1 Mutinerie (100% Syrah de Chiroubles) Une syrah au nez sauvage, lardé, garrigue, poivré, thé noir, violette… qui semble annoncer un vin avec beaucoup de caractère. La bouche est étonnamment très légère (un peu moins de 11% !), très ronde, peu tannique, avec une belle texture soyeuse, très digeste et facile à boire.
2 La chasse au chagrin (100% grenache du Gard) Le grenache est très clair en couleur, avec un nez très fruité, très fraise, pivoine, un peu bonbon. La bouche est là aussi légère en alcool, toute en fruit, peu tannique, soyeuse avec une petite touche de grappe entière et de végétal noble qui étire la finale.
3 Manières (100% gamay de Chiroubles) : un gamay plus sérieux que les rouges précédents, un peu plus fermé, avec plus de matière, plus de puissance, qui va demander un peu de garde dans l’idéal, mais avec peut-être plus de fond. Un style plus sérieux, mais qui reste frais.
4 L’Etreinte (100% pinot gris d’Alsace) un nez un peu réduit, fumé, grillé, avec beaucoup de lies qui gêne un peu au départ avant de s’atténuer avec l’aération. La bouche est par contre très énergique, très saline, avec un beau volume, pas très haute en alcool pourtant, longue et salivante, avec des amers nobles en finale.
5 Pluie battante (100% chardonnay de Chiroubles) très légère réduction sur lies là aussi, mais derrière on sent un fruité presque exotique, avec des notes d’ananas de plus en plus présentes avec l’aération. La bouche est fruitée, aromatique, moins sur la tension que le pinot gris, moins long mais plus immédiat et plus gourmand.
6 Superstition (Macération. Pinot gris d’Alsace + sauvignon d’Anjou) Un vin de macération qui a surpris par sa finesse, un vin très légèrement orange, pas spécialement tannique, qui combien une aromatique fruitée, éclatante à une bouche acidulée et gourmande. Il a surpris même ceux qui jusque-là étaient réfractaires aux vins de macération.
7 Second souffle (100% chenin d’Anjou) Un chenin énergique, citronné, avec une bouche tendue, percutante, très salivante, sans manquer de volume. On termine en beauté.
+ Fond de cuve de la syrah en Magnum : Pour la science Landry nous sort quelques vins non commercialisés, le fond de la cuve avec les lies, donc très trouble pour cette syrah, dont l’aromatique est encore plus marquée garrigue et sauvage que sur le premier vin, et une bouche avec un peu plus de matière et de mâche, tout en gardant la fraîcheur, d’un niveau exceptionnel.
+ Fond de cuve du grenache : moins de différence ici, le grenache n’est pas si trouble que ça, assez proche du deuxième goûté.
Les Bonus :
Pierre Deville Champagne Primitif (Verzy, 2020+2019 et 2018). Joli champagne nouvelle génération, mûr, déjà patiné, frangipane, brioche, belle finesse de bulles.
Franck Pascal Champagne Equilibre Cuvée Prestige Brut 1996 : nez miellé et évolué, superbe bouche encore énergique, avec volume, longue finale, saline umami, très chouette.
Prince Pierre Napoléon Bonaparte, Bleu Impérial IGP Ile de Beauté Cinsault 2022 : nez très aromatique, garrigue, orangette, intéressant, bouche un peu chaleureuse.
Henri Boillot, Volnay 1er cru Les Caillerets 2022 : boisé très présent, encore trop jeune.
Grant Burge, Barossa Valley The Holy Trinity Grenache Syrah Mourvèdre 2011 : déjà très évolué, touche oxy, un peu trop mûr.
Liefmans, Kriek Brut 2022 : kriek un peu trop sucrée.
Barbeito, Madère Tres Pipas Bastardo Reserva velha Medium dry : semble plus sucré que medium-dry, assez rond et facile d'accès, manque un peu d'acidité et d'allonge pour Barbeito, même si c'est bon.
Victoire à l’unanimité des deux champagnes et du Madère !
Style un peu moins traditionnel que Passopisciaro avec un tout petit peu de barrique sur certains vins.
Tenuta delle terre nere - Etna Rosso Guardiola 2013 : (parcelle "1er cru" la plus en altitude du domaine, à Castiglione di Sicilia, au nord de l'Etna) Couleur très claire, à peine orangée, un peu "nebbiolo" dans l'esprit. Nez de fruits rouges confiturés, rose, épices, pointe minérale. Bouche très droite, toute en tension, avec une acidité élevée qui équilibre la puissance alcoolique (14%), des petits tannins en fin de bouche qui relancent encore cette impression de tension, belle longueur. En se réchauffant, l'alcool apparait, à boire assez frais, tant pis pour les quelques tannins. Vraiment proche de certains Barolo tradi. La classe. TB+.
Terre nere : Etna bianco 2018 : (carricante) couleur dorée, nez un peu grillée, fait d'abord penser à une réduction sur lies, puis avec l'ouverture semble être terroir, fumé, volcanique, bouche assez droite pas un gros volume, sur le fumé, un peu citron mûr, pas une grosse longueur, mais une forme d'austérité assez noble sur cette entrée de gamme. TB.
Terre Nere - Bianco Superiore Premier Cru 2022 : (100% carricante, parcelle Salice à Milo, à l'Est de l'Etna. Nouvelle cuvée, secteur le plus frais et le plus humide de l'appellation, 12,5%. Epo est, 650-700m d'altitude. Elevage fûts français 500 et 1000L) Couleur or pâle, nez discret, fruits jaunes mûrs, à peine exotique, miel acacia, pas du tout de fumé, semble alcooleux. Bouche légère en alcool, demi-corps, pas de gras ni d'élevage, tendue, acidité haute, très austère, un peu dissociée, grosse amertume un peu gênante. Un peu mieux le lendemain. A voir avec le temps donc mais en l'état c'est compliqué. B.
Tenuta delle Tere Nere, Etna bianco calderara sottana 2023 : (100% carricante) couleur or, nez qui a fait penser à du manseng, fruits exotiques, un peu miellé. Une fois l'étiquette découverte, la bouche était sur un profil plus "minéral", un peu plus frais et en tension, avec un peu de lies. Joli piège. Merci Michel. TB.
Tere Nere 2022 Etna Calderara Sottana classique vs Don Peppino Préphylloxérique : (même parcelle et même millésime donc) le classique tire sur un grenache, en rondeur, avec de beaux fruits rouges un peu confiturés, beaucoup de plaisir maintenant (même si regoûté seul le lendemain, les tannins ressortent un peu en finale). TB+. Le préphyllox est plus "noir", concentré, plus mûr et plus acide à la fois, tout en allonge, avec des tannins qui poussent très loin façon nebbiolo, gros vin, mais un poil jeune. TB++.
Le Vigne di Eli (autre projet de Terre Nere) - Etna Bianco 2023 : (carricante) nez qui sauvignonne un peu aromatique, touche fumée. Bouche fraîche, tendue, sensation minérale et caillouteuse, peu d'alcool, salivant, petits amers, bel équilibre. B+.
