauvignon...).

- Andes : la cordillère, plus en altitude, à nouveau plus fraîche donc, qui abrite plutôt des cépages bordelais. Les vignes en altitude ne sont pas du tout majoritaires au contraire de l'Argentine.

 

Ces trois mentions correspondent à une terminologie officielle mais rien n'oblige un producteur à le mentionner. C'est d'ailleurs assez rare, même si depuis peu la mention "Costa" se voit de plus en plus pour indiquer un vin sur la fraîcheur.

 

Il y a au Chili des régions, des sous-régions, des municipalités... et un système de DO (Dénomination d'origine). Une DO peut correspondre à tout, il y en a donc d'immenses, comme de très petites. Elles sont souvent plus politiques que climatiques. La plupart des DO sont grandes et englobent des vignes aussi bien de la Costa, de l'Entre Cordilleras ou des Andes. Mais peu à peu un travail est en train d'être fait pour que les DO respectent mieux les climats et les terroirs.

 

Les régions du Nord au Sud :

Atacama : la vigne ne sert que pour le Pisco.

Coquimbo : (Elqui et Limari) Beaucoup de vignes pour le pisco. Région très chaude où il faut aller soit sur la Côte soit monter dans les Andes (Alcohuaz).

Aconcagua : (San Antonio, Casablanca, Aconcagua) Région solaire, avec quelques grands cabernets et quelques grands groupes (Sena, Montes…) mais tout de même moins que dans la Vallée Centrale. Plus récemment beaucoup de vignes sur la Côte pour produire des vins plus frais, (sauvignon, pinot noir...) sur Casablanca et San Antonio.

Vallée centrale : (Maipo, Cachapoal, Colchagua avec la DO Apalta, Maule) La région principale du Chili, près de 80% des vignes. Beaucoup de cabernet dans l’Entre Cordilleras. Vins premium sur Colchagua, Cachapoal… Tandis que Maule a plutôt la réputation de faire du volume à bas prix, même si c’est en train de changer doucement.

Sud : (Itata, Bio-Bio, Malleco) très différent de la Vallée centrale, pas de grosses structures, pas d’industrialisation. Historiquement aussi, peuples qui ont toujours refusé le colonialisme. Plus de 10 000 viticulteurs, mais moins de 2 ha en moyenne. Une région historique du vin avec de vieilles vignes, mais complètement tombé dans l’oubli à partir des années 1970. Elle renaît aujourd’hui, notamment car il y fait plus frais, il n'y a pas besoin d’irriguer. Les jeunes « natures » s’installent ici, mais on voit aussi les grosses structures du Centre commencer à investir dans des vignobles.

 

 

Chiffres clés :

9 millions d’hectolitres. Environ 7e pays producteur de vin, juste derrière l’Argentine. Le Chili était même juste devant une année. Chiffres en forte hausse (si on regarde sur 20ans).  

Beaucoup d’’export, 5e mondial : Chine en premier, Royaume-Uni, USA, Brésil… Peu de consommation locale.

Environ 75% du pays en bio !

 

 

Histoire :

16e siècle : la vigne est emmené par les espagnols, avec notamment le país, aussi appelé criolla/mission/listan prieto que l'on trouve encore aux Canaries par exemple.

19e siècle : beaucoup de français d'où les cépages bordelais (merlot, cabernet, carménère, sémillon...)

1930’ à 1960’ : Prohibition. Chute énorme alors alors qu’il y avait beaucoup d’hectares de vignes jusque là.


1962-1973 : gouvernement qui redistribue les terres. Alors qu’elles appartenaient jusque là à des grands groupes très riches. 60% des terres sont redistribuées aux classes pauvres, ce qui explique qu'il y beaucoup de viticulteurs avec de toutes petites surfaces encore aujourd'hui.


1973-1990 : Pinochet au pouvoir (placé par les USA). Certains riches propriétaires arrivent à récupérer leurs terres. Beaucoup de forêts de pins et d’eucalyptus plantés, surtout dans le Sud.  Ouverture à l’import et à l’export. Mais récession dans les années 1980, et consommation locale encore en baisse. 67 000 hectares en 1985 chiffre le plus bas depuis presque toujours.


1990-début 2000 : les investisseurs étrangers commencent à arriver, même si l’ouverture a commencé sous Pinochet. Miguel Torres arrive en 1979. On modernise, et on regarde comment faire du volume. Contrat avec la Chine en 2006 qui deviendra en 2016 le pays numéro 1 de l’export. Le Chili devient un peu trop « market-driven », Errazuriz exporte 95% de sa production. Des grands groupes possèdent des milliers d’hectares et donc fixent les règles et les prix du raisin.  Au début des années 2000 image de vins pas chers, bon marché, peu qualitatifs.  Des tournées et concours sont alors organisés (Jugement de Berlin en 2004) et quelques vins Premium remportent des 100/100 ce qui commence à changer un peu l’image du pays.  


Aujourd’hui : pays en pleine mutation, beaucoup d’association pour remettre en avant les vieilles vignes, les terroirs oubliés, moins d’irrigation, plus de qualité, de « terroir », des vins moins internationalisés etc… Donc un pays très "nouveau" mais avec un patrimoine de vieilles vignes.
 

 

Les cépages (très internationaux du coup...) :

Cabernet Sauvignon (40,053 ha), Sauvignon Blanc (15,224 ha), Merlot (11,366 ha), Chardonnay (10,920 ha), Carmenère (10,837 ha), País (10,443 ha), Syrah (7,400 ha), Pedro Jiménez (4,892 ha), Moscatel de Alejandría (4,298 ha), Pinot Noir (4,179 ha), Malbec (2,362 ha), Cabernet Franc (1,692 ha), Cinsault (928 ha), Carignan (927 ha), Petit Verdot (905 ha), Viognier (761 ha), Semillon (701 ha)
 

 

Problèmes rencontrés (ils rappellent l'année 2025 en France...) :
Tremblements de terre.  

Sécheresse (85% du pays est irrigué).  Certains domaines n'ont pas eu assez d'eau pour irriguer toutes leurs parcelles ces dernières années, ils ont dû en sacrifier certaines. La situation devient compliquée, beaucoup migrent vers la côte et vers le sud.

Feu de forets.  

Nématodes = des vers qui transmettent un virus responsable du court-noué : pour lutter contre cette maladie et pour contrôler la vigueur, les plantations récentes sont quasiment toutes greffées sur porte-greffe américain comme chez nous.
 

 

 

 

La dégustation 

 

Le choix a été fait de goûter principalement des projets récents, ayant pour but de remettre en avant les terroirs, des vins non standardisés, mais aussi des vins plutôt orientés sur la finesse et la fraîcheur. Bref, la nouvelle génération Chilienne, qui est en train de faire bouger le paysage viticole du pays.

 

 

Les blancs

 

Vina Tabali, Talinay Chardonnay Caliza 2022 DO Valle del Limari : (à Talinay, à 12kms de la côte, dans le calcaire. 29e parallèle Sud. Mais courants d’air frais du Pacifique, « camanchaca » donc très frais et humide. 1000mm d’eau par an. Ce sont les chardonnays les plus tendus et austères du pays. Ils y font des Sparkling avec Thiénot. Parcelle de 0,7ha plantée en 2006 à 5000 pieds/ha. Elevage 10mois fûts de chêne français non neufs. Pas de malo. Domaine créé en 2002. Aujourd’hui 150 hectares sur plusieurs sites)  Couleur très claire, nez qui à l'ouverture sauvignonne légèrement, un peu de lies, bien mieux avec une bonne ouverture, à mi-chemin entre Sancerre et Chablis, léger buis, fruits jaunes qui se développent avec l'ouverture, un côté presque "coquille d'huître", pierre humide, cire. Bouche très droite, tendue, un peu austère, grosse sensation minérale, légère en alcool (12,5%), pas du tout de gras, quand même du corps et de la longueur, on sent sur la finale que c'est encore jeune et soufré, un gros vin parti pour durer. Le côté "Costa" annoncé est très présent même si bien sûr la vinif aide un peu aussi... TB++.

 

 

RETA, Chardonnay Quebrada seca 2020 DO Valle del Limari : (Marcelo Retamal, célèbre œnologue, qui faisait notamment les vins de Vinedos de Alcohuaz. Il crée un domaine en 2019 : 3 parcelles les plus qualitatives du pays selon lui, un chardonnay et un pinot à Limari, un rouge dans le Maule. Désormais des projets en Espagne.  Ici 4,4 hectares, 236m altitude, 25kms de l’océan. Vignes plantées en 1993 franches de pied. Elevage 24 mois fûts de chêne français non neufs)  On rentre un peu dans les terres par rapport au précédent et à peine plus au Nord, couleur bien dorée, nez beurré, fruits jaunes plus mûr, plus miellé. Bouche plus puissante (13,5% vs 12,5%) avec plus de gras, très beaunois dans l'esprit, on sent que la malo a été faite ici. La finale reste cependant fraîche avec une impression de salinité. Pas de lourdeur. (Un Saint-Aubin sur gamay 2015 de Moingeon bu juste après était proche jusqu'à la finale plus pataude.) Niveau proche du précédent, dans un style opposé, celui-ci est à boire par contre. TB++.

 

 

Garces Silva, Amayna sauvignon Cordon Huinca 2023 DO Vallée de Leyda : (à 14kms du Pacifique. 7000 pieds/ha. Granit. 70% en cuves. 13,8. Ph 3,11. AT 7,1. SR 1,24) Un sauvignon clair en couleur, variétal, sur le buis et le pamplemousse, qui a le mérite d'être frais, tendu, avec une acidité élevée, tout en ayant de la concentration. B+.

 

 

Bouchon Family, Block series semillon 2021 DO Maule : (à Batuco, vignes de 80ans, 30kms océan, 187m altitude, sols de granit. 50% cuves sur lies et 50% barriques 6mois. Vieux domaine familial. Presque 160ha sur 3 vignobles.) Couleur claire, nez très marqué par les lies, grillé, pétard. Bouche citronnée, lies, légère en alcool (12,5%), un peu diluée, pas grand fond derrière l'autolyse. Par contre c'est frais et digeste. Travaillé en légère sous-maturité façon semillon de la Hunter Valley en Australie. B.

 

Bouchon Family, País salvaje blanco 2022 DO Maule Secano Interior : (Vignes sauvages dans les arbres, très petits rendements. Vendanges avec des échelles, jusqu’à 6m de haut début avril. On suppose que des oiseaux ont semé des raisins depuis les parcelles voisines. A Mingre, 45kms du Pacifique. 193m altitude. Vignes d’environ 120ans. Il y aurait eu une mutation de certains país rouges en país blancs, premier millésime des rouges en 2015 et des blancs en 2016. Sols granits et limons sableux. Fermentation en levures indigènes. Elevage en amphore. Bio. Non filtré. 11,5%) Clair en couleur, nez sur la poire, les agrumes, floral. Bouche légère en alcool, fraîche, bonne acidité, très rafraîchissant et facile à boire, fruitée et florale, pas très complexe ni très long, mais parfait pour commencer. B+.

 

 

Roberto Henriquez, Torrontel super estrella 2022 Wine of Chile : (Créé en 2015 sur 7 hectares dans le sud du pays à Bio Bio et Itata, sur la cordillère de Nahuelbuta. Figure du nouveau mouvement des vins naturels, notamment passé chez Mosse en Anjou. Secteur frais, vignes non irriguées. Vieux cépages. Vieilles vignes de torontes et un peu de sémillon. 15 jours de macération. 10,5%) Couleur assez claire pour une macération, nez très pinède, résine, garrigue, puis légèrement muscaté. Bouche très légère en alcool, la macération est légère, manque un peu de corps et d'intensité, mais très frais et facile à boire, aromatique plaisante sans lourdeur, parfaitement propre, assez "soft" pour un vin orange. Longueur moyenne. B.

 

 

Arcana, Semillon 2020 DO Valle del Itata : (Vignes de plus de 120-150ans, élevage vieux fûts sur lies fines 11mois. A Coelemu, sur des sols granitiques et quartzés, à environ 20kms de l’océan. dirigé par Alberto Barra. Né du concept de « wine coworking » imaginé par François Massoc, Arcana bénéficie d’un espace de travail collaboratif situé à Quillón, dans la région de Nublé) Couleur dorée, nez très sémillon, miel, fruits jaunes, cire, acacia. Bouche sur les mêmes arômes, avec du corps mais aussi une bonne acidité pour un semillon, on sent le climat frais, la finale est assez longue, sur des amers assez marqués, qui donnent encore plus de relief pour certains, un peu trop marqués pour d'autres. Globalement une belle découverte. TB. La bouteille de la semaine suivante a une petite oxydation. Moyen.