Bières Omnipollo, Hatt IPA superbe IPA, Noa stout très fort sucré bof, Pseudo church IPA 8,1 très bonne. Tokyo pa facile simple. Ranch Water sour grapefruit simple facile.
Nyetimber : classic cuvée, Blanc de blancs 2016, Single vineyard 2014, Rosé, grande cuvée 2013. Un poil trop de dosage dans l’ensemble (7-8 gr), mais un beau niveau dès qu’on arrive sur le Blanc de Blancs, style proche grande maison de champagne et niveau équivalent.
(Bu à Prowein puis à la cave : Classic cuvée, sparkling avec une grosse acidité, manque un peu de maturité, bulle pas trop grosse, pas mauvais mais trop cher. Mais en-dessous des Gusbourne sur cette cuvée d’entrée de gamme en tout cas.
Nyetimber Classic cuvee : très typé champagne, assemblage trois cépages, brioché, pas mal de temps sur lattes, bonne acidité, par contre finale trop dosée, sur le sucre qui empâte un peu. B+.
Orin Swift, 8 years in the Desert : (Napa) confituré, boisé.
G & R Triebaumer, Ruster ausbruch welchriesling 2021 : nez un peu trop aromatique mais une bouche bien éuilibrée sucre/acide. Difficile derrière les cidres de glace cependant.
Heinrich, Out of the Dark Blaufrankisch 2022 : très clair infusé, nez un peu végétal, légumes, bouche légère, fraîche, fruitée, un peu limite sous-maturité, mais très digeste.
Oddbird : vins sans alcools faits en Suède à partir d’achats en France, Espagne…. Les effervescents sont plutôt bons, très frais, fruités, désaltérants, notamment un rosé clair à base de syrah. Un peu plus compliqué sur les blancs, légers, fruités mais sans texture et sans longueur. Sur les rouges ça ne aprdonne pas, pas de gras, aps de texture, ni de longueur, quelques tannins mal intégrés du coup, surtout sur un tempranillo.
Braännland Iscider : Nord de la Suède, cidre de glace. Apple Ice 2022 léger, aérien, pas trop de sucre mais pas une grosse acidité non plus, facile d’accès. Iscider 2022 là c’est autre chose 180gr SR, 18gr AT ! impression d’une petite volatile, percutant, intense, équilibre magistral. Barrique 2021 élevé en fût, nez plus chaud, presque un peu typé whisky, impression que la bouche va être lourde et chaleureuse, pas du tout on garde cette acidité très élevée derrière les arômes de céréales, bois, toffee etc… Très intéressant.
Apple ice 2023 : proche du 2022 très frais, aérien, ultra digeste.
Brännland (Suède), Iscider 2023 : cidre de glace suédois, tranquille même s’il y a un léger perlant, environ 170gr de SR, 9,5% d’alcool, très aérien, frais, rafraîchissant grâce à son acidité très élevée. Superbe équilibre. TB++.
Schloss Gobelsburg : Sekt Austria Reserve brut rosé NV (7,6gr SR) bulle un peu dure.
Knoll Schütt riesling Smaragd 2021 : (13%, 7,7gr SR, 8,8 d’AT) très fruité, sucre bien présent, facile à boire, bonne acidité dans le fond, mais étonnant avec ces 7,7gr de SR.
Loimer : Seeberg riesling 2017 très joli, tendu, minéral, avec du fond. Plusieurs cuvées de bulles, assemblage, rosé, blanc de blancs et blancs de noirs, tout compliqué austère.
Huber : grüner cuvée ? trop aromatique.
Kollwentz chardonnay Katterstein 2021 : chardo boisé, gras, peu d’acidité, décevant pour un Kollwentz.
Wieninger : Wiener gemischter satz DAC Ried Ulm 1er cru Nussberg 2022, Chardonnay select 2020 deux vins un peu lourds.
(Wieninger, Gemischter Satz Ried Ulm 2023 : un peu trop aromatique, sinon plutôt frais et sympa. + ried Kaasgraben Sievering gruner veltliner 2023 mag pas plus convaincu…)
(Sattlerhöf : Gamlitz 2024 sauvignon sur lies en réduction, simple, un peu sur le fruité de départ, façon entrée de gamme riesling. Ried Alter Kranachberg 2022 sauvignon parcellaire, une des grosses cuvées du domaine, (20-30mg SO2 total juste à la mise, nez réduction sur lies, pierre à fusil, on sent le sauvignon frais, sans excès, bouche très tendue, presque tannique, crayeuse, grosse allonge, clairement un grand vin mais qui va demander un peu de temps de garde. Un côté silex de Dagueneau mais moins sulfité, un poil plus mûr peut-être aussi.)
Dreissigacker : toujours une jolie gamme, riesling Vintages un peu trop aromatique, riesling organic 2023 lui aussi un peu trop aromatique. Geyersberg 2013 riesling joli tendu, noble. Beau rosé de pinot noir, fin, élégant. Chardonnay plus compliqué manquant un peu de peps. Riesling Wundewerk 2017 excellent, fruité et tendu, bel équilibre.
Pahlmeyer 2018 Napa Valley Proprietary red : noir, confituré, rond, encore pas mal d’élevage, acidité basse, clairement trop jeune.
(Pahlmeyer (Napa), Jason Sauvignon 2019 : sauvignon très aromatique, pas trop de bois, quand même de l’acidité, mais très variétal.)
Domaine de St Pierre, Savagnin autrement 2016 : très beau savagnin ouillé, qui combine largeur et longueur, dans une belle phase. TB+.
Pedres Blanques rouge 2022 : vin licorne ! Nez un peu trop marqué volatile à l’ouverture de la bouteille, Puis la volatile s’intègre mieux quand le fruit ressort, nature mais propre, finale nette, par contre encore un peu jeune, un peu serré, mais très frais, fruité, pur, joli fond. Joli vin, à condition de ne pas payer trop cher cependant comme bien souvent. TB.
Denis Bachelet Gevrey VV 2018 : frais, peu d’alcool pour 2018, en finesse, encore un peu d’élevage, aromatique un peu fermée en ce moment, à attendre, mas joli style. TB.
Hauvette, Améthyste cinsault 2019 : style infusé très bourguignon, jus de fruit mais avec du fond, petites épices, superbe. TB++.
Daumas Gassac 2000 rouge : encore jeune, évolution noble, joli vin, dans la bonne période du domaine.
Belluard, Ayze brut nature 2019 : très bon mais dans un style assez crémeux et rond pour un gringet.
Mario Rovira, En Rama Tosca Cerrada palomino fino 2021miraflores y balbaina : palomino non muté léger en alcool, petite touche oxy, sympa.
A. Tscheppe ? joli vin orange.
Petit-Roy Saint-Romain blanc 2021 : très porté lies voire bourbes, énergique, frais, salivant, mais reste très simple.