 

 

Les rouges

 

Leo Erazo, A Los vinateros bravos, País volcanico 2022 DO Itata : (Projet récent, après une expérience en Europe Leo Erazo est revenu à ses sources. collaboration avec de petits farmers sur cette gamme. Très vieilles vignes en gobelets, non irrigués, bio, vinifiés quasi en nature. Vignes de 200ans, sur basalte, 200m altitude, exposition nord. Egrappé. Elevage cuve ciment. sulfites à la mise seulement)  Couleur très claire, nez de petits fruits rouges type canneberge, des épices, réglisse, touche végétale, avec aération le côté fumé arrive, il me rappelle Envinate par exemple. Bouche légère en alcool, sans tannins, typée jus de fruit nature, le côté épicé et le fond fumé donnent un peu de relief, pointe de volatile. Finale assez courte. Le vin a divisé : découverte très sympa pour certains, d'autres ont eu du mal avec le côté "sauvage" de ce país. B+.

 

 

Bouchon, País salvaje 2022 DO Maule Secano Interior : (vignes sauvages comme sur le blanc, égrappage et pressurage avec la "zaranda" traditionnelle en bambou qui permet un pressurage doux convenant bien au cépage) Couleur très claire, nez très fruité de framboise, groseille, pivoine, quelques épices. Bouche légère, 12%, infusée, peu tannique, fruitée et florale, assez simple mais facile à boire et très plaisante. TB.

 

 

Laberinto, Arcillas país 2022 DO Lago colbún  : (emblème du Labyrinthe = diversité, complexité et harmonie de nos vins. La forme circulaire c’est aussi le tout, une démarche holistique… » Viti régénérative. Vignes plantées en 1993 par Rafael Tirado, à l'extrémité est de Maule, à près de 600m d'altitude, sur le lac Colbún (un des seuls domaine de la DO), sur des sols volcaniques. Il a appris chez Veramonte, puis quelques stages chez Marionnet, Terrebrune... Il quitte Veramonte en 2007 pour se consacrer à Laberinto. 23hectares. Ici 0,7ha plantés sud, sols volcaniques, 550m altitude, secteur Maiten. 30% VE. Elevage cuves béton et amphores) Couleur très claire, joli nez de cranberry, réglisse, petits fruits rouges, fumé. Bouche plus austère que le nez, qui avec l'ouverture va perdre un peu de son fruité pour laisser place au fumé et un côté presque ferrugineux. B.


 

Baettig, pinot noir Los Parientes 2023 DO Traiguén (Malleco) : (projet de Francisco Baettig – winemaker pour Errazuriz, Chadwik… et Carlos de Carlos. Vignes plantées en 2013 à Los Suizos, sols volcaniques, à 600kms au sud de Santiago. Donc climat frais et humide, pas d’irrigation. Traiguen = chutes d’eau. 1084mm d’eau par an. 38e parallèle sud. 9ha de pinot, 6,4ha de chardo principalement greffés, clones français. 8% grappes entières. Elevage 10mois en fûts français 300L dont 10% neufs)  Couleur pinot classique, rubis, brillante. Nez classique fruits rouges, cerise, floral, très bourguignon, pas de chaleur ni de sucrosité. Idem en bouche, pinot fruité, très bourguignon, très cadré, bien fait, on peut juste lui reprocher de ne pas nous avoir assez fait voyager. TB.

 

 

Clos des fous, Subsollum pinot noir 2015 : (projet créé en 2008 par Pedro Parra, François Massoc, Albert Cussen et Paco Leyton. Projet de revitalisation de vignobles anciens, non irrigués, avec de vieilles vignes, en bio. Aujourd’hui environ 47 hectares sur 6 vignobles. Ici 75% sur l’Aconcagua (sur la Côte) sur sols calcaires et 25% au sud (Traiguén) sur sols volcaniques. Une partie de grappes entières. 15%) Couleur de pinot, mais ça s'arrête là, nez beaucoup plus mûr et sur des fruits compotés. Bouche puissante, dense, encore jeune, toute en rondeur, avec peu d'acidité et des tannins complètement enrobés, quand même une bonne longueur, mais un vin qui manque de fraîcheur. B.

 

 

Casas de Bucamelu, pinot noir fosiles 2020 DO Vallée de Leyda : (créé en 2008 sur un très vieux « ranch ». 9kms du Pacifique. Sols calcaires, bio. Elevage foudres de chêne français. 13,5%. Ph 3,35) Couleur sombre pour un pinot, nez avec des arômes toastées, café, fruits compotés. Bouche toute en rondeur, peu tannique, peu d'acidité pour un pinot, plutôt gourmand avec une petite sucrosité, un peu l'opposé du Baettig dans le style, assez simple. B.

 

 

Pedro Parra, Monk cinsault 2021 DO Itata : (Pedro Parra possède un Master en aménagement du territoire viticole et un doctorat, il aurait creusé plus de 22000 fosses pédologiques. Il a notamment été membre du Clos des Fous. Il a été consultant pendant 15ans, pour Comando G, Roulot, Comte Liger Belair, Marengo, Zuccardi, Altos las hormigas… avant de créer son domaine tout récemment. Tous ses vins sont sur des sols granitiques dans le sud du Chili. Ici un seul vignoble à Tinajacura, région de Guarilihue Alto, planté en 1995 (environ 25kms de l'océan). Sols sablo-limoneux, riches en fer, granites oxydés et quartz. Fermentation en cuves levures indigènes. Elevage cuves en bois 11mois. Hommage au musicien Thelenous Monk) Couleur sombre pour du cinsault, nez de chocolat, fruits noirs, eucalyptus, herbes aromatiques, semble annoncer un vin mûr et chaleureux. La bouche ne l'est pas tant que ça, de corps moyen, avec une bonne acidité, "seulement" 13,5 d'alcool, une sensation d'attaque veloutée puis d'une fine de bouche austère avec une allonge sur l'acidité et les tannins intéressantes qui donne une certaine fraîcheur et une sensation de minéralité, mais l'ensemble parait plus dissocié qu'harmonieux à ce stade, même si ça se joue à pas grand chose et qu'il y a pas mal de qualité aussi. A voir avec quelques années de plus. B+.

 

 

Garage Wine co., Cabernet franc Las Higueras vineyard Lot#112 2019 DO Maule : (Domaine de Pilar Miranda Avendaño et Derek + le scientifique Docteur Alvaro Peña. Créé en 2001. Viticulture régénérative. Domaine de 34ha environ mais qui revend une partie des raisins, ne gardant que le meilleur. Plusieurs projets aussi d’achats à des farmers, à Maule, Itata et Maipo. Membre de plusieurs associations comme Vigno qui remet en avant les veux carignans. Ici 8ha travaillés par le domaine, vignes de 116ans, vieux gobelets, sables alluviaux, graviers, galets roulés, 2ans en vieux fûts, proche de Linares, au sud de Maule, 165m altitude mais au pied des Andes) Couleur sombre, nez avec un peu d'évolution, fruits noirs, tabac, chocolat, réglisse. Bouche légère en alcool, peu tannique, mais du corps et une aromatique assez sauvage, une touche végétale/épicée qui lui donne du caractère, pas vraiment de poivron, plutôt réglisse et herbes aromatiques, un peu garrigue, avec une finale assez longue qui garde une belle acidité. Très intéressant. TB.


Garage Truquilemu Vineyard Carignan field-blend Lot #107 2019 : (Proche du Pacifique. Zone la plus fraîche de Maule. Ici 90% carignan + syrah pais et autres complantés, 75ans minimum. Sols granits avec quartz et sable. Sulfitage après malo seulement. 2ans fût, 3e remplissage ou plus. Achat de raisins bio. 13,5%. Ph 3,2. AT 6,69) Couleur sombre, nez élégant, floral, fruits noirs, herbes grillées, bouche très juteuse, tannins fins, beaucoup de fruit et de floral, très elle acidité qui équilibre le fruité mûr, beaucoup de finesse, surtout pour un carignan, pas spécialement animal, très précis et long. TB+.  

 

 

RETA, Romelio 2020 DO Maule : (vignes de 1945 franc de pied, malbec complanté avec un peu de pais et de carignan, 59m altitude, à Limavida, 36km du Pacifique, non irrigué. 70% VE. 30jours macération, 26mois fûts français 228L de 3e et 4e remplissage. Sol granit décomposé. 13,5%, 6,62AT)  Couleur sombre, un peu tuilée, nez de fruits noirs, violette, épices, cannelle. Bouche un peu plus puissante que les autres rouges, avec du corps et encore un peu de tannins, encore un peu jeune, aromatique intéressante, à la fois mûre, épicée, mais avec de l'acidité dans le fond et une bonne longueur, très florale et élégante. Un bon potentiel. Quelque part entre les malbecs de Cosse Maisonneuve et ceux de Riccitelli. TB+.

 

 

Vinedos de Alcohuaz, Tococo syrah 2021 DO Valle del Elqui : (30e parallèle ! Domaine créé en 2005, 20hectares aujourd’hui. 100mm eau/an. Grande amplitude thermique. Vignes plantées en 2009 85% syrah à 1788m et 15% petite syrah à 2200m. 12jours macération, grappe entière en lagares pour moins extraire car la peau est épaisse à ces latitudes. Elevage 18mois foudres. Sols de granit. 12,5%, ph3,52. 6,03AT. Marcelo Retamal était l’œnologue jusqu’à l’an dernier)  Couleur sombre, nez très marqué syrah, lardé, violette, cassis, un peu toasté, surtout à l'ouverture, moins par la suite. Très bel équilibre en bouche, peu d'alcool, acidité élevée, tannins fins, aromatique sauvage, florale, épicée, végétal noble, herbes aromatiques, viandé, finale salivante, très beau vin, qui combine vraiment ce sentiment de soleil/altitude du lieu. TB+.

 

 

Las Ninas, Tacon Alto 2002 DO Colchagua : (80% syrah + merlot, sur Apalta) Couleur sombre, nez sur le café, le tabac, la viande fumée, quelques fruits noirs, encore un peu d'élevage. Bouche puissante, encore jeune pour 2002, tannins gras et enrobés par l'alcool et le temps en bouteille, le vin manque un peu de fruit et de fraîcheur mais il y a de la longueur. Intéressant à goûter. On a le sentiment qu'il ne fallait pas l'ouvrir en jeunesse, mais sa puissance et son élevage poussé lui ont permis de traverser le temps. Merci Fred. B.

 

 

 

11 novembre 2025

Château Castigno (Assignan) ***

 

Après une période de conseil par Philippe Cambie et Laurent Tardieu, le domaine a opéré un virage à 180 degrés, travaillant désormais sur la fraîcheur et la finesse.

 

 

Pik Nik blanc 2023 : (majorité cuve + demi-muids) blanc léger en alcool, frais, digeste, bonne entrée de gamme.

Trait de Lune blanc n°7 2024 ? : (carignan blanc majoritaire) 12,5% d'alcool, très frais, salin et salivant.

Bella Casta 2023 ? : rouge grenache léger, plein de fruit, départ de carbo sans aller trop loin, ultra gourmand.

Terra Casta St Chinian 2022 : un peu plus puissant et structuré, même si on reste sur le fruit avec une belle acidité derrière, on rapport q/p aussi.

Trait de Lune n°6 2023 : grenache très clair, infusé, sans tannins, glisse tout seul.

 

5 novembre 2025

Anne-Marie et Jean-Marc Vincent (Santenay) ****

 

Domaine de 6ha à Santenay. Proches d'Olivier Lamy, le travail à la vigne est pointu avec quelques parcelles à haute densité. Les blancs sont peut-être plus proches de ceux de JC Bachelet par exemple, de facture très classique, avec un peu de gras et d'élevage mais aussi de belles acidités derrière qui leur permettent de rester équilibrés, surtout après quelques années de garde. Les rouges aussi peuvent être un peu boisés et tanniques jeunes, mais il y a suffisamment de fond pour bien vieillir.