Comtesse de Cherisey, Meursault bois de blagny 2019 : style tendu, grillé des lies, citrique, frais, mais encore jeune, finale un peu bridée.
Desvignes, Givry blanc En Chenèves 2022 : (100% chardonnay) On commence avec un chardonnay très classique, au nez quand même assez mûr et légèrement boisé. La bouche combine gras, beurré avec une bonne acidité, de longueur moyenne. Le chardonnay est globalement identifié. B+.
André Perret, Condrieu 2022 : (100% viognier) Un Condrieu classique marqué par la pêche, l’abricot, au nez exubérant. La bouche est fruitée, grasse, puissante (14%), avec une acidité un peu trop basse pour être un chardonnay. Le Rhône est globalement bien identifié par les participants. B+.
Arnaud Lambert, Saumur blanc Les perrières 2022 : (100% chenin) Couleur claire, nez très citron, agrumes, un peu de pomme au four, élevage discret, la bouche est tendue, très salivante, sensation minérale, elle semble manquer un peu de corps et de puissance pour un chardonnay. Un vin très élégant qui a été globalement identifié. TB+.
Les Frères Mignon, Coteaux champenois blanc 2019 : (100% chardonnay) Couleur bien dorée, nez qui rappelle la brioche, les lies, fruits jaunes mûrs également. La bouche présente un très beau volume combiné à une acidité élevée et très bien intégrée, peu beurrée, très énergique, crayeuse, probablement proche du nature mais très propre et très long. Par déduction, les participants partent globalement sur un chardonnay. Sacré niveau sur les blancs ce soir ! TB++.
A et P De Villaine, Bouzeron 2022 : (100% aligoté) Couleur claire, nez assez « neutre » principalement sur le citron. La bouche est légère en alcool, avec une belle acidité salivante, presque maigre, mais fraîche et digeste. Tout le monde s’accorde sur un cépage du Nord qui n’a pas la densité du chardonnay. Merci pour le bonus Fred ! TB.
Daniel Bouland, Morgon Corcelette sable VV 2022 : (100% gamay) Couleur sombre - mais moins que les suivants, nez de fruits noirs, violette, poivre. Bouche avec du volume, sur les arômes du nez, des tannins fins, très beau fruité, très juteux, c’est mûr et dense (14% vol) sans être alcooleux et assez long. Tout le monde tombe dans le panneau en disant syrah sur ce très joli Morgon. TB+.
Vasse Felix, Maragaret River Filius Cabernet sauvignon 2020 : (95% cabernet sauvignon, 4% malbec 1% petit verdot) Couleur sombre, nez crème de cassis, eucalyptus, élevage bien intégré. La bouche est mûre, suave, pas très tannique pour un cabernet, légèrement épicée. Tout le monde est un peu perdu avec ce vin qui pourrait être une syrah du nouveau monde ou tout autre chose. B.
Barge, Côtes-du-Rhône Serine 2022 : (100% syrah Lieu-dit Bonnivière en Côte-Rôtie) Couleur sombre, nez très sauvage, lardé, violette, herbes aromatiques, anchois, thé, grappe entière, à la limite de la sous-maturité. La bouche est infusée, très sauvage, peu élevée en alcool, avec du végétal, un parti pris très fort de syrah sauvage, pure, que certains ont trouvé trop en sous-maturité et que d’autres ont trouvé génial. Là aussi, beaucoup sont perdus sur le cépage. TB++.
Clos Venturi, Brama syrah IGP Ile de Beauté 2022 : on termine la série de rouge par un vin un peu plus clair et un peu plus léger, plus discret, facile à boire, tout en élégance, bien travaillé mais atypique pour une syrah. B+.
Monts Fournois, Champagne Côte 2010 : (100% chardonnay à Vertus, extra-brut. Dég 2023) On termine par un champagne peu dosé, minéral, encore jeune pour 2010 à la bulle très fine, un style noble et sérieux, où globalement le champagne blanc de blancs a été identifié. TB+.
Davd Reynaud, Crozes-Hermitage Blanc Aux Bêtises 2022 : (70% marsanne 30% roussanne, 2/3 œuf 1/3 bois) Couleur claire, nez très aromatique de fleurs blanches et d’abricot. La bouche est légère en alcool et pas très grasse pour un vin du Rhône, assez élégante. Les participants ne sont pas sur un chardonnay mais globalement sur une région plus fraîche que le Rhône. B.
Stater-West, Saumur Brézé 2020 : (100% chenin) un chenin encore un peu marqué par son élevage, légèrement beurré et toasté, avec une bouche grasse, très typée bourguignonne. Le piège fut donc fatal. B+.
Arnot-Roberts, Watson ranch chardonnay Napa Valley 2021 : (1993, argilo calcaire) couleur claire là aussi, un nez légèrement beurré et fruits exotiques, mais peu boisé. La bouche est différente du nez, plus minérale, énergique, légère en alcool (12,5%), tendue et très digeste. Un joli vin dont la localisation et le cépage ont bien sûr posé problème. TB.
Maxime Cottenceau, Montagny 1er Cru Vignes Longues2021 : (100% chardonnay) On termine par un chardonnay plus classique, qui combine gras et acidité, avec un peu d’élevage au nez mais une fin de bouche très minérale, très longue, encore un peu jeune mais avec beaucoup de fond. Très joli vin, globalement placé en Bourgogne. TB+.
Patrick Bouju, Lulu L2020 : (100% gamay, Auvergne) On passe au rouge avec un vin clair, très trouble, à la volatile marquée (un peu d’acétate au nez et d’acétique en bouche), un peu de gaz aussi, parti-pris de vinification naturelle marqué, qui a donc divisé, certain ont adoré d’autres ont détesté. Un vin qui ne laisse pas indifférent, intéressant à goûter dans cette série, tout comme le Dard & Ribo. Merci Renaud et PN. B.
JM Burgaud, Morgon Les charmes 2022 : (100% gamay) un gamay foncé en couleur, sur les fruits noirs, mais une bouche légère en alcool aux tannins fins avec un très beau fruité. Moins piège que le Daniel Bouland de la semaine précédente qui était un peu plus mûr. TB.
André Perret, Saint-Joseph 2022 : (100% syrah) Couleur sombre, nez encore marqué par l’élevage, vanillé, bouche qui semble plus puissante qu’elle ne l’est réellement, très poivrée, un peu dissociée et boisée. Par déduction la syrah est globalement trouvée. B.
Dard & Ribo, Crozes-Hermitage 2021 : (100% syrah) un vin très clair en couleur, léger en alcool, qui ne fait pas du tout syrah, malheureusement marqué par la souris sur cette bouteille. Un producteur qui se goûte généralement mieux. Moyen.
Pierre Vaïsse, IGP Hérault Aphyllante 2020 : (100% mourvèdre) Couleur sombre là aussi, un nez orienté fruits noirs, menthol, bouche soyeuse, gourmande, tannins très fins, très suave, sans jamais tomber dans la lourdeur, une belle bouteille, dont le cépage n’est pas simple à deviner. TB.