 

 

Auxey-Duresses les hautés blanc 2021 : couleur or pâle, nez très classique, léger beurré, léger boisé vanillé, fruits jaunes, floral. Bouche avec du gras, mais aussi une bonne acidité derrière, classique, bien fait, mériterait d'être attendu encore un peu. TB.

 

 

FDGV 2016

AM&JM. Vincent Santenay 1er cru Passetemps 2014 : trop boisé, très concentré et tannique. B-.

 

3 novembre 2025

Aurore Casanova (Mardeuil) ***

Domaine de 5ha environ sur Puisieulx (Montagne de Reims), Champvoisy (Vallée de la Mane) et sur Oger/Mesnil (Côte des Blancs). Après une carrière de danseuse, Aurore Casanova reprend le domaine familial en 2013, accompagnée par Jean-Baptiste Robinet. Certifié bio depuis 2023.

 

 

Aurore Casanova - Puisieulx Grand Cru Les Petites Vignes Chardonnay : (Base 2022, dég Avril 25) Robe claire, nez assez classique d'n blanc de blancs, marqué chardo, floral, peu marqué par les lies et le temps sur lattes. La bouche est élégante, bulle fine, peu marquée par les lies ou l'élevage, plutôt en rondeur, facile à boire, aucune austérité pour un non dosé, mais reste assez simple, manque un peu le côté crayeux en finale. Aucun lien de parenté avec un Selosse contrairement à ce qu'on peut lire parfois. B+.

 

15 octobre 2025

Salon Valade & Transandine

Salon Valade & Transadine 13/10/2025

 

Wittmann


Estate 2024 nez aromatique, jolie bouche tendue avec un peu de fruit, belle longueur. Westhofen 2022 riesling très tendu salin, dans le style du domaine, extraits secs, top.  Morstein GG 2023 va encore plus loin en volume longueur, presque tannique, petits amers, grosse tension salivante, superbe. (pas de malo)

 

Van Volxem


Schiefer riesling 23 aromatique au nez, un peu de perlant mais tendu, nerveux, jolie bouche. Wiltinger riesling 22 frais et tendu, pas beaucoup de corps mais très bon frais, salin. Bockstein GG 2021 gourmand, un peu de SR peut-être, bon équilibre, jolie finale petits amers.  Schonfels riesling 2021 un peu de sucre, plus en rondeur, un peu trop.  Alte Reben 23 litchi, mou.   Volx GG 2023 black label litchi un peu mais quand même plus de peps en bouche, pas mal mais loin des Wittmann.  (pas de malo. 60% foudres le reste inox et fût, jolis entrées de gamme mais grosses cuvées un peu trop « travaillés »)

 

 

F. Becker : Spätburgunder 2019 très clair, un peu réduit, compliqué.

 

 

Sottimano


(foudres) Maté Bracchetto 24 sorte de rosé sérieux, un côté litchi, tension, étonnant, très sympa. Langhe 23 fait sérieux, serré, un peu noisette.  Basarin 2020 censé être le plus fin, aromatique top mais tannins très serrés.  Pajoré 2020 plus austère plus droit ultra tannique. Fausoni 2020 moins épicé, jolis aromes mais très serré aussi.   Riserva 2016 un peu noisette, plus en rondeur, bof.

 

 

Benanti


Etna bianco 24 nez riz soufflé, bouche vive, simple. Pietra marina bl 2020 à Milo, (30mois cuve sur lies) épuré, tendu, citronné, austère, plutôt bon dans ce style. Nerello capuccio 2020 (le zweigelt/gamay/cabernet franc du coin) clair, très méditerrannéen, tomate, herbacé, simple, assez rond, sympa.  Etna rosso 22 très bon, très clair, fruits rouges, serré, tendu, façon nebbiolo.  Calderara Sottana 22 joli nez, là aussi très nebbiolo superbe aromatique, finale serrée tendue. Serra della Contessa 2018 (2ans foudres) déjà un peu évolué, plus sombre, même esprit que les Riserva de Brunello, un côté noisette, assez long, tannins plus arrondis sur la finale, pas le coup de cœur.

 

 

Gianni brunelli


Rosso 2023 (un peu de leur vignes plus au nord et un peu de leurs vignes plus au sud, majorité celles du nord sur cette entrée de gamme, le contraire ensuite) très fin, très pur, jolis fruits rouges, finesse, classieux, top.  Brunello 2020 idem tout en pureté, reste frais, élégant, sublime.  Riserva 2019 plus noir, les tannins sont fins, mais petite touche oxy noisette comme souvent sur ces élevages très longs (6ans foudres ici), moins le coup de cœur.

 

 

Ferraris


Sant’Eufemia Ruché 24 ultra clair, épicé, fraise, herbes aromatiques, très italien, pointe quinine, surprenant mais plutôt très bon, un côté Parisy un peu.  Opera prima ruché 2021 noir et boisé, moins intéressant.

 

 

Fenech : Lipari malvasia 2021 Très muscaté, manque d’acidité.

 

 

G. Negri : Langhe nebbiolo 2023 joli nez, aromatique top, finale encore un poil serrée, classique.

 

 

Moric


NR3 Villa tolnay 2022 sec, vif à l’attaque, manque un peu de longueur et presque de tension pour lui qui est présenté comme ça. NR2 Kis Tamas 22 sur les amers, un peu mou, noisette.  Moric blaufrankisch 23 un peu réduit mais ouche bien juteuse aux tannins fins. Reserve blaufrankisch 2020 un peu sous-bois évolué, tannins fins, fruits noirs, finale un peu arrondie qui manque un poil d’acidité. Lutzmanns Burg alte reben 2018 évolué, truffe un peu, mais bouche plus fraîche, salé, longue, tannins fins, très bon.

 

 

Knoll


Gruner 24 federspiel aromatique et mou. Riesling 24 déjà un peu mieux. Loibenberg smaragd gruner 24 encore jeune un peu pataud. Le même en riesling gourmand, un peu de SR, plus de peps, sympa. Vinothekfullung gruner 24 (cuvée avec les raisins les plus mûrs, un peu botrytisés, ce qui permet de garder la pureté sur les autres cuvées) assez lourd.  Le même en 2021 déjà bien mieux complexe, dans le style assez riche du domaine.

 

 

Chappaz


Fendant coteaux de plaimont 2023 un peu lourd, Assemblage blanc 2023 floral, plus de peps à l’attaque mais finale un pu molle. Grain arvine de fully 2023 il y a le gras et le fruité attendus, le salin, finale un poil lourde. Grain cinq blanc 2022 idem un peu lourd. Grain pinot charrat 23 clair épicé, sérieux en bouche, il y a du fond, c’est bon. La petite grange 2023 (gamaret, diolinoir…) assez simple, facile.  Grains Nobles Marsanne 22/23 (le seul sans malo, 290gr) le plus intéressant, bel équilibre.  Petite déception sur les blancs secs, les autres producteurs du coin où la malo n’est pas faite s’en sortent mieux aujourd’hui.

 

 

Cave des Amandiers


Petite arvine en Anzé Saillon 23, riche mais il y a de l’acidité et le côté salé, top. Heida 2020 savagin ouillé avec un peu d’évolution, sympa mais compliqué derrière l’arvine. Syrah 2022 très florale, fraîche, en finesse, très bon, déjà accessible. Franc de pied syrah 23 (premier millésime vignes de 2017), nez un peu discret, superbe finale beaucoup d’allonge, sensation minérale, top. Cuvée safran Grain noble 2009 (13ans fût ouillage seulement les 3-4 premieres années) très beau liquoreux, évolué, pâte de fruit, le voile donne le côté salin à la finale, riche mais équilibré.

 

 

Nanclares


(pas de malo, tout en pergola) Dandelion 2024 nez un peu aromatique mais superbe en bouche, long, salin, frais. Tempus Viendi 2024 plus proche de l’océan mais étonnamment plus litchi, rond. Nanclares 2022 un côté un peu oxydatif, bouche saline. Paraje Mina 2024 frais, salin, tendu, top.  Soverribas 2021 beurré, un peu d’oxy, un peu plus lourd. 

 

Alvaro palacios


Priorat gratallops 22 assez clair, épices, orangette, peu de tannins, pas beaucoup de volume ni de puissance, un peu court. Finca Dofi 22 très clair, fin, calcaire, peu boisé, manque presque un peu de corps par rapport à avant, très fin, mais il y a quand même plus d’allonge que sur la grosse cuvée de Bierzo bue avant. On sent tout de même le même virage stylistique.

 

 

Descendientes de j palacios


Petalos 22 fin floral assez clair, cassis violette, presque un peu light et lisse mais c’est bon. Las Lamas 21 léger, un peu maigre, fin, mais presque squelettique, finale qui serre un peu.

 

 

Gorka Izagirre


Txakoli de Bizkaia 24 pomme léger simple mais bon. G22 2023 acide, citrique, assez long, marqué lies, brioché grillé, pas un gros plaisir.

 

 

Autocton celler et Acustic celler


Acustic montsant bl 2022 et Autocton blanc 2020, le premier vif, facile, le second plus gras, un peu lourd.

 


Fernando de castilla


Manzanilla classic, salin, frais, un peu maigre, mais salivant. Fino classic plus en rondeur, moins bien. Amontillado antique (7ans avec voile, 13ans ss voile) Très salin, finale sur la noisette, très noble. Palo Cortado antique (1e presse, alors que les secondes sont pour l’oloroso) 19ans sur les 20 ss le voile, moins salin, surtout noisette. Oloroso antique, Puissant, intense, mieux que le palo cortado.

 

 

Perez barquero :  PX 6ans solera, 410gr, classique pruneau café, jolis arômes, pas bcp d’acidité.

 

 

Antonio Madeira


Tinto 2022 majorité alfrocheiro, réduit et souris. Vinhas velhas 2021 jaen et autres plutôt très bon tout en allonge, pas épais, mais sensation minérale, fraîcheur, façon nebbiolo un peu. A Palheira 2021 baga et autres bcp de réduction, compliqué, derrière comme le précédent jolie allonge et longueur sinon.

 

 

Petrakopoulos :  Mavro Mavrodaphne 2021 rouge très rustique, animal, bof.

 

 

Zoltan Demeter


Szamorodni 2023 frais, fruits frais, pas très long, mais sympa et très digeste. Tokaji 6p 2016 (286gr) équilibre grandiose, vin proche de la perfection.

 

 

Ata Rangi


Crimson 22 rond sucré un peu de gaz. Martinborough pinot 2020 un peu évolué rose pivoine, rond, fraise écrasé, sucré, façon Sonoma, pas dalcool resenti, très gourmand, limite un poil trop pour chipoter (trop en rondeur), mais nez fantastique. Mc Crone 2020 pinot plus argileux, plus structuré, moins floral, un peu moins gourmand, un peu plus boisé.

 

 

Kusuda


Riesling 23 top, salivant, long.  Pinot noir 2022 (millésime assez frais) clair, floral, infusé, un peu salé, viandé, superbe toucher de bouche, pas de sucrosité ici, long, excellent.  Syrah 21 claire, lardée, légère en alcool, ouche un poil lisse et ronde pour chipoter.

 

Felton Road


Bannockburn pinot noir 2023 assez rond boisé, Cornish point 23 site en péninsule, plus frais, moins boisé, épicé, un peu plus de fond et d’allonge. Mc Nuir 23 puis Cavert 23 assez moderne, rond et boisé. Idem Block 3. Block 5 pinot noir 2023 plus noir, à attendre, un peu plus serré et massif.

 

 

Ziraldo


Vidal 22, bel équilibre un peu moins fruits frais que le 21.

 

 

Antiyal (Maipo)


Pura Fe Carménère 23 (jeunes vignes) gourmand, rond, fruité, ni vert ni trop confit, facile. Escorial carmenere 2020 plus noir, assez rond aussi, gourmand, peu tannique. Kuyen 2020 (syrah/carm/CS, PV) compliqué, chaud et boisé.

 

 

Veramonte (Casablanca et Colchagua)


Chardo 23 lies, fumé, bof. Pinot noir 22 rond, facile, sans lourdeur. Ritual pinot noir 2020 frais et sur le fruit, bien fait. Primus carmenere apalta 22 un peu orangette, boisé, bof. Neyen 2017 fin, cassis, mûr, un peu orangette, pas de vegetal, soyeux, rond, facile à boire, plutôt bon.