Besse, Valais syrah les serpentines 2019 : (100% syrah) Une syrah suisse très sombre, puissante, épicée, encore quelques tannins, chaleureuse, qui demande presque à vieillir encore un peu. Les participants pensent globalement à une syrah du sud. B+.
Clos L’Epinay, Chaflorie Pét Nat’ 2023 : (100% chenin sur Vouvray) On termine avec un pet nat, travaillé en nature, parfaitement propre, très gourmand, avec un peu de sucre, léger en alcool, facile à boire, à la bulle fine. Pas très long mais très bien pour terminer. Personne ne pense chardonnay ici. TB.
Bretaudeau, Muscadet Gabbro 2021 : (100% melon de Bourgogne) On attaque par un vin clair en couleur, au nez citronné, légèrement marqué par le grillé des lies, sans bois. La bouche est tendue, dynamique, légère en alcool (12%), pas très épaisse mais avec une belle longueur. Beaucoup ont répondu chardonnay sur ce très beau Muscadet. TB.
Riccitelli (Argentine), Gualtallary Sobre suelos calcareos chardonnay 2021 : (100% chardonnay) Un vin légèrement plus coloré, élevé en œuf béton, réduit à l’ouverture, superbe après 4-5h de carafe, un nez très marqué allumette, lies, agrumes. Bouche encore plus énergique et tendue que le précédent, un peu plus d’alcool (13%), de corps et de longueur. Un vin qui a surpris, le chardonnay a été évoqué par déduction. TB+.
Combier, Crozes-Hermitage clos des grives blanc 2021 : (95% roussanne, 5% marsanne) un vin bien plus coloré, au nez marqué par l’élevage en barrique, vanillé, toasté, beurré, avec de l’abricot, des notes florales. Une bouche grasse, opulente, pas très haute en alcool sur ce millésime mais qui manque clairement d’acidité à l’unanimité être un chardonnay. B.
Benoit Girardin, Chassagne-Montrachet 2021 : (100% chardonnay) On termine par un bourgogne très classique, gras, beurré, à peu près au même niveau que le précédent en taux d’alcool et en densité, mais la finale a plus d’acidité et de longueur. Le chardonnay est vite identifié. TB.
Edmunds St John (Californie), Barsotti ranch syrah 2014 AVA El Dorado County : (100% syrah) Une couleur sombre à peine rouillée, un nez de fruits noirs, de cuir, de fer. La bouche est finalement bien plus légère que ne le laissait présager le nez, vive, fraîche, pas très épaisse ni très longue mais très digeste. Un vin en hommage au nouvellement retraité Edmunds St John qui a beaucoup œuvré pour la nouvelle génération californienne. Très difficile à placer pour nous ce soir-là. B+.
Fils de Charles Trosset, Savoie Arbin Mondeuse Prestige des arpents 2019 : (100% mondeuse) Une mondeuse colorée, sur les fruits noirs, la violette, un peu de poivre, légère en alcool (12,5%) mais qui semblait mûre, les tannins sont relativement fins pour une mondeuse. Difficile à placer. B+.
Château Thivin, Côte de Brouilly Zaccharie 2019 : (100% gamay) Couleur claire, nez de fruits rouges, cerise, pivoine, très bourguignon sur ce millésime. La bouche est mûre, mais avec des tannins fins, une belle acidité, tout le monde pense à un joli pinot noir, moi le premier… Merci pour ce joli piège Olivier ! TB+.
Domaine des Lises, Crozes-Hermitage Franc de pied 2015 : (100% syrah) Couleur sombre, peu d'évolution, nez de syrah racé, fruits noirs, violette, léger lardé, une bouche qui combine intensité, puissance et fraîcheur avec une très belle acidité et une trame minérale dans le fond, il reste encore des tannins mais pas secs et légèrement fondus par le temps en bouteille. Une très belle syrah, profonde, qui en a encore sous la pédale. TB+.
Pierre Vaïsse, IGP Hérault Aphyllante 2020 : (100% mourvèdre) Couleur sombre là aussi, un nez orienté fruits noirs, menthol, bouche soyeuse, gourmande, tannins très fins, très suave, sans jamais tomber dans la lourdeur, une belle bouteille, dont le cépage n’est pas simple à deviner mais que certain(e)s ont tout de même décelé. TB.
Domaine des Bérioles, Tressallier 2022 Méthode traditionnelle : on termine tranquillement par des bonus, toujours très efficace une bulle fruitée, légère, aérienne. TB.
Sérol, Vin de France Turbullent : on finit par ce pétillant rosé avec 8-10gr de SR, parfait pour clôturer l’année. TB.
La champagne c’est d’abord une méthode de production, dite « méthode traditionnelle » : après une première fermentation classique, les vins connaissent une seconde fermentation en bouteille, pour devenir effervescents, grâce à l’ajout de levures et de sucre (liqueur de tirage). Après 15 mois minimum pour les champagnes non millésimés et 3ans minimum pour les millésimés on pratique le dégorgement pour enlever les sédiments de levure restants. Une fois ce dépôt enlevé, on ajoute éventuellement une liqueur de dosage
Ils sont ensuite classés en zéro dosage ou brut nature (moins de 3g SR/L et pas d’ajout de liqueur de dosage), extra-brut (0à6g SR/L), brut (moins de 12g), extra-sec (12-17g), sec (17-32g), demi-sec (32-50g), doux (plus de 50g).
Trois cépages dominent, pinot meunier (majoritairement planté dans la vallée de la Marne), chardonnay (sur la Côte des blancs) et pinot noir (sur la Montagne de Reims), mais on peut aussi trouver de l’arbane, du petit meslier, du pinot de juillet, du pinot gris vrai, du pinot blanc vrai.
En Champagne ce sont les communes qui sont classées grands crus (Bouzy, Ambonnay… sur la Montagne de Reims, Cramant, Avize… sur la Côte des blancs) ou premiers crus.
Mais la Champagne ne comporte pas que l’AOC Champagne, on trouve aussi quelques rares Coteaux champenois, des vins « tranquilles » blancs, rosés ou rouges proche des bourgognes, et d’encore plus rares Rosés des Riceys.
Les champagnes sont copiés partout en France (Crémants, Blanquettes…) et dans le monde (Prosecco en Italie, Cava en Espagne, Sparkling Wine en Angleterre…). Les entrées de gamme de GMS présentent généralement de très mauvais rapports q/p, facilement battus par n’importe quel vigneron consciencieux d’une autre région. Mais les grands champagnes n’ont pas d’équivalents dans le monde, ils peuvent atteindre une complexité et une finesse de bulles incroyables, surtout après quelques années supplémentaires en cave.
Jean-Marc Sélèque est revenu au domaine familial de 9ha (environ moitié rouge moitié blanc) en 2008. Depuis les champagnes ne cessent de progresser, avec divers types d'élevage, diverses méthodes, mais toujours beaucoup de tension, de minéralité et souvent une certaine vinosité.