 

 

RETA :  Pinot noir 2022 quebrada chalinga long, salin, style sérieux, avec du fond, un poil jeune en l’état mais prometteur.

 

 

Riccitelli


Sémillon Old Vine 2023 jolis amers, salinité, miellé et cire mais sans lourdeur ni rondeur, top. Un peu de voile cette année ?   Sobre suelos calcareos grenache 2024 floral, pur, 12,5% très frais, top.    Los Chacayes malbec 2019 frais, violette, à peine serré encore mais aromatique très pure, élégante, pas de boisé.   Vinedos en pie franco sangiovese 23 (un peu de VE et foudres là aussi) très clair, cerise, acidulé, très élégant et facile.   Bastardo 23 un peu réduit et serré aujourd’hui, le seul qui se goûtait moins bien étonnamment. Flor 22 (semillon 3ans voile) nez un peu pomme, bouche très saline, voile qui reste fin, grosse allonge, umami, très intéressant, un voile à 12% d’alcool aérien.

 

Zorah


Voski - voskeat garandmak 2023, marqué lies, léger en alcool, frais, peu de corps, simple, court. Karasi, Areni noir 2022 frais, 13,5%, fruité, épicé, finale assez ronde et courte.

 

 

Grace :  Hisiyama private koshu 2023 très pomme verte, léger, simple, court, manque d’intensité.

 

Les Vergers :  Cidre de glace petit frisson très bon bel équilibre même si bcp de sucre, fruité plutôt tarte tatin que fruits frais.

 

 

Kistler


Pinot noir Sonoma 23 nez assez mûr, ouche avec de l’acidité, finale un peu arrondie, gourmand, style moderne. Pinot Noir Russian River 2023 plus plair un peu plus tendu et plus sérieux, plus épicé, un peu plus d’allonge, le style reste assez moderne, bien fait. Les Noisetiers chardo 2023 (14,4%) nez boisé, beurré, bouche assez tendue au départ mais avec un côté soufré brulant. VineHill Russian River blanc 2022 un peu mou, moderne, bof.

 

 

Shafer  :  Cabernet sauvignon TD9 assemblage 2022 très boisé, pas de tanins, très confituré, bof.

 

Ravines : Riesling 2021 finger lakes très tendu, citronné, pétrole, un peu austère, pas gros volume, mais frais, les 4gr de SR se sentent pas du tout. Très bon.

 

Birichino :  Besson grenache 2023 tannins encore serrés en l’état, aromatique jolie, fruitée et florale, pas de lourdeur.

 

 

Damascene


(pas de malo) chenin 22 Stellenbosch, sent les lies, pas de gras, citronné, manque de peps et d’intensité. Chenin Swartland 22 beaucoup plus intense, plus de corps et plus d’acidité, moins marqué lies, très long, tendu tout en ayant du fruit, superbe. Sémillon 22 miellé noisette, manque d’acidité derrière bien sûr mais bien fait. Syrah 22 Swartland violette, fin, très « français », bon et facile, un poil lisse.  Ceres plateau syrah 22 un peu orangette, même côté un peu lisse.  Cabernet 21 Stellenbosch végétal, violette nez de cabernet mais bouche très fine, léger boisé, tannins très fins, un poil lisse aussi.

 

 

Lourens


Lindi carien 23 vif, un peu noisette, pas très long mais frais. Skuinskap steen chenin 23 plus vif, peu aromatique, lies, les 14% d’alcool le rattrapent un poil sur la finale. Howard john 23 un peu orangette, tannins fins, mais simple, court. Lua Ilse 2023 grenache exceptionnel, aérien, très fin, mais sans manquer de longueur, frais, extra.

 

Storm


Vrede chardo 24 super chardo très beaunois, un peu de gras et de beurré, aussi du fruit, sans excès, bien équilibré, reste frais, déjà délicieux en l’état. Vrede pinot noir 22 très pâle, très fin, floral, belle acidité, le meilleur des trois ce jour-là même si tout est excellent.  Ignis pinot noir 23 très clair aussi, épices, thé, un peu plus solaire.  Ridge 23 clair aussi, mais fruité un peu plus noir, moins tannique que Ignis, un poil plus frais, plus d’altitude.

 

Chris alheit  :   Cartology 2023 blanc un peu trop lourd.

 

Crystallum :   Peter Max pinot noir 2023 fin et salin, petite touche orangette, clair en couleur, quand même de l’allonge, très bon.

 

Paulus :   Bosberaad chenin 2022 assez classique, lies, un peu mou en finale.

 

Vino ph :   Palomino 2022 un peu mou, fermé, de la volatile.

 

Porseleinberg :  Syrah 2021 joli nez de syrah noble et un peu viandé, floral. Bouche encore jeune, un peu serrée, assez puissante, manque un poil d’acidité peut-être.

 

Eben Sadie : Poffader 2023 cinsault très clair, un poil serré, jolis arômes, frais et floral, bon.
 

15 octobre 2025

Salon Meregalli

Salon Meregalli

 

Alois Lageder, Misto Mare Dolomiti bianco 2024 : aromatique, un peu mou


Corte Sant’alda, soave Fienile 2023 : fruité un peu exotique, pêche, gourmand, pas trop lourd, très bien fait.


La collina dei Ciliegi Prea, Bianco Verona 2021 : fruité jaune gourmand, bouche avec du volume, fraiche, jolie texture, sans boisé. Très bon.

 


Cantine astroni, colle imperatrice campi Flegrei Falanghina 2023 : vif, aromatiques herbes méditerranéennes, sympa.
 + vigna Astroni Falanghina 2019 plus doré, évolué, miellé, un peu lourd.


Tenuta Fertuna Droppello 2022 : sangiovese vinifié en blanc, assez mou


Casa Setaro, Vesuvio Caprettone DOC Aryete 2022 : début vin orange, petits amers, reste assez fin tout en ayant u certain caractère, bien.


Luigi Giordano, Barbera d’alba buschet 2023 : barbera fine, sur le fruit, pas trop confiturée, simple mais efficace. Lange nebbiolo 2023 très clair jolie aromatique, infusé, simple mais fin et plaisant.


Alois Lageder, Mimuèt pinot noir 2022 : nez très rose, fraise écrasée, façon Sonoma, bouche idem seulement 12 d’alcool, mais très ronde, parfumée, gourmande, presque une petite sucrosité.


Marcarini, Barolo 2019 : superbe Barolo, tout en finesse, aérien, floral, pinote, tannins fins.

 


Boroli, Barolo Cerequio 2019 : noir, boisé, très vanillé en finale, bof


Chiara Boschis, Cannubi 2018 : assez coloré, badiane, un peu de chaleur, encore un peu serré en bouche, à regoûter dans quelques années, il y a quand même du fond.


Cusumano, Alta Mora Etna Rosso 2018 : début d’évolution au nez, jolie bouche, fondue, pas trop tannique pour du nerello, facile à boire, manque juste un poil d’allonge.
 

13 octobre 2025

Beau Paysage (Japon) ****

 

Beau Paysage Tsugane pinot noir 2021 : (bue à la Cave de Passy) Couleur claire un peu rouillée, nez ouvert et expressif d'entrée, pinote clairement, dans un style frais et fin, griotte surtout, noyau de cerise, pot-pourri. Bouche avec 10% d'alcool, légère, aérienne, pas maigre pour autant, pas de tannins, tout en rondeur, suave, acidité moyenne, mais reste très digeste, on a envie d'y revenir de suite. Parfaitement propre (d'autres cuvées du domaine ont l'air plus funky...) Vraiment pas déçu. Le passetoutgrains 23 de Takahiko bu en parallèle était un cran en-dessous. TB+.

 

9 octobre 2025

Maison Maenad (Orbagna) ****

 

Katie Worobeck, canadienne d'origine, est une ancienne stagiaire (2017) de JF Ganevat, ayant d'abord travaillé en Afrique du Sud et au Canada. Elle monte ensuite son domaine (premier millésime en 2019) qu'elle agrandit en 2022. Elle possède aujourd'hui de 3ha dans le Sud-Jura. Vins naturels.

 

 

Maison Maenad, De l'avant Côtes du Jura 2021 : (chardonnay, Aux Varrons) Couleur or pâle, claire pour la mouvance "nature". Nez assez classique de la nouvelle vague jurassienne, citron confit, très légère autolyse, floral, toute petite touche de volatile qui reste dans le fond. Très léger perlant en bouche à l'ouverture, c'est léger en alcool (11,5%), demi-corps, joli peps, plutôt sur la tension, très léger gras qui donne aussi une texture agréable, sur le citron confit, le yuzu, finale longue et salivante, sensation minérale, très digeste, élégante. On est proche des Labet, Ganevat...avec moins d'opulence (le millésime joue aussi) mais aussi un peu moins d'intensité du coup. Ca reste propre et pas trop funky même le lendemain. Un "nature" maitrisé, avec du fond, très joli. TB+.

 

 

Tout est prélevé en cours d’élevage. De l’avant 2023 un peu mou, simple, pas autolyse (très différent du délicieux 2021 - apparemment même vinif mais la parcelle a changé). Réveil Spectral savagnin beaucoup mieux, autolyse plus marqué, surtout plus de tension et de fond. Drole de tendresse poulsard 2025 bof, ciel du ciel pinot noir 25 souris, Sous l’ombrage trousseau 25 bof, L’Etre syrah Rhône nord 25 bof. Gamme décevante ce jour-là, mais à regoûter sur des vins finis.

 

3 octobre 2025

Aurélien Petit (Afrique du Sud) ***

 

Après des stages chez Pataille, Benjamin Benoit, Riccitelli, Barthassade, St Prefert, Banneret etc..., Aurélien Petit s'est installé dans le Rhône Sud puis en Afrique du Sud (premier millésime en 2023).

 

Aurélien Petit, Renosterblom 2024 Swartland : (100% syrah, granite du Paarderberg. 60% grappe entière en millefeuilles. 11mois fûts bourguignons de 4-5vins.)  Couleur claire pour une syrah, qui fait plutôt penser à cinsault/grenache. Nez de fruits rouges, un peu de poivre, olive, pivoine, assez simple mais élégant, surtout sur le fruit. Bouche légère, en rondeur, pas de tannins, lisse, sur le fruit rouge avec un peu de poivre, facile à boire, manque un peu de caractère, un peu lisse (préfermentaire à froid poussé ?), pas très long, mais par contre semble déjà prêt à boire presque, avec un côté léger et élégant sympa. B+.

 

Aurélien Petit, Cinsault Blossom Steward 2024 : clair en couleur façon pinot, nez fruits rouges sucrés, épices, orange, garrigue, plus chaleureux que la bouche. ouche légère en alcool (12%) fruitée, épicée, facile, sur le fruit, pas de tannins, assez simple à ce stade, mais c'est bon. B+.

 

1 octobre 2025

Thomas Popy (Mesnay) ***

 

Thomas Popy possède 2 hectares dans le secteur Mesnay, Arbois, Pupillin, Montigny-les-Arsures. Ancien élève de Michel Guignier, Julie Balagny et Pierre Overnoy. Premier millésime en 2016 ? Vins naturels.

 

 

Thomas Popy, Vin de France Les Nouvelles 2020 : (13,63%. chardonnay et savagnin, à vérifier) Couleur or profond, nez assez mûr, fruits secs, pommes bletts, petite volatile. Bouche assez riche, mûre, manque de tension, puis avec l'ouverture la volatile augmente, ça lui donne du peps et ça lui ferait presque du bien, ce qui n'est pas forcément bon signe... La finale n'est pas très nette. Ca se confirme après un peu d'ouverture, la souris commence à arriver. Première rencontre ratée avec le domaine.

 

28 septembre 2025

Coffinet-Duvernay (Chassagne-Montrachet) ****

 

Coffinet-Duvernay  - Chassagne blanc 2013 : fatigué, un peu oxydatif... Moyen.

 

Coffinet-Duvernay, Chassagne 1er Cru Fairendes 2022 : blanc classique, avec un léger gras, pas trop d'alcool pour 2022, reste assez frais, pas beaucoup de bois neuf, la finale manque un poil d'allonge par contre. TB.

 

Blanchots dessus 2021 : style en tension, nez discret, mais très belle bouche, très caillou, longue, salivante, ni beaucoup d'autolyse, ni beaucoup de gras ou de boisé. TB++.

 

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