Sélèque, Coteaux champenois blanc 1er cru Dizy 2021 : (chardonnay) Couleur claire, nez très beurré, encore un peu d’élevage. La bouche est assez grasse et arrondie pour un coteaux champenois 2021, mais la finale se retend avec une sensation plus crayeuse et minérale. TB-.
JM Sélèque - Solescence : superbe entrée de gamme, à peine briochée, du volume, du fruit, à peine dosé, juste ce qu'il faut. TB+.
JM Sélèque - Quintette : bien fait aussi, plus sérieux, mais pas vraiment au-dessus du précédent en l'état. TB+.
JM Sélèque, Champagne « Quintette » chardonnay Extra-Brut : (base 2018) champagne très minéral, sur la tension, peu de dosage mais bien équilibrée par une matière mûre, finale très longue, crayeuse, avec un bon potentiel de garde. TB+.
JM Sélèque Soliste Pinot meunier 2016 : très beau pinot, sur la tension, très crayeux, salin, un peu amande, fruits rouges, rappelle rilly la montagne de bereche par exemple, bulle fine, très long. TB++.
JM Sélèque, Soliste chardonnay 1er cru Pierry Les Tartières et les Porgeons 2016 : (100% chardonnay. Dég 01/2021. Elevage fût. Dosage 3gr) Couleur bien plus claire, nez très élégant, fruits blancs, floral, encore jeune. Bouche toute en finesse et élégance, attaque avec un peu de confort mais très vite tout en tension et en minéralité, sans austérité, bulle très fine, pousse loin. TB++.
JM Sélèque, Soliste Meunier 1er cru Pierry Les Gouttes d’or 2016 : (100% pinot meunier. Elevage fût. Dég. 03/2021. Dosage 2gr) Couleur saumonnée, nez petits fruits rouges sympa, bouche qui souffre de l'ordre de service derrière le Bérêche, semble plus maigre et moins mûr. Après quelques minutes mieux, tendu, frais, assez long. TB+
Sollescence base 21 encore un peu fermé, mais beau potentiel. Quintette base 20 un peu plus mûr sur cette base. Meunier Soliste 2018 plus mûr que 2016, moins le coup de coeur ce jour-là même si tout est maitrisé. Des champ de gastronomie, à attendre un peu.
Sélèque Pierry rouge 22 : réduit, couleur foncé, encore un peu d’élevage, compliqué.
Brume 2023 : (Sol : limoneux-sableux, colluvions volcaniques (pépérite, basalte) Localisation : Puy de Corent Vignes : 30 à 60 ans Exposition : nord, 15% de pente Cépages : Gamay d’Auvergne Vinification : macération semi-carbonique 5 jours grappes entières, cuve fibre, levures indigènes, non collé, sulfitage SO2 20mg/l en fin de fermentation.) Couleur claire, nez avec une toute petite volatile à l'ouverture de la bouteille, regoûté en fin de dégustation elle s'est complètement intégrée à l'ensemble, léger en alcool, frais, petits fruits rouges acidulés, bonne acidité, du peps, très facile à boire.
Lapilli Garden 2023 : (Sol : argilo-calcaire, colluvions volcaniques (pépérites, basalte, pouzzolane) Localisation : Puy de Corent Vignes : 30 ans Exposition : sud, 17% de pente Cépages : Pinot Noir Vinification : macération 10 jours grappes entières, cuve inox, levures indigènes, non collé, sulfitage SO2 2g/hl en fin de fermentation, élevage 9 mois en fûts de chêne 228L.) Pinot noir sérieux, coloré, encore un peu d'élevage au nez, la bouche présente un très beau volume, fruité mûr mais bien équilibré, tannins encore présents en finale, a besoin de quelques mois encore mais un superbe potentiel, avec du fond.
Demain 2023 : (Sol : argilo-calcaire, colluvions volcaniques (pépérites, basalte, pouzzolane) Localisation : Puy de Corent Vignes : 30 ans Exposition : sud-ouest, 20% de pente Cépages : Gamay d’Auvergne et Gamay Beaujolais Vinification : macération 10 jours grappes entières, cuve inox, levures indigènes, non collé, non filtré, sans SO2 ajouté.) Un gamay très foncé, sérieux, mûr, à attendre, petite souris de mise, à regoûter dans quelques mois.
Nord & Blanc 2023 : (Sol : limoneux-sableux, colluvions volcaniques (pépérite, basalte) Localisation : Puy de Corent Vignes : 50 à 60 ans Exposition : nord, 15% de pente Cépages : Gamay d’Auvergne Vinification : pressurage direct, vinification en vieux fûts bourguignons de 228L, levures indigènes, non collé, sans SO2 ajouté.) Blanc légèrement saumoné, très beau nez très précis, élégant, propre, mêle agrumes, épices, fruits rouges, bouche tendue avec beaucoup de fraîcheur pour 2023, salivante, amers nobles.
L'Eau qui dort (négoce de Lisa et Paul)
Tour de chauffe 2023 (maccabeu, grenache blanc en Macération roussillon) : un nez exubérant, intense, la bouche est finalement digeste, macération pas trop poussée, pas très tannique, jolis amers, très beau vin.
Bosco 2023 (90% pinot, 10% gamay à Dallet, Auvergne) : rouge clair en couleur, léger, plein de fruit, facile, digeste, parfaitement propre, glisse tout seul.
+ Lisa Le Postec gamay/pinot gris 2023 : prélevé sur fût, moins sur le fruit que lors de la dernière dégustation, plus sérieux mais aussi un peu plus long et plus terroir.
+ Coteau Libre 2022 : : (embouteillé, pas encore commercialisé) un peu moins de volatile qu'il y a 3 mois, moins sauvage, plus posé, tannins encore un peu serrés en finale. Ca prend forme !
L'Arbre Blanc
(domaine repris par les danois Jacob et Julie en novembre 2023 avec le stock. Les vins suivants ont été prélevés sur fût, mise en bouteille bientôt...)
Blanc 2021 : un blanc encore tout jeune, mais déjà bien en place, pas du tout d'oxydation, très frais, beau volume, petits amers.
Macération 2022 : très belle macération à venir, plus rose qu'orange, avec beaucoup de finesse.
Rouge 2022 : (sera probablement les Grandes Orgues sur ce millésime très fin) Couleur claire, nez avec une volatile marquée, bouche très fumée, tannins fins, la volatile est bien intégrée, beau volume et très belle acidité, ça allonge loin en finissant fumé et poivré. Joli.
Permapinard
(Des hybrides + des coings, pommes à cidre... viennent d'être plantés dans le sud-est de la Haute-Loire. En attendant quelques vins de négoce. Le premier vrai millésime sera probablement pour 2025...)
Un sot dans la mare 2021 : (merlot/marselan) plutôt assez fin et frais, épicé, propre, sympa.
Couche après couche 2022 : (viognier et carignan, en millefeuilles) un rouge très poivré, exubérant, un ovni, intéressant à goûter. Les vins sont propres et bien fait, maintenant reste à stabiliser, trouver une cohérence et une régularité dans les cuvées qui vont sortir.
Vins vrais - Eric Durif
(à Egliseneuve-près-Billom. Quelques vignes en propriété et du négoce)
Un blanc 2022 à base de viognier et de gamay coloré, orangé, fruité, simple mais bon. Tamus 2022 blanc à base de gamay en presse direct, souris ce jour-là. Vidance 2022 viognier en macération + sauvignon et gamay superbe vin orange au nez fruité un peu exubérant, mais une bouche fine, précise, fruitée. Un rouge 2022 carignan/cab franc de fronton/gamay d'auvergne simple mais bon. Pas eu le temps de faire les bulles...
Belly Wine Experiment
(vins de négoce, le domaine cherche des vignes en Auvergne)
La Pinya blanc pet nat 2022 compliqué, petite souris. Grisou rosé 2021 pet nat joli dans un style vineux, épicé, bien fait. Grenache des Corbières 2023 rouge un grenache léger, un peu amylique, peut-être encore un peu de sucres résiduels, simple.
Nicolas Mathieu - Chanteuges
Une gamme difficile à lire. Mais une cuvée Feng Shui 2023 à base d'hybrides (plantet et ?) superbe, à la fois légère en alcool, fruité, épicé, digeste. Les cuvées en vinifera ou assemblage hybrides/vinifera moins intéressantes.
Ribeyre Pourpre
(Des vignes seront plantés en 2025 à Villeneuve d'Allier, à côté de Saint-Ilpize. Pinots noir et gris, gamay, chenin, chardo syrah et autres. Vins de négoce en attendant)
Encareta 2023 : (des gamays achetés au domaine de Gergovie, vigne à La Roche Blanche) un vin mûr qui sent un peu la carbo, simple, manque un poil de précision sur la finale, mais pas de défauts majeurs. On attend surtout les premiers jus domaine.
(Mainada 2024 : grenache blanc du sud. Moitié cuves moitié fût. Léger en alcool, mais souris en bouche.
Encareta 2024 : gamay d'Auvergne 6 mois en amphore. Achat au domaine de Gergovie, parcelle à Dallet cette année, et non pas à La Roche Blanche. Gamay juteux, plein de fruit, précis.
Pitou 2024 : grenache et carignan, 6 mois fût, léger an alcool, mais sensation de sucrosité, gourmand, peu d'acidité, finale un peu moins précise que le gamay.
Terres Bariolées
Nouvelle dégustation, rapide cette fois-ci, des vins de Claire et Edo. Chalenta chardonnay 2022 s'est bien mis en place, gros volume, garde de la fraîcheur aromatique très porté amande. Le pet nat rosé Frizzette 2022 est moins marqué souris qu'il y a 6 mois. En rouge La Condamine gamay 2022 est un peu serré et légèrement réducteur en ce moment. Superbe rouge Chirouzes pinot noir 2022, prélevé fond de cuve ici, pinot infusé, juteux très élégant, bombe de fruit et de fleur mais avec du fond et de la tension, sans être maigre. Délicieux.
Bruno Lorenzon - Mercurey 1er cru Piece 13 2019 : beau pinot à point, sous-bois, cerise, du volume, de la fraîcheur pour 2009, tannins fins, gourmand. TB+.
Williams Selyem, Westside road neighbors pinot noir 2013 AVA Russian River (Sonoma County)
La légende du pinot noir américain ! Créé en 1980 par Burt Williams et Ed Selyem, d’abord des vins de garage. Achat de raisins aux meilleurs « grape growers » Rochioli, Allen, Hirsch, … Domaine racheté par Dyson en 1998. 2001 une vingtaine d’hectares « domaines » sont plantés. 2013 Jeff Mangahas succède à Bob Cabral comme winemaker. Westside road neighbors = une partie de raisins achetés aux « voisins » Allen, Bacigalupi, Bucher, Flax, Rochioli Riverblock + des raisins « Williams Selyem Estate ». Elevage 14mois, 60% fûts neufs (François frères). 10-20% grappe entière en moyenne.
Robe plutôt sombre, un nez plus fermé que les autres, qu’il faut aller chercher, plutôt orienté fruits noirs, un peu de cuir, plus sérieux, moins éclatant, élevage parfaitement fondu. Ca se confirme en bouche : le vin fait plus sérieux et plus austère que les autres, taillé pour la garde, très grosse matière (probablement un gros tri sur ce millésime « généreux ») superbe acidité dans le fond. L’équilibre est parfait mais on sent que le vin ne veut pas se livrer complètement au niveau aromatique, beaucoup de longueur. Le vin qui a le plus gros potentiel dans le temps, mais pas le meilleur ce soir-là. Peut-être difficile pour lui de passer dans une série de jeunes pinots « éclatants » conçus pour être bus jeunes pour la plupart. TB+.
Williams Selyem (stand Faiveley pour la 1e fois sur Wine Paris)
Russian River pinot noir 2022 encore un peu sur l’élevage mais belle texture velours, pas trop d’alcool. Vista Verde 22 pinot noir un peu pareil. Westside road neighbors 2022 élevage mieux intégré, plus de fond, peut-être un peu plus de matière pour absorber aussi, top. Williams Selyem Estate plus confituré. Rochioli Riverblock 22 plus épicé, plus d’acidité en attaque mais petite sucrosité en finale, toujours toucher velours. Zinfandel Santone 2022 un côté cassis et légèrement confituré mais sans aller trop loin, la finale reste fraîche, très joli. Cabernet 2021 Beckstoffer vineyard pas trop lourd mais manque de fruit, un peu serré, dur ans cet ordre.
Pernot Alvina a repris le domaine de son père Paul Pernot en 2017
Pernot Alvina - Saint-Romain blanc 2022 : Couleur or pâle, nez bourguignon avec un léger beurré, fruits jaunes, vanille, mais aussi quelques notes plus sudistes comme du fenouil. Bouche assez ronde, avec un léger gras, pas très haute en alcool, mais manque un peu d'acidité et d'énergie, reste assez simple et de longueur moyenne. A final un vin facile à boire, plutôt au niveau d'un bourgogne régional, où on sent le millésime solaire par le manque de peps. B+.
Maison A&S a été créé en 2018 par deux jeunes passionnés, Alexandre (qui a travaillé comme chef de cave chez T. Liger-Belair) et Pierre-Alexandre (qui a été ouvrier agricole chez Comtes Lafon). Une partie en négoce, une partie en domaine et quelques plantations de vignes en cours.
Maison A&S - Hautes Côtes de Beaune rouge 2021 : (vignes plantées en 1960 à Mandelot. Egrappé. Sulfitage à la mise uniquement) Couleur très claire, nez assez simple mais joli de framboise et petits fruits rouges acidulés. Boche légère, peu de volume, peu de tannins, sur la fraîcheur, acidulée, pas très longue mais facile à boire, bien typé 2021 sans qu'il n'y ait spécialement de sous-maturité. C'est bon mais comme souvent avec ces jeunes micro-négoces tarifé un peu trop cher. B+.
Domaine Belema de Yann Pernuit, ancien élève de Dominique Belluard et à la tête du Château de Mérande pendant plusieurs années. Premier millésime en 2022. Domaine de 2,5ha qui a directement fait son entrée dans le guide vert RVF avec 1 étoile.
Belema Yann Pernuit, Imago 2022 Savoie : (gringet, à Ayse) Couleur or pâle et trouble. A l'ouverture le nez est principalement sur la pomme blette, puis des notes florales (chèvrefeuille), citron, poire, anis, petite touche fumée, pourrait faire penser à un chenin. La bouche a beaucoup de gaz à l'ouverture, on secoue énergiquement, on retrouve le côté pomme blette, on sent une vinification en nature avec une impression de déjà vu, il y a peu d'alcool (12%), une matière mûre, au départ ça semble énergique, mais après quelques heures dès que le gaz est totalement parti, la finale manque de relance, on reste sur une impression de vin assez court, qui manque un peu de précision. Le lendemain, c'est encore un peu moins bien. Par contre pas de défaut de type souris ou autre même après deux jours. Bref, je me suis un peu ennuyé sur cette première rencontre avec le domaine. B.
Domaine de 8 hectares à Cramant. Style tendu, en malo souvent bloquée, donnant des champagnes parfois un peu stricts.
Guiborat - Prisme 2015 Blanc de blancs Grand cru Extra Brut : (pas de malo) couleur claire, nez de chardonnay peu élevé avec noisette fruits blancs. Bouche qui se veut assez droite et tendue, mais austère, avec des amers un peu trop marqués (effet 2015 ?) manquant un peu de minéral dans le fond, bulle un peu grosse. B+.
Prisme 2017 : trés joli nez, très typé chardo, pas mal de temps sur lattes, début brioche noisette. Attaque vive, élégante, mais finale un peu dure, toujours ce style malo bloquée, très droit, crayeux, mais manquant un peu de confort. B+.
Le Beaujolais souffre d'une mauvaise réputation à cause du beaujolais nouveau (qui comme tous les vins peut aussi être bon si on choisit bien le producteur) mais la région présente des vins intéressants, à tarif encore très raisonnable. Ici, même si on trouve quelques beaujolais blancs en chardonnay, le gamay est roi. Il est plutôt puissant sur Morgon et Moulin-à-Vent, léger sur Fleurie pour les meilleures appellations. Mais la plupart des producteurs proposent des cuvées légères et sur le fruit, à boire rapidement et des cuvées plus tanniques avec un élevage en fût plus long destinées à la garde ("James" chez Burgaud, "Morgon VV" chez Bouland, "Impénitents" chez Desvignes, "3.14" chez Foillard, "VV de Grenériers" chez Janin" ou encore les "Vignes centenaires" récemment acquises par Thibault Liger-Belair...)
Julien Meyer, Crémant d’Alsace 2013 : joli nez, bouche qui manque un peu de tension et finale un peu brouillonne. B.
Aleph Wines (Albacete), Gravas de Baldovar 2016 : (100% merseguera) couleur un peu fluo ! léger en alcool pour ce vin de montagne, beau fruité mûr, manque un peu d'allonge. Me rappelle les xarello d’Enric Soler. B+.
Envinate, Palo Blanco 2020 : (listan blanco) mon meilleur blanc du domaine, énergique, dense, frais, salin, très porté élevage en autolyse, il faut aimer. TB+.
Fazenda Agricola Augalevada, Mercenario 2021 blanco : (treixadura, albarino, torrontes, palomino) blanc de Galice très légèrement oxy (élevage sous voile court), tout en tension et salinité, finale umami, très chouette ! TB+.
Bordaxuria, Irouléguy blanc 2022 : riche sur ce millésime, personne n'a reconnu le manseng, un peu pataud. B-.
Giachino, Persan 2019 : très beau fruité qui rappelle gamay/mondeuse, puis du poivre, cassis, reste assez léger en alcool et frais, encore un peu de tannins mais nobles, joli. TB.
Yarra Yering, Underhill shiraz 2016 : encore un peu d'élevage et petite sucrosité, il y a du fond derrière, juste un peu jeune, à attendre sereinement. TB-.
Dalrymple, Tasmanie Pinot Noir 2017 : pinot clair, mais un peu sucré, tannins lisses, pas le fond du précédent pour le rattraper, gourmand mais peut vite tomber sur l'écœurant. B+.
Vodopivec, Solo MM 2018 Venezia-Giulia : (sous-région Corso, proche de Trieste, cépage, Vitovska, 6mois macération en amphores + 30 mois foudres) très clair pour 6 mois de macération, un côté très fin, élégant, mais presque trop propre, bel équilibre mais un peu jeune et fermé, ne semble pas tout livrer ce soir là. A réessayer avec quelques années de plus. TB.
Alfredo Maestro (Ségovie), La Cosa The Thing 2022 : bu le 2017 récemment après recherche ! Même esprit, pâte de coing, sirupeux, très sucré, un peu fou-fou, avec une pointe de perlant, un peu de vol, tout s'équilibre bien, à boire à petites doses mais très intéressant. TB.
Hill Farmstead, Nonconformist 03 : (1an en fût, avec du miel) joli nez typé lambic, attaque percutante, mais finale un peu trop arrondie par l'ajout de miel. TB- .
Clos Cancaillau, Jurançon creme de tête 1990 : a mangé pas mal de sucres, pas une grosse acidité, l'alcool ressort, mais l'ordre n'a pas dû l'aider. B.
Jeune domaine créé en 2019 de cet ancien stagiaire de Jean-Yves Bizot (et plus brièvement Boisson-Vadot). Ses parents possédant le domaine des Corbillères, Nicolas Barbou n'a pas eu de difficultés à trouver quelques ares de vignes pour laisser s'exprimer son talent avec une recherche de qualité extrême sur une petite surface.
Nicolas Barbou Touraine Oisly Utopie Creative 2021 : (sauvignon), couleur or pâle, nez qui ne sent pas du tout le sauvignon, fruits blancs, floral, assez mûr, début fruits exotiques en se réchauffant. Gros volume en bouche, léger beurré, un peu d'élevage mais déjà bien intégré pour 2021, garde une bonne acidité même s'il ne joue pas sur le registre de la tension, aromatique encore assez simple qui gagnera avec le temps, mais l'équilibre est là. Cependant le lendemain, le vin manquait un poil de tension, il s'est mieux comporté à l'ouverture où il semblait plus énergique. Belle découverte. Un style intéressant et un vin prometteur. Comme toujours à condition de ne pas payer trop cher pour ce vin licorne. TB.
Utopie creative 22 : pas du tout variétal, fruits blancs surtout, floral, pas d'excès de maturité, la bouche a du gras et une belle acidité, surtout pour 22, de beaux amers en finale, encore un peu d'élevage à intégrer mais sans excès. TB+.
Folie Insolente 2021 : (30% neufs chez Damy-Rousseau. Sols sables et argiles) Nez mûr, fruits exotiques, un peu mentholé aussi. Bouche avec une certaine opulence, riche, élevage bien intégré, du volume et un léger gras, finale sur des amers avec une touche végétale un peu trop marquée. TB-.
Subtile Illusion rouge pinot noir 2022 : (100% pinot noir ? à vérifier) Couleur assez sombre pour être juste du pinot, mais à voir, joli nez fruité et floral, pas beaucoup de bois, un côté sérieux, un peu gamay. Bouche aux tannins encore serrés mais belle fraîcheur derrière, c'est bon, mais semble moins intéressant que les blancs. TB-.
Nicolas Barbou, Electron libre 2022 : sauvignon mûr, exotique, bien dans l’esprit du domaine, dense, puissant mais bien équilibré, finale un peu trop arrondie par l’élevage peut-être (vanillé, léger coconut). TB-.
En 2013, les frères Nuno et Pedro Ramilo (4e génération) ont décidé de reformer le domaine originel. Ils possèdent aujourd'hui une vingtaine d'hectares sur la Casal do Ramilo, entre Sintra et Mafra, dans la Lizandro Valley. Mais ils possèdent surtout 2ha dans l'appellation Colares, la Quinta do Cameijo, au sud-ouest de la Casal do Ramilo. Comme sur toute l'appellation Colares les vignes sont en franc de pied, malvoisie pour le blanc, ramisco pour le rouge et le rosé. Travail en bio.
Ramilo - Vinhas Velhas tinto 2020 : (Vinho regional de Lisbonne. cépage castelao, vignes de 40ans, élevage cuves et vieux fûts) Couleur grenat, nez un peu réduit au départ, touche végétale, très typé cabernet franc, encore plus en bouche avec le même type de fruité, une bonne fraîcheur, avec de l'acidité, peu d'alcool (12,5%). Avec l'ouverture, la réduction s'estompe, le fruité passe devant, mûre, framboise, juteux, croquant, les tannins restent assez fins, juste un brin de rusticité, me fait toujours penser à un cabernet franc un peu "canaille". B+.
Nativas rosé 2023 : (100% castelao) Couleur rosé foncé orangé, nez très orange sanguine, un peu de volatile, rose, fruits rouges acidulés. Bouche légère en alcool, une texture légèrement grasse, manque un tout petit peu de peps et d'éclat. Aurait peut-être été encore meilleur il y a un an ou deux ? B+.
Petit domaine de 4,5ha aujourd'hui dans le Vaucluse, créé en 2017. Inspirée par Alex Podolinsky ou dans une moindre mesure par Philippe Viret, Justine Vigne travail en biodynamie avec un intérêt particulier pour la vie des sols (le but idéal est de parvenir à des sols auto-fertiles) et pour la cosmoculture. En cave vinifications très douces, le plus proche du nature possible sans s'interdire une petite dose de SO2 par exemple si nécessaire, et une partie (peut-être tous à l'avenir) des élevages en qvevri géorgiennes.
Justine Vigne, Diamantes 2023 : (40% villard noir, 60% cinsault et petit verdot. Macération carbonique, élevage qvevri pour le villard, cuve pour les autres. Le villard noir est un hybride descendant du chancellor et du subéreux) Couleur claire et un peu trouble, très beau nez très propre, épicé, orange sanguine, cuir, fruits rouges confiturés. Bouche avec cette aromatique sudiste mais un équilibre plutôt nord, peu d'alcool ressenti, belle fraîcheur, mais aussi un toucher de bouche soyeux, sans aucune note boisée, un côté sauvage et éclatant, très épicé, finale longue, suave, sans être lourde. Un vin très orignal mais parfaitement maîtrisé, un coup de cœur. TB++. Deuxième bouteille qui présente beaucoup de gaz à l'ouverture, volatile un peu haute, le soir début de souris. B-.
Ultreïa 2022 : (grenache et cinsault de 1971 en qvevri) couleur claire et trouble, un peu fluo. Nez joli à l'ouverture, très floral, fraise, groseille, framboise, pointe volatile, kriek mais sans aller trop loin. Bouche avec de la fraîcheur, des tannins présents mais bien intégrés, qui allongent la finale, les 14,5% ne se sentent pas du tout, la volatile contribue à donner du peps. Par contre au bout de 2h la souris arrive, il faut boire très vite...la fin finit malheureusement à l'évier. Là aussi on passe pas loin du grand vin, frustrant. B.
Justine Vigne - Yoga 2022 Syrah Vin de France : (Terroir le Serret, Vaucluse, vin nature) Couleur trouble un peu violine, superbe nez poivre, violette, lardé, très pivoine aussi. Bouche fleurie, poivrée, très fruitée, éclatante, tannins fins, jus de fruit nature parfaitement maîtrisé qui reste frais, pas une grande longueur mais ça glisse tout seul. TB++.
Justine Vigne, Vin de France Yoga 2022 : (Lieu-dit Le Serret, Vaucluse. Vignes de 1986 et 1978. Sols sable argile calcaire et gypse. Grappe entière. Vinifié sans sulfites en cuve puis élevage en jarre) Couleur sombre, nez sauvage de tapenade, olive, notes animales, violette, peu de doute sur la syrah. La bouche réussit à garder beaucoup d’éclat, du fruit, de la fraîcheur, des tannins très fins, semble déjà prête à boire. Attention toutefois un vin à dégazer, mais à ne pas trop aérer non plus. TB+.
Domaine créé en 2020 par Bastien Gautheron, provisoirement installé à Meursault en attendant la nouvelle cuverie à Dijon. Une partie de vignes en propriété autour de Savigny et une partie en négoce. Ancien élève d’Olivier Leflaive puis de PH Rougeot, le style des vins s’inspire plutôt de ce dernier avec des vinifications peu interventionnistes et peu de bois neuf.
Maison Gautheron d’Anost, Marsannay Au Quartier 2021 : (zone « champ perdrix » en haut de coteau) Couleur rubis assez classique, nez expressif très joli dès l'ouverture, épicé, ronce, très floral, fruits rouges et noirs frais. Bouche légèrement perlante à l'ouverture, ça part très vite avec un coup de carafe, ensuite bonne tenue à l'air et même meilleur le lendemain, on retrouve le côté sauvage du nez, épicé, ronce, fruité, floral, pas de bois ressenti, tannins fins, finale légèrement végétale comme pouvait laisser présager le départ, avec une petite pointe d'amertume. On sent le millésime frais. Personnellement j'ai bien aimé ce trait végétal qui est à mon sens bien intégré dans l'ensemble et ne va pas trop loin, il était un peu trop marqué pour d'autres autour de la table. TB